13.01.2009

Folie guerrière

Camillo ‘Mac’ Bica

Truthout (commentaire Sott.net)

Mercredi 24 décembre 2008

Je me suis toujours considéré comme un libre penseur, un philosophe errant sans prétention, à la recherche d’un mode de vie différent, plus sensé. Toutefois, les autres perçoivent ma différence, ma « quête spirituelle » comme quelque chose d’anormal, comme une preuve évidente de ma folie. Peut-être devrais-je faire une pause et réévaluer ma situation. Après tout, on n’admet pas aisément que l’on est fou. J’imagine que cela fait partie de la folie que d’entretenir une façade de salubrité mentale, de se considérer comme normal et de considérer tous les autres comme fous.

Toutefois, une chose dont je suis certain, c’est que je n’ai pas toujours été fou. Je ne suis pas né fou. Je pense que la folie m’a contaminé ; cela s’est produit au Viêt-Nam, pendant la guerre. C’est un effet de la guerre, voyez-vous, la guerre mène les gens à la folie. Névrose de guerre, obusite, syndrome de da Costa, syndrome de stress post-traumatique. Tous ces meurtres et ces morts peuvent rendre fou n’importe qui.

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© Crystal Green

Certains – à les entendre – survivent très bien à la guerre. Nombreux sont ceux qui tirent même profit de ses « vertus ». Mais les effets de la guerre ne sont pas toujours apparents. Personne ne ressort de la guerre sans cicatrice au corps et à l’âme. Chaque guerre, toute guerre, n’importe quelle guerre. Il n'y a aucune vertu dans la guerre.

Je pense que parmi ceux que la guerre n’a pas rendu fous, bon nombre étaient déjà fous avant. Mais leur folie était d’une nature différente, plus agressive, plus froide. J’ai connu des gens comme ça. On ne peut pas dire que je les appréciais. Cependant, je les trouvais chanceux de ne rien éprouver face aux meurtres et à la mort. En fait, leur perversité faisait qu’ils aimaient ça, ils prenaient plaisir à ces activités, à l’excitation, au pouvoir. Ils devenaient anges vengeurs, à l'égal des dieux, ayant droit de vie et de mort, mais surtout de mort. Ces malades détestaient voir la guerre toucher à sa fin. Pour moi, la guerre n’a pas de fin.

Pourtant, les événements s’arrangent parfois pour le mieux, puisque ma différence, ma folie m’ont probablement sauvé la vie. Voyez-vous, les personnes normales, et même certains fous, ne peuvent vivre dans de telles conditions, dans une guerre sans fin. J’imagine que j’ai eu de la chance. Parfois, la folie vous aide à supporter la situation. Parfois, j’aimerais être encore plus fou que je ne le suis déjà.

Une profonde introspection a révélé les causes de ma différence, la nature de ma folie. Il s’agit d’une cruelle sagesse permettant – ou, mieux, imposant – une vision objective. J’ai vu l’horreur de la guerre, sa futilité, tout ce gâchis. J’ai enduré l’hypocrisie et l’arrogance des personnes influentes et des nantis, et j’ai toléré l’ignorance et l’étroitesse d’esprit des soumis et des suiveurs. Les partisans malsains de la guerre, qui affichent et prêchent leur patriotisme avec des autocollants ostentatoires à l’arrière de leur voiture, avec des mots qui ne sont pas suivis d’actes, contaminés par l’hystérie de la guerre, mais loin d’elle, bien à l’abri. Ils prétendent reconnaître nos sacrifices, tandis qu’ils applaudissent le massacre en cours, acceptant par leurs mots, leurs actes ou leur passivité d’envoyer d’autres hommes et femmes au combat pour qu’ils y meurent, y soient mutilés, y deviennent fous.

Et lorsqu’ils ne tirent plus profit du carnage, leur ruban jaune patriotique et leur compassion superficielle s’évanouissent rapidement, remplacés par l’apathie et l’indifférence. Les survivants qui reviennent au pays ne sont plus traités comme des héros, mais comme des parias, des épaves et des fardeaux pour l’économie. Ils mythifient les morts à renfort de mémoriaux et de discours sur les pertes et les souffrances passées et futures. Des paroles exaltantes et prophétiques, déclamées par des individus qui cautionnent le carnage devant d'autres individus qui ignorent tout du sacrifice.

