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09/06/2009

"Hou la menteuse"

Mise à jour 09/06/09 : un deuxième internaute vient d'être convoqué au commissariat pour injure, suit à une nouvelle plainte de Nadine Morano. Cass'toi' pauv' conne bis repetita…

Une convocation pour « injures publiques envers un membre du ministère ».

Les raisons de cette convocation pour cette femme de 49 ans demeurant à Saint-Paul-les-Dax trouvent leur origine dans un simple commentaire de trois mots…

Un commentaire de trois mots qui a fait l’objet d’une plainte en février dernier, de Nadine Morano, la secrétaire d’Etat à la Famille.

Sur le site Dailymotion, cette mère de famille a déposé le commentaire suivant:

« Hou la menteuse ».

Un commentaire à la suite d’une vidéo où Nadine Morano, sur le plateau d’ITélé, s’expliquait sur son apparition « en catimini » à un meeting de Ségolène Royal.

Selon le Point, le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire le 13 février pour "injure publique" .

A la suite de cette enquête préliminaire, les sites Dailymotion et YouTube ont reçu une réquisition judiciaire de la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP).

Une réquisition afin  d’obtenir "en urgence la date, l'heure et les adresses IP utilisées et tout élément d'identification, pour la mise en ligne des commentaires", selon Sud Ouest.

Et c’est ainsi que jeudi prochain, cette mère de famille va se retrouver au commissariat de Dax, entendu jeudi prochain par un officier de police judiciaire de la BRDP, une unité dépendant du 36 quai des Orfèvres et basée à Paris, pour avoir osé écrire cette terrible phrase :

« Hou la menteuse ».

 

Article original : Le Post

 

Note : non vous ne rêvez pas une dame de 49 ans mère de 3 enfants est la cible d'une enquête qui dure depuis 4 mois suite à une plainte de Nadine Morano pour "injure publique". Cette maman a eu l'outrecuidanse d'écrire "Hou la menteuse" dans un commentaire relatif à une vidéo publiée sur Dailymotion.

Cette vidéo est une interview de Nadine Morano faite par la chaîne I-TV où l'intéressée se défend avec véhémence d'avoir infiltré un meeting de Ségolène Royal :

 


Note : L'émission "Envoyé Spécial" a couvert cette "opération commando" digne des plus grands exploits des Pieds Nickelés :

Note : Vous aurez remarqué qu'au début du reportage Nadine Morano est le seule à être couverte, ni ceux qui l'accompagnent ni les passants alentours portent des imperméables ou des parapluies.

Vous aurez également noté que le sol est parfaitement sec.

En outre dans les coursives da le salle de conférence et dans le salle de réunion Morano reste toujours couverte, craint-elle qu'il pleuve à l'intérieur du bâtiment ?

Pour couronner le tout, afin de se protéger de cette pluie qui n'existe manifestement que dans ses délires mythomanes, Morano utilise une sorte de poncho en laine. On ne peut pas dire qu'il s'agisse du textile la plus imperméable sur le marché, loin s'en faut.
Cette mère de famille se retrouve donc poursuivie pour avoir dit la vérité tandis que Nadine Morano se fait passer pour la victime alors qu'elle a menti éhontément. Voilà un bon example d'inversion des rôles ou le bourreau se fait passer pour la colombe et l'innocent devient le coupable responsable de tous les maux.

On ne peut s'empêcher de remarquer un décalage grandissant entre l'impunité des élites qui se vautrent dans l'insulte crasse et gratuite sans être nullement inquiétées (Sarkozy et son mémorable "cass' toi pauv' con", ou Bernheim qui traite Dieudonné de "nègre" devant les camèras de télévision et qui se retrouve totalement blanchi par le justice suisse quelques jours plus tard) et le citoyen moyen poursuivi pour avoir simplement dit la vérité (sans aucune grossiéreté).
Il semblerait que la mythomanie et l'injustice ne soient pas les seuls apanages de l'exquise Nadine Morano qui semble également se complaire dans la xénophobie haineuse :

Note : Et pour fêter cette mémorable diatribe raciste à faire pâlir un Le Pen ou un Mégret, rien ne vaut une bonne petite soirée bien arrosée :


Note : forts des ces constats édifiants quant à la haine, aux mensonges, à la xénophobie et au mauvais goût de la drôlesse Morano, nous nous devons de conclure avec l'expression consacrée par notre cher et distingué président : "cass' toi pauv' conne".

