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13/12/2007

Sarkozy recoit Kadhafi en faisant matraquer les étudiants

Article paru sur le site Indymédia :

 

En cette journée des droits de l'homme, Sarkozy reçoit Kadhafi

Mais ce 10 décembre 2007, le vent souffle sur Montpellier, le pays est plus que jamais divisé, pendant ce temps notre bien aimé roi reçoit le colonel dictateur Kadhafi.

C'est vrai, on est à la traïne pour nos ventes d'armes, des petites centrales nucléaires feraient du bien à la Lybie, oui nicolas, tu as raison, on est de tout coeur avec toi, Poutine, Bush, Hu jintao, et Kadhafi, on les aime aussi...

Pendant ce temps le président de Montpellier 3 crie à l'attaque des casseurs et autres bloqueurs qui de toute façon ne sont bon qu'à faire les cons et se faire taper dessus. les médias serviles relaient les "angoisses" sécuritaires et autoritaires du mandarin

Vers 11h la brigade d'intervention arrive et sous les yeux de quelques professeurs, elle sème des coups de matraques, des bombes, des gaz, des flash-ball dans les mollets, qu'est ce que vous branlez bande de connasses, retournez en cours et fermez vos gueules, c'est vrai la démocratie n'attend pas, la répression non plus d'ailleurs, la dictature par contre, elle , reste cantonnée dans le tiers-monde... bien loin de paris et des droits de l'homme.

04/12/2007

Entrée en scène des milices sarkosiennes.

Note de P&P : Une majorité des étudiants semble avoir pris conscience de la privatisaton à venir des universités. Fort de ce constat il ont initié un vaste mouvement de grève s'opposant de fait au gouvernement, aux CRS, aux dirigeants des universités, aux syndicats étudiants UMP et leur mouvements anti-grève et bien sûr aux médias.

Voici un article (extrait du blog d'un étudiant de Perpignan) qui me semble bien résumer la situation actuelle :

 

samedi 1 décembre 2007

Après la soirée de vendredi, il est temps pour nous de recadrer les choses.

Comme cela nous l'avait été annoncé par l'administration, bien au courant du fait puisqu'elle s'était réuni derrière les préfabriqués, en cachette, avec les anti-bloqueurs, un appel à un débloquage violent avait été fait pour 21h30. Il était également dit que l'on pouvait craindre la présence de membres d'organisations groupusculaires d'extrême droite. Devant la menace d'attaques fascistes, nous avons décidé de ne pas abandonner l'occupation, et par là-même de ne pas les laisser "gagner". C'est pour cela que nous nous sommes préparés et armés de manches à balai et autres barres, en espérant que ce serait suffisant pour les intimider, et qu'ils ne viendraient pas.

Malheureusement, un groupe d'une 50aine de personnes, également armées de batons contrairement à ce qu'ont pu dire certains médias, a déboulé sur le campus en chantant la Marseillaise (et ont même été vus en train de faire de splendides saluts nazis...). Les vigiles de l'université ont pu les contenir, alors que la police observait tranquillement le spectacle depuis l'extérieur de l'université...

Alors que les étudiants grévistes se repliaient dans l'amphithtéâtre occupé, suite à une première "dispersion" des anti-bloqueurs, ces derniers sont revenus à la charge, toujours sous les yeux de la police, qui a fini par intervenir, une fois la bataille terminée... Seuls la patience et le calme des grévistes (alors que les anti-bloqueurs ne cessaient de nous provoquer) expliquent qu'il n'y ai pas eu d'affrontements physiques. Nous n'étions pas là pour nous battre, mais pour nous défendre en cas d'agression, agression programmée, rappelons-le.

Le comité de grève condamne également le rôle des médias, et particulièrement de France 3, dans la montée des tensions. A la recherche du sensationnel, ils n'ont pas douter à faire un appel public au débloquage violent au JT régional du vendredi soir, et donner même l'heure du rendez-vous. Où est l'information là-dedans? Quel rôle joue ce média dans le mouvement? Evidemment, ces mêmes journalistes étaient présents à 21h30 précises et n'ont pas hésiter à nous filmer en cachette, après nous avoir promis de ne pas nous filmer. Ce média a fait preuve d'un manque cruel d'intégrité et le comité de grève s'engage à ne plus répondre à ces journalistes, qui déforment et adaptent l'information à leur sauce.

