14.07.2008

Lang, Kouchner et Cohn Bendit aiment les enfants... à leur manière

En visitant le site des Editions Liberté de Paul Emile Charlton et en particulier sa rubrique "Boite à pandore", quelques citations de nos chères élites peuvent laisser songeur :

" pédophilie douce  …  Dans les années soixante-dix,… ,des pétitions circulaient avec, parmi les signataires, Bernard Kouchner, Jack Lang, le philosophe Scherer, Philippe Sollers.  … , tous ont compris qu'il n'était plus question de se poser en victimes des lois archaïques d'une société qui opprimerait la sexualité des enfants."
Source : Boite à pandore n°44  d'après le journal internet de l' "Humanité".


Jack Lang en remet une couche en 1991:
"La sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXIe siècle d’en aborder les rivages."

Source : Boite à pandore n°21 d'apèrs journal "Gay Pied" du 31 Janvier 1991. 


et en suivant un lien donné par M. Charlton, on trouve :

Publié en 1976 dans un journal allemand, le député Vert Daniel Cohn-Bendit narrait ses relations avec des enfants dans le cadre d’un programme écolo-baba "anti-autoritaire".

" Mon flirt permanent avec les enfants" écrivait-il, "prit bientôt un tour érotique. Je pouvais parfaitement sentir comme les petites filles de cinq ans avaient appris à m’exciter (...) il m’est arrivé que plusieurs fois des enfants m’ont ouvert la braguette et ont commencé à me caresser. Selon les circonstances, j’ai réagi de façons diverses. Quand ils le voulaient, je les ai caressés alors on m’a accusé de perversion. "

Source : Blod Dbminos d'après l’hebdomadaire britannique The Observer, et National Hebdo. 


Le hasard faisant décidément très bien les choses, en plus de leur déclarations défendant la pédophilie nos chers Cohn-Bendit, Lang et Kouchner ont plusieurs points communs :
- ils durent depuis des décennies en haut de la pyramide politique (signe d'un grand humanisme)
- deux d'entre eux ont quitté la gauche pour rejoindre Sarkozy (signe d'une excellente capacité d'adaptation)
- Ils ont à plusieurs reprises démontrer leur attrait pour l'idéologie sioniste (preuve de vrais convictions égalitaires et démocratiques)

26.06.2008

Affaire Rudy H. : antisémitisme, extrémisme sioniste et récupération politique

Affaire Rudy H. : antisémitisme, extrémisme sioniste et récupération politique

Il y avait aussi des actions plus musclées, comme la protection des manifestations. On débarquait en scooter, casques sur la tête. On encerclait les opposants à nos idées et, à coups de matraque ou à mains nues, on les tabassait. J’ai participé à plusieurs actions dont la presse a parlé. Aujourd’hui, à cause de ça, je suis sous contrôle judiciaire pour violence en réunion" : ainsi parle Mickaël Tolédano, ancien membre du Betar, interviewé par le site Recherches sur le terrorisme. Le Betar ? Un mouvement de jeunesse ultrasioniste effectivement connu pour ses pratiques violentes. Le jeune Rudy H., laissé sur le carreau dans le coma, le 21 juin dernier, après avoir été tabassé square Petit, dans le XIXè arrondissement de Paris, en était-il proche ? Oui, d’après Le Figaro : "Selon des sources informées, il est proche de la Ligue de défense juive comme du Betar, ce dont se défendent ces mouvements". La LDJ, c’est le Betar en pire : cette organisation est interdite, car considérée comme terroriste, aux États-Unis et même jusqu’en... Israël ! Qu’elle soit autorisée en France ne lasse du reste pas d’étonner. Un de ses militants, Anthony Attal, a été condamné à 10 mois de prison avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve pour sa participation à l’agression de quatre étudiants d’extrême gauche de l’Association générale des étudiants de Nanterre, perpétrée le 30 décembre 2003 à l’intérieur même du tribunal administratif de Paris. Un autre de ces extrémistes, du Betar - les frontières entre les deux groupuscules sont poreuses -, Joseph Ayache, a été pour sa part condamné en août 2004 à 4 mois de prison ferme pour agression raciste (celle de militants pro-palestiniens et d’organisations pacifistes juives, lors d’une manifestation devant devant le siège de la délégation palestinienne en France à Paris).

Affaire Rudy H. : antisémitisme, extrémisme sioniste et récupération politiqueLe résident du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Mouloud Aounit, fut lui aussi agressé le 13 novembre 2003. Signalons également les attaques contre l’intellectuel d’extrême droite Alain Soral en 2004 (dans une librairie où il dédicaçait son livre) et contre l’humoriste Dieudonné en 2005 (dont on pense par ailleurs ce qu’on veut). Pire, le 7 avril 2002, en marge d’une manifestation organisée par le Conseil représentatif des institutions juives de France "contre le terrorisme et l’antisémitisme avec Israël pour la paix et sa sécurité", un policier avait été poignardé, un crime attribué à un membre du Betar, jamais interpellé. Des scènes de ratonnades se sont aussi déroulées dans le sillage de la manifestation du 26 février 2006 en hommage à Ilan Halimi, assassiné par Fofana et le "gang des barbares". Le 15 mai dernier encore, 25 nervis de la LDJ ont agressé 5 personnes fermant le Centre international de culture populaire, où est par exemple domiciliée l’Union Juive française pour la paix, au terme d’une conférence sur la Palestine. Voyez le genre d’énergumènes. Mais à ce stade de l’enquête, restons prudent à propos de la fréquentation ou pas par Rudy H. de ces groupuscules extrémistes.Affaire Rudy H. : antisémitisme, extrémisme sioniste et récupération politique

