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02/06/2010

Pourquoi Israël a t-il attaqué des civils en Méditerranée ?


par Thierry Meyssan - Réseau Voltaire
31 mai 2010



Israël a pesé à l’avance les conséquences de l’attaque qu’il a lancé contre un convoi humanitaire maritime. Quels sont ses objectifs en déclenchant une crise diplomatique mondiale, pourquoi a t-il défié son allié turc et son protecteur états-unien ?

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L’attaque conduite par trois patrouilleurs lance-missiles israéliens de classe Saar, le 31 mai 2010, contre la flottille de la liberté, dans les eaux internationales de Méditerranée illustre la fuite en avant de Tel-Aviv.

La flottille de la liberté est une initiative de militants des droits de l’homme [1] [2], soutenue par le gouvernement turc. Son objectif est à la fois de véhiculer de l’aide humanitaire jusqu’à Gaza et, ce faisant, de briser le blocus mis en place illégalement par l’armée israélienne à l’encontre d’1,5 million de Gazaouites.

La décision d’aborder des navires civils dans les eaux internationales constitue un « acte de guerre » au regard du droit international. Juridiquement parlant, il y a eu vol des navires et de leurs cargaison, enlèvement et séquestration de leurs passagers, meurtres ; voire assassinats, si l’on admet les informations de la télévision turque selon laquelle les commandos avaient une liste des personnalités à liquider au cours de l’assaut.

Cet acte de guerre, à l’encontre des pavillons grecs et turcs de ces navires, a été perpétré afin de consolider le blocus, lequel constitue en lui-même une violation du droit international.

En choisissant l’argument de la « légitime défense », les autorités israéliennes ont explicitement revendiqué leur souveraineté sur les eaux internationales à 69 miles nautiques au large de la Palestine ; cette annexion —temporaire ou durable— étant nécessaire à la poursuite du blocus, lequel serait nécessaire à la sécurité de l’Etat d’Israël.

En abordant un navire turc et en en tuant des passagers, Tel-Aviv a d’abord choisi de répondre militairement à la crise diplomatique qui l’oppose depuis janvier 2009 à Ankara. Cette initiative est censée provoquer une crise au sein de l’état-major turc et entre celui-ci et le gouvernement turc. Cependant, elle pourrait aboutir à une rupture complète des relations militaires entre les deux pays, alors même que la Turquie aura été pendant un demi-siècle le meilleur allié d’Israël dans la région. D’ores et déjà, les manœuvres conjointes turco-israéliennes ont été annulées sine die. En outre, cette crise pourrait aussi avoir des conséquences sur les relations commerciales entre les deux pays, alors même que la Turquie est un partenaire vital pour l’économie israélienne.

Cependant, Tel-Aviv se devait de casser la crédibilité de la Turquie au moment où elle se rapproche de la Syrie et de l’Iran, et ambitionne d’exercer avec ses nouveaux partenaires une autorité régionale [3]. Dans l’immédiat, Israël devait sanctionner le rôle d’Ankara dans la négociation du Protocole de Téhéran sur l’industrie nucléaire iranienne.

Côté turc, où l’on s’attendait à une intervention israélienne musclée mais pas létale, le moment est venu de se poser en protecteur des populations palestiniennes, selon la doctrine néo-ottomane théorisée par le ministre des Affaires étrangères, le professeur Ahmet Davutoğlu. Sans attendre le retour du Premier ministre Recep Erdoğan, en voyage en Amérique latine, l’ambassadeur Turc à Tel-Aviv a été rappelé à Ankara et une cellule de crise a été mise en place autour du vice-Premier ministre, Bülent Arınç. Elle est immédiatement entrée en contact avec les 32 gouvernements des Etats dont les passagers du convoi sont ressortissants. Tout le personnel diplomatique turc a été mobilisé pour saisir du problème le maximum d’Etats et d’organisations internationales. Dans une conférence de presse, M. Arınç a exigé la restitution immédiate des trois bateaux turcs volés et de leur cargaison, ainsi et surtout que la libération des centaines de citoyens turcs enlevés et séquestrés. Il a choisi de qualifier l’attaque d’acte de « piraterie » (et non de guerre), de manière à offrir au gouvernement Netanyahu la possibilité de présenter l’affaire comme une « bavure » et non comme une politique. Dans cette logique, le président Abdullah Gül, quant à lui, a exigé que les tribunaux israéliens jugent les responsables de cette tuerie.