23/11/2008

PS : Chronique d'un naufrage savamment orchestré

En première analyse les récentes péripéties du parti socialiste peuvent laisser perplexe. Les thèses généralement défendues se limitant aux luttes internes, aux conflits de pouvoir.

Dans une telle situation il peut être sage de revenir aux fondamentaux et de se poser une question élémentaire : "A qui profite le crime ?"  En effet comme l'a souligné il y a près d'un demi siècle Franklin Delanoe Roosevelt : "En politique rien n'arrive par hasard."

Une fois le hasard écarté, il semble évident que la désintégration du parti socialiste bénéficie directement aux autres représentants de la gauche.

Le hasard faisant bien les choses, Olivier Besancenot, le gentil facteur s'est fendu de quelques commentaires sur la situation actuelle du parti socialiste :

Besancenot: impossible de compter "sur le PS pour s'opposer au gouvernement"

Le leader de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot a estimé dimanche que le parti socialiste ne pourra plus constituer un "vrai parti d'opposition" à cause de ses "querelles de pouvoir" interne.
"Je n'ai pas envie de tirer sur une ambulance, simplement de constater définitivement que ceux et celles qui veulent résister définitivement à la politique du gouvernement ne peuvent pas compter sur le parti socialiste, quelle que soit sa direction, pour faire un vrai parti d'opposition à la politique du gouvernement", a-t-il dit sur RTL.
"A gauche, personne ne peut se réjouir d'un spectacle aussi lamentable, et d'un aussi triste spectacle pour un aussi triste programme parce qu'aujourd'hui il n'y a que Sarkozy qui peut se frotter les mains", a-t-il ajouté. "C'est donc des querelles de pouvoir. Ils héritent de ce qu'ils ont construit eux-mêmes depuis 15 ans (...) C'est une logique de présidentialisation toujours plus poussée", juge M. Besancenot.
"Aujourd'hui, il faut construire une nouvelle gauche, et pour nous ça nous motive encore plus", conclut-il.

Article original : Marianne


Olivier Besancenot, le gentil facteur, se défend de tirer sur l'ambulance pour ajouter dans la même phrase qu'on ne peut pas compter le PS. Dans la même logique de double language, Besancenot désigne Sarkozy comme le principal bénéficiaire de la situation mais ajoute quelques secondes plus tard qu'il faut construire une nouvelle gauche. On se demande bien autour de qui cette nouvelle gauche sera construite ?

Le dirigeant de la ligue communiste révolutionnaire est donc le grand vainqueur des dysfonctionnements du parti socialiste. Besancenot va continuer à occuper une place politique grandissante tandis que Sarkozy et ses laquais pousseront le peuple français vers l'exaspération et la révolte.

Proche sont les temps où Besancenot alors devenu leader inconstesté de l'opposition, bien aidé par une crise mondiale savamment orchestré montée en épingle par les médias dominants et une politique sarkozienne désastreuse appelera de ses voeux la mobilisation du peuple français contre le régime néolibéral et destructeur de Sarkozy.

Pourtant Besancenot et Sarkozy sont les deux facettes de la même pièce. Ils ne sont rien d'autres que des pions, apparemment antagonistes et pourtant manipulés par la même main invisible. Comme le soulignait si justement Honoré de Balzac il y a près de deux siècles : "Tous ces prétendus hommes politiques sont les pions, les cavaliers, les tours ou les fous d’une partie d’échecs qui se jouera tant qu’un hasard ne renversera pas le damier."

Lorsque des projets de révolution violente seront dans tous les esprits, que les médias entretiendront l'hystérie générale en épiloguant sur les derniers scandales du régime Sarkozy, les dernières atrocités de la crise mondiale, les premières manifestations de la guerre civile naissante, il sera avisé de méditer longuemment cette déclaration de John Lennon : "Les pouvoirs en place t'irritent, t'aiguillonnent, te provoquent - afin que tu te battes parce que dès qu'ils t'ont rendu violent ils savent comment te contrôler"

Si ces mots ne suffisent pas il suffira alors de contempler les fruits de la guerre civile qui battra son plein de l'autre côté de l'Atlantique ou la nature des régimes (la Terreur puis l'empire napoléonien) qui suivirent la soit-disant révolution populaire de 1789 pour se convaincre que les seules armes efficaces face aux élites psychopathes sont la connaissance, la solidarité, le lien social, l'échange d'information.

03/05/2007

Sarkozy - Materazzi.

Il est intéressant de noter comment l'histoire parfois se répète.

