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26/10/2009

Une taxe sur les banques votée à l'Assemblée... par erreur !

"Oups!" fait le député UMP qui s'est trompé de bouton... "Gloups!" fait l'Assemblée qui devra revoter.

Surtaxe de 10% sur les bénéfices des banques

On a eu chaud, les amis. Rendez-vous compte, un amendement pirate (à l'initiative de l'ultragauche anarcho-autonome ? La SDAT mène l’enquête…) qui instaurait une surtaxe de 10% sur les bénéfices des banques aidées par l'Etat pour la seule année 2010... a failli être voté, vendredi. Branle-bas de combat au ministère de l'Economie : les députés se rebiffent contre le gouvernement. Une rébellion parlementaire, que dis-je, une révolution !

Sabreur chambré

En fait, l'amendement du socialiste Didier Migaud au projet de budget 2010 a bel et bien été voté. Par 44 voix contre 40, malgré l'opposition de Christine Lagarde. Certains députés de la majorité ont d'ailleurs ouvertement soutenu l'amendement. Mais quelques instants après le scrutin, un député UMP a avoué avoir malencontreusement visé le bouton "pour", alors qu’il souhaitait voter "contre". La tuile ! Ironie du sort, le fautif n’est autre que Jean-François Lamour, escrimeur-sabreur de grand doigté plusieurs fois sacré champion olympique et unanimement reconnu pour la précision de ses touches. Son vote, ce jour là, comptait double. Vraiment pas de chance.

Vent de révolte

L'amendement avait pourtant été voté en Commission des Finances avec l'aide de la majorité (20 voix contre 11, dont 5 de la droite, selon Liberation.fr). Mais Christine Lagarde a d'ores et déjà annoncé qu'il s'agissait d'une "erreur technique", qui se devait d'être réparée. Dès lundi matin, un nouveau vote aura lieu. Ouf ! Les banques respirent... comme les patrons, après que les députés se soient finalement couchés devant le ministère de l'Economie tancé par le MEDEF, jeudi, au sujet de la réforme de la taxe professionnelle que les élus locaux, de la majorité comme de l'opposition, ont de plus en plus de mal à accepter. Le vice-président de l'Assemblée nationale, Marc Laffineur (UMP), s'est d'ailleurs déclaré "scandalisé de voir que le Medef ne défend plus l'industrie".

Le groupe UMP au bord de la crise de nerfs...

[Mise à jour 15h : Seuls deux députés UMP ont voté en faveur de l'amendement, Jean-François Lamour et Geneviève Colot, alors que cinq d'entre eux l'avaient validé en Commission des Finances. Selon l'AFP, les deux se seraient trompés. Samedi matin, le député PS Jérôme Cahuzac ironisait sur "l'acte manqué" de M. Lamour, qui semblait favorable à la taxe sur les banques lors de son intervention dans l'hémicycle]

Article original : Les mots ont un sens

09/06/2008

Rachida Dati : Glander plus pour gagner plus

 
Vous aurez remarqué le résumé que Rachida Dati fait de sa journée : remplie, studieuse et concentrée...
 
Qu'est-ce que ça doit être lorsque se repose ?
 
En attendant nos chères élites, dont l'ineffable Rachida Dati, demandent au peuple de travailler toujours plus dur pour moins de pouvoir d'achat.

13/05/2007

Le non-vote de Cécilia Sarkozy.

Cécilia Sarkozy n'aurait pas voté le 6 mai dernier. Cela signifie que Cécilia Sarkozy a refusé de voter pour son mari. Pourquoi celle-ci ne veut elle pas participer à l'accession de son mari à la présidence de la République ?

Une solution aurait été de se rendre au bureau de vote et de glisser un bulletin blanc ou de voter pour S. Royal. Pourtant Cécilia Sarkozy a choisi de ne pas voter pour son mari et que cela soit visible. 

Si comme de nombreux faits semblent le confirmer, Nicolas Sarkozy souffre de tendances psychopathiques marquées qui est mieux placé que Cécilia Sarkozy pour s'en rendre compte ?

Depuis cette perspective-là, nous comprenons mieux pourquoi Cécilia Sarkozy a voulu marquer ouvertement son désaccord.

