24.02.2008
Sarkozy nomme ambassadeur spécial un lobbyiste pro-israélien
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Le socialiste François Zimeray a été nommé par Nicolas Sarkozy « ambassadeur pour les droits de l’homme », un poste mal défini, mais qui semble lié à la préparation du sabotage de la Conférence de suivi des Nations unies contre le racisme et la xénophobie (Durban II). Tel-Aviv et Paris craignent en effet que cette conférence ne re-qualifie le sionisme de racisme.
Avec Willy de Clercq, François Léotard et Marco Panella, François Zimeray a créé Medbridge, le lobby israélien au Parlement européen. Il a également créé le Cercle Léon Blum, le lobby israélien au Parti socialiste français.
Pour François Zimeray Israël est la patrie des juifs tandis que la Palestine serait la patrie des Palestiniens ; une position récemment adoptée par le président Sarkozy qui implique le nettoyage ethnique de la région et un strict apartheid.
Note de P&P : Après Kouchner, Attali et Strauss Kahn, Nicolas Sarkozy débauche une personnalité "socialiste" de plus. Outre l'appartenance politique initiale de ces quatre personalités dont les parentés politiques semblent changer au gré des opportunité et des circonstances, un point commun troublant entre ces quatre personnes est leur soutien marqué à l'idéologie sioniste.
En plus du caractère xénophobe de cette idéologie l'on peut légitimement s'interroger sur la capacité de ces individus à servir les intérêts de la France. Si un dossier met en balance les intérêts de la France d'un côté et les intérêts d'Israël de l'autre, quelle nation soutiendront-ils ?
23:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : François Zimeray, sarkozy, israel, sionisme, onu, crif, xénophobie
27.01.2008
Régime Sarkozy : banane et vichy
L’accusé de réception fut plutôt rude. Pour un mail qu’il avait envoyé en décembre 2006 au ministère de l’Intérieur, Romain Dunand, Sanclaudien de 35 ans, militant de la confédération nationale du travail (C.N.T.) et du Réseau d’éducation sans frontières, était convoqué hier au tribunal de Grande instance de Paris. Le message ne contenait pas de virus mais fit visiblement l’effet d’une bombe dans les services du ministre de l’Intérieur de l’époque Nicolas Sarkozy. Fin 2006, Romain Dunand avait envoyé ce courriel en réaction à l’arrestation à Marignane d’un militant marseillais de Réseau d’éducation sans frontière, Florimond Guimard, lors d’une manifestation en soutien à un père de famille sans papiers en cours d’expulsion.
« Salutations antifascistes »
Dans ce message adressé au nom de la CNT-Jura au ministre Nicolas Sarkozy, Romain Dunand avait entre autres écrit « voilà donc Vichy qui revient. Pétain a donc oublié ses chiens (...) ». Il critiquait aussi une « politique qu’il faut bien qualifier de raciste » avant d’adresser ses « salutations antifascistes » au ministre. Des termes qui ont valu à leur auteur d’être interrogé par les gendarmes puis cité à comparaître par le parquet de Paris pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique », une infraction passible de six mois d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende.
Décision le 14 février
Hier, au cours de l’audience de la 10e chambre du tribunal de grande instance, le Haut-Jurassien n’a pas contesté son message, qu’il a jugé « légitime », mais son caractère outrageant. Il a estimé qu’il y avait « similitude entre la politique actuelle d’expulsions massives de sans-papiers et celle de Vichy ». Son avocate, Me Marianne Lagrue, a expliqué que son client avait voulu faire « un parallèle politique ». « C’était une politique qui était visée, pas une personne », a-t-elle insisté en plaidant la relaxe. Le procureur a estimé pour sa part que « la liberté d’expression a des limites : c’est l’outrage ». La représentante du parquet a requis une amende de 750 euros et un euro symbolique de dommages et intérêts à l’encontre de Romain Dunand. Le jugement a été mis en délibéré au 14 février.
