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23/02/2009

Le véritable visage de Contribuables Associés

Ce matin, j'ai trouvé dans le courrier une pétition qui démontre une fois de plus le degré de manipulation exercée par notre gouvernement. Comme dans toute bonne pathocratie [1], les élites psychopathes et affiliés essaient de troubler les esprits par le biais de paramoralismes [2], de peurs, de désinformations, et  en instituant des crises et conflits où ils se font passer pour nos sauveurs alors qu'ils en sont les instigateurs.

Si vous avez reçu cette pétition, j'espère que vous lirez les commentaires qui suivent, et que vous réfléchirez bien avant de la signer. Votre santé psychique dépend en effet d'un esprit critique, qui n'est pas dupe de manipulations de ce genre.

Je pourrais sans peine imaginer Sarkozy lui-même dicter cette lettre à l'un de ses sbires. Les ficelles sont tellement évidentes, que j'ai l'espoir que la population française puisse lire derrière les mots, et comprendre que l'Etat n'a pas ses meilleurs intérêts à l'esprit. De toute évidence, la France se dirige vers une dictature déguisée en une démocratie « made in USA ».

[1] Pathocratie : « Je peux opter pour la dénomination de pathocratie pour un système de gouvernement créé de cette façon, où une petite minorité pathologique prend le contrôle à la place d'une société de gens normaux. »

[2] Paramoralisme : « La conviction qu'il existe des valeurs morales et que certaines actions violent des règles morales est un phénomène tellement commun et ancien qu'il semble avoir quelque substrat au niveau du patrimoine instinctif (encore qu'il ne soit certainement pas entièrement adéquat dans le cadre de la vérité morale), et qu'il ne fait pas que représenter des siècles d'expérience, de culture, de religion et de socialisation. Dès lors, toute insinuation infiltrée dans des slogans moraux est toujours suggestive, même quand les critères "moraux" utilisés ne sont que pure invention ad hoc. N'importe quel acte peut donc être vu comme immoral ou moral par le biais de paramoralismes et de la suggestion active; il se trouvera toujours des gens pour tomber dans le panneau de ce genre de raisonnements. »

Source : Ponérologie Politique, par Andrew Lobaczewski



Paris, le 1er février 2009
Cher ami contribuable,

Qui dirige la France ?
Le Président ?
Le gouvernement ?
Les députés ?
Ou... les syndicats ?
Note : Ou... les psychopathes ?

Seulement 15% des agents et salariés de la fonction publique sont syndiqués. Et pourtant les syndicats de fonctionnaires dictent leur loi dans notre pays. A Ia moindre tentative de réforme, ils bloquent tout le pays pour défendre leurs avantages et leurs privilèges !

Note : il est abusif d'affirmer que le pays est bloqué à chaque réforme. Sarkozy a systématiquement détruit les acquis sociaux depuis son élection (baisse du pouvoir d'achat, augmentation des durées de cotisation retraites, réduction des prestation de la sécurité sociale,...) et seules quelques mesures parmi les plus choquantes (CPE par exemple) ont provoqué un tel tollé, bien au-delà de la sphère syndicale faut-il préciser, que le gouvernement a dû faire machine arrière.


Et en plus, ce sont nous les contribuables qui les payons !

Note : Peut-être que le financement public des syndicats n'est pas si innocent. L'Etat contrôle ainsi ces organisations, qui sous couvert de défense des droits des travailleurs, soutient en fait ceux qui les financent : les politiques. La trahison du mouvement des cheminots par ses propres syndicats démontre à quel point ces derniers sont inféodés au pouvoir politique en place.

A peine le gouvernement avait-il annoncé la réforme de Ia fonction publique, la réforme des régimes spéciaux (sans pour autant les supprimer), Ie non remplacement de I'intégralité des fonctionnaires qui partent d la retraite, que les syndicats réagissant au quart de tour faisaient monter la pression et brandissaient des menaces de grèves.

Note : Il y a ici un amalgame entre les mouvements sociaux spontanés et les initiatives des syndicats. Les manifestations récentes ont vu des centaines de milliers de Françaises et de Français dans les rues : des retraités, des chômeurs, des salariés pauvres... La plupart d'entre eux ne sont pas syndiqués et souffrent de plus en plus du joug de la politique ultralibérale conduite par Sarkozy et ses pairs.


Vingt-quatre heures après les annonces de Nicolas Sarkozy sur les régimes spéciaux, Ia CGT-cheminots et SUD-rail proposaient aux autres syndicats de lancer une journée de grève.

Alors que six Français sur dix jugeaient que la grève contre Ia réforme des régimes spéciaux n'était pas justifiée, selon un sondage IFOP du 13 novembre dernier, les leaders syndicaux ont préféré, comme d'habitude, ne pas entendre la voix du peuple et ont agi contre Ie reste des citoyens pour défendre des intérêts catégoriels.

Note : La partialité des instituts de sondage a été prouvée à plusieurs reprises.

En outre, un sondage du CSA en date du 13 janvier 2009 montre que seuls 11% des Français sont hostiles au mouvement de grève actuel.

Cela démontre que le malaise dépasse largement la vingtaine de % de salariés syndiqués et affecte la grande majorité de la population française, hormis bien sûr l'élite qui a mis au pouvoir Sarkozy qui le leur rend si bien.


Résultats :
> de nombreuses vilIes françaises ont été paralysées
> notre économie a été fortement perturbée,
> de nombreux Français ont été pris en otage et n'ont pendant plus de neuf jours, pas pu aller travailler.

Note : La grève est un des derniers recours du peuple face à la barbarie des élites. Si elles avaient suffisamment de conscience elles cesseraient d'aggraver les inégalités avant que le peuple ne soit dans la rue.

Ici donc, nos chères élites psychopathes et consoeurs jouent la carte du « diviser pour mieux régner » en tentant de monter les grévistes contre les non-grévistes, les fonctionnaires contre les salariés du privé.

Pourtant, que l'on soit dans le public ou le privé, syndiqué ou pas, gréviste ou non, nous faisons tous face aux mêmes difficultés grandissantes. Nous sommes de plus en plus pauvres, et nous avons de plus en plus de mal à joindre les deux bouts et faire vivre décemment nos familles, alors qu'une poignée de sociopathes ne cesse d'augmenter ses profits à nos dépends.


Fin novembre, Bercy chiffrait le co0t des cinq premiers jours de grève entre 1,5 et 2 milliards d'euros et évaluait les retombées économiques sur Ie long terme a 0,1 point de croissance en moins.

Et le pire dans tout ça, c'est que les syndicalistes ont fini par obtenir gain de cause.

Note : dans la plupart des cas les salariés n'obtiennent pas gain de cause, il suffit pour s'en convaincre d'observer les régressions sociales des 18 derniers mois.

Dépourvu de conscience, le psychopathe ne connaît pas de limite à sa barbarie, il teste donc en permanence le seuil de tolérance du peuple. Quelques pas en avant jusqu'à ce que la plèbe se rebelle, puis un pas en arrière pour qu'il se calme, et à nouveau quelques pas en avant...


Entre les augmentations automatiques des salaires six mois avant la date du départ à Ia retraite, I'instauration d'un système de points retraite majorant les pensions, la possibilité de racheter jusqu'à douze trimestres de cotisation vieillesse et les comptes épargne temps permettant de cumuler des mois de vacances, certains agents du public pourraient continuer de raccrocher
au même âge qu'aujourd'hui et avec une pension plus rondelette !

C'est tout simplement scandaleux...

Note :
Les retraites des fonctionnaires comme celles des salariés du privé sont misérables. Des centaines de milliers de Français ayant travaillé toute leur vie se retrouvent avec une pension ridicule tandis que nos chères élites s'engraissent allégrement, à l'instar Sarkozy qui a doublé son salaire, les banquiers et leurs parapluies dorés alors que c'est ceux-là même qui nous ont plongé dans une crise historique, et les profits des grandes entreprises qui ne cessent de licencier.

Nous les contribuables ne devons plus nous laisser faire.