Auriez vous confiance en un individu qui n'a même pas le crédit de sa propre épouse ?

 

PARIS (Reuters) - dimanche 13 mai 2007
 

Un article du Journal du Dimanche révélant que Cécilia Sarkozy n'aurait pas voté lors du second tour de la présidentielle aurait été censuré par l'actionnaire de référence de l'hebdomadaire, le groupe Lagardère, selon une information parue sur le site internet Rue89.

"Selon nos informations, le Journal du Dimanche a renoncé à publier un article racontant comment Nicolas et Cécilia Sarkozy avaient passé leur dernier dimanche, le 6 mai, jour du second tour", lit-on sur ce site fondé par d'anciens journalistes de Libération.

Selon eux, leurs confrères du JDD auraient "découvert", en consultant le registre du bureau de vote où était inscrite Cécilia Sarkozy que l'épouse du candidat de l'UMP "n'avait pas voté".

Le directeur de la rédaction de l'hebdomadaire dominical, Jacques Espérandieu, a alors demandé à ses journalistes samedi, veille de la parution du journal, d'appeler Cécilia Sarkozy avant de publier l'information, indiquent les rédacteurs de Rue89.

Cécilia Sarkozy n'a pas voulu faire de commentaire, ajoute le site internet.

"A la suite de quoi, plusieurs membres de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy seraient intervenus", affirme Rue89 qui cite notamment Claude Guéant, le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy et Franck Louvrier, son responsable de la communication.

"Finalement, Arnaud Largardère, patron du groupe Lagardère, a exigé que l'article soit remis dans un tiroir", affirme Rue 89.

Le directeur de la rédaction du Journal du Dimanche n'était pas joignable par téléphone dimanche en milieu d'après-midi. Le groupe Lagardère n'a pas non plus pu être joint.

"L'article, illustré d'une photo de la liste d'émargement, mentionnait également de vifs échanges, dans la soirée (du 6 mai), au sein du couple", précise Rue89.

Cécilia Sarkozy n'avait pas accompagné Nicolas Sarkozy au bureau de vote de l'école maternelle Edith Gorce Franklin, sur l'île de la Jatte, le 6 mai contrairement à ce qui s'était produit au premier tour.

Il n'avait pas été alors précisé si elle avait voté par la suite.

05/05/2007

Sondages et influence

Agoravox publie le témoignage d'un salarié ayant passé deux années dans un institut de sondage. Le récit est édifiant. Pourtant cet aperçu ne concerne que la partie opérationnelle du sondage (collecte des réponses). Peut être qu'un jour le dirigeant d'un de ses institut confiera comment se déroule réellement la synthèse des résultat.

 Pour en finir avec la « vérité » des sondages

Les sondages d’opinion, période électorale oblige, nous assaillent et font débat. Mais rares sont ceux qui savent comment ceux-ci sont fabriqués. Pour avoir participé, sur le terrain même et au plus bas niveau, à leur naissance, j’apporte ici témoignage sur les pratiques de ce secteur d’activité.

C’est le printemps... et la campagne électorale en cours, plus qu’aucune autre précédemment, voit fleurir son lot quotidien de sondages. Les débats sur leur validité ou leur influence réelle ou supposée n’ont, cette fois, pas attendu la fin du scrutin. Les mêmes qui s’en repaissent et leur accordent une crédibilité sans faille lorsqu’ils indiquent une hausse de leur candidat(e), les accusent des pires desseins pour peu qu’un mouvement contraire se produise. Aujourd’hui brandis comme la preuve de l’adhésion des électeurs à tel ou tel(le) candidat(e), ils seront demain celle de manipulations obscures provenant de forces mystérieuses et occultes, forcément aux mains du camp opposé. Ils fleurissent le matin et fanent le soir, déjà obsolètes, déjà remplacés par ceux d’un autre institut et qui - forcément ! - rétabliront la vérité bafouée.

Mais au fait, comment sont effectués ces sondages d’opinion ?

