29.07.2008

Hallo l'INSEE, ici la Terre.

 Note de P&P : L'INSEE, dans un exercice de propagande à faire pâlir Goebbels tente désespérement de nous faire croire que le pouvoir d'achat augmente fortement. Asseyez-vous bien, vous allez assister à un numéro de haute voltige :

Les français ont l'impression que leur pouvoir d'achat est en chute vertigineuse. Pourtant, selon l'INSEE, le pouvoir d'achat des ménages a augmenté en 2007 de 3,3 % et il devrait augmenter de 0,9% en 2008. Alors comment expliquer cette différence considérable entre la perception des français et les statistiques officielles. Entretien avec Fabrice Lenglart, chef du département des comptes nationaux à l'INSEE.

Pouvez-vous nous définir le pouvoir d'achat ?

« Le pouvoir d'achat du revenu brut disponible », c'est le terme exact de la comptabilité nationale, est la différence entre l'ensemble des revenus des ménages (salaires, revenus d'activités, revenus du patrimoine, prestations sociales...) et les prélèvements obligatoires (cotisations sociales, impôts directs...). C'est un solde qui n'a pas tellement de sens. Ce que nous analysons plutôt, c'est l'évolution de ce revenu disponible des français d'une année sur l'autre, après avoir pris en compte l'inflation. En fait, nous ne communiquons pas sur le pouvoir d'achat mais sur l'évolution de ce pouvoir d'achat.

Comment a évolué le pouvoir d'achat ces deux dernières années ?

En 2007, le pouvoir d'achat a augmenté de 3,3 % ce qui est très fort puisque ces quinze dernières années, son évolution était plutôt autour de 2 % par an. Pour 2008, selon les prévisions, le pouvoir d'achat des ménages devrait évoluer de 0,9%, ce qui est très faible.

Très faible mais positif, alors que les français ont l'impression que leur pouvoir d'achat s'est effondré. Comment expliquez-vous la différence entre ces chiffres et la perception des français ?

Nous avons beaucoup travaillé sur cette différence entre la perception et la réalité des chiffres. La première explication est la différence entre le pouvoir d'achat individuel et collectif. En fait, le revenu disponible évolue mais en réalité la population française et en particulier le nombre de ménages évolue encore plus vite ce qui fausse le calcul du pouvoir d'achat. Le gâteau augmente mais le nombre de parts à couper augmente encore plus. En fait la bonne façon serait de calculer le pouvoir d'achat par unité de consommation, ce qui donne une vision plus juste du pouvoir d'achat.

Pourquoi ne le faites-vous pas ?

Nous le faisons  mais ces chiffres n'étaient pas ceux qui étaient mis en avant. Aujourd'hui, on communique de plus en plus sur le pouvoir d'achat par unité de consommation ce  qui diminue l'évolution d'environ 0,9 Point. Par exemple en 2008, le pouvoir d'achat des français, par unité de consommation devrait stagner.

Le deuxième élément qui explique la différence entre les chiffres et la perception des consommateurs est que lorsqu'ils parlent de pouvoir d'achat, les français raisonnent en prix et pas forcément en revenus. Pourtant, le pouvoir d'achat doit prendre en compte les deux éléments. Quand on compare les enquêtes d'opinion sur les prix et l'inflation réelle, on constate un décalage important, avec un décrochage qui s'est largement accentué depuis l'Euro.

Est-ce que le calcul de l'inflation par l'INSEE prend bien en compte l'évolution réelle des prix ?

Les français lorsqu'ils pensent prix, pensent principalement aux produits qu'ils achètent le plus souvent comme les produits alimentaires ou l'essence. Or l'inflation mesurée par l'INSEE prend en compte tous les prix, y compris les prix des automobiles qui sont plutôt stables ou des biens électroniques qui ont plutôt baissé. Or le poids de ces produits dans le calcul de l'inflation est important car même si on ne les achète pas souvent, leur coût est important et pèse donc de manière significative dans le calcul de l'inflation.

S'agit-il alors d'un problème de rythme de consommation. Les français dépensent-ils plus aujourd'hui qu'il y a quelques années ?

Il est vrai que chaque mois, les français ont une certaine somme qui part directement pour le paiement de ce que nous appelons des « dépenses contraintes », comme le loyer, le ou les abonnements téléphoniques, l'assurance, la mutuelle etc...Or les dépenses contraintes qui représentaient 15 % du budget des ménages en 1960 ont presque doublé en quarante ans puisqu'elles représentent aujourd'hui près de 30 %. Chaque mois, les français voient 30% de leurs revenus partir automatiquement. Du coup, le revenu «arbitrable», c'est-à-dire qui reste aux français et dont ils peuvent décider, est moins important ce qui les conforte dans cette impression de baisse du pouvoir d'achat.


Note de P&P : - « Insee, répondez »,  « Insee, ici la Terre, répondez »

- « Chef je crois qu’on les a perdus. »

Si la souffrance de millions de Français luttant un peu plus chaque jour pour arriver à vivre décemment n’était pas en jeu, les pathétiques tentatives de justification de l’INSEE pourraient prêter à sourire. 

Il est sûr que l’inflation croissante et l’érosion du pouvoir d’achat qui frappent la France depuis l’élection de notre cher Président dont la principale  promesse électorale consistait en une augmentation dudit pouvoir d’achat commencent à faire sérieusement désordre. 

L’INSEE, en bonne officine de propagande, se démène donc pour entretenir l’illusion, à coup d’ « unités de consommation », de « revenu arbitrable », de « dépenses contraintes ». 

Cette tactique est vieille comme le monde. En effet lorsque votre point de vue prend l’eau de toute part, obscurcissez le débat et employez moult termes techniques afin de perdre votre interlocuteurs. 

Ceux qui, honte à eux, douteraient encore de la totale intégrité de l’INSEE pourraient jeter un œil à l’organigramme de cette vénérable institution. On remarque qu’un nouveau directeur général a été nommé six mois après l’élection de notre brillantissime président : « Jean-Philippe Cotis, 50 ans, diplômé de l’ESSEC et de l’ENA, a été nommé directeur général de l’Insee, sur proposition de Christine Lagarde, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Emploi. » 

Sachant que Christine Lagarde est un modèle d’objectivité économique et sociale, comme l’a justement souligné le Réseau Voltaire : « Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault. 

 Au-delà des mensonges abracadabrants entonnés par le gouvernement et l’INSEE visant à nous faire gober que l’on s’enrichit alors que l’on s’appauvrit, la notion de pouvoir d’achat demeure pourtant fort simple. 

 Si vous pouvez acheter moins qu’avant, c’est que votre pouvoir d’achat baisse. 

Certes le pouvoir d’achat de certains, en particulier celui de notre cher président, a considérablement augmenté

Mais pour l’immense majorité des Français, ceux qui doivent se contenter de 1000 ou 2000 euros par mois la tendance est clairement orientée à la baisse. 

Je ne résiste pas à l’envie de publier ce mail envoyé il y a quelques semaines par un lecteur qui témoigne, dépenses par dépenses, de l'évolution réelle de son pouvoir d’achat.

"Je me présente, mon nom est Georges, déjà avec un prénom comme ça j’aurais dû me méfier. J’ai 29 ans, je suis chauve, smicard et célibataire (tiens en l’écrivant je me dis qu’il y a peut-être des liens de cause à effet). 

Après avoir décroché un DEA en océanographie, il a bien fallu que je commence à gagner ma vie. Après deux années de RMI, de galère et de petits boulots, j’ai décroché en 2006 un vrai job à temps plein. 1030 euros par mois, mazette ! 

Depuis je mène une existence à peu près aussi  merdique que quand j’étais au RMI sauf que je bosse 8 heures par jour à livrer des colis à travers les embouteillages, le stress et la pollution, à part les queues de poissons et mon requin de patron, y a pas grand rapport avec l’océanographie. 

Je rentre le soir vané et là enfin je déconnecte un peu, je fume quelques clopes, je surfe sur Internet et j'essaye d'oublier. Je suis pas très frais le lendemain mais pas besoin d’une forme olympique pour pousser des cartons et tourner un volant. 

Et voilà que je tombe sur cet article [Note de P&P : article publié par l’INSEE en juin 2008 sur la hausse du pouvoir d’achat]. Franchement avoir une vie de merde c’est une chose mais se voir traité de privilégié quand on crève de faim ça fait un peu mal aux sphincters.

