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03/06/2010

Michel Collon - Les 10 Grands Médiamensonges d'Israël

 

02/06/2010

Pourquoi Israël a t-il attaqué des civils en Méditerranée ?


par Thierry Meyssan - Réseau Voltaire
31 mai 2010



Israël a pesé à l’avance les conséquences de l’attaque qu’il a lancé contre un convoi humanitaire maritime. Quels sont ses objectifs en déclenchant une crise diplomatique mondiale, pourquoi a t-il défié son allié turc et son protecteur états-unien ?

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L’attaque conduite par trois patrouilleurs lance-missiles israéliens de classe Saar, le 31 mai 2010, contre la flottille de la liberté, dans les eaux internationales de Méditerranée illustre la fuite en avant de Tel-Aviv.

La flottille de la liberté est une initiative de militants des droits de l’homme [1] [2], soutenue par le gouvernement turc. Son objectif est à la fois de véhiculer de l’aide humanitaire jusqu’à Gaza et, ce faisant, de briser le blocus mis en place illégalement par l’armée israélienne à l’encontre d’1,5 million de Gazaouites.

La décision d’aborder des navires civils dans les eaux internationales constitue un « acte de guerre » au regard du droit international. Juridiquement parlant, il y a eu vol des navires et de leurs cargaison, enlèvement et séquestration de leurs passagers, meurtres ; voire assassinats, si l’on admet les informations de la télévision turque selon laquelle les commandos avaient une liste des personnalités à liquider au cours de l’assaut.

Cet acte de guerre, à l’encontre des pavillons grecs et turcs de ces navires, a été perpétré afin de consolider le blocus, lequel constitue en lui-même une violation du droit international.

En choisissant l’argument de la « légitime défense », les autorités israéliennes ont explicitement revendiqué leur souveraineté sur les eaux internationales à 69 miles nautiques au large de la Palestine ; cette annexion —temporaire ou durable— étant nécessaire à la poursuite du blocus, lequel serait nécessaire à la sécurité de l’Etat d’Israël.

En abordant un navire turc et en en tuant des passagers, Tel-Aviv a d’abord choisi de répondre militairement à la crise diplomatique qui l’oppose depuis janvier 2009 à Ankara. Cette initiative est censée provoquer une crise au sein de l’état-major turc et entre celui-ci et le gouvernement turc. Cependant, elle pourrait aboutir à une rupture complète des relations militaires entre les deux pays, alors même que la Turquie aura été pendant un demi-siècle le meilleur allié d’Israël dans la région. D’ores et déjà, les manœuvres conjointes turco-israéliennes ont été annulées sine die. En outre, cette crise pourrait aussi avoir des conséquences sur les relations commerciales entre les deux pays, alors même que la Turquie est un partenaire vital pour l’économie israélienne.

Cependant, Tel-Aviv se devait de casser la crédibilité de la Turquie au moment où elle se rapproche de la Syrie et de l’Iran, et ambitionne d’exercer avec ses nouveaux partenaires une autorité régionale [3]. Dans l’immédiat, Israël devait sanctionner le rôle d’Ankara dans la négociation du Protocole de Téhéran sur l’industrie nucléaire iranienne.

Côté turc, où l’on s’attendait à une intervention israélienne musclée mais pas létale, le moment est venu de se poser en protecteur des populations palestiniennes, selon la doctrine néo-ottomane théorisée par le ministre des Affaires étrangères, le professeur Ahmet Davutoğlu. Sans attendre le retour du Premier ministre Recep Erdoğan, en voyage en Amérique latine, l’ambassadeur Turc à Tel-Aviv a été rappelé à Ankara et une cellule de crise a été mise en place autour du vice-Premier ministre, Bülent Arınç. Elle est immédiatement entrée en contact avec les 32 gouvernements des Etats dont les passagers du convoi sont ressortissants. Tout le personnel diplomatique turc a été mobilisé pour saisir du problème le maximum d’Etats et d’organisations internationales. Dans une conférence de presse, M. Arınç a exigé la restitution immédiate des trois bateaux turcs volés et de leur cargaison, ainsi et surtout que la libération des centaines de citoyens turcs enlevés et séquestrés. Il a choisi de qualifier l’attaque d’acte de « piraterie » (et non de guerre), de manière à offrir au gouvernement Netanyahu la possibilité de présenter l’affaire comme une « bavure » et non comme une politique. Dans cette logique, le président Abdullah Gül, quant à lui, a exigé que les tribunaux israéliens jugent les responsables de cette tuerie.