Nous ne supportons plus de voir les lobbies de fonctionnaires imposer leurs quatre volontés aux élus et aux millions de citoyens qu'ils sont censés servir.

Note : S'il existait un tel lobby des fonctionnaires qui impose ses quatre volontés, alors comment expliquer que leur durée de cotisation retraite soit passée de 40 à 42 ans ?

Les syndicats ont cessé depuis longtemps leur rôle de défenseurs des salariés. Ils sont devenus les gardiens des avantages et des privilèges, et les protecteurs des fonctionnaires et autres agents du secteur public.

Note : gagner 1500 euros par mois, c'est ça un privilège ? Allons plutôt voir du côte du patronat, des ministères ou de l'Elysée pour trouver de vrais privilégiés !

Ils sont même prêts à sacrifier tout un pays pour préserver les acquis sociaux du secteur public et ses effectifs !

Note : C'est plutôt l'inverse, préserver un secteur public fort en particulier dans les domaines de la santé, de l'énergie, de l'éducation et des transports permet d'éviter les désastres que connaissent actuellement les Etats-Unis, victimes de la destruction de la fonction publique comme illustré par le scandale d'Enron, les pannes récurrentes de courant en Californie, l'absence de soins pour les pauvres, l'augmentation du taux d'illettrisme...

Et que fait le gouvernement ? Il Ies convoque, les écoute, cherche à les
amadouer du fait de leur capacité de nuisance, et au bout du compte, accepte toujours
de faire des concessions importantes au détriment des contribuables !

Note : Où sont les concessions importantes lorsque le gouvernement affirme « J'écoute mais je ne tiens pas compte. » ou quand, le 5 juillet 2008, il fanfaronne devant le conseil national de l'UMP : "Désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s'en aperçoit." Ceci est de la provocation pure et dure, mariée à un mépris insigne du peuple qu'il est censé représenter. Avec notre sérénissime président, il n'y a pas de compromis possible.

Dans aucun autre pays les réformes de I'administration et de la fonction publique ne sont décidées par les syndicalistes.

Note : Si dans un passé malheureusement bien révolu, les syndicalistes ont pu s'exprimer librement, ce fut un exemple de bon fonctionnement démocratique. Pourquoi vouloir effacer un tel acquis ?


Dans aucun autre pays le gouvernement élu par le peuple ne courbe l'échine face à « la rue ». Notre pays est le seul où les lobbies de la fonction publique brandissent des menaces de grève, arme qu'ils utilisent sans restriction, aux dépens de ceux qui les font vivre.

Note : Ce passage dénote au mieux une grave ignorance du fonctionnement des autres nations, ou au pire une tentative délibérée de manipulation et de désinformation. De nombreux pays en Europe ou Amérique du Sud voient tous ou partie de leurs fonctionnaires et de leurs salariés défendre leurs droits. Et ce droit est l'un des tout derniers remparts face au néolibéralisme qui a mis à genoux les Etats-Unis.


Pourtant... les effectifs des syndicats français sont numériquement les plus faibles de toute l'Europe.

Et le pire dans tout cela c'est que nous, les contribuables,
devons Payer la facture ! Car c'est avec l'argent de nos impôts et de nos
cotisations que les syndicats sont financés.

Vous avez bien Iu... Ces syndicats capables de faire chuter des ministres des gouvernements, de paralyser notre pays, de nous empêcher d'aller travailler et de repousser toute réforme, vivent à nos crochets !

Note : quel gouvernement a été renversé par des syndicats ? Certains ont quitté leurs fonctions suite à des mouvements populaires d'ampleur qui allaient bien au-delà de la minorité des syndiqués.


En 2008, Ies contribuables français ont versé indirectement 400 millions d'euros aux syndicats par I'intermédiaire des aides et subventions diverses accordées par I'Etat, les collectivités locales et les organismes sociaux ! C'est autant que les recettes qui devraient être générées par Ie non remplacement des 22 000 fonctionnaires partant à la retraite prévu pour 2009.

Face à cette situation invraisemblable nous n'avons pas Ie droit de nous taire et de nous laisser faire ! Il est scandaleux de nous obliger à financer des « partenaires sociaux » qui, sans états d'âme, séquestrent les Français et asphyxient nos entreprises.

Note : Remarquez comment, à la manière si caractéristique du comportement psychopathe, ce texte accuse les syndicats de faire exactement la même chose que l'Etat. L'emploi des mots aussi forts a pour but de déstabiliser les lecteurs. Contribuables Associés n'est pas loin d'appeler les syndicalistes « terroristes », ce mot bien ancré dans les esprits suite au vrai bombardement de fausses informations et opérations faux drapeaux.


Les syndicalistes casseurs de réformes menacent de prendre la rue : qu'ils ne soient pas seuls à se faire entendre.
Nous devons nous jeter de toutes nos forces dans cette bataille.

Car à chaque fois c'est Ie même scénario qui se rejoue. Les gouvernements de gauche comme de droite finissent par lâcher prise et faire Ie jeu d'une poignée d'agités.

Rappelez-vous 1995, quand la SNCF, la RATP et l'ensemble de Ia fonction publique se sont mis en grève pour protester contre le plan Juppé visant à réformer les régimes spéciaux de retraite. Les grèves reconduites quotidiennement ont paralysé le pays pendant un mois. Le plan a été purement et simplement retiré...

Rappelez-vous les promesses faites par Jacques Chirac en 2002. Il devait faire du service minimum une de ses priorités. Mais le gouvernement a finalement baissé les bras par peur des réactions syndicales !

Note : c'était surtout une mesure illégale bafouant les fondamentaux du droit de grève. D'ailleurs le gouvernement n'a pas baissé les bras puisque Sarkozy a imposé des services minimums dans les crèches et les écoles par exemple.

Rappelez-vous 2003, quand François Fillon a tenté de réformer partiellement le régime de retraite des fonctionnaires, les syndicats ont appelé l'ensemble des services publics à faire grève. La France a été ainsi prise en otage, ce qui a contraint François FilIon à augmenter les retraites des fonctionnaires en intégrant les primes dans leur calcul. Un comble !

Sans parler des grèves à répétition de La Poste, EDF-GDF, Air France, de Ia SNCF et d la RATP qui ébranlent nos entreprises, qui parasitent notre économie et qui prennent en otage des millions de Français !

Note : Si les gouvernements successifs n'avaient pas mis en œuvre une politique insensée de démantèlement des fonctions publiques vitales de notre nation, il y aurait eu certainement moins de grèves.

Cette tyrannie n'est plus supportable, surtout quand on sait qu'elle est financée par nos impôts.
Il est temps que cela cesse ! Trop c'est trop !

Aujourd'hui nous, Ies contribuables, devons réagir. Nous devons montrer au Président et à son gouvernement que nous ne voulons plus payer pour les syndicats.

Note : quelle drôle de manière de parler au nom des contribuables ! En tant que citoyen et contribuable français je suis très heureux que mes impôts financent la santé, les transports, l'énergie, et l'éducation. Je ne veux pas que ces fonctions essentielles au bon développement d'une société tombent dans les mains de quelques milliardaires dépourvus de conscience. S'il faut faire grève pour cela, alors qu'il en soit ainsi !

Nous devons faire comprendre Nicolas Sarkozy que nous refusons de subventionner ceux qui nous privent de transports publics. ceux qui se moquent de nos intérêts, ceux qui sabotent notre économie.

Note : quel raisonnement paradoxal ! Ces mouvements ne visent pas à priver la France des transports publics mais, au contraire, à les préserver. Que Sarkozy cesse de démanteler ces moyens de transport et leur défense ne sera plus nécessaire.

C'est maintenant que nous devons agir et faire pression sur le Président pour faire entendre Ia voix des contribuables face à ceux qui veulent que rien ne change.

Il est temps que nous rappelions à nos élus que ce n'est pas aux syndicats de dicter leur loi. C'est au gouvernement et au Parlement de le faire. IIs doivent agir dans le sens voulu par Ia majorité des Français, la majorité qui les a élus.