Mais surtout, le comité de grève dénonce l'attitude du président de l'université de Pepignan. Pour son premier mandat, Benkhelil montre son incompétnce en matière de gestion des crises. Il est obnubilé par la reprise des cours, et en oublie les règles minimales de sécurité. Il encourage les étudiants anti-bloqueurs à venir déloger, en faisant usage de la violence, les étudiants qui bloquent... Il ment, sans cesse, aux médias qui l'interrogent sur le mouvement, et ne se tient jamais à ce qu'il dit ou promet... Il refuse de communiquer avec les grévistes et de reconnaître les AG étudiantes, dont le cadre a été fixé après consultation entre anti-LRU, pro-LRU et administration... Il n'hésite pas à menacer ou intimider les grévistes qui occupent l'université, et va même jusqu'à couper l'électricité du bâtiment occupé. Benkhelil applique des techniques de siège, de guerre.


Pour toutes ces raisons, et devant l'évidence de son incapacité à gérer dans le calme et dans le respect une université, nous demandons la démission de Benkhelil, comme de tous les présidents d'université qui ont fait appel aux forces de l'ordre pour évacuer les facs!

Note de P&P : Sarkozy a réussi à détruire le mouvement de grève des fonctionnaires en trouvant quelques traitres à la tête des syndicats, en initiant des mouvements antigrève bidons, en instrumentalisant les directions concernées et en faisant relayer sa propagande par les médias afin d'attiser la jalousie au sein du peuple français. (Ne sommes-nous pas d'ailleurs tombé bien bas pour jalouser les conditions de vie et de travail d'un cheminot.)

Pour ce qui est du mouvement étudiant, la propagande des médias, l'instrumentalisation des directions et les mouvements antigrève bidons sont toujours là, pour corser le tout Sarkozy semble y avoir ajouté l'intervention de ses milices

Eh oui, à l'heure où ces lignes sont écrites, les CRS matraquent nos enfants, lycéens et étudiants en fac, parce que ceux-ci ont l'outrecuidanse de se battre contre la privatisation de l'université.

Quand c'était les fonctionnaires on a fermé les yeux, quand c'était les étudiants on a fermé les yeux. Quand ce sera vous, vous ferez quoi ?
 

07/11/2007

Matraquer puis discuter.

Note de P&P : Lorsque la violence de l'état commence à toucher une classe plutôt priviliégiée comme celle des avocats c'est que les libertés individuelles et l'illusion de démocratie ont déjà connu un très net recu.

Sans nul doute, avec quelques efforts supplémentaires, nous aurons bientôt rejoint les Etats-Unis, grande démocratie et modèle de Nicolas Sarkozy  où les policiers viennent d'utiliser un taser sur une dame de 82 ans.
 

 

BESANÇON (AFP) - L'avocate du barreau de Belfort, blessée à la tête dans une bousculade avec des CRS lors d'une manifestation lundi contre la réforme de la carte judiciaire à Colmar (Haut-Rhin), a annoncé mercredi à l'AFP qu'elle avait porté plainte contre les forces de l'ordre.

Amélie Beaumont, sortie mardi de l'hôpital Pasteur de Colmar avec un bras dans le plâtre et un hématome à la tête, a déposé plainte pour violences contre les forces de l'ordre auprès du procureur de la République de Belfort.

Des témoins avaient indiqué que l'avocate tentait de franchir un barrage de CRS quand elle a été attrapée par quatre fonctionnaires qui lui ont asséné des coups de matraque et l'ont traînée par terre. Selon eux, les forces de l'ordre ont également fait usage de gaz lacrymogène.

"Je ne présentais aucun danger. J'ai simplement voulu m'approcher de la cour d'appel de façon non agressive pour lâcher des ballons gonflés à l'hélium et j'ai été jetée sans sommation au sol et gazée par plusieurs policiers", a expliqué l'avocate à l'AFP, "encore très choquée". "Contrairement aux affirmations de monsieur le préfet du Haut-Rhin, lorsque je me suis approchée de la cour d'appel, il n'y avait ni barrage, ni barrière, ni périmètre de sécurité dans cette rue", a-t-elle ajouté.

Le préfet du Haut-Rhin, Michel Fuzeau, avait affirmé lundi soir dans un communiqué qu'"il n'y (avait) pas eu d'usage de matraque". L'avocate était en compagnie d'un groupe d'avocats belfortains et ils ont essayé de franchir une barrière pour "très clairement créer un incident", avait-il affirmé.