Vous souvenez vous du 9 juillet 2006 ? La France est en finale de la coupe du monde de football contre l'Italie. A la 107e minute de jeu, Zinedine Zidane donne un coup de tête dans le thorax de Marco Materazzi après que celui-ci, d'après la consultation des experts capables de lire sur les lèvres qui sont tous arrivés à la même conclusion lui ai dit : «On sait tous que tu es le fils d'une pute terroriste».

Vous connaissez la suite et la surmédiatisation que connut cet événement.

Qu'en a dit Zindedine Zidane ?

« ...il m’a tenu des mots très durs, plus durs qu’un geste, qu’il répète plusieurs fois. Ensuite, ça se passe très vite. Il a dit des choses très graves, très personnelles qui me touchent au plus profond de moi, sur ma maman, ma sœur. J’écoute une fois, j’essaye de partir, puis une deuxième fois, une troisième fois. Je suis un homme avant tout. J’aurai préféré prendre une droite dans la gueule (sic) plutôt que d’entendre ça. Bien sûr, c’est un geste à ne pas faire et je veux le dire haut et fort, je m’excuse auprès des millions d’enfants qui ont pu voir ce geste, auprès des éducateurs qui disent les choses à faire et à ne pas faire. Mais, je ne peux pas regretter ce geste. Cela voudrait dire qu’il avait raison et il ne peut pas avoir raison, surtout pas. Ce que je déplore, c’est qu’on sanctionne toujours la réaction. Mais s’il n’y a pas de provocation, il n’y a pas de réaction. Vous croyez qu’à dix minutes de la fin de ma carrière, j’aurai fait ce geste par plaisir ? Bien sûr, mon geste n’est pas pardonnable mais il faut aussi sanctionner le vrai coupable. Et le vrai coupable, c’est celui qui provoque »

Si l'on effectue quelques recherches sur le pédigrée de Marco Materazzi, l'on réalise rapidement que ses paroles n'étaient pas du tout le fruit du hasard mais l'expression d'un profil psychologique bien spécifique, celui d'un individu visiblement prêt à tout pour atteindre ses objectifs.

Dans ses déclarations post-match, Marco Materazzi se fait habilement passer pour la victime, innocente et choquée :

Je ne lui ai rien dit concernant le racisme, la religion et la politique. Je n’ai pas parlé non plus de sa mère. J’ai perdu ma mère à 15 ans et encore aujourd’hui ça m’émeut d’en parler. Naturellement, je ne savais pas que la sienne était à l’hôpital, et je lui souhaite mes meilleurs vœux. Il a toujours été mon idole, je l’admire beaucoup.

Revenons en au débat Royal-Sarkozy et en particulier à l'échange relatif à l'intégration des enfants handicapés :

La déclaration qui mit le feu au poudre est insultante. N. Sarkozy, l'ancien ministre de l'Intérieur, s'y prévaut de son engagement  pour l'intégration de tous les enfants handicapés à l'école, ce que la droite a empêché de faire ces cinq dernières années ( cet état de fait a été confirmé par les associations concernées à l'issue du débat)

Ségolène Royal révoltée par tant de cynisme se révolta : "Je suis scandalisée par ce que je viens d'entendre", a-t-elle lancé au candidat de l'UMP. "Non M. Sarkozy tout n'est pas possible dans la vie politique. Cet écart entre le discours et les actes n'est pas acceptable surtout quand il s'agit des enfants handicapés. Ce n'est pas acceptable et je suis très en colère".

"On atteint le summum de l'immoralité politique", a-t-elle accusé.

"Calmez-vous, ne me montrez pas du doigt avec cet index pointé", a intimé son adversaire.

"Je ne m'énerve pas, je me révolte", a répliqué Ségolène Royal.

"Pour être président de la République, il faut être calme", a estimé Nicolas Sarkozy.

"Non! Pas quand il y a des injustices, il y a des colères qui sont parfaitement saines parce qu'elles correspondent à la souffrance des gens. Il y a des colères que j'aurai même quand je serai présidente de la République", a poursuivi la candidate du PS. 

En réfléchissant à ces deux affaires il est étonnant de constater combien nous, citoyens avons été conditionnés .

D'une part nous acceptons en fermant les yeux des actes fondamentalement malsains et destructeurs comme l'insulte ou le  mensonge (des insultes il y en a sur tous les terrains de foot, tous les politiciens mentent,..)