L’avantage d’un bac +5 smicard qui passe des heures dans les embouteillages c’est qu’il a le temps de faire ses comptes. Alors voilà en 2006 mes dépenses du mois se répartissaient comme ça : 

  • location studio : 330 euros (attention à ce prix là c’est le grand luxe, cloison en papier cigarette, décoration des seventies, débit d’eau asmathique, boites aux lettres défoncées, y’a même des merdes de chien dans le hall)
  • charges : 30 euros
  • gazole voiture : 120 euros
  • alimentation : 270 euros
  • téléphone : 30 euros
  • clopes : 100 euros
  • assurances voiture et maison : 50 euros
    = 930 euros

Reste 100 euros pour tout le reste dont accessoirement le poste « vivre » : taxe d’habitation, cadeaux pour la famille, un livre, un ciné, quelques fringues, PC , redevance télé, …) 

Et pour les 6 premiers mois de 2008, le résultats des courses :

  • location studio : 350 euros (avec la crise le studio minable est de plus en plus recherché d’où hausse des locations, j’ai fait une demande en HLM mais on m’a dit qu’il fallait avoir des enfants. Je leur aurai bien répondu que pour commencer faudrait déjà que j’ai une femme)
  • charges : 45 euros. Dans mon bâtiment ils ont eu la mauvaise idée d’installer un chauffage au fuel. Y sont vraiment con ces chauffagistes.
  • gazole voiture : 170 euros (passage du gazole de 1€ à 1,4€ y parait que c’est à cause du manque de raffinage mais que Total va réagir, ben ouaih faudrait penser à réagir ça fait quand même 10 ans que le nombre de véhicules diesel augmente et puis c’est pas leurs bénéfices qui les empêche d’acheter une raffinerie)
  • alimentation : 310 euros (La laitue sans goût à 1,40€, la baguette industrielle à 1,10€, le lait aux antibiotiques 0,70 euros, les céréales aux OGM : 2,30 euros…)
  • téléphone : 30 euros (ça pas bougé, faut dire qu’y a entente sur les prix depuis 10 ans)
  • clopes : 120 euros (et ouaih l’Etat ponctionne toujours plus sur les clopes parce que c’est mal. En revanche pas de problème pour la pub pour l’alcool, les prescriptions d’antidépresseurs, le mais transgénique, le vaccin au mercure,…) mais la clope non la clope c’est mal.
  • assurances voiture et maison : 50 euros
    = 1075 €

Entre temps mon SMIG a fait un bond stratosphérique pour atteindre la somme hallucinante de 1072 euros. Allez soyez pas jaloux ça fait quand même du 2% d’augmentation par an. 

Reste -3 € pour tout le reste. Zut je pourrai même pas me torcher avec le dernier BHL. 

Au final mon salaire a pris 4% en deux ans alors que les dépenses (inchangées) ont pris 15%, il faudra donc dire aux collègues de l’INSEE que la vague d’augmentation du pouvoir d’achat a dû s’arrêter à la frontière pour taper la discute avec le nuage de Tchernobyl parce que chez moi on est plutôt dans le – 11% de pouvoir d’achat en deux ans.

11.07.2008

Le grand cirque médiatique continue, "comme si de rien n'était"

Voici ce qu'on peut lire dans une dépêche AFP publiée hier matin :

 

"Comme si de rien n'était": le titre du troisième album de Carla Bruni-Sarkozy tient du paradoxe tant sa sortie vendredi en France a suscité l'effervescence des médias, liée au statut de première dame de l'ex-mannequin devenue chanteuse."

 

Effervescence des médias complaisants tout gagnés à la cause de Carlita et Nico 1er. Le moindre sursaut ou velléité pétomane de ces altesses mérite éloges, et nul n'oserait émettre l'ombre de la moitié d'un doute quant à la teneur du nouvel album de Carlita – comme le remarque assez justement Marianne ("ce n'est plus de l'adoration, c'est de l'adulation !"), qui apparemment est un des seuls magazines à s'étonner du peu d'esprit critique de ses confrères concernant ladite "oeuvre". Seul le Nouvel Obs détonne un peu en osant une critique un peu plus… euh, critique.

 

 

La promotion du disque de Carlita est d'ailleurs une illustration supplémentaire de la collusion entre politique et médias et du contrôle/pression exercés sur ces derniers. Est-il bien utile de rappeler les liens qui existent entre Sarko et les grands patrons des médias, la nomination de son ex-petite amie à la "présidence" de la grande messe du 20h de TF1, ou encore l'affaire France 3 ?

Dans ce paysage médiatique uniforme et dégoulinant, je me réjouissais à la perspective de lire l'article "Opération Carla, trop c'est trop", récemment publié dans Marianne(1) et supposément très critique envers la surmédiatisation du couple de narcisses. Seule voix qui semblât discordante au milieu des bêlements habituels (rappelons-nous l'article sur Sarkozy qui avait fait sensation avant les élections, car il avait osé mettre en doute la salubrité mentale du nain), j'attendais donc beaucoup de cet article ; peut-être trop. Dire que j'ai été déçue est un euphémisme.

Pourtant, il fallait être naïf pour penser qu'un magazine à grand tirage – soumis à ses actionnaires et aux puissances cachées qui contrôlent les médias (relire le protocole 12 sur la liberté de la presse) pût écrire des articles véritablement critiques, pertinents et surtout objectifs, sans langue de bois. Force est de constater que l'article de Nicolas Domenach est mollasson et bien tiède - certes, ils critique la surmédiatisation du couple présidentiel, la niaiserie de son comportement d'adulescents en chaleur, mais le ton est pour le moins fadasse ; je m'attendais à de l'impertinence et à des arguments bien sentis, à une dénonciation des fastes et du luxe de cette nouvelle Cour, à une flagellation des médias pour leur complaisance ; il n'en est rien. On sent une certaine retenue dans les propos. Peur de frustrer Narcisse 1er ? Et on ne peut que constater que l'article faussement dénonciateur de Marianne ne fait qu'alimenter un peu plus ce grand cirque médiatique.

L'article de Domenach aurait pourtant pu rappeler, par exemple, quelques chiffres qui fâchent, comme l'augmentation de 170% du salaire de Sarko, son cumul de salaire de président et de ministre de l'Intérieur, ou encore l'augmentation du budget de l'Élysee.

Et au moment même où Sarkozy demande aux gens de travailler plus longtemps et où les chômeurs sont menacés de se voir retirer leurs allocations s'ils n'acceptent pas des offres minables – sans parler du démantèlement de la Sécu, du système de retraites, de l'éducation et de la Recherche – Carla, pour ses "menus" frais, dépense en un claquement de doigts :

1590€ de robe Prada

 

763€ de sac à main John Galliano

 

415€ de chaussures Christian Dior

 

Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres du "faites ce qu'on dit mais pas ce qu'on fait". Mais il fallait bien ça, à une époque ou la frontière entre business, politique et showbiz se fait de plus en plus floue, et où les discours politiques ressemblent de plus en plus à des sketches de comique troupier

L'Elysée contrôle même la sortie de l'album de Carlita, c'est dire si on nage en plein cirque ; une tendance déjà inaugurée par Reagan en son temps.

Nicolas Domenach identifie Carla à une sorte de Marie Antoinette moderne. Certes, il y a le côté dépenses inconsidérées et la frivolité, mais je doute qu'elle subisse le même sort que l'Autrichienne haïe (qui n'a d'ailleurs jamais prononcé la phrase : "Qu'ils mangent de la brioche" - eh oui la propagande existait déjà à l'époque)

Marie Antoinette, d'après sa correspondance, ressemblait davantage à une ignorante, une écervelée, gamine mariée à 14 ans et guère à la hauteur des "événements qu'elle devait traverser", pour citer un autre article (de Marianne). Rappelons que cette femme subit un procès sordide et injuste sous la houlette de révolutionnaires psychopathes. Son exécution précéda le traitement et la mort atroces de son fils Louis. Carla, elle, n'a rien d'une ignorante, elle est tout aussi retorse que son mari.

Pour faire un petit aparté sur la Révolution française : l'idée de Liberté-Égalité-Fraternité était belle, mais n'a servi que de prétexte à des buts bien plus obscurs. La Révolution n'avait rien d'un soulèvement spontané du peuple face à l'injustice et la pauvreté, et tout d'un complot fomenté dans l'ombre au détriment des peuples.

Douglas Reed, dans son livre La Controverse de Sion, montre très bien les racines et causes profondes des révolutions anglaise et française (et russe un peu plus d'un siècle plus tard):

 

"Cent-cinquante ans plus tard, la révolution frappa de nouveau, en France cette fois. Cela avait tout l’air d’une révolution distincte, différente à l’époque, mais était-ce vraiment le cas ? Elle portait les mêmes signes distinctifs que la révolution anglaise plus tôt (et la révolution russe plus tard) : la nationalité et la religion furent attaquées sous le prétexte de réfréner la tyrannie des « rois et des
prêtres » et quand cela fut fait, un despotisme beaucoup plus dur fut mis en place. "

[...]

