13.05.2008
Sauvons la recherche
Dans la continuité du discours de N. Sarkozy sur la recherche et l'enseignement supérieur, le gouvernement poursuit une politique qui se caractérise notamment par une focalisation sur la recherche qui lui apparaît, aujourd'hui, comme utile, et par une limitation de l'investissement public à cette seule partie de la recherche, ainsi qu'au soutien aux entreprises, au détriment notamment de l'emploi scientifique. Le contrôle étroit de l'activité de recherche par le politique et l'économie est contreproductif et dangereux, l'histoire nous l'a largement appris.
Pourtant, c'est manifestement l'objectif principal de notre gouvernement. Une des façons d'y aboutir est de fragmenter le CNRS Instituts qu'il veut rendre plus facilement orientables. Cette fragmentation du CNRS devrait être décidée par son conseil d'administration, le 19 juin. Elle aurait des conséquences dramatiques, en particulier pour l'avenir de secteurs jugés "inutiles" comme la biologie la plus fondamentale ainsi que pour une grande partie des SHS (Sciences Humaines et Sociales).
La question se pose en effet de leur maintien au sein du CNRS, avec tout ce que cela suppose comme intégration à la politique scientifique et comme moyens humains et budgétaires. Quant aux personnels, c'est évidemment un non-sens de prétendre investir dans le domaine de la connaissance en refusant de proposer des conditions de travail dignes aux jeunes qui veulent s'y investir, et à qui on offre de plus en plus de courts CDD, dont la plupart n'ont pas de débouchés stables.
La politique du gouvernement en matière d'enseignement supérieur et de recherche ces dernières années a conduit la France à la 14e place en termes de dépenses de recherche et développement. Elle mène droit dans le mur non seulement les personnels qui y travaillent, les étudiants, mais toute la population qui a besoin que ce secteur soit en bonne santé. Nous vous appelons donc à vous joindre à nous à deux occasions en ce mois de mai.
- 15 mai : Journée de grève avec manifestations, pour défendre et améliorer la fonction publique. La recherche et l'enseignement supérieur font partie de ces services publics que le pouvoir actuel est en train d'affaiblir. Dans notre secteur, aucune création de postes n’a été prévue alors que les manques en personnels de toutes catégories sont criants. La priorité donnée à la réussite en licence, les conditions d’études afférentes, ne pourront se concrétiser sans création de nouveaux emplois scientifiques. Pour soutenir nos services publics, nous défilerons le 15 mai, à l'appel de SLR et de nombreux syndicats.
Voir http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1879
- 15 mai, 17h15 à 20h15 : les sciences humaines et sociales - quelle place, quel avenir, quels enjeux ? Réunion nationale à Paris sur la place des SHS, et plus largement des thématiques non-prioritaires aujourd’hui. Voir http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1876
- 27 mai : Academic Pride (La marche de tous les savoirs) à l'appel de SLR et de plusieurs syndicats. Nous, chercheurs, enseignants-chercheurs et ITA, marcherons le 27 mai, parce que nous sommes fiers de nos recherches, des plus discrètes jusqu’aux plus visibles, qui obtiennent des récompenses internationales (Médaille Fields en 2006 ou le prix Nobel en 2007) et qui consacrent le travail de très longue haleine mené par des équipes. Il faut que nous soyons nombreux dans la rue ce jour-là pour dire que nous sommes fiers de nos métiers, et que nous défendons un certain nombre de valeurs qui sont indispensables à ce type d'activité. Voir http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1875 et http://www.academicpride.fr.nf/
Vous trouverez sur notre site plusieurs articles sur ces questions :
- sur la découpe de la recherche :http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1854
- l'appel sur les SHS : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1867
- une comparaison internationale des réformes universitaires en cours : chronique des ravages annoncés de la "modernisation" universitaire en Europe : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1872
- le début d'une série d'articles analysant la réalité du budget de la recherche : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1878
Note de P&P : Sarkozy et ses sbires poursuivent leur entreprise de démantèlement de la recherche publique française avec une attention particulière portée aux sciences sociales. Cette spécificité résonne fortement avec ce passage de Ponérologie Politique qui fut pourtant écrit il y a plusieurs décennies :
La situation des sciences sociales et médicales, ainsi que des personnes qui y travaillent, ne peut être comprise que quand on a saisi la vraie nature de la pathocratie à la lumière de l’approche ponérologique. Imaginons donc quelque chose qui n’est possible qu’en théorie, c’est-à-dire un pays soumis à une règle pathocratique, mais où il est autorisé de développer librement ces sciences, de laisser circuler tout aussi librement de la littérature scientifique, et d’avoir des contacts avec les hommes de science d’autres pays. La psychologie, la psychopathologie, la psychiatrie, seraient florissantes et produiraient des représentants remarquables. Quels seraient les résultats ?
Cette accumulation rapide de connaissances utiles permettrait d’entreprendre des études dont nous saisissons la portée. Les éléments manquants et les questions insuffisamment approfondies seraient complétés et approfondis grâce à des recherches détaillées. Le diagnostic de la situation pourrait donc avoir lieu, disons, dans la première douzaine d’années de formation d’une pathocratie, particulièrement si cette dernière est imposée. La base du scénario de déduction serait significativement plus large que tout ce que l’auteur peut présenter ici, et ces scénarios seraient illustrés grâce à un riche corpus de matériel analytique et statistique. Une fois communiqué à l’opinion mondiale, ce diagnostic serait promptement intégré, ce qui aurait pour résultat d’expulser de la conscience de la société les naïves doctrines politiques et la propagande.
Il atteindrait les nations faisant l’objet de visées expansionnistes de la part de l’empire pathocratiques. Cela rendrait pour le moins caduque toute idéologie élaborée sur le modèle d’un Cheval de Troie pathocrate. En dépit de leurs différences, les pays gouvernés par des systèmes normaux seraient solidaires devant un danger déjà compris, leur solidarité étant semblable à celle qui lie les gens normaux forcés de vivre sous une règle pathocratique. Cette conscience, répandue dans les pays affectés par ce phénomène, renforcerait simultanément la résistance psychologique des sociétés normales et leur fournirait de nouveaux moyens d’autodéfense. Est-ce qu’un empire pathocratique peut se risquer à permettre cela ?
Pendant les périodes où les disciplines susmentionnées se développent avec rapidité dans un certain nombre de pays, le problème de la prévention de la menace psychiatrique devient une question de vie ou de mort pour la pathocratie. Tout risque de voir émerger une telle situation doit donc être étouffé dans l’oeuf, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’empire.
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10.12.2007
L'astuce du psychopathe - 3e partie
Silvia CATTORI : Le conflit serait donc une forme de nourriture pour ce type de personnalité perverse/pathologique. Parce qu’il leur permet de projeter leur agression, leur violence, sur les autres et d’éviter de se remettre en question ?
Henry : On pourrait dire que, n’ayant pas d’émotion en propre, ils se nourrissent de leur pouvoir à déclencher les émotions des autres. Ils jouissent du pouvoir que cela leur donne. Être « au-dessus » de telles démonstrations émotionnelles les fait se sentir supérieurs.
Silvia CATTORI : Quand M. ŁOBACZEWSKI démontre que le menteur a toujours raison, il est très convaincant. Son analyse du mensonge est très pertinente. Il y a là une nouvelle matrice pour comprendre comment fonctionnent les psychopathes. Il explique très bien ce mécanisme du mensonge. Que le mensonge est à ces gens, leur manière de fonctionner et de gagner. Je voudrais en savoir plus sur ce mécanisme du mensonge et ses effets. Comment fonctionne-t-il ? Ces menteurs sont-ils présents dans tous les secteurs de la société ?
Henry : Mentir est une stratégie très efficace, parce que très peu de gens pensent qu’il y a des menteurs purs et durs dans la société, des gens qui mentent systématiquement.
Pensez à un divorce ou à une autre affaire exposée devant un juge et des jurés. La plupart d’entre nous se rendra aux audiences avec en tête l’idée que la vérité est quelque part entre les deux. Les deux parties en conflit dans une affaire raconteront leur histoire, chacun embellissant un peu sa version, chacun se mettant sous son meilleur jour, et le juge ou le jury supposeront que la vérité est quelque part entre les deux.
Mais qu’arrive-t-il quand l’un des deux individus est un menteur et que l’autre dit la vérité ? Le menteur est à son avantage parce que le juge ou le jury s’attendra encore à ce que la vérité soit quelque part entre les deux. Donc, quelqu’un qui est victime d’un menteur et d’un manipulateur ne peut s’en sortir. Dire la vérité ne peut rendre à cette personne toute la justice qu’elle mérite, tandis que l’auteur d’un crime tirera toujours quelque chose du mensonge.
La vie quotidienne est comme ce tribunal. On est toujours disposé à donner aux autres le bénéfice du doute, si l’on est une personne morale. Le menteur et le manipulateur ne feront jamais cela et utiliseront contre elle la bonne volonté de la personne de conscience.
Mentir est donc toujours une stratégie gagnante. Cela peut en soi être le signe que nous vivons au sein d’un système pathologique !
Laura : Quand on considère la structure interne infantile du psychopathe, il n’est pas si difficile de comprendre l’aspect du mensonge. Le psychopathe ne ment même pas réellement, il « crée juste une réalité » afin qu’elle se conforme à ses désirs.
Je vais essayer d’expliquer. La réalité psychopathique existe de façon arbitraire : ils déclarent que les choses sont ainsi. Pour eux, ces déclarations représentent la réalité. La déclaration du moment peut contredire ce qu’ils ont dit à un autre moment. Cela ne signifie rien pour eux. Ils n’essaient jamais de gérer la contradiction car pour eux, il n’y a pas de contradiction.
Souvenez-vous, les psychopathes ne peuvent comprendre des abstractions comme l’espace et le temps, et ce qu’ils ont dit il y a un moment sous le coup d’impulsions diverses est maintenant du passé, et par conséquent n’existe plus.
Les psychopathes démontrent un manque total de compréhension de ce que nous appelons les « faits ». Les humains normaux ont réellement du mal à concevoir cela, parce que pour nous, les faits font fondamentalement partie de notre vie. Nous vivons par eux, nous évaluons et jugeons en fonction d’eux. Nous établissons des faits, ensuite nous procédons à des tests et établissons d’autres faits. Quand nous débattons, nous commençons par des faits et montrons comment nous tirons nos conclusions à partir de ces faits.
Les psychopathes ne font pas cela. Cependant, parce qu’ils projettent leur propre structure interne sur les psychopathes, la plupart des gens ne comprennent pas cela. Les humains normaux qui ont un mode de pensée psychopathique essaient de se convaincre qu’il existe une autre raison expliquant cette bizarre condition mentale. Quand les psychopathes ne se préoccupent pas des faits, nous pensons que c’est intentionnel, qu’ils jouent un jeu avec nous. Nous pensons qu’ils sont bien au courant des faits, mais qu’ils ne veulent pas l’admettre.
Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Les psychopathes ne savent pas ce que sont les faits. Le concept de fait est en réalité une abstraction qu’ils ne peuvent saisir. Un cas illustrant cela est rapporté par un psychothérapeute : il demanda à sa patiente, une psychopathe, d’observer une chaise située à environ 1,80 mètre, près du mur. Il lui demanda ensuite de décrire la chaise. Ce qu’elle fit, de manière assez détaillée, excepté pour les pieds. La chaise qu’elle décrivit n’avait pas de pieds.
Le thérapeute le lui fit remarquer, et lui demanda comment la chaise pouvait être suspendue en l’air, sans pieds pour la soutenir. Elle répondit : « Je l’ai posée là. ». Le thérapeute demanda : « Si vous regardez ailleurs, tombera-t-elle par terre ? » Elle dit : « Non. Si je regarde ailleurs, la chaise n’est plus là ». Le thérapeute demanda : « Si vous regardez ailleurs, et qu’il s’avère que la chaise est toujours là ? ». Elle ignora la question.
L’idée populaire New Age basée sur l’adage « on se crée sa propre réalité » est un exemple de la manière dont la pensée psychopathique a infiltré notre société. Le principe est : « Si suffisamment de gens croient que quelque chose est vrai, alors ce qu’ils croient EST la réalité. »
En réponse à cela, on peut faire remarquer avec raison : « Il fut un temps où tout le monde, pour ce que nous en savons, croyait que le soleil tournait autour de la terre. C’était faux, et le croire n’y changea rien ». Mais si vous demandez à un psychopathe : « Êtes-vous en train de dire qu’à cette époque, le soleil tournait en fait autour de la terre — et que c’est seulement pour obéir à un changement de pensée chez les gens que la terre s’est mise à tourner autour du soleil ? », il vous ignorera ou vous accusera de déformer les « faits ».
Un être humain normal pensera naturellement que le refus du psychopathe à répondre à cette question, le fait qu’il se retourne contre vous en vous accusant de présenter les faits (ainsi que lui-même) sous un faux jour, est une admission tacite que ce qu’il dit est faux. Mais vous auriez tort sur ce point. Face aux preuves qu’ils ont tort, les psychopathes n’hésitent pas à faire des déclarations et des affirmations concernant sur ce qu’ils insistent être la réalité.
Ron SUSKIND, ancien reporter au Wall Street Journal et auteur de The Price of Loyalty : George W. Bush, the White House, and the Education of Paul O’Neill, a écrit : « Au cours de l’été 2002, après avoir écrit un article dans Esquire qui déplut à la Maison Blanche — article parlant de l’ancienne Chargée de communication de BUSH, Karen HUGHES — je rencontrai un conseiller en chef de BUSH. Il exprima le mécontentement de la Maison Blanche, puis me dit quelque chose que je ne compris pas totalement sur le moment — mais qui, je le crois maintenant, plonge au cœur même de la présidence de BUSH.
L’assistant déclara que les types comme moi faisaient partie “de ce que nous appelons la communauté fondée sur la réalité”, qu’il définit comme les gens qui “croient que les solutions émergent de votre observation judicieuse de la réalité discernable”. J’acquiesçai et murmurai quelque chose à propos des principes des Lumières et de l’empirisme. Il me coupa : “Le monde ne fonctionne plus réellement ainsi” . “Nous sommes un empire maintenant, et quand nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité — comme vous le faites, judicieusement — nous agissons à nouveau, créant de nouvelles réalités, que vous pouvez étudier aussi, et c’est ainsi que les choses se règleront. Nous sommes les acteurs de l’Histoire… et vous, vous tous, il ne vous restera qu’à étudier ce que nous faisons” »
Ils ne mentent pas réellement — ils créent de « nouvelles réalités ». Rien de ce que nous appelons réalité n’est réel pour eux. Quand un être humain normal parle d’une chaise, il se réfère à une chaise qui tient sur ses propres pieds. Elle est là, que quelqu’un la voie ou non, que quelqu’un la mentionne ou non, que quelqu’un « déclare » ou non sa présence. Elle a sa propre existence souveraine. Mais il n’en est pas ainsi pour les vrais psychopathes. Les psychopathes, avec leur structure interne infantile, sont inaptes à comprendre que tout ce qui n’est pas eux existe en propre, séparé d’eux. Quelque chose ne devient réel qu’à partir du moment où ils reconnaissent cette réalité, et ils ne reconnaissent que ce qui est important pour eux en terme de ce qu’ils désirent, de ce qui leur procurera du plaisir.
Quand un être humain normal demande que les déclarations du psychopathe soient évaluées, le psychopathe déclare que celui qui fait une telle demande n’a aucune intégrité, ce qui signifie réellement que leur position – leur déclaration – ne tient pas !
Du point de vue du psychopathe, le monde est comme une scène holographique. Ils « déclarent » l’existence des choses. Tout est hologramme. Ils programment les hologrammes. Ils interagissent avec eux de toutes les manières qui leur conviennent. Ils sont sous leur contrôle total. Quand ils décident de supprimer un hologramme, il disparaît.
Un hologramme n’est pas censé penser par lui-même. Un hologramme n’est pas censé mesurer, évaluer, apprécier, etc. Et surtout, un hologramme n’est pas censé critiquer son maître.
Quand cela arrive, ils le châtient d’abord pour le ramener dans le rang. Si cela ne marche pas, ils le font « disparaître ». Et s’ils doivent le tuer pour ce faire, c’est ce qui arrive.
L’expérience a montré que peu importe ce que nous disons, ce que nous leur faisons remarquer, la quantité de preuves fournies, cela ne signifie rien pour les psychopathes. Ils n’ont qu’un but : nous tromper afin qu’on les classifie comme humains normaux de sorte qu’ils puissent continuer à nous duper, nous contrôler et nous utiliser pour leur propre pouvoir et gloire, parce que c’est ce qui leur donne du plaisir.
Silvia CATTORI : Il y a par conséquent une interaction constante : l’individu pervers/pathologique ne peut dominer seul, il a besoin d’alliés. Il doit donc former des clans et les unifier, offrant des avantages à ceux qui servent ses intérêts. Avantages qui les lient ensuite entre eux, les maintiennent assujettis ? Autrement dit, si le système est pervers, alors chacun devient pervers et tout est perdu ?!
Henry : Oui et non. Il existe des faiblesses inhérentes au système pathocratique. Mais cela prend du temps. LOBACZEWSKI décrit la dynamique à l’œuvre dans les pays de l’Est sous le communisme. Les pathocrates sont incapables de faire quoi que ce soit d’authentiquement créatif. Ils dépendent des gens de conscience pour leur créativité. Une société sans créativité est condamnée à périr tôt ou tard. Quand les principaux postes de pouvoir de cette société, du gouvernement, de l’industrie, des affaires sont tenus par des pathocrates, le cycle dégénérescent commence.
En même temps, les gens normaux commencent à voir la société pour ce qu’elle est, et ils inventent des stratégies de survie. Ils commencent à reconnaître que leurs dirigeants ne sont pas comme eux.
Malheureusement, quand une société recouvre ses sens, une autre idéologie masquant un autre groupe — ou bien le même groupe sous un autre nom — de déviants est déjà en place, prête à prendre sa place. Quand le communisme s’écroula en Union soviétique et dans les pays d’Europe de l’Est, les pathocrates capitalistes étaient prêts à s’emparer du butin, et parmi les pathocrates, certains communistes furent même capables de trouver un nouveau « nid » confortable au sein des « nouvelles » démocraties capitalistes.
La question est celle-ci : un tel processus a-t-il déjà commencé aux États-Unis — qui sont, à notre avis, le centre de gravité de la pathocratie aujourd’hui ? Étant donné que les pathocrates semblent motivés par un programme visant à réduire la population mondiale par millions sinon par milliards, par le biais des guerres ou d’autres moyens, nous sommes en droit de nous demander si nous aurons le temps de voir s’achever ce cycle. Nous ne sommes pas très optimistes.
Mais même si une expression particulière de la pathocratie tombe, le système lui-même reste en place, émergeant ailleurs, au sein d’un nouveau « centre ».
Silvia CATTORI : L’exemple qui va dans cette direction est ce qui s’est passé avec la guerre contre l’Iraq. M. BUSH voulait la guerre à tout prix. M. BUSH ment et il gagne. Il trouve des alliés de la même espèce que lui, comme MM. BLAIR et BERLUSCONI. Les gens qui dénoncent leurs crimes et les combattent perdent. Cela semble être un parfait exemple de ce qui est décrit dans Ponérologie. Est-il impossible de dire non à ces monstres ?
Henry : Comment dire non quand les médias sont complètement contrôlés par d’autres pathocrates ? Vous pouvez descendre dans la rue, comme des millions de gens l’ont fait avant l’invasion de l’Iraq, mais cela n’a pas d’importance parce que les dirigeants politiques pathocratiques ne se soucient absolument pas de ce que pensent les gens. Il leur est indifférent qu’il y ait des milliers ou des millions de gens contestant leur politique — ils ont d’effrayantes armes militaires à leur disposition. Ensuite, les médias ont déformé le message des dissidents et les ont présentés comme des traîtres. Ils sont toujours considérés comme des traîtres après quatre ans, alors qu’il est devenu clair comme de l’eau de roche que BUSH and Co ont eu tort de faire la guerre et qu’ils ont menti sur tous les points.
Pourtant, les États-Unis sont toujours en Iraq et il est politiquement impossible de réclamer plus qu’un simple « débat » sur une future réduction des troupes.
Ainsi, une des questions est celle-ci : dans un environnement aussi contrôlé, combien de gens voient-ils la réalité ? Et une autre se pose : dans une telle réalité, comment les gens qui voient les mensonges réagissent-ils et répondent-ils en faveur d’un changement ?
La majorité des gens ont eu leur conscience écrasée et ont accepté tant de compromis qu’ils sont incapables de penser ou de ressentir les choses correctement. Ils croient qu’il y a un nombre illimité de fondamentalistes islamiques se préparant à faire exploser leurs maisons et leurs écoles, peu importe la totale absurdité de cette idée, et malgré le fait que la majorité de tels attentats à la bombe soient des opérations « false flag [1] ». Le fait bien établi que les agences de renseignement commettent des attentats à la bombe et accusent ensuite leurs opposants — il est impossible d’arguer que ce type de chose n’est pas une pratique régulière — devient moins crédible pour les gens aux États-Unis, au Royaume-Uni et ailleurs, que le conte de fées décrivant des centaines de fondamentalistes islamiques prêts à se faire exploser au nom d’Allah !
Repensez à ce que LOBACZEWSKI écrit à propos du raisonnement confus qui se produit quand quelqu’un est en présence d’un psychopathe. Via les médias, cette confusion s’étend au-delà du contact personnel immédiat et devient un fléau affectant la société dans son ensemble. La société elle-même est infectée par la maladie.
Et pour ceux qui luttent pour retrouver leur santé mentale et qui voient les mensonges, la puissance à laquelle ils sont confrontés est si écrasante qu’ils peuvent facilement abandonner. La tâche semble trop grande.
Laura : Est-il impossible de dire « non » à ces monstres ? Non. Difficile ? Oui.
Les individus qui pensent que le changement peut s’effectuer via des processus légaux ou politiques ne comprennent pas que les lois et la politique, en général, soient toutes deux créées et contrôlées par des individus pathologiques qui les établissent à leur avantage, et non à celui de leurs compatriotes . Ainsi, les lois et la politique sont-elles des mesures insuffisantes pour contrer une société pathologique engendrée par les efforts et l’influence des déviants.
Une autre chose qu’il est important de retenir eu égard à la recherche de solutions via les moyens légaux ou politiques : la roublardise des déviants pathologiques est bien supérieure à celle des êtres humains normaux. La plupart des gens sont familiers de l’idée de la ruse exceptionnelle dont font preuve les fous, mais la psychopathie, sous ses différentes formes, possède un élément additionnel : le Masque de Santé mentale.
Récemment, nous avons vu Cindy SHEEHAN s’éveiller au fait que le parti démocrate n’était qu’une autre idéologie derrière laquelle opérait la psychopathie. Elle est partie, et d’après ce que j’ai compris, a maintenant décidé que le « 911 Truth Movement » était l’endroit où il fallait être. Je suis désolée de devoir l’informer que les psychopathes supervisent aussi ce spectacle. Vous ne pensiez tout de même pas qu’ils commettraient des crimes comme le 11 septembre sans assurer leurs arrières par l’invention et le contrôle d’un « mouvement pour la vérité », n’est-ce pas ?
Je reçois sans cesse des lettres de groupes d’action politique qui demandent de l’argent et du soutien. J’ai donné de l’argent et mon soutien, et j’ai aussi écrit de nombreuses lettres et e-mails leur disant que leurs « actions politiques » n’auraient aucun effet s’ils ne prenaient pas en compte la psychopathie dans l’équation. Ils étaient tous tellement certains que remettre les démocrates au pouvoir allait tout changer, mais le fait est que rien n’a changé. Tout cet argent et ces efforts ont été gâchés. Et maintenant, les gens s’en rendent compte alors que nous le disons depuis le début.
Je le redirai encore — et continuerai à le faire : tant qu’on n’accordera pas à la connaissance et à la prise de conscience de l’existence d’êtres humains pathologiques toute l’attention qu’elles méritent, et qu’elles ne feront pas partie de la connaissance générale de tous les êtres humains, il n’y aura aucun moyen de changer les choses d’une manière efficace et durable. C’est la première priorité, et si la moitié des gens qui s’agitent pour la Vérité, pour arrêter la guerre ou Bush ou je ne sais quoi d’autre consacrait leurs efforts, leur temps et leur argent à dévoiler la psychopathie, cela nous permettrait peut-être de progresser.
Finalement, le réel problème réside encore dans le fait que la connaissance de la psychopathie, et la manière dont les psychopathes dirigent le monde ont été efficacement cachées ; les gens n’ont donc pas la connaissance adéquate et nuancée dont ils auraient besoin pour apporter un véritable changement radical. À maintes reprises tout au long de l’Histoire, cela a toujours été « on prend les mêmes et on recommence ».
Quand vous avez affaire à des psychopathes, vous avez affaire à l’esprit criminel, et quand de tels esprits tiennent des positions de pouvoir absolu — comme c’est le cas aujourd’hui — rien ne peut les retenir — et rien ne les retiendra, c’est une certitude.
BUSH (ou plus précisément, ceux qui tirent ses ficelles) a un contrôle quasi absolu de toutes les branches du gouvernement. Vous pouvez remarquer cela si vous observez soigneusement que, peu importe ce que Bush commet d’illégal, personne ne le prendra vraiment à partie. Tous les « scandales » qui ont fait surface, dont n’importe lequel aurait fait tomber toute autre administration, ne sont que des farces jouées pour le public, pour le distraire, pour lui faire penser que la démocratie est toujours active.
Il n’y a que deux choses qui puissent soumettre un psychopathe :
1) un psychopathe plus puissant ;
2) le refus absolu et non-violent de tous les autres à se soumettre à son contrôle, quelles que soient les conséquences.
Si toutes les personnes normales aux États-Unis (et ailleurs) arrêtaient tout et refusaient de participer à la réalisation d’un seul objectif du programme psychopathique, s’ils le faisaient en masse, si les gens refusaient de payer les impôts, si les soldats refusaient de combattre, si les fonctionnaires et les fainéants des entreprises refusaient d’aller au travail, si les médecins refusaient de traiter les élites psychopathiques et leurs familles, tout le système s’arrêterait brutalement.
Mais cela ne peut arriver que si les masses SONT INFORMÉES sur la psychopathie dans tous ses horribles détails. Ce n’est que s’ils savent qu’ils ont affaire à des créatures qui ne sont réellement pas humaines qu’ils peuvent avoir la compréhension de ce qu’ils doivent faire. Et ce n’est que quand ils seront suffisamment désespérés, au point que les malheurs que leur infligera le psychopathe au début de leur résistance paraîtront pâles en comparaison, qu’ils auront la volonté de le faire. C’est cela, ou bien la compréhension du monde que les psychopathes sont en train de créer pour leurs enfants, en tout cas l’amour pour l’humanité de demain, qui les motivera à résister.
Silvia CATTORI : Est-ce que M. Chirac, après avoir dit non pour l’Iraq, a fait des concessions majeures à M. BUSH par peur de devenir un homme de paille ? Les pervers ont-ils besoin d’hommes de paille ?
Henry : Imaginez que vous êtes un politicien avec une conscience face à un monde dominé par des gens pour qui tous les moyens sont bons pour rester au pouvoir : chantage, intimidation, menaces. Dans quelle mesure le scandale en France sur les finances de Chirac quand il était Maire de Paris furent-elles utilisées pour le remettre dans « le droit chemin » ? Nous ne pouvons que spéculer.
Nous savons que Bush espionnait illégalement les citoyens américains ; faisait-il cela pour collecter des données qui pourraient être utilisées pour faire chanter et intimider les politiciens ou les journalistes de l’opposition qui posaient trop de questions ? Je pense qu’il serait naïf de ne pas considérer cette possibilité.
Laura : Je dis quelquefois en plaisantant qu’à présent, on peut probablement deviner qui sont les gentils en regardant ceux qui ont la plus mauvaise presse ! Mais ce n’est pas si simple. Nous ne pouvons oublier que la véritable guerre est celle de l’Élite psychopatique au pouvoir contre les Humains normaux. Les pervers ont-ils besoin d’hommes de paille ? Sûrement, cela fait partie de la mise en scène qu’ils élaborent pour nous. Tout comme cela fait partie de leurs tactiques de créer des attentats « false flags » pour diriger la haine contre ceux qu’ils souhaitent détruire, c’est totalement dans leur style d’opération de jouer au « good cop / bad cop [2] ». C’est Machiavel .
Silvia CATTORI : La dynamique ainsi décrite dans le livre, et que vous explicitez ici, est aussi apparente dans l’utilisation des médias ; les journalistes qui soutiennent les principes de l’axe Tel Aviv-Washington ont toute liberté de soutenir ces guerres. Font-ils aussi partie des monstres ? Devons-nous classer ces menteurs des médias dans la catégorie des 6% ? Comment se fait-il que le public ne voit pas que ce sont des imposteurs ?
Henry : Une fois que le système est en place, ceux qui sont moralement faibles s’y rallient pour le défendre en échange de privilèges personnels. Leur propre intérêt les rend vulnérables à la contagion. En conséquence, chaque individu n’a pas besoin de faire partie d’un des nombreux types listés par LOBACZEWSKI. Il y a des milliers d’individus moralement corrompus et faibles qui sont prêts à obéir aux ordres de ceux qui sont au pouvoir si cela leur apporte célébrité et fortune, ou ne serait-ce qu’une existence confortable et sans ennui.
Ce qui ne veut pas dire que les médias sont exempts de psychopathes, caractéropathes, ou des autres types présentés par LOBACZEWSKI.
Silvia CATTORI : Pour nous protéger du mal, il semble alors que chacun d’entre nous doive se demander s’il est en présence d’une de ces personnes perverses qui mentent et n’agissent que pour leur intérêt personnel. Mais les gens n’arrivent pas à croire que ces pervers/pathologiques sont des gens qui se nourrissent du mal, qui se nourrissent des conflits. Cet ouvrage décrit cela de façon experte : les conflits sont leur nourriture ; ils adorent ces situations, ils ont besoin de cela pour exister. Une personne normale ne peut imaginer qu’au sein de la société, il y a un certain nombre de gens qui ne peuvent rien faire d’autre que de se nourrir du mal. Pensez-vous que les gens "normaux" sentent que quelque chose ne va pas mais qu’ils n’arrivent pas du tout à comprendre qu’ils sont des victimes et qu’ils souffrent à cause des mensonges et des manipulations des individus pervers/pathologiques ?
Henry : Oui. Mais il faut un fort caractère pour se battre pour ce qu’on sait être juste face à une opposition sociale omniprésente. Nous avons aussi tendance à accorder aux autres le bénéfice du doute parce que nous projetons nos propres modes de pensée et de comportement sur eux. Si nous ne sommes pas conscients qu’il y a des gens qui sont soit génétiquement incapables d’éprouver de l’empathie et des sentiments envers les autres, soit dont la conscience a été réprimée et détruite à cause de ce qu’ils ont vécu (et ils ne peuvent être guéris), et si nous ne savons pas comment ils fonctionnent et manipulent, nous resterons des victimes.
En tant que personne qui a fait partie d’organisations et d’associations militant pour un changement social, vous avez probablement vu la même dynamique à l’œuvre. Le travail bénéfique et sincère de beaucoup de gens peut être détruit par les actions d’une seule personne. Cela ne donne pas beaucoup de chances au rétablissement de la justice sur cette planète ! Ce n’est que quand ceux qui sont psychologiquement normaux parviendront à comprendre que nous avons un prédateur naturel, un groupe de gens qui nous voit comme une espèce « para-spécifique » qu’ils seront disposés à s’informer sur cette race semblable aux humains.
Laura : S’il existe un travail qui mérite des efforts et une dévotion à plein temps pour aider l’humanité dans cette période sombre que nous vivons actuellement, c’est bien l’étude de la psychopathie et la propagation de cette information sur une très grande échelle. Pour celui qui veut réellement faire quelque chose, diffusons aux gens l’information sur les agents pathogènes sociaux, apprenons d’abord comment les identifier, et ensuite nous pourrons décider de la marche à suivre.
Silvia CATTORI : Les gens "normaux", ceux qui ont une conscience, cherchent à trouver un compromis entre les deux. Diriez-vous qu’être gentil envers eux est une erreur parce que les individus pervers/pathologiques n’ont absolument aucune conscience, sont sans scrupules, et n’hésitent pas à s’emparer des postes au pouvoir, même s’ils sont incompétents ?
Henry : Nous en avons parlé plus tôt quand nous avons décrit la société comme un tribunal où tout le monde chercherait la vérité quelque part entre les deux. Tant qu’il y aura une quelconque idée de compromis, les gens de conscience seront toujours les perdants. On doit retirer à ces déviants psychologiques toute position de pouvoir qui leur permet de dominer les personnes de conscience, point. Les gens doivent se rendre compte que ce genre d’individus existe, et ils doivent apprendre à les détecter eux et leurs manipulations. La partie difficile est qu’on doit aussi lutter contre ces tendances en nous à la compassion et à la gentillesse pour éviter de devenir des proies.
Silvia CATTORI : Les gens "normaux" ont donc intérêt à garder en mémoire que tous les gens ne sont pas fondamentalement bons et ne prennent pas nécessairement des décisions qui sont bonnes pour la société ? Et doivent se rappeler que les individus pervers/pathologiques se moquent de la moralité, pour eux, seuls leurs objectifs personnels comptent ? En somme, ces individus peuvent mentir sans se sentir le moins du monde impliqués dans ce qu’ils disent. Prenons le cas de M. Bush par exemple. Il peut dire n’importe quoi et il n’a pas du tout honte de mentir !? Cela pour dire que les individus pervers/pathologiques n’ont aucun scrupule à mentir, à détruire un pays, un peuple entier, tant que cela sert leurs intérêts ?
Henry : L’idée que « tous les hommes naissent égaux » et que nous sommes fondamentalement bons nous est assénée depuis notre naissance. On nous enseigne que Dieu nous a fait à son image, et que nous avons tous une étincelle divine en nous.
Mais la science nous montre que ce conte de fées religieux n’est pas vrai. L’humanité a un prédateur naturel, le psychopathe, et ce prédateur est invisible parce qu’il n’existe aucun signe facilement discernable qui permette de l’isoler.
En outre, tout au long de l’Histoire, on nous a divisés en groupes en fonction de distinctions physiques, culturelles, religieuses, ou n’importe quel élément facilement reconnaissable mis en avant par les psychopathes, tandis que notre véritable ennemi est resté masqué.
Nous avons même trouvé des livres traitant de psychopathie qui présentent l’argument que nous sommes tous psychopathes ! Nous voyons donc qu’il y a une tentative de sauver les apparences. LOBACZEWSKI mentionne la psychologie et la psychiatrie comme outils utilisés par la pathocratie sous le communisme. Nous voyons la même chose aujourd’hui aux États-Unis. Il y a des déviants qui deviennent psychologues ou psychiatres et qui tentent de réécrire la psychologie du point de vue pathologique !
Silvia CATTORI : Un des points faibles de notre société n’est-il pas la tolérance dont nous faisons preuve envers ces monstres ? Cela leur permet de créer plus de conflits et de tuer plus d’innocents !?
Henry : Est-ce de la tolérance ou de l’ignorance ? Les gens ne sont pas conscients qu’il existe une catégorie de gens, que nous qualifions parfois de « pas tout à fait humains », qui nous ressemblent, qui travaillent avec nous, que nous retrouvons dans toutes les races, toutes les cultures, qui parlent toutes les langues, mais qui n’ont pas de conscience — et s’il y a quelque chose qui sépare réellement les humains des animaux, je suggérerais que c’est cela : la conscience.
Nous sommes tolérants envers les autres, en dépit des crimes les plus horribles, parce que nous projetons nos propres états intérieurs sur eux, nous supposons que quand ils expriment des remords, c’est qu’ils les ressentent vraiment. Mais pour ces déviants, il n’y a pas de remords, ce n’est qu’un rôle, un peu de comédie pour nous faire croire par la tromperie qu’ils sont « comme nous ».
Silvia CATTORI : Alors, la seule chose à faire est de continuer à dire la vérité. Et de nous dire que même si ceux qui mentent gagnent toujours contre la vérité, à long terme, quand de plus en plus de gens diront la même chose, petit à petit cette vérité permettra peut-être aux gens de réfléchir ?
Henry : La vérité est la seule chose digne de nos efforts. Ce qui nous sépare du psychopathe est notre conscience, et notre conscience doit devenir la voix de la vérité. La vraie conscience — si nous l’écoutons — nous élève au-dessus de l’exemple du comportement animal établi par les pathocrates. Pensez aux horreurs d’Abu Grahib. Si la conscience de ces soldats (à supposer qu’ils en aient une) n’était pas endormie, ils auraient refusé de commettre ces atrocités.
Si les milliards de gens dotés de conscience pouvaient entendre sa voix, il n’y aurait plus de guerre.
On trouverait d’autres moyens pour résoudre les différends. Si nous écoutions notre conscience, il n’y aurait plus de famine parce que nous ressentirions la peine et la souffrance de ceux qui meurent de faim et nous serions incapables de ne pas faire quelque chose pour les soulager. Et dans nos propres vies, nous devons penser à la façon dont nous tuons notre propre conscience et commencer à faire des choix douloureux afin de l’écouter avant qu’elle ne disparaisse pour toujours.
Silvia CATTORI : En conclusion, il y aurait des manipulateurs partout. Ils formeraient une partie de la société qui est structurée selon ce modèle, une structure qui leur permet de se comporter selon ce fonctionnement psychologique pervers où qu’ils interviennent ? Ce seraient des gens à l’esprit tordus, qu’aucun code moral ne retient, prêts à tout pour défendre leurs intérêts ? Ils seraient de plus en plus nombreux et non pas nécessairement liés à une idéologie spécifique ? Est-ce à dire que dès que nous commençons à soupçonner quelqu’un d’appartenir à ce pourcentage de gens tordus, devons-nous adopter une attitude différente ?
Henry : Oui. Nous devons apprendre à dire non aux manipulations. Cela signifie qu’il nous faut apprendre de quelles façons nous sommes manipulés, et refuser d’entrer dans leur jeu.
Laura : De manière générale, une capacité à tricher, à entrer en compétition et à mentir s’avère être une adaptation extraordinairement réussie. Ainsi, l’idée que la pression de la sélection pourrait permettre à la sainteté de se répandre dans une société semble peu plausible en pratique. Il semble impossible de rivaliser avec les gènes qui promeuvent la compétitivité. « Les types bien » se font évincer ou leur « race » s’éteint. Les gens heureux ignorants de même.
Aujourd’hui, le bonheur et la gentillesse sont de plus en plus rares, et la misère et la souffrance de ceux qui sont capables de ressentir de véritables sentiments, qui ont de l’empathie pour les autres êtres humains, qui ont une conscience, sont hélas monnaie courante. Et les manipulations psychopathiques sont destinées à nous rendre tous psychopathes.
Néanmoins, une prédisposition à la conscience et à l’éthique, peut l’emporter si et quand elle est aussi capable de mettre en pratique l’altruisme le plus profond : faire de l’objet de son empathie l’idéal le plus élevé ; répandre la liberté et l’altruisme au sens abstrait, pour les autres, y compris nos descendants.
En bref, nous devons investir notre « intérêt personnel » dans l’assurance collective que tous les autres sont heureux et bien disposés, aussi ; et en s’assurant que les enfants que nous mettons au monde ont le choix d’être heureux par nature et bienveillants les uns envers les autres.
Cela signifie que si la psychopathie menace le bien-être de l’avenir du groupe — ce qu’elle est en train de faire actuellement — alors on ne peut s’en sortir que par un refus massif de se laisser dominer par elle au niveau personnel, individuel. Préserver la liberté pour soi-même au sens pratique préserve au bout du compte la liberté des autres. La protection de nos propres droits comme ceux des autres, garantit la position de libre-arbitre et les chances de bonheur pour tous. Si les psychopathes mutants posent un danger potentiel, alors la véritable empathie, la véritable éthique, la véritable conscience, commandent le recours à une thérapie prophylactique contre les psychopathes.
Ainsi, il apparaît qu’identifier les psychopathes, cesser d’interagir avec eux, les isoler de notre société, nous rendre indisponibles comme « nourriture » ou comme objets à tromper, manipuler et à utiliser, est la seule stratégie, la plus efficace, que nous puissions mettre en oeuvre.
Traduit de l’Anglais par Henri R. pour Futur Quantique.
[1] Les attaques false flag (littéralement : faux drapeau) sont des attaques menées sous le couvert du drapeau adverse, dans le cadre d’opérations spéciales — NdT
[2] Littéralement « gentil flic contre méchant flic ». C’est une technique policière éculée. Deux inspecteurs interrogent un suspect. L’un offre le café, une cigarette et s’évertue à détendre l’atmosphère. L’autre menace, crie, déstabilise. Scène classique, le second quitte la salle d’interrogatoire sous un prétexte quelconque et se met derrière une glace sans tain d’où il peut observer la suite des événements sans être vu. Le premier, le gentil, conseille au suspect de coopérer, car c’est le seul moyen de calmer son collègue qui est capable de commettre une « folie ». Source — NdT
17.10.2007
Baby First lobotomise votre enfant dès 6 mois.
Le site Web 20 minutes a publié un article relatif au lancement de la nouvelle chaine destinée aux enfants de 6 mois à 1 an.
Bientôt une réalité, le troublant générique des « Enfants de la télé » (TF1), dans lequel des marmots en couche-culotte s'agglutinent devant le poste avec voracité ? La chaîne Baby First, destinée aux bébés de 6 mois à 3 ans, commencera à émettre sur le canal 131 de CanalSat mardi prochain. Sharon Rechter, cofondatrice de la marque promettait hier au MipCom de Cannes que « Baby First aidera les jeunes parents à interagir avec leur enfant ». Mais franchement, la cathode n'est-elle pas nuisible pour les tout-petits ?
Avez vous bien lu la même chose que moi ? "Baby First aidera les jeunes parents à interagir avec leur enfant" le lien logique semble proche de la déclaration suivante : "couper les jambes d'un individu le fera courir plus vite"
Andrew Lobaczewsky a écrit au sujet de ce type de manipulation en page 43 de son ouvrage intitulé "Ponérologie Politique". Il s'agit de la pensée inversive : qui utilise certains termes en leur donnant une signification opposée ou déformée. Exemples: paix = apaisement; liberté = licence; initiative = arbitraire; traditionnel = démodé; rassemblement = bande; efficience = étroitesse d’esprit. Les mots “paix” et “apaisement” dénotent la même chose: une volonté de paix, mais ils ont des sens très différents qui donnent une indication de l’attitude de celui qui parle de cette volonté de paix.
Mais continuons avec cet articles qui n'a manifestement pas encore livré toutes ses pépites.
Baby First, label international qui a déjà essaimé dans 28 pays, dont la Grande-Bretagne sur BskyB, il y a six mois, a bien rodé ses réponses à ce problème éthique. A chaque lancement, elle s'entoure d'un comité d'experts de la petite enfance. En France, la caution vient du magazine PsychoEnfants. Baby First s'est dégoté aussi un alibi professionnel : cette fois, c'est Marc Teissier, l'ex-président de France Télévisions qui délivre le blanc-seing audiovisuel. Et puis, plastronne Sharon Rechter, « il n'y aura aucune publicité à l'antenne ». Les revenus seront générés par l'abonnement au pack famille de CanalSat et la vente de produits dérivés comme des DVD. Enfin, l'équipe de Baby First cite une étude américaine de mai dernier, selon laquelle « 90 % des bébés de 2 ans regardent régulièrement la télé », alors autant que les programmes soient adaptés.
Baby First semble avoir effectivement bien préparé son discours pour se donner un vernis éthique. Leur dernière phrase le prouve. Au niveau logique celle-ci est similaire à la déclaration suivante : "L'entreprise X se lance dans le business de la matraque de petite taille contre les enfants, en effet puisque plus d'un tiers des enfants sont victimes de maltraitance autant offrir des moyens adaptés pour les battre"
Vous remarquerez en outre que ce chiffre de 90% correspond à la population étasunienne et qu'il est transposé tel quel sur la population française qui a certainement des spécificités sociologiques fort différentes. Masi ces différences font elles sens aux yeux de Baby First ? Peut être que pour Baby First, étasunien ou français, l'enfant est le même, une entité programmable privilégiée, un consommateur en puissance.
20 minutes poursuit son article en ces termes :
Dommage que la chaîne n'ait pas la bonne foi de citer les conclusions de cette enquête scientifique tout à fait sérieuse de l'université Washington de Seattle : un lardon collé devant la télé avant 3 ans pourra plus tard avoir du mal à fixer son attention, se montrer agressif, voire connaître un développement cognitif anormal.
Oui c'est dommage que la chaine ait oublié ce passage. Mettons cela sur le dos d'une omission tout à fait involontaire. Pourquoi Baby First voudrait-elle cacher les propriétés lobotomisantes de son produit ? Peut être en raison des éléments suivants décrits par Andrew Lobaczewsky :
"Les gens qui n’ont plus d’hygiène psychologique ni la faculté de penser de manière adéquate perdent aussi leurs facultés critiques par rapport au discours et au comportement d’individus dont les processus de pensée anormaux ont été basés sur un substrat d’anomalies pathologiques héritées ou acquises. Les hypocrites ne font plus de distinction entre individus pathologiques et individus normaux, et s’exposent ainsi à la contamination par le rôle ponérologique de facteurs pathologiques. "
Pour terminer je voudrais partager avec vous cet extrait de l'ouvrage écrit par Laura Knight-Jadczyk et intitulé "9/11, The Ultimate Truth" (Ouvrage bientôt disponible en français). Ce passage vous offrira peut être une nouvelle perspective quant aux intérêts qu'ont nos dirigeants à mettre nos enfants devant un écran de télévision et ce dès le plus jeune âge :
"L’un des aspects les plus importants du conditionnement socioculturel concerne ce que l’on appelle l’ « imprinting ». Les êtres humains naissent avec certains comportements de base programmés dans leur ADN. Tout comme une fleur va suivre une certaine série d’étapes qui la mènera de la germination de la graine jusqu’à la production d’une fleur, de même les êtres humains développent certaines caractéristiques seulement à certains moments de leur processus de croissance. Nous n’avons aucune emprise sur ces mécanismes-là. Konrad Lorentz illustra ce principe avec ses célèbres canards.
Les canards (et les êtres humains) sont « programmés » pour accepter à une certaine période de leur vie une figure « maternelle ». Si cette figure maternelle n’est pas présente pendant cette période d’ « imprinting », tout objet ou être vivant qui est alors présent obtiendra « le statut de la mère » dans l’esprit du canard. C'est-à-dire que, lorsque l’objet approprié (ou inapproprié) est présenté au canard au bon moment de son développement, cet objet est étiqueté comme « mère » quelque part dans le cerveau du canard, et cette identité sera quasiment impossible à effacer.
Des expériences furent menées sur des canetons et celles-ci démontrèrent qu’il existe un âge critique, quelques heures après la naissance, au cours duquel les canetons sont plus susceptibles d’« obtenir et d’identifier » une mère. Des études similaires furent menées avec des singes. Ces études démontrèrent que si un singe n’a pas reçu les stimulations maternelles avant un certain nombre de semaines, il deviendra froid, apathique, et inamical envers sa propre progéniture. Un élément curieux concernant cette expérience avec les singes est que le sens du toucher était plus important que de donner à manger.
Une mère de substitution duveteuse mais sans lait était préférée à une mère de substitution faite de câbles métalliques et donnant du lait. Ceci démontre l’importance du besoin relatif au toucher et aux caresses. Cette expérience suggère également le mode opératoire de l’ « imprint maternel » - qui est sensoriel. Kinesthésique. Il est lié aux sensations de plaisir éprouvées par le corps - à la manière dont on est « touché ».
Ces expériences démontrèrent également qu’il existe chez les mammifères supérieurs une période critique au cours de laquelle a lieu l’ « imprint maternel ». Au cours d’une expérimentation, le chercheur ne s’attendait pas à l’arrivée d’un nouveau bébé singe et dû créer une « mère de substitution » dans l’urgence en utilisant une balle pour la tête. Cette « mère » fut donnée au bébé pendant que le chercheur fabriquait une nouvelle poupée avec un visage. Mais il était trop tard. Le bébé singe s’était déjà attaché à la mère sans visage et tourna le visage de la nouvelle poupée afin de le cacher. Une mère avec un visage était simplement inacceptable en raison de l’imprint qui avait déjà été réalisé.
Nous sommes tous programmés. Nos programmes sont gravés dans les circuits de nos cerveaux par ceux qui nous entourent au cours de nos années d’apprentissage, de la même manière que leur propres programmes furent enregistrés au cours de leurs années d’apprentissage, et ainsi de suite jusqu’à la nuit des temps. Chacun d’entre nous semble porter dans ses gènes, de profonds archétypes qui sont des sortes de bases de données qui n’attendent plus que quelqu’un y saisissent des informations.
Une chose est sure, c’est que cette base de données ne peut être alimentée que pendant un certain laps de temps, et toute donnée qui sera saisie pendant cette période conditionnera comment ultérieurement toute les autres données seront évaluées. Cela induira systématiquement la même réponse à tout ensemble de stimuli qui inclut une ou plusieurs des informations mémorisées dans la base de données. Tout ce qui ne se sera pas retrouvé dans cette base de données sera « abandonné ».
Si la base de données n’est pas utilisée et qu’aucune information n’est saisie pendant cette phase de « réceptivité », ou d’imprinting, cette capacité devient latente et s’amenuise."
10:45 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : imprintint, Lorenz, Laura Knight, 9/11, ponérologie, baby first, manipulation
20.06.2007
Présentation vidéo de Ponérologie Politique
L'ouvrage d'Andrew Lobaczewski Ponérologie Politique, une étude de la psychopathie et de la pathocratie : le Mal macro-social, est distribué en France par les éditions Pilule Rouge http://www.pilulerouge.com/pages/pp.htm
"Choquant dans la sobriété clinique de ses descriptions de la vraie nature du mal, poignant dans les passages plus littéraires où l’auteur révèle les souffrances vécues par les chercheurs qui ont été contaminés ou anéantis par la maladie qu’ils étudiaient [la psychopathie], cet ouvrage devrait être lu par tout citoyen de tout pays qui se revendique d’une base morale ou humaniste. Car il est certain que la moralité et l’humanisme ne peuvent longtemps supporter les déprédations du Mal. La connaissance de sa nature, de la façon dont il crée ses réseaux et s’étend, de la perfidie de son approche pernicieuse, en est l’unique antidote."
Regardez, comprenez, et décidez :
11:05 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : psychopathie, psychopathe, ponérologie, politique, pathocratie, mal
10.05.2007
Sarkozy persiste et signe
Yahoo France - 9 mai 2007
Nicolas Sarkozy dit qu'il ne s'excusera pas en réponse à la polémique suscitée par son séjour à bord d'un yacht de luxe au large de l'île de Malte.
Des personnalités de l'UMP ont pris la défense du futur chef de l'Etat, qui prendra ses fonctions le 16 mai.
"Je n'ai pas l'intention de me cacher, je n'ai pas l'intention de mentir, je n'ai pas l'intention de m'excuser. Je ne vois pas où il y a de la polémique", a déclaré Nicolas Sarkozy à des journalistes à Malte où il faisait un jogging.
Les Français "savent faire la part des choses entre la polémique politicienne, la politique et la réalité", a-t-il dit.
"Je serai président de la République dans huit jours. Il y a donc ces huit jours où, théoriquement, j'aurais dû prendre du repos pour arriver aux responsabilités suprêmes (...). Au fond, je ne vais pas prendre huit jours, je vais en prendre deux et demi. Je pense que personne ne peut le contester", a ajouté le futur chef de l'Etat, dont les propos ont été diffusés par les radios françaises.
Nicolas Sarkozy, le président de la France qui se lève tôt ne semble pas éprouver le moindre remords. Ceci est un trait caractéristique, les remords comme les regrets ou la compassion nécessitent la présence d'une conscience.
N'avez vous pas remarqué comment certains individus, même confrontés aux preuves les plus accablantes n'avoueront jamais ? Ceci est une marque de fabrique de la pensée psychopathique. Le terme dédié est "blocage inversif"
Au cours du mandat de N. Sarkozy, essayez d'identifier l'expression d'un seul remord authentique.
D'après A. Lobaczewski (extrait de Ponérologie Politique) - Blocage inversif : Le fait de faire valoir avec insistance quelque chose qui est à l’opposé de la vérité empêche le mental de l’homme moyen de percevoir la vérité. Au nom d’un sain bon sens il s’efforce de trouver la “juste moyenne” entre la vérité et son opposé, et finit par trouver une contrefaçon relativement satisfaisante. Les gens qui pensent ainsi ne réalisent pas que c’est précisément l’intention de la personne qui les a soumis à cette méthode. Si ce qui est affirmé est à l’opposé d’une vérité morale, l’affirmation en question constitue en même temps un pseudo-moralisme extrême, et comporte une suggestivité particulière.
Cette méthode est rarement adoptée par des gens normaux; et ses résultats ne font que confirmer les difficultés caractéristiques qu’ont ceux qui l’ont suscitée, de percevoir la réalité de manière adéquate. Cette méthode peut être comparée aux connaissances psychologiques, déjà mentionnées, que possèdent certains psychopathes qui tirent profit des faiblesses de la nature humaine et qui ont l’art d’induire les autres en erreur. Cette méthode est parfois utilisée avec virtuosité et à un degré qui égale leur pouvoir.
P.S. : Si N. Sarkozy est aussi sûr dez son fait pourquoi déclare t'il : "je ne vais pas prendre huit jours, je vais en prendre deux et demi"
00:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, malte, croisière, blocage inversif, ponérologie
09.05.2007
Un peu de sémantique, manifestant ou émeutier ?
LYON (Reuters) - Le tribunal correctionnel de Lyon a prononcé mardi, dans le cadre de comparutions immédiates, des peines de prison ferme de deux et trois mois à l'encontre de jeunes majeurs interpellés dimanche et lundi soir dans les manifestations anti-Sarkozy.
Le tribunal a condamné indifféremment des casseurs possédant des casiers judiciaires et des étudiants en sciences politiques sans casier qui ont participé aux mêmes manifestations.
Trois casseurs interpellés en flagrant délit en train de détruire sept vitrines de magasins du troisième arrondissement de Lyon ont été condamnés à deux mois de prison ferme. Ils ont reconnu avoir "pété les plombs" dimanche soir après avoir absorbé de l'alcool et fumé du cannabis.
"Mais ça n'avait rien à voir avec les élections, il n'y avait pas de raison particulière", a assuré l'un d'eux au tribunal. Il a même confié s'être réjoui de la victoire de Nicolas Sarkozy dimanche soir et avoir fêté ça. "Ça fait cinq ans qu'il fait du bon boulot", a reconnu Slavico Kbrovic, 24 ans.
Un autre jeune homme qui avait jeté une bouteille sur les forces de l'ordre a été condamné de son côté à deux mois ferme.
Fabrice Hugues et Adil Fays, de nationalité française, ainsi que Joshua Grabener, de nationalité allemande, tous trois étudiants en sciences politiques à Lyon 2, poursuivis pour "violence et rébellion" ont également été condamnés à trois mois de prison ferme.
"DES COMPORTEMENTS D'EMEUTIERS"
Les trois étudiants, âgées de 18, 19 et 20 ans n'ont reconnu que partiellement les faits qui leur étaient reprochés. L'un d'eux était accusé d'avoir jeté une barrière métallique du haut du pont sur la péniche-bar qui accueillait la fête des supporters de Nicolas Sarkozy, un autre d'avoir frappé une femme-policier qui était en train d'interpeller un de ses camardes.
"J'ai juste tiré les barrières sur le pont pour gêner la circulation. Elles étaient lourdes, je n'aurai pas eu la force de les soulever", a-t-il assuré au tribunal. L'étudiant allemand a de son côté reconnu avoir poussé à terre une fonctionnaire de police qui venait de lancer son chien sur l'un de ses camarades, mais ne reconnaît pas l'avoir roué de coups.
"Ils ne venaient pas pour casser mais pour manifester", a résumé leur avocat. "Que la République comprenne un peu ces enfants, ils ont des idéaux!", a-t-il dit.
Pour le procureur de la République qui avait requis à leur encontre des peines de six mois de prison, ces trois étudiants ont eu "des comportements d'émeutiers. Ils ont pris des responsabilités en sortant de chez eux ce dimanche soir".
Le tribunal correctionnel n'a demandé aucun mandat de dépôt à l'encontre des condamnés.
Quelque 150 jeunes gens ont par ailleurs manifesté pacifiquement devant le palais de justice de Lyon mardi après-midi pendant les audiences de comparution immédiate.
Lundi, deux jeunes majeurs interpellés dans les mêmes conditions ont été condamnés à des peines de trois et six mois de prison ferme.
Note de Pouvoir et Psychopathie : Au cours du mandat de N. Sarkozy il va falloir s'habituer à un nouveau vocabulaire.
"Habitant des banlieux" est devenu "racaille"
"Manifestant" devient "émeutier"
et peut être que bientôt "résistant" deviendra "terroriste".
Pourtant les termes sont sensiblement différents :
manifestation : Rassemblement de personnes qui veulent faire connaître leur opinion.
Emeute : Soulévement populaire (syn. : agitation, anarchie, insurrection, mouvement, mutinerie, rébellion, révolte, sédition, soulèvement, troubles)
Il est intéressant de constater comment le procureur de la République (ou de ce qu'il en reste) souligne : Ils ont pris des responsabilités en sortant de chez eux ce dimanche soir. Pour ceux qui n'auraient pas compris le message, si vous sortez de chez vous, par exemple pour participer à une manifestation (Rassemblement de personnes qui veulent faire connaître leur opinion), vous prenez le risque d'être condamné à de la prison ferme.
Dans Ponérologie Politique, A. Lobaczewski nous renseigne sur cette tendance à inventer de nouveaux termes suggestifs (voir aussi l'affaire du Karcher) :
"Les autres sont la facilité avec laquelle sont produits de nouveaux noms aux effets suggestifs, et qui sont acceptés quasiment sans opposition, en particulier hors de la portée immédiate de l’autorité du système . Il faut souligner les caractéristiques pseudo-morales et paranoïdes qui apparaissent souvent dans ces noms. Tout ce qui menace l’autorité pathocratique devient profondément immoral .
Un autre exemple illustrant cet aspect de la pensée psychopathique : “Vous êtes avec nous ou contre nous.” Et “contre nous” signifie “vous êtes un terroriste” et donc immoral.
00:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, karcher, manifestations, émeutes, ponérologie
30.04.2007
Nicolas Sarkozy, la victime.
Le Nouvel Observateur dans son édition Internet du 27 avril 2007 nous fait part de toutes les maux dont Nicolas Sarkozy semble faire l'objet.
Le Nouvel Observateur - 27/4/2007
Nicolas Sarkozy a dénoncé vendredi le "délit de faciès" et le "délit d'opinion" de ses adversaires à son encontre suite aux accusations sur des pressions de sa part pour empêcher le débat entre François Bayrou et Ségolène Royal.
Voici donc en préambule que Monsieur Karcher, stigmatiseur de racaille, se retrouve être, selon ses dires, la cible d'un délit de faciès. Au moins nous pouvons lui accorder qu'il sait de quoi il parle. Etait il animé de ce même auveuglement lorsqu'il insultait Azouz Begag ?
La déclaration suivante permet d'illustrer un peu mieux la relation paradoxale de N. Sarkozy au délit de faciès(extrait de l'émission de TF1 "J'ai une question à vous poser" qui n'a pu être mise en ligne sur le site de TF1 en raison de problèmes d'encodage (!) )
"On respecte ses règles, c'est-à-dire qu'on n'est pas polygame, on ne pratique pas l'excision sur ses filles, on n'égorge pas le mouton dans son appartement et respecte les règles républicaines"
"C'est plus fort que le procès stalinien", s'est insurgé le candidat de l'UMP lors d'une réunion publique devant quelque 10.000 militants à Cournon-d'Auvergne (Puy-de-Dôme).
N. Sarkozy n'a pas peur des grands mots et parle désormais de procès stalinien. Là aussi nous ne pouvons douter de l'expertise de l'intéressé dans le domaine : souvenez vous en novembre 2005, Julie Decroix et Maël de Calan, les deux responsables de la formation ’Jeunes populaires de Paris’ de l’UMP, décident de quitter la structure, faisaient connaître publiquement les pressions qui ont été exercées sur eux. Ils furent suivis de Marie Guévenoux, présidente de cette formation, qui fut peu de temps après également forcée à la démission pour être remplacée par quelqu’un de plus coopératif. Ils ont ouvert le forum Cybermilitant.org pour communiquer librement sur ce qui se passait au sein de l’organisation. Avec plus de 3000 membres il devient rapidement le forum de référence pour les jeunes militants UMP qui souhaitaient émettrent des avis critiques. La direction de l’UMP a obtenu sa fermeture quelques mois plus tard.
"Certains me disent: 'nous sommes persuadés que vous avez fait pression sur le CSA pour empêcher que Mme Royal aille débattre avec M. Bayrou. Je n'ai pas de preuve, je n'ai pas d'indice, je n'ai rien qui me permette d'étayer ce que j'avance mais ça ne fait rien. Je suis sûr que c'est vrai parce que votre tête ne me revient pas et parce que vos idées ne me plaisent pas'", a remarqué M. Sarkozy.
Ici N. Sarkozy utilise un procédé de manipulation bien connu. Il commence une citation avec des extraits authentiques : "nous sommes persuadés que vous avez fait pression sur le CSA pour empêcher que Mme Royal aille débattre avec M. Bayrou" et il poursuit sa "citation" avec des termes issu de sa propre imagination : "je n'ai rien qui me permette d'étayer ce que j'avance mais ça ne fait rien. Je suis sûr que c'est vrai parce que votre tête ne me revient pas et parce que vos idées ne me plaisent pas".
En paralléle Nicolas Sarkozy ajoute un raisonnement pseudo logique : l'absence de preuve (François Bayrou n'a pas d'élément prouvant les pressions exercées sur Canal+) entrainerait selon le raisonnement sciemment erroné de Nicolas Sarkozy la preuve de l'absence (il n'y a donc pas eu de pression exercée sur Canal+)
"Le délit de faciès et le délit d'opinion sont à la mode chez les bien-pensants", a ajouté le candidat de l'UMP. "Bientôt, tous ceux qui ne sont pas d'accord avec eux seront des fascistes. Cela leur permettra de trouver le point commun qui leur manque pour entrer en coalition avec le parti communiste et avec l'extrême gauche".
Ici aussi Nicolas Sarkozy semble particulièrement bien qualifié pour parler du fascisme. N'oublions pas que le père de N. Sarkozy est issu d'une famille de hobereaux hongrois (les bien-pensants de l'époque), qui ont fourni les principaux cadres des règimes fascistes et nazis qui gouvernèrent la Hongrie de 1920 a 1945.
Il semble que N. Sarkozy en ait conservé les atavismes. Voici une sélection de quelques censures fascisantes caractérisées qui illustrent les talents de la descendance :
- Raphaëlle Picard, pigiste à l’AFP est frappée d’interdiction professionnelle pour avoir relaté l’intervention policière du 4 octobre 2006 dans la cité des Mureaux. Elle rapportait les témoignages des habitants qui ont été violentés et braqués par les forces de l’ordre, dont de très jeunes enfants.
- En août 2005, Paris Match avait publié une photo montrant l’épouse du ministre de l’Intérieur, Cécilia Sarkozy, en compagnie de son amant, le président d’origine marocaine de Publicis Events Worldwide, Richard Attias. Le ministre de l’Intérieur avait alors demandé à son ami et directeur du journal, Arnaud Lagardère, le licenciement du directeur de la publication Alain Genestar, ce qui sera fait en juin 2006. Peu après son renvoi, l’émission I Match, présentée par Alain Genestar sur I Télé fut également supprimée faute de budget.
- Serge Portelli, magistrat, vice-président au tribunal de Paris, président de la 12e Chambre correctionnelle, venait de rédiger un nouvel ouvrage : ’Ruptures’, dressant le bilan des cinq ans de Sarkozy passé au gouvernement. Au dernier moment, l’éditeur a renoncé à publier ce texte, ne laissant plus le temps à un nouvel éditeur de le faire paraître avant l’élection présidentielle.
"En fait, il s'agit toujours de la même chose. Il s'agit d'escamoter le peuple, de l'empêcher de décider, de le tenir à l'écart, de le manipuler", a poursuivi M. Sarkozy, dénonçant "la coalition des rancoeurs et des déceptions", "le front commun des haines et des intolérances", "les petites manoeuvres politiciennes du temps où triomphait le régime des partis".
Manipulation rancoeur, haine, déception, intolérance. N. Sarkozy n'est pas à court de qualificatifs. On se demande quand ce flot va s'arrêter. Cela rappelle les logorrées soulignées par M. Onfray. Un flot émotionnel fruit d'une hystérie paranoïaque débridée.
Souvenons nous toutefois que le fond de cette affaire concerne tout simplement la plainte de F. Bayrou concernant des pressions exercées (avec succès) par le camp de N. Sarkozy pour annuler le débat de Canal+
Selon lui, "les adeptes de la pensée unique n'ont pas supporté le premier tour". "Le peuple a choisi et ce n'est pas conforme à la pensée unique", a estimé le candidat UMP, fort de ses 31,18% du premier tour.
N. Sarkozy stigmatise la pensée unique chez ses adversaires. Là aussi nous pouvons faire confiance à l'intéressé, il sait de quoi il parle. Quoi de plus efficace qu'une collusion avec les médias pour s'assurer de la mise en avant de la pensée unique, la sienne bien sûr. Dans la liste des proches de N. Sarkozy nous retrouvons entre autres :
- Martin Bouygues, patron du groupe TF1 (TF1, LCI, TPS...).
- Bernard Arnault possède des titres comme La Tribune, Investir ou Radio Classique.
- Serge Dassault propriétaire de la Socpresse, 1er groupe de presse français, publiant notamment Le Figaro.
- Arnaud Lagardère contrôle des grandes radios (Europe 1, Europe 2, RFM...) et des magazines d’actualités (Paris Match...)
"Le peuple s'est levé. Et maintenant on veut le faire rasseoir. On veut le remettre à l'écart. On veut l'ensevelir sous une avalanche de faux débats. On veut que plus personne ne puisse lui parler", a dénoncé M. Sarkozy.
Le peuple. N'éxagérons rien : 31% des 80% de votants parmi les 44.5 millions d'électeurs ça ne fait jamais que 11 miliions de français soit moins d'un cinquième de la popluation française. Vu ainsi il semble abusif voire manipulateur de se permettre de parler au nom du peuple français.
"Parce qu'en réalité on ne veut pas que le peuple soit libre. On le préfère ignorant, parce que l'ignorant n'est pas libre".
Qui est ce "on" ? Qui préfère garder le peuple ignorant grace à l'action de ses amis grands patrons des médias lobotomisateurs ? Bien entendu N. Sarkozy veut que le peuple soit libre et pour arriver à ses fins il a une manière bien particulière exposée dans le Journal de 20h sur France 2, le 29 mars 2005 : "Le travail libère l'individu. (...) Le travail est une valeur de libération". Rappelons que l'inscription à l'entrée du camp d'Auschwitz était "Arbeit macht frei" ("le travail rend libre").
Le candidat de l'UMP a promis d'être le "candidat du peuple français" face à Ségolène Royal, "candidate des partis et des combinaisons".
et gardons à l'esprit que les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Surtout quand celles-ci sont proférées par des psychopathes.
Notons les déviances dont Nicolas Sarkozy a accusé ses adversaires (tout cela en l'espace d'une seule intervention)
- procès stalinien
- délits de faciès
- manipulation
- intolérance
- pensée unique
- ...
L'objectif des chapitres précédents était de démontrer que Nicolas Sarkozy est loin d'être innocent de chacun des maux dont il accuse ses adversaires.
Ici apparait donc un procédé subtil et dévastateur abondamment utilisé par les psychopathes : la pensée inversive.
Tout au long de sa déclaration, Nicolas Sarkozy a pratiqué ouvertement la pensée inversive. Il a acccusé sans preuve ses adversaires des déviances dont il est lui même coupable (comme les faits en attestent).
Il s'est plaint, a revêtu la robe de la victime alors qu'il est lui-même le bourreau.
Mais alors comment un individu autant plongé dans l'aveuglement, tenant des propos aussi incohérents pourrait il convaincre des électeurs ?
Andrev Lobaczewsky nous fournit dans Ponérologie Politique un indice essentiel :
"C'est la société elle-même qui, en pratiquant un processus de "pensée inversive", a recours à la terrorisation de la pensée. Il n'est dès lors plus besoin de censurer la presse, le théâtre, les émissions de radio ou de télévision, puisque les citoyens se conduisent eux-mêmes en censeurs pathologiques et hypersensibles"
Le 6 mai, ce ne sera donc pas seulement le candidat Sarkozy qui sera testé mais aussi et surtout la société française. Sa capacité à l'analyse objective, sa capacité à faire le distingo entre ses désirs et la réalité, sa capacité à préserver son libre-arbitre et sa liberté.
27.04.2007
Décryptage d'un discours de N. Sarkozy
Q : Comment allez-vous vous adresser aux électeurs de François Bayrou ? R : Les électeurs n'appartiennent pas davantage à François Bayrou qu'à Ségolène Royal, à Jean Marie Le Pen ou à Nicolas Sarkozy. Je n'ai pas cette vision patrimoniale du corps électoral. Si tel était le cas, j'aurais du faire campagne non pas devant 44 millions d'électeurs, mais avec quatre personnes dans une pièce : Le Pen, Bayrou, Royal et moi.
Euh… Ne serait-ce plutôt que les électeurs n’appartiennent à personne, en principe ? Ce sont plutôt les candidats et ce qu’ils son censés représenter, qui appartiennent aux électeurs.
Ne réduisez pas les électeurs à leur choix d'un tour ! Ce qui a fonctionné au premier tour doit fonctionner au second.
Comme le résultat obtenu grâce au machines à voter, par exemple ?
Je veux dire aux électeurs de gauche qui croient à l'ordre dans le mouvement, que je suis le candidat du mouvement alors que Ségolène Royal veut le statu quo.
Le candidat du mouvement, et donc, de l’ordre ? N. Sarkozy joue beaucoup avec les mots. L’ordre dans le mouvement, comme faire marcher les français au pas de l’oie ?
Quand et comment organisez-vous la constitution de ces pôles : avant le second tour ? Combien de circonscriptions réserverez-vous à l'UDF ? Je ne rentre pas dans la négociation partisane. Je dis simplement que tout élu de l'UDF qui soutiendra ma candidature, avant le 6 mai, sera dans la majorité présidentielle et recevra l'investiture de cette majorité. L'UDF a toute sa place dans la majorité présidentielle. Je vais plus loin : ceux qui viendront de la gauche dans le cadre d'un contrat de gouvernement y auront également leur place.
Ferez-vous à l'UDF une offre de rééquilibrage au regard des 18 % obtenus par François Bayrou ? On peut très bien en parler. C'est une discussion qu'auront les partis politiques au lendemain de l'élection présidentielle.
Autrement dit, avant pas de dialogue entre les partis. Après, une fois qu’il sera l’autorité, on peut admettre le dialogue… s’il va dans son sens. Quand on sait comment Azouz Begag, ministre UMP a été traité par N. Sarkozy, nous pouvons envisager le pire pour d'éventuels ministres UDF (si ceux ci n'obtiennent jamais un tel mandat)
Si un jour il devait y avoir une ouverture à l'Assemblée nationale, cela ne pourrait se faire que par la suppression d'un certain nombre de postes de députés élus dans les circonscriptions. En revanche, je proposerai la ratification des principales nominations de fonctionnaires ou d'autorités par les commissions compétentes de l'Assemblée,
En d'autres termes, N. Sarkozy propose des nominations dont il se sera assuré de la déférence et en propose le vote par les commissions parlementaires qu'il contrôle.
afin qu'elles ne soient plus le produit de la connivence mais de la compétence.
Cette dernière phrase est ambigüe. Compétence en quoi ? Connivence avec qui ?
Je créerai un statut de l'opposition
En plus de contrôler ses propres troupes d'une main d'acier, N. Sarkozy ambitionne d'être celui qui définit le statut de l'opposition.
et, si je suis élu, je recevrai régulièrement les leaders de l'opposition.
Les recevoir pour les menacer comme Azouz Begag ? Pour essayer de les humilier comme Michel Onfray ?
En outre, je ne serai pas choqué que la présidence de la commission des finances soit confiée à un élu de l'opposition.
Ceci ne tient pas la route. Si c’est lui qui décide qui seront ces principaux nominés, il ne s’agit pas d’un processus démocratique. En outre le cas Besson, ex PS ayant rallié l'UMP sur le tard démontre que le fait d'être étiqueté opposition ne constitue en rien une garantie quant à la véritable orientation poltique de l'intéressé.
Comment concilier cette ouverture avec le discours que vous tenez en direction des électeurs du Front national ? Je m'inscris en faux sur la prétendue droitisation du débat politique. D'un candidat de la droite républicaine qui fait campagne sur le pouvoir d'achat et va dans les usines, on pourrait aussi bien dire qu'il va à gauche. Le pouvoir d'achat, c'était le thème du Parti communiste; les usines, celui de l'extrême gauche. Les ouvriers attendent de moi que je résolve le problème du pouvoir d'achat, que je lutte contre les délocalisations, que je pose le problème de la concurrence loyale, que j'affirme la préférence communautaire. Cela n'a rien à voir avec la droitisation. Bien sûr, j'ai parlé de l'identité et de l'immigration, mais tous les Français se sentent concernés. Et mon premier thème c'est le travail.
Ceci constitue une technique particulièrement habile. Ses visites aux usines ne sont que destinées qu'à l’image et à la propagande. Tout le monde connaît ses lien avec les grands patrons. Il est évident que son intention est de favoriser les actionnaires les plus puissants.
Avez-vous des valeurs communes avec le FN ? Mes valeurs sont les valeurs de la République : travail, mérite récompense, fraternité, autorité, exigence, récompense. Vu ce qu'a dit Le Pen de moi dans la campagne, chacun comprend qu'il y a de très grandes différences entre nous. Il est allé jusqu'à dire que, pour être candidat à la présidence de la République, il fallait être issu de deux générations de Français. C'est le statut de 1940, celui de Pétain ! Mais je ne veux pas dire à quelqu'un qui a voté FN qu'il est un mauvais Français. Vous n'interdisez pas votre journal aux électeurs de M. Le Pen. Pourquoi ne devrai-je pas leur parler ?
Il semblerait que Sarkozy a un peu modifié les valeurs de la république. « Travail » = plus, plus et plus de la part des employés, qu’ils aiment leur travail ou non pour, in fine, plus de profit et de dividende pour le lobby qui le soutient. « Mérite récompense » = déterminée par qui ? « Fraternité » = au moins il en reprend un. Mais nous ne sommes pas sûrs qu’il attribue le même sens que nous à ce mot. Pour s'en faire le coeur net il suffit de se pencher sur la manière dont il a trahi Jacques Chirac en 1995, drôle de manière de traiter ses proches. « Autorité » Evidement, cela ne pouvait pas manquer dans une démocratie aussi juste… « Exigence » Mais bien sûr, plus, plus, et une main de fer. Rien de m