Depuis le Chili, M. Erdoğan a déclaré : « Cette action est totalement contraire aux principes du droit international, c’est le terrorisme d’un Etat inhumain. Je m’adresse à ceux qui ont appuyé cette opération, vous appuyez le sang, nous soutenons le droit humanitaire et la paix ».

Dans l’après-midi, Ankara a saisi la Conseil atlantique. La Turquie est membre de l’OTAN. Si elle ne trouve pas la réponse qu’elle attend du gouvernement israélien, elle pourrait qualifier l’attaque d’acte de guerre et requérir l’aide militaire des Etats membres de l’Alliance en vertu de l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord.

Le gouvernement Netanyahu a invité ses ressortissants à quitter la Turquie, tandis que des manifestations spontanées se multiplient devant les consulats israéliens où la foule réclame vengeance.

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Le 26 mai 2010, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, reçoit à Tel-Aviv le secrétaire général de la Maison-Blanche, Rahm Emanuel. Celui-ci lui remet une invitation de Barack Obama, que la partie israélienne annulera cinq jours plus tard.

Côté états-unien, cette affaire rappelle celle de l’USS Liberty (8 juin 1967). Durant la guerre des Six jours, les Israéliens attaquèrent un bâtiment de surveillance électronique de l’US Navy, faisant 34 morts et 171 blessés. Tel-Aviv présenta ses excuses pour cette méprise sur le champ de bataille tandis que, tout en les acceptant officiellement, Washington y vu un outrage délibéré. Les Israéliens auraient voulu à l’époque sanctionner les critiques états-uniennes.

Cette fois, l’attaque de la flottille de la liberté pourrait être une sanction après le vote par Washington d’une résolution des Etats signataires du Traité de non-prolifération enjoignant Israël à déclarer ses armes nucléaires et à accepter les contrôles de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

La décision israélienne d’attaquer des navires civils dans les eaux internationales intervient après l’assassinat aux Emirats d’un dirigeant palestinien par une unité du Mossad ; la découverte d’un vaste système de copie falsifiées de passeports au détriment d’Etats occidentaux ; et le refus d’assister à la conférence internationale de suivi du Traité de non-prolifération. Cet ensemble de faits peut être interprété comme une succession de coups perpétrés par un Etat sûr de son impunité —et dans ce cas, il pourrait s’agir cette fois d’un coup de plus ou de trop—, ou comme une escalade après une courte friction publique avec l’administration US —il s’agirait alors de revendiquer le leadership du mouvement sioniste en montrant que Tel-Aviv décide et Washington entérine—.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en voyage en Amérique du Nord, a décidé de terminer sa visite canadienne et d’annuler son rendez-vous à la Maison-Blanche. Il a été joint par téléphone par le président Obama qui lui a demandé des explications.

La Haut commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme, Navi Pillay, a déclaré que l’opération israélienne ne pouvait avoir aucune justification juridique. Le Rapporteur spécial sur les Droits de l’homme dans les territoires occupés palestiniens, Richard Falk, a tenu à souligner qu’au delà de l’atteinte à la liberté de circulation sur les mers, le problème central reste le blocus. « À moins que des actions promptes et décisives soient prises pour mettre au défi l’approche israélienne sur Gaza, nous serons tous complices d’une politique criminelle qui menace la survie d’une communauté assiégée », a t-il affirmé. Le Conseil de sécurité a été convoqué en urgence, ce jour, à 18h TU. Le ministre turc des Affaires étrangères est parti à New York.