(1) La révolution anglaise sembla être à l’époque un épisode anglais spontané, uniquement dirigé contre les prétentions, à ce moment-là, d’une maison royale particulière - les Stuart - et contre une forme particulière de religion, appelée « papisme ». Aucun contemporain ne rêva ne serait-ce que de considérer cela comme le début d’un mouvement mondial dirigé contre toute religion et tout
gouvernement légitime. (La secte dirigeante de la communauté juive fournit des fonds au dictateur révolutionnaire et, par de ce rôle traditionnel « d’incitation », les leaders juifs devinrent les bénéficiaires principaux de la révolution ; s’ils eurent aucun rôle dans l’instigation originale de cette dernière, on ne peut le démontrer, de même que n’a survécu aucune preuve d’un plan supérieur à long terme sous-tendant la révolution).
(2) La nature et le cours de la Révolution française, cependant, placent la révolution anglaise sous une lumière différente. Ce ne fut pas, et même à cette époque ne sembla pas être, un épisode français interne causé par les simples conditions prévalant en France. Au contraire, elle suivit un plan pour une révolution universelle, plan découvert et rendu public quelques années auparavant ; et
l’organisation secrète révélée alors avait des membres dans de nombreux pays et dans toutes les classes. Par conséquent, on considéra ses actes les plus caractéristiques (le régicide et le sacrilège),
quoiqu’ils répétassent ceux de la révolution en Angleterre, non comme des actes spontanément vengeurs commis dans l’agitation du moment, mais comme des actions délibérément symboliques d’un plan et d’un but ininterrompus : la destruction de toute religion et de tout gouvernement légitime, en tout lieu. Inévitablement, cette révélation mène à la conjecture que la révolution anglaise puisse aussi avoir été préparée par cette organisation secrète, dans le but de détruire toute nationalité. (Dans la Révolution française comme dans l’anglaise, la secte judaïste en émergea comme le principal bénéficiaire ; elle utilisa l’émancipation générale des juifs qui résulta de la Révolution comme une couverture pour son travail de conspiratrice, au cours des décennies qui suivirent. À ce jour, aucune preuve découverte n’est en mesure de démontrer l’instigation judaïste originelle).

[...]

Ainsi, la Révolution française, à la différence de la révolution anglaise, était-elle manifestement le produit d’une conspiration majeure, aux buts mondiaux et aux racines profondes. Dès cet instant, la nature du plan devenait claire, mais les conspirateurs, partout où ils étaient démasqués, semblaient être une horde d’individus sans lien entre eux, excepté la rage qu’éprouve le pyromane pour la destruction. Le but ne faisait aucun doute, mais l’identité des organisateurs restait mystérieuse. Cette scène en partie clarifiée fut dépeinte en des termes célèbres par une autorité reconnue en la matière, Lord Acton : « Ce qui est épouvantable dans la révolution, ce n’est pas le tumulte, mais le dessein. Par delà le feu et la fumée, nous percevons la preuve d’une organisation calculatrice. Les administrateurs restent soigneusement cachés et masqués, mais il n’y a aucun doute sur leur présence dès le départ. »

La Révolution française révéla donc un dessein derrière la révolution, et c’était le dessein d’un but placé à une échelle mondiale. Ce qui avait semblé être quelque chose de non planifié au moment de
la révolution anglaise était maintenant visible, ou était devenu le résultat d’un plan et d’un pattern, et la conspiration était clairement d’une telle force et d’un telle ancienneté que cela avait dû lui permettre sa complicité dans la révolution précédente. Cependant, cette deuxième révolution laissa toujours « les administrateurs » masqués, si bien que seule la moitié du mystère avait été résolue (Lord Acton mourut en 1902, et ne vit donc pas la troisième révolution).

 

Le véritable dessein des révolutions peut être identifié grâce à leurs fruits : 1789 a donné naissance à la Terreur, puis aux délires napoléoniens qui marquèrent une des périodes les plus noires pour le peuple français et les peuples européens. Même chose pour la révolution de 1917, qui a ouvert la voie à des décennies de stalinisme sanguinaire.

Sarkozy et Bruni sont les agents de cette révolution qui a pour but un gouvernement mondial contrôlant et asservissant les populations. Ils servent ce but. L'instauration d'un gouvernement mondial nécessitait la suppression de la monarchie, de l'idée de souveraineté des nations, et le plan est en passe d'être accompli - preuve en est l'imposition de force, contre la décision du peuple, du traité de Lisbonne malgré le NON des Français et des Hollandais au référendum sur la constitution européenne et celui de l'Irlande au référendum sur le traité de Lisbonne.

Grâce aux bouffonneries du couple, rapportées et grossies avec joie par les médias, on maintient le peuple dans son état hypnotique - du pain et des jeux - pour l'empêcher de réaliser que la France, le monde, vont droit dans le mur et que cette situation est voulue et préparée aux plus hauts niveaux par les élites déviantes. Face à l'événement universel de la sortie du mal-nommé "Comme si de rien n'était", qu'est-ce que le démantèlement de la sécu, des retraites et du service public, qu'est-ce que les centres de rétention, les conditions misérables d'existence en banlieue, les répressions policières et le contrôle de plus en plus orwellien de la population ?

Puces et tests ADN, les 2 nouvelles mamelles de la France ?

 

La dépêche AFP poursuit un peu plus loin :

 

"Le voilà, le fameux album de Carla Bruni. L'objet de tous les désirs, interrogations, spéculations, rumeurs et fantasmes", écrivait le Journal du Dimanche dans sa dernière édition, tandis que le quotidien Le Figaro évoquait récemment "le disque le plus attendu qui se soit enregistré en France ces dernières décennies".

 

Notez les allusions à peine voilées : "désir", "fantasmes", comme un écho aux impudiques et pitoyables «Mon mec, je le prends, je le roule, je le fume...» et autres «Tu es ma came... Plus mortel que l'héroïne afghane... Plus dangereux que la blanche colombienne...»

On est dans la droite lignée de la sarkoze obsessionnelle que veulent nous inoculer les média - qui pourtant s'en défendent, mais contribuent à répandre l'épidémie (l'article de Marianne, mollement critique, en est l'exemple le plus récent).

 

[...]

"L'ex-mannequin à la réputation de femme fatale, dont les aventures amoureuses faisaient les délices de la presse people, a rapidement endossé son nouveau statut, affichant une attitude humble et un soutien sans faille à son mari."

 

Une vraie prédatrice, comparée à un Terminator par Justine Lévy (la fille du pompeux cornichon), dont elle n'a pas hésité à voler le mari tout en entretenant une relation avec le père de ce dernier.

On peut dire qu'ils vont bien ensemble, Sarko et Carla, on se demande si en bon narcissiques il ne vont pas finir par se bouffer l'un l'autre, un de ses jours. Les "elle est belle et intelligente ma femme" ne dureront pas éternellement, on peut y compter.

Qu'est-ce qui ressort de tout ce cirque médiatique ? Une impression de vide, de dégoût, de décalage totale par rapport à la réalité de la souffrance enduréechaque jour par des millions de personnes.

Ces dirigeants en apparence abrutis, superficiels (cf Bush Junior), constituent une excellente diversion et permettent d'entretenir l'illusion selon laquelle de tels crétins seraient bien incapables de toute machination, conspiration, manipulation ou autre plan d'envergure. Cela est pourtant compatible, dans la mesure où ces dirigeants effectivement neuneus sont contrôlés par des individus qui, eux, sont tout sauf idiots, et dont les stratagèmes sont aussi fins que diaboliques.

 

Le peuple hypnotisé par les fascinateurs(2) va-t-il enfin sortir de son coma, arrêter d'entretenir l'illusion, et enfin voir la réalité en face ?

 

(1) Édition n°584, qui contient en outre un long article sur les Narcisse français – ou la crème de l'intelligentsia

(2) "Les fascinateurs sont caractérisés par un égotisme pathologique. Ces personnes se sentent très tôt forcées par quelque cause interne, de faire un choix entre deux possibilités: soit de forcer les gens à penser et ressentir les choses comme elles le font, elles ; soit de se sentir solitaires et différentes, un défaut pathologique d’adaptation à la vie sociale. Parfois le choix doit se faire entre “charmer le serpent” et le suicide.

La répression réussie de l’auto-critique ou de concepts déplaisants du champ de la conscience donne graduellement lieu aux phénomènes déjà cités de pensée inversive, de pseudo-logique, pseudo-moralisme, et de blocages inversifs. Ils finissent par affluer si abondamment qu’ils noient le mental de l’homme moyen. Tout doit être subordonné à leur conviction surcompensatoire qu’ils sont exceptionnels, parfois mêmes messianiques. Une idéologie se fait jour, en partie véridique, et dont la valeur est censée être supérieure. Mais l’analyse des fonctions exactes d’une telle idéologie dans la personnalité du fascinateur, montre qu’il s’agit là d’un moyen d’auto-séduction, utile dans le balayage des associations auto-critiques vers le subconscient. Le rôle de cette idéologie dans l’instrumentalisation d’autrui sert lui aussi les objectifs du fascinateur..."

– Andrew Lobaczewski, Ponérologie Politique

 

Article original : Prayers for Rain pour Futur Quantique

24.06.2008

Le gouvernement fait la pub de ses mesures pour le pouvoir d'achat

PARIS - "Vous êtes impatients, nous aussi." Pour rappeler aux Français sa promesse d'améliorer "mois après mois" le pouvoir d'achat et insister sur les "nombreuses réformes" déjà engagées sur ce thème, le gouvernement lance lundi soir une large campagne de publicité à la télévision et sur internet.