Julien Vandelle (avec AFP)
Le Progrès, édition du Jura, 18 janvier 2008
Rectificatif au Progrès
Monsieur Vandelle, au Progrès de saintClaude,
Par souci de clarté, nous tenons à rectifier auprès de vos lecteurs deux contrevérités qui se sont glissées dans votre article intitulé « Un Sanclaudien accusé d’outrage à Nicolas Sarkozy », paru dans Le Progrès, édition du Jura, le 18 janvier 2008 :
Sur la présentation des faits (« le message [...] fit visiblement l’effet d’une bombe ») : Le procureur de la République, informé en février 2007 par M. Sarkozy de l’existence de ce courriel soi-disant « outrageant » envoyé le 19 décembre 2006, a soigneusement attendu le 11 mai 2007 pour lancer la procédure. Il n’aura échappé à personne que l’élection de M. Sarkozy à la Présidence de la République venait d’avoir lieu le dimanche précédent cette date. Nous laissons à chacun le soin d’en tirer les conclusions qui conviennent. Notre camarade Romain, s’il est bien l’un des deux co-mandatés par notre syndicat (CNT interco Jura) afin d’assurer la réponse aux alertes dans le cadre de notre implication dans le réseau Éducation sans frontières jurassien, n’est pas « membre de la section anarchiste du Groupe Lucio ». Vous souhaitant bonne réception de ces informations, recevez, Monsieur Vandelle, nos salutations syndicales,
Vous trouverez [ci-dessus] le dernier communiqué du RESF relatif à cette affaire - laquelle affaire n’est qu’un épiphénomène dans l’industrialisation des rafles et des expulsions d’« étrangers » conduite aujourd’hui en France - politique à laquelle nous, avec bien d’autres, continuerons à nous opposer activement, en paroles et en actes.
CNT-Jura, 21 janvier 2008
http://juralibertaire.over-blog.com...
Article issu du site Les Ogres
21:50 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, expulsion, racisme, xénophobie, procès, fascisme
21.01.2008
Une française interpellée devant l'école de son enfant et contrainte de livrer son compagnon marocain
Mohammed Z., un marocain en situation irrégulière, et Leatitia V., ressortissante française ont décidé de se marier après deux ans de concubinage. Le couple dépose un dossier de mariage auprès de la Mairie de Dijon qui, suspectant un mariage blanc, saisi le Procureur de la République. Une enquête est lancée et le couple est interrogé une première fois par la police. Quelques jours plus tard, le véhicule de Leatita est bloqué par deux voitures de police devant l'école de son fils de trois ans. Les fonctionnaires de police la menotte et l'informent qu'elle doit les conduire à son domicile pour que Mohammed soit interpellé. Leatitia proteste et signale qu'elle doit prendre son fils à la sortie de l'école. Les policiers l'obligent à monter dans leur véhicule en lui disant qu'ils ont prévenu l'école et que l'enfant ne sortira pas. Arrivés devant le domicile du couple, les policiers demandent à Leatitia d'ouvrir la porte. Celle-ci refuse dans un premier temps mais les policiers menacent d'enfoncer la porte. A l'intérieur du logement, Mohammed cède et ouvre. Il est immédiatement interpellé et placé en garde à vue. Ce soir, Mohammed est au centre de rétention du Mesnil Amlelot (Roissy – 77) dans l'attente de son éloignement vers le Maroc. Il doit être présenté demain matin à 9h30 au juge des Libertés de Meaux (salle 208).
Une française interpellée, menotée et contrainte de livrer la personne qu'elle aime ! Une mesure d'élognement prononcée en vue de faire obtsacle à un mariage ! Un couple mixte séparé ! Les Amoureux au ban public dénoncent avec vigueur ces pratiques inadmissibles et ignobles dans un Etat de droit.
Article extrait du site "Les amoureux au ban"
10:29 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : expulsion, immigration, xénophobie, état policier, racisme
07.11.2007
Rafle ???
Cela s 'appelle une RAFLE !!!
Cela vient de se passer cette fin de matinée, entre la rue de la République et le Cours Gambetta : Des policiers qui arrêtent les bus systématiquement, qui contrôlent certains passagers au faciés, c'est à dire qui ressemblent à des étrangers, qui font descendre, femmes, hommes, poussette, qui embarquent sans discussion et sans ménagement, et même violemment comme cette femme (qui pourtant avait des papiers) qui allait chercher ses enfants à l'école (qui attendent toujours leur mère dont nous n'avons aucune nouvelles 3 heures après)...