31/05/2010

Israël attaque la flotille de la Paix

31/05/2010
Tout Sauf Sarkozy

 

La marine de l'entité sioniste, raciste et colonialiste, a pris d'assaut la flotille de la paix partie pour Gaza. Ankara prévient Israël de "conséquences irréparables"

La Turquie a prévenu Israël de "conséquences irréparables" sur les relations bilatérales, après le raid meurtrier israélien sur la flottille d'aide pro-palestinienne, dont des bateaux turcs, a annoncé le ministère des Affaires étrangères, lundi matin 31 mai.

"Nous condamnons fortement ces pratiques inhumaines d'Israël", a déclaré le ministère dans un communiqué. "Cet incident déplorable, qui a eu lieu en pleine mer et constitue une violation claire de la loi internationale, peut entraîner des conséquences irréparables sur nos relations bilatérales", ajoute le communiqué.

La radio publique israélienne a annoncé lundi matin que la censure militaire avait interdit la diffusion de toute information sur les morts et les blessés transférés vers des hôpitaux en Israël.

Une télévision israélienne, la chaîne 10, a fait état de la mort d'au moins dix passagers.

La "flottille de la liberté" acheminant des centaines de militants pro-palestiniens et de l'aide pour Gaza avait appareillé dimanche après-midi pour Gaza.

"Des centaines de soldats israéliens attaquent la flottille, et le capitaine de notre bateau est grièvement blessé": c'est ce qu'a raconté le correspondant d'al-Jazira à bord d'un des bateaux avant l'interruption de la communication.

Le Hamas appelle pour sa part à une "intifada" devant les ambassades israéliennes partout dans le monde.

 

05/04/2010

Michel Collon : Israël, parlons en !

26/03/2010

Relier les points : meurtre de masse en Haïti, avions fous dans les cieux. Edit Link

Éditeurs SOTT
sott.net
Mardi 9 février 2010


© Associated Press

Invasion par les faucons de pacotille : les troupes étasuniennes atterrissent sur la pelouse du palais présidentiel à Port-au-Prince après sa destruction par une frappe chirurgicale.


Cela fait un an qu’Obama est arrivé au pouvoir dans une vague d’euphorie, beaucoup espéraient qu’il les soulagerait en ces temps difficiles. Il a bien apporté l’espoir pour certains mais pas pour l’humanité. Il a bien apporté le changement, mais malheureusement pour le pire. Derrière l’image minutieusement élaborée d’un homme de paix, derrière l’apparence finement voilée des bonnes intentions, les forces des ténèbres ont utilisé la machinerie gouvernementale étasunienne comme une arme de destruction massive.

Dans le Relier les points de ce mois nous constatons comment, en un seul coup, l’empire du mal a décimé et envahi un pays de plus. La guerre environnementale et la guerre informatique sont passées au premier plan et se sont unies avec les drones tueurs sur la ligne de front de la quête menée par le Pentagone pour une domination totale. Le cadeau spécial d’Al-Qaeda pour Noël a été suivi par une vague de répliques hystériques au cours de janvier qui ont de sinistres implications à de nombreux niveaux.

Avec en toile de fond un climat polaire sur tout l’hémisphère Nord l’édifice du réchauffement planétaire est en train de s’effondrer. La collusion entre les gouvernements des grands pays et les grandes entreprises pharmaceutiques visant à nous vacciner contre une pandémie inexistante masque la seule vraie pandémie qui menace l’humanité : les psychopathes et leurs lots d’assassinats ciblés, guerres, torture, vaccins toxiques…et puis rendent l’humanité responsable de leurs conséquences. Aucun vaccin ne peut protéger nos esprits, seule la conscience de la présence de prédateurs parmi nous le peut. La « grippe porcine » semble s’être estompée, mais les porcs sont toujours parmi nous.

Si en 2010 les événements continuent à ce rythme, alors l’humanité va connaître des moments difficiles. Tenez bon pendant que nous naviguons à travers ce mois de janvier.