Depuis le Chili, M. Erdoğan a déclaré : « Cette action est totalement contraire aux principes du droit international, c’est le terrorisme d’un Etat inhumain. Je m’adresse à ceux qui ont appuyé cette opération, vous appuyez le sang, nous soutenons le droit humanitaire et la paix ».

Dans l’après-midi, Ankara a saisi la Conseil atlantique. La Turquie est membre de l’OTAN. Si elle ne trouve pas la réponse qu’elle attend du gouvernement israélien, elle pourrait qualifier l’attaque d’acte de guerre et requérir l’aide militaire des Etats membres de l’Alliance en vertu de l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord.

Le gouvernement Netanyahu a invité ses ressortissants à quitter la Turquie, tandis que des manifestations spontanées se multiplient devant les consulats israéliens où la foule réclame vengeance.

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Le 26 mai 2010, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, reçoit à Tel-Aviv le secrétaire général de la Maison-Blanche, Rahm Emanuel. Celui-ci lui remet une invitation de Barack Obama, que la partie israélienne annulera cinq jours plus tard.

Côté états-unien, cette affaire rappelle celle de l’USS Liberty (8 juin 1967). Durant la guerre des Six jours, les Israéliens attaquèrent un bâtiment de surveillance électronique de l’US Navy, faisant 34 morts et 171 blessés. Tel-Aviv présenta ses excuses pour cette méprise sur le champ de bataille tandis que, tout en les acceptant officiellement, Washington y vu un outrage délibéré. Les Israéliens auraient voulu à l’époque sanctionner les critiques états-uniennes.

Cette fois, l’attaque de la flottille de la liberté pourrait être une sanction après le vote par Washington d’une résolution des Etats signataires du Traité de non-prolifération enjoignant Israël à déclarer ses armes nucléaires et à accepter les contrôles de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

La décision israélienne d’attaquer des navires civils dans les eaux internationales intervient après l’assassinat aux Emirats d’un dirigeant palestinien par une unité du Mossad ; la découverte d’un vaste système de copie falsifiées de passeports au détriment d’Etats occidentaux ; et le refus d’assister à la conférence internationale de suivi du Traité de non-prolifération. Cet ensemble de faits peut être interprété comme une succession de coups perpétrés par un Etat sûr de son impunité —et dans ce cas, il pourrait s’agir cette fois d’un coup de plus ou de trop—, ou comme une escalade après une courte friction publique avec l’administration US —il s’agirait alors de revendiquer le leadership du mouvement sioniste en montrant que Tel-Aviv décide et Washington entérine—.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en voyage en Amérique du Nord, a décidé de terminer sa visite canadienne et d’annuler son rendez-vous à la Maison-Blanche. Il a été joint par téléphone par le président Obama qui lui a demandé des explications.

La Haut commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme, Navi Pillay, a déclaré que l’opération israélienne ne pouvait avoir aucune justification juridique. Le Rapporteur spécial sur les Droits de l’homme dans les territoires occupés palestiniens, Richard Falk, a tenu à souligner qu’au delà de l’atteinte à la liberté de circulation sur les mers, le problème central reste le blocus. « À moins que des actions promptes et décisives soient prises pour mettre au défi l’approche israélienne sur Gaza, nous serons tous complices d’une politique criminelle qui menace la survie d’une communauté assiégée », a t-il affirmé. Le Conseil de sécurité a été convoqué en urgence, ce jour, à 18h TU. Le ministre turc des Affaires étrangères est parti à New York.

31/05/2010

Israël attaque la flotille de la Paix

31/05/2010
Tout Sauf Sarkozy

 

La marine de l'entité sioniste, raciste et colonialiste, a pris d'assaut la flotille de la paix partie pour Gaza. Ankara prévient Israël de "conséquences irréparables"

La Turquie a prévenu Israël de "conséquences irréparables" sur les relations bilatérales, après le raid meurtrier israélien sur la flottille d'aide pro-palestinienne, dont des bateaux turcs, a annoncé le ministère des Affaires étrangères, lundi matin 31 mai.