Nous l'avons vu de nos propres yeux puisque nous la CIMADE avons pris des photos et avons même été controlé et villipendé pour ce fait... Nous avons appelé le cabinet du Préfet pour lui dire notre émotion devant cette femme en pleurs qui a assisté à l'embarquement de son amie pourtant en règle.
Cela porte un nom : une rafle. Tout simplement. Le terme est approprié. Et, nous ne pouvons même plus mettre des guillemets.
Et, nous ne confondons rien...nous ne faisons pas ici de parallèle entre 1942 et 2007.
Les situations ne sont pas comparables. Rien à voir. Les raflés ne sont pas envoyés vers l'indicible. Ils disposent encore un peu, de recours d'un état de droit. Le pouvoir qui a donné ces consignes a été légitimement élu. Etc.
De même que nous n'amalgamons pas, comme un premier réflexe, ce qui revient de la chasse systématique des étrangers qui a tendance à ce developper : objectifs chiffrés d'expulsions donnés par le pouvoir à sa police, des policiers forçant une porte au petit matin, ou encore des convocations-piège à la préfecture...
Mais n'en déplaise à quiconque... ce à quoi nous avons assisté...et nous sommes meurtris que cela se passe en France aujourd'hui...
Cela s'appelle une RAFLE!!!
Afin de faire l'autopsie de cette rafle, la CIMADE lance un appel à témoin.
Tous ceux qui ont assité à ces faits peuvent appeler au tel : 0467065502
Contact : Jean Paul NUNEZ 0608328413
12:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rafle, violence, xénophobie, racisime, sarkozy, totalitarisme
15.10.2007
Hortefeux, karcher ethnique
La police fait peur.
Le problème, c’est qu’elle fait moins peur aux trafiquants de drogue et agresseurs de vieilles dames qu’aux hommes et femmes dont le seul crime est d’être sans papiers.
Dès son installation dans le ministère de « l’immigration et de l’identité nationale » , Hortefeux le dit : il " agira dans son ministère sans état d’âme, aucun »
Et de lancer la consigne : faire du chiffre, procéder en 2007 à 125 000 interpellations pour parvenir à 25 000 expulsions. Les préfets - docilité oblige - n’ont pas attendu longtemps pour mettre en application les consignes de Brice Hortefeux demandant des résultats. La course aux chiffres s’est brusquement accélérée au début du mois d’août quand « l’éloignement des étrangers en situation irrégulière » a été désigné comme un « objectif prioritaire de l’action gouvernementale ».
Les honteuses rafles au faciès (pudiquement couvertes du terme d’ « extranéité »), qui renvoient à des souvenirs non moins honteux, se multiplient : au domicile - à l’heure du laitier, on casse la porte, on menotte les parents devant les gamins traumatisés - au travail, devant les foyers d’hébergement, dans les gares, voire aux urgences des hôpitaux.
Les centres de rétention administrative - « ces horreurs de la République » comme les qualifiait le rapport Mermaz en 2001 - font le plein, les automutilations et tentatives de suicide y sont fréquentes. Les expulsions d’une grande brutalité, physique et psychologique, sont incessantes, des familles sont séparées.
L’été a été celui des défenestrations.
Début août, un Congolais saute par la fenêtre du deuxième étage de l’hôtel de police de Lyon. Mi-août, à Amiens, un enfant tchétchène de 12 ans, Ivan, saute par la fenêtre de pour fuir la police. Il est toujours en convalescence au CHU d’Amiens. Le 31 août, à Toulouse, Tarek, un Tunisien de 24 ans en situation irrégulière saute du quatrième étage. Le 12 septembre, c’est un jeune Tunisien qui passe par la fenêtre du quatrième étage à Péage-en-Roussillon, en Isère.
Le 20 septembre, Chunlan LIU, terrorisée en voyant arriver les policiers, se défenestre dans le Xe arrondissement de Paris. Elle meurt des suites de ses blessures vendredi 21septembre à l’hôpital Georges-Pompidou. L’issue fatale de ce drame est soigneusement cachée pendant plus de deux jours : le gouvernement se sentirait-il enfin responsable après cette cinquième défenestration ?... Le chiffre tue.
Les tribunaux sont engorgés... des policiers, des juges, des avocats dénoncent la pression instaurée par le ministère de l’immigration pour atteindre ses objectifs en matière d’expulsion.
