20/02/2009

Communiqué Alter Info : ‘’Jamais la police n'aura d'espions comparables à ceux qui se mettent au service de la haine.’’ [1]

Alterinfo, 19 février 2009

[1] Honoré de Balzac

Communiqué Alter Info : ‘’Jamais la police n'aura d'espions comparables à ceux qui se mettent au service de la haine.’’ [1]

Audience Tribunal Correctionnel de Mulhouse le 19 février 2009 (UEJF-J’ACCUSE / Alter Info)

Sans grande surprise, Monsieur le procureur de Mulhouse a donné suite aux plaintes déposées par les deux associations UEJF/J’ACCUSE. L’audience en correctionnelle aura lieu le Jeudi 19 février 2009 à 8h30 salle 207.

Par Zeynel Cekici

Chers ami(e)s, lecteurs d’Alter Info,

Depuis le début de nos déboires judiciaires, vous avez été très nombreux à nous soutenir et à témoigner de votre solidarité. Grâce à vous, nous avons pu faire face à l’adversité dans la dignité et l’honneur. Il est donc naturel que je vous informe des suites judiciaires et des dessous politiques de cette affaire afin que chacun puisse prendre la mesure des menaces et du danger qui pèsent non seulement sur ce site, mais plus généralement sur la liberté d‘expression et particulièrement sur nos libertés individuelles.

 En plus des deux plaintes de l’UEJF/J’ACCUSE, j’ai une nouvelle fois été convoqué par la PJ. Une autre plainte à été déposée contre moi. Cette-fois il s’agit des agresseurs de Ginette Hess SkandraniUne dame âgée, une militante sincère que nous ne connaissons que par ses écrits, mais son combat étant honorable, méritait d‘être soutenu et sa lutte relayée par notre site. Bien que cette dernière plainte ait peu de chances de déboucher sur des poursuites judiciaires, ce qui n’est pas le cas avec nos détracteurs de l’UEJF/J’Accuse. Ces derniers semblent avoir un pouvoir qui va au-delà des prérogatives qu’octroi la loi 1901 à de telles associations. Ainsi il semblerait que Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » Puisque mes différentes plaintes pour diffamation, menaces de mort ayant moins émus que les plaintes de l’UEJF/J’ACCUSE il semble qu’il est moins important de se faire menacer de mort, d’être diffamé que d’être accusé d’«incitation à la haine » et d’un supposé « déni de crime contre l’humanité ». Il est inéquitable que dans un pays de droit, la raison du plus fort soit toujours la meilleure or la puissance ne consiste pas à frapper fort ou souvent, mais à frapper juste.

Résumé de l’affaire

Fin décembre 2007, nous recevions un courrier de Me Lilti, avocat des associations UEJF/J’ACCUSE, nous mettant en demeure de supprimer une traduction de l’auteur Henry Makow intitulé « Impérialisme du capital… » publié en septembre 2007. Dans cette lettre, Me Lilti souligne bien le fait que même si nous retirions le texte, il portait de toute façon plainte contre moi pour incitation à la haine… et habituels poncifs et autres accusations rituelles d’antisémitisme. Ce qui me déconcerte un peu, c’est que Monsieur le Procureur ait pu ajouter le délit de crime contre l’humanité en plus des autres insanités dont m’accusent mes détracteurs.

Après le premier référé, un second a été annulé grâce à la clairvoyance du Président du TGI de Paris.

Dans une lettre adressée au Président du Tribunal de Paris j’ai tenté de démontrer ma bonne foi en supprimant le texte avant le second Référé. Je lui avais expliqué la volonté néfaste de nos détracteurs et les raisons fallacieuses invoquées dans le seul but de nous nuire financièrement et nous faire taire. Monsieur le Procureur de Mulhouse je ne sais trop pour quelles raisons obscures, se sert de passages tirés du texte pour le second référé pour m’accuser de déni de crime contre l’humanité. Malgré la décision lucide de Monsieur le Président du Tribunal de Paris, ces associations pensent utiliser la méthode du référé comme une nouvelle méthode de censure et de pression. Ayant échoué lamentablement dans leur tentative avec le référé, ils ont réussi avec leurs plaintes à abuser M.le Procureur de Mulhouse.

Nous avons été condamnés en référé à supprimer l’article et à verser des dommages et intérêts aux deux associations. Je n’ai donc pas voulu céder à leur infâme chantage, d’autant plus, qu’avant de publier cette traduction nous avions pris les précautions d’usage. Dans le préambule nous mettions en garde les lecteurs contre certains propos tendancieux de l’auteur. Pensant naïvement que la Cour d’Appel, comme il est d’usage, étudierait le fond de l’affaire et non la forme, comme c’est le cas lors d’un référé, j’avais décidé d’interjeter appel. A notre grande surprise et malgré la mise en évidence de la mauvaise foi de mes détracteurs, faisant des parallèles et des comparaisons entre notre affaire et l’affaire des caricatures de Muhammad, dont la jurisprudence aurait dû jouer en notre faveur.

Il en est des passions nobles comme des vices : plus elles se satisfont, plus elles s'accroissent. Ainsi selon notre avocate, en date du 17 mai 2008, les juges d’appel ont confirmé le juge des référés. De surcroît, ils ont doublé les dommages et intérêts. Bien qu’à l’heure actuelle nous n’ayons toujours pas reçu par voie légale le jugement en appel, les avocats et avoués des parties adverses nous pressent de payer leurs honoraires et les dépens auxquels nous avons également été condamnés. Néanmoins, dans la mesure où nous ne recevons pas par voie légale le jugement de la Cour d’Appel, la possibilité du pourvoi en cassation reste possible et même pendant 30 jours après sa réception. Depuis décembre 2007, nos détracteurs nous ont occasionné des charges financières équivalentes à plus de cinq ans du budget de roulement de notre association, c’est à dire plus de vingt mille euros.

Les deux associations UEJF/J’ACCUSE, prétendument antiracistes, sont que les sous-officines du Crif. Cette institution autoproclamée, s’arrogeant le droit de parler et agir au nom de tous les Français israélites ou de confessions juives. Les dirigeants de cette organisation lors des médiatiques dîners annuels, n’hésitent pas à sermonner nos élites politiques et médiatiques, leur ‘’suggérant’’ des directives, allant parfois jusqu’à la vexation de certains. On ne sait au nom de quel droit moral ou légal, de quelle valeur, une organisation peut avoir une influence politique aussi important, s’accaparer la voix de tous les Français israélites, alors que moins de 4 % environ de cette communauté y adhère.

Les agissements des associations qui fonctionnent avec des méthodes identiques à celles du Crif n’ont rien de démocratique et sont même contraires à tous principes républicains. Certes, le lobbying est une pratique courante et légale dans les sociétés anglo-saxonnes, et même si les institutions de l’Union Européenne tentent d’adopter le lobbying dans leur mode de gouvernance, la Constitution française n’autorise pas le lobbying. Pourtant, certains lobbies ont une influence politique au-supérieure de toutes les autres formes d’influence et souvent à l’origine de nombreuses tensions sociales.

Si le Crif et toutes ses sous-officines se contentaient uniquement de faire du lobbying pour les intérêts de ses adhérents, comme c’est normalement leur objectif et les raisons d’être des groupes de pression, ce serait à la limite concevable, même si c’est moralement condamnable. Le Crif est plus enclin à se battre pour les intérêts d’Israël que de s’occuper des problèmes de ses membres ou de la communauté dont il est supposé défendre les intérêts. Alors que le Crif tente de prendre en otage tous les Français juifs, voyez ci-dessous dans une lettre ouverte ce que certaines associations antisionistes comme l’UJFP pensent du Crif : 

Lettre de l'UJFP au Crif

Dimanche 8 Février 2009

Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les dirigeants du CRIF

Les masques sont tombés et maintenant, ça suffit !

Vous n’avez absolument aucun droit de parler, ni en notre nom ni au nom de tous les nôtres qui ont

été parqués dans les ghettos, assassinés dans les pogroms, anéantis dans les camps de la mort, mais qui aussi ont été de toutes les luttes, de celles de l’ Internationale pour un monde meilleur à celles de la Résistance à l’envahisseur nazi, contre le colonialisme et pour la liberté, la justice, la dignité et l’égalité des droits.

Vous avez applaudi, encouragé les crimes de l’armée israélienne écrasant sous les bombes la population dans ce que vous appelez « entité hostile », réduisant en tas de gravats ses maisons, dévastant ses cultures, prenant pour cible les écoles, les mosquées, les hôpitaux les ambulances et même un cimetière….Dès lors vous vous êtes placés dans le camp des tenants de l’apartheid, des oppresseurs et des nouveaux barbares , et le sang de leurs victimes rejaillit sur vous.