"Nous condamnons fortement ces pratiques inhumaines d'Israël", a déclaré le ministère dans un communiqué. "Cet incident déplorable, qui a eu lieu en pleine mer et constitue une violation claire de la loi internationale, peut entraîner des conséquences irréparables sur nos relations bilatérales", ajoute le communiqué.

La radio publique israélienne a annoncé lundi matin que la censure militaire avait interdit la diffusion de toute information sur les morts et les blessés transférés vers des hôpitaux en Israël.

Une télévision israélienne, la chaîne 10, a fait état de la mort d'au moins dix passagers.

La "flottille de la liberté" acheminant des centaines de militants pro-palestiniens et de l'aide pour Gaza avait appareillé dimanche après-midi pour Gaza.

"Des centaines de soldats israéliens attaquent la flottille, et le capitaine de notre bateau est grièvement blessé": c'est ce qu'a raconté le correspondant d'al-Jazira à bord d'un des bateaux avant l'interruption de la communication.

Le Hamas appelle pour sa part à une "intifada" devant les ambassades israéliennes partout dans le monde.

 

07/03/2009

Le Mossad impliqué dans un complot contre la Turquie

Par Wayne Madsen : 15.01.2009

De récentes révélations, (Déjà rapportées par WMR), font état du fait que le Mossad israélien et les syndicats criminels de la « Chabad House » qui préparaient une opération, ont été était les cibles d’une attaque de rétorsion par une équipe Musulmane à Mumbai.

Ceci laisse à penser que le Mossad a de nouveau été impliqué dans le montage d’une opération criminelle, cette fois en Turquie.

Ce qui rend exemplaire ce dernier exemple de l’échec du service secret d’Israël dans une de ses activités criminelles et d’Organisations criminelles encore plus dangereuses, c’est que cette fois-ci c’est la Turquie qui est visée. Cette Turquie qui, à la différence d’Israël, est une alliée de L’OTAN, des Etats-Unis, et avec laquelle les Etats-Unis sont liés suivant le traité de protection des alliés de L’OTAN contre toute agression par des états non membres, dont Israël fait partie.

Les médias Turcs et d’autres médias du Moyen-Orient annoncent que le Mossad a été cité comme étant en rapport avec un criminel Turc de Droite et son équipe d’espions, connu comme Ergenekon ; lequel est accusé de vouloir renverser le « Justice and Development (AKP) Party », démocratiquement élu en Turquie, le parti du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et du Président Abdullah Gul. Plusieurs articles citent un rabbin Turc, Tuncay Guney, c’est-à-dire Daniel T. Guney et Daniel Levi dont le nom de code serait « Ipek » ou « Silk, » comme ayant servi d’agent double pour le « Turkish National Intelligence Organization » (MIT) infiltrés par des éléments du puissant groupe Ergenekon, un «état dans l’état ».

Guney avait été arrêté par les autorités Turques en 2001 pour la distribution de fausses cartes grises et de fausses plaques d’immatriculation pour des voitures de luxe. Un document récemment découvert par la presse Turque a révélé que Guney avait aussi infiltré une unité de renseignements de la police, le « JITEM », tout en travaillant avec Ergenekon pour déstabiliser la Turquie.

Guney fut exfiltré aux Etats-Unis ou il est maintenant à la tête du « B’nai Yaakov », la Synagogue et le Foyer municipal de Toronto, au Canada. Guney a nié être un agent d’Israël, de la Turquie ou des Etats-Unis mais le MIT a authentifié un document identifiant Guney comme un agent du MIT.

Le quotidien Turc « Hurriyethas » a publié que Guney avait servi dans l’ »Unité de Contre-terrorisme du MIT » (CTU) et dans l’unité du « MIT » qui surveille l’Iran. Hurriyet a aussi annoncé que Guney avait développé un contact au Consulat iranien à Istanbul avec Muhsin Karger, le Sous-secrétaire aux Affaires politiques du Consulat.