Sur une musique qui se veut positive, des Français font construire leur maison ou rangent leurs courses, heureux d'avoir bénéficié d'un pouvoir d'achat en hausse grâce aux décisions gouvernementales, tandis qu'un slogan promet des avancées semblables à tous: "c'est mois après mois que nous gagnerons la bataille du pouvoir d'achat". Cinq spots sont programmés à partir de lundi, pour pointer la défiscalisation des heures supplémentaires ou des revenus du travail étudiant, l'aide à la location ou encore la réduction d'impôt pour les nouveaux propriétaires immobiliers.

Ces clips seront diffusés sur les chaînes nationales et sur la TNT, relayés par une campagne dans la presse et sur Internet, le tout pour 4,33 millions d'euros. C'est un coût "bien inférieur" à d'autres campagnes comparables, a assuré Thierry Saussez, le nouveau délégué interministériel à la communication chargé de coordonner toute la communication du gouvernement. Cela "ne représente que 0,03 du coût prévu des mesures principales sur le pouvoir d'achat en un an", a-t-il plaidé, faisant savoir aux journalistes que la radio avait été écartée du plan de communication pour des raisons budgétaires.

"Le pouvoir d'achat est une préoccupation légitime", a reconnu François Fillon, venu présenter lundi matin cette campagne qui représente "un progrès démocratique" parce qu'elle permettra aux Français de comprendre l'action du gouvernement. "Nous avons pris depuis un an beaucoup de mesures (...) Toutes nécessitent d'être expliquées pour qu'elles soient comprises et pour qu'elles soient intégrées par nos concitoyens", a souligné le Premier ministre, estimant que l'information sur ces points était "un droit".

Mais pour le porte-parole du PS Julien Dray, cette campagne "onéreuse" est "du plus mauvais goût au moment où on explique que les Français vont devoir se serrer la ceinture". Ils "ont très bien compris qu'ils n'avaient pas grand-chose à attendre du paquet fiscal et des autres réformes proposées par M. Fillon", ajoute le député socialiste dans un communiqué.

Thierry Saussez a rappelé que d'autres gouvernements avaient lancé dans le passé de telles campagnes pour promouvoir leur action, citant l'exemple de "l'énorme" communication qui avait accompagné le lancement des 35 heures sous le gouvernement Jospin.

Nicolas Sarkozy, qui avait poussé à la nomination de Thierry Saussez à la tête du Service d'information au gouvernement afin d'améliorer une communication gouvernementale marquée par des couacs, a sélectionné la campagne avec le Premier ministre. "Il considère que c'est justement parce que c'est difficile, parce que c'est compliqué, parce qu'il y a des risques d'inflation, parce que l'environnement économique est problématique (...) qu'il faut mettre le mieux possible à la disposition des Français toutes les mesures qui les concernent", a rapporté Thierry Saussez.

François Fillon a lui détaillé la liste de toutes les mesures déjà en application ou prévues par le gouvernement. "Nous avons injecté cinq milliards d'euros d'heures supplémentaires dans l'économie (...), nous avons fait économiser 600 millions d'euros aux locataires en réduisant la caution à un mois et en indexant les loyers sur les prix (...), nous avons permis à 700.000 locataires d'économiser 8% à 10% du coût de leur emprunt immobilier pour devenir propriétaire", a-t-il notamment listé.

Un site internet reprendra, sous une forme très pratique, l'ensemble de l'action déjà existante ou à venir du gouvernement en la matière.

Thierry Saussez a ajouté que d'autres campagnes seraient menées à l'avenir, notamment sur la mise en place du Grenelle de l'environnement, les politiques ou les mesures en faveur des très petites entreprises. "Mais je ne peux pas prendre d'engagement car nous sommes en pleines discussions budgétaires et elles sont extrêmement chaudes", a-t-il précisé aux journalistes. 

Source : La Tribune - 23/06/2008

11.06.2008

La sarkozysation de l'audiovisuel français se poursuit


La sarkozysation de l'audiovisuel français

Martin Bouygues, propriétaire de la principale chaîne de télévision française, TF1, a confirmé la nomination de Jean-Claude Dassier à direction de l’information de TF1 et celle de Laurence Ferrari comme nouvelle présentatrice du journal de 20h, en remplacement de Patrick Poivre d’Arvor (dit « PPDA ») qui occupait cette fonction depuis 19 ans.

Martin Bouygues est un milliardaire proche du président Nicolas Sarkozy. Il fut le témoin de son mariage avec Cécilia et est le parrain de leur fils Louis.

Au lendemain de l’élection présidentielle, Martin Bouygues a nommé le directeur adjoint de campagne électorale de M. Sarkozy, Laurent Solly, directeur adjoint de TF1.

Jean-Claude Dassier est le père d’Arnaud Dassier, conseiller pour la communication Internet de Nicolas Sarkozy et directeur de la communication internet de l’UMP (le parti de Nicolas Sarkozy).

Le Journal de 20h de TF1 est la principale source d’information des Français. Il atteint souvent 40 % de parts de marchés (environ 8 millions de téléspectateurs).

Selon le Daily Telegraph, Laurence Ferrari aurait eu une liaison avec Nicolas Sarkozy lorsque son mariage avec Cécilia battait de l’aile. Une source proche de l’Élysée indique qu’elle se serait séparée de son mari, Thomas Hugues, après un discret week-end à Marrakech avec le président, mais elle aurait dû céder la place au mannequin italien Carla Bruni, sélectionnée par le conseiller en communication de la présidence. Les magazines français Closer et Metro, qui s’étaient fait l’écho de cette aventure ont été condamnés à la demande de Mme Ferrari pour « atteinte à la vie privée », bien que cette information soit indispensable à la compréhension politique du nouveau paysage audiovisuel français.

Jusqu’à l’été 2006, le remplaçant de PPDA au Journal de 20h, durant les week-end et les vacances était Thomas Hugues (alors époux de Laurence Ferrari). Il a été mis à l’éccart et remplacé depuis juillet 2006 par Harry Roselmack dont la nomination n’avait pas été annoncée par Martin Bouygues, mais par Nicolas Sarkozy, décidément très prévoyant.

Article original : Alterinfo 

Note de P&P : C'est l'un des droits absolus de l'Etat de présider à la constitution de l'opinion publique.  [Joseph Goebbels, ministre de la propagande d'Adolf Hitler]

Si Goebbels l'a dit alors on ne peut que s'incliner devant la sage décision prise par notre grand président.

Et quoi de plus efficace en terme de formatage de l'opinion publique que de contrôler les journaux télévisés et en particulier la fameuse messe du 20h ?

27.03.2008

Agoravox, agoraintox ?

Sous prétexte de "journalisme citoyen" (ben voyons...), Agoravox propose aux journalistes et aux dessinateurs de travailler gratuitement. Ami(es) dessineux(ses), ne vous laissez pas abuser... Voici le texte (type) envoyé aux auteurs :

    Bonjour, Nous nous permettons de vous contacter afin de vous présenter le projet AgoraVox. AgoraVox se veut l’une des premières initiatives européennes de "journalisme citoyen" à grande échelle. Notre ambition est de favoriser l’émergence d’une nouvelle forme d’expression indépendante.

    Nous sommes à la recherche de partenaires et de dessinateurs potentiels dans la blogosphère mais aussi au dehors. Nous recherchons des dessinateurs pour illustrer l’actualité ou l’air du temps. Dans le cadre de nos recherches de contributeurs, nous avons retenu votre blog pour sa qualité et l’originalité de vos dessins. Nous souhaiterions vous associer à Agoravox en vous invitant à publier sur le site.

    Pourquoi devenir rédacteur-dessinateur ? Tout simplement pour faire entendre sa voix, pour relater des faits ou donner son sentiment sur l’actualité. Par ailleurs, tout contributeur a la possibilité de personnaliser une page qui lui est consacrée et dans laquelle il pourra, entre autres, mettre un lien vers son blog.

    Vous trouverez également de plus amples renseignements sur le projet AgoraVox, son histoire et sa politique éditoriale en vous rendant directement sur Agoravox Enfin, les modalités de fonctionnement sont directement décrites ici

  En souhaitant vous retrouver très prochainement parmi notre liste de contributeurs. Bien cordialement L’équipe Agoravox

C’est intéressant de lire dans leur "politique éditoriale", le passage suivant :

    En soumettant un article ou un document sur AgoraVox, les rédacteurs acceptent implicitement que celui-ci puisse être librement reproduit sur d’autres sites Internet ou en dehors d’Internet par d’autres médias. Sauf avis contraire clairement exprimé, les rédacteurs acceptent également que le comité de rédaction puisse éventuellement reproduire un article déjà publié sur leur blog ou leur site web et qui est en adéquation avec la politique éditoriale."

Alors les copains et les copines, si vous souhaitez travailler gratos et qu’en plus vos dessins soient repris sans votre accord sur d’autres sites et même sur d’autres médias, n’hésitez plus ! le "média citoyen" vous ouvre grandes les portes du bénévolat.

Article original publié par Bellacio et suivi de nombreux commentaires édifiants quant à la réalité d'Agoravox.

 

Note de P&P : cet article a été initialement publié par Bellacio. Rien de bien méchant au fond. Mais aprè ladite publication les témoignages et commentaires ont commencé à pleuvoir. Je ne vais déflorer l'intégralité de la discussion ici car elle mérite vraiment d'être lue. Pour résumer je me suis permis de copier l'un des commentaires qui me semble bien synthétiser la situation :

Plusieurs éléments relatifs au positionnement d’Agoravox me laissent perplexes :

 le site s’autoproclame citoyen alors qu’il est contrôlé non pas par les citoyens mais par une entreprise privée.

 le site bénéficie du travail bénévole de nombreux citoyens qui croient en cette démarche citoyenne collective, libertaire et qui pour la plupart ne sont pas informés de l’organe qui contrôle Agoravox.

 Cybion, l’entreprise privée qui contrôle Agoravox a effectué des levées de fonds, cela veut dire que des investisseurs institutionnels sont au Conseil d’Administration de Cybion (les banquiers et les citoyens ont-ils les mêmes intérêts ?)

Fort de ces différents constats les véritables objectifs d’Agoravox me semblent clair. Agoravox sous des couverts de démarche citoyenne et un vernis d’émancipation des masses n’est rien d’autres qu’un cheval de Troie permettant aux puissants de ce monde de noyauter les dynamiques citoyennes et de conserver les citoyens dans leur esclavage moderne.

"...Au premier rang, nous placerons la presse officielle. Elle veillera constamment à la défense de nos intérêts, et, par suite, son influence sur le public sera relativement insignifiante. Au second rang, nous placerons la presse semi-officielle, dont le devoir sera d’attirer les tièdes et les indifférents. Au troisième rang, nous placerons la presse qui se donnera l’air de nous faire opposition et qui, dans l’une de ses publications, semblera notre adversaire. Nos véritables ennemis croiront à la sincérité de cette opposition et nous laisseront voir leurs cartes..."

 

26.02.2008

Propagande d'état

2081083425.jpgPARIS (Reuters) - L'esquisse de mea culpa présidentiel après les insultes du Salon de l'agriculture a été insérée par l'Elysée dans l'entretien que publie mardi Le Parisien, a déclaré Dominique de Montvalon, directeur de la rédaction du quotidien, interrogé sur Canal+.
(publicité)

Note de P&P : Pour information le journal "Le Parisien" est détenu à 25% par l'incontournable Lagardère, ami proche de Sarkozy qui  avait déjà brillé par son objectivité lorsqu'en août 2005, Paris-Match avait publié une photo de Cécilia Sarkozy en compagnie de son amant Richard Attias. Arnaud Lagardère avait alors licencié le directeur de la rédaction pour crime de lèse-Sarkozy et l’avait remplacé par Olivier Royant.

"J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre", explique Nicolas Sarkozy dans cet interview, qui a été "amendée et corrigée" et transmise au journal lundi en fin de soirée par l'Elysée.

"Cette phrase n'a pas été prononcée" devant le panel de lecteurs du Parisien qui a interrogé le chef de l'Etat, a expliqué Dominique de Montvalon. "Ils retrouvent dans le journal quelque chose que le président n'a pas dit, qu'ils n'ont pas entendu."

Note de P&P : Ces petites précisions démontrent une fois de plus, si besoin était, toute l'objectivité des médias de masse qui manifestement se comportent plus comme des succursalles de la propagande sarkozystes que comme des organes de presse indépendants où la recherche et la diffusion de la vérité seraient l'unique mission.

Le Parisien ne s'en cache même pas et déclare que c'est l'Elysée qui corrige les articles. Fort de ce constat il serait peut-être plus juste de parler de publireportage, ou de publicité ?

Si son article est réécrit par l'Elysée, à quoi sert le journaliste du Parisien ?  A donner un vernis d'objectivité au texte ? A entretenir l'illusion du débat contradictoire ? A faire croire à des questions libres et des réponses spontanées ?



Le directeur de la rédaction a précisé que Le Parisien publierait mercredi la version non amendée de l'entretien, qui s'est déroulé lundi matin à l'Elysée.

Dominique de Montvalon a précisé que le rendez-vous à l'Elysée avait été pris la semaine dernière, bien avant la visite au Salon de l'agriculture, où Nicolas Sarkozy a insulté un visiteur qui refusait de lui serrer la main.

"Il est difficile, même quand on est président de ne pas répondre à une insulte. J'ai sans doute mes qualités et mes défauts", a-t-il répondu lundi, des propos retranscrits dans Le Parisien.

Note de P&P : "Il est difficile de ne pas répondre à une insulte"... 4 petits détails tout de même :

1/ C'est Sarkozy qui est allé vers le visiteur du Salon de l'Agriculture et pas l'inverse.
2/ Celui-ci n'a pas insulté Sarkozy il a simplement refusé d'être touché par cet individu (ce qui est fort compréhensible)
3/ Sarkozy le gaulliste, lui s'est vautré dans l'invective crasse avec son "Casse-toi pauvre con"
4/ ce n'est pas la première fois que Sarkozy, chantre de la morale à l'école et pourfendeur de racaille se complait dans la vugarité haineuse, il avait déjà donné un aperçu de ses talents en insultant Azouz Beghag ici et des marins pêcheurs là.



"Ce n'est pas parce qu'on est président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds", formait le reste de la réponse initiale. La phrase "Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre" a été ajoutée, selon Dominique de Montvalon.

 

Note de P&P : Alors non seulement les articles ne sont pas réellement écrits par les journalistes qui les signent mais le contenu même des entretiens est modifié. Qui a dit propagande ? Si vous aviez encore quelques illusions concernant les médias de masse...

Vendez votre télévision, annulez vos abonnements auprès des organes de presse écrite, vous engraisserez d'autant moins les barons sarkozystes et vous pourrez investir tout ce temps économisé à lire de bons livres, vous informer auprès de médias internet moins corrompus, cuisiner, écouter vos enfants, marcher dans la nature,... 

 

Article original Reuters

12.01.2008

Communiqué Alter Info

Note de P&P : Alterinfo, excellent site alternatif d'information subit actuellement les attaques malheureusement classiques de la petite minorité qui tire les ficelles dans notre pays. Ces attaques confirment du reste toute la pertinence du site Alterinfo. Si celui-ci n'était qu'un pion de plus sur l'échiquier de la communication sarkozyste, alors il ne subirait pas de telles attaques.

La tactique est éprouvée. Pour la mener à bien, deux éléments suffisent : 1/ multiplier les plaintes (peu importe qu'elles soient fondées ou non) à l'encontre de la cible 2/ disposer de plus de moyens (ressources financières, équipe de juristes,...) que la cible. 

Les délais relatifs aux procès sont tellement longs que de telles épreuves entachent durablement votre image, grèvent votre trésorerie sur plusieurs années et drainent une partie substantielle de votre capacité de travail (constitution de dossier, convocation, rencontre avec les avocats,...)

Vous pouvez imaginer l'impact d'une telle attaque pour une petite association comme Alterinfo dont le budget annuel est approximativemen de 6000 €. 

Ce procédé met d'ailleurs en lumière un des aspects particulièrement injustes du système juridique qui favorise sensiblement les plus puissants. Est-ce vraiment étonnant puisque ce sont ces mêmes individus qui ont mis en place ce système ?

Je ne peux qu'encourager chacun d'entre vous à soutenir financièrement Alterinfo et à relayer cette information. Le jour où les seuls médias encore actifs seront les relais de la propagande Sarkosystes alors il sera beaucoup plus difficile de continuer à penser et à défendre nos libertés.

 

Chers ami(e)s, membres, contributeurs, lecteurs et visiteurs, notre agence de presse associative est la cible d'une nouvelle tentative de déstabilisation.

Une assignation en référé pour le lundi 7 janvier 2008 a été demandée par l'UEJF et AIPJ, une plainte a aussi été déposée contre nous auprès de Monsieur le Procureur de Paris.

Afin d'éviter que la justice n'interprète notre communiqué comme une ingérence dans la procédure judiciaire, nous vous informerons des détails et du fond de cette affaire une fois le jugement rendu le lundi 14 janvier 2008.

Ce communiqué à pour objectif de ''lever'' des fonds pour faire face à ce nous qualifions être ‘'une nouvelle tentative d'intimidation et de déstabilisation''.

Après les menaces de morts répétées et les tentatives de corruptions n'ayant pas réussi à nous dévier de notre objectif principal: prosaïquement présenter une autre version de ce que la pensée dominante impose, une lecture alternative de l'information véhiculée par les media marchands, il nous semble possible que la démarche de ces deux associations, s'inscrive dans une même logique ; à défaut de nous faire taire, nous nuire financièrement et psychologiquement afin d'entraver la bonne marche de notre association.

Les taux d'audiences de notre site, irritent, peut-être même effrayent certains groupes.

En ce mois de janvier 2008, Alter Info entre dans sa troisième année avec une fréquentation d'une constante progression et d'environ trois cent milles visites mensuelles, dont 70 % des connexions depuis la France. Il est une chose dont nous pouvons être certains, notre journal en ligne ne laisse pas indifférents. Nous utilisons un logiciel de statique qui nous permet de connaître l'origine de nos visites, aussi nous constatons que de nombreux ministères nationaux et étrangers, des institutions gouvernementales, organisations financières internationales, des parlements et sénats étrangers, ainsi que les grandes enseignes de la presse écrite et télévisuelle de ce pays et d'autres organismes dont nous ne pouvons citer les noms, visitent régulièrement notre site. Nous sommes conscient que tous ceux qui viennent lire nos pages ne partagent certainement pas notre vision, néanmoins, notre choix éditorial ne doit pas les laisser indifférents non plus.