Les forces de l'ordre les ont priés de revenir en arrière et ils ont refusé d'obtempérer, avait-il précisé. Des échauffourées ont suivi et les policiers ont fait usage d'aérosols afin de disperser le groupe de manifestants, selon le préfet.

Une centaine d'avocats des barreaux de Franche-Comté et d'Alsace s'étaient rassemblés devant la cour d'appel de Colmar à l'occasion d'une visite de la garde des Sceaux, Rachida Dati, venue y détailler ses projets de réforme de la carte judiciaire en Alsace et Franche-Comté.

Les avocats du barreau de Belfort, réunis en assemblée générale mercredi, ont décidé de manifester vendredi au TGI de Belfort, "en solidarité avec leur consoeur et pour montrer leur indignation face aux violences injustifiées qu'elle a subies en robe

18/09/2007

Vous pouvez répéter la question ?

Cette vidéo se déroule pendant une conférence donnée par John Kerry au sein de l'université de Floride. Après deux heures d'interventions, les questions/réponses débutent. Un étudiant prend la parole.

Il dit à John Kerry que d'après un livre qui vient  d'être écrit par un célèbre journaliste d'investigation, Georges Bush a volé les dernières élections présidentielles et qu'au cours des heures qui ont suivi ces élections les démocrates étaient au courant de nombreuses irrégularités qui avaient émaillé ce vote. L'étudiant demande donc à Kerry pourquoi ce dernier n'a pas déposé une plainte pour fraude électorale.

La deuxième question de cet étudiant concerne l'appartenance de John Kerry à l'organisation occulte "Skulls & Bones" à laquelle Geroges Bush semble aussi appartenir.

Cet étudiant ne pourra pas terminer son intervention, sans avertissement oral, les policiers tentent de l'immobiliser, ils le projettent finalement au sol et utilisent un taser (décharge de plusieurs centaines de milliers de volts) pour le neutraliser.

Voilà ce qui arrive à ceux qui osent poser des questions inopportunes dans ce beau pays que Nicolas Sarkozy qualifie si justement de plus grande démocratie du monde.

08/06/2007

Chronique de la violence ordinaire

Tabassage immédiat à bord du vol Paris-Bamako

 

lundi 28 mai 2007

 

L’équipe du cinéaste Laurent Cantet était présente dans l’avion. Témoignage

« Nous partions à Bamako tourner quelques scènes de mon prochain film », raconte le réalisateur Laurent Cantet (Ressources humaines, l’Emploi du temps). « Et au moment où les portes de l’avion allaient se refermer, on a entendu des hurlements », poursuit son assistant et directeur de production, Michel Dubois. Une bagarre vient d’éclater à l’arrière de l’appareil d’Air France 796 à destination de la capitale du Mali. Le décollage était prévu à 16 h 40 samedi. L’embarquement s’était passé tout à fait normalement. Les passagers ne savaient pas qu’un sans-papiers en cours d’expulsion de la France vers le Mali devait voyager dans le même avion qu’eux.

« Grande violence »


La suite est racontée par Laurent Cantet, Michel Dubois et des membres de l’équipe de tournage. Ce qu’ils ont vécu était si dur que, dans la nuit de samedi à dimanche, ils ont couché leur témoignage par écrit. Le Réseau Éducation sans frontières (RESF), auquel appartient le cinéaste, s’est chargé hier de le diffuser.

Michel Dubois est assis au fond de l’appareil. Il se retourne. Voit deux personnes en civil tentant de contenir un Noir assis au dernier rang, qui se débat violemment. « On s’est demandé s’il s’agissait d’une agression entre passagers », raconte-t-il. Plusieurs personnes s’interposent. Les individus en civil révèlent alors leur état de policiers. « S’ensuit une scène d’une grande violence, raconte Laurent Cantet. Les flics étaient à genoux sur le mec. L’un semblait vouloir l’étrangler, l’autre lui assénait des grands coups de poing dans le ventre. » Les hurlements du Noir se transforment en râles. « Sous les huées des passagers, l’homme finit par être immobilisé et sanglé », témoignent les collaborateurs de Laurent Cantet. La scène a duré dix bonnes minutes. Dans l’avion, et plus précisément à l’arrière, beaucoup de voyageurs sont Noirs, et réagissent particulièrement mal. « Un passager a filmé la scène avec son téléphone portable », raconte Laurent Cantet. Une policière qui semble être la responsable de l’opération « menace alors d’arrestation les personnes les plus proches et photographie les protestataires ». Elle leur explique que l’homme n’est pas un simple sans-papiers mais un « double peine » ; en clair, un repris de justice condamné à une peine de prison et à l’expulsion de France. Le passager, lui, semble avoir perdu connaissance. « Il a fait une sorte de crise d’épilepsie », témoigne Michel Dubois. Les policiers décident de l’évacuer.