Guney a aussi prétendu être journaliste et a aussi allégué être membre du PKK. Silvyo Ovaydo, le leader de la communauté Turque Juive, a dénonçé Guney comme étant un faux rabbin et a dit qu’il n’était même pas enregistré comme rabbin au « B’nai Yaakov » la synagogue de Toronto. On dit que Guney a par ailleurs travaillé pour des organisations médiatiques Islamistes en Turquie, mais s’est soudainement converti au Judaïsme et est devenu " rabbin instantané" à Toronto.

Au coeur de l’histoire d’Ergenekon se trouve le Mossad et ses tentatives annoncées de transformer la Turquie en un autre Liban, ou en Cisjordanie /Gaza. En un pays détruit par les luttes interne et une guerre constante qui amènerait au pouvoir une dictature militaire de droite. Lors du procès d’un des meurtriers accusé du meurtre du Journaliste arméno-turc Hrant Dink, l’avocat d’un des meurtriers a demandé à un autre accusé, Erhan Tuncel, (comme Guney un ancien informateur occasionnel de la police), s’il avait une petite amie israélienne. Tuncel a refusé de répondre à la question, dénonçant une atteinte à sa vie privée.

Cependant, il était clair que ce que l’avocat voulait faire ressortir était le rapport avec le Mossad du meurtre commis par Dink ; un meurtre qui a été monté en épingle par les nationalistes Turcs anti-arméniens, par les trusts israélien, et lourdement souligné par les médias occidentaux sous influence du Lobby.

Quand 89 suspects ont été cités dans un acte d’accusation de 2 455 pages par la Cour criminelle d’Istanbul en juillet dernier, de nombreux officiers militaires Turcs furent mis à la retraite, et le réseau de néo-conservateur, particulièrement à Washington, qui est leur citadelle principale, avec Jérusalem et Londres, a commencé à tenter de refroidir l’affaire. Le terme "Théorie de la Conspiration" a été mis en avant autour des charges de l’acte d’accusation qui déclarait qu’Ergenekon avait joué un rôle essentiel dans la formation de plusieurs groupes terroristes Turcs pour perturber la politique du pays ; infiltrant y compris le Parti Ouvrier du Kurdistan illégal (PKK), le Hizbollah Turc, le Parti du Front marxiste - léniniste Populaire de Libération (dhkp-c) et le peu connu « Islamic Great East Raiders Front » (ibda-c). La fondation néoconservatrice « Jamestown » à Washington a alors déclaré les liaisons de l’acte d’accusation entre des éléments militaires Turcs et les terroristes radicaux comme une « Théorie de la Conspiration ».

Les organisations comme « Jamestown » n’avaient pas d’autre choix. S’il était prouvé, aussi en Turquie, que divers groupes terroristes comme « Al-Qaeda » les « Deccan Mujaheddin », et d’autres n’existent que grâce à l’aide financière et à l’appui des Américains, des Israéliens et d’autres structures des Services secrets militaires Occidentaux, les groupes comme « Jamestown » perdraient leurs raisons de vivre, c’est-à-dire mener leur propagande et recevoir les financement pour renforcer les terroriste croque-mitaines, les réels "Emmanuel Godsteins," vivants.

On annonce que Guney est le 86ème suspect dans l’acte d’accusation d’Ergenekon. On pense que Guney a révélé des information cruciales détaillée sur l’existence d’Ergenekon pour éviter d’être accusé de ce cas.

L’engagement de l’aile de l’Extrême droite militaire turque et des fonctionnaires du Renseignement et réseaux de crime organisés turcs, avec le Mossad et, probablement, les agents de la C.I.A. agissant de concert avec « Fethullah Gulen » un centres de Madrassa Turco-Islamique charismatique soupçonné d’être financé par la C.I.A. dans des activités parallèle Pan-Turco/Eurasiennes (Style : George Soros) pour servir les buts d’Ergenekon, est semblable au scénario maintenant découvert en Inde où le groupe peu connu appelé « Deccan Mujaheddin » avait été créé comme une opération false-flag par la Droite militaire indienne et les officiers de renseignement, allié avec le Mossad et les agents de C.I.A., pour semer la discorde en Inde et porter le « Bharatiya Janata Party-Shiv Sena Hindu » au Gouvernement.