Ce qui est sûr en revanche, c’est qu’il était "connu des services de police", suivant la terminologie usuelle : il a été interpellé, en compagnie de deux camarades, pour "violences volontaires avec arme par destination" (son casque de scooter) et placé en garde à vue à la suite d’une manifestation en faveur des soldats israéliens enlevés par le Hezbollah organisée en décembre dernier. Et les policiers ont retrouvé sur les jeunes hommes des "projectiles de défense" et des poings américains, comme le narre Le Figaro. Rudy H. n’est donc pas un ange. Or la présentation de son agression par les médias a d’abord laissé croire à une victime innocente frappée au hasard, comme dans l’article du 22 juin de Libération, Un jeune juif entre la vie et la mort après avoir été lynché, qui donne la parole à Raphaël Haddad, le président de l’Union des étudiants juifs de France, qui "considère que les agresseurs ont voulu « fracasser le premier juif qui leur tombait sous la main ». 20 minutes écrit pour sa part : "Samedi, vers 20 h, un jeune homme de 17 ans a été violemment agressé par une bande d’ados alors qu’il marchait, seul, dans le 19e arrondissement de Paris. « Comme tous les jours de shabbat, il portait la kippa », a expliqué son père à RTL, convaincu « à 90% » que c’est pour cela qu’il a été frappé." Le Parisien présente quant à lui l’affaire ainsi : "Coiffé d’une kippa, ce mineur âgé de 17 ans appartenant à la communauté loubavitch, domicilié à Pantin (Seine-Saint-Denis), sortait de chez un ami, vers 20h 30, pour se rendre à la synagogue de la rue Petit (XIXe), lorsqu’il a été stoppé par une quinzaine d’adolescents âgés de 15 à 18 ans. « D’origine maghrébine et africaine, ces jeunes, probablement du quartier, l’ont frappé à la tête avec des béquilles », précise une source proche du dossier. « Ils se sont attaqués à lui parce qu’il est juif, estime Ariel Goldman, vice-président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), présent hier sur le lieu de l’agression. Aujourd’hui, c’est toute la communauté qui est sous le choc. » Décrit par ses proches comme un « gentil garçon de constitution assez fluette», Rudy est scolarisé en deuxième année dans une école de plomberie. Ses parents, rassemblés hier devant l’entrée de l’hôpital Cochin (XIVe ) avec une trentaine de proches, ne comprenaient toujours pas ce qui a motivé « tant de violence » sur un jeune « seul et sans défense". Le Monde enfin livre une version semblable : "Le jeune Rudy H., 17 ans, portait un jean, un tee-shirt et une kippa. Il était seul lorsqu’il a été violemment agressé, samedi 21 juin, aux alentours de 19 heures, rue Petit, dans le XIVe arrondissement de Paris, en se rendant à la synagogue. Les témoins n’ont rien entendu, rien compris. Ils ont juste vu une quinzaine de jeunes hommes d’origine africaine et nord-africaine s’acharner sur le jeune homme et le rouer de coups de pieds, de poings, avec une béquille. L’un de ces témoins a décrit un agresseur sautant à pieds joints sur la victime." Comment dès lors ne pas se scandaliser d’une telle agression, sauvage et raciste ? C’est du reste ce que s’empresse de faire avec une belle unanimité la classe politique, au premier rang de laquelle nos gouvernants, rivalisant d’indignation, du président Nicolas Sarkozy au Premier ministre François Fillon, en passant par la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie ou celle de la Justice Rachida Dati.

Or il semble bien que chacun soit tombé dans le piège de la pauvre victime qui n’avait rien fait qu’être juive. Outre les révélations du Figaro sur les drôles d’accointances de Rudy H., les événements de ce 21 juin ne se seraient pas exactement déroulés comme les journaux les ont racontés ci-dessus. Cité par Le Point, le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, livre une toute autre version, précisant que l’agression s’est produite "au terme d’une échauffourée opposant une bande d’une vingtaine ou 25 jeunes appartenant à une bande de jeunes noirs à des jeunes européens, dits de la communauté juive en nombre nettement inférieur. Ces jeunes prennent la fuite, l’un d’entre eux (Rudy, ndlr) s’est retrouvé dans un voie sans issue pour lui. Il s’est retrouvé bloqué contre le portillon du square puis bloqué entre deux véhicules où il s’est fait rouer de coups". Le patron du bar tabac situé à 50 mètres du square, interrogé par RTL, a vu toute la scène et il est formel : le jeune homme n’allait pas à la synagogue mais "au front", pour se battre. "J’ai vu passer une vingtaine de jeunes juifs très excités, ils disaient « on va les taper, on va les niquer ». Ils sont allés vers le square et la bagarre a commencé", a-t-il rapporté à l’AFP, cité par L’internaute. Son récit est complété par l’un de ses clients : "J’ai entendu des cris, je me suis mis à la fenêtre et j’ai vu des gens éparpillés dans le square qui se battaient, ça courrait partout, au début il y a plus de juifs que de noirs, puis d’autre noirs sont arrivés et le rapport de force s’est inversé, et les juifs sont partis, abandonnant un de leurs copains. Le seul qui est resté est un jeune juif tombé entre deux voitures, il a été frappé, un type lui a sauté à deux pieds dessus." L’altercation était la troisième de la journée entre ces bandes et Rudy H. avait déjà été impliqué dans l’une d’elles. Il s’agit par conséquent d’un enchaînement de représailles et contre-représailles. Pas question d’excuser ceux qui se sont acharnés sur Rudy H., évidemment, mais on obtient au final, en lieu et place d’une victime innocente, un petit voyou tombé à l’occasion d’une bagarre entre bandes. 

Et nos politiques ont comme d’habitude parlé trop vite. Le pire étant que, même une fois les faits rétablis, ils maintiennent leur dénonciation d’une agression antisémite, alors qu’on a vu que les choses sont un peu plus compliquées que cela ! Ainsi Sarkozy, qui se dit "particulièrement choqué de ce qui est arrivé à un jeune Français, sous prétexte qu’il portait une kippa". Non, Monsieur le président ! Il a été tabassé parce qu’il avait participé à une expédition punitive pour se venger d’une première bagarre. Mais évidemment, cette version est moins efficace pour cajoler l’opinion communautariste juive, dont on sait qu’elle est toute acquise à Sarkozy. En quatre mots pour conclure : démagogie et récupération politicienne.

 PS : sur le Betar et la LDJ, voir les dossiers consacrés à ces groupuscules par le blog Libre Cours et l’Observatoire du communautarisme.

 

Affaire Rudy H. : antisémitisme, extrémisme sioniste et récupération politique

PS 2 : la librairie parisienne Résistances a elle aussi été prise pour cible par la LDj, ce qui me rend d’autant plus fier d’y être convié le 2 juillet pour un débat où je présenterai mon livre, Sarkozy, la grande manipulation. Je vous en reparlerai.

 

Article original : Alterinfo

17.05.2008

Agression par une milice sioniste après une conférence sur la Palestine

Le 15 mai 2008, s’est tenu au Centre international de culture populaire (CICP), un hommage à Georges Habache, en présence notamment de Georges Malbrunot (journaliste et auteur du livre « Les révolutionnaires ne meurent jamais – entretiens avec Georges Habashe », Ed. Fayard). Cette conférence avait pour but de cerner ce personnage fondateur du Front populaire de libération de la Palestine, symbole de nombreux combattants de la liberté à travers le monde et de faire le point sur les 60 ans de ce que les Palestiniens appellent la « nakba » (la catastrophe).

Cette initiative s’est déroulée au CICP, maison de solidarité internationale située dans le XIe, où sont domiciliées plusieurs organisations oeuvrant pour une paix juste et durable au Proche-Orient.

Alors que tout s’était bien déroulé, les cinq dernières personnes ayant fait la fermeture du Centre se sont fait agresser en bas de la rue par un commando de 25 extrémistes sionistes casqués et armés de matraques et munis de gaz lacrymogènes. À la fin de cette attaque ciblée, préméditée et en bande organisée, un technicien engagé pour l’occasion par le CICP a été blessé grièvement et emmené à l’hôpital par les pompiers. De nombreux habitants du quartier ont été témoins des faits, se sont mobilisés et ont donné plusieurs éléments sur les agresseurs aux policiers arrivés sur place. Une plainte a été déposée par les victimes et le CICP.

Cet événement fait suite à de nombreuses agressions régulières du (graffitis de la Ligue de défense juive – LDJ sur les murs des locaux, dégradations et tentative d’incursion dans le Centre, etc.)

 

Article original : Géostratégie

24.02.2008

Sarkozy nomme ambassadeur spécial un lobbyiste pro-israélien

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Le socialiste François Zimeray a été nommé par Nicolas Sarkozy « ambassadeur pour les droits de l’homme », un poste mal défini, mais qui semble lié à la préparation du sabotage de la Conférence de suivi des Nations unies contre le racisme et la xénophobie (Durban II). Tel-Aviv et Paris craignent en effet que cette conférence ne re-qualifie le sionisme de racisme.

Avec Willy de Clercq, François Léotard et Marco Panella, François Zimeray a créé Medbridge, le lobby israélien au Parlement européen. Il a également créé le Cercle Léon Blum, le lobby israélien au Parti socialiste français.

Pour François Zimeray Israël est la patrie des juifs tandis que la Palestine serait la patrie des Palestiniens ; une position récemment adoptée par le président Sarkozy qui implique le nettoyage ethnique de la région et un strict apartheid.

 

Note de P&P : Après Kouchner, Attali et Strauss Kahn, Nicolas Sarkozy débauche une personnalité "socialiste" de plus. Outre l'appartenance politique initiale de ces quatre personalités dont les parentés politiques semblent changer au gré des opportunité et des circonstances, un point commun troublant entre ces quatre personnes est leur soutien marqué à l'idéologie sioniste.

En plus du caractère xénophobe de cette idéologie l'on peut légitimement s'interroger sur la capacité de ces individus à servir les intérêts de la France. Si un dossier met en balance les intérêts de la France d'un côté et les intérêts d'Israël de l'autre, quelle nation soutiendront-ils ?

15.02.2008

Quand le Mossad organise des attentats contre les Juifs

Attentats de Buenos Aires - MANIPULATION DU TERRORISME ANTISÉMITE PAR LE MOSSAD


    On avait accusé le Hezbollah d'avoir fait les attentats antisémite de Buenos Aires en 1992 et 1994 ; mais, en fait, c'était le Mossad qui les avait commis pour pousser la communauté juive de ce pays à cesser d'être antisioniste. 
 

Washington veut réécrire les attentats de Buenos-Aires

    Les États-Unis voudraient utiliser le souvenir des attentats de Buenos Aires de 1992 et 1994 pour étoffer leur dossier contre les musulmans chiites. La plupart des encyclopédies continuent en effet à attribuer ces massacres au Hezbollah ou à l’Iran. Mais ces accusations ont fait long feu, la Justice argentine s’est orientée entre temps vers une piste israélienne. Du coup, Washington fait pression pour geler une enquête qui devient gênante.

    Pour étoffer ses accusations contre le « croissant chiite » (Iran, Syrie, Hezbollah libanais), Washington a décidé de verser au dossier les attentats commis à Buenos Aires au début des années 90. Il est en effet communément admis dans les pays atlantistes qu’ils furent l’œuvre de terroristes musulmans.

    Or, cette version des faits a été entre temps démentie par la Cour suprême argentine qui s’est, au contraire, orientée vers une piste israélienne. Une opération a donc été montée par les néo-conservateurs pour renverser le cours des choses. À la suite d’une réunion qui s’est tenue à Washington en mai 2006 et à laquelle ont participé deux hauts magistrats de Buenos Aires, de fortes pressions ont été exercées à la fois sur le gouvernement et sur la justice argentine. En réplique, un groupe de citoyens argentins conduit par le docteur Oscar Abdura Bini  [1] vient de porter plainte devant le Tribunal de Grande Instance de Buenos Aires nommément contre l’American Jewish Committee [2] et les procureurs Nissman et Martinez Burgos pour entrave à la Justice.

    Pour comprendre les enjeux de cette polémique, souvenons-nous de ces attentats.

    Le 17 mars 1992 une violente explosion détruisait l’ambassade d’Israël à Buenos Aires et endommageait gravement une église catholique et une école adjacentes. 29 personnes furent tuées et 242 autres furent blessées.

    Dans un premier temps, l’enquête s’orienta sur la piste islamique. L’attentat aurait été commis par un kamikaze palestinien utilisant une camionnette bourrée d’explosifs. Il aurait appartenu au Jihad islamique et aurait voulu venger l’assassinat par Israël du leader du Hezbollah libanais cheikh Abbas al-Musawi et de sa famille. L’opération aurait été préparée par un groupe de Pakistanais et coordonnée par Moshen Rabbani, l’attaché culturel de l’ambassade d’Iran. Ce dernier fut d’ailleurs interpellé, quelques années plus tard, en Allemagne avant d’être relâché faute de preuves.

    Le 18 juillet 1994, une seconde explosion dévastait l’immeuble de l’Association mutelle israélite argentine (AMIA) faisant 85 morts et plus de 300 blessés.

    L’enquête initiale s’orienta également sur la piste islamique. L’attentat aurait été commis par un kamikaze de 29 ans, Ibrahim Hussein Berro, conduisant un véhicule piégé. Quelques années plus tard, un mandat d’arrêt fut lancé contre Imad Mugniyah, un membre du Hezbollah libanais ; puis, l’ancien ambassadeur d’Iran en Argentine, Hade Soleimanpour, fut interpellé au Royaume-Uni et relâché faute de preuves.

    Tous ces éléments, qui paraissent être des conclusions définitives, sont reproduits depuis des années dans toutes sortes d’encyclopédies. Pourtant, aucun jugement n’est venu les confirmer. Pis, les enquêteurs ont progressivement déconstruit des versions qu’Israéliens et Américains leur avaient glissées à l’oreille pour en arriver à une hypothèse radicalement contraire : les deux attentats auraient été commis par des agents israéliens pour casser l’antisionisme de la communauté juive argentine. Les valses-hésitations des enquêteurs doivent être replacées dans le contexte politique mouvementé de leur pays, où les gouvernements et les insurrections se sont rapidement succédés. À ce jour, aucun jugement définitif n’ayant été rendu dans aucune des deux affaires, chacun peut donc tirer les conclusions qui l’arrangent en se référant à des actes contradictoires de procédure.

    Quoi qu’il en soit, le moins que l’on puisse dire est que la piste du terrorisme musulman ne tient plus la route et que les néo-conservateurs font tout ce qu’ils peuvent non pas pour débloquer les enquêtes, mais pour les enterrer définitivement.

    Le juge d’instruction Alfredo Horacio Bisordi a témoigné sous serment à huis clos, le 5 mars 2002, à propos du premier attentat, devant une commission d’enquête parlementaire. Le Réseau Voltaire a pu se procurer le script de cette audition.

    Selon le juge Bisordi, le commissaire Meni Battaglia dirigea l’enquête sur l’attentat contre l’ambassade. Il était secondé, à titre non-officiel, par un béret vert de l’ambassade des États-Unis (non identifié) et par le chef de la sécurité de l’ambassade d’Israël, Ronie Gornie, tous deux disposant prétendument d’une longue expérience de ce type d’attentat au Proche-Orient. Sur les conseils de ces « experts », le commissaire adopta immédiatement l’hypothèse de la voiture piégée et consigna avoir retrouvé des morceaux épars du moteur d’une camionnette Ford 100.

    Il ne fut pas possible d’établir la liste exacte des victimes, car il s’avéra que la liste des diplomates israéliens accrédités ne correspondait pas à la réalité du personnel de l’ambassade, sans que cette différence puisse être expliquée. Le commissaire Battaglia s’opposa au juge Bisordi, qui souhaitait faire autopsier les victimes, au motif que cela n’apporterait pas d’éléments nouveaux. Le juge insistant, le Grand rabbin d’Argentine s’y opposa à son tour au motif que, dans le cas des victimes juives, il s’agirait d’une profanation. Il ne fut en définitive procédé à aucune autopsie.

    Le magistrat s’interrogeait sur deux points : pourquoi avoir attendu que l’ambassade soit vide pour l’attaquer alors que, quelques heures plus tôt, on y recevait en grande pompe une centaine de personnalités juives ? Et pourquoi recourir à un kamikaze alors que cela n’était pas nécessaire pour jeter la camionnette sur l’ambassade ?

    Manifestant de plus en plus de scepticisme sur la version que l’on essayait de lui imposer, il reçut la visite du directeur adjoint des services secrets (SIDE), le docteur Gerardo Conte Grand. Chargé de lui faire entendre raison.

    De plus en plus soupçonneux, le magistrat fit irruption à l’improviste au commissariat lors de l’interrogatoire d’un témoin-clé : un chauffeur de taxi qui attestait avoir raccompagné un groupe de musulmans à l’aéroport juste avant l’attentat. Ceux-ci lui auraient dit qu’il fallait quitter rapidement le quartier avant qu’il ne se transforme en enfer. Le juge Bisordi interrogea lui-même le témoin qui croyait avoir à faire à une personne aussi complaisante que les policiers. Le chauffeur de taxi refusa de décliner son identité et se présenta comme « l’homme d’Israël ». Il revendiqua être colonel de Tsahal et avoir combattu durant la Guerre des Six jours.

    Les éléments relatifs à la seconde enquête sont tout aussi édifiants avec notamment un vrai-faux policier israélien qui se promène comme chez lui dans les commissariats et les prisons argentines, et procède à des interrogatoires hors procédure et à des pressions sur les témoins. Prié de s’expliquer devant la justice argentine, l’homme a disparu. Le gouvernement israélien, après avoir nié son existence, a finalement reconnu l’employer, mais s’est opposé à son audition.

    La Cour suprême s’est réunie à huis clos pour examiner diverses pièces de procédures. Elle a validé des investigations scientifiques établissant de manière formelle que, contrairement à ce qui avait été admis au départ, il n’y avait pas de véhicules piégés conduits par des kamikazes, mais que les explosifs avaient été installés dans les bâtiments, aussi bien à l’ambassade qu’à l’AMIA.

    Tout ce qui a été dit sur l’origine des véhicules et leurs conducteurs est donc invalidé.

    Au lendemain de cette audience, le porte-parole de l’ambassade d’Israël à Buenos Aires a déploré ces conclusions et accusé les juges de la Cour suprême d’antisémitisme.

    Il faudra certainement encore beaucoup d’indépendance et de persévérance à la justice argentine pour élucider complétement ces affaires. Au demeurant, ceci suscite quelques commentaires.

    Il est étrange qu’il faille une dizaine d’années pour se rendre compte qu’un attentat a été réalisé en plaçant un explosif dans un bâtiment et non avec un véhicule kamikaze. J’observe au passage que dans l’enquête actuelle sur l’assassinat du Premier ministre libanaisRafic Hariri , la thèse de la camionnette piégée qui était considérée comme certaine par l’envoyé spécial de l’ONU Detlev Mehlis, n’est plus qu’une hypothèse de travail pour son successeur.

    En quatorze ans, de nombreux experts occidentaux ont rédigé des ouvrages sur le terrorisme en raisonnant sur une interprétation erronée des attentats de Buenos Aires. Ils ignorent ou feignent d’ignorer les progrès de l’enquête argentine, ce qui est soit un signe d’incompétence, soit de mauvaise foi. Ils s’accrochent aux conclusions de leurs raisonnements alors que les prémisses en sont fausses.

    Il est pénible de constater que les enquêtes judicaires sur les grands attentats terroristes imputés aux musulmans sont inachevées, qu’il s’agisse de Buenos Aires, de New York, de Bali, de Casablanca, de Madrid ou de Londres. D’autant que cela n’empêche guère les gouvernements néo-conservateurs et leurs « experts » d’en tirer des conclusions générales.

    Les États-Unis ont l’habitude de modifier rétrospectivement l’attribution d’attentats dont ils furent victimes, de manière à accuser leur adversaire réel ou fabriqué du moment. Ils envisagent maintenant de réécrire l’Histoire jusque chez les autres.

    Enfin, il convient de se montrer vigilant face aux va-t-en-guerre qui évoquent mensongèrement les attentats de Buenos Aires pour qualifier tel parti ou tel gouvernement de « terroristes » et appeler à son éradication.

Thierry Meyssan
Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire.
http://www.voltairenet.org

NOTES :

[1] Le docteur Oscar Abdura Bini est bien connu du public argentin. Il avait été sollicité par le président Carlos Menem pour empoisonner son épouse, dont il était le psychiatre attitré, en lui prescrivant des doses excessives de médicaments. Il avait alors protégé sa patiente contre les sbires présidentiels.

[2] Créée au lendemain de la Révolution russe, l’American Jewish Committee était initialement une association anti-communiste. Elle est devenue aujourd’hui néo-conservatrice. Il s’agit avant tout d’une organisation politique interne à la communauté juive américaine et non pas d’une organisation communautaire.

 

Note de P&P : Les attentats sanguinaires de Buenos Aires nous montrent que le Mossad est prêt à assassiner des centaines de Juifs pour arriver à ses propres fins, soit dans ce cas-ci anihilier le sentiment antisioniste de la communauté juive argentine.

Ces événéments nous montrent aussi que les Argentins juifs étaient bien inspirés d'entretenir de la méfiance à l'encontre des sionistes puisque ceux-ci n'hésitèrent pas à commettre deux attentats meurtriers contre la population juive.

Finalement les attentats de Buenos Aires illustrent, malgré ce que veulent nous faire croire les médias de masse, combien judaïsme et sionisme sont diamétralement opposés.

D'un côté le judaïsme est une religion, comme le christianisme, l'indouisme ou l'islam, religion qui rassemble des pratiquants dans leur quête de Dieu.

A l'opposé se trouve le sionisme qui n'est rien d'autre qu'une idéologie politique nationaliste avec toutes les notions de frontières, d'altérité, de possession, de xénophobie, de  haine et  de violence que cela implique.

Ce n'est pas un hasard si les critiques les plus pertinentes à l'égard du sionisme proviennent de Juifs éminents.  

11.10.2007

Strauss Kahn et l'infâme FMI

253c33a792a7a0ea21b6fd122f1c09e7.jpgA la fin de la deuxième guerre mondiale, le 22 juillet 1944, les accords de Bretton Woods donnaient naissance aux deux piliers du nouvel ordre économique mondial : Le FMI (Fond Monétaire International) et la Banque Mondiale.

Les seuls décideurs présents au cours de ces accords qui allaient pourtant décider de la destinée de toutes les nations étaient les vainqueurs de la deuxième guerre mondiale bien alignés derrière leur champion d'alors : les Etats Unis.

Les accords de Bretton Woods actèrent une doctrine économico financière particulièrement injuste :

* primauté du dollar sur toutes les autres monnaies (bien que le dollar ne soit plus indexé à aucune valeur tangible)

* hégémonie de la doctrine capitaliste sur tous les autres sytèmes (destruction des économies publiques, mise en place systématique du "libre-échange",...)

* "aide" apportée aux nations émergentes (développement économique risquant de faire de l'ombre aux pays riches, prise de contrôle de ressources stratégiques,...)

Désormais munis de ces armes de destruction massives, les Etats-Unis suivis de leurs laquais occidentaux étaient prêts à prendre le contrôle des ressources, de la main d'oeuvre et des marchés de la planète entière de l'Argentine à la Corée en passant par le Brésil, Taïwan ou le Mexique. 

Ainsi, depuis des années, au nom de l'aide aux pays émergents et de la solidarité internationale le même scénario de destruction méthodique de ces nations se répète encore et encore. En voici les grandes étapes :

1/ Le monde bancaire (avec l'assentiment du FMI et de la BM) prêtent des sommes colossales à des pays dirigés par des gouvernements suffisamment corrompus / serviles / incompétents.

2/ Les politiciens verreux peuvent ainsi s'enrichir rapidement et entretenir l'illusion d'une amélioration de la situation économique de leur pays.

3/ L'endemment atteint des niveaux records jusqu'à ce que le pays ciblé ne soit plus en mesure de payer
ses dettes et plonge dans une profonde crise économico financière : l'essentiel du PNB est affecté au remboursement de la dette, la valeur de la monnaie locale chute inexorablement, l'inflation explose, le pouvoir d'achat des citoyens s'écroule. L'outil de production est au point mort, les importations sont inabrodables, les magasins sont vides.

4/ Face à une telle misère et à une telle injustice la colère du peuple monte et aboutit inévitablement à une révolte (notez bien que ces révoltes sont parfaitement prévues par les dirigeants du FMI et de la BM).

5/ Alors le FMI arrive sur son cheval blanc et propose de sauver la nation en péril. Ce qui sera imposé à la nation mise en faillite sera un pacte faustien où la nation "aidée" acceptera en échange d'un emménagement de sa dette de vender ses biens : privatiser l'intégralité de son économie créant ainsi un nouvel eldorado (main d'oeuvre bon marché car désespérée, ressources naturelles, nouveaux clients, infrastructures publiques,... ) pour les multinationales.

 

A la tête de cette hydre économique, Dominique Strauss Kahn a été nominé le 28 septembre 2007 . Lorsque l'on se penche sur le parcours de Strauss Kahn quelques faits marquants apparaissent :

* Malgré son appartenance auto-proclamé à la gauche, il est le ministre de l'économie qui a son époque a mené le plus de privatisations  (France Télécom, EADS, Thomson, Renault, Air France,...) 

* Strauss Kahn rejoint la multitude de sionistes déclarés gravitant autour de Nicolas Sarkozy dont Arno Klarsfelf, Jacques Attali ou Bernard Kouchner (voir articles dédiés rédigés par Pouvoir et Psychopathie).

En fait, Dominique Strauss-Kahn semble fier de ses tendances sionistes. Il a déclaré dans un entretien à Passages en 1991 :"Je considère que tout Juif dans la diaspora, et donc c'est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C'est pour ça d'ailleurs qu'il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. Tout le monde ne pense pas la même chose dans la Communauté juive, mais je crois que c'est nécessaire. Car, on ne peut pas à la fois se plaindre qu'un pays comme la France, par exemple, ait dans le passé et peut-être encore aujourd'hui, une politique par trop pro-arabe et ne pas essayer de l'infléchir par des individus qui pensent différemment en leur permettant de prendre le plus grand nombre de responsabilités. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l'ensemble de mes actions, j'essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d'Israël." .

 Et il a confié à Tribune Juive :« Se lever chaque matin en se demandant comment il pourra être utile à Israël ».
 

* Pour couronner le tout, Dominique Strauss-Kahn sera sans nul doute le bon laquais des faucons étasuniens en général et de Condoleeza Rice en particulier. Les liens entre DSK et les néoconservateurs étasuniens sont tellement nombreux qu'il faudrait leur dédier un article, c'est ce qu'a fait le réseau Voltaire ici.

 

En résumé Domnique Strauss Kahn, sioniste patenté, soutenu par la droite étasunienne se retrouve à la tête du FMI, instrument financier ayant déjà détruit tant de nations émergentes.

Espérons que Dominique Strauss Kahn n'essayera pas d'"aider" les voisins d'Israël. Mais au vu des visée hégémoniste du sionisme, peut être que DSK s'apprète à orchestrer une crise financière bien plus globale ?

07.06.2007

Avec Arno Klarsfeld, Sarkozy renforce ses rangs sionistes

Après l'intégration de Bernard Kouchner (supporter de la guerre en Irak) et les jeux de séductions avec Jacques Attali (auteurs d'un ouvrage aux relents clairement eugénistes), Nicolas Sarkozy poursuit la mise en place d'un gouvernement digne des grands régimes fascistes.

Le président de la République a sollicité il y a quelques mois Arno Klarsfeld en tant que médiateur pour les expulsions d'enfants (rien que le titre fait frémir). Arno Klarsfeld est également candidat au poste de député du XIIe arrodissement de Paris.

Penchons-nous sur quelques hauts faits d'Arno Klarsfeld. 

*     D'après Wikipédia : "En 2002, à trente-sept ans, il prend la nationalité israélienne ...Suite à la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidence de la république le 6 mai 2007, la commission d'investiture de l'UMP désigne Arno Klarsfeld comme candidat aux élections législatives dans la 8e circonscription de Paris (XIIe arrondissement)

Nous pouvons légitimement nous interroger sur la présence d'un individu ayant une nationalité autre que française au sein de l'Assemblée Nationale française. En théorie le mandat d'un élu est de défendre les intérêts français. Si demain il y avait un conflit entre la France et Israël, quels intérêts Arno Klarsfeld défendrait il ?

*    Bien qu'ayant passé de dix ans la limite d'âge, il s'engage dans les Magav, les garde-frontières de l'armée israélienne, et est affecté à des check-points autour de Bethléem, en Cisjordanie. Il déclare le 4 décembre 2003 à l'Agence de presse israélienne francophone Guysen : "La haine est un sentiment banni des rangs de Tsahal. Oui, je suis fier de servir au sein de l'armée d'Israël".

 Voilà une analyse bien singulière. Tsahal serait bien la première armée où la haine n'existe pas. Il semblerait malheureusement que la haine soit une émotion inhérente à tout être humain, qu'ils soit israélien ou non, soldat ou civil.

L'opinion d'Arno Klarsfled concernant l'amour qui règne au sein de Tsahal semble bien isolée en regard des nombreux rapports professionnels et circonstanciés sur le sujet.

Dans son livre intitulé Behind Chutzpah (Au-delà De L’Insolence), Norman Finkelstein aborde clairement ce point :

"Pendant la préparation des chapitres de ce livre dédiés au respect des droits de l’Homme par Israël dans les territoires occupés, je lus littéralement des milliers de pages de rapports sur les droits de l’Homme, publiés par de multiples organisations, férocement indépendantes et grandement professionnelles - Amnesty International, Human Rights Watch, B'Tselem (le centre d’information israélien pour les droits de l’Homme dans les territoires occupés), le comité public contre la torture en Israël, les physiciens pour les droits de l’Homme – Israël – chacun disposant de sa propre équipe d’observateurs et d’enquêteurs.

A l’exception d’un seul point mineur, je n’ai pas trouvé un seul aspect légal ou un seul fait sur lequel ces organisations de défense des droits de l’Homme diffèrent.

Concernant la situation d’Israël en terme de droits de l’Homme, on peut parler non seulement d’un consensus fort – mais aussi d’un consensus unanime. Toutes ces organisations sont d’accord sur le fait, par exemple, que les détenus palestiniens sont systématiquement maltraités et torturés, leur nombre total se comptant désormais probablement en dizaines de milliers."

Manifestement Arno Klarsfeld vit dans un autre monde, un monde où ses désirs ont peut être valeur de réalité.

La réalité objective du monde des êtres humains est conforme à ce qu'ont démontré Amnesty International, Human Rights Wath, B'TSelem et bien d'autres :  les détenus palestiniens sont systématiquement maltraités et torturés.

* Arno Klarsfeld a également déclaré : "Si une série de voitures sort de l'usine avec un vice de fabrication et que ces voitures viciées causent des accidents, des blessés et des morts, il est juste de se retourner contre le constructeur. Peut-on agir de même en assimilant le parent au constructeur et l'enfant au produit vicié ?"

Il est intéressant de constater comment Arno Klarsfeld compare les êtres humains à des produits (des voitures en l'occurence). Cela nous rappelle la tirade eugéniste de Jacques Attali sur l'euthanasie obligatoire pour ceux qui ont passé les 65 ans car à partir de cet âge ils coûtent trop cher (ou lorsque l'être humain n'est rien de plusqu'une variable économique).  Orwellien n'est ce pas ?

Ces individus n'auraient ils pas connaissance de l'élément fondamental qui distingue les objets des êtres humains (au moins certains d'entre eux) : la conscience ?


* Notons également qu'Arno Klarsfeld a été nommé le 28 juin 2006 "médiateur national" concernant les expulsions d'enfants.

Concrétement Nicolas Sarkozy a donc choisi un sioniste convaincu pour représenter la France dans le cadre des dossiers d'expulsions d'enfants y compris les enfants musulmans, les enfants arabes, les enfants palestiniens,...

En quoi le sionisme est il incompatible avec une pratique impartiale de la fonction de "médiateur national" concernant les expulsions d'enfants ?

Norman Finkelstein nous donne une réponse dans son dernier ouvrage :

Une autre sorte de justification annulait tout injustice infligée à la population autochtone par l’assertion selon laquelle la Palestine était (quasiment) inhabitée avant que les Juifs n’arrivent. Ironiquement, cet argument s’est révélé être la preuve la plus accablante de l’injustice commise : il reconnaît indirectement que, si la Palestine avait été habitée, ce qui était largement le cas, alors l’entreprise sioniste était moralement indéfendable. Ceux qui admettent la réalité d’une présence palestinienne tout en fonctionnant hors des sphères idéologiques sionistes ne peuvent trouver de justification au sionisme autres que le racisme : c'est-à-dire que, dans la grande histoire de l’humanité, la destinée des juifs était simplement plus importante que celle des Arabes. Si ce ne fut pas dit publiquement, cela fut largement développé en privé et c’est ainsi que les britanniques rationalisèrent la déclaration Balfour. Pour Balfour lui-même, «  nous refusons délibérément et légitimement d’appliquer le principe d’autodétermination » pour les « habitants actuels » de la Palestine, parce que «  la situation des juifs hors de la Palestine [est] d’ une importance capitale » et le sionisme prend racine dans une tradition ancestrale, dans les besoins actuels, dans les espoirs futurs, avec une signification bien plus profonde que les désirs ou les souffrances des 700.000 Arabes qui habitent actuellement ces terres ancestrales ».

Comme illustré par cet extrait, le sionisme est une idéologie fondamentalement raciste. et c'est un des représentants de premier plan d'une telle idéologie xénophobe qui s'est retrouvé en charge des dossiers d'expulsion des enfants.

* Une dernière déclaration d'Arno Klarsfeld publiée dans Le Monde le 4 décembre 2001. "Quelle logique il y aurait à un État palestinien exigu, divisé et surpeuplé, alors que la Jordanie est vaste, peu peuplée et habitée majoritairement par des Palestiniens".

Est il vraiment nécessaire de commenter cette déclaration glaçante ?

La Palestine est illégalement occupée depuis 50 ans. Bien au-delà des horreurs de l'apartheid, le peuple palestinien y est purement et simplement la cible d'un génocide. 

Imaginons que l'occupation de la France par les forces allemandes ait perduré. Des millions de français se sont réfugiés en Angleterre. Les réfugiés français revendiquent le droit au retour sur leur terre natale et alors un représentant des forces d'occupation ne trouve rien de mieux à dire que :

"Quelle logique il y aurait à un État français exigu, divisé et surpeuplé, alors que l'Angleterre est vaste, peu peuplée et habitée majoritairement par des français"

Quelle logique M. Klarsfeld ? L'amour d'un Homme pour ses racines, pour le lieux où il est né, pour les amis et la famille qu'il a quitté, l'amour d'un homme pour sa culture, pour son identité, pour une certaine éthique.

Rien de logique M. Klarsfeld, simplement l'amour. Mais vous qui comparez si aisèment les êtres humains à des voitures, savez-vous ce qu'est l'amour ?

 

05.06.2007

Attali et le sionisme subtil

En plus de tenir des propos eugénistes aussi primaires et dépourvus de consciense que ceux de Nicolas Sarkozy, Jacques Attali a développer dans son ouvrage intitulé "Les juifs, le monde et l'argent" une réthorique bien particulière.

Voici un extrait de l'analyse qu'en fait l'ex ambassadeur Aïssa Benchekroun dans son blog :

"Selon l'auteur, les rapports de ce métal/symbole avec les descendants d'Adam, n'auraient singularisé que les Juifs  avec  des termes souvent péjoratifs, et  auraient, du coup  épargné d'autres peuplades, vivant aux mêmes époques et  non moins « adorateurs » de ce   instrument  de la richesse et de la puissance ; sans penser que  plus tard ces mêmes rapports devaient bénéficier d'une approche plue réaliste et plus humaine ,instituée par une autre Religion. M. Attali semble également prendre de bonne grâce  ces diverses qualificatifs,  comme s'ils étaient innés spontanément  dans une seule et même société, constituant désormais des facteurs spécifiques communs à un groupement humain particulier, devenu avec le temps une « Ethnie » bien distincte.

Au-delà de la vision eugéniste du monde à laquelle M. Attali nous a habitué. Celui-ci mène à bien une maneuvre  particulièrement subtile.

En synthèse au cours de ses centaines de pages de prose, M. Attali acte les croyances relatives aux rapports que les juifs entretiendraient avec l'argent.

Soulignons tout d'abord que la thèse de Jacques Attali relève de la généralisation grossière. Il n'y a pas une judaïté mais des millions de judaïtés. Il ya autant de relations au judaïsme qu'il y a de juifs. Comme il y autant de relations à l'Islam qu'il y a de musulmans.

La validation de ces clichés par un homme du crû ne fait qu'alimenter un des principaux fondements de l'antisémitisme, qui comme tout autre xénophobie provient d'une haine liée à l'ignorance, à la jalousie, à l'illusion de différence.

En exacerbant un soit-disant rapport privilégié des juifs à l'argent, il alimente l'antisémitisme découlant de la jalousie, de la haine envers celui qui possède plus.

La judaïté n'a pas de spécificités géographiques, linguistiques ou ethniques, elle inclut la grande variété de la population humaine. Les rapports à l'argent y sont donc aussi variés que dans les autres communautés. Vous y trouverez des riches comme des pauvres, des radins comme des généreux. 

En plus d'être antisémite cette thèse est fondamentalement sioniste.

Cela vous semble contradictoire ?

 Et pourtant...

Le fait de valider l'un des fondements de l'antisémistisme renforce d'autant le sentiment d'antisémitisme. Le haineux aveugle se verra conforté dans ses croyances. "Tu vois même Attali le polytechnicien juif le reconnaît".

Et le principal moteur de l'émigration vers Israël est le sentiment de peur que ressentent les populations juives intégrées dans les autres pays du monde.

Pourquoi un juif intégré et heureux hors d'Israël quitterait ses racines, ses amis, ses souvenirs pour aller participer à un génocide au milieu du désert ?

La seule solution est de générer chez ces juifs les sentiments (justifiés ou non) de peurs, de menaces, de différences.

Et ainsi l'idéologie politique sioniste peut se réaliser, grâce aux peurs et aux manipulations rassembler les juifs en un même lieu.

Nous traiterons dans un article à venir de la genèse et des objectifs de ce concept de terre promise.

 

03.06.2007

Kouchner Sarkozy quel rapport ?

Le nouveau gouvernement français a été finalisé. Y figure un nom qui peut interpeller : Bernard Kouchner.

Qu'est ce que Bernard Kouchner, co-fondateur de Médecins du Monde, chantre de l'humanitaire paillette peut il avoir en commun avec Nicolas Sarkozy le pourfendeur des sans-papiers, dont les menaces ont été directement stigmatisées par la Ligue des Droits de l'Homme.

Apparemment pas grand chose ne rapproche ces deux hommes.

          De son côté et plus récemment, Nicolas Sarkozy a commenté la tentative d'invasion du Liban par les forces                   israéliennes d'une manière fort personnelle et particulièrement éloignée des informations objectives disponibles           sur ce que l'armée israélienne a fait au Liban  :   "... M. Sarkozy est revenu sur le fait que le Hezbollah était                         responsable de l’agression..."

Peut être que les pères respectifs de MM. Kouchner et Sarkozy ont transmis à leur fils, ce que Bush a certainement transmis à l'actuel président des USA : considérer le contenu de l'Ancien Testament comme la vérité absolue et comme un avenir à réaliser.

Y compris le 7e chapitre du Deutéronome où le dieu vengeur et jaloux s'en va d'une tirade psychopathique de plus, pleine de haine et de violence :

"...Quand l'Éternel, ton Dieu, t'aura introduit dans le pays où tu entres pour le posséder, et qu'il aura chassé de devant toi des nations nombreuses, le Héthien, et le Guirgasien, et l'Amoréen, et le Cananéen, et le Phérézien, et le Hévien, et le Jébusien, sept nations plus nombreuses et plus fortes que toi, et que l 'Éternel, ton Dieu, les aura livrées devant toi, et que tu les auras frappées, tu les détruiras entièrement comme un anathème; tu ne traiteras point alliance avec elles, et tu ne leur feras pas grâce...."

La Palestine subit une occupation illégale et un génocide depuis 50 ans. L'Irak est à feux et à sang. L'Arabie Saoudite est à la botte des Sioconservateurs. Le Liban a subi une attaque majeure il y a quelques mois et l'Iran ainsi que la Syrie sont les nouvelles nations dans la ligne de mire.

Revenons à Bernard Kouchner. Michel Collon a publié un article très intéressant sur le passé du french doctor, où nous nous retrouvons bien loin des valeurs humanitaires et humanistes les plus basiques.

"Le co-auteur d'un des plus gros médiamensonges des années 90 vient d'avouer. Instructif pour l'avenir, car les trucs de manipulation sont toujours les mêmes...

Flash-back. Eté 92, guerre en Bosnie. Bernard Kouchner et ses « Médecins du monde » diffusent dans la presse et sur les murs de Paris une pub, frappante et coûteuse. La photo - montage présente des « prisonniers » d'un camp serbe en Bosnie. Derrière des barbelés. Kouchner y accole l'image d'un mirador d'Auschwitz. Son texte accuse les Serbes d' « exécutions en masse ».

Info ou intox ? Intox, reconnaît Kouchner douze ans plus tard. Son récent livre autopublicitaire, Les guerriers de la paix, relate une entrevue avec Izetbegovic (le dirigeant nationaliste musulman au pouvoir à l'époque à Sarajevo), sur son lit de mort :

- Kouchner : C'étaient d'horribles lieux, mais on n'y exterminait pas systématiquement. Le saviez-vous ?
- Izetbegovic : Oui. L'affirmation était fausse. Il n'y avait pas de camp d'extermination quelle que fût l'horreur des lieux. Je pensais que mes révélations pourraient précipiter les bombardements.

Ce médiamensonge a effectivement fait basculer l'opinion vers le soutien aux bombardements. Toute la presse occidentale l'avait diffusé massivement Mais le récent démenti a été passé sous silence. Le public ne peut savoir qu'il a été roulé.

Le demi-aveu de Kouchner et ce silence médiatique posent des questions cruciales :

1° Kouchner savait-il bien plus tôt ?

Réponse : Oui. Dès 1993, un journaliste de France 2, Jacques Merlino, révélait la supercherie dans un bouquin au titre éloquent « Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire ». Il y interviewait le directeur de Ruder Finn, agence US de relations publiques. Lequel, très fier, avouait avoir monté de toutes pièces la campagne des « camps d'extermination » : « Nous avons circonvenu trois grandes organisations juives : B'nai B'rith, American Jewish Committee et American Jewish Congress. Aussitôt, nous avons pu dans l'opinion publique faire coïncider Serbes et nazis. Le dossier était complexe, personne ne comprenait ce qu'il se passait en Yougoslavie, m! ais d'un seul coup, nous pouvions présenter une affaire simple avec des bons et des méchants. »
En mentant, fait observer le journaliste ! Réponse : « Nous sommes des professionnels. Nous ne sommes pas payés pour faire la morale. » onc, Kouchner savait depuis longtemps et ce n'est pas joli - joli à présent de mettre toute la faute sur le dos d'un mort.

2° Les médias ont-ils enterré les preuves de la supercherie ?

Réponse : Oui. Un journaliste allemand Thomas Deichman a montré dès 1994 que l'image des barbelés était truquée, que les « prisonniers » n'étaient pas enfermés. En fait, elle était tirée d'un reportage ITN où ils déclaraient être bien traités, mais la journaliste avait coupé ces déclarations !
On trouvera l'affiche de Kouchner, les commentaires de Deichmann, et notre exposé des trucages dans notre livre Poker menteur. Daté de 1998. Donc, il ne fallait pas attendre aujourd'hui pour rectifier : Dans un reportage-vidéo « Sous les bombes de l'Otan » (1999), nous avions aussi présenté les images tournées par une télé locale, qui démontraient la tricherie du reportage ITN.

3° Kouchner a-t-il été protégé, même par des « critiques de médias » ?
Réponse : Oui. Un exemple : Daniel Schneidermann (Arrêts sur images, France 5) nous avait contacté sur ce dossier, puis nous a écarté du débat pour ne pas nuire à Kouchner. On n'a pas non plus interrogé ses médiamensonges sur le Kosovo et son bilan catastrophique dans cette province. Nous disons bien : médiamensonges, et non erreurs. Son plan de carrière visant le poste de secrétaire - général de l'ONU, il lui faut tout faire pour plaire aux USA.

4° Pourquoi fallait-il présenter une histoire « simple », mais fausse ?
Pour cacher la responsabilité des grandes puissances occidentales dans ce conflit :
- Depuis 1979, la CIA allemande soutenait des extrémistes pour faire éclater la Yougoslavie.
- En 1989, le FMI avait mis la pression néolibérale pour éliminer l'autogestion et les droits travailleurs, excitant la crise et les nationalismes.
- En 1991, l'Allemagne avait armé les extrémistes croates et musulmans avant la guerre.
- De 1992 à 1995, les Etats-Unis ont délibérément prolongé le conflit, comme en atteste l'envoyé spécial européen en Bosnie, lord Owen. http://www.michelcollon.info/reponses_tm.php
- Pour quels intérêts, toutes ces manoeuvres ? Eliminer un système social trop à gauche, mais aussi contrôler les Balkans stratégiques et les routes du pétrole.

5° S'agit-il de nier tous les crimes commis ?
Pas du tout, mais lorsque nos gouvernements cherchent à nous entraîner par une propagande de guerre « bons contre méchants », il est important de repérer leurs intérêts cachés. Et leurs trucages d'infos. Par exemple, s'agissant des camps de prisonniers en Bosnie, l'ONU en avait recensé six croates, deux serbes et un musulman. Et c'étaient plutôt des camps de regroupement en vue d'échanges, et non des camps d'extermination. Mais, les nationalistes croates et musulmans étant "nos" alliés, ou plutôt "nos" agents, Kouchner, Bernard-Henri Lévy et autres invités médiatiques permanents les ont mensongèrement blanchis.
Il faudrait juger les criminels de guerre. Tous les criminels de guerre, dans tous les camps. Mais pas par des tribunaux bidons mis sur pied par une justice des vainqueurs où les USA et l'Otan se placent d'office au-dessus de la loi et même carrément hors-la-loi puisqu'ils violent la Charte de l'ONU à tour de bras.

6° Y a-t-il eu d'autres médiamensonges « réussis » dans cette guerre ?
Oui. Un seul exemple. Quand l'Otan a commencé à bombarder la Yougoslavie, en 1999, elle a affirmé réagir à ce qu'elle appelait un « massacre de 40 civils » par l'armée yougoslave, à Racak, village du Kosovo. Mais Belgrade parlait d'un combat entre deux armées, provoqué par les forces séparatistes albanaises. L'ONU avait commandé un rapport à une commission de légistes dirigée par un docteur finlandais, Madame Ranta. Celle-ci a confirmé la thèse de Belgrade. Mais aucun média n'en a parlé. Le médiamensonge reste intact pour l'opinion. Pourquoi ? Parce que les médiamensonges de Kouchner, BHL et Cie ont permis de diviser la gauche et de l'empêcher de s'opposer à une guerre en réalité injuste. L'opinion publique, ça se travaille. Et la prochaine fois, ça recommencera.