10.05.2009
TF1, Hadopi et contrôle des médias

Le simple transfert d'un e-mail a coûté sa place à un responsable de la stratégie du site Internet de TF1. En quelques jours, Jérome Bourreau-Guggenheim, la trentaine, a été licencié. Motif : sa prise de position sur la loi Hadopi, dite "Création et Internet", un texte visant à réprimer le piratage et défendu par la ministre de la Culture Christine Albanel.
Voilà plusieurs semaines, par l'intermédiaire de son e-mail personnel - Gmail, et non celui de TF1 -, Jérôme écrit à sa députée, l'UMP Françoise de Panafieu. Il lui dit son attachement à la lutte contre le piratage, mais aussi son opposition au dispositif de sanctions contre les internautes prévu par le texte.
Note : voici un exemple supplémentaire de le grande impartialité et de la totale indépendance d'un média dominant comme TF1 - dirigée par Martin Bouygues, qui est accessoirement le parrain du fils de Sarkozy.
Si vous voulez préserver votre cerveau des mensonges et des manipulations débranchez TF1, si ce n'est déjà fait.
Bonne foi ?
La députée transfère l'e-mail au cabinet de Christine Albanel, au ministère de la Culture, partie prenante dans le projet de loi en discussion à l'Assemblée nationale. Françoise de Panafieu réclame des services du ministère un argumentaire afin de pouvoir répondre à cet internaute. Cette démarche est assez fréquente de la part d'un député soucieux de répondre précisément aux questions de ses administrés. Résultat : son interlocuteur rue de Valois s'étonne d'une telle prise de position provenant d'un salarié de la chaîne privée. Il alerte Jean-Michel Counillon, secrétaire général et directeur des affaires juridiques de TF1, et lui transmet le mail de Jérôme Bourreau-Guggenheim. À partir de là, tout s'emballe !
Note : que d'hypocrisie et de lâcheté alors que la vérité est si limpide. Panafieu et Albanel sont les tristes laquais de Sarkozy qui lui même est le pantin de quelques élites vivant au crochet de l'humanité.
Cet état de fait ne peut perdurer que par le contrôle des médias qui condtionnent ce que les gens croient. L'autonomie d'Internet est devenue une menace.
Hadopi est là pour contrôler Internet, éviter que des vérités gênantes soient diffusées, que le peuple prenne conscience de sa véritable condition et n'accepte plus le joug de cette poignée d'individus.
Christine Albanel regrette la décision de TF1...
La hiérarchie de TF1 s'émeut immédiatement dudit courrier électronique, et réclame des explications au patron de la filiale Internet du groupe, Arnaud Bosom. En l'absence de toute communication officielle de la chaîne sur le projet de loi Hadopi, le salarié argue de sa bonne foi, insiste sur le fait que son e-mail est d'ordre purement privé et rappelle qu'il n'a pas été envoyé à partir de sa boîte électronique professionnelle. Lasse, la chaîne, invoquant une rupture de confiance, préfère se séparer de son stratégiste.
Contactés par lepoint.fr, les proches conseillers de Christine Albanel se disent très choqués et alarmés de la tournure dramatique des événements : "On n'a jamais réclamé la tête de ce salarié. La réaction de TF1 est très exagérée ! Cette décision est vraiment regrettable."
Interpellée jeudi après-midi à l'Assemblée sur cet imbroglio, la ministre de la Communication a assuré qu' elle n'était au courant de rien et jure ne jamais avoir demandé la démission du salarié de TF1. "A ma connaissance, rien n'a été transmis", a-t-elle assurée. Dans la lettre de licenciement de son ex-collaborateur, TF1, qui, a réagi jeudi soir à cette affaire en justifiant le licenciement de son salarié , fait pourtant clairement mention du rôle joué par le ministère de la Culture dans cette affaire, indiquant, en toutes lettres : "Cette correspondance nous est parvenue via le cabinet du ministre de la Culture qui l'a adressée le jour même à la société TF1"...
Article original : Le Point
Note : Au-delà de la parfaite intégrité de nos chers médias, TF1 en tête, le deuxième enseignement de cette pathétique affaire est l'insondable couardise des dirigeants impliqués.
En attendant Jérome Bourreau-Guggenheim a été sacrifié sur l'autel de la pensée unique et du contrôle des médias et il est improbable que que les décideurs si prompts à se laver les mains, à regretter la main sur le coeur ce "regrettable malentendu" et à rejeter les responsabilités sur autrui ne lèvent le petit doigt pour que l'intéressé soit réintégré.
17:51 Publié dans Ponérologie française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tf1, médias, hadopi, albanel, panafieu