Note : Lorsque les « élus » ne défendent plus les droits de leurs électeurs alors les citoyens se doivent de s'opposent à ces mesures scélérates. Sarkozy a été élu grâce à des tonnes de promesses et au soutien des médias.

Maintenant que le peuple réalise que ces promesses n'étaient que des mensonges et découvre la véritable nature de celui qu'il a élu, la colère monte et les protestations s'amplifient.

Ceux qui travaillent dur, sans sécurité de l'emploi, qui cotisent plus pour toucher une retraite inférieure et qui, en plus, mettent la main d la poche pour financer Ies services publics et les lobbies de la fonction publique, en ont assez !

Note : à nouveau cette drôle de tendance à parler au nom de tous les travailleurs du privé. En tant que travailleur du privé je suis très heureux de payer des impôts pour des écoles, des hôpitaux, et des trains. En revanche, je suis moins heureux de voir mes impôts engraisser les élites qui ne cessent de réduire mes droits, mon pouvoir d'achat et mes libertés.

Notre devoir est aujourd'hui d'entrer dans cette bataille et de lancer une contre-offensive, celle des contribuables !

Je suis certain que je peux compter sur votre soutien et que comme moi vous êtes révolté par cette situation.

Note : ce qui est révoltant c'est la tactique du diviser pour mieux régner entretenue par ce mouvement qui, étonnamment, reprend les arguments claironnés par l'Elysée. L'officine sarkozyste, Contribuables Associés, vise à monter le public contre le privé et éviter ainsi que le peuple identifie son véritable oppresseur : l'élite qui a mis Sarkozy au pouvoir et qui tire les ficelles de Contribuables Associés.

Lorsqu'on effectue une recherche rapide sur les parcours des dirigeants de Contribuables Associés on réalise qu'il s'agit d'une clique de politiciens pur crû, tous bien à droite et fervents adeptes du néolibéralisme. L'un d'entre eux a même passablement fricoté avec le FN.

Commençons donc par un extrait du CV du président actuel : Alain Mathieu : Ancien élève de l´École polytechnique (promotion 1957), diplômé de l´Institut d´études politiques de Paris et de l´Ecole nationale de la statistique, docteur ès sciences économiques, Alain Mathieu commence sa carrière en 1964 à la Direction de la Prévision du Ministère des Finances. Alain Mathieu poursuit ensuite une carrière de chef d'entreprise (Procrédit, le Bon Marché, Conforama, Sonorma)...

Le moins qu'on puisse dire c'est qu'Alain Mathieu, chef de très grosses entreprises, n'a pas grand-chose à voir avec le contribuable moyen au nom duquel il parle pourtant allégrement. Avec des dirigeants disposant de revenus et de patrimoines aussi élevés, on comprend mieux pourquoi Contribuables Associés milite pour les réductions d'impôts. Comme cette manœuvre serait trop visibles ils créent un amalgame syndicats - fonctionnaires - impôts et sous couverts d'une lutte contre les syndicats veulent provoquer un démantèlement des fonctions publiques et une réduction des impôts.

Poursuivons maintenant avec le CV de Benoîte Taffin, ex-présidente et porte-parole actuelle de Contribuables Associés : [elle] commence sa carrière politique à l'occasion des élections municipales de 1983 où elle est élue conseiller municipal sur la liste UDF d'Alain Dumait dans le 2e arrondissement de Paris. Elle devient adjoint au maire. Parallèlement, elle est présidente des adhérents de l'UDF Paris. En 1989, la liste UDF-RPR menée par Alain Dumait est réélue et Benoîte Taffin devient la première femme maire d'un arrondissement de Paris.

En 1995, le RPR impose Mme Anglade comme tête de liste dans l'arrondissement. Benoîte Taffin présente alors une liste divers droite dissidente et qui emporte l'élection très largement (plus de 58%). La popularité du maire se renforce.

En 2001, Benoîte Taffin présente à nouveau sa liste divers droite face à la fois à un candidat séguiniste, Franck Giovannucci, alors président du RPR Jeune et une candidate tibériste, Marie-Christine Lasnier. Sa liste arrive en tête des listes de droite au premier tour. Mais la vague socialiste qui traverse la capitale permet à la liste du candidat de la gauche unie Pierre Schapira de l'emporter [...] Benoîte Taffin décide de se retirer de la vie politique pour se consacrer pleinement à l'association dont elle est alors présidente, Contribuables associés.

Benoîte Tafin est une donc politicienne de droite pure et dure, ayant occupé des fonctions politiques pendant près de 20 ans. Avec un tel parcours on peut s'interroger sur la neutralité politique de cette association qui se présente pourtant comme la voix des contribuables, soit une grande majorité des français.

Nous avons gardé le meilleur pour la fin avec le CV du président fondateur : Alain Dumait, journaliste économique et homme politique français de tendance libertarienne né le 19 février 1944 à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Il est ancien maire du 2e arrondissement de Paris.

Carrière journalistique :
1970-1973 : rédacteur économique à Valeurs actuelles.
1973-1976 : rédacteur économique puis chef du service économique de France Soir.
1976-1978 : chef adjoint du service économique du Figaro.
Fondateur en 1994 de l'hebdomadaire Les 4 Vérités.
• Depuis début 2007 : co-animateur du Libre Journal des Contribuables sur Radio Courtoisie (tous les 4 mardis, à 18h)

Engagements politiques
•    Président de la fédération des Républicains indépendants de Paris de 1968 à 1973.
•    Candidat des Républicains indépendants aux élections législatives de 1973 dans la 29e circonscription de Paris.
•    Président d'un éphémère Mouvement libertarien français, créé avec Alain Laurent.
•    Président fondateur de l'association Contribuables associés en 1990 (Benoîte Taffin lui succède à ce poste en 1996).
•    Secrétaire général du Parti pour la liberté (PPL), présidé par Claude Reichman, de 1996 à 1998.
•    Initiateur avec Claude Reichman d'un Comité pour l'entente à droite, favorable à une alliance entre la droite et le FN, qui organise une première "convention pour l'entente à droite" le 6 juin 1998 et une deuxième le 23 janvier 1999.
•    Le 16 mars 2002 il a appelé à voter pour Jean-Marie Le Pen dès le premier tour de l'élection présidentielle de 2002.

Le président fondateur de Contribuables Associés n'est autre que l'initiateur officiel du rapprochement de la droite avec le Front National en 1998. Et au cas où certains accréditeraient la thèse de l'erreur d'inattention, Dumait a remis ça 4 ans après en appelant à voter Le Pen en 2002.

Voilà un parcours atypique pour le président fondateur de Contribuables Associés, qui dans ce document comme dans le reste de ses publications se gargarise de « démocratie », de « droit », de « défense de la majorité », de « gestion saine de l'argent public »

Avec de tels « amis » les contribuables français n'ont pas besoin d'ennemis.


Si nous voulons que les choses bougent nous devons les prendre en main. Si nous nous mobilisons de toutes nos forces, nous ferons entendre Ia voix des contribuables excédés qui ne veulent plus financer Ies syndicats qui organisent des grèves à répétition, qui ne représentent plus rien et n'agissent que pour défendre les avantages injustifiés d'une minorité !

Ensemble nous devons refuser que les syndicats soient financés par nos impôts !

Les budgets des syndicats doivent provenir des cotisations libres de leurs adhérents et non pas d'une participation obligatoire de tous les contribuables.

C'est pourquoi je vous demande dès aujourd'hui d'envoyer la pétition que
j'ai jointe à ce courrier à Nicolas Sarkozy.

Car aujourd'hui Ia seule chose que Nicolas Sarkozy comprendra c'est Ia pression des contribuables.

 

Note : pour Sarkozy et ses collègues, le terme « contribuable » n'a manifestement pas la même définition que celle du dictionnaire, c'est-à-dire: "Terme général pour désigner toute personne astreinte au paiement des contributions, impôts, droits ou taxes dont le recouvrement est prévu par la Loi."

Dans l'esprit de ces individus conformant la réalité, y compris les mots et leurs sens, à leurs propres désirs, "contribuable" signifierait plutôt "qui se plie aux décisions des autorités", "qui sert les intérêts du pouvoir en place", qui "contribue" donc à la pathocratie.