Sans rentrer dans le débat concernant la représentativité exacte des électeurs dans lesdites études selon qu’ils soient, ou pas, joignables au téléphone ; sans rentrer dans celui sur les mystérieux redressements effectués entre les chiffres bruts et les chiffres publiés ; sans même aborder le débat houleux entre partisans des sondages téléphoniques et partisans des sondages faits par Internet... je voudrais faire part d’une expérience personnelle qui peut, j’espère, si ce n’est dépassionner tous ces débats, du moins les remettre en perspective.

Il se trouve, hasard de la vie, que j’ai eu l’occasion il y a quelques années de travailler deux ans dans deux des instituts dont les chiffres alimentent quotidiennement notre besoin d’information. J’y occupais le fort modeste emploi d’enquêteur, et passais mes journées et beaucoup de soirées à sonder mes concitoyens sur tous les sujets possibles et imaginables, au moyen du téléphone. Bref, je faisais du sondage d’opinion.

Concrètement, comment cela se passait ? Et j’imagine que cela se passe toujours, n’ayant jamais eu connaissance de modifications radicales dans la façon de procéder de ces instituts.

Tout commençait par que les instituts appellent « le terrain ». Le terrain, en matière de sondages téléphoniques, c’est 30 ou 40 personnes dont la très grande majorité sont étudiants ou chômeurs et qui viennent, en fonction des enquêtes en cours, travailler quelques heures dans le centre d’appels de l’institut concerné. A l’époque (cela a-t-il changé ?), tous étaient précaires. Les contrats étaient des CDD couvrant la durée de l’étude en question, soit entre trois et dix heures maximum. Pour ceux qui avaient la chance de venir travailler plusieurs jours de suite, chaque journée faisait l’objet d’un nouveau contrat. La rémunération était basée sur un fixe horaire très faible auquel venait s’ajouter un intéressement par questionnaire rempli. C’est cette rémunération à la tâche qui composait l’essentiel du salaire.

Les 30 ou 40 sondeurs travaillant sur une étude étaient sous contrôle d’un superviseur - salarié lui de la société de sondage - et dont le rôle consistait :

• d’une part à surveiller les conversations entre sondeurs et sondés grâce à un système d’écoute, pour s’assurer que personne ne trichait et que les réponses apposées sur les questionnaires avaient bien été prononcées par les personnes interrogées ;

• d’autre part à affiner les cibles recherchées au fur et à mesure que l’étude avançait (« cherchez des agriculteurs de plus de 60 ans », ou « il nous faut des cadres cinquantenaires urbains », etc.) pour qu’au final le panel soit parfaitement représentatif de la population française. C’est la fameuse méthode des quotas.

Les appels débutaient en fin de matinée, d’après des listes de numéros - extraits de l’annuaire téléphonique mais anonymes - qui nous étaient communiquées, et finissaient le plus souvent après 21 heures, heure à laquelle l’introuvable « cadre cinquantenaire citadin » est enfin rentré chez lui, et devient l’objet de toutes les convoitises.

Les études étaient, sauf exception rarissime, ce qu’on appelle en jargon des « omnibus », c’est-à-dire qu’une même étude va servir conjointement à répondre à la demande de plusieurs clients, chaque client payant au nombre de questions posées. On rentabilise ainsi chaque sondé en l’interrogeant successivement sur plusieurs sujets sans aucun rapport entre eux, et cela pendant 10 à 20 minutes. On peut par exemple débuter par trois questions concernant l’utilisation qu’il fait de sa voiture, embrayer sur deux autres sur son shampoing favori, glisser habilement vers une série concernant ses goûts en matière de pizza surgelée, s’enquérir de ses contrats d’assurance obsèques, rétablir la situation en montrant de l’intérêt pour ses choix de lessive, le mettre en joie en le questionnant sur ses projets de vacances et finir par les questions - oh combien délicates - des opinions politiques.

