01.06.2009

Pentecôte : vous avez cru à la journée de solidarité ?



285538.jpg
© inconnu
Journée de solidarité : un mensonge de plus du gouvernement

 

 

Le président de l'ADPA (Association des directeurs au service des personnes âgées) Pascal Champvert a affirmé lundi que "700 millions d'euros" rapportés par la journée de Solidarité "se sont totalement évaporés".

"Une partie des crédits qui sont issus du jour férié supprimé vont à d'autres fins que ce à quoi ils étaient destinés au départ. On s'est rendu compte au fil des années que cet argent du jour férié a permis de faire faire des économies à l'Etat et à la Sécurité sociale, donc à boucher leur déficit", a-t-il déploré sur France Info.

Dénonçant "deux types de détournement", M. Champvert a expliqué qu'"il y a 500 millions qui ont permis de construire de nouveaux établissements alors qu'ils auraient du permettre d'augmenter le nombre de personnels (...) et, beaucoup plus grave, il y a 700 millions d'euros qui se sont totalement évaporés, qui sont partis pour financer ce qui existait déjà".

"Il y a encore pire: au cours de cette année 2009, l'Etat a décidé de diminuer les moyens dans 90% des établissements et des services à domicile", a ajouté le président de l'ADPA. "On est dans une politique de gestion de la pénurie et purement financière, alors que les enjeux c'est d'augmenter le nombre de professionnels pour rattraper le retard français".

"Dans les maisons de retraite et dans les services à domicile, nous en voyons une partie de la couleur, mais nous ne voyons pas toute la couleur", a-t-il conclu.

11.02.2009

Du « syndrome grec » au « syndrome guadeloupéen

9 février 2009 (Nouvelle Solidarité), Paris

Solidarité & Progrès

Pas un mot ! Alors qu’une grève générale paralyse la Guadeloupe depuis presque trois semaines et que la Martinique prend le même chemin, Nicolas Sarkozy n’a pipé mot, jeudi, lors de son allocution télévisée, sur les revendications de ces deux départements français. Il avait pourtant sous les yeux l’exemple même d’un capitalisme qu’il prétend vouloir faire disparaître.

De plus, pour la première fois depuis longtemps, s’il ne s’agit pas directement d’émeutes de la faim, ce sont de véritables « émeutes de la pauvreté » qui viennent d’éclater en France.

La Guadeloupe fait partie des 13 régions les plus pauvres d’Europe, avec un PIB qui ne représente que 55,8% de la moyenne européenne. Si, d’après les chiffres officiels, le taux de chômage y atteint les 23% en 2007, on pense que le taux réel avoisine les 40%.

Parti de la Guyane en 2008, c’est en Guadeloupe que la contestation se manifeste actuellement avec le plus de force. Le collectif « Lyanag kont profitasyon, LKP » (Rassemblement contre l’exploitation outrancière), y coalise une cinquantaine de groupements sous la direction d’Elie Domota, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs guadeloupéens (UGTG). Dans sa plateforme de 146 revendications, le LKP demande une réduction immédiate des prix de l’essence, une baisse des prix du transport et de l’eau, un gel des loyers et un accroissement du salaire minimum de 200€. Il s’agit également de relancer la production locale et de baisser les taxes sur les engrais et la nourriture pour le bétail.

Domota rappelle que pour son peuple, « résistance et culture sont liées. Cela remonte au temps où les esclaves puisaient dans les chants et la musique du pays natal la force de résister, de se révolter. » Pour lui, l’archipel est devenu « une colonie de consommation de produits importés vendus au prix fort ». Le 30 janvier, près de 65.000 personnes (15% de la population) ont défilé dans les rues de Pointe-à-Pitre et samedi, encore 50.000 autres à Basses-Terres.

Cette injustice sociale et économique se conjugue avec les aspects les plus détestables de l’héritage colonial dans l’archipel. Le documentaire de Romain Bolzinger, « Les Derniers Maîtres de la Martinique », diffusé parCanal+ vendredi, offrait une accablante radiographie de l’oligarchie locale dominée par les « békés ». A l’écran, on y voyait un industriel béké affirmant qu’il cherchait à « préserver la race blanche » dans sa communauté, avant de regretter que « les historiens ne parlent que des aspects négatifs de l’esclavage ».

En Martinique, c’est la publication d’une enquête réalisée par le quotidien France Antilles à la veille du début de la grève générale qui a mis le feu aux poudres. L’enquête porte sur l’écart avec les prix pratiqués dans l’Hexagone. Cet écart atteint des niveaux scandaleux, que le seul coût du transport ne saurait justifier. Il serait de 34% sur un panier de produits de consommation courante et de 112% pour des produits de grandes marques. D’après Claude Lise, sénateur et Président socialiste du conseil général de la Martinique,« toutes les enquêtes montrent que le panier de la ménagère, avec des produits de première nécessité, est de 20 à 40% plus cher que sur le continent ».

De quoi alimenter une colère qui a poussé, jeudi dernier, 20.000 personnes dans les rues de Fort-de-France, sous la direction du « Collectif du 5 février ». « Des gens qui n’avaient jamais manifesté de leur vie sont descendus, jeudi dans les rues », disait un gréviste.

Même Yves Jégo, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, revenu après une semaine sur place pour discuter la situation avec le Premier ministre, dans leJournal du dimanche du 8 février, évoque « un questionnement sur un enrichissement sans cause des compagnies pétrolières » et est bien obligé d’annoncer que cela pourrait se terminer « par une action judiciaire de l’Etat » contre les sociétés en question.

En tout cas, l’état prérévolutionnaire que crée cette situation fait forcément saliver les troupes d’Olivier Besancenot. Pour lui, la grève générale qui touche la Guadeloupe et la Martinique est forcément « un motif d’inspiration » car « c’est ce qu’il faudrait faire dans les semaines et mois à venir » en métropole.

