Le président raconte qu'il fait ses courses sur les Champs-Elysées le dimanche...
12.12.2008
Sarkozy poursuit le démantelement de la société française
En visite dans une usine d'Orléans (Loiret), mardi 20 mai, Nicolas Sarkozy s'est dit de nouveau favorable au travail le dimanche. Pour convaincre son auditoire, il a même raconté sa vie...
VOICI LE SARKOZY COMEDY SHOW, EN 3 EPISODES.
Le membre du Post Nonolimit a d'ailleurs remarqué que ce discours du président ressemblait presque mot pour mot à un autre discours prononcé par Nicolas Sarkozy, le 6 mars dernier, à Vesoul (Haute-Saône).
Mais pourquoi Sarkozy parle t-il de ce sujet ?
La loi n'autorise pas le travail le dimanche mais Nicolas Sarkozy s'est toujours dit pour un assouplissement, voire une modification de cette loi.
L'UMP a d'ailleurs fait une proposition de loi sur le travail autorisé le dimanche, "proposant que les préfets puissent autoriser l'ouverture de tous les commerces ainsi que des services aux publics dans les 'zones touristiques d'affluence exceptionnelle, ou d'animation culturelle permanente...' mais également 'dans les zones d'attractivité commerciale exceptionnelle'".
Le gouvernement soutient cette proposition de loi qui "devrait être examinée par l'Assemblée fin mai".
Les syndicats y sont-ils opposés ?
Oui, le 5 mai dernier, trois syndicats (la CGT, la CFTC et FO) ont critiqué cette proposition de loi: "Le dimanche doit rester un jour de repos commun à la communauté des salariés. Ce n'est pas la logique du marché qui doit imposer le travail du dimanche".
(Sources : Wat.tv, AFP)
Article original : Le Post.
Note de P&P : Sarkozy investit manifestement beaucoup d'énergie dans le démantelement de la loi française en général et l'intediction de travailler le dimanche en particulier.
Ces gesticulations servent au moins trois objectifs fondamentaux fixés depuis longue date par la clique qui dirige notre pays et tire les ficelles de notre pantin présidentiel.
1/ acter l'autorité : le référendum sur l'Europe est un triste précédent où Sarkozy a foulé aux pieds une décision souveraine du peuple et lui a opposé sa décision personnelle. L'imposition du travail le dimanche va à l'encontre de la loi française, de l'avis des syndicats et certainement d'une grande majorité de Français. Lorsqu'un dirigeant réussit à imposer une décision qui va à l'encontre des souhaits et des intérêts du peuple, alors ce dernier fait un pas de plus vers le totalitarisme et s'éloigne d'autant des principes d'une véritable démocratie. Il ya bien une dimension symbolique dans de telles luttes et parfois l'objet de la lutte (travail le dimanche, CPE,...) ne doit pas obérer l'impact émotionnel de la manière dont elle se déroule et dont elle se conclut.
2/ servir les élites qui l'ont porté au pouvoir : dans ce cas l'équation économique est limpide. L'ouverture des magasins le dimanche signifie plus de vente, donc plus de chiffre d'affaire et donc plus de profits. A l'instar des plans d'engraissement des banquiers, des patrons du BTP ou de l'automobile financés sur les fonds publics, cette nouvelle brèche ouverte dans le droit français bénéficiera aux dirigeants et actionnaires alors que les citoyens travailleront encore plus pour les mêmes salaires de misère tandis que la crise apportera son lot de chômeur et de hausse des prix.
3/ la destruction du lien social. Voilà peut-être le point le plus important. Que font les Français le dimanche ? Ils rencontrent leur famille et leurs amis, ils vont à l'église, ils participent à la vie des clubs et associations (sport, art, culture,...)
Grâce à ces activités les Français rencontrent leurs pairs, entretiennent des dynamiques collectives et forgent le lien social. Travailler le dimanche induira de fait une destruction de ce lien. C'est au cours de ces moments de socialisation, de partage, d'échange que la solidarité se forge.
Lorsque les citoyens d'une nation, ont fait le deuil de l'entraide, de la solidarité, de l'échange alors ils ne disposent plus d'aucune défense face aux excès des totalitarisme.
Les discussions permettant d'enrichir l'analyse de telle ou telle situation disparaissent laissant le champ libre aux propagandes colportées par les médias, l'union permettant de faire front ensemble et d'être plus fort se dissout concrétisant le vieil adage du "diviser pour mieux régner", l'entraide et l'échange qui permettaient de vivre un peu plus décemment en temps de crise sont éradiqués, laissant place à des individus isolés et affaiblis face aux affres d'une crise profonde...
Pour ceux qui en douteraient encore, chacune des décisions de Sarkozy est mûrement réfléchie, pas forcément par celui-qui les colporte mais au moins par les hommes de l'ombre qui soufflent le texte. Chacune des décisions de Sarkozy va dans la même direction, centrimètre par centimètre celles-ci nous éloignent de ce qui faisait l'identité française : solidarité, partage, fraternité, équité, liberté.