C'est justement pour que Ia voix des contribuables soit entendue et pour que les contribuables soient plus forts face à l'Administration crue contribuables Associés a été constituée en tous ceux qui sous une forme ou sous une autre paient des impôts, qu'à condition que ceux-ci soient organisés pour faire pression sur eux.

Aujourd'hui Contribuables Associés compte dans ses rangs plus de 140 000 membres actifs qui chaque jour font pression sur les élus pour obtenir une gestion plus saine de I'argent public et diminuer le montant des impôts.

Croyez-moi, nos campagnes et notre mobilisation portent leurs fruits. Nous sommes désormais entendus au plus haut niveau et marquons chaque jour des points sur le terrain. Ce n'est pas nous qui le disons, c'est Bernard Lhubert, ex-secrétaire de I'UGFF-CGT, manifestement inquiet, au journal Marianne du 29 mars : "ces associations sont entendues et marquent des points. Certaines comme Contribuables Associés organisent des rendez-vous à huis clos avec Ies parlementaires et se flattent d'être à l'origine de projets de loi ".

Alors soutenez-nous rejoignez-nous.

Et, s'il vous plait, essayez de me faire parvenir un don en fonction de vos possibilités pour m'aider à mener à bien cette campagne et à mobiliser, Par tous les moyens, des milliers de contribuables.

Si vous pouviez me faire parvenir 30, 50 ou même 100 euros, je pourrais alors alerter des milliers de contribuables.

Note : Et voilà maintenant cette "association" où fricotent sympathisants du FN, patrons et élus de droite qui fait l'obole ! Allez, je leur envoie 1000 euros immédiatement, c'est juré sur la sainte tête de Sarkozy.

Car contrairement aux syndicats, nous, Ies Contribuables Associés ne recevons aucune subvention et ne vivons que de votre générosité. Toutes nos campagnes sont entièrement financées par vos dons.

Nous devons rapidement expliquer à tous les Français qu'une partie de leurs impôts et de leurs cotisations sociales sert à subventionner ceux qui les empêchent de travailler. Et quand ils sauront comment leur argent est utilisé, ils se mobiliseront rapidement à nos côtés !

Aujourd'hui, s'iI vous plaît, faites deux choses :
signez et renvoyez-moi Ia pétition à l'attention de Nicolas Sarkozy dans I'enveloppe réponse jointe'

Note : il s'agit d'une belle enveloppe pré-timbrée, soit dit en passant. Pour que vous hésitiez encore moins à les aider !

Joignez-y votre don le plus généreux possible pour m'aider à avertir des milliers d'autres contribuables qui n'ont pas conscience de Ia façon dont l'argent de leurs impôts est utilisé.

Nous devons, à notre tour, exprimer massivement notre colère et envoyer un message fort au Président.

Note : Contribuables Associés n'est manifestement pas au courant du fait que cette pétition circule dans nos foyers... Ca va leur faire une drôle de surprise...

Votre participation est essentielle.
Je compte sur votre mobilisation et votre don.

Bien cordialement,
Alain Mathieu
Président

P.S. : Si nous ne nous mobilisons pas maintenant, nous continuerons à financer des syndicats
qui usent et abusent du droit de grève au détriment des Français. Des syndicats qui à chaque réforme n'hésitent pas à paralyser le pays et prendre en otage tous les Français pour défendre les intérêts d'une minorité. Cette situation antidémocratique ne peut plus durer. Ensemble nous devons refuser de payer pour les syndicats. Ensemble exigeons du président qu'il mette un terme à cette aberration ! Alors renvoyez-moi dès aujourd'hui la pétition destinée à Nicolas Sarkozy pour qu'il mette fin au financement public des syndicats.

Et, s'il vous plait, faites-moi parvenir votre don le plus généreux possible pour m'aider à diffuser ce message et alerter des milliers d'autres contribuables.

Sans votre aide, je ne peux malheureusement rien faire. Merci pour tout.

Note : Nous suggérons à Monsieur Mathieu de demander une commission plus importante à Sarkozy puisqu'il n'a manifestement pas assez d'argent pour faire circuler proprement cette pétition.

 

Article original : Futur Quantique.

04/03/2008

Parisot Thatcher même combat

464132605.jpgLa présidente du Medef, Laurence Parisot, appelle tous les chefs d'entreprise à la mobilisation après la révélation de l'accord entre l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) et son ancien président mis en examen pour de mystérieux retraits d'espèces.
L'UIMM a reconnu cette semaine avoir versé 1,5 million d'euros d'indemnités de départ à Denis Gautier-Sauvagnac, qui a également reçu l'assurance d'une prise en charge d'éventuelles sanctions financières.
"Je lance un appel à tous les chefs d'entreprise de France, des TPE, des PME, des grands groupes, quelle que soit leur taille, quels que soient leurs secteurs d'activité, et en particulier à ceux de l'industrie, afin qu'ils me soutiennent et s'associent à moi pour tout remettre à plat", déclare Laurence Parisot dans un entretien au Journal du Dimanche daté du 2 mard.
"Je m'adresse notamment aux adhérents de l'UIMM qui sont choqués par ce que nous découvrons", ajoute-t-elle.

 

Note de P&P : Les intentions de Parisot sont à peine voilées  : "Je lance un appel à tous les chefs d'entreprise de France, des TPE, des PME, des grands groupes, quelle que soit leur taille, quels que soient leurs secteurs d'activité, et en particulier à ceux de l'industrie, afin qu'ils me soutiennent et s'associent à moi pour tout remettre à plat". Parisot profite du scandale de l'UIMM pour augmenter encore son pouvoir au sein du monde syndical.



'"Transparence et éthique"

"L'UIMM et le Medef sont deux entités séparées, mais je sais que la plupart des dirigeants d'entreprise de l'UIMM sont de bonne volonté et partagent nos valeurs, ajoute-t-elle. Avec eux, je veux rassembler tous les patrons qui exigent transparence et éthique, tous ceux qui sont prêts à se dresser contre les démonstrations d'opacité que certains nous infligent, et contre leur sentiment abusif d'impunité." 

Note de P&P : Parisot n'a que faire de la transparence et de l'éthique. Il s'agit simplement de prétextes moraux pour atteindre ses fins. Croyez-vous vraiment qu'un individu animé par l'éthique et la transparence se retrouve à la tête du MEDEF, requin parmi les requins, cynique parmi les cyniques ? 


Laurence Parisot "demande solennellement à tous les membres de l'UIMM qui exercent des mandats nationaux dans des institutions au nom du Medef de remettre immédiatement leur mandat à la disposition du Medef".
Elle précise que Michel de Virville, le président de l'Unedic, lui a déjà remis sa démission. "Je salue son geste", dit-elle.
Selon l'hebdomadaire Marianne, qui a révélé l'accord entre l'UIMM et Denis Gautier-Sauvagnac, Michel de Virville aurait négocié l'indemnité de 1,5 million d'euros, destinée selon la gauche à acheter son silence.

Note de P&P : Parisot a du se frotter les mains en apprenant la démission du président de l'UNEDIC car il s'agit exactement de son objectif, prendre la place de l'UIMM.

Si l'on revient un peu en arrière, on constate qu'au moment de la formation des syndicats patronaux, qui ne sont ni plus ni moins que des organes de lobbying organisés par filière, le secteur de la métallurgie de par son importance de l'époque s'est taillé la part du lion.

Concrétement cela veut dire que l'UIMM truste depuis des années la plupart des postes de dirigeants dans les organisations patronales et paritaires (chambres de commerces, Conseil economiques et sociaux, UNEDIC, URRSAFF, ANPE, APEC,...).

Parisot est en train de récupérer pour le MEDEF les places, le pouvoir et les rémunérations qui étaient aupravant réservées à l'UIMM. Pour nous citoyens lambda cela ne change pas grand chose, ce seront toujours des individus de peu de conscience et de grande ambition qui présideront aux fonctions aussi essentielles que l'assurance chomage, l'assurance maladie, la recherche d'emploi, les politiques économiques et sociales et qui bien évidemment se serviront grassement sur la bête.