Ce faisant, vous avez perdu tout sentiment humain, toute compassion devant cette détresse, vous nous avez outragés et salis en assimilant tous les Juifs à des supporters d’une bande de criminels de guerre comme vous avez déshonoré la mémoire de Rachi, d’Edmond Fleg, d’Emmanuel Lévinas et de tant d’autres, enfin de tout ce que le judaïsme français comportait de richesse humaine, d’intelligence et de lumières.

Vous avez voulu faire d’un conflit colonial et géopolitique un conflit communautaire et en prétendant que « 95 % des Juifs français approuvent l’intervention israélienne », vous attisez l’antisémitisme dont vous prétendez vous inquiéter de la résurgence, en pompiers pyromanes.

Non Mesdames et Messieurs les dirigeants du Conseil soi-disant « Représentatif » des Institutions juives de France, vous ne représentez rien pour nous, sinon les zélateurs d’une abjecte boucherie.

Le Bureau National de l’UJFP le 07-02-2009 Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - 21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS Téléphone : 06 61 33 48 22 e-mail : contact@ujfp.org Site : www.ujfp.org

Le Crif, surtout après les agressions de l’entité sioniste contre le Liban en 2006 et plus récemment contre le peuple martyrisé de Gaza, ne peut plus occulter ses motivations réelles. D’ailleurs, l’UEJF une des associations à l’origine de nos déboires judiciaires, allait au devant des manifestations en soutien à l’armée d’Israël pendant que celle-ci, commettait des crimes innommables contre  des enfants, des femmes et des vieillards démunis, déjà usés par la faim et la misère.

Soutenir explicitement et cyniquement une force étrangère - et surtout aux dépens des intérêts nationaux, ce n’est plus simplement condamnable moralement, c‘est de la haute trahison pour tout homme politique qui cède aux directives du Crif.

Israël en plus d’être un État moralement illégitime, est le fruit d’un abject colonialisme déguisé en une épopée héroïque et romantique, blanchie par le mythe du peuple errant et opprimé depuis plus de deux mille ans. Opprimé oui, errant non !

De plus, leurs oppresseurs ont toujours été les Européens ; jamais en terre d’Islam les juifs n’ont subi de pogroms ou de crimes de masses, au contraire, à chaque fois que les communautés juives étaient opprimées, elles ont toujours trouvé refuge en terre d’Islam.

Pourtant la propagande sioniste, insidieusement participe et alimente le racisme antimusulman. Le Crif a plusieurs masques, un public, qui permet à cette organisation de donner l’illusion qu’elle participe au dialogue interreligieux et intercommunautaire, et l’autre plus hideux, insidieux, aux desseins funestes alimentant la haine et la peur entre les communautés et cherchant à museler toutes critiques envers le sionisme et Israël.

L’histoire du ‘’Peuple errant’’ n’est qu’un mythe historique au service d’une idéologie, une altération biblique, une mythologie pour traduire dans les faits un supposé droit divin, allant jusqu’à supplanter le droit international. On ne peut réparer une injustice en créant une autre encore plus grande. c’est ce à quoi pourtant se limitent les fonctions de certaines organisations autoproclamées qui monopolisent de  nobles causes comme la lutte contre le racisme, tout en les détournant de leurs objectifs au profit de l’idéologie sioniste.

Ces précisions concernant le Crif ont leur importance pour comprendre les procédés abjects qu’use cette organisation aux multiples visages, mais un seul objectif, celui de défendre les politiques d’Israël et peu lui importent les méthodes employées. Elle utilise ses sous-officines comme l’UEJF afin de préserver son prestige d’organisation respectable. D’ailleurs le président Marc Knobel de l’association j’Accuse (co-plaignante), en est un membre actif.

Alter Info a besoin de vous

Votre soutien intellectuel nous est nécessaire pour continuer notre lutte. Toutefois, votre soutient financier l’est tout autant. Nos détracteurs ont compris la limite de nos capacités financières, qui est d’ailleurs notre grande faiblesse.

Si nous avions une certaine indépendance financière, nous n’en serions pas une nouvelle fois à vouloir vous mettre à contribution et donner de la sorte satisfaction à nos détracteurs.

Comment nous soutenir ?

Dans l’urgence nous avons besoin de plus de dix milles € pour faire face aux nouvelles contraintes judiciaires : 3600 € pour notre nouvel avocat le reste pour payer les dommages et intérêts et les dépends auxquels nous avons été condamné lors du référé et de l’Appel. De plus, demain nous serons sans doute à nouveau condamné et ainsi subir d’autres charges financières.

Nous avons préconisé différents moyens pour nous aider :

En plus de contribuer activement à notre site en devenant correspondant, rédacteurs, modérateurs… vous avez la possibilité de faire des dons récurent (10 euros par mois en vous abonnant) ou occasionnels, le montant étant libre. Bien que le site fasse entre vingt et trente milles visites par jour, nous avons moins d’une dizaine d’abonnements (10 euros par mois).

Si je m’étais engagé dans cette lutte pour ma gloire personnelle ou pour un quelconque avantage, en mon âme et conscience, je peux vous le certifier que j’aurai abandonné depuis très longtemps. Aucun statuts social, ni aucun privilège ne vaut la peine de pendre tant de risque et s’investir au ce point, si ce n’est que par altruisme et par conviction. Je n’ai reculé devant aucune difficulté pour que ce site puisse continuer à exister et être le symbole d’une lutte que je crois être juste. J’ai abandonné une situation socioprofessionnelle relativement confortable afin d’éviter toutes sortes de pressions. Après quatre ans d’activité et avoir donné tout ce que j’ai pu – dans la limite des capacités humaines, sans un soutien massif de la part de ce qui se reconnaissent dans ma lutte, je craints de ne pourvoir garantir la suite avec autant de constance et de détermination.

Vous pouvez envoyer vos dons par chèque ou mandat à :

Alter Info apa

23, rue d’Illzach

68100 MULHOUSE / France

Tél : (depuis  la France) 03 89 60 34 50

(Depuis l’étranger) 00 33 3 89 60 34 50

Vous pouvez aussi faire virement bancaire :

RIB Destinataire :

Association Alter Info apa

23, rue d’illzach / 68100 Mulhouse

Banque : Société Générale

Domiciliation : Mulhouse Europe (02442)

Banque : 30003

Guichet : 02442

N° de compte : 00050113821

Clé RIB : 83

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Identification internationale de la banque (BIC) : SOGEFRPP

25/01/2009

L'ONU veut poursuivre Bush et Rumsfeld

 

 

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Photo : La Presse Canadienne /Brennan Linsley (archives)

Le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Manfred Nowak, demande au nouveau gouvernement des États-Unis d'engager des poursuites judiciaires contre l'ex-président George W. Bush et son ancien secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, pour torture et mauvais traitements de prisonniers à la prison de Guantanamo.

Selon Manfred Nowak, qui s'exprimait mardi sur les ondes d'une chaîne de télévision allemande, il est juridiquement du devoir des États-Unis d'engager ses poursuites.

Le rapporteur spécial de l'ONU, auteur d'un rapport d'enquête sur la prison de Guantanamo, a expliqué que les États-Unis étant signataires de la Convention de l'ONU contre la torture, ils devaient s'y conformer. Manfred Nowak a d'ailleurs rappelé que le libellé de ce texte oblige ses signataires à recourir « à tous les moyens, en particulier ceux du droit pénal », pour poursuivre les coupables de tels actes.

« Nous avons tous ces documents, aujourd'hui d'accès public, qui prouvent que ces méthodes d'interrogatoire ont été expressément ordonnées par monsieur Rumsfeld. Mais évidemment, les plus hautes autorités des États-Unis étaient au courant », a déclaré Manfred Nowak.

Questionné sur la possibilité réelle de voir de telles poursuites engagées un jour contre le président sortant et son secrétaire à la Défense, M. Nowak a répondu que « les preuves sont sur la table. On ne va pas tourner autour du pot: c'était de la torture », a-t-il ajouté.

Manfred Nowak se questionne cependant sur la capacité du droit américain de reconnaître comme telles les formes de tortures employées à la prison de Guantanamo lors de l'interrogatoire des prisonniers qui y sont détenus.

Or, le rapporteur spécial de l'ONU n'est pas le premier à préconiser ce genre de poursuites contre les membres de l'administration Bush. Plusieurs procédures judiciaires pour torture ont en effet été intentées contre Donald Rumsfeld par des groupes de défense des droits de l'homme français, allemands et américains.

