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11/01/2010

L'expérience de Asch




Il est intéressant et effrayant de constater combien la pression sociale peut l'emporter sur la vérité.

Comme prouvé par l'expérience de Salomon Ash, les individus préfèrent généralement adopter un mensonge qui fait l'unanimité (même s'ils sont conscients qu'il s'agit bien d'un mensonge) plutôt que de se confronter aux réactions négatives du groupe (regards, menaces, jugements, réjection, etc.)

Imaginez un monde où les opinions, les croyances, l'analyse des faits et événements seraient confiés à une poignée de médias collusifs colportant les mêmes mensonges.

Quel en serait l'impact sur la population ? Combien oseraient clamer la vérité ? Combien, usés par la répétition ad nauseam des mêmes mensonges, en viendraient à les considérer comme vérité ?

Il est également intéressant de noter que lorsqu'il n'y a plus unanimité parmi les faux participants (et il suffit ici seulement d'un complice parmi les cinq protagonistes) alors le sujet a beaucoup moins de pression et exprime la vérité beaucoup plus librement. Il dispose d'un allié et il ne sent plus seul face au reste du monde.

On peut transposer cette analogie au monde des médias décrit ci-dessus et s'interroger sur ce qu'il adviendrait si une masse critique de médias n'entonnait pas la version officielle. Combien d'individus cesseraient de se conformer au mensonge collectif ? Combien d'individus pourraient enfin dire tout haut ce qu'ils portent comme un secret honteux ? Combien d'individus pourraient enfin vivre en accord avec ce qu'ils pensent réellement ?