"Toutes les hypothèses"

Priée de dire si elle comptait engager une procédure judiciaire, Laurence Parisot répond : "J'étudierai toutes les hypothèses. L'accord entre l'UIMM et son délégué général me semble très discutable sur le plan juridique."
Denis Gautier-Sauvagnac, qui est toujours directeur général de l'UIMM, a été mis en examen pour "abus de confiance, recel d'abus de confiance et travail dissimulé" le 15 janvier.
L'enquête judiciaire concerne une vingtaine de millions d'euros retirés en liquide sur des comptes de l'UIMM entre 2000 et 2007. Denis Gautier-Sauvagnac admet son implication, mais il a refusé de livrer le nom des bénéficiaires de ces fonds.

Article original Libération. 01/03/08.

Note de P&P : Il est piquant de voir Parisot revêtir son costume de paragon de l'équité.  Au-delà de ses beaux discours penchons-nous un instant sur les faits :

Laurence Parisot a été élue présidente du Mouvement des entreprises de France mardi 5 juillet, dès le premier tour, lors de l'assemblée générale extraordinaire du MEDEF réunie à Paris. Désignée par 271 voix et âgée de 46 ans, la patronne de l'institut de sondage Ifop succède à Ernest-Antoine Seillière, qui en avait fait sa favorite.

Si l'on peut se réjouir de l'élection d'une femme dans un monde de bru..., pardon, très masculin, Laurence Parisot sera jugée "comme un homme", a prévenu Marie-George Buffet pour le Parti communiste (source : agence AP).

D'ailleurs, Parisot en imite déjà certains penchants, comme l'intérêt pour les sports qui font vroum-vroum (moto, ski nautique, grosses bagnoles) et possède même une Maserati héritée de papa (source : AP).

Arrivée à la tête de l'IFOP en 1990, à seulement 31 ans, Laurence Parisot est également patronne de l'entreprise familiale Optimum (portes de placards coulissantes) depuis 2002, membre du conseil de surveillance d'Euro Disney depuis 2000, du Conseil économique et social (CES) et du conseil consultatif du cabinet d'audits financiers Ernst & Young depuis 2004, du conseil de surveillance de Michelin depuis le 20 mai 2005 et du conseil d'administration de Havas depuis le 9 juin. Ah ! On oubliait de préciser... A part tourner la poignée des gaz, Laurence Parisot a deux dadas dans la vie : passer icelle au boulot et jouer au fléchettes sur le Code du travail ("La liberté de penser s'arrête la où commence le Code du travail", affirmait-elle en janvier).

Note de P&P : IFOP le faiseur d'opinion, Ernst & Young condamné entre autre dans les affaires Crédit Mutuel, Peoplesoft, ou Norboug, Disney le ramolisseur de cerveau made in USA ou l'entreprise Michelin restée fameuse pour avoir publié en 1999 des bénéfices semestriels en hausse de 20 %, en même temps qu'elle annonçait un plan de restructuration entrainant 7 500 suppressions d'emplois.



Aussitôt après son élection, Laurence Parisot a d'ailleurs appelé à "une refonte du Code du travail", jugeant celui-ci "kafkaïen, absurde et inadapté" au monde actuel. Mais sans "entamer la protection de l'individu" (source : agences Reuters et AP). "Il ne s'agit pas de la liberté formelle que bien sûr notre République nous garantit mais de la liberté pratique, la liberté d'exercer intelligemment sa réflexion face en l'occurrence à un droit du travail qui est kafkaïen, qui est par bien des côtés absurde, et qui empêche tout le monde dans l'entreprise de travailler intelligemment", a déclaré Laurence Parisot sur TF1.

Note de P&P : vous noterez la profondeur de la réflexion philosophique de Parisot qui vient d'inventer la distinction entre "liberté formelle" et "liberté pratique". Ce n'est pas le code du travail qui est kafkaïen c'est le monde promu par Parisot et ses acolytes, ce monde où l'individu est esclave de son patron, de son salaire, où malgré l'essentiel de sa vie diurne passée à trimer il stagne dans la pauvreté et la précarité. Ce monde qu'il aura parcouru comme un mauvais cauchemar en passant du statut d'étudiant pauvre à celui de salarié pauvre puis à celui de retraité pauvre.



"Une politique économique favorable aux entreprises, c'est la condition même du social", estime également Laurence Parisot, note un article du Monde consacré à ses réseaux. "L'Europe sociale ne peut se faire que dans l'Europe libérale." La nouvelle présidente du MEDEF s'en prend aussi aux syndicats. Elle veut "casser un tabou : celui des règles de représentativité syndicale" et de "la présomption de représentativité" accordé depuis 1966 à la CGT, la CFDT, FO,la  CGC et la CFTC.

Note de P&P : Parisot ne veut pas casser un tabou mais seulement prendre la place des syndicats de salariés et y mettre son syndicat patronal. 

 

La Canard Enchaîné du 6 juillet 2005 révèle comment "La patronne du MEDEF s'est déjà affranchie du Code du travail". L'une de ses anciennes employées de maison avait déposé plainte pour rupture abusive de contrat. L'affaire devait être jugée le 5 juillet, précisément le jour de l'élection de Laurence Parisot à la tête du MEDEF.

La plaignante était officiellement "assistante", entre mars 1998 et novembre 2000, mais travaillait en fait comme gouvernante chez Parisot. Surprise, les fiches de paie de l'employée étaient celles d'une filiale de l'Ifop, entreprise que dirige Parisot.  "Moralité, sa patronne a fabriqué un faux contrat de travail, de fausses fiches de paie et rédigé une fausse lettre de licenciement. Et utilisé des fonds de l'Ifop a des fins personnelles."

L'audience prévue n'a pourtant pas eu lieu. La plaignante "s'est très spontanément désistée de sa requête et des 20000 euros de dommages et intérêts qu'elle réclamait. A la grande surprise de ses défenseurs (dont la CGT), qui n'en avaient même pas été informés ! Et ces persifleurs d'interpréter son revirement de dernière minute comme la conséquence d'un chèque reçu en dédommagement."

Note de P&P : Vous souvenez-vous du début de cet article où Parisot, jeune vierge effarouchée se gargarise d'éthique, de transparence et d'équité. La même Parisot, nantie parmi les nantis donneuse de leçons moralistes exploite une employée de maison, produit des faux documents et détourne des fonds. Que dire de plus ?


L'hebdomadaire satirique note au passage que l'Ifop est "un intéressant laboratoire" : neuf salariés sur dix y sont en CDD, et révocables à tout moment en vertu du statut de sondeur de terrain, dérogatoire au Code du travail.

Note de P&P : Oui un laboratoire où les rats sont des êtres humains asservis et où les expérimentateurs totalement dénués de conscience se délectent des souffrances et profite du labeur de leurs cobayes.

 

2e article original Blog Fabiana 

22/11/2007

Les cheminots résistent à la trahison programmée par les syndicats

Article issu du site "Solidarité Ouvrière

 

Jeudi, au troisième jour de la grève, massivement suivie, contre les attaques sur les retraites préparées par le gouvernement gaulliste du président Nicolas Sarkozy, des assemblées générales de cheminots se sont tenues dans toute la France et ont voté, à une écrasante majorité, la reconduction et l’amplification de la lutte.

Note de P&P : Avez-vous lu ou entendu dans les medias de masse que la grève avait été massivement suivie et que la reconduction avait été voté avec une écrasante majorité ? Rien de tout cela, les médias officiels reprennent en choeur la version officielle écrite par l'Elysée : "actes de sabotages", "taux de grèviste en baisse" et "fin du mouvement imminente"

 

Ces votes sont l’expression du rejet des trois piliers principaux de la réforme: l’allongement de la durée de cotisation, de 37,5 annuités à 40, pour pouvoir jouir d’une retraite à taux plein, la décote en cas de retraite anticipée et l’indexation des retraites sur les prix et non plus sur les salaires, ce qui était plus avantageux.