Gulen possède quelques médias et des intérêts en Turquie et dirige des centres islamiques partout en Asie centrale, et même en Russie.

Dans les sondages, un tiers du public turc pense qu’ « Islamist Nurcu », la secte du leader charismatique Grand Hodja Fethullah Gulen, qui vit en Pennsylvanie, fait partie d’un mouvement qui tente de prendre le contrôle de l’état Turc, et un peu plus d’un tiers pense que Gulen est financé par « des intérêts internationaux ». Après qu’il ait été acquitté en Turquie pour sa tentative de renverser l’état laïc avec son organisation religieuse, Gulen s’est d’abord vu refuser une Carte Permanente de Résident ou "Carte Verte" par les Etats-Unis par la « U.S. Distrrict Court for the Eastern District of Pennsylvania ». Mais une Cour d’appel a accordé une Carte Verte à Gulen. En octobre de cette année, une Cour fédérale d’appel a découvert que les Services de l’immigration américains avaient incorrectement rejeté la demande de Gulen pour une « Carte Verte ». La cour d’appel décidé que Gulen était « un étranger de capacité extraordinaire », une décision qui lui a valu le statut de résident. Les observateurs soupçonnent que la C.I.A. est intervenue auprès de la cour pour la défense de Gulen. L’appui secret de Gulen pour l’ « AKP » peut être une police d’assurances par la C.I.A. pour entretenir un rapport proche avec le la « Tendance islamiste gouvernementale » de l’ « AKP » d’Ankara. L’administration de Bush, après sept ans de tentatives d’expulser Gulen en Turquie, a soudainement laissé tomber son opposition avec son statut de résidence permanent.

Le « Public Prosecutor in the U.S. Citizenship and Immigration Service », (USCIS), qui a plaidé le cas contre le statut de résident permanent de Gulen est persuadé, à travers des documents classifiés, que le mouvement de Gulen a été financièrement soutenu par l’Arabie Saoudite, l’Iran, le gouvernement Turc et la CIA. La déposition a démontré que quelques hommes d’affaires d’Ankara ont faits don jusqu’à 70 % de leur revenus au mouvement de Gulen.

Si les opérations de Gulen sont financées par la C.I.A. cela signifie que « l’Agence » peut être liée avec Ergenekon. Avec les Etats-Unis qui sont liés par un Traité de Défense Mutuel avec le gouvernement officiel de la Turquie cela met la C.I.A. potentiellement en violation de la Loi américaine. Et les connexions d’Israël avec Ergenekon sont en contradiction avec le faitque les Etats-Unis ont le devoir selon le traité de protéger son allié la Turquie d’une agression israélienne secrète ou manifeste.

Version française : blog "Illusions de mouvements"

Article original : Wayne Madsen

10/02/2009

« C’est Israël, qui a besoin de la Turquie ! »

Par Gilad Atzmon 

Entretien réalisé par Hasan Uncular.

09 février 2009

« C’est Israël, qui a besoin de la Turquie ! »

Hasan Uncular [HU] : Cher Gilad, quelle analyse faites-vous du carnage israélien à Gaza ?

Gilad Atzmon [GA] : Cher Hasan, je ne pense pas qu’il s’agisse réellement d’une question d’évaluation. Nous avons tous conscience du niveau [incroyable] des destructions infligées à des civils innocents par l’Etat juif. Gaza ressemble à un paysage d’après-bombe atomique. Pourtant, comme nous le savons, cette dévastation ne résulte pas du lâcher d’une seule bombe atomique. Non, en réalité, il y a eu une campagne impitoyable et interminable, conduite par une armée nationale et populaire, qui a recouru à un enchaînement de bombardements lourds, au moyen d’armes conventionnelles, mais aussi de projectiles non-conventionnels. Le carnage, à Gaza, est le résultat d’un raid aérien sinistre, continu et intensif contre les civils vivant dans la région la plus densément peuplée sur notre planète. Aussi, davantage que par l’évaluation du carnage en lui-même, je suis très intéressé dans l’évaluation des gens qui sont capables de causer une telle destruction. Autrement dit, je suis intéressé à percer l’identité collective israélienne, mais aussi l’identité collective juive. Je me demande comment il est possible que les Israéliens, ce peuple qui a « ressuscité de ses cendres », ait pu devenir, collectivement, l’incarnation du mal moderne. Comment se fait-il que les juifs de la diaspora soutiennent quasi unanimement Israël et ses crimes contre l’humanité ?