Dans un rapport du Sénat américain, Donald Rumsfeld figure d'ailleurs parmi les personnes désignées comme étant responsables des mauvais traitements sur des détenus dans les prisons américaines.

Selon ce même rapport, l'ex-secrétaire à la Défense aurait autorisé en novembre 2002 l'utilisation de techniques d'interrogatoire musclées à la prison de Guantanamo pour faire parler les détenus.

L'ex-président George W. Bush aurait également lui-même signé un document le 7 février 2002, autorisant le recours à des méthodes d'interrogatoire coercitives contre de présumés terroristes détenus à Guantanamo.


Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

24/01/2009

Un responsable palestinien appelle la Cour Internationale à poursuivre Israël

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Le président par intérim du Conseil Législatif Palestinien, a envoyé, jeudi, un message au procureur général de la Cour pénale internationale. Dr. Ahmed Bahar, a appelé à l'arrêt des chefs israéliens responsables de l'affreuse guerre menée par le gouvernement israélien contre les habitants de la bande de Gaza.

Il a affirmé que les occupants israéliens ont utilisé toutes sortes d’armes prohibées. Ils ont, à titre d'exemple, utilisé des obus au phosphore blanc contre les civils palestiniens. Ils ont bombardé des immeubles résidentiels pour tuer des civils, des enfants, des femmes, des personnes âgées. Ils ont également tué des secouristes, des journalistes et même des fonctionnaires de l’ONU.

Il a rappelé que les occupants israéliens ne respectent aucune convention, aucun accord des Nations Unies concernant les civils. Ils n’ont pas non plus respecté la décision de l’organisation mondiale leur ordonnant d’arrêter leur agression contre la bande de Gaza.

Enfin, Bahar a exhorté la cour internationale à assumer son rôle et juger les chefs israéliens, en appliquant les décisions internationales.

Article original : Almanar

Version française : Alterinfo

25/12/2008

Joyeux solstice d'hiver à tous

Note de P&P : Vous vous souvenez certainement du procès insigne intenté par Eric Pepin, gourou auto-proclamé poursuivi dans une affaire de pédophilie, à l'encontre du site d'information Signs Of The Times. Cette affaire constituait une étape essentielle dans la défense de la liberté d'expression, sur Internet en particulier.

Après des mois de procédure et des dizaines de milliers de dollars de frais juridiques, le jugement vient de tomber. Pepin a été débouté de toutes ses accusations et il devra payer pour l'intégralité des frais juridiques.

 

SOTT.net
Dimanche, le 21 décembre 2008

 

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Le Grand Dragon Rouge et la Femme revêtue du Soleil

 

Le 18 décembre 2008, une ordonnance a été prononcée par Ancer L. Haggerty, juge en chef au tribunal civil de l'Oregon suite à la plainte 08-233-HA déposée par le Higher Balance Institute de Eric Pépin à l'encontre du Quantum Future Group, de la Quantum Future School, de Signs of the Times et de Laura Knight-Jadczyk. Cette plainte avait été déposée pour diffamation, tromperie, et délit volontaire en lien avec des activités économiques. La défense a demandé que cette affaire soit instruite dans le cadre de la procédure anti-SLAPP (NdT: procédure permettant de protéger une source menacée de silence en raison du coût d'un procès - Voir détail plus bas). Cette ordonnance est le jugement émis par le tribunal dans le cadre de cette procédure.

Pour aller droit au but, car cette nouvelle est trop bonne pour qu'on attende de l'annoncer, l'instruction dans le cadre de la procédure anti-SLAPP a été acceptée et la plainte du Higher Balance a été rejetée. À cette occasion le terme «sombre baliverne» (NdT: le terme original est «Horse hockey» littéralement «crottin de cheval» qui avait été utilisé par Laura Knight-Jadczyk pour qualifier les enseignements mystiques de Eric Pepin) a été immortalisé dans les annales juridiques étasuniennes.

Pour ceux qui n'ont pas suivi cette affaire depuis le début, SLAPP[1] signifie «procès stratégiques permettant de museler une opinion publique». D'après Wikipédia, anti-SLAPP constitue «une procédure permettant de lutter contre les procès intentés afin d'intimider ou de faire taire une source en l'accablant sous le poids financier d'un procès jusqu'à ce qu'elle abandonne ses critiques ou ses accusations». L'ordonnance du juge Haggerty confirme non seulement le fait que HBI a déposé une plainte contre Laura [Knight-Jadczyk], SOTT et autres pour les faire taire, mais que de telles attaques ne sont pas acceptables aux yeux de la loi.

Afin de récapituler brièvement cette affaire, nous citerons le relevé de conclusion du juge Haggerty:

Le 4 octobre 2007, Knight-Jadczyk a publié une nouvelle fois des extraits de l'article du journal The Oregonian traitant de l'arrestation et de l'acquittement de Eric Pépin auquel elle a ajouté son propre commentaire dont le passage suivant: «Cet Eric Pepin et son Higher Balance Institute me font de plus en plus penser à une opération de contre-intelligence et à une façade pour des activités pédophiles.»

La cour note que le plaignant base son accusation sur la mention «façade pour des activités pédophiles» et ne remet pas en cause les autres messages publiés par Knight-Jadczyk. La cour a examiné de manière indépendante les autres messages de Knight-Jadczyk et conclut que l'analyse suivante s'applique à tous ses messages:

Le même jour, Knight-Jadczyk a également répondu au message d'un autre membre du forum qui affirmait que HBI était utile pour ceux qui sont en quête de réponses. Voici un extrait de la réponse de Knight-Jadczyk:

« Sombres balivernes. Il n'y a rien à trouver hormis un déviant pathologique et ses adeptes déviants qui trompent le public. Il n'y a aucun rapport avec un quelconque «éveil». Par exemple, la plupart des méditations ne feront rien de plus que d'aider à vous rendormir. Elles permettent de se calmer et de converger avec la réalité psychopathe et HBI «dupe» le public. [...]

La présente cour conclut que les messages de Knight-Jadczyk constituent des informations relayées par «un fournisseur de contenu tiers» selon l'alinéa 230 de la loi CDA [NdT: CDA signifie «Communication Decency Act», loi sur la bienséance dans les communications]. Par conséquent les défendeurs, SOTT, QFG, et QFS sont protégés quant à ces messages en raison de la loi CDA. Étant donné que le plaignant n'est pas en mesure de raisonnablement prouver la légitimité de ses accusations à l'encontre de QFG, QFS et SOTT, impliquant soit les messages des modérateurs, soit les messages de Knight-Jadczyk, la procédure anti-SLAPP est applicable et les plaintes contre ces défendeurs-là sont rejetées. [...]

Knight-Jadczyk reconnaît que la loi CDA ne la protège pas des plaintes à son encontre fondées sur ses propres messages. Néanmoins, le plaignant n'est pas en mesure d'étayer raisonnablement sa plainte à l'encontre de Knight-Jadczyk prise individuellement.

Le plaignant maintient que les déclarations de Knight-Jadczyk sont fausses et diffamatoires. Une déclaration diffamatoire est une allégation ou l'imputation d'un fait incitant «à la haine, au mépris ou au ridicule» ou qui tend à «porter atteinte à l'estime, à la respectabilité, à la bonne réputation ou la confiance dont jouit la personne à laquelle le fait est imputé ou qui provoque des sentiments ou des opinions déplaisants, humiliants, hostiles à l'égard de cette personne.» [...]

La cour a pour responsabilité de juger du caractère diffamatoire de telle ou telle déclaration. [...]

La présente cour conclut que les déclarations de Knight-Jadczyk constituent une opinion protégée [...]

Pour terminer, la cour a étudié si les messages publiés étaient suffisamment factuels pour être éventuellement prouvés. Cet examen confirme la conclusion selon laquelle les messages publiés constituent des opinions protégées [...]

Pour les raisons mentionnées ci-dessus, la demande de recours à la procédure anti-SLAPP de QFG, la demande de recours à la procédure anti-SLAPP de Knight-Jadczyk, et les demandes de recours à la procédure anti-SLAPP de QFS et de SOTT sont acceptées.

Ce qui s'est produit ici, c'est que la vérité et la raison ont prévalu. Exprimer une opinion, et dans ce cas une opinion étayée par un fait documenté, est protégée par la constitution au titre de la liberté d'expression! Le fait que nous célébrions cet événement comme une grande victoire, et c'en est une, en dit beaucoup sur la période que nous vivons, une période bien sombre en effet. La décision prononcée par le juge Haggerty n'était nullement acquise. HBI génère un chiffre d'affaires substantiel à contrario de SOTT et de Laura Knight-Jadczyk. Sans les généreuses donations et le soutien des lecteurs de SOTT, qui permirent de bénéficier des services d'une équipe de haut vol issue du cabinet d'avocat Cooper, White & Cooper LLP, et sans les nombreuses heures de travail fournies par différentes personnes en plus du temps qu'elles consacrent à leur emploi, les événements auraient pu tourner fort différemment.

