18.05.2009

Evacuation des "Don Quichotte" à Paris: les journalistes malmenés par les CRS

Les CRS sont intervenus vendredi soir pour déloger les sans-abris et sympathisants des « Enfants de Don Quichotte » sur les quais de la Seine à Paris.

Au cours de cette opération, les CRS ont empêché les journalistes de France 2 de prendre des images de cette intervention musclée.

Les journalistes ont même été bousculés par les forces de l’ordre, ainsi qu’en témoigne un reportage diffusé sur France 2, samedi soir.

 

 

(Source: France 2)

Sur des images de bousculades un journaliste précise :

« Impossible sur les quais de filmer l’évacuation elle-même. La police empêche notre équipe de travailler. Nous filmons alors de la rue. »

Dans un communiqué, le Syndicat National des Journalistes (SNF) a protesté contre cette évacuation « manu militari des journalistes dont une équipe de France 2… Brutalités, confiscations de matériel de prise de vue, interpellations: tout est bon pour faire en sorte que l’image dérangeante des descentes de police contre la progression de la détresse humaine ne vienne pas ternir la communication rassurante du pouvoir ».

Le SNJ « interpelle publiquement la ministre de l’Intérieur et lui demande de donner des directives claires aux fonctionnaires".


Note
: Finalement dans ce pays les journalistes ont le choix, soit ils reprennent la propagande et les mensonges dictés par le pouvoir politique et ils seront favorisés et protégés, soit ils tentent d'offrir une vision objective de le misère et du totalitarisme ambiant et ils seront matraqués et interpelés.

Article original : Le Post

22.02.2008

SDF: plusieurs milliers de manifestants "solidaires"à Paris

Les associations d'aide aux plus démunis mettent la pression sur le gouvernement. Plusieurs milliers de personnes avaient répondu à leur appel, jeudi soir place de la République à Paris, pour une "nuit solidaire" destinée à exiger des moyens supplémentaires pour l'hébergement des sans-abri et une "vraie politique" de lutte contre la crise du logement.

Les associations réclament 1,5 milliard d'euros en faveur de l'hébergement et du logement, alors que le Premier ministre François Fillon a annoncé une enveloppe de 250 millions d'euros le 29 janvier dernier.

Jeudi soir, devant une scène installée sur la place -où se succédaient prises de parole et mini-concerts avec notamment au programme M et Louis Bertignac, la trentaine d'associations à l'origine de ce rassemblement -dont la Fondation Abbé Pierre, le Secours Catholique ou encore Emmaüs France- avait dressé des stands, faisant notamment signer une pétition pour interpeller le gouvernement.

"Il y a eu des promesses faites pendant la campagne électorale: plus personne dans la rue. Ces promesses doivent être tenues", a déclaré à l'Associated Press le chanteuse Nolwenn Leroy, présente sur place.

Vers 19h30, des centaines de couvertures de survie ont été distribuées dans la foule, avec invitation pour ceux qui le souhaitaient à passer symboliquement une nuit dehors aux côtés des SDF, des mal-logés et des militants associatifs.

Des manifestants avaient déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire "+172% pour le logement", référence à l'augmentation l'automne dernier du salaire du chef de l'Etat.

"Je suis venue parce que je pense que c'est très important de soutenir les milliers de personnes à la rue et de montrer qu'on veut que ça change, surtout qu'il y a des élections dans pas longtemps et que je suis moi-même directement concernée", a déclaré à l'Associated Press une jeune mère souhaitant garder l'anonymat, accompagnée de sa fille de 3 ans et expliquant vivre avec son mari et l'enfant dans une chambre de 11m2.

"Je viens de finir un contrat d'auxiliaire de vie, je cherche du travail et j'ai une demande de logement social en attente depuis plusieurs années", a-t-elle précisé.

Dans un courrier lu sur la scène et adressé à François Fillon, les organisateurs du rassemblement déplorent "une succession de plans (...) répondant à un objectif implicite de mise à l'abri", estimant que "l'ampleur du phénomène appelle bien d'autres réponses".

Les associations déclarent que la loi sur le droit au logement opposable (DALO) "est capitale", et que "l'Etat doit se donner les moyens de l'appliquer dans toute son ampleur sous notre responsabilité collective".

Pour elles, si la loi DALO "devait rester lettre morte, elle conduirait au désespoir des millions de personnes qui y ont vu la promesse d'une dignité enfin retrouvée".

Les associations jugent que "les mesures d'urgence qui sont aujourd'hui à prendre nécessitent à la fois des choix et une volonté sans faille. Elles doivent traduire un changement radical dans la conception même de la prise en charge des plus démunis, comme dans les logiques de la politique du logement et des moyens qui lui sont affectés".

Lors d'un conférence de presse improvisée sur la place, le président de Ligue des droits de l'Homme (LDH) Jean-Pierre Dubois a lancé: "Qu'on cesse d'assister à cet étalage permanent de toujours plus pour certains et même pas le minimum vital pour beaucoup d'autres".

Source : AP
 

Note de P&P : Comme le déclare justement la chanteuse Nolwenn Leroy "Il y a eu des promesses faites pendant la campagne électorale: plus personne dans la rue. Ces promesses doivent être tenues".