« Israël se sent totalement libéré d’une quelconque retenu morale ou éthique »

[HU] : Pourquoi Israël viole-t-il ainsi en permanence la légalité internationale, et pourquoi ne respecte-t-il pas les accords signés ?

[GA] : J’imagine que c’est parce que les Israéliens sont imbus de sentiments de supériorité, qui ont sans doute quelque chose à voir avec l’interprétation séculière de l’Election juive. En fin de compte, Israël est bien l’Etat juif, non ? Bien que la société israélienne soit dans une large mesure une société laïque, elle réussit à perpétuer l’héritage judaïque de la suprématie raciale. Il s’agit, de fait, de l’interprétation laïque nationaliste de la tradition juive qui a évolué en une inclination collective meurtrière. Il est important de noter que tandis qu’à l’intérieur du contexte juif, l’élection est interprétée comme un fardeau moral impartissant aux juifs de représenter une exemplification du comportement moral, dans l’Etat juif, l’élection est interprétée comme une autorisation à dominer et à tuer. Dès lors que les Israéliens se considèrent le peuple élu, ils se sentent manifestement libérés de toute préoccupation éthique ou morale. A cela s’ajoute le fait qu’ils ne sont absolument pas concernés par le jugement ou la pensée des autres peuples ou des autres nations. Cette philosophie arrogante a été définie par le Premier ministre israélien David Ben Gourion, dans les années 1950, quand il a déclaré : « Peu importe ce que les Goyim [les Gentils, les non-juifs] disent ; seul importe ce que les juifs font ! »

« Il faudrait décerner à Peres le prix Nobel de Physique ( nucléaire) ! »

[HU] : Quelle est, à vos yeux, l’importance de la réaction du Premier ministre (turc) Recep Tayyip Erdoğan, à Davos ?

[GA] : Pour moi, il est évident que le Premier ministre Erdoğan a été très courageux en s’opposant au mensonge israélien sur une scène internationale. De plus, il a réellement mis dans le mille en dévoilant le symbole suprême de ce mensonge-même. Je fais allusion ici au criminel de guerre et néanmoins Président d’Israël Shimon Peres, qui, en dépit de son passé accablant [Kafr Kana, réacteur nucléaire de Dimona, etc], a réussi à s’arroger un prix Nobel de… la paix ! Considérant sa contribution fondamentale au projet de recherches en matière d’armes de destruction massives de Dimona, un prix Nobel de Physique (nucléaire) aurait été plus indiqué.

C’est Israël, qui a besoin de la Turquie ! 

[UH] : De quelle manière le lobby juif agit-il contre le Premier ministre Erdoğan et contre les juifs dotés d’une conscience ; comment le peut-il ?

[GA] : C’est une excellente question ; mais je ne suis pas expert ès-tactiques juives… Toutefois, j’ai parfaitement conscience de l’influence qui est la leur. Dès lors que les finances du parti Travailliste britannique sont gérées par des sionistes aussi enragés que [le faux-noble] Lord cash Machine Levy et que le secrétaire général [chief of staff ] de la Maison-Blanche n’est autre qu’un sioniste ultra, nous devons nous attendre à ce que ce soient les intérêts sionistes qui donnent forme à notre réalité, et cela signifie énormément de conflits, de carnages et le sang versé d’innombrables civils innocents.

Toutefois, nous devons garder à l’esprit le fait que le vent est en train de tourner. Ce que nous voyons et ce que nous entendons, à Gaza, suscite une indignation gigantesque contre Israël et ses séides, dans le monde entier. Pour moi, il est difficile de prédire quelles seront les mesures que ne vont pas manquer d’adopter les lobbies juifs à l’encontre du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan. Il peut probablement d’ores et déjà s’attendre à être présenté comme leur nouveau protagoniste antisémite. Comme nous le savons, il ne faut pas très longtemps pour en devenir un. 