Imaginez un instant ce scénario: HBI gagne ou du moins atteint son objectif présumé qui était de faire crouler Laura Knight-Jadczyk et SOTT sous une montagne de dettes. Non seulement SOTT et le forum de SOTT auraient été mis sous l'éteignoir, mais tous ceux qui diffusent la vérité sur Internet auraient fait un pas de plus vers la même destinée. Les répercussions potentielles de cette affaire étaient immenses.

Ainsi l'annonce de cette décision juridique, en même temps que le solstice d'hiver est totalement poétique. Les longues nuits touchent à leur fin. La lumière et la chaleur reviennent. Le printemps est proche. Mais quelle est la véritable significationde ce symbole ?

Nous pourrions être tentés de lever le pied, pensant que désormais la justice prévaudra. Après tout, il semble bien qu'un nouveau jour se lève, n'est-ce pas? L'hiver de huit ans ayant accompagné le règne de Bush touche pratiquement à sa fin. Un nouveau gouvernement est en train d'émerger, dirigé par le premier président noir de l'histoire des États-Unis, et la liberté d'exprimer nos idées face à ceux dont la fortune permet de mobiliser l'appareil juridique contre nous a été affirmée.

Mais ce n'est pas le moment de chômer. Célébrer oui, chômer non. Cette lumière dans l'obscurité devrait générer de l'espoir, mais pas la croyance erronée selon laquelle tout est désormais réglé et qu'il n'y a plus rien à faire! Ne vous trompez pas, cette victoire face aux tribunaux ne marque pas la fin des attaques contre la liberté d'expression, elle n'a pas non plus permis de faire cesser l'oppression. Ce que nous avons gagné c'est de préserver la situation actuelle. Nous n'avons pas battu retraite vers encore plus d'oppression, mais de nouvelles attaques se produisent déjà, et encore plus arriveront demain. Vous pouvez y parier un million de dollars (en espérant que d'ici là ils aient encore une quelconque valeur).

Cette victoire est porteuse d'espoir. Les Goliath, avec leur argent et la capacité subséquente à influencer l'appareil juridique peuvent être défaits par les David. Cela ne se produit par la seule œuvre de l'espérance ou d'une croyance aveugle dans le «système», en «ayant la foi» qu'à la fin la vérité triomphera. Ce David-là a dû se battre, lutter âprement, avec les yeux grands ouverts sur la réalité de la situation, et avec l'aide de nombreux partenaires. Voilà ce qu'est l'espoir. Avec la connaissance, la compréhension et la solidarité, on peut se battre!

Toutes les cultures fêtent la fin de l'obscurité, que ce soit sous le nom de solstice, Noël, Kwanza, Nouvel An, ou autre. Ces fêtes consistent en des retrouvailles entre amis ou membres d'une même famille pour partager un repas, un peu de chaleur humaine, et pour aider ceux qui sont dans le besoin. Pour nombre d'entre nous, les aspects de cette fête sont devenus des obligations routinières. Ayant grandi à une époque où les magasins sont bien achalandés et l'électricité et le chauffage sont disponibles dans chaque foyer, il nous est aisé de perdre de vue l'importance du travail collectif qui constitue un élément incontournable des fêtes d'hiver. Nous vivons ces événements, mais nous souvenons-nous de leur raison d'être?

Les Goliath peuvent être combattus, mais pas par des David solitaires. Dans toute lutte, des sacrifices doivent être faits. Ceux qui se trouvent au cœur de la bataille consentent les plus grands sacrifices, mais ces derniers seraient inutiles sans le soutien d'autrui. Même si ce soutien se résume à une modeste aide financière, il est utile et vital puisqu'il contribue à un élan collectif poursuivant un même objectif, la défense de la liberté d'expression dans le cas présent. Lorsque la pression redescend et que la vie semble plus facile, relâchons-nous notre vigilance ou nous battons-nous encore plus âprement contre l'oppression?

Comme pour cette affaire, le solstice d'hiver porte l'espérance de jours meilleurs. Mais n'oublions pas que le solstice est suivi des mois les plus froids. Il faut du temps pour que la «lumière» et la chaleur reprennent le dessus. Il y a encore tant à faire. Des prisonniers politiques continuent à être torturés, des enfants continuent à mourir de faim, des populations entières continuent à être exploitées, et des plans de sauvetage continuent à être distribués aux plus riches tandis que vous et moi luttons pour joindre les deux bouts. Percevoir ces atrocités comme un combat entre «soi et le reste du monde» peut être accablant. Faire face à ces problèmes avec l'espoir vain qu'un nouveau gouvernement ou quiconque d'autre les réglera définitivement, et, que d'une manière ou d'une autre, la justice prévaudra tandis que nous dormons, n'entraînera rien d'autre que des problèmes supplémentaires.

Faire face à ces problèmes par l'effort, et l'effort collectif, afin de les surmonter peut entraîner des résultats positifs. Nous venons d'en faire l'expérience.

Mais avant tout, merci pour le travail fourni par Laura Knight-Jadczyk, l'équipe de SOTT et tous ceux qui ont consacré du temps, de l'argent ou toute autre forme de soutien à ce combat. La liberté d'expression sur Internet n'a pas essuyé le douloureux revers qui lui était destiné. Pour cela, nous devons et nous ne pouvons qu'être reconnaissants. Mais comment exprimer ces remerciements? Je propose le meilleur remerciement qui puisse être donné. Le seul remerciement qui fasse sens: utiliser cette liberté d'expression sur Internet tant que c'est encore possible. L'utiliser pour tout ce qui en vaut la peine.

Ce que nous avons gagné est le droit de continuer à nous exprimer et à apprendre dans un environnement libre. Saisissez cette opportunité. Lisez SOTT et discutez de ces lectures sur le forum ou ailleurs. La connaissance protège. Accumulez là tant que ses fruits demeurent encore aisément accessibles.

Joyeux solstice d'hiver - Promesse du retour de la lumière!

 

Traduction française: Axel D.

Article original : SOTT.net



[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Poursuite_strat%C3%A9gique_c... - NdT

26/06/2008

Communiqué Alter Info (2)

Après avoir prorogé son arrêt à deux reprises, la Cour d'appel a confirmé son ordonnance de référé du 14 janvier 2008 et doublé, de surcroît, le montant des dommages et intérêts accordés à nos détracteurs.

L'arrêt n'est pas une surprise aux yeux des initiés. Il est donc inutile de le commenter.

Je constate seulement que la vraie balance de la justice de la France, celle dont l'esprit inspire la politique étrangère du pays, obéit à une autre pérennité du sentiment d'équité de la nation et à une autre conception de la civilisation de la liberté. A partir de l'instant où le Président de la République proclame que la fondation d'un Etat palestinien est une priorité de notre diplomatie , que Jérusalem ne sera pas annexée à Israël et que l'expansion des colonies sera immédiatement et totalement arrêtée dans les territoires occupés , j'ai le sentiment que les historiens de la jurisprudence constateront, une fois de plus, un retard des juristes sur le cours de l'histoire du monde .

Je me félicite de ce que la conscience universelle montre avec constance son chemin à la science du droit .

Je suis contraint d'en appeler une dernière fois au soutien financier de nos généreux lecteurs et amis.

Le Parquet de Mulhouse attendait l'arrêt de la Cour d'appel pour donner suite ou non à la plainte en pénal déposée contre moi par les deux associations qui nous accusent d'antisémitisme. J'ai donc été convoqué par la PJ de Mulhouse pour faire une déclaration prouvant ma bonne foi.

Alter Info restera fidèle à la lutte contre les masques qui, de Montaigne à nos jours, ont fait de tous les grands écrivains et penseurs français des héros universels de la droiture de la raison .

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Article original : Alterinfo

20/03/2008

Alterinfo dérange.

L'agence de presse associative française AlterInfo, doit faire face à ce qu'elle qualifie de “ nouvelle tentative d'intimidation et de déstabilisation”. Tout a commencé en janvier, lorsque l'UEJF[1] et l'AIPJ[2], deux associations militantes juives, ont déposé plainte et assigné en référé AlterInfo. Le jugement rendu le 18 janvier leur ayant donné raison, l'agence de presse a décidé d'interjeter appel, pensant cette fois pouvoir davantage expliquer et justifier ses positions. [note: AlterInfo n'a pas souhaité divulguer trop de détails sur l'affaire afin que la justice n'interprète pas ses communiqués comme une ingérence dans la procédure judiciaire]

Ces poursuites aux dire du site alternatif, font suite à des menaces de mort répétées ainsi qu'à plusieurs tentatives de corruption en vue d'influencer les rédacteurs et leur ligne éditoriale, à savoir la transmission d' « une autre version de ce que la pensée dominante impose, une lecture alternative de l'information véhiculée par les médias marchands ».