« On l’a vu passer avec les yeux révulsés, la langue qui pendait, de la bave autour de la bouche, rapporte Laurent Cantet. Quelqu’un l’a ensuite aperçu par le hublot dans une ambulance avec un masque à oxygène. » Les témoins sont sous le choc. « Beaucoup imaginent que l’homme est mort, ce qui fait encore monter d’un cran l’émotion. » Une hôtesse et plusieurs passagères pleurent.

Une fois l’homme débarqué, « une bonne dizaine d’agents de la police de l’air et des frontières [la PAF, ndlr] font irruption dans l’appareil », poursuivent les collaborateurs de Laurent Cantet. Le cinéaste pense que les policiers sont à la recherche de celui qui a filmé la scène. Mais ils ne parviennent pas à l’identifier. Et repartent avec Michel Dubois. « J’ai été désigné par la responsable de l’opération comme celui qui avait mené l’opposition à cette action extrêmement violente », témoignait-il hier. De nouveau des passagers protestent, refusant de s’asseoir et de se calmer. Un policier remonte alors à bord de l’avion pour leur proposer, selon Laurent Cantet, « un marché incroyable : Michel pourrait réembarquer à condition que l’expulsé le soit aussi ». Un autre policier indique que Michel Dubois a été placé en garde à vue, et menace les protestataires du même sort.

Vol annulé

L’affrontement dure depuis une bonne heure. Il est près de 18 heures. Le commandant de bord annonce que le vol est annulé. Dans son message, il évoque « les « manœuvres » d’un individu refusant d’être reconduit dans son pays d’origine », et « les manifestations d’une minorité de passagers », affirment les collaborateurs du cinéaste. Dans l’aérogare, les policiers sont toujours, selon Laurent Cantet, à la recherche du photographe. Michel Dubois, lui, a été relâché vers 22 heures. Apparemment sans que des poursuites aient été engagées contre lui, affirmait hier son avocate, Dominique Noguères.

Du côté d’Air France, un porte-parole de la direction banalisait l’affaire, confirmant qu’un « reconduit à la frontière a protesté, à la suite de quoi il y a eu une petite réaction d’hostilité, semble-t-il, de certains passagers ». Le commandant de bord, estimant alors « que les conditions de sécurité n’étaient pas entièrement réunies pour que le vol ait lieu sereinement », a préféré l’annuler.

Du côté du gouvernement, le ministère de l’Intérieur, dont dépend la PAF, renvoie désormais sur le nouveau ministère de l’Immigration, de l’Intégration, du Codéveloppement et de l’Identité nationale. La version des policiers telle que la rapporte un collaborateur du ministre Brice Hortefeux est évidemment différente. Selon lui, l’expulsé est un « ressortissant malien âgé de 50 ans faisant l’objet de deux interdictions du territoire ». Calme dans un premier temps, l’homme se serait ensuite montré « surexcité », ameutant les passagers, « assénant un coup de tête et mordant l’un des trois policiers qui l’escortaient si bien que la PAF a dû intervenir pour prêter main-forte à l’escorte ». Pris d’un malaise, le Malien aurait ensuite été débarqué de l’avion et examiné par un médecin qui a jugé son état compatible avec un placement en garde à vue. Sous le coup d’une plainte pour « opposition à une mesure d’éloignement, refus d’embarquement et coups et blessures contre un policier », il sera jugé aujourd’hui en comparution immédiate.

Face à la multiplication des poursuites contre des citoyens ayant tenté de s’opposer à l’expulsion de sans-papiers, les animateurs du RESF -qui défendent les parents sans papiers d’enfants scolarisés- ont annoncé la création d’un collectif de « défense coordonnée des victimes de la criminalisation de la solidarité ».