Haïti : Meutre & associés


La joie du Nouvel An s’est transformée en désespoir face à la longue souffrance des Haïtiens touchés par un séisme d’une magnitude de 7 parfaitement centré sur Port-au-Prince et qui l’a détruite le 12 janvier. La situation critique d’Haïti écrasé par la domination que les États-Unis exercent sur ses nations satellites avait été quasiment oubliée par un monde absorbé par le cirque médiatique de la guerre contre la terreur. Ce désastre total a fait au moins 150 000 morts et a laissé des centaines de milliers de personnes sans eau, sans nourriture et sans aide médicale. En décembre, Glen Ford a fait un point sur la politique étasunienne en Haïti sous l’ère du président du non-changement [allusion à Obama et au leitmotiv de sa campagne : le changement - NdT] :

La présidence de Barack Obama était censée marquer une nouvelle ère dans la politique internationale des États-Unis, y compris l’Amérique latine, qui s’était manifestement opposé aux provocations, à l’oppression et aux coups d’État de Georges Bush. Ce qui est apparu sous Obama n’est pas une inversion de la politique impérialiste menée sur le continent américain par les États-Unis, mais un ajustement cosmétique. Le président Obama a beaucoup moins recours à un langage belliqueux que son prédécesseur, mais il utilise tous les subterfuges et tromperies imaginables pour maintenir la domination étasunienne dans la région. Et comme tous les tyrans qui ont essuyé un revers, il tente d’instiller la peur dans cet hémisphère en s’attaquant aux pays les plus petits.

La semaine dernière le parti du président Aristide s’est vu interdire la participation aux élections législatives haïtiennes prévues en février. La commission électorale contrôlée par l’oligarchie a prétendu que le parti n’avait pas correctement rempli certains documents. En juin dernier, seulement 10 % de la population a participé aux élections dont le parti d’Aristide était exclu.

Ces deux simulacres d’élections révèlent la véritable nature de la politique menée par Obama dans les démocraties du continent américain. Partout où les États-Unis ont le pouvoir de faire dérailler le processus démocratique, ils le font, et puis ils attendent patiemment qu’une nouvelle opportunité de poignarder leurs voisins dans le dos se présente.

 


© Eduardo Munoz / Reuters

3 février, un Haïtien fait des gâteaux avec de la boue pour les vendre dans le quartier de Cité Soleil à Port-au-Prince. Élaborés à partir de terre, de sel et d’huile végétale, ces gâteaux constituaient déjà l’une des rares options possibles pour les plus démunis en Haïti même avant le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier.

Combien d’entre vous se sont posé la question que nous nous la sommes posée : « Qu’est-ce que les Haïtiens ont fait pour mériter cela ? » Ils ont été battus, maltraités, exploités et négligés depuis l’époque où les Européens ont éradiqué les autochtones pour les remplacer par des Africains enlevés dans leur pays natal et qui à ce jour sont toujours esclaves en Haïti.

Même avant le tremblement de terre, la plupart des Haïtiens n’avaient pas d’eau courante, d’électricité ou de toilettes rudimentaires. 75 % de la population vit avec moins de 2 dollars par jour, et 56 % – 4,5 millions de personnes – vivent avec moins de 1 dollar par jour. D’après l’UNICEF, le 11 janvier il y avait déjà 380 000 orphelins pour une population de 9 millions d’habitants. Le contrôle exercé par le FMI sur l’économie a décimé la production de nourriture, forçant le pays à dépendre de l’importation de céréales venant des États-Unis. Une force de « maintien de la paix » de l’ONU a pris le relais des soldats étasuniens sur place depuis 2004 date de la dernière intervention étasunienne, où Bush avait autorisé l’intervention de mercenaires entraînés par les États-Unis contre Jean-Bertrand Aristide pour avoir osé adopter des mesures mineures visant à améliorer la qualité de vie des Haïtiens. En fait, c’était le deuxième Bush à prendre cette décision. Son père était président lorsqu’Aristide fut évincé au cours d’un coup d’État fomenté par la CIA en 1991. Bien que l’ONU ait été critiquée lorsqu’elle a ignoré « les agissements de » la police nationale haïtienne (une autre promotion des escadrons de la mort entraînés par les États-Unis et œuvrant pour le compte des élites criminelles d’Haïti), l’horrible vérité est que depuis le coup d’État de 2004 l’ONU a été directement impliquée dans l’assassinat ciblé de membres du parti Lavalas dirigé par Aristide et a brisé des manifestations populaires en tuant impudemment des manifestants en plein jour