Cette procédure se double d'une campagne médiatique, au premier rang de laquelle on retrouve l'UEJF et l'AIPJ.

 

“[...] Je vous signale deux articles que les associations militantes UEJF et AIPJ ont publiés contre moi et contre le site Alter Info dans leur presse communautaire. 'L’actualité juive' et son scribe très 'objectif' n’en sont pas à leur coup essai, depuis un an, au moins trois articles insultants ont déjà été publiés par ce même auteur bien-pensant. En format PDF le dernier texte de Jean-Yves Camus dans 'Actualité juive'

Le CRIF[3], s'est dernièrement joint à elles en publiant un communiqué intitulé “Un site antisémite et complotiste assigné en justice”.

“Ceux, qui depuis nos débuts nous dénigrent, se sont soudainement trouvés plus hardis après la plainte déposée contre nous - constatez par vous-même en tapant alterinfo.net sur Google (toujours visibles sur certains sites contre lesquels nous n’excluons pas la possibilité de porter plainte). Après le site du CRIF qui titrait 'Un site antisémite et complotiste assigné en justice', vient s’ajouter à la liste des affabulateurs sectaires, le site prochoix.org, où on peut lire dans un torchon haineux et très objectif publié sur prochoix.org (site de Caroline Fourest) : '[…]Le texte, extrait du site des Indigènes de la République , a déjà été repris par Bellaciao, Indymedia/Paris Ile-de-France, ou encore le site antisémite et conspirationniste alterinfo.net.' [Lien de l’article ]

Que l’on nous accuse à défaut d’autres mensonges, de conspirationniste ne nous gêne pas,et nous revendiquons notre “conspira-sionisme”, mais l’antisémitisme en plus d'être un délit nous le combattons, nous verrons le moment venu (quand nous aurons les moyens financiers) si la justice se prononcera aussi équitablement qu’elle l’a fait pour nous condamner lors du référé ?”

Les rédacteurs d'AlterInfo dénoncent la démarche de l'UEJF et de l'AIPJ qui s'inscrirait selon eux dans une même logique: « à défaut de nous faire taire, nous nuire financièrement et psychologiquement afin d'entraver la bonne marche de notre association ».

Le site a lancé un appel au don le 11 janvier pour faire face aux frais induit par la procédure. Au 18 février, l'association voyait son budget amputé de 9200 euros uniquement pour les honoraires d'avocat, ce qui ne couvre “qu'à peine la moitié des frais engendrés par cette affaire”. L'audience de plaidoirie pour l'appel est fixé au 16 avril 2008 à 14 heure; pour envoyer vos dons cliquez ici.

AlterInfo figure en bonne place parmi les médias alternatifs français. L'audience du site en janvier témoigne de son succés: 312.749 visites et 1.686.434 lecture pour 171.503 adresses I.P différentes. « Les taux d'audience de notre site, irritent, peut-être même effraient certains groupes ».

Parmi ceux-ci on retrouve plusieurs lecteurs et institutions de renoms, tous identifiés par leur I.P. de connexion. “La diversité et la pertinence des textes publiés semblent intéresser beaucoup plus de monde que nos adversaires aimeraient le faire croire. Si comme le présupposent nos détracteurs, nos visiteurs n’étaient que de doux dingues ou de vulgaires antisémites, comment expliquer la diversité des connexions ? Pour illustrer leur déviation et démontrer que leurs accusations ne relèvent que de l’ordre du fantasme, nous conservons à toutes fins utiles les I.P. de connexions des institutions étatiques - gouvernements et parlements ainsi que de différents ministères (nationaux et étrangers), même l’Elysée de manière moins récurrente (que peuvent d’ailleurs bien chercher les conseillers présidentiels sur notre site… ?) Que penser de ces nombreuses institutions financières – banques centrales de différents pays, imaginez que même la Banque Mondiale vient glaner des infos sur notre site… et les différents médias marchands nationaux qui régulièrement visitent aussi nos pages ?”

Ces poursuites sont d'autant plus étonnantes qu'Alterinfo traite des problématiques du sionisme (une idéologie politique xénophobe qui est portée entre autre par des chrétiens et condamnée par de nombreux Juifs) et souligne fréquemment le distingo qu'elle fait entre sionisme et judaïsme.

Nous viendrait-il à l'esprit de taxer d'anti-américanisme celui qui critique l'idéologie politique néolibérale de Dick Cheney ?

Ne vous méprenez pas. Dans cette affaire c'est la liberté d'expression sur Internet qui est visée. AlterInfo a besoin de vous... MAINTENANT ! “Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des gens de bien.” (Edmund Burke)

“Ce ne sont pas les moyens utilisés par nos détracteurs qui seront à l’origine d’une éventuelle fermeture de notre site et de notre agence de presse associative, mais la passivité et/ou le laxisme de nos lecteurs les plus assidus et de nos soutiens supposés et de leurs réaction face à nos difficultés financières actuelles.”

“Ceux qui nous ont intenté ce procès pensaient bien que même si nous gagnions en référé ou en appel, nous serions quoi qu’il en soit 'fragilisés' financièrement. Si en partie ils ont 'réussis', nous avons de notre côté pu constater combien nous avons de soutiens, et dans une certaine mesure, ils n’ont fait que renforcer notre détermination à poursuivre et nous ont ouvert des perspectives. De plus, ils nous ont donné l’occasion de voir qui étaient nos vrais ami(es), et cela n’a pas de prix.”

 

Voici les quatre communiqués publiés par le site AlterInfo à ce jour:

- Communiqué Alter Info (Affaire UEJF et AIPJ contre Alter Info) - 11 janvier 2008.

- Compte-rendu: UEJF ET J'ACCUSE CONTRE ALTER INFO - 20 janvier 2008.

- Bilan de notre appel à dons et projets pour la suite [rédaction Alter Info] - 18 février 2008.

- Bis repetita UEJF/J'ACCUSE contre Alter Info: L'assignation en référé, nouveau procédé de censure ? - Zeynel CEKICI - 18 mars 2008

 

Notes :

[1] L'Union des étudiants juifs de France (UEJF) est une association étudiante créée en 1944, qui représente les étudiants juifs en France (wikipédia).

[2] J’Accuse-Association internationale pour la justice (AIPJ), a été fondée en 2001 notamment par des responsables de l’UEJF et de la LICRA. Marc KNOBEL, chercheur au CRIF et au centre Simon Wiesenthal en est le président. A ce propos il paraît intéressant de consulter le texte “Police de la pensée : le CRIF à l’Ecole Nationale de la Magistrature” sur Altermedia.info.

[3] Le Conseil représentatif des institutions juives de France (connu également sous l'acronyme CRIF) fédère, au sein d'une seule organisation représentative, différentes tendances politiques, sociales ou religieuses présentes dans la communauté juive de France. À ce jour, le CRIF fédère plus de soixante associations dont le Fonds social juif unifié et l'Alliance israélite universelle (wikipédia).

 

Article original publié par www.futurquantique.org

08/03/2008

Eric Pepin – Le Higher Balance Institute attaque SOTT en justice à niveau de 4,47 M$


©Oregonian
Eric J. Pepin

Hier, tandis que je mettais la touche finale au prochain épisode de la série d’articles sur les comètes, FedEx apporta un paquet de courrier de notre agent agréé aux États-Unis. Il s’agissait d’une « Plainte et demande de jugement par jury » enregistré dans l’État d’Oregon par la SARL Higher Balance Institute de Eric Pepin. La raison ? Une discussion sur le Forum SOTT qui commence ICI.


Bien, c’était assez distrayant quand vous pensez au fait que la discussion à laquelle il fait objection était centrée sur plusieurs articles de journaux qui décrivent ses visites rapprochées au système judiciaire d' Oregon pour des accusations d’abus sexuel.

Le document légal que j’ai reçu fait 10 pages, je vais donc juste le résumer ici. Si vous voulez le lire en entier (c’est incroyablement comique !) allez ICI pour le pdf.