Si cette poignée de dirigeants psychopathes continue à présider les destinées de la France alors ces mots si riches de sens, d'espoir et de valeur ne seront plus que des slogans creux entonnés par des pantins cyniques officiant à l'asservissement final de toute une nation.
22:01 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : dimanche, travail, sarkozy, droit
01.11.2008
Suppression des acquis sociaux : tout le monde au travail à 70 ans !!
Le démantèlement du code du travail continue le plus discrètement du monde, avec la complicité silencieuse des médias :
Le projet de budget de la sécurité sociale pour 2009 recèle de surprises. Après la réforme du départ à la retraite des pilotes d'avion, des stewards et des hôtesses, les Verts et les communistes s'inquiètent de la possibilité offerte aux salariés de travailler jusqu'à 70 ans. La mise à la retraite d'office fixée à 65 ans est supprimée. Les deux partis dénoncent un "réforme insidieuse".
Une réforme qui ne dit pas son nom, faite en catimini. En substance, c'est ce que les Verts et les communistes dénoncent. Au cours du vote du projet de loi de financement de la sécurité sociale (Plfss) 2009, les députés ont glissé une disposition qui permet de repousser l'âge du départ à la retraite à 65 ans dans le transport aérien et à 70 ans dans d'autres secteurs. Il ne s'agit pas d'un nouvel âge légal (qui lui demeure à 60 ans si les 41 années de cotisation ont été réunies), mais d'une possibilité offerte aux salariés. Tout se fera sur la base du volontariat. Mais la mise à la retraite d'office, fixée à 65 ans, est quant à elle supprimée.
Ces nouvelles dispositions, ainsi qu'une extension de la possibilité de cumuler un emploi et une retraite, ont été votées par les députés de la majorité peu avant minuit, la veille du week-end de la Toussaint. En clair, personne ne les a vues passer. Ce projet doit encore faire l'objet d'un vote solennel le 4 novembre, puis passer devant le Sénat mi-novembre. Mais les Verts et le Parti communiste français sont montés au créneau.
Xavier Bertrand défend la réforme
"L'âge de la retraite est insidieusement repoussé à 70 ans", explique la députée des Verts Martine Billard dans un communiqué. "Gageons que dans quelques temps, cette limite deviendra l'âge officiel de départ en retraite", poursuit-elle. Même son de cloche au PCF: "L'équipe de Nicolas Sarkozy repousse insidieusement l'âge de la retraite à 70 ans. Comme pour le travail du dimanche, le pseudo-volontariat est avancé pour justifier ce scandale", s'insurge le parti dans un communiqué. Du côté de la CGT, il y a une "légère inquiétude". Si la mesure ne "modifie pas pour le moment les repères de 60 et 65 ans en matière de retraites", elle "traduit bien la réalité d'aujourd'hui: de moins en moins de salariés auront la totalité de leurs droits à 60 ans et une retraite suffisante à 65 ans. Ils devront donc chercher à poursuivre leur travail voire à cumuler emploi et retraite".
Le gouvernement a tenté d'éteindre le début d'incendie. Il insiste sur le fait que la possibilité de partir à 60 ans, si les 41 ans de cotisation sont réunies, demeure. Il ne s'agit à ses yeux que de permettre à ceux qui le souhaitent de travailler plus longtemps. Xavier Bertrand est parti au front samedi sur France Info pour défendre la réforme. "Il faut aujourd'hui considérer que nos sociétés évoluent, on vit de plus en plus longtemps, il faut aussi que nos règles évoluent", a avancé le ministre du Travail. Il a pris pour exemple l'entraîneur de football Guy Roux, empêché un temps de poursuivre sa carrière en raison de la limite d'âge, avant de pouvoir poursuivre brièvement sa carrière - de manière catastrophique par ailleurs - au début de la saison 2007-08.
Le ministre a aussi cité le cas du professeur Luc Montagnier, prix Nobel 2008 de médecine, parti selon Xavier Bertrand aux Etats-Unis car atteint par la limite d'âge. Luc Montagnier, 76 ans, a certes participé à la création de sociétés aux Etats-Unis mais aussi en France. Il est toujours professeur émérite à l'Institut Pasteur et directeur de recherches honoraire au CNRS. Le PCF a fait remarquer que les futurs retraités dont les revenus sont faibles n'auront eux guère le choix et devront poursuivre leur carrière jusqu'à 70 ans, histoire d'avoir une retraite décente. Les communistes ont ajouté que les députés n'ont pas fait de différence suivant la pénibilité des métiers.
Source : Le Jdd
21:13 Publié dans Ponérologie française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : travail, retraite, acquis sociaux