Sur la plupart des questions, une grande partie de nos concitoyens n’ont, il faut le reconnaître, aucun avis bien arrêté. Savoir s’il est mieux d’utiliser un shampoing aux œufs ou sans œufs, d’avoir ou pas une assurance de la marque Tartempion ou de déguster les merveilleuses pizzas Duchmol n’est pas leur préoccupation première. Et ça l’est encore moins quand vous essayez de les confesser alors qu’ils sont au même moment en train de préparer le repas, de coucher les enfants, de s’envoyer des assiettes en pleine figure, voire même de se reproduire. Et au fond, personne n’est obligé d’avoir un avis bien tranché sur les qualités gustatives d’une pizza qu’il n’a jamais goûté. Or le sondé DOIT avoir un avis. Qu’importe son avis, il faut qu’il en ait un. Un sondé sans avis est un mauvais sondé. On imagine mal un institut de sondages présenter ses résultat à la marque Duchmol en affirmant : « Monsieur, vos pizzas, 90% des Français s’en contrefichent royalement et ceux les connaissant ne voient pas du tout où se situe leur authenticité ». Le rôle de l’enquêteur est donc d’extorquer à ses victimes des réponses à des questions qui l’indiffèrent neuf fois sur dix.

Dans les centres d’appels, on entend ainsi des dialogues d’une poétique absurdité entre l’enquêteur et son sondé :

- « Pensez-vous que la nouvelle gamme des pizzas Duchmol est plus authentique ? » (Merci pour la question brillante, se dit l’enquêteur, super journée qui commence !)
- « Les pizzas quoi ? »
- « Duchmol, monsieur, les pizzas Duchmol » (Surtout rester poli, je sens qu’il s’énerve)
- « Connais pas. »
- « Oui, j’ai entendu, mais pensez-vous que leur nouvelle gamme est plus authentique ? » (C’est mal barré cette affaire, je le sens pas. Quel est l’enfoiré qui a pondu cette question ? )
- « Vous vous foutez de moi ? »
- « Pas du tout, monsieur, mais il me faut absolument une réponse, dites-moi oui ou non et on passe à la suite... » (Pourvu qu’il ne raccroche pas...)
- « Mettez ce que vous voulez, je m’en fous des pizzas machin. »
- « C’est ouiiii ? » (Laissons traîner le oui le plus longtemps possible, qu’il s’en saisisse !)
- « Oui, mais c’est vraiment pour vous faire plaisir » (Et encore, tu n’imagines pas à quel point...)
- « On a presque fini (phase rituelle prononcée dix fois déjà au cours du même appel), j’ai juste trois ou quatre petites questions et je vous laisse tranquille. Bon, je commence : avez-vous contracté une assurance obsèques récemment ? » (Et tout en disant ces mots, le sondeur réalise qu’il lui faut vraiment envisager une reconversion professionnelle au plus vite)

Et l’enquêteur passe ainsi des pizzas Duchmol aux assurances obsèques, des assurances obsèques aux projets de vacances, des projets de vacances aux intentions de vote... avec en permanence l’angoisse que son sondé, lassé de tant de vacuité, lui raccroche au nez. Car pour l’enquêteur, un sondé qui refuse d’aller au bout de la confession est ce qui peut arriver de pire. Plus que les quinze ou vingt minutes passées dans cet appel et qui sont perdues, il voit aussi s’éloigner les x euros que lui rapporte chaque questionnaire complètement rempli.

Traditionnellement, on place toujours les questions politiques en fin d’appel. La raison en est simple : il faut avoir surmonté ensemble, presque main dans la main, le parcours sinueux des questions insipides pour qu’une confiance minimum s’instaure entre sondé et sondeur et que le premier accepte, parfois, de confier au second ses opinions politiques. On entre alors sur la pointe des pieds dans le domaine de l’intime, persuadé qu’il serait plus facile de s’enquérir auprès de notre victime de ses compétences en matière de gymnastique sexuelle que de son bulletin de vote. L’écueil est derrière chaque mot, l’attention palpable, le risque de blocage à son maximum. Il faut attendrir l’interlocuteur, écouter le bavard, rassurer le paranoïaque, valoriser l’inquiet ou encourager le timide. Une fois la confiance établie, on se lance vaillamment :

- « Si les élections présidentielles avaient lieu dimanche prochain, pour quel candidat voteriez-vous ? Monsieur Dupont, madame Martin, monsieur Dubois ... ? »
et l’on égraine ainsi les noms de tous les candidats ! (douze cette année).

Il arrive que l’on soit chanceux et que la réponse vienne, franche et spontanée « Dupont ! ». On remercie alors le ciel d’être tombé sur un sondé appartenant à l’espèce, rare, des coopératifs. Les coopératifs représentent au mieux, les bons jours, 25% des sondés. Dans les 75% restants, la réponse - si réponse il y a - est bien moins nette. Au choix, cela peut-être :

- « Cela ne vous regarde pas ! »
- « Le vote est secret. »
- « Et vous, pour qui vous votez ? »
- « Je refuse de répondre à tous les sondages politiques »
- « De toute façon, tous pourris. Ca changera jamais. »
- « Vous êtes qui déjà ? »
- « Ah, il était bien Dupont à la télé l’autre jour. Mais Dubois aussi il est pas mal, non ? Et Martin, j’aime bien sa nouvelle coupe. »
- « Les élections quoi ? »
- « Dubois ? mais je croyais qu’il était mort ! »
- « Martin, mais elle est de droite ou de gauche déjà ? »

(Liste non exhaustive, le sondé étant d’une nature particulièrement créative en la matière).

Bref, pour l’enquêteur, obtenir une réponse aux questions politiques est encore plus improbable qu’obtenir un avis sur les qualités réelles ou supposées de la pizza Duchmol. Or là aussi, et plus encore que pour la marque Duchmol, impossible de présenter au commanditaire de l’étude des résultats qui ne prendraient en compte que les réponses spontanées : Dupont (3%), Dubois (4%), Martin (2%), etc., et totalement indécis (75%) !

Le rôle de l’enquêteur est alors d’obtenir, par n’importe quel moyen, que le sondé prononce un nom, quelque soit d’ailleurs son degré d’adhésion au candidat. Toutes les techniques, des plus honnêtes aux plus fourbes, sont appelées à la rescousse pour sortir de ce mauvais pas. Il y a les flatteurs « Mais votre avis est vraiment important ! » ; les menaçants « Donnez-moi un nom, sinon je suis obligé de vous relire toute la liste » ; les séducteurs « Mais je suis sûr, madame que vous avez un avis... » ; les guides « Vous votez plutôt à droite ou à gauche d’habitude ? » ; les larmoyants « Si vous ne me répondez pas, je ne vais pas être payé... » ; les interventionnistes « Dupont, non ? » ; les autoritaires « Bon, alors vous répondez maintenant ! », etc.

C’est ainsi que, par touches successives, chaque enquêteur développe une technique qui lui est propre, et dont l’objectif est d’être efficace à défaut d’être réaliste. C’est ainsi aussi que l’institut de sondage obtient des résultats bruts, qui, passés à la mystérieuse moulinette de la rectification, seront publiés sous la forme : Dupont (18%), Dubois (22%), Martin (13%), etc., et total de tous les candidats : 100 % !

Par expérience, je sais qu’une des meilleures techniques pour faire craquer le sondé est de lui répéter une nouvelle fois la liste de tous les candidats. Excédé, il cède le plus souvent dès le deuxième ou troisième nom, qu’il attrape au vol pour arrêter la litanie. Il a prononcé un nom : le questionnaire est donc validé et il n’y a eu aucune tricherie. Tant pis pour les neuf ou dix candidats suivants sur la liste. Et tant pis aussi pour la réalité de l’adhésion au candidat cité.
Il suffirait probablement d’énoncer les noms des candidats dans un ordre différent ou aléatoire pour bousculer les résultats de l’enquête. Mais curieusement cet ordre est fixe et débute rarement par les « petits » candidats.

Quant à moi, depuis que j’ai eu cette expérience, je suis rempli de compassion pour les enquêteurs, et très circonspect sur les résultats publiés. Je reconnais deux seuls mérites aux sondages politiques : ils permettent à quelques centaines de chômeurs, étudiants ou salariés précaires de survivre, difficilement certes, mais de survivre quand même. Et ils permettent à une presse engluée dans ses difficultés économiques de survivre aussi, quitte à perdre sa crédibilité dans sa boulimie de sondages. Peut-être sont-ce là leurs véritables objectifs...

 

25/04/2007

Pirater une machine à voter - Preuves en image.

Quelques images valent parfois mieux que de longs discours, voici le lien vers la vidéo en français de "Hacking Democracy".

Cette vidéo est actuellement  hébergée par l'excellent site Web "On nous Cache tout".