Les travailleurs qui participaient à ces assemblées générales ont exprimé une grande méfiance vis-à-vis des actions entreprises par les directions syndicales et un ressentiment tout particulier envers la proposition de Bernard Thibaut, secrétaire général de la CGT (Confédération générale du travail) qu’il y ait des négociations branche par branche dans le cadre de la réforme. Cette proposition revient, de fait, à reconnaître la destruction des régimes spéciaux (retraites spéciales accordées de longue date aux travailleurs dans des métiers particulièrement pénibles) et à collaborer à la mise en place de la réforme de Sarkozy.

Note de P&P : Comme Andrew Lobaczewski l'a justement décrit, la ponérisation touche progressivement tous les pans de la société : les médias, les sphères juridiques et judiciaires mais aussi les travailleurs et les syndicats.

La vérité est douloureuse mais riche en enseignement. Les dirigeants syndicaux à l'instar de nos chers "élus" ne sont pas au service du bien commun malgré ce qu'ils affirment mais oeuvrent à l'intérêt de leur petit groupe.

Les syndicats qui pouvaient apparaitre comme le dernier rempart contre la barbarie ultralibéraliste, ont vendu pour 30 pièces d'argent la dignité des plus faibles qu'ils étaient sensés défendre.

 

Le WSWS a participé à une assemblée générale de grévistes à la Gare du Nord, à Paris. Il s’y trouvait des conducteurs de train, du personnel d’accueil, des contrôleurs et aussi une délégation des ateliers Le Landy de la Seine-Saint-Denis, au nord de Paris.

Etaient présents des membres de la CGT (syndicat majoritaire chez les cheminots), Sud Rail et Force ouvrière, respectivement les second et troisième syndicats, ainsi que des membres de l’UNSA (Union nationale des syndicats autonomes, proche du Parti socialiste) et des travailleurs non syndiqués.

Lecture a été faite des comptes-rendus des différents sites de la région parisienne, où entre 60 et 100 pour cent de travailleurs étaient en grève. 

Nazima de la CGT, qui joue un rôle important dans l’organisation des assemblées générales, a dit qu’elle avait reçu un coup de fil de l’Université de Tolbiac, où les étudiants sont en grève contre l’ouverture des universités aux entreprises privées, appelant les cheminots à ne pas abandonner la lutte. Elle a exprimé sa révolte quant à l’envoi de CRS la veille pour disperser les étudiants de l’Université de Nanterre à coups de matraque, qualifiant cet acte de « grosse erreur du gouvernement. » 

Note de P&P : En résumé, le complexe médiatico-politique censure l'ampleur du mouvement étudiant et utilise parallélement la violence pour le neutraliser. C'est finalement très similaire à la manière dont le mouvement pour la paix est traité aux USA.   

 

L’assemblée générale a voté la poursuite de la grève jusqu’au lendemain. Il y a eu trois abstentions.

L’assemblée a aussi voté la mise en place d’un comité de grève dont la tâche serait d’organiser les piquets de grève et d’amplifier le mouvement, notamment auprès des travailleurs de la RATP (Régie autonome des transports parisiens, bus et métro) et des travailleurs de EDF et GDF (Electricité et Gaz de France) dont les régimes spéciaux de retraite sont également attaqués par le gouvernement. 

Le comité travaillerait aussi à gagner le soutien du public et à contrer la machine de propagande de Sarkozy, qui jouit du soutien entier des médias.

Note de P&P : Effectivement la propagande sarkosienne tourne à plein régime. Au cours des derniers jours les grévistes ont été traités de "minorité", de "privilégiés", de "preneur d'otages", de "saboteurs",... Voilà un aspect classique de la pensée psychopathique : l'utilisation de l'insulte et du langage émotionnel... "Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelquechose."

 

La veille, les grévistes de la Gare du Nord avaient voté à l’unanimité une motion qui a ensuite largement circulé dans toute la France et qui a été adoptée dans de nombreuses assemblées générales. Cette motion a été soumise une nouvelle fois pour servir de base de réponse à une lettre envoyée par Xavier Bertrand, le ministre du travail, le 14 novembre, invitant les syndicats à des négociations. La lettre de Bertrand a été rejetée par tous les intervenants à l’assemblée générale car elle ne propose aucunement le retrait des trois piliers de la réforme.

Au sujet de la proposition faite au gouvernement par le leader de la CGT, Bernard Thibaut, un travailleur a fait remarquer : « Qu’est-ce cela nous apporte ces négociations tripartites [entre la direction des entreprises publiques, les syndicats et des représentants du gouvernement] ?  Il n’y a aucune garantie. »

Ce qui est très significatif, c’est la décision prise de faire parvenir cette motion à tous les cheminots de France, mais aussi de l’envoyer aux dirigeants des syndicats de cheminots qui se réunissaient à 16h30 jeudi après-midi pour discuter des suites à donner à l’invitation de Bertrand.

La motion déclare : « Nous refusons le passage de 37.5 ans à 40 ans de cotisations, les décotes et l’indexation des pensions sur les prix plutôt que sur les salaires. »

La motion insiste pour que les directions syndicales ne signent pas d’accords avec le gouvernement sans le consentement de la base. « Nous exigeons d’être consultés pour toute décision qui engagerait notre avenir et d’être informés du contenu des discussions à chaque étape », dit la motion. « Nous nous déclarons opposés à toute négociation entreprise par entreprise. » 

Note de P&P : Et voici la bonne vieille tactique du "diviser pour mieux régner" qui ressurgit. Le mouvement populaire gagne une forte ampleur, découpons-le branche par branche pour mieux l'écraser.

Certes cette maneuvre a une saveur particulière lorsqu'elle est initiée par un dirigeant syndical sensé défendre l'intérêt des plus modestes. Mais finalement si tel était vraiment son objectif serait-il encore à la tête d'une organisation syndicale ?

 

Plusieurs participants au débat ont fait remarquer que la lettre de Bertrand proposait des négociations dans les différentes entreprises sur une durée d’un mois laissant entendre que la grève se prolongerait d’autant, et ce, afin d’épuiser le mouvement. 

Note de P&P : La classique mais toujours efficace tactique du pourrissement. Avec en ligne de mire des perspectives illusoires de négociations.

Il faut être deux pour négocier. A ce jour les travailleurs sont seuls face à un état hypocrite qui fait miroiter des négociations mais qui oeuvre en sous-main à la destruction du mouvement via la violence policière, la propagande relayée par les médias de masse et le noyautage des directions syndicales.

 

Monique a critiqué la direction de la CGT pour vouloir négocier entreprise par entreprise quand « le gouvernement n’a rien cédé sur les trois points essentiels. Un mois de négociations, c’est un mois de grève pour rien. » Elle a fait remarquer qu’« il y a un divorce entre les syndicats et la base qui veut se bagarrer et qui veut le retrait de la réforme. »

Un travailleur qui ne portait pas de badge syndical a dit : « Je m’attendais à ce que les directions syndicales organisent quelque chose de plus costaud. La manifestation d’hier a été organisée au dernier moment.

Note de P&P :  Souvenez vous des mots de FD Roosevelt : "En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un événement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi".

N'en doutons pas, les dirigeants de médias, d'organisations politiques, de syndicats comprennent très bien ce qui se passe actuellement et mieux que la plupart d'entre nous.

S'ils feignent l'ignorance, les dissensions internes, ils oeuvrent en concertation à la pérennisation de leur statut qui ne peut se faire qu'à travers l'exploitation toujours grandissante des plus faibles.

Croyez-vous vraiment que cette organisation à la dernière minute soit due au hasard ? Pourtant si un syndicat doit bien savoir faire une chose c'est organiser une grève non ?

Voilà en tout cas une excellente manière de détruire un mouvement de l'intérieur en toute dicrétion. Et si vous êtes pointé du doigt vous pourrez toujours invoqué la maladresse, le manque de temps, le manque de ressources ou le stress.