La liberté de la presse même relative ne doit pas rester qu'une utopie, c'est le dernier rempart contre toutes formes de dérives à condition que l'information reste libre et accessible à tous.

Alter Info a besoin de vous.

L'argent étant le nerf de la guerre, c'est financièrement que l'on tente de nous déstabiliser. En effet, même si ceux qui ont abusivement utilisé la justice à des fins personnelles étaient déboutés, il n'en demeure pas moins qu'ils auront réussi à nous affaiblir financièrement.

Les frais d'avocat concernant uniquement cette affaire s'élève jusqu'à présent à près de 6000 € (six milles euros). Cette somme représente plus d'un an de budget de fonctionnement de notre association, et ce sans qu'aucun de nos membres ou contributeurs ne soit rémunéré.

Il est important de savoir que nous ne recevons aucune aide et subvention, nos seules ressources sont les dons et les cotisations.

Afin de permettre une large diffusion des informations souvent occultées par les media ‘'marchands'', nous avons fait le pénible choix de la gratuité de nos services, afin de faciliter l'accès à l'information alternative pour tous.

Quasi quotidiennement des messages de nos visiteurs nous parviennent, et à juste titre, pour critiquer la publicité présente depuis deux mois sur nos pages.

La publicité sur notre site ne couvre à peine le loyer de notre bureau.

Au risque de voire notre contrat publicitaire annulé, il faut tout de même préciser que nous ne sommes pas rémunérés par la visibilité des pubs, mais uniquement par le nombre de cliques effectués par nos visiteurs. Alors que actuellement le montant de la pub atteint à peine la somme de 300 dollars par mois. Avec trois cents milles visites mensuelles, si chaque visiteurs (ce qui est une utopie) cliquait une fois sur une bannière publicitaire, cela nous rapporterai plus de dix milles dollars par mois.

Appel à dons

Nous recevons régulièrement des messages de soutiens et d'encouragement, et aussi dans une moindre mesure des messages d'insultes et de critiques acerbes, somme toute normale.

Cependant, c'est le moment de vérité pour nous, mais aussi pour tous ceux qui disent nous soutenir.

Si l'appel aux dons n'est pas à la hauteur de nos besoins, il y a une possibilité que nous cessions la poursuite de notre lutte, soit en réduisant les publications, soit en fermant définitivement notre site.

Ce ne sont pas les moyens utilisés par nos détracteurs qui seront à l'origine d'une éventuelle fermeture de notre site et de notre agence de presse associative, mais la passivité et/ou le laxisme de nos lecteurs les plus assidus et de nos soutiens supposés et de leurs réaction face à nos difficultés financières actuelles.

Que notre site et notre association ferment ne sera sans doute pas un drame en soi, puisque nous pensons avoir semé les graines d'une nouvelle approche de l'information, imposant une capacité de discernement et faisant appel à l'esprit critique de nos lecteurs.

Cependant, que nos amis sites et organismes qui mènent une lutte avec les mêmes motivations que nous et même s'ils ont une approche différente de la nôtre, ne doivent pas douter que les prochains seront eux. La démarche et les motivations de ces deux associations ne consistent pas uniquement à nous museler, mais espèrent nous décourager en voulant instrumentaliser le droit et la justice. A travers notre défaite escomptée, elles visent aussi tous les groupes de résistants contre la pensée dominante.

Chers amis, la balle est dans votre camps, si vous ne réagissez pas à la hauteur de la gravité de la situation, tous ce pourquoi nous, nous battons sera à la merci de nos contradicteurs.

André Gide disait "Je crois à la vertu des petits peuples. Je crois à la vertu du petit nombre. Le monde sera sauvé par quelques-uns."

Même si avec trois cents milles visites mensuelles, nous ne sommes pas encore en mesure d'influencer la ‘'masse'', ni changer en profondeur quoi que ce soit, nonobstant, notre contribution à la lutte contre les injustices dérange au plus haut point nos détracteurs, ce qui explique cet acharnement aujourd'hui. "Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire." George Orwell

Comment nous soutenir ?

Vous pouvez envoyer vos dons par chèque ou mandat à :

Alter Info apa

23, rue d'Illzach

68100 MULHOUSE / France

Tél : (depuis la France) 03 89 60 34 50

(Depuis l'étranger) 00 33 3 89 60 34 50

Vous pouvez aussi faire virement bancaire :

RIB Destinataire :

Association Alter Info apa

23, rue d'illzach / 68100 Mulhouse

Banque : Société Générale

Domiciliation : Mulhouse Europe (02442)

Banque : 30003

Guichet : 02442

N° de compte : 00050113821

Clé RIB : 83

Identification internationale (IBAN) : FR76 30003 02442 00050113821 83

Identification internationale de la banque (BIC) : SOGEFRPP

Un reçu (pour déduction d'impôts) vous sera envoyé sur demande.

‘'Quiconque veut ravir la liberté d'une nation doit commencer par lui retirer le droit de s'exprimer librement''. Nous vivons dans un monde où l'information est devenu une vulgaire marchandise, et à ce titre fait l'objet de spéculations et d'instrumentalisation: rétentions et/ou surabondances de l'information dans le seul but de restreindre la liberté qui passe par l'information ‘'Je n'ai aucune raison de croire que celui qui m'enlèverait mes libertés, ne m'enlèverait pas, une fois en son pouvoir, tout le reste." La probité de l'information est proportionnelle aux libertés consenties aux citoyens. L'information soumise à une quelconque contrainte, politique, économique ou simplement idéologique, se transforme en propagande.

L'information marchande soumise aux impératifs économiques s'est transformée en un instrument de propagande aux services des politiques et des financiers. ‘'La propagande n'est pas conçue pour tromper l'esprit critique, mais simplement pour donner aux lâches d'esprit une excuse pour ne pas penser du tout''. Ainsi, au lieu de libérer l'individu, l'information marchande l'endoctrine, le fanatise par l'abrutissement, le maintient dans l'ignorance, l'oblige à accepter des choix à rebours de ses propres intérêts, à l'asservir avec son consentement, à l'endormir. Pour enchaîner les peuples, on commence par les endormir, en les maintenant éveillés dans un monde onirique, cependant les chaînes d'or ne sont pas moins chaînes que les chaînes de fer et Il y a une chose pire encore que l'infamie des chaînes, c'est de ne plus en sentir le poids

L'information marchande est devenu un système d'ignorance imposée contrairement à l'information probe, affranchie de toute contrainte, qui est un droit fondamental permettant à l'individu de s'émanciper des idéologies, de la tyrannie de la pensée unique, de se libérer de ses chaînes et de sa condition de serf du monde moderne. "Le monde se divise en trois catégories de gens: un très petit nombre qui fait se produire les évènements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s'accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s'est produit en réalité."

"Pour que le mal triomphe il ne suffit que d'une seule chose... que les gens de bien ne fassent rien!"


Vendredi 11 Janvier 2008

31.12.2007

Lagardère offre à son ami Sarkozy 16 pages de publi-reportage dans « Paris-Match »

ced3ac8237beb753c2db549eab305d4b.jpgParis-Match, principal hebdomadaire illustré français, consacre la « une » de son numéro 3057 et un dossier intérieur de 16 pages à « Nicolas Sarkozy intime ». « De son bureau aux appartements privés, de ses moments de détente avec ses fils aux heures de travail avec ses collaborateurs, [la photographe] Bettina Rheims a passé une semaine avec le président ».

Pour réaliser ce dossier, la photographe a été choisie par le service de communication du palais de l’Élysée et aucun reporter du magazine n’a été autorisé à assister aux prises de vues. Les textes illustrant les clichés ont également été fournis par l’Élysée.

Ce publi-reportage promotionnel du président de la république a suscité les protestation de la Société des journalistes de Paris-Match. Le magazine est membre du groupe Hachette-Filipacchi, propriété d’Arnaud Lagardère, ami personnel de Nicolas Sarkozy. M. Lagardère est aussi propriétaire d’un groupe industriel dont le chiffre d’affaire est principalement composé par des commandes de l’État.

En août 2005, Paris-Match avait publié une photo de Cécilia Sarkozy en compagnie de son amant Richard Attias. Arnaud Lagardère avait alors licencié le directeur de la rédaction pour crime de lèse-Sarkozy et l’avait remplacé par Olivier Royant.

 

Article initialement publié par le Réseau Voltaire

11.12.2007

Totalitarisme et contrôle de l'information

La série intitulée « l’Astuce du Psychopathe » nous a permis de mieux comprendre le fonctionnement de tels individus.

L’absence de conscience induit des différences majeures en termes de comportements et d’objectifs par rapport à un individu « normal ».