Il fut un temps où j’essayais d’expliquer ce qu’est la guerre afin qu’ils comprennent et qu’ils connaissent son horreur, croyant naïvement que la guerre était due à un manque d’information, de compréhension, de discernement et de vision. Mais la folie m’a libéré, elle m’a permis de réaliser que la guerre ne provient pas de telles lacunes mais qu’elle est le fruit d’un excès de cupidité, d’ambition, d’intolérance et de soif de pouvoir. Et nous sommes ses jouets, la chair à canon, ressource dispensable dans cette quête impitoyable de richesse, de pouvoir, de domination et d’impérialisme.

Et désormais, j’accepte et honore ma différence, ma folie, qui condamne les hypocrites et les arrogants, les ignorants et les mesquins, pour leur responsabilité collective et pour leurs meurtres, mutilations et crimes contre l’humanité. Et j’offre ma folie comme présage à leur future responsabilité ; responsabilité envers l’humanité dans les tribunaux de l’histoire, et envers le dieu qu’ils invoquent si souvent pour encourager et légitimer leur sacrilège guerrier.

Note : Voilà pourquoi une compréhension du monde intérieur et du monde extérieur, avec toutes leurs facettes magnifiques ou terrifiantes, y compris une bonne compréhension des processus pathocratiques, est si essentielle ; en vérité, les hommes et les femmes ne sont pas tous égaux, il y a des prédateurs parmi nous, qui nous traquent, nous contrôlent, nous exploitent et nous instrumentalisent à leurs propres fins… les psychopathes et les pathocrates au pouvoir.

La structure sociale pathologique s’étend progressivement au pays tout entier et crée ainsi une « classe nouvelle » au sein de la nation. Cette classe de déviants privilégiée se sent en permanence menacée par « les autres” » c’est-à-dire par la majorité des gens normaux. Et les pathocrates ne se font aucune illusion quand à leur sort personnel, si jamais le système humain normal était restauré…

Les pathocrates n’ont jamais possédé aucun talent pratique, et la perennité de leur règne leur a dénié tout possibilité de s’adapter aux exigences du travail normal. Si les lois de l’humain normal devaient être restaurées, ces pathocrates et leur entourage pourraient être soumis à un jugement, … ils seraient menacés dans leur liberté et leur existence – pas seulement dans leur position et leurs privilèges. Parce qu’ils sont incapables du moindre sacrifice, la survivance du système qui leur convient le mieux devient un impératif moral. Ce qui menace le système doit être combattu par toutes sortes de ruses psychologiques témoignant d'une absence de scrupules, qui peut choquer par sa perversité, à l'égard de « ces autres » – les inférieurs. [..] 

La pathocratie survit grâce au sentiment d’être menacée par la société des gens normaux ainsi que par d’autres pays dans lesquels subsistent, sous diverses formes, le système humain normal. Pour les dirigeants, rester au sommet est une question de vie ou de mort.

Nous pouvons alors nous interroger prudemment : un tel système est-il capable de renoncer à son expansion politique et territoriale et se contenter de ses possessions du moment ? Que se produirait-il si une telle situation permettait d’assurer la paix intérieure, l’ordre et une relative prospérité nationale ?

La grande majorité de la population du pays tirerait alors parti de toutes les possibilités émergentes et mettrait à contribution ses aptitudes supérieures pour étendre le champ de ses activités ; grâce à un taux de naissances supérieur à celui des pathocrates, son pouvoir augmenterait. Cette majorité serait alors rejointe par certains enfants des classes privilégiées qui n’auraient pas hérité de ces gènes-là. La domination de la pathocratie commencerait alors à s’affaiblir, imperceptiblement mais régulièrement, pour aboutir à une situation où la société des gens normaux prendrait le pouvoir. Vision de cauchemar pour les pathocrates.

La destruction biologique, psychologique, morale et économique de cette majorité est donc une nécessité « biologique ». À cette fin, de nombreux moyens sont mis en oeuvre, à commencer par les camps de concentration et les guerres contre un ennemi résolu et bien armé qui affaibliront et anéantiront le pouvoir humain qui les menace – c’est-à-dire celui qui met en péril la domination des pathocrates. Une fois morts, les soldats seront alors célébrés et vénérés tels des héros, ce qui est bien utile pour éduquer une nouvelle génération fidèle à la pathocratie en place.