Finian Cunningham a écrit dans le Gulf Daily News:

Pouvez-vous imaginer combien de vies humaines auraient pu être sauves à l’occasion du tremblement de terre haïtien si une fraction de l’argent dilapidé dans des guerres futiles avait été investie dans le développement économique et social de ce pays ?

Bien sûr, la morale et la logique pleine de sensibilité de cette idée ne s’appliquent pas dans un monde dirigé par la politique internationale de Washington. Cela provient des impératifs et de la logique du capitalisme dominé par les États-Unis, qui nécessite que des pays comme Haïti soient maintenus dans un état de pauvreté au nom des profits d’entreprises et qui nécessitent de focaliser le peuple sur des menaces illusoires afin de dissimuler son besoin de contrôler les ressources géopolitiques (principalement énergétiques). Voilà le véritable visage du système économique que Washington et ses alliés imposent au monde. Et Haïti a retiré le masque de cet horrible visage.

Les médias occidentaux n’ont pas perdu de temps pour tenter de remettre le masque. Les Haïtiens, sous le choc, étaient encore en train de courir en tout sens, couverts de sang et de boue, à la recherche de leurs proches, lorsque les officines médiatiques (majoritairement étasuniennes) ont repris le scénario fictif utilisé à la Nouvelle-Orléans suite à l’ouragan Katrina, faisant un battage énorme autour d’imaginaires « gangs de maraudeurs armés de machettes » et « pillards » saccageant Port-au-Prince. D’après les témoins sur place, les gens étaient généralement coopératifs dans leurs efforts visant à sauver les biens qui pouvaient l’être afin d’assurer leur survie.



© AFP/Getty Images

Les casques bleus de l’ONU continuent comme avant le tremblement de terre… sauf que maintenant ils utilisent des gaz lacrymogènes à la place des balles (avec le monde entier qui regarde et tout ça).

Au milieu de toute cette souffrance, une entreprise étasunienne affrétant des paquebots a maintenu ses croisières, acheminant de riches touristes dénués de conscience vers une plage privée et une jetée détenues par cette entreprise, où les passagers ont débarqué pour une journée de farniente, de fête et de cocktails devant le coucher de Soleil. Que de volonté faut-il pour ignorer l’océan de souffrances juste derrière les clôtures électrifiées et les gardes armés protégeant votre « petit coin de paradis ». Le croisiériste Royal Caribbean, qui a acheté cette plage grâce au pouvoir de persuasion de Bill Clinton, l’a baptisée « Labadee® », en mémoire du Marquis de Labadie, propriétaire d’esclaves qui s’établit en Haïti au XVIIe siècle. Par conséquent, il n’est pas étonnant que ni le croisiériste ni ses clients n’aient ressenti la moindre crise de conscience – dans la mesure où il est juste naturel que les psychopathes et les esclavagistes modernes par procuration s’identifient à leurs ancêtres.

Le lendemain du tremblement de terre des médecins cubains étaient sur les lieux, les Gazaouis frappés par la pauvreté ont donné ce qu’ils pouvaient, la Chine a envoyé des équipes de secours d’urgence, tandis que la plus grande démocratie de la planète envoyait des scientologues, des bibles audio alimentées par énergie solaire (qui peuvent « diffuser les saintes Écritures en Créole haïtien à plus de 300 personnes à la fois ») et des armes. Des tas de grosses armes. Nous savions ce qui se profilait lorsqu’il est apparu que la flotte de navires de guerre, de porte-avions et d’hélicoptères étasuniens étaient remplis d’armes et de munitions, et non pas de nourriture, d’eau ou de médicaments dont le besoin était si pressant. Sûrement seul un cerveau psychopathique pourrait envoyer 10 000 soldats dans ce cauchemar ? Le gouvernement français a élevé la voix lorsque les soldats étasuniens « ont sécurisé » le principal aéroport d’Haïti et ont commencé à détourner les appareils qui apportaient de l’aide. Tout à coup l’empire étasunien a envahi et occupé un pays de plus (encore un autre). Pour couronner le tout, l’ONU a envoyé 3 500 forces de « maintien de la paix » supplémentaires pour éviter que les Haïtiens ne s’organisent pendant cette période flottement du pouvoir. Avec l’aide humanitaire bloquée à l’aéroport Toussaint [aéroport de Port-au-Prince – NdT] et les rues couvertes de cadavres en putréfaction et des bâtiments penchant précairement, une forte réplique d’une magnitude de 6.1 a renforcé la terreur parmi les survivants.