Par ailleurs, on peut penser que la place Beauvau a vu venir les choses. A en croire le LKP en Guadeloupe, « 17 airbus ont débarqué depuis début janvier avec près de 4000 forces de l’ordre, des chars d’assauts, des munitions, des cercueils en plastique et des vivres ».

Aucune solution purement locale ne permettra de résoudre cette crise d’une façon durable. Si les abus des « profiteurs outranciers » doivent être durement sanctionnés devant une Commission d’enquête parlementaire sur les responsabilités de la crise financière, seul un « Nouveau Bretton Woods » du type préconisé par Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade en France permettra d’instaurer une logique de coopération mutuelle, un véritable nouvel ordre économique mondial plus juste.

Commentaire P&P : Ce qui manque à Cheminade et à son mouvement, c'est une connaissance de la Ponérologie Politique, et de la façon dont des individus déviants s'emparent du pouvoir et imposent un mode de pensée psychopathique à l'ensemble de la population. Ces élites n'ont que faire du bien-être des populations ou d'un "nouveau Bretton Woods". Cette crise a été pensée et voulue.

Notons que la différence entre le « syndrome grec » et le « syndrome guadeloupéen », c’est que ce dernier vient de l’intérieur de la République.

Pour creuser le sujet : focus

22.02.2008

SDF: plusieurs milliers de manifestants "solidaires"à Paris

Les associations d'aide aux plus démunis mettent la pression sur le gouvernement. Plusieurs milliers de personnes avaient répondu à leur appel, jeudi soir place de la République à Paris, pour une "nuit solidaire" destinée à exiger des moyens supplémentaires pour l'hébergement des sans-abri et une "vraie politique" de lutte contre la crise du logement.

Les associations réclament 1,5 milliard d'euros en faveur de l'hébergement et du logement, alors que le Premier ministre François Fillon a annoncé une enveloppe de 250 millions d'euros le 29 janvier dernier.

Jeudi soir, devant une scène installée sur la place -où se succédaient prises de parole et mini-concerts avec notamment au programme M et Louis Bertignac, la trentaine d'associations à l'origine de ce rassemblement -dont la Fondation Abbé Pierre, le Secours Catholique ou encore Emmaüs France- avait dressé des stands, faisant notamment signer une pétition pour interpeller le gouvernement.

"Il y a eu des promesses faites pendant la campagne électorale: plus personne dans la rue. Ces promesses doivent être tenues", a déclaré à l'Associated Press le chanteuse Nolwenn Leroy, présente sur place.

Vers 19h30, des centaines de couvertures de survie ont été distribuées dans la foule, avec invitation pour ceux qui le souhaitaient à passer symboliquement une nuit dehors aux côtés des SDF, des mal-logés et des militants associatifs.

Des manifestants avaient déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire "+172% pour le logement", référence à l'augmentation l'automne dernier du salaire du chef de l'Etat.

"Je suis venue parce que je pense que c'est très important de soutenir les milliers de personnes à la rue et de montrer qu'on veut que ça change, surtout qu'il y a des élections dans pas longtemps et que je suis moi-même directement concernée", a déclaré à l'Associated Press une jeune mère souhaitant garder l'anonymat, accompagnée de sa fille de 3 ans et expliquant vivre avec son mari et l'enfant dans une chambre de 11m2.

"Je viens de finir un contrat d'auxiliaire de vie, je cherche du travail et j'ai une demande de logement social en attente depuis plusieurs années", a-t-elle précisé.

Dans un courrier lu sur la scène et adressé à François Fillon, les organisateurs du rassemblement déplorent "une succession de plans (...) répondant à un objectif implicite de mise à l'abri", estimant que "l'ampleur du phénomène appelle bien d'autres réponses".

Les associations déclarent que la loi sur le droit au logement opposable (DALO) "est capitale", et que "l'Etat doit se donner les moyens de l'appliquer dans toute son ampleur sous notre responsabilité collective".

Pour elles, si la loi DALO "devait rester lettre morte, elle conduirait au désespoir des millions de personnes qui y ont vu la promesse d'une dignité enfin retrouvée".

Les associations jugent que "les mesures d'urgence qui sont aujourd'hui à prendre nécessitent à la fois des choix et une volonté sans faille. Elles doivent traduire un changement radical dans la conception même de la prise en charge des plus démunis, comme dans les logiques de la politique du logement et des moyens qui lui sont affectés".

Lors d'un conférence de presse improvisée sur la place, le président de Ligue des droits de l'Homme (LDH) Jean-Pierre Dubois a lancé: "Qu'on cesse d'assister à cet étalage permanent de toujours plus pour certains et même pas le minimum vital pour beaucoup d'autres".

Source : AP
 

Note de P&P : Comme le déclare justement la chanteuse Nolwenn Leroy "Il y a eu des promesses faites pendant la campagne électorale: plus personne dans la rue. Ces promesses doivent être tenues".

Une erreur habituellement commise est de prêter à autrui nos propres spécificités. Ceci s'applique bien sûr à la sphère de la conscience : notions d'honnêteté, de parole, d'engagements, de vérité,... 

Il semble essentiel d'intégrer le fait que certaines personnes sur cette planète et en particulier au sommet des différentes hiérarchies ne sont pas équipées des attributs de la conscience. Dès lors les mots, les actes, les engagements, les promesses sont seulement des moyens permettant d'atteindre une seule et unique fin : l'accumulation de pouvoir (revenus, titres, conjoint, propriétés,...)   

Comme dit le dicton : "Les promesse n'engagent que ceux qui y croient". L'on pourrait y rajouter : "surtout quand celles-ci sont proférées par des individus dénués de conscience".