TRIBUNAL DEPARTEMENTAL AMERICAIN DE L’OREGON

N° civil : CV ’08-0233 HA

PLAINTE ET DEMANDE DE JUGEMENT AVEC JURY

HIGHER BALANCE, LLC, 
Société à Responsabilité Limitée de l’Oregon , fonctionnant sous le nom HIGHER 
BALANCE INSTITUTE, Plaignant

contre

QUANTUM FUTURE GROUP, INC, 
Société de Californie, et LAURA 
KNIGHT- JADCZYK, Accusés.

Le plaignant Higher Balance LLC, fonctionnant sous le nom de Higher Balance Institute ("HBI") présente officiellement cette plainte contre les accusés Quantum Future Group, Inc. ("QFG") et Laura Knight-Jadczyk et déclare ce qui suit :

…les accusés ont commis des torts intentionnels ciblant intentionnellement HBI dans l’État de l’Oregon ; les accusés savaient que HBI est un résident de l’État de l’Oregon ; la conduite délictueuse des accusés provoque un tort économique à HBI dans l’État de l’Oregon ; les poursuites en justice de HBI proviennent des activités des accusés en rapport avec l’État de l’Oregon ; et l’exercice de juridiction à l’encontre des accusés est raisonnable en considérant leur mauvaise conduite intentionnelle dirigée contre un résident de l’État de l’Oregon.

Comme cette cour a une juridiction personnelle spécifique à l’encontre des accusés, le tribunal est adapté dans ce département et division sous 28 U.S.C. 1391(a)(3)

Allégations générales :

HBI est une société basée dans l’Oregon avec plus de 40 000 clients dans le monde entier. HBI a pour but d’aider ses clients à soulager le stress, réduire l’anxiété, et réaliser l’équilibre émotionnel et l’illumination spirituelle par des techniques de méditation. La majorité des revenus de HBI proviennent de la vente en ligne de ses livres et CDs, qui sont conçus pour aider ses clients à apprendre ces techniques de méditation.

[Etc…]

L’accusé QFG gère un site Internet connu sous le nom de Signs of the Times (« SOTT »). QFG publie des articles et sponsorise des forums concernant diverses théories du complot et organisations prétendument corrompues, sur le site Internet SOTT.

Les employés et agents de QFG, incluant l’accusée Laura Knight-Jadczyk, servent en tant qu’administrateurs et modérateurs des forums SOTT. Les employés et agents de QFG, incluant l’accusée Laura Knight-Jadczyk, publient des commentaires et des analyses sur les forums SOTT. Ces employés et agents agissent dans les limites de leur action pour QFG quand ils servent d’administrateurs et modérateurs du site Internet SOTT et quand ils publient des commentaires et des analyses sur le site Internet SOTT.

Les forums SOTT sont disponibles en ligne à tout public.

…De nombreux clients existants et potentiels de HBI lisent le site Internet SOTT comme source de médias alternatifs…

PREMIÈRE PLAINTE POUR RÉPARATION– Diffamation – Calomnie

…Commençant en mai 2006, QFG a sponsorisé un forum sur le site Internet SOTT concernant HBI sous l’en-tête « COINTELPRO . »

Commençant en novembre 2007, les accusés ont publié intentionnellement plusieurs fausses accusations sans fondement et dérogatoires concernant HBI sur le site Internet SOTT incluant, mais non limité à :

  • HBI est une « façade pour la pédophilie » ;
  • HBI est une organisation « cointelpro » ;
  • La méditation, telle que vendue par HBI, est un acte qui fait « tomber en confluence avec une réalité psychopathique » ;
  • Les personnes associées à HBI doivent faire attention d’éviter des harcèlements sexuels de la part des membres de HBI ;
  • HBI escroque le public ;
  • « Une conduite sexuelle suspecte a lieu à HBI ; et
  • HBI « endort les gens plus profondément. »

En publiant ces déclarations sur un forum Internet public, les accusés ont publié et communiqué de fausses accusations sans fondement concernant HBI à des tiers, incluant des clients existants et potentiels de HBI.

Les déclarations des accusés tendent à soumettre HBI à la haine, au mépris et au ridicule et tendent à diminuer l’estime, le respect, la bonne volonté et la confiance dans lesquels HBI est tenu par le public et par ses clients.

Les accusés ont fait ces fausses déclarations en connaissant leur fausseté ou avec indifférence irréfléchie pour la vérité.

Comme résultat des déclarations fausses et diffamatoires des accusés, HBI a souffert de dommages généraux sous la forme de perte de réputation selon un montant à définir au tribunal, mais en tout cas, pas inférieur à 500 000 dollars. HBI a aussi souffert de dommages spéciaux sous la forme de perte de revenu en montants à déterminer au tribunal, mais en tout cas, pas inférieur à 834 732 dollars.

Les déclarations diffamatoires des accusés sont toujours disponibles au public sur le site Internet SOTT et sont facilement trouvées par des recherches sur Internet associées à HBI. La conduite des accusés cause un tort irréparable, et HBI est habilité à une injonction empêchant la diffamation continue des accusés contre HBI.

DEUXIÈME PLAINTE POUR RÉPARATION: Faux jour

Les accusés ont dépeint HBI sous un mauvais jour devant le public sur des questions qui intéressent HBI. Etc

…dommages économiques … pas inférieurs à 834 732 dollars.

TROISIÈME PLAINTE POUR RÉPARATION: Ingérence intentionnelle dans des relations économiques – Ingérence dans des relations d’affaires

Les accusés se sont ingérés intentionnellement dans de nombreuses relations d’affaire en communiquant les informations fausses et diffamatoires listées…

…dommages économiques … pas inférieurs à 97 299 dollars.

HBI… a aussi souffert de dommages sous la forme de perte de réputation … dommages … pas inférieurs à 500 000 dollars.

…La conduite des accusés était délictueuse et justifie des dommages et intérêts…

QUATRIÈME PLAINTE POUR RÉPARATION: Ingérence intentionnelle dans les relations économiques – Avantage économique prospectif

L’ingérence des accusés a diminué l’estime, le respect, la bonne volonté, et la confiance dans lesquels HBI est tenu par le public, entravant ainsi la capacité de HBI à obtenir de nombreux nouveaux clients avec lesquels HBI avait une relation d’affaire prospective. … dommages à déterminer au tribunal…

…Sur sa première plainte pour réparation, qu’il soit attribué à HBI des dommages généraux et spéciaux en montants à déterminer au tribunal, mais de toute façon, pas inférieurs à 1 334 732 dollars, et que les accusés soient interdits de poursuivre leur diffamation continue à l’encontre de HBI.

…Sur sa deuxième plainte pour décharge, qu’il soit attribué à HBI des dommages en montant à déterminer au tribunal, mais de toute façon, pas inférieurs à 1 334 732 dollars et que les accusés soient interdits de continuer à dépeindre HBI sous un mauvais jour.

…Sur sa troisième plainte pour décharge, qu’il soit attribué à HBI des dommages en montants à déterminer au tribunal, mais de toute façon, pas inférieurs à 597 299 dollars, plus dommages punitifs, et que les accusés soient interdits de poursuivre leur ingérence continue dans les relations d’affaires prospectives de HBI.

…Sur sa quatrième plainte pour décharge, qu’il soit attribué à HBI des dommages en montants à déterminer au tribunal, mais de toute façon, pas inférieurs à 1 205 000 dollars plus des dommages punitifs, et que les accusés soient interdits de poursuivre leur ingérence continue dans les relations d’affaires de HBI.

… Qu’il soit attribué à HBI un intérêt de pré-jugement et post-jugement sur tous les dommages recouvrés.

…Qu’il soit attribué à HBI ses dépenses et frais encourus dans cette action ; …

Harry et David exigent un jugement par jury sur toutes questions en jugement.

25e jour de février 2008



Bullivant houser Bailey PC 

Renee E. Rothauge
Chad M. Colton
Tel 503.228.6351
Avocats pour Higher Balance Institute

Whoah! Ça c’est du costaud, hein ? C’est comme si on s’était acharné sur ce pauvre type sans raison aucune !

Mais ce n’est pas tout à fait le cas. L’article original sur Eric Pepin qui fut porté à votre attention en page 5 du fil de forum susmentionné mentionne :

Un homme d’Aloha de 39 ans qui promet un éveil spirituel au moyen de livres et CDs de méditation qu’il vend sur Internet est confronté à des accusations d’abus sexuels.

Le détective Mike Smith de la police de Beaverton a dit qu’Eric J.Pepin dirigeait ce qui semble être une secte depuis de son Higher Balance Institute sur Southwest Second Street à Beaverton.

Pepin a comparu mardi au tribunal criminel du comté de Washington sur un chef d’accusation relatif à l’utilisation d’un enfant dans une vidéo à caractère sexuel explicite, deux chefs d’accusation au second degré d’abus sexuel, et quatre chefs d’accusation au troisième degré d’abus sexuel. Il a été relâché après avoir déposé 26 750 dollars en liquide, soit 10% des 267 500 dollars de liberté sous caution. Un jugement a été prévu pour le 12 septembre.