 

Nous sommes aujourd’hui dans une situation charnière. Sarkozy joue aux chaises musicales avec les syndicats. La seule solution : il faut communiquer. Les AG sont souveraines. Il faut gagner la population et leur dire : “Nous sommes dans la bataille avec vous sur le pouvoir d’achat. Nous ne sommes pas des privilégiés.” » 

Note de P&P : Et ici se trouve une des clefs du combat actuel. Ne plus croire en ces peurs, en ces divisions, en ces mensonges, en cette propagande.

Au sein de la société française croyez-vous vraiment que les privilégiés soient les cheminots ?

Ne voyez-vous pas la réalité ? Le peuple français comme tous les peuples du monde est toujours plus manipulé, asservi, écrasé. Le vrai schisme ne se trouve pas entre les cheminots et les non-cheminots. Tous sont esclaves d'une élite psychopatique minoritaire qui a contaminé chaque facette de notre société et qui a besoin de notre sang, de notre sueur, de notre vie pour mener une existence de nabab. 

 

Il s’est opposé au blocage des TGV (Train à grande vitesse) disant que cela faisait le jeu de ceux qui voulaient représenter les cheminots comme des Khmers rouges.

D’autres travailleurs ont fait remarquer qu’il était essentiel de faire des piquets de grève pour empêcher la reprise du travail et de stopper les trains afin d’amplifier le mouvement. Un guichetier a dit qu’ils avaient déjà mis en place un piquet de grève à 6 heures du matin pour que les bureaux restent fermés.

Le WSWS a parlé avec Monique, représentante de la CGT conducteurs, avant l’assemblée générale. Elle a dit, « Nous on veut vraiment contrôler le mouvement.  Hier c’était entre 70 pour cent à 80 pour cent de taux de grévistes et aujourd’hui c’est le même taux. Ce que nous essayons maintenant, c’est de faire la jonction avec le maximum de monde et faire que le mouvement ne soit pas dispersé. On n’accepte pas d’être appauvris. Ce qu’on veut, c’est qu’il n’y ait pas de négociations en douce dans notre dos. »

 « Moi, je veux bien respecter la direction de la CGT, mais il faut aussi qu’ils nous respectent et on n’est pas une masse de main-d’œuvre.  Nous ne voulons pas aider Sarkozy à mettre sa réforme en place. Aujourd’hui, il y a des étudiants, la RATP, EDF-GDF. Nous ne voulons pas d’entourloupe et qu’on casse le mouvement. »

Note de P&P : Sarkozy a fait de la non-négociation et du passage à tous prix de sa réforme un enjeu personnel, symbolique et idéologique. En révélant au grand jour la véritable identité des directions syndicales, N. Sarkozy prend un risque.

Il semble oublier qu'un despote n'existe que grace au soutien de sa cour qui, en échange de privilèges variés, relaye servilement auprès de la population l'illusion de sa légitimité.

La cour de Sarkozy est constituée de financiers, de patrons des médias, de politiques, d'intellectuels, de dirigeants syndicaux. Si les véritables objectifs de ces derniers sont percés à jour, si le peuple entraperçoit les pieds derrière le rideau alors l'illusion s'évanouit.

 

 « Nous n’arrêterons pas jusqu’à ce qu’on ait le retrait de la réforme. Bernard Thibault a dit qu’il ne négocierait pas dans le cadrage du gouvernement. J’espère qu’il ne change pas. S’il discute, cela ne peut pas être sur la base d’accepter les 40 ans et la décote. C’est inacceptable. Il ne faut absolument pas qu’il cède sur cela. »

René-Claude, travailleur non syndiqué sur les trains de banlieue de la SNCF a dit : « L’élément auquel je suis le plus opposé, c’est la décote. Les syndicats ne comprennent pas ce qui se passe à la base. On a l’impression que les fédérations, elles font ce qu’elles veulent et que la base brasse de l’air. C’est inacceptable de voir qu’on nous entend à peine. » 

Note de P&P : Et voici certainement la clef du succès. Les peuples sont trahis depuis des siècles par leurs syndicats, par leurs partis politiques, par leurs médias, par leurs employeurs...

La réussite réside dans un mouvement uni et solidaire, rassemblant l'immense majorité des français qui souffre un peu plus chaque jour, un mouvement affranchi des composantes les plus ponérisées de notre société, un mouvement qui oeuvre dans la transparence et l'échange permanent d'information pour éviter les noyautages et les intrumentalisations. Un mouvement qui va au-delà des censures et des propagandes orchestrées par les médias de masse et qui offre une information objective sur la réalité via les médias alternatifs. Un mouvement qui a conscience de la vraie problématique à lauqlle il doit faire face : la ponérisation de nos sociétés.

21/11/2007

Malgré le succès de la grève, les syndicats préparent la trahison du mouvement

Par Peter Schwarz - Extrait de Villepin Blog

Au premier jour de leur grève contre les attaques sur les retraites préparées par le gouvernement du président Sarkozy, les cheminots ont pratiquement paralysé le réseau ferroviaire. D’après la direction de la SNCF, seul un train sur cinq était en circulation, mais de nombreuses gares parisiennes étaient quasi désertées. Les autoroutes autour de la capitale comptaient 350 km de bouchons.

Il n’y avait quasiment aucun train en circulation sur le RER (Réseau express régional), ni sur la plupart des lignes de métro. Electricité et Gaz de France ont aussi été touchés par le mouvement de grève de mercredi.

La grève a enregistré une participation inférieure de dix pour cent au mouvement du 18 octobre, date où les syndicats avaient appelé à la première grève d’un jour contre la « réforme » des retraites. Dans toutes les assemblées générales, les grévistes de la SNCF et de la RATP ont appelé à la reconduction de la grève jeudi.

Mercredi après-midi, les grévistes ont participé à des manifestations dans plusieurs villes, et de nombreux étudiants sont venus défiler pour marquer leur solidarité avec les travailleurs. Une vague de protestations est en train de s’étendre dans les universités pour s’opposer à la nouvelle loi qui est considérée comme le premier pas vers la privatisation. Mercredi, 33 universités sur 85 étaient fermées suite à des mouvements de grève des étudiants.

Plusieurs milliers de manifestants ont défilé à Lille, Marseille, Rennes, Toulouse, Bordeaux et Rouen. Malgré les difficultés de transport, 25 000 personnes se sont rassemblées à la gare Montparnasse à Paris.

L’état d’esprit des manifestants se caractérisait par une forte détermination à résister. Sébastien, qui est ouvrier d’entretien à la Gare Paris Saint-Lazare a dit au World Socialist Web Site que le personnel avait voté à cent pour cent en faveur de la reconduction de la grève. «Pour nous, il n’y a rien à négocier, » a-t-il dit. « Le gouvernement est très dur. Pour gagner, il faut élargir le mouvement, sinon on n’a aucune chance d’y arriver. »

Un jour avant, le président Sarkozy et son gouvernement avaient fortement insisté sur le fait qu’ils se montreraient inflexibles sur leur position. Mardi après-midi, Sarkozy avait pris la parole devant le parlement européen où il a appelé les députés et gouvernements européens à soutenir sa ligne.

 « J’ai engagé une politique de réformes, » a-t-il dit. « Ce n’est pas dans l’intérêt de l’Europe qu’elles échouent. C’est grâce à ces réformes, si elles réussissent, et elles réussiront, que la France assainira ses finances publiques, qu’elle respectera ses engagements. »

Sarkozy a ajouté que son élection du mois de mai dernier légitimait ses projets de réformes.   « Ces réformes, les Français les ont approuvées. Je leur ai tout dit avant les élections pour pouvoir tout faire après. Ces réformes, je les mènerai jusqu’au bout. Rien ne me détournera de mon objectif. C’est le meilleur service que la France puisse rendre à l’Europe. »

Au même moment, le premier ministre, François Fillon, mobilisait le groupe parlementaire du gouvernement à l’Assemblée nationale. Il est franchement impossible de ne pas aller jusqu’au bout des réformes, a-t-il dit aux députés ravis du parti de la majorité, UMP (Union pour un mouvement populaire) qui, juste quelques semaines auparavant avaient approuvé les 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux accordés aux riches. « Avec votre soutien, le gouvernement fera tout simplement son devoir, » a-t-il déclaré.