Ponérologie Politique (traduction révisée)

 

Traduit par Axel D. pour Futur Quantique

05.11.2007

Why we fight

Note de P&P : Jean Pierre Petit vient de publier sur son site web cette excellente analyse des mensonges et des manipulations qui permettent de mener des peuples vers la guerre.

Why we fight (pourquoi nous nous battons) - 30 octobre 2007. 

Petit à petit les documents vidéos sont mis en ligne, deviennent accessibles. J'ai souhaité pendant des années que celui-ci le soit. Un lecteur m'a d'abord trouvé une bande-annonce, en français, de ce film d'une heure trente, initialement diffusé sous le titre " Le Nerf de la Guerre ".


Le choix du titre n'est pas le fait du hasard. Pendant la guerre et dans l'immédiat après-guerre, le cinéaste Américain Frank Capra produisit une série de sept films destinés à expliquer le pourquoi de l'effort militaire entrepris pour vaincre les puissances de l'Axe. Je me souviens parfaitement, étant enfant, avoir vu ces films.

why_we_fight

 

Ce film est visible en deux parties, aux adresses :

http://www.dailymotion.com/moebyous/video/xqvqf_why-we-fi...

http://www.dailymotion.com/moebyous/video/xqw0a_why-we-fi...

C'est un de mes lecteurs, Stéphane Roussel, qui a déniché ces fichiers. Je dispose fort heureusement d'un très bon système de documentation. Le film débute par le discours d'adieu, historique, du Président Eisenhower, s'adressant à la nation américaine à la télévision.

 

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Dwight Eisenhower

 

Vous entendrez son avertissement solennel concernant la naissance du complexe militaro-industriel des Etats-Unis. Puis vous entendrez les déclarations successives de présidents des Etats-Unis :

:

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Kennedy

- Nous payerons le prix qu'il faudra et nous supporterons les fardeaux pour la survie et le succès de la liberté.

 

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Lyndon Johnson :

- Nous ne nous battons pas pour des territoires ou des bases. Nous nous battons pour l'auto-détermination.

 

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Ronald Reagan :

- La puissance de l'armée des Etats-Unis est une source de paix, pas de conflits.

 

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Clinton

- Avec une armée forte, employée là où il faut, les Américains jouent un rôle chez eux et dans le monde.

 

Et pour finir, en voix off, George Bush déclarant

- Notre cause est juste. Peu importe le temps qu'il faudra : nous vaincrons les ennemis de la liberté.

 

On enchaîne ensuite avec la prise de conscience dramatique d'un brave flic new-yorkais, à la retraite, qui effectuait le 11 septembre 2001 un trajet dans le métro aérien de New York et qui aperçut soudain les tours du World Trade Center en flammes.

 

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Son fils travaillait dans l'une d'entre elles. Il ajoute :

- Je me suis dit que mon fils ne devait pas être là, ne pouvait pas être là, parce que les gens qui se trouvaient dans ces tours allaient mourir.

Vous le suivrez, au long de ce film. Dans un premier temps il pense "il faut que les gens qui ont fait une telle chose paye. Je veux les voir mourir". Alors, convaincu que l'Irak était derrière ces attentats il effectue des démarches auprès de l'armée pour que le nom de son fils soit peint sur une des bombes destinées à l'Irak. Il finit par obtenir satisfaction. Puis, vous l'entendrez dire :

- J'avais fait la guerre au Vietnam. J'étais très jeune et j'ai été placé comme mitrailleur sur un hélicoptère. A chaque mission je tirais sure des petits points qui s'enfuyaient. Nous savons aujourd'hui que Johnson avait menti et que le guerre fut déclenchée sur la base de représailles vis à vis d'actions contre la marine des Etats-Unis qui ne s'étaient jamais produites.

 

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Notre brave flic, du temps où il était mitrailleur à bord d'un hélicoptère, au vietnam

Plus loin, il dira :

- Quand j'ai entendu George Bush dire qu'il n'y avait pas d'armes de destruction massive en Irak, je suis resté abasourdi. Vous savez, moi je suis un homme de la vieille école. S'il est un homme qui ne peut pas mentir, c'est le Président des Etats-Unis....

Puis on voit une scène où George Bush est sur les décombres des tours du World Trade Center, tenant familièrement un pompier par l'épaule.