Ainsi le pouvoir devient une finalité essentielle puisque les notions de créativité, de découverte, de partage, de beauté ou de vérité qui peuvent animer un individu doté de conscience ne font même pas partie des circuits neuronaux d’un individu atteint de psychopathie.

Ces individus ont également réalisé que s’ils voulaient obtenir et conserver ce pouvoir, il était essentiel qu’ils contrôlent l’information. Contrôler l’information cela signifie cumuler un maximum d’informations pour soi et transmettre un minimum d’informations biaisées, distordues, censurées au peuple.

Vous pouvez être convaincu que nos élites connaissent beaucoup de choses sur des dossiers fondamentaux et occultés tels que, les modifications climatiques, les OVNIs, les mobiles des conflits internationaux, les trafics d’enfants, les épidémies, les programmes secrets de recherche, …

Mais pour obtenir et conserver le pouvoir, l’accumulation de connaissance ne suffit pas, encore faut-il que le peuple ne dispose pas de cette connaissance.

C’est pour cela que le contrôle des médias est une mesure prioritaire prise par tout régime totalitaire. Goebbels fut un exemple frappant de la transformation d’un appareil destiné à transmettre des informations objectives aux citoyens en un organe de propagande servant les intérêts particulier d’une élite dirigeante.

Plus près de nous, en France et en 2007, Nicolas Sarkozy et ses acolytes ont réussi à mettre la main sur les principaux médias français à travers la détention majoritaire de leur capital. Celui qui contrôle le capital contrôle ce que dit le média, l'impartialité d'un tel média relève du voeu pieu comme l'a présagé Sartre il y a plus de trente ans :

Un jour de 1989, Jacques Chancel interrogea le directeur de la rédaction du Figaro sur l’exercice de la censure par le propriétaire d’un journal. Peu suspect d’idolâtrie marxiste, Franz-Olivier Giesbert admit : « Tout propriétaire a des droits sur son journal. D’une certaine manière, il a les pouvoirs. Vous me parlez de mon pouvoir, c’est une vaste rigolade. Il y a des vrais pouvoirs. Le vrai pouvoir stable, c’est celui du capital. Il est tout à fait normal que le pouvoir s’exerce. Ça se passe dans tous les journaux. Il n’y a pas un journal où cela ne se passe pas. » Pour cette raison, Sartre avait en 1973 conçu Libération « en marge des capitaux privés, des banques et de la publicité ».

Les principales chaines de télévision sont détenues soit par l’Etat ( France 2, France 3) soit par des multinationales (Canal Plus : Vivendi, ex Vivendi Universal, TF1 : Bouygues,...). La situation de la presse quotidienne et hebdomadaire n’est guère plus réjouissante. La famille Rotschild a racheté Libération, Dassault était propriétaire de l’Express et il est désormais actionnaire majoritaire du Figaro et de Socpresse. Pinault (actionnaire principal du groupe Pinault Printemps Redoute) contrôle entre autre Le Point et Claude Perdriel (un ex-associé de Rotschild) contrôle le Nouvel Observateur,…
 
Il n’est pas surprenant de constater que la plupart de ces individus ont soutenu la campagne de Sarkozy via des financements massifs et une médiatisation partisane à faire pâlir un dictateur d’Europe de l’Est.

Par exemple quelques jours après son élection, Sarkozy a passé ses vacances sur le méga Yacht de Bolloré (sachant que le groupe Bolloré détient entre autre le quotidien Matin Plus et la chaîne Direct 8 TV).

Martin Bouygues (propriétaire de TF1) est le parrain de Louis Sarkozy, fils de Nicolas Sarkozy et ce même Martin Bouygues fut l’un des témoins du mariage entre Sarkozy etCécilia (celle-ci ayant depuis réussi à sortir des griffes de l’intéressé).

L’autre témoin de ce mariage n’était autre que Bernard Arnault, propriétaire du groupe Louis Vuitton (qui contrôle entre autre le quotidien économique « La Tribune »). 

Sans oublier Arnaud Lagardère, président du groupe EADS qui contrôle la majeure partie des maisons d’édition françaises (Grasset, Fayard, Stock, J.C. Lattès, Calmann-Lévy, Hachette,...). Lagardère a présenté Sarkozy au cours d’un congrès organisé en 2005 en utilisant les mots suivants : « Je ne vous présente pas un  ami, je vous présente un frère.

Les régimes ponérisés, système sarkozyen inclus, parviennent donc à garder le pouvoir en contrôlant ce qui entre dans le cerveau du peuple. Ils instillent l’ignorance, la peur, la lâcheté, l’idolâtrie dans nos esprits afin de nous garder esclaves serviles.

Depuis cette perspective l’on comprend mieux pourquoi les médias dominants nous abreuvent de divertissements, de publicités, d’analyses superficielles, de propos partisans, de polémiques stériles ou de sensationnalisme dénue de fond. Tout sauf des informations objectives sur des sujets importants.

Malheureusement pour les élites au pouvoir la nature a horreur du vide et face au verrouillage des médias dominants, des petits malins tentent de faire parvenir la vérité au peuple par des solutions alternatives.

Ainsi fleurissent des investigateurs indépendants, de petits journalistes mènent leurs enquêtes sur des sujets tabous, interviewent leurs propres sources confidentielles et diffusent les résultats de leur enquêtes sur des sites web « alternatifs » ou dans des ouvrages à tirages généralement limités.

Même si la vérité filtre de manière homéopathique, celle-ci menace le pouvoir ponérologique car celui-ci est fondé sur la pierre angulaire qu’est le mensonge. Une fois que le peuple a vu la manipulation globale dont il est la victime, une fois qu’il a entr’aperçu les pieds derrière le rideau, l’illusion s’effondre.

Souvenez vous de cette scène dans le Magicien d’Oz :

… Vous devez tenir les promesses que vous nous avez faites, s'exclama Dorothée. Le Lion Poltron crut bon d'intervenir aussi et d'effrayer le Magicien; il poussa donc un rugissement terrible, si féroce que Toto, alarmé, sauta de côté et culbuta contre un paravent dressé dans un coin, qui s'écroula. Le fracas de sa chute attira leurs regards dans cette direction, et ce qu'ils virent les remplit tous de stupeur. A l'endroit même que leur avait caché le paravent, se tenait un petit vieillard, chauve et ridé, et qui semblait tout aussi étonné que les voyageurs. Le Bûcheron, levant sa hache, se rua vers le petit homme en criant : — Qui êtes-vous? — Je suis Oz, le Grand et le Redoutable, dit le petit homme d'une voix tremblante, mais je vous en prie, ne me frappez pas, je ferai tout ce que vous désirez. Nos amis le regardaient avec stupeur et consternation. — Je croyais qu'Oz était une grande Tête, dit Dorothée. — Et moi, une belle Dame, dit l'Épouvantail. — Et moi, une terrible Bête sauvage, dit le Bûcheron. — Et moi, une Boule de feu, dit le Lion. — Non! vous vous trompiez, avoua humblement le petit homme. Je vous l'ai seulement fait croire. — Fait croire! répéta Dorothée. Vous n'êtes donc pas un Grand Magicien? — Chut! mon enfant, dit-il, ne parlez pas si fort; si l'on vous entendait, ce serait ma perte.

Pour parer à cette menace de divulgation de la vérité, les psychopathes au pouvoir à Washington ont donc mis en place un système qui condamne tout individu refusant de révéler ses sources. La jurisprudence est désormais claire : le refus de divulgation des sources est sanctionné par l'emprisonnement. Ainsi la journaliste Judith Miller est détenue depuis 2005 pour avoir respecté la confidentialité de ses sources.

Ce préambule permet d’offrir un éclairage différent à l’article suivant. Il semblerait que Sarkozy soit en train de marcher dans les traces des Etats Unis, son grand modèle de démocratie :

Mercredi (5 Décembre 2007) dernier, six policiers de la DST débarquent au domicile de Guillaume Dasquié et pendant cinq heures, perquisitionnent, saisissent ses documents et son ordinateur. Il est alors placé en garde à vue à la DST, où le journaliste est passé à la moulinette pendant une trentaine d’heures, avant de se voir proposer un chantage hors procédure : balancer au moins une de ses sources ou partir en détention provisoire

Les « raisons » d’un tel acharnement : un article intéressant publié dans Le Monde du 16 avril 2007 et étayé par un rapport de la DGSE, que Dasquié s’est procuré, établissant que les services secrets français étaient informés d’un possible projet de détournement d’avions, et ont alerté leurs homologues américains dès janvier 2001. Ces éléments remettent sérieusement en cause la thèse officielle selon laquelle l’Administration Bush et ses services de renseignement ne savaient rien de ce qui se préparait. Cette double page ne créa pas le scandale attendu, ni aux Etats-Unis ni ailleurs dans le monde, puisque quelques heures plus tard tous les médias se sont focalisés sur la fusillade à l’université Georgia Tech. En fait, ces informations d’une extrême importance planétaire par ses enjeux sont passées quasiment inaperçues, totalement occultées par un fait divers.

Cette affaire est brûlante aussi bien sur la forme (remise en cause de la protection des sources et donc du métier de journaliste d’investigation) que sur le fond.

En effet il s’agit d’une preuve de plus qui contredit le rapport de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre et qui devrait amener les journalistes à se poser des questions et à rejoindre les familles des victimes, les nombreux experts et personnalités qui remettent en question la version officielle et ReOpen911.info dans notre quête de vérité.

Ne doutons pas que d'ici peu, Sarkozy on l'un de ses sbires invoquera la main sur le coeur la sécurité de la nation, la protection du peuple, les menaces terroristes pour justifier d'une loi qui oblige à révéler ses sources.

Comme aux Etats-Unis, il en sera alors fini du "vrai" métier de journalisme. Alors toute possibilité de diffusion d'éléments de vérité issus d'investigations indépendantes aura été anéantie.

01.12.2007

Armes de destruction massive (de civils)

Note de P&P : Dans l'article qui suit le  Le monde Diplomatique nous offre une intéressante analyse des guerres modernes, qui n'ont de moderne que le nom tant la barbarie et l'hypocrisie nous rappellent les heures les plus sombres de l'histoire de l'humanité.

La doctrine officielle veut nous faire croire aux mensonges les plus grotesques. Dans le domaine de la guerre, politiques et médias ressassent le même refrain : guerres préventives, armes propres, frappes chirurgicales,...

La réalité est simplement a l'opposé de cette propragande. Les guerres récentes n'ont rien de préventif, ce sont des conflits, pourrissant sur des années, arbitraires et sanglants et ayant pour seule conséquence l'augmentation des profits des fabricants d'armes, l'appropriation de ressources (pétrolières par exemple) et une effroyable quantité de souffrance et  de morts. En outre, les frappes dites chirugicales n'ont de chirurgical que leur nom puisque le taux de victimes civiles pendant les guerres du XXe siècle est passé de 10 à 90%.

 

Dans le chaos de l’après-guerre

De destruction massive ou conventionnelles, les armes tuent les civils

Quel est le bien-fondé de la distinction entre armes conventionnelles et armes non conventionnelles (nucléaires, radiologiques, biologiques, chimiques - NRBC ou armes spéciales), opportunément assimilées à des armes de destruction massive ? Le critère de discrimination vient-il d’un pouvoir mortifère démesuré ou d’un mécanisme d’action létale barbare ?

Pour tout médecin, la classification mécaniste articulée sur les effets ou sur les mécanismes d’action des systèmes d’armement est odieuse au regard des souffrances humaines, et totalement infondée. La puissance de feu des armes conventionnelles est tout aussi meurtrière que les effets des armes dites spéciales. Les tapis de bombes déroulés par les campagnes de bombardement aérien de haute altitude, partie intégrante de la doctrine officielle des pays dits civilisés depuis plus de cinquante ans, rivalisent de puissance destructrice avec les actuelles armes NRBC. Pourtant, les armes conventionnelles les plus atroces ne suscitent que peu de réprobation officielle. Les traités et les déclarations d’intention demeurent impuissants à éradiquer, entre autres, les mines antipersonnel ou les munitions à fragmentation.

De leur côté, les terroristes, aussi pragmatiques qu’inhumains, ont volontiers recours à des moyens conventionnels dont l’efficacité n’est plus à démontrer : bombes artisanales, véhicules bourrés d’explosifs, lance-roquettes. Un kamikaze se faisant exploser dans un lieu public tue plus d’êtres humains que les 39 Scud irakiens lancés sur Israël pendant la première guerre du Golfe (1991). Un missile Sam-7 tiré par un seul homme peut abattre un avion au décollage et faire des centaines de morts ; un avion détourné par un petit groupe de kamikazes peut abattre un immeuble de grande hauteur et faire des milliers de morts.

De même, l’attentat au gaz sarin de la secte Aum dans le métro de Tokyo, le 20 mars 1995, a causé la mort de 12 personnes, et les lettres piégées à l’anthrax ont provoqué celle de 5 personnes aux Etats-Unis à l’automne 2001, alors que les attentats à l’explosif de Bali et de Grozny ont fait respectivement 192 et plus de 80 morts. Timothy McVeigh n’a pas eu besoin de « bombe sale » pour déclencher la terreur à Oklahoma City, aux Etats-Unis ; une seule charge rudimentaire a suffi pour tuer à la station de métro Port-Royal, à Paris, et quelques cutters ont permis aux commandos-suicides du 11 septembre 2001 d’accomplir un véritable carnage à New York.

En fait, la seule classification valable serait celle qui prend en compte les souffrances infligées aux êtres humains. Or, en quoi une brûlure thermique classique due à une munition conventionnelle serait-elle moins inquiétante qu’une brûlure chimique par agent vésicant ou qu’une autre par arme à micro-ondes ? En quoi une bombe privative d’oxygène telle que la « Fuel Air Explosive » (FAE), véritable chambre à gaz en plein champ, est-elle plus tolérable qu’une bombe au cyanure qui bloque l’utilisation cellulaire de l’oxygène ? Il n’y a pas de façon conventionnelle de détruire un être humain.

Une classification impossible

Par ailleurs, les mécanismes d’action des armes de dernière génération, issues des laboratoires d’Etat, demeurent classés « secret défense ». Les autorités voudraient les voir bénéficier d’un « laissez-passer conventionnel ». Les armes nucléaires et radiologiques de dernière génération ne sont même pas mentionnées dans les traités, qu’il s’agisse des armes miniaturisées à effets sélectifs, de celles à micro-ondes de forte puissance ou celles à faisceaux de particules. En jouant sur la miniaturisation et sur la modulation de leurs effets, il est possible de les maintenir dans une pénombre classificatrice propice au viol de toutes les conventions. Ainsi, les concepteurs de la minibombe nucléaire B 61-11 (mini-nuke) mettent en avant la version légère (0,3 kilotonne équivalent TNT), mais restent discrets sur la version la plus puissante, comparable à plusieurs fois la bombe d’Hiroshima. Qui peut dire où se situe le seuil critique de proscription légale au-delà duquel une arme anti-forces devient une arme anti-cités ?

Quant aux armes biologiques, les progrès de l’ingénierie génétique permettent désormais le séquençage et la manipulation du génome des agents biologiques pathogènes pour l’être humain. Les armes dites de quatrième génération, dont la mise au point peut uniquement se réaliser dans des laboratoires d’Etat, possèdent ou posséderont des effets qui, dans un premier temps, seront difficilement détectables. Elles ne dissémineront probablement ni la peste ni la variole. Elles auront des effets de plus en plus sélectifs sur certaines fonctions, cérébrales en particulier, des effets de plus en plus subtils, et nous serions tentés de dire de plus en plus « naturels ». Elles pourront frapper des groupes ciblés, inactiver des gènes bien précis, déclencher des phénomènes de mort cellulaire physiologique (apoptose). Quel traité décrira ces effets, quelle convention les interdira ?

Les armes chimiques bénéficient également des progrès technologiques et de la porosité des classifications. La militarisation des médicaments, à la suite de la militarisation des agents biologiques, constitue un nouvel emprunt forcé à la médecine. On parle désormais de « médicament d’assaut » mis au service du contre-terrorisme, à mi-chemin entre gaz anesthésique et gaz de combat. Les armes chimiques de demain se cachent peut-être déjà dans les pages du dictionnaire Vidal des médicaments. Présentées comme non létales, elles possèdent en réalité un pouvoir mortifère en deux temps : paralyser l’ennemi avant de l’exécuter.

Lors de la prise d’otages d’octobre 2002 à Moscou, qui fit au moins 117 morts (plus les 41 terroristes tchétchènes), le problème essentiel fut de savoir si le produit utilisé était ou non proscrit par la convention internationale sur les armes chimiques. Classé dans la catégorie halogène ou opiacée, il devenait d’un emploi licite, et le drame du théâtre de la rue Doubrovka pouvait être assimilé à un aléa thérapeutique, les prescripteurs ayant fait une erreur de posologie. Ces tours de passe-passe technologiques et sémantiques permettent de gommer le seuil critique de proscription et de passer d’une classification binaire des systèmes d’armement (autorisés/interdits) à une sorte de continuum de la terreur. A mille lieues de toute forme de compassion ou d’humanité, il s’agit de substituer des prouesses technologiques aux souffrances humaines, et des mots aux faits.

De plus, le bombardement au moyen de bombes conventionnelles d’un site industriel peut entraîner une contamination (chimique, radiologique ou biologique) de l’environnement aux conséquences sanitaires catastrophiques. L’administration du président William Clinton avait envisagé, dans les années 1990, de bombarder le réacteur nucléaire nord-coréen de Yongbyon. En Irak, durant la guerre du Golfe de 1991, l’aviation alliée a bombardé le site d’armement nucléaire de Tuwaitha, celui d’armement biologique de Taji et le site chimique de Fallujah. Au cours de la guerre contre la Serbie (1999), l’OTAN n’a pas hésité à bombarder le complexe pétrochimique de Pancevo, libérant des produits aussi toxiques que certains gaz de combat.

Cette confusion des effets peut être mise à profit pour dissimuler l’utilisation d’armes non conventionnelles dans le cadre de frappes préventives. Nul ne pourra dire si la contami