Lors de la session plénière au parlement, Fillon a répondu à une question posée par le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, par une référence démagogique à ceux, parmi la population, qui sont hostiles à la grève. « Des millions de Français risquent d’être privés d’une liberté fondamentale, celle de se déplacer, et parfois même celle de travailler, » a-t-il dit.

Des agitateurs de droite dans le camp UMP poussent, depuis un moment, à des actions contre les cheminots. Ils ont préparé un tract et cherchent à organiser des manifestations de soutien au gouvernement. Jusqu’ici Sarkozy et Fillon ont bloqué leur initiative. Ils ne veulent pas envenimer la situation afin de donner aux syndicats la possibilité de capituler d’eux-mêmes. Si toutefois cela ne se produisait pas d’ici la fin de la semaine, la première contre-manifestation devrait se tenir dimanche.

Tout en cherchant à faire campagne contre la grève, Sarkozy et Fillon ont aussi indiqué qu’ils sont prêts à négocier. Suivant les instructions de Sarkozy, le ministre du Travail, Xavier Bertrand a régulièrement rencontré les dirigeants de chaque syndicat un par un, afin de les amadouer et de les monter les uns contre les autres.

Jusqu’à présent, le gouvernement a rejeté le type de réunion au sommet demandé par la CGT (Confédération générale du travail, dominée par le Parti communiste), et qui réunirait  syndicats, comités exécutifs des entreprises publiques concernées et le gouvernement. Le gouvernement n’est pas prêt à reculer sur les trois principaux points de sa « réforme » des régimes spéciaux des cheminots. Il insiste pour que se mettent en place des discussions bilatérales entre les syndicats et les comités exécutifs d’entreprise afin de décider de la forme exacte de ces trois points pour chacune des entreprises.

Ces trois points consistent en une augmentation de 37,5 à 40 du nombre d’annuités nécessaires pour avoir droit à une retraite complète, l’indexation des retraites sur les prix et non plus sur les salaires, et l’introduction d’une décote supplémentaire pour ceux qui prennent une retraite anticipée. Par ces mesures, le Trésor espère économiser les quelque 5 milliards qu’il paie chaque année pour compléter les retraites des cheminots, des gaziers et électriciens et des employés de l’Etat qui bénéficient des « régimes spéciaux. » Autrement dit, les retraites relativement basses de ces personnes seront diminuées de quelque 5 milliards d’euros.

Les dirigeants syndicaux n’affichent absolument pas une fermeté ou une détermination qui soit à la mesure de celle du gouvernement. Le dirigeant de la CGT, Bernard Thibaut a fait une concession majeure au gouvernement avant même que la grève ne débute. L’attitude de la CGT est particulièrement importante, étant donné qu’elle jouit de la plus grande influence auprès des cheminots.

Mardi soir, Thibaut a rencontré le ministre du Travail, Xavier Bertrand pour de longues discussions et a accepté la demande du gouvernement de négociations séparées au niveau de chaque entreprise. Afin de permettre à Thibaut de ne pas perdre la face, le gouvernement a consenti à des négociations trilatérales, ce qui signifie qu’à chaque fois, un représentant du gouvernement participera aussi aux pourparlers. Mais il n’y a eu aucun changement quant à position inflexible du gouvernement sur la nécessité des trois points de la « réforme. » Thibaut l’a reconnu indirectement. Mis à part les positions principales, a-t-il dit, il y a « au-delà des positions de principe de nombreuses dispositions qui … justifient des véritables négociations. »

La concession de Thibaut a été bien accueillie par le gouvernement. Le secrétaire général du président, Claude Guéant, a dit au journal Le Monde que l’exécutif avait accepté la proposition faite par la CGT. « Bernard Thibault a fait en sorte que la crise puisse se dénouer dès le premier jour du conflit»  a-t-il dit.

Mercredi matin, le ministre du Travail Xavier Bertrand a reçu les représentants des autres syndicats afin de préparer les négociations.

La plupart des commentaires dans les journaux présument que la CGT va essayer de mettre fin aux grèves soit jeudi soit vendredi et négocier. « La vraie difficulté, pour la CGT, d’après le quotidien Libération, sera d’obtenir dans la négociation des concessions suffisantes pour calmer ses troupes. »

Thibaut s’est jusqu’ici abstenu de s’engager publiquement, mais a laissé entendre qu’il allait dans cette direction. Entouré de caméras de télévision mercredi en tête du cortège parisien, il a expliqué qu’il voulait que la grève se poursuive jusqu’à ce que ses propositions reçoivent « une réaction officielle du gouvernement. »

 « La CGT a fait des propositions, » a-t-il dit, « nous attendons la réaction officielle du gouvernement. On devrait recevoir un courrier matérialisant la position du gouvernement. Nous verrons ce qu'il y a dans ce courrier. Je ne peux pas dire à ce stade si le conflit va s'arrêter. »

Des commentaires similaires ont été faits par Didier Le Reste, dirigeant de la CGT cheminots. Quand on lui a demandé si la grève allait se poursuivre, il a répondu « beaucoup dépendra de la réponse du gouvernement. »

Le président Sarkozy a déjà donné l’instruction au ministre du Travail d’envoyer aux syndicats une lettre de proposition de méthode, car, selon les dires du porte-parole du président, David Martinon, il existe une « opportunité pour que l'esprit de responsabilité l'emporte dans le conflit sur la réforme des régimes spéciaux. »

Mercredi encore, le premier secrétaire du PS François Hollande a souhaité qu’« on en termine dès ce soir » avec la grève. « Si le conflit dure, ça va gêner les usagers. Donc je souhaite, j’exige même maintenant, qu’on rentre dès ce matin dans un processus de négociation entreprise par entreprise. »

Si les syndicats mettent fin à la grève, cela représenterait une trahison historique. Ils donneraient à Sarkozy et à son gouvernement la possibilité d’isoler et de monter les uns contre les autres ceux qui sont touchés par cette « réforme » et de faire de la suppression des régimes spéciaux le point de départ d’attaques tous azimuts sur l’ensemble de la classe ouvrière.

Le quotidien conservateur Le Figaro, qui fait fonction de porte-parole de la campagne contre la grève, est bien conscient de la signification plus large de la confrontation actuelle. Dans un éditorial de mercredi, il a, à nouveau, insisté pour dire à quel point une percée contre les cheminots était essentielle pour mener à bien toutes les autres « réformes » du gouvernement. « Mener cette réforme-là, c’est se donner les moyens de mener toutes les autres, » a expliqué le journal.

Note de P&P : La France va écrire dans les jours qui viennent une page essentielle de son histoire.

La réthorique financière avancée par le gouvernement n'a pas de sens (que représentent 5 milliards d'euros face aux 1500 milliards d'euros de budget annuel de l'état ?).

L'enjeu est bien plus important, il est symbolique, psychologique et idéologique. Si Nicolas Sarkozy arrive à réduire encore la retraite modeste des fonctionnaires français au même moment où il augmente son salaire vers des montant délirants, il nous fait implicitement accepter l'inégalité, il piétine le lien social, il fait de l'injustice la normalité, il brise l'espoir et la force des dynamiques du peuple, il annihile la solidarité qui lie encore la société française.

Si la France perd ce combat contre les petits tyrans du gouvernement alors la voie vers la destruction totale des acquis sociaux et des libertés individuelles sera grande ouverte.

S'enchaîneront alors rapidement : la généralisation de nouveaux contrats de travail précaire, l'intégration au système libéral de l'Europe, le démantèlement du système de santé public, la privatisation de ce qu'il reste des entreprises publiques, la réduction supplémentaire des droits de chômage, de formation et de retraite.

Nous nous rapprocherons alors à grand pas du rêve de M. Sarkozy et du cauchemar de tout individu dont la conscience fonctionne encore : l'horreur de l'individualisme matérialiste et de son porte drapeau, les Etats-Unis.