 

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George Bush

- Je vous entends, le Monde vous entend, et les gens qui ont détruit ces tours vont bientôt entendre parler de nous.

 

Vous avez entendu ces phrase en 2001, rappelez-vous. L'intérêt de ces archives vidéo, accessibles, est que les choses restent. A travers des images d'archives le réalisateur évoque les interventions précédentes des Etats-Unis :

 

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- Guatemala, 1954 : Les Etats-Unis sont intervenus pour protéger leurs intérêts vitaux (...)

 

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- 1958, Liban. La politique américaine au Moyen-Orient est menacée.

 

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- Nous sommes intervenus unilatéralement au Laos, Congo et au Brésil.

 

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- Ronald Reagan envahit la Grenade en 1983.

 

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- Bush père ; " j'ai donné l'ordre d'envoyer des troupes au Panama ".

 

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- Quand on examine l'histoire des Etats-Unis on s'aperçoit que presque tous ont envoyé des troupes dans le monde quand quelque chose ne leur plaisait pas.

 

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Richard Pearle, conseiller de George Bush, vantant le mérite des guerres préemptives

- Avant d'instaurer la démocratie, il faut parfois supprimer un obstacle pour lui faire de la place.

 

Vous trouverez dans ce film le témoignage des deux pilotes de F-117A qui, le 19 mars 2003, donnèrent le coup d'envoi de l'opération en Irak en larguant des " bombes intelligentes " qui étaient censées ne frapper qu'une des résidences de Saddam Hussein où étaient censés se trouver ses deux fils, d'après les renseignements américains. Non seulement les lieux étaient vides, mais une des bombes tua des civils dans le quartier environnant. Les deux officiers interviewés ne réalisent absolument pas le rôle qu'on leur fait jouer. Vous les entendrez dire

 

pilote_f117a

 

- C'est quelque chose de réaliser le premier acte militaire d'une intervention qui va libérer tout un peuple (...)

- J'ai lâché mes bombes et je me duis dit : Si on a bien fait notre devoir ce soir, tout pourrait être terminé demain.

 

Dans la seconde partie de l'émission, Donald Rumsfeld, secrétaire d'état à la defense, nous déclare :

 

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- Nos forces armées sont les meilleures de la planète. Notre nation est bénie d'avoir tant d'hommes et de femmes
qui sont prêts à risquer leur vie pour protéger les pays (...). Chaque génération a ses héros. Cette génération aussi

 

Le recrutement d'un jeune paumé est alors mis en scène. Un garçon de vingt ans, qui se trouve vivre aux crochets de sa mère, se voit sans avenir, sans possibilité de poursuivre des études.

 

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Vint ans. Vient de perdre son seul soutien matériel : sa mère. Une proie facile des recrurteurs de l'US army. L'armée " lui offre sa chance "

 

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Le sergent Michael Valentine, segent recruteur de l'US army

 

La scène est pathétique. On voit ce pauvre garçon, sans avenir, qui tente de justifier son engagement, comme apprenti pilote d'hélicoptère de combat:

 

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- Vous avez remis de l'ordre dans ma vie. Je sais que je fais le bon choix. J'aurai un bon métier, une bonne retraite (...)

 

La guerre lui a été présentée comme " un bon métier ".

Lors de la guerre du Vietnam, 61 % des 70.000 morts américains avaient moins de 21 ans.

 

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Une animation saisissante, qui monte les incessantes interventions militaires des Etats-Unis dans le monde, depuis 40 ans

 

Le film continue, montrant le résultat de la farppe aérienne d'initiation de la guerre en Irak. Quatre bombes de 900 kilos, guidées par satellites.

 

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Le premier acte de guerre. Quatre bombes guidées par satellites, de 900 kilos

 

Et son résultat :

 

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Pendant ce temps-là Rumsfeld :

 

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- Les armes utilisées aujourd'hui ont un niveau de précision dont personne n'aurait osé rêver

 

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- Les membres de ma famille ont péri dans ce bombardement. Les Etats-Unis vont perdre car ils n'ont pas le comportement d'une grande nation

 

Le film se termine par une vision de l'ambarquement de la " jeune recue " dans la voiture du sergent recruteur, direction le centre d'entraînement, avant le départ " pour le front "

 

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Dans la voiture du sergent recruteur, qui a terminé son boulot. Direction l'Irak