La destruction des coupe-gorges de Port-au-Prince a révélé les brutales répercussions de 100 ans de domination étasunienne par procuration. Les enfants discrètement vendus à des familles plus riches en échange d’argent et d’une promesse qu’il sera élevé dans un environnement plus confortable sont localement connus sous le nom de Restaveks (du français « rester avec »). Invariablement, ils finissent esclaves – souvent ils se retrouvent littéralement enchaînés dans la demeure de leur maître – et traités comme des animaux. Avant le tremblement de terre, le nombre d’enfants esclaves était estimé à 300 000 à ajouter aux 400 000 orphelins. Désormais une campagne d’adoption gratuite ouverte à tous s’organise tandis que l’UNICEF estime qu’un million d’enfants supplémentaires ont perdu leurs parents. Avec un gouvernement haïtien quasiment absent, les gouvernements étrangers et les agences internationales d’adoption ont transféré par avion depuis Haïti vers les pays occidentaux, principalement les États-Unis, des enfants kidnappés dans des camps, des centres médicaux et des refuges. Il s’agit d’une pratique totalement illégale puisque les conventions internationales imposent une période minimum de deux ans pour que les parents réclament leurs enfants suite à un désastre. La voie est grande ouverte pour que les prédateurs de tout genre fassent un festin sur le compte d’un pays traumatisé et rempli d’enfants perdus. Nombre d’entre eux seront vendus pour la somme dérisoire de 50 dollars et deviendront des Restaveks ou des enfants prostitués destinés au commerce sexuel dans les Caraïbes et au-delà.



© Nicolas Garcia/AP
Les agences de l’ONU en Haïti ont entamé une campagne de vaccinations multiples, apparemment pour prévenir d’éventuelles épidémies…

D’ores et déjà un groupe de 10 étasuniens appartenant à New Life Children’s Refuge, une organisation basée dans l’Idaho, a été pris en train de faire passer illégalement 33 enfants à travers la frontière entre Haïti et la République Dominicaine, où il projetait de placer 100 enfants dans un « orphelinat » qui n’est même pas encore construit. Le groupe prétendait que les enfants qu’il avait trouvés étaient abandonnés, mais lorsqu’ils ont été auditionnés, certains des enfants ont déclaré que leurs ravisseurs avaient téléphoné au domicile de différentes personnes et qu’ils avaient offert de prendre les enfants que leur famille ne pouvait nourrir. Les dangers que courent ces enfants sont illustrés par la récente inculpation dans le Connecticut de Douglas Perlitz, fondateur du Projet Pierre Toussaint, accusé d’avoir attiré au moins 18 enfants avec des cadeaux et puis de les avoir agressés sexuellement dans une école qu’il a établie en Haïti.

Les forces étasuniennes ont pris le contrôle des vestiges du palais présidentiel, de trois autres aéroports du pays et ils ont mis en place un blocus naval d’Haïti empêchant les gens de fuir par la mer. Par-dessus le tout, Obama a déployé 10 000 troupes supplémentaires. Où trouve-t-il tous ces soldats disponibles ? L’armée étasunienne n’est-elle pas en manque d’effectifs avec les aventures coloniales qu’elle mène dans d’autres régions ?