Utiliser un enfant dans une vidéo sexuelle est un crime de Mesure 11, punissable par un minimum obligatoire de 5 ans et 10 mois de prison.

Jamison Dwight Priebe, 21 ans, qui travaille pour Pepin et vit à la même adresse dans le bloc 19600 de Southwest Cooperhawk Court à Aloha, a lui aussi été arrêté sur un chef d’accusation d’utilisation d’un enfant dans une vidéo sexuelle et un abus sexuel au troisième degré.

Priebe et Pepin se sont retrouvés à la prison du comté de Washington la semaine dernière après qu’un grand jury ait déposé des actes d'accusations secrets. Priebe fut relâché après avoir payé 25 375 dollars pour sa liberté sous caution et il attend la mise en accusation pour lundi.

Smith a affirmé qu’un homme âgé de 20 ans et qui travaillait auparavant pour Pepin, prétend avoir été abusé sexuellement quand il avait 17 ans, au bureau de Higher Balance dans le bloc 11900 de Southwest Second Street à Beaverton et à l’ancienne maison en ville de Pepin.

En appelant mercredi au Higher Balance Institute, la personne qui répondit fut un "Personal Star Reach Coach," qui renvoya les questions à l’avocat de Pepin, Sam Kauffman.

« Les accusations sont fausses, et nous sommes confiants que M. Pepin sera acquitté,» a dit Kauffman.

Le site Internet de Pepin prétend qu’il a localisé plus de 100 personnes disparues et en fuite, de même que des sous-marins de l’U.S. Navy, grâce à une capacité psychique qu’il appelle « vision à distance. »

Les systèmes de méditation de Pepin, qu’il vend entre 79 et 149 dollars, aident les clients à développer leur « sixième sens » et à l’appliquer « vers l’intérieur pour éveiller un univers dimensionnel dans l’esprit, » dit le site Internet.

Selon une déclaration sous serment que Smith a déposé avec une demande d’un mandat de perquisition, le suspect a dit à la police que les clients Internet qui s’extasient sur les enseignements de Pepin sont des hommes et des femmes habituellement âgés de plus de 35 ans. Mais l’homme a affirmé que Pepin lui a dit qu’il devrait recruter des « hommes de belle apparence » entre 18 et 24 ans en vue de travailler pour lui.

Les minutes du jugement disent aussi que Pepin savait que l’homme avait 17 ans quand il le força à exécuter des actes sexuels.

Le garçon, a écrit Smith, « fut enseigné par Pepin à croire que le contact sexuel n’était qu’une nécessité spirituelle. » Mais après un moment, dit la déclaration sous serment, le garçon décida qu’il était utilisé par Pepin, qui lui payait des repas et lui donnait 200 dollars après les rapports sexuels.

L’homme contacta la police de Beaverton au mois de janvier.

Smith a déclaré que les personnes qui pourraient avoir eu des contacts sexuels avec Pepin en étant mineur devraient l’appeler au 503-526-2280.

Smith a rapporté que l’homme accusant Pepin fit part à la police qu’il avait rencontré un des disciples de Pepin à Beaverton Town Square en avril 2004. Il a affirmé à Smith que le recruteur l’invita à rencontrer Pepin et le vit faire une démonstration de lévitation.

Pepin se présenta en robe décorée avec les mots « Maître Eric » et un symbole triangulaire et dit à la victime d’enlever sa chemise, a dit le détective.

« C’est une secte, » a dit Smith, « à chaque fois qu’un type s’imagine être le maître, le chef. »

Dans une autre histoire d’Associated Press trouvée ICI, nous lisons :

Le détective Mike Smith de la police de Beaverton a déclaré que Pepin dirigeait le Higher Balance Institute à Beaverton. Smith affirme que la robe décorée de « Maître Eric » fut trouvée au cours d’une fouille.

On m’a faussement accusée d’essayer d’initier une secte, donc je devrais normalement avoir eu de la sympathie pour Pepin, mais quand j’ai lu la phrase sur la robe, j’ai failli m’étouffer en buvant mon thé. Je pense que c’est la raison pour laquelle je n’ai pas réussi comme chef de secte (à part le fait que je ne sois pas intéressée par ce job) – Je porte rarement autre chose que des survêtements et des chaussons et je passe mon temps à travailler !

En tout cas, bien qu’un grand jury ait trouvé qu’il y avait assez de preuves pour inculper Pepin, il fut en fin de compte acquitté au tribunal devant un juge comme le rapport suivant nous en informe :

Le dirigeant d’un institut acquitté des accusations de rapports sexuels avec mineur

HOLLY DANKS – HILLSBORO – Un juge du comté de Washington a décrit le chef d’une société métaphysique de vente par Internet comme manipulateur, contrôleur et a déclaré son témoignage incroyable, puis l'a acquitté mercredi des accusations de rapports sexuels avec un mineur.

Le juge Steven L. Price, après un procès de cinq jours sans jury, jugea Eric James Pepin, 40 ans, non coupable des deux chefs d’accusation au second degré d’abus sexuel, des quatre chefs d’accusation au troisième degré d’abus sexuel et d'un chef d’accusation d’avoir utilisé un enfant dans une vidéo de conduite sexuellement explicite.

Jamison Dwight Priebe, 21 ans, qui a travaillé pour le Higher Balance Institute de Pepin depuis l’âge de 18 ans, a également été acquitté d’abus sexuel au troisième degré et d’utilisation d’un enfant dans une vidéo pornographique.

« Ceux qui me connaissent m’ont toujours soutenu, » a dit Pepin mercredi à des supporters qui l’enlaçaient. « Ils ont foi en moi, ils prient pour moi. Je leur ai dit que je ne les laisserai pas tomber. Je n’ai rien fait de ce qu’on m’a accusé. Je n’ai été rien d’autre qu’honnête et irréprochable. »

Cependant, Price a dit qu’il était « probable que la conduite alléguée dans tous les chefs d’accusation a eu lieu, » mais qu’il n’était pas convaincu au-delà d’un doute raisonnable. « Il y a un manque de forte corroboration, » comme un tampon dateur sur une bande vidéo de la rencontre sexuelle, a dit le juge.

L’accusateur a témoigné que Pepin lui avait demandé d’ôter sa chemise la première fois qu’ils s’étaient rencontrés au domicile de Pepin à Beaverton en avril 2004.

« Il allait essayer de stabiliser mon énergie et il avait besoin que je lui fasse confiance, » a dit l’accusateur. Pepin a touché les « chakras » de l’adolescent sur son cœur, sa tête et le bas de son abdomen.

« Eric m’a demandé de lui dire tout ce que j’avais fait dans ma vie dont j’avais honte, » a ajouté l’adolescent.

L’accusateur a dit que Pepin lui avait demandé l’âge qu’il avait le premier jour de leur rencontre et qu’il lui avait dit la vérité.

« Il a dit que les étudiants devaient avoir 18 ans parce qu’il ne voulait pas que les parents fassent des histoires, » a dit l’accusateur.

Mais quelques jours après, les deux eurent des rapports sexuels, y compris une rencontre à trois avec Priebe, a témoigné le jeune homme. Pepin appelait cela « traverser le gouffre, » a dit l’accusateur, « s’abandonner à votre professeur, votre maître. »

Pepin a témoigné qu’il était homosexuel et avait eu des relations sexuelles avec la plupart de ses 11 employés, mais pas avant qu’ils aient 18 ans. Pepin a dit qu’il donnait un travail à son accusateur, bien que l’adolescent soit un mauvais travailleur, et continua à être intime avec lui et lui donner de l’argent après qu’il fut licencié, pour l’aider à s’en sortir.

Stephen A. Houze, l’avocat de Pepin, a traité l’accusateur de menteur plus de 100 fois dans son discours de fin de séance et remarqua que Pepin était « le parfait bouc émissaire » parce que la société veut croire le pire d’un homosexuel. Houze a dit que l’accusateur avait présenté ces accusations parce qu’il voulait ébranler Pepin.

Le Higher Balance Institute de Pepin, maintenant sur Northwest Saltzman Road à Cedar Mill, a atteint un chiffre d’affaires annuel de 2 millions de dollars de ventes par Internet de CDs, cassettes et livres de méditation avant son arrestation en juillet.

Pepin se vante d’être un médium et « visualisateur à distance » qui a trouvé des sous-marins perdus et des personnes disparues, et dit qu’il a créé la « pilule psychique » Magneurol6-S qui améliore le fonctionnement du cerveau, soigne les dommages nerveux, accroît les expériences paranormales et soulage le stress à 79 dollars la bouteille.

Andrew Erwin, adjoint du district attorney, a qualifié Higher Balance de n'être rien d’autre qu’une secte sexuelle dirigée par un homme d’affaires à « l’élixir miracle » qui s’attaque à des personnes perturbées.

L’accusateur n’a rien eu à gagner en allant à la police et refusa 250 000 dollars de la part de Pepin pour abandonner les accusations d’abus sexuels, a dit Erwin.

« Je suis désappointé, » a dit Erwin à propos des verdicts. « Le juge veut des preuves au-delà du doute et c’est un standard trop élevé. »

Et maintenant Pepin poursuit QFG et votre serviteur pour avoir parlé de ces articles, de les avoir publiés dans un journal et les avoir dispersés sur Internet (bien qu’aucun ne soit plus sur le site Internet du journal, je me demande ce qui se passe à ce propos ?) !!

Notez que Pepin a révélé lui-même ses pratiques de « secte sexuelle » dans son propre témoignage. Nous allons essayer d’obtenir les transcriptions du jugement pour les publier afin que nos lecteurs puissent l’entendre de sa propre bouche ; restez à l’écoute pour cela.

Remarquez aussi que Houze, l’avocat de Pepin, a accusé la victime de porter des accusations parce qu’il voulait ébranler Pepin, bien que le gosse ait refusé 250 000 dollars de pots-de-vin offerts par Pepin. Peut-être est-ce cela qui donna l’idée à Pepin de m’attaquer en justice. Le seul petit détail est qu’il aura beaucoup de mal à toucher ses 4,47 millions de dollars parce que je ne possède rien, je vis dans une maison louée, je conduis une voiture d’occasion et QFG a rarement plus de 1000 dollars en banque à tout moment. Quand nous avons des collectes de fonds, les fonds sont utilisés presque immédiatement, pour payer les emprunts et couvrir les dépenses de base pour le site et l’équipement.

Il est aussi drôle que Pepin attaque QFG qui ne sponsorise qu’un groupe mondial de chercheurs indépendants qui, ensemble, constituent sott.net. QFG ne possède pas sott, et QFG n’a pas d’employés, ni de surveillance officielle de tout ce que les chercheurs de sott.net disent ou font.

Mais la conclusion est la suivante : Eric Pepin est accusé de sa propre bouche d’être un prédateur sexuel. Je veux dire, quel genre de professeur de méditation dit qu’il a des rapports sexuels avec tous ses employés ? Et tous étant des jeunes hommes ?

Non, nous n’allons pas reculer. Nous croyons fermement, en nous basant sur les documents officiels et les enregistrements du tribunal disponibles, que Eric Pepin est un danger pour les personnes innocentes à la recherche d’une formation spirituelle. Manifestement, les jeunes hommes cherchant seulement du sexe, de l’argent et du bon temps seront ravis de prendre ses pilules, écouter ses cassettes et assister à ses retraites. Mais le grand public qui n’est pas au courant de ces choses dans le passé de Pepin, qui ne sont pas au courant que même le juge qui l’a acquitté regrette de l’avoir fait, et que le procureur de l’affaire était aussi convaincu que la justice N’avait PAS été rendue, doit être averti de ce prédateur sexuel parmi nous.

Peut-être qu’Eric Pepin va abattre Sott.net, nous ne savons pas. Nous n’avons pas d’argent pour un grand avocat, nous restons tout juste à flot. Mais même si cela arrive (et nous espérons que nos lecteurs nous aideront comme jamais auparavant), il y en a d’autres qui savent maintenant et je ne pense pas que Eric Pepin et tous ses sbires pourront tous les dépister et les faire taire.

Même si vous ne pouvez pas donner à notre fonds de défense légal, j’apprécierais des lettres de soutien au cours de cette période pénible. Écrivez à sott (à) sott.net et j’essaierai de répondre à tous et chacun.

Et merci à tous nos lecteurs pour leur soutien et encouragement constants.

 

Commentaires :

La police de l’Oregon dit qu’un homme a abusé d’adolescents dans une opération de type secte

« Deux hommes d’Aloha arrêtés sur des accusations d’abus sexuels »

Le dirigeant d’une société sur Internet du comté de Washington acquitté des accusations d’abus sexuel

Des prédateurs sexuels dans la religion

Traduction française: Équipe française SDT.

 

Article original Sott.net - Vendredi 7 mars 2008

27/01/2008

Régime Sarkozy : banane et vichy

Romain Dunand a comparu hier à Paris pour avoir comparé la politique de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, à celle de Vichy

L’accusé de réception fut plutôt rude. Pour un mail qu’il avait envoyé en décembre 2006 au ministère de l’Intérieur, Romain Dunand, Sanclaudien de 35 ans, militant de la confédération nationale du travail (C.N.T.) et du Réseau d’éducation sans frontières, était convoqué hier au tribunal de Grande instance de Paris. Le message ne contenait pas de virus mais fit visiblement l’effet d’une bombe dans les services du ministre de l’Intérieur de l’époque Nicolas Sarkozy. Fin 2006, Romain Dunand avait envoyé ce courriel en réaction à l’arrestation à Marignane d’un militant marseillais de Réseau d’éducation sans frontière, Florimond Guimard, lors d’une manifestation en soutien à un père de famille sans papiers en cours d’expulsion.

« Salutations antifascistes »

Dans ce message adressé au nom de la CNT-Jura au ministre Nicolas Sarkozy, Romain Dunand avait entre autres écrit « voilà donc Vichy qui revient. Pétain a donc oublié ses chiens (...) ». Il critiquait aussi une « politique qu’il faut bien qualifier de raciste » avant d’adresser ses « salutations antifascistes » au ministre. Des termes qui ont valu à leur auteur d’être interrogé par les gendarmes puis cité à comparaître par le parquet de Paris pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique », une infraction passible de six mois d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende.

Décision le 14 février

Hier, au cours de l’audience de la 10e chambre du tribunal de grande instance, le Haut-Jurassien n’a pas contesté son message, qu’il a jugé « légitime », mais son caractère outrageant. Il a estimé qu’il y avait « similitude entre la politique actuelle d’expulsions massives de sans-papiers et celle de Vichy ». Son avocate, Me Marianne Lagrue, a expliqué que son client avait voulu faire « un parallèle politique ». « C’était une politique qui était visée, pas une personne », a-t-elle insisté en plaidant la relaxe. Le procureur a estimé pour sa part que « la liberté d’expression a des limites : c’est l’outrage ». La représentante du parquet a requis une amende de 750 euros et un euro symbolique de dommages et intérêts à l’encontre de Romain Dunand. Le jugement a été mis en délibéré au 14 février.

Julien Vandelle (avec AFP)

Le Progrès, édition du Jura, 18 janvier 2008


Rectificatif au Progrès

Monsieur Vandelle, au Progrès de saintClaude,

Par souci de clarté, nous tenons à rectifier auprès de vos lecteurs deux contrevérités qui se sont glissées dans votre article intitulé « Un Sanclaudien accusé d’outrage à Nicolas Sarkozy », paru dans Le Progrès, édition du Jura, le 18 janvier 2008 :

Sur la présentation des faits (« le message [...] fit visiblement l’effet d’une bombe ») : Le procureur de la République, informé en février 2007 par M. Sarkozy de l’existence de ce courriel soi-disant « outrageant » envoyé le 19 décembre 2006, a soigneusement attendu le 11 mai 2007 pour lancer la procédure. Il n’aura échappé à personne que l’élection de M. Sarkozy à la Présidence de la République venait d’avoir lieu le dimanche précédent cette date. Nous laissons à chacun le soin d’en tirer les conclusions qui conviennent. Notre camarade Romain, s’il est bien l’un des deux co-mandatés par notre syndicat (CNT interco Jura) afin d’assurer la réponse aux alertes dans le cadre de notre implication dans le réseau Éducation sans frontières jurassien, n’est pas « membre de la section anarchiste du Groupe Lucio ». Vous souhaitant bonne réception de ces informations, recevez, Monsieur Vandelle, nos salutations syndicales,

Vous trouverez [ci-dessus] le dernier communiqué du RESF relatif à cette affaire - laquelle affaire n’est qu’un épiphénomène dans l’industrialisation des rafles et des expulsions d’« étrangers » conduite aujourd’hui en France - politique à laquelle nous, avec bien d’autres, continuerons à nous opposer activement, en paroles et en actes.

CNT-Jura, 21 janvier 2008

 http://juralibertaire.over-blog.com...

Article issu du site Les Ogres