Pour voir la vidéo

1ère partie

2ème partie

Si problème pour lire la vidéo, enregistrez-là sur votre machine et lisez-là avec VLC

Ces évolutions relatives au comptage des voix rappelleront à certains le constat cynique de Joseph Staline :

"Ce qui compte ce n'est pas le vote, c'est comment on compte les votes"

Royal - Sarkozy, bonnet blanc et blanc bonnet ?

Non choix ?

En première analyse le peuple français se retrouve à nouveau face au même non-choix.

Les deux mouvances politiques qui dominent la scène politique française depuis des décennies se retrouvent à nouveau face à face pour ce deuxième tour.

Leurs champions sont des produits de l'intelligentia française, une énarque d'un côté, un avocat de l'autre.

Tout deux exercent des fonctions officielles depuis des années.

Tout deux disposent d'un patrimoine bien au-delà des rêves les plus optimistes d'un salarié. Tout deux payent l'ISF.

L'un et l'autre sont arrivés en finale parce qu'ils on su donner des gages suffisants au sphères de pouvoir médiatiques, financières et économiques. 

Bush Gore 2000

Cette équation ressemble à s'y méprendre à la situation des Etats-Unis au cours des élections présidentielles de 2000.

Une nouvelle finale opposant Démocrates et Républicains. Bush contre Gore.

Deux candidats blancs, diplômés, riches, ayant déjà été élu par le peuple.

Deux candidats ayant ouvertement fait part de leur vision pro sionsite en terme d'affaires étrangères.

Deux programmes proches sur le papier, l'un libéral, l'autre encore plus libéral. 

7 ans de tragédie

Pourtant la différence entre les deux candidats est immense et l'histoire l'a abondamment prouvé.

Est il nécessaire de lister les drames qu'a connu le peuple américain et le reste de la planète depuis cette élection qui semblait anodine ?

Non ratification des accords de Kyoto, destruction de l'Afghanistan, destruction du peuple irakien, élections volées en  2004, invention d'armes de destruction massives, destruction des libertés des citoyens étasuniens, actes de tortures légalisés, détentions illégales,  creusement abyssal du déficit,... 

Une personne intelligente apprend de ses erreur, un génie apprend des erreurs des autres

Si nous voulons éviter de grandes désillusions, je nous souhaite à tous d'être géniaux le 6 mai 2007.

Au moment de mettre notre bulletin dans l'urne, ayons le génie de comprendre le drame qu'a vécu le peuple étasunien, ayons le génie de comprendre ce qui a pu porter un GW Bush au pouvoir, ayons le génie de discerner les petits détails qui font les grandes différences, ayons le génie de voir au delà des apparences, des beaux discours et des promesses qui n'engagent que ceux qui y croient.

24/04/2007

Pourquoi une forte mobilisation est encore plus essentielle qu'en 2002 ?

Avec 44.5 millions d'inscrits et approximativement 85% de taux de participation, le premier tour des élections présidentielles de 2007 aura généré une très forte mobilisation.

Manifestement le choc du 22 avril 2002 a porté ses fruits.

Pourtant il serait candide de considérer que la seule menace politique qui plane sur la France se résume à Jean Marie Le Pen.

Si celui-ci avait été élu, ce qui même en 2002 était improbable et fut confirmé par les 17% de votes qu'il obtint au cours du deuxième tour, ses capacités de gouverner la nation française auraient été quasiment inexistantes en raison d'un manque criant de soutien dans les sphères dirigeantes qu'elles soient économiques, financières, médiatiques, administratives ou syndicales.

Il en est tout autrement du candidat Sarkozy.

Sur le fond, Nicolas Sarkozy, au cours de ses nombreux dérapages relatifs à l'eugénisme, à la racaille ou au Karcher a démontré les mêmes tendances haineuses et xénophobes que le dirigeant du Front National.

A contrario de ce dernier, Nicolas Sarkozy dispose de tous les relais nécessaires à la pérennisation d'un gouvernement qui, nul besoin d'être grand clerc pour le prédire,  mènera la nation française vers une régression dramatique comparable à celle que connait le peuple étasunien depuis l' "élection" de George W. Bush en 2000.