D'autre part, nous diabolisons celui qui se révolte face à l'innaceptable. Alors que cette même révolte est un processus de défense de ce que l'Homme a de plus précieux : sa dignité et le respect de ceux qu'il aime

Cette inversion de valeurs est un cas frappant de paramoralisme.

Selon A. Lobaczewski dans Ponérologie Politique, le paramoralisme peut être décrit de la manière suivante : la conviction qu’il existe des valeurs morales et que certaines actions violent des règles morales est un phénomène tellement commun et ancien qu’il semble avoir quelque substrat au niveau du patrimoine instinctif (encore qu’il ne soit certainement pas entièrement adéquat dans le cadre de la vérité morale), et qu’il ne fait pas que représenter des siècles d’expérience, de culture, de religion et de socialisation. Dès lors, toute insinuation infiltrée dans des slogans moraux est toujours suggestive, même quand les critères “moraux” utilisés ne sont que pure invention ad hoc. N’importe quel acte peut donc être vu comme immoral ou moral par le biais de paramoralismes et de la suggestion active; il se trouvera toujours des gens pour tomber dans le panneau de ce genre de raisonnements.[…] Les déclarations et suggestions pseudo-morales accompagnent si souvent diverses formes de mal qu’elles semblent irremplaçables. Malheureusement, il est devenu très fréquent que des individus, des groupes de pression, ou des systèmes pathocratiques inventent de nouveaux critères moraux dans leur propre intérêt. […] C’est peut-être le moment de se dire que la vraie morale naît et existe indépendamment de nos jugements à cet égard, et même de notre capacité à la reconnaître. L’attitude requise pour comprendre cela est donc scientifique, et non créatrice: il nous faut humblement soumettre notre esprit à la réalité perçue. C’est ce qui se passe quand nous découvrons l’homme dans sa vérité: ses faiblesses et ses qualités; elle nous montre ce qui est convenable et approprié par rapport à autrui et aux autres sociétés.

 

 

 

 

 

30/04/2007

Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme

28 avril 2007 - Election présidentielle


Le 6 mai, barrons la route à l’autoritarisme, votons pour défendre les droits et les libertés.

Communiqué de la LDH (Ligue des Droits de l'Homme)

Contre-pouvoir et association civique luttant contre l'arbitraire, l'injustice et l'intolérance, la Ligue des droits de l’Homme n’intervient dans le débat électoral que si le bon fonctionnement de la démocratie, l'effectivité de la citoyenneté et le respect des principes de liberté, d'égalité et de fraternité sont en jeu.
 

Nous venons de vivre cinq années de régression des libertés, de l’égalité et de la fraternité. Tous les pouvoirs ont été accaparés par un seul courant politique. L’autoritarisme, le recours aux moyens d’exception ont accompagné le renforcement du contrôle social, le choix du tout répressif, le recul des droits des justiciables, les attaques contre l’indépendance des juges. L’insécurité sociale a été renforcée pour les plus faibles, la protection sociale fragilisée, la précarité du travail encouragée. Les « marginaux », les « différents », les jeunes des quartiers défavorisés, ont été traités en boucs émissaires, les étrangers traqués jusque dans les écoles maternelles, les familles les plus démunies sanctionnées pour leur pauvreté.

Si Nicolas Sarkozy se voyait confier la plus haute charge de l’Etat, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas : loi durcissant encore la répression pénale, nouvelle loi anti-étrangers, contrat de travail « unique » se substituant au CDI, sans parler du ministère de l’« identitaire » et de l’immigration… Il est de notre devoir d’alerter les citoyennes et les citoyens de ce pays : la poursuite et l’amplification de la politique menée depuis cinq ans ne serait pas un «rêve» mais un cauchemar. Nous ne voulons pas d’une démocratie muselée qui, parce qu’elle laisserait sur le bord de la route des millions de personnes, attiserait le communautarisme, le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie et ouvrirait la voie aux révoltes sociales.

Nous voulons une autre France : fière de sa diversité, soucieuse que chacun puisse réaliser ses aspirations, porteuse des libertés et rénovant sa démocratie. La France n’est jamais aussi grande que lorsqu’elle met ses actes en accord avec son ambition séculaire de voir tous les droits valoir pour tous. Pendant qu’il en est temps, la LDH appelle les électeurs à choisir la solidarité et non la peur, le respect et non les menaces, l’égalité et non les discriminations.

La Ligue des droits de l’Homme appelle à voter et à faire voter, le 6 mai 2007, pour Ségolène Royal.

Paris, le 28 avril 2007.