Si, dans le temps, les antisémites étaient les gens qui n’aimaient pas les juifs, aujourd’hui, il s’agit de ceux que les juifs haïssent.
Il n’en reste pas moins que nous devons avoir à l’esprit l’idée que l’amitié de la Turquie est très importante, pour Israël. La Turquie était en effet, jusqu’ici, l’unique pays ami d’Israël dans toute la région. Ces derniers temps, elle a joué un rôle d’intermédiaire en vue de négociations (hypothétiques) avec la Syrie. En bref, c’est Israël, qui a besoin de la Turquie…

[HU] : Comment les relations israélo-turques peuvent-elles être affectées par le clash entre Erdoğan et Peres, à Davos ?

[GA] : Je préfère vraiment ne pas répondre à cette question ; je ne suis pas précisément un expert, en cette matière…

« Je suis simplement antiraciste »

[HU] : Avez-vous un message conclusif à adresser au monde, et au peuple turc ?

[GA] : Je n’aime pas envoyer de messages « conclusifs » et, ce, pour trois raisons :

1. Je n’aime pas les déclarations sans appel ; je tiens à me réserver une option de regret, et je veux être en mesure de réviser mes opinions, sur quelque sujet que ce soit ;

2. Je pense que ceux qui envoient des « messages finaux » doivent être des gens très importants et très intelligents. Quand à moi, je suis avant tout un artiste ; je procède à l’introspection, et je partage ce que je vois avec mes auditeurs et mes lecteurs ;

3. Contrairement à ces hommes politiques qui savent ce qui est bien et ce qui n’est pas bien pour les autres qu’eux-mêmes, j’ai déjà du mal à savoir ce qui est bien, pour moi-même…

Toutefois, ma politique, pour ainsi dire, est très simple : je suis pour une expression éthique. Cela signifie que dans telle ou telle circonstance, je m’efforcerai de trouver, par moi-même, ce qui est bien et ce qui est mal. Je ne crois pas au dogmatisme. Je le redis : pour moi, la quête morale est un processus dynamique, consistant à modeler, et à refaire.

Il y a environ une semaine, un ami, le légendaire musicien Robert Wyatt, m’a aidé à mettre cela en parole, de la manière la plus éloquente et simple qui soit. « Ma politique », a-t-il dit, « est très simple : je suis simplement antiraciste ». C’est vraiment ce autour de quoi tourne tout le reste : être antiraciste…

Je suis totalement opposé à toute forme de politique raciste, et c’est la raison pour laquelle je méprise toute forme de politique juive, qu’elle soit de gauche, de droite ou du milieu. J’en ai ras-le-bol de toutes ces organisations « exclusivement juives ». Qu’il s’agisse des «Juifs pour un seul Etat », ou des « Juifs pour la paix ». Je suis contre ça, parce que ça ne vise qu’à promouvoir les intérêts tribaux juifs, et non pas l’humanité, ni la fraternité. L’expérience politique juive est, peu ou prou, toujours racialement orientée, et chauvine jusqu’à la moelle.

Bien que je sois convaincu que les gens sont fondés à lutter pour conquérir leur droits (comme, par exemple, le combat des Palestiniens), je pense aussi que les gens devraient savoir de quelle manière réinstaurer la paix et l’harmonie. En ce qui concerne la politique israélienne et la politique juive, c’est exactement ce qui dont nous avons besoin. Tout ce que nous voyons, c’est la vengeance et la colère, qui entraînent de plus en plus de violence. Il est parfaitement évident que les Israéliens ne sont pas vraiment familiarisés avec les notions de pitié et de compassion. La suggestion spirituellement génératrice d’harmonie faite par Jésus, résumée par l’expression « tourner l’autre joue », semble, aux oreilles des Israéliens, un concept amusant et oiseux. Apparemment, pour eux, « choc et terreur », « shock and awe », voilà qui semble bien plus sexy. C’est démocratiquement qu’ils ont voté en faveur du carnage, de la destruction et du génocide. 

Mais, après tout, ils ont bien le droit de voter… Ne sont-ils pas la « seule démocratie au Moyen-Orient » ?

C’est, tout au moins, ce qu’ils prétendent…

Source : Timeturk

Traduction : Marcel Charbonnier

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