Des fonctionnaires aussi, à quelque étape que ce soit de la machine à expulser, (tribunaux, préfecture, police...) expriment leur opposition au sale boulot qu’on leur fait faire : pour ces femmes et ces hommes, individuellement ou par la voix de leurs organisations syndicales, « faire leur métier, obéir aux ordres » pose aujourd’hui des problèmes de conscience.
Plusieurs syndicats d’Air France se sont insurgés contre l’utilisation des avions du groupe pour les expulsions, et, le 11 juillet, manifestaient avec les militants de RESF devant les portes de l’assemblée générale des actionnaires de l’entreprise.
Les inspecteurs du travail refusent d’être les supplétifs de la police et de dénoncer les travailleurs clandestins en même temps que leurs employeurs.
Aux préfets qui dénoncent les opérations de "parrainage" et diverses autres décisions de soutien en faveur d’étrangers en situation irrégulière, des maires annoncent dans une lettre ouverte au ministre de l’Immigration qu’ils continueront de protéger les étrangers sans papiers et ne céderont pas aux menaces de poursuites : "...Votre vision obsessionnelle du chiffre en matière de politique d’immigration est d’autant plus condamnable que ce sont des êtres humains qui sont en jeu...".
Malaise dans la policeSelon Francis Masanet, secrétaire général adjoint du syndicat de policiers UNSA, "le gouvernement, nous en sommes certains, prépare pour la rentrée des opérations spectaculaires, ciblées et ... médiatiques." ... "le climat dans lequel s’effectuent ces opérations finit par peser lourdement sur le moral des troupes... Les centres de rétention surchargés, dans lesquels se multiplient conflits et drames, l’intervention des associations, les difficultés liées a l’embarquement des récalcitrants ... tout cela suscite des doutes parmi les policiers sur le bien-fondé de ces méthodes...."
Selon Nicolas Comte, le secrétaire général du SGP-FO, "nous avons l’impression que notre mission s’apparente à un travail d’abattage.... Nous n’avons plus le temps de nous attaquer aux employeurs mafieux, aux réseaux... Il y a de plus en plus de tensions lors des interpellations. On est parfois, c’est vrai, à la limite des règles de procédure [...] Et pourquoi cet objectif de 25 000 expulsions ? [...] Le malaise des policiers face à ces objectifs chiffrés se ressent à tous les niveaux.
Les collègues en parlent beaucoup. On a l’impression de travailler dans le vide, de ne pas donner une bonne image de la police. Ce n’est jamais drôle d’interpeller quelqu’un chez lui à six heures du matin. Mais quand il s’agit d’étrangers au milieu de leurs enfants, dont le seul délit est de demeurer dans l’illégalité pour faire vivre leur famille, c’est très difficile."
Aujourd’hui, renforcées par la multiplication des situations dramatiques, notre détermination, au sein de RESF, reste entière.Les citoyens, révoltés par la chasse aux sans papiers, sont de plus en plus nombreux à chercher à les protéger. Quand les lois sont illégitimes, le devoir de désobéissance s’impose : 132 000 personnes ont signé la pétition "Nous les prenons sous notre protection" dans laquelle les signataires affirment "Nous ne laisserons pas commettre ces infamies en notre nom.
Chacun avec les moyens qui sont les nôtres, nous leur apporterons notre soutien, notre parrainage, notre protection. S’ils nous demandent asile, nous ne leur fermerons pas notre porte, nous les hébergerons et les nourrirons ; nous ne les dénoncerons pas à la police."
Depuis des années, au plus haut degré de l’Etat, les autorités ont réinstallé l’émigré (pauvre et extracommunautaire) en position de bouc émissaire : négation du droit de vivre en famille, tests médicaux détournés à l’usage exclusif des migrants (ADN, examens osseux...), fichiers classant les personnes selon l’origine ethnique, droit d’asile laminé, quotas d’expulsion... Ces pratiques faites « au nom du peuple français sont indignes ».
Prétendant résoudre le soit-disant « problème de l’immigration », cette politique n’a pour résultat que de répandre la terreur chez les migrants, de les pousser à des actes désespérés et de susciter la consternation et la honte dans la population.
Tragiques conséquences de cette politique : Ivan est toujours dans un état très grave, Chulan Zhang Liu est morte. C’est une injustice fondamentale.
10:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hortefeux, sans-papier, émigration, xénophobie, fascisme, sarkozy, défenestration
07.06.2007
Avec Arno Klarsfeld, Sarkozy renforce ses rangs sionistes
Après l'intégration de Bernard Kouchner (supporter de la guerre en Irak) et les jeux de séductions avec Jacques Attali (auteurs d'un ouvrage aux relents clairement eugénistes), Nicolas Sarkozy poursuit la mise en place d'un gouvernement digne des grands régimes fascistes.
Le président de la République a sollicité il y a quelques mois Arno Klarsfeld en tant que médiateur pour les expulsions d'enfants (rien que le titre fait frémir). Arno Klarsfeld est également candidat au poste de député du XIIe arrodissement de Paris.
Penchons-nous sur quelques hauts faits d'Arno Klarsfeld.
* D'après Wikipédia : "En 2002, à trente-sept ans, il prend la nationalité israélienne ...Suite à la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidence de la république le 6 mai 2007, la commission d'investiture de l'UMP désigne Arno Klarsfeld comme candidat aux élections législatives dans la 8e circonscription de Paris (XIIe arrondissement)
Nous pouvons légitimement nous interroger sur la présence d'un individu ayant une nationalité autre que française au sein de l'Assemblée Nationale française. En théorie le mandat d'un élu est de défendre les intérêts français. Si demain il y avait un conflit entre la France et Israël, quels intérêts Arno Klarsfeld défendrait il ?
* Bien qu'ayant passé de dix ans la limite d'âge, il s'engage dans les Magav, les garde-frontières de l'armée israélienne, et est affecté à des check-points autour de Bethléem, en Cisjordanie. Il déclare le 4 décembre 2003 à l'Agence de presse israélienne francophone Guysen : "La haine est un sentiment banni des rangs de Tsahal. Oui, je suis fier de servir au sein de l'armée d'Israël".
Voilà une analyse bien singulière. Tsahal serait bien la première armée où la haine n'existe pas. Il semblerait malheureusement que la haine soit une émotion inhérente à tout être humain, qu'ils soit israélien ou non, soldat ou civil.
L'opinion d'Arno Klarsfled concernant l'amour qui règne au sein de Tsahal semble bien isolée en regard des nombreux rapports professionnels et circonstanciés sur le sujet.
Dans son livre intitulé Behind Chutzpah (Au-delà De L’Insolence), Norman Finkelstein aborde clairement ce point :
"Pendant la préparation des chapitres de ce livre dédiés au respect des droits de l’Homme par Israël dans les territoires occupés, je lus littéralement des milliers de pages de rapports sur les droits de l’Homme, publiés par de multiples organisations, férocement indépendantes et grandement professionnelles - Amnesty International, Human Rights Watch, B'Tselem (le centre d’information israélien pour les droits de l’Homme dans les territoires occupés), le comité public contre la torture en Israël, les physiciens pour les droits de l’Homme – Israël – chacun disposant de sa propre équipe d’observateurs et d’enquêteurs.
A l’exception d’un seul point mineur, je n’ai pas trouvé un seul aspect légal ou un seul fait sur lequel ces organisations de défense des droits de l’Homme diffèrent.
Concernant la situation d’Israël en terme de droits de l’Homme, on peut parler non seulement d’un consensus fort – mais aussi d’un consensus unanime. Toutes ces organisations sont d’accord sur le fait, par exemple, que les détenus palestiniens sont systématiquement maltraités et torturés, leur nombre total se comptant désormais probablement en dizaines de milliers."
Manifestement Arno Klarsfeld vit dans un autre monde, un monde où ses désirs ont peut être valeur de réalité.
La réalité objective du monde des êtres humains est conforme à ce qu'ont démontré Amnesty International, Human Rights Wath, B'TSelem et bien d'autres : les détenus palestiniens sont systématiquement maltraités et torturés.
* Arno Klarsfeld a également déclaré : "Si une série de voitures sort de l'usine avec un vice de fabrication et que ces voitures viciées causent des accidents, des blessés et des morts, il est juste de se retourner contre le constructeur. Peut-on agir de même en assimilant le parent au constructeur et l'enfant au produit vicié ?"
Il est intéressant de constater comment Arno Klarsfeld compare les êtres humains à des produits (des voitures en l'occurence). Cela nous rappelle la tirade eugéniste de Jacques Attali sur l'euthanasie obligatoire pour ceux qui ont passé les 65 ans car à partir de cet âge ils coûtent trop cher (ou lorsque l'être humain n'est rien de plusqu'une variable économique). Orwellien n'est ce pas ?
Ces individus n'auraient ils pas connaissance de l'élément fondamental qui distingue les objets des êtres humains (au moins certains d'entre eux) : la conscience ?
* Notons également qu'Arno Klarsfeld a été nommé le 28 juin 2006 "médiateur national" concernant les expulsions d'enfants.
Concrétement Nicolas Sarkozy a donc choisi un sioniste convaincu pour représenter la France dans le cadre des dossiers d'expulsions d'enfants y compris les enfants musulmans, les enfants arabes, les enfants palestiniens,...
En quoi le sionisme est il incompatible avec une pratique impartiale de la fonction de "médiateur national" concernant les expulsions d'enfants ?
Norman Finkelstein nous donne une réponse dans son dernier ouvrage :
Une autre sorte de justification annulait tout injustice infligée à la population autochtone par l’assertion selon laquelle la Palestine était (quasiment) inhabitée avant que les Juifs n’arrivent. Ironiquement, cet argument s’est révélé être la preuve la plus accablante de l’injustice commise : il reconnaît indirectement que, si la Palestine avait été habitée, ce qui était largement le cas, alors l’entreprise sioniste était moralement indéfendable. Ceux qui admettent la réalité d’une présence palestinienne tout en fonctionnant hors des sphères idéologiques sionistes ne peuvent trouver de justification au sionisme autres que le racisme : c'est-à-dire que, dans la grande histoire de l’humanité, la destinée des juifs était simplement plus importante que celle des Arabes. Si ce ne fut pas dit publiquement, cela fut largement développé en privé et c’est ainsi que les britanniques rationalisèrent la déclaration Balfour. Pour Balfour lui-même, « nous refusons délibérément et légitimement d’appliquer le principe d’autodétermination » pour les « habitants actuels » de la Palestine, parce que « la situation des juifs hors de la Palestine [est] d’ une importance capitale » et le sionisme prend racine dans une tradition ancestrale, dans les besoins actuels, dans les espoirs futurs, avec une signification bien plus profonde que les désirs ou les souffrances des 700.000 Arabes qui habitent actuellement ces terres ancestrales ».
Comme illustré par cet extrait, le sionisme est une idéologie fondamentalement raciste. et c'est un des représentants de premier plan d'une telle idéologie xénophobe qui s'est retrouvé en charge des dossiers d'expulsion des enfants.
* Une dernière déclaration d'Arno Klarsfeld publiée dans Le Monde le 4 décembre 2001. "Quelle logique il y aurait à un État palestinien exigu, divisé et surpeuplé, alors que la Jordanie est vaste, peu peuplée et habitée majoritairement par des Palestiniens".
Est il vraiment nécessaire de commenter cette déclaration glaçante ?
La Palestine est illégalement occupée depuis 50 ans. Bien au-delà des horreurs de l'apartheid, le peuple palestinien y est purement et simplement la cible d'un génocide.
Imaginons que l'occupation de la France par les forces allemandes ait perduré. Des millions de français se sont réfugiés en Angleterre. Les réfugiés français revendiquent le droit au retour sur leur terre natale et alors un représentant des forces d'occupation ne trouve rien de mieux à dire que :
"Quelle logique il y aurait à un État français exigu, divisé et surpeuplé, alors que l'Angleterre est vaste, peu peuplée et habitée majoritairement par des français"
Quelle logique M. Klarsfeld ? L'amour d'un Homme pour ses racines, pour le lieux où il est né, pour les amis et la famille qu'il a quitté, l'amour d'un homme pour sa culture, pour son identité, pour une certaine éthique.
Rien de logique M. Klarsfeld, simplement l'amour. Mais vous qui comparez si aisèment les êtres humains à des voitures, savez-vous ce qu'est l'amour ?
15:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : klarsfeld, expulsion, sarkozy, sionisme, xénophobie, finkelstein, amnesty