 

Note de Pouvoir et Pscyhopathie : Comme le souligne justement la LDH, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. 

27/04/2007

Sarkozy, psychopathe même avec celui dont il a le plus besoin

26 avril 2007 - PARIS (Reuters)

«La campagne dans la campagne imposée par François Bayrou dans l'entre-deux tours tourne à l'aigre : l'ex-candidat centriste a accusé vendredi Nicolas Sarkozy d'avoir empêché son débat avec Ségolène Royal, ce que l'UMP dément, dénonçant une entreprise de calomnie. "Lorsque j'ai tenu une conférence de presse mercredi j'ai parlé de la part de Nicolas Sarkozy d'intimidation et de menace. C'est exactement là où on en est", a affirmé François Bayrou sur RTL, précisant toutefois n'avoir qu'une "certitude".»

Il est clair que Sarkozy a fait pression pour empêcher tout débat Royal/Bayrou. Et c'est lui qui vient nous parler de liberté de pensée et de liberté d'expression. Double langage typique des menteurs dans son genre ?

Quelques mots du personnage : «Voltaire, pour ne citer que lui, continuera si je suis élu à être enseigné dans les écoles françaises, il continuera à être dans les programmes des examens, il continuera à être joué librement dans les théâtres qui le souhaitent et je ne tolérerai pas que quiconque tente de s’y opposer par la violence. Parce que pour moi la liberté de l’esprit c’est la première valeur de la culture française et la première qualité de l’intelligence humaine. Si nous voulons une société de liberté, si nous voulons contribuer à faire de nos enfants des hommes libres, si nous voulons former des âmes libres, il nous faut protéger et encourager la liberté» «Je veux défendre la liberté de conscience. Je veux défendre la liberté d’expression.»

Comme c'est beau... et faux

«"Il se trouve que ce débat a été annulé en arguant, ou en prétendant, qu'il y avait des règles du CSA et une demande du CSA qui empêcherait la tenue du débat. Ceci est absolument faux", a-t-il ajouté.Canal+, qui avait proposé de retransmettre samedi matin un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou, a retiré son offre jeudi faisant valoir le respect des règles du temps de parole imposées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Le CSA a démenti être intervenu auprès de la chaîne cryptée pour annuler la tenue du débat."Ici, par toute une série de réseaux (...), qui rapprochent de très grandes puissances financières et de très grandes puissances médiatiques autour de Nicolas Sarkozy, des interventions directes sont faites auprès des rédactions, sont faites auprès des chaînes, de manière que l'information se trouve verrouillée", a avancé François Bayrou."On est en train de choisir le chemin d'une régression immense qui met en cause le droit élémentaire des Français à être informés", a poursuivi le dirigeant centriste."Et songez que Nicolas Sarkozy n'est pas encore élu. Alors, qu'en sera-t-il s'il est élu? a-t-il lancé"»

Tout juste M. Bayrou, et il est crucial pour la nation de tout faire le 6 mai pour empêcher ça ! Attention: sarkozysme rime avec fascisme

Intimidation, menaces, réseaux, informations verrouillées,... Nous commençons a être familiers de ce mode opératoire. Une fois de plus Nicolas Sarkozy révèle sa véritable nature alors qu'il a encore besoin d'entretenir l'illusion aux yeux des français en revêtant son masque de salubrité mentale.

Combien d'excès seront encore nécessaires pour que les françaises et les français prennent conscience de la véritable nature du candidat Sarkozy.

Et comme le souligne très justement François Bayrou : "songez que Nicolas Sarkozy n'est pas encore élu. Alors, qu'en sera-t-il s'il est élu?"

«"UN COUP MONTÉ"

L'UMP a répliqué par la voix de Claude Guéant, directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, qui s'est ému de "la violence des propos" de François Bayrou. "C'est de la calomnie, de l'insinuation calomnieuse. Il est extrêmement grave de tenir des propos comme ça. C'est un procédé stalinien. Affirmer des choses sans preuve, c'est gravissime", a-t-il dit à Reuters, mettant les allégations du président de l'UDF sur le compte de "l'amertume, de la tristesse et de la déception". »

Amertume, tristesse et déception ? C'est la première fois que l'UDF rassemble autant de voix, plus de 6 millions de Français ont voté pour Bayrou ! Au contraire il a l'air plus primesautier et combattif que jamais, le Bayrou. Calomnie, procédé stalinien ? Qui interdit le débat ici, qui est stalinien ? Il est typique d'accuser l'adversaire de ce dont on est soi-même coupable.

«"François Bayrou est un mauvais perdant", a estimé pour sa part François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, sur BFM TV/RMC-Info. Le candidat centriste, arrivé en troisième position au premier tour de l'élection présidentielle, a recueilli 18,57% des suffrages, soit plus de 6,8 millions d'électeurs dont le candidat de l'UMP et la candidate du Parti socialiste se disputent les faveurs pour le second tour du 6 mai. La polémique actuelle est "un coup monté par François Bayrou pour continuer à garder les projecteurs braqués sur lui alors qu'il n'est plus au second tour", a estimé François Fillon. "Maintenant, il faut que François Bayrou se retire, que François Bayrou attende (...) et qu'il laisse les deux finalistes s'exprimer".»

Evidemment, un vrai débat démocratique et pluraliste, ça leur fait peur !

«Le duel télévisé entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal est prévu le mercredi 2 mai à 21h00 sur TF1 et France 2. Interrogé sur RTL à la suite de l'interview de François Bayrou, Rodolphe Belmer, directeur général délégué de Canal+, a "récusé formellement toute pression". "Canal+ est une chaîne totalement indépendante. On le prouve tous les jours".»

Ah ah ah, je pouffe... indépendante Canal + ? J'irais bien demander son avis à Pierre Carles, dont le documentaire "Pas vu à la télé" sur les accointances entre le Pouvoir et les Médias - on ne peut plus d'actualité - fut censuré il y a quelques années. Heureusement, Internet est encore libre (à nous de voir si on veut que ça continue) et nous pouvons encore nous régaler de cette perle :

Vidéo Pas vu pas pris, 1ère partie

2ème partie

«Après l'hebdomadaire Marianne jeudi, le quotidien Libération propose vendredi d'organiser le débat Royal-Bayrou, "n'étant pas assujetti aux règles" d'égalité du CSA.»

J'attends ce débat avec impatience. Sarkozy vient de démontrer une fois de plus sa dangerosité : avec lui, on peut dire adieu à la liberté d'expression et bonjour à la pathocratie

25/04/2007

Royal - Sarkozy, bonnet blanc et blanc bonnet ?

Non choix ?

En première analyse le peuple français se retrouve à nouveau face au même non-choix.

Les deux mouvances politiques qui dominent la scène politique française depuis des décennies se retrouvent à nouveau face à face pour ce deuxième tour.

Leurs champions sont des produits de l'intelligentia française, une énarque d'un côté, un avocat de l'autre.

Tout deux exercent des fonctions officielles depuis des années.

Tout deux disposent d'un patrimoine bien au-delà des rêves les plus optimistes d'un salarié. Tout deux payent l'ISF.

L'un et l'autre sont arrivés en finale parce qu'ils on su donner des gages suffisants au sphères de pouvoir médiatiques, financières et économiques. 

Bush Gore 2000

Cette équation ressemble à s'y méprendre à la situation des Etats-Unis au cours des élections présidentielles de 2000.

Une nouvelle finale opposant Démocrates et Républicains. Bush contre Gore.

Deux candidats blancs, diplômés, riches, ayant déjà été élu par le peuple.

Deux candidats ayant ouvertement fait part de leur vision pro sionsite en terme d'affaires étrangères.

Deux programmes proches sur le papier, l'un libéral, l'autre encore plus libéral. 

7 ans de tragédie

Pourtant la différence entre les deux candidats est immense et l'histoire l'a abondamment prouvé.

Est il nécessaire de lister les drames qu'a connu le peuple américain et le reste de la planète depuis cette élection qui semblait anodine ?

Non ratification des accords de Kyoto, destruction de l'Afghanistan, destruction du peuple irakien, élections volées en  2004, invention d'armes de destruction massives, destruction des libertés des citoyens étasuniens, actes de tortures légalisés, détentions illégales,  creusement abyssal du déficit,... 

Une personne intelligente apprend de ses erreur, un génie apprend des erreurs des autres

Si nous voulons éviter de grandes désillusions, je nous souhaite à tous d'être géniaux le 6 mai 2007.

Au moment de mettre notre bulletin dans l'urne, ayons le génie de comprendre le drame qu'a vécu le peuple étasunien, ayons le génie de comprendre ce qui a pu porter un GW Bush au pouvoir, ayons le génie de discerner les petits détails qui font les grandes différences, ayons le génie de voir au delà des apparences, des beaux discours et des promesses qui n'engagent que ceux qui y croient.