Ce n’est pas la première fois au cours de l’Histoire récente que cela se produit. Trois ans de dictature militaire suivirent le coup d’État de 1991 avant que l’ « humanitaire » président Clinton, envoie 20 000 soldats étasuniens de « maintien de la paix » en Haïti en 1994. Comme Michel Chossudovsky l’explique, « l’intervention des militaires étasuniens n’était pas destinée à rétablir la démocratie. Bien au contraire : elle fut décidée afin de prévenir une insurrection populaire contre la junte militaire et ses acolytes néolibéraux. »

Quel sens de l’humour nauséabond a conduit Obama à envoyer Bush II et Clinton en tant qu’ « envoyés humanitaires spéciaux » dans un pays couvert de ruines largement dues aux actions autorisées par ces deux mêmes psychopathes pendant la dynastie qu’ils ont partagée à la barre figurative du navire impérial. Les sous-traitants du Pentagone et les capitalistes du désastre se sont alignés derrière la prise de contrôle militaire, offrant « des escortes armées pour les cargaisons » et « la fin des menaces majeures » dues aux « pillards » et à « l’agitation des travailleurs », tandis que le déploiement des 100 000 maisons mobiles remplies de formaldéhyde ayant accueilli les rescapés de Katrina était sérieusement envisagé.


© Inconnu
Êtes-vous des agents de Blackwater déguisés ? Les forces d’occupation étasuniennes patrouillent dans Port-au-Prince

Et que faisait donc l’armée israélienne en Haïti ? Se pourrait-il que l’État fasciste d’Israël ait réellement voulu aider des êtres humains dans le besoin ? Israël a mis en place des hôpitaux de campagne spécialisés dans les soins d’urgence et équipés d’appareils médicaux de haute technologie afin de réaliser des interventions chirurgicales deux fois plus vite, ce qui a amené le quotidien israélien Maariv à se réjouir du désastre haïtien qui est « une bonne chose pour les Juifs. »

Les médias occidentaux ont suivi en louant la généreuse réaction israélienne, obérant soigneusement le comportement des troupes israéliennes « à la maison » : à Gaza et dans les territoires occupés, où les interventions chirurgicales pratiquées par l’armée israélienne sont notoirement efficaces.

Comme si tout cela n’était pas assez sinistre, la CIA a introduit sa singulière technique dépourvue de conscience permettant le contrôle des foules : des drones surveillant les cieux au-dessus de la zone de la catastrophe, tandis que l’USAID qui constitue son organisation sœur à « façade amicale » a pris le commandement de la distribution de nourriture, ordonnant à un moment aux soldats étasuniens d’interrompre la remise des rations tant qu’elles ne respecteraient pas les « procédures opérationnelles ».

Quel scénario l’armée et les services secrets étasuniens suivent-ils ici ? Il s’agit d’un scénario très particulier préparé à l’avance : Un « plan de crise suite à une catastrophe » en Haïti avait été envisagé par l’armée étasunienne la veille du tremblement de terre. Il se trouve que la DISA, l’Agence des systèmes d’information de défense du Pentagone (Defense Information Systems Agency) était dans les locaux du Centre de commandement américain Sud (U.S. Southern Command) basé à Miami afin de mener une « simulation » consistant à apporter de l’aide à Haïti suite à un cyclone. Le lendemain se produisait le tremblement de terre, et le commandement Sud décida d’appliquer « en vrai » le système de réponse militaire intégré qu’il était censé « tester ». Cela vous rappelle quelque chose ? L’opération Vigilant Guardian du 11 septembre ? Les exercices dans le métro londonien le 7 juillet ?