Une erreur habituellement commise est de prêter à autrui nos propres spécificités. Ceci s'applique bien sûr à la sphère de la conscience : notions d'honnêteté, de parole, d'engagements, de vérité,... 

Il semble essentiel d'intégrer le fait que certaines personnes sur cette planète et en particulier au sommet des différentes hiérarchies ne sont pas équipées des attributs de la conscience. Dès lors les mots, les actes, les engagements, les promesses sont seulement des moyens permettant d'atteindre une seule et unique fin : l'accumulation de pouvoir (revenus, titres, conjoint, propriétés,...)   

Comme dit le dicton : "Les promesse n'engagent que ceux qui y croient". L'on pourrait y rajouter : "surtout quand celles-ci sont proférées par des individus dénués de conscience".

19.12.2007

Selon que vous serez puissant ou misérable

b7eacfd88c9e4ea182a83a36af00b754.jpgNote de P&P : Après des dizaines d'articles sur la liaison entre Bruni et Sarkozy (espérons que ce dernier ait bénéficié des talonnettes que son collègue Tom Cruise utilisait pendant ses années Kidman), l'AFP nous informe laconiquement des errements du directeur de cabinet de Mme Boutin.

 

PARIS, 18 déc 2007 (AFP) - Le directeur de cabinet de la ministre du Logement, Christine Boutin, loue un appartement à loyer modéré appartenant à la RIVP (Régie immobilière de la ville de Paris) depuis 1981, a-t-on indiqué au ministère du Logement confirmant une information du Canard Enchaîné.

Note de P&P : Voilà une information intéressante. A l'heure où M. Bolufer jouit de son appartement à tarif très préférentiel, des milliers de sans-logis tentent de survivre au froid et Sarkozy fait dégager cette "racaille" et leurs tentes indésirables de nuit et à coup de matraque.

 
Le ministère a indiqué à l'AFP que Jean-Paul Bolufer louait un logement à la RIVP depuis 1981 et qu'il payait ses loyers depuis cette date au tarif fixé par la Régie.

Note de P&P : L'AFP qui semble plus douée pour mettre le nez dans les petites affaires des peoples que pour enquêter sur les dossiers embarassants de ceux qui tirent ses ficelles oublie de préciser de M. Bolufer est énarque et préfet hors cadre et qu'un tel statut  donne droit à une rénumération de 75000 euros brut annuel (hors avantages) pour ceux qui comme moi sont dépassés par de tels chiffres cela signifie que M. Bolufer touche un salaire brut mensuel de plus de 40000 francs (et oui ça fait quasiment 7 smig !!!)


Selon l'hebdomadaire satirique daté de mercredi, M. Bolufer, préfet hors cadre, bénéficie d'un appartement de 190m2 dans le quartier de Port-Royal (Vème arrondissement), avec vue sur la chapelle du Val-de-Grâce, au prix de 6,30 euros le m2. Les prix du secteur, remarque l'hebdomadaire satirique, se situe généralement dans le parc privé entre 20 et 30 euros le m2.

Note de P&P : En plus, M. Bolufer n'a pas choisi un T1 à la Courneuve. Le niveau du loyer de ce cher (!) préfet est donc de 6,30 euro le m2, cela fait 1197 euros pour 190 m2 à Port-Royal, voilà une belle affaire sachant que le coût réel d'une telle location est de l'ordre de 5700 euro. M. Bolufer, serviteur exemplaire de la nation fait donc 4500 euros d'économies par mois sur le dos de celle-ci. Soit plus de 1,4 millions d'euros sur 26 ans. Bravo Monsieur le Préfet et merci aux contribuables.


M. Bolufer se serait vu attribuer ce logement en 1981 quand il était directeur adjoint du cabinet de Jacques Chirac, alors maire de Paris.

Note de P&P : Cette occupation totalement immorale perdure donc depuis 26 ans. Alors que 1,5 millions de ménages patientent longuement sur les listes d'attente HLM et que Mme Boutin pointe du doigt ceux qui abusent des logements HLM, depuis son 190 m2 de Port-Royal, M. Bolufer lutte contre l'avortement, stigmatise la pornographie et s'oppose avec virulence aux revendications des homosexuels . Ah cette France bourgeoise, catho,  bien-pensante et donneuse de leçon, si elle n'existait pas il faudrait l'inventer. 

 

Selon le Canard, il l'aurait même sous-loué entre 1989 et 1996, alors qu'il avait été nommé à Toulouse puis de 1997 à 2007, alors qu'il bénéficiait d'un logement de fonction à Paris comme directeur des Journaux officiels.

Note de P&P : et voici le petit plus Bolufer. En plus de s'être grassement servis sur la bête pendant 26 ans, notre préfet modèle a sous-loué son appartement pendant 10 ans. Pour information cette pratique est totalement illégale et encore plus repoussante éthiquement puisque le loueur fait généralement des profits supplémentaires sur le dos de son sous-loueur. Ce même mardi 18 décembre 2007, une femme de 45 ans, sans domicile fixe a été retrouvée au petit matin, morte (de cause naturelle !) dans un jardin public de Nice