L’imposante et hautement coordonnée réponse militaire des États-Unis fait sens si un seul « changement » était nécessaire pour mobiliser 20 000 soldats, un porte-avions, le navire-prison USS Bataan, des drones de la CIA, et une grande variété d’équipements de haute technologie dans ce qui constitue immanquablement un plan d’invasion sophistiqué. D’autres révélations aggravent les sinistres implications de l’ « exercice » du Pentagone. Le général de corps d’armée Ken Keen, sous-directeur du commandement américain Sud, a pris un vol pour Port-au-Prince le 12 au matin et à 17 h 00, au moment où le tremblement de terre s’est produit, il était dehors avec toute son équipe d’officiers à l’exception d’un seul. Keen supervise désormais les opérations militaires étasuniennes en tant que commandant du corps expéditionnaire conjoint en Haïti. Selon le Times, le gouvernement britannique a retiré ses navires situés dans les Caraïbes une semaine seulement avant le tremblement de terre, ceci étant « la première fois depuis le XVIIe siècle que la Royal Navy connait une absence significative dans cette région. » La petite île d’Haïti héberge la 4e plus grande ambassade au sein de l’empire étasunien, une forteresse gigantesque faite pour résister aux tremblements de terre et déménagée loin de la ville après le coup d’État de 2004. La nouvelle « ambassade » se trouve désormais dans la banlieue de Tabarre, située comme par hasard à proximité de l’aéroport international Toussaint Louverture


© Daryl Cagle

Pour quelle raison les États-Unis pourraient-ils vouloir une telle ambassade ? Hugo Chavez connaît la réponse : Haïti offre aux États-Unis une position stratégique idéale pour lancer des attaques contre le Vénézuéla. Entourée par les bases étasuniennes de Guantanamo et Puerto Rico, l’île d’Hispaniola fournit aux États-Unis la plateforme de lancement nécessaire à ses aventures impériales en Amérique Latine. À l’instar de la plupart des autres gouvernements, Chavez sait probablement que le tremblement de terre a été délibérément provoqué suite aux ordres des pouvoirs en place qui gèrent l’état de sécurité nationale étasunien, sans que la Maison Blanche en soit forcément informée. Initialement le président vénézuélien a déclaré que les États-Unis utilisaient le tremblement de terre en Haïti comme prétexte pour envahir le pays mais ensuite il a déclaré que les États-Unis avaient provoqué le séisme à l’aide d’une « arme tectonique ». Sa source présumée était un rapport de la flotte Nord russe affirmant que le test d’une « arme sismique » par la marine étasunienne, afin d’être ultérieurement utilisée contre l’Iran, avait «particulièrement mal tourné ». Cette histoire de « test lié à HAARP qui a mal tourné » est probablement de la désinformation ayant pour objectif de déformer le signal émergeant du chaos ambiant et selon lequel le gouvernement secret au sein de la structure hiérarchique des États-Unis a tout à fait délibérément planifié le meurtre de centaines de milliers d’Haïtiens pour atteindre ses fins et réduire toute opposition au silence.
Voici comment l’Agence France-Presse a décrit la décision de la Maison Blanche quant à l’envoi de ses 10 000 premiers soldats en Haïti :

« Mercredi Obama a ordonné un effort rapide ‘coordonné et agressif visant à sauver des vies,’ en Haïti suite au tremblement de terre meurtrier, tandis qu’une importante mission humanitaire étasunienne se mettait en branle, réunissant soldats, navires, avions et équipes de sauvetage. »

 


© Felix Evens / Reuters

Les soldats étasuniens n’ont pas perdu de temps pour « protéger les propriétés privées » des « pillards »

Un « tremblement de terre » meurtrier ? Mère nature « tue » des gens, mais elle ne choisit pas de commettre des « meurtres » ! Est-ce la manière dont les services secrets français nous informent que ce séisme n’était pas naturel ? Est-ce que l’avion d’Ethiopian Airlines qui s’est enflammé puis écrasé juste après son décollage de l’aéroport de Beyrouth le 24 janvier a quelque chose à voir avec cette affaire ? L’épouse de l’ambassadeur de France au Liban faisait partie d’un groupe d’officiels français tués dans ce « crash » tandis que le Times indique qu’il pourrait s’agir d’un sabotage. Trois jours avant l’ « accident », le Premier ministre libanais Saad Hariri rencontrait l’ambassadeur français pour discuter d’« une stabilisation » du Moyen-Orient, situation que certaines personnes ne souhaitent manifestement pas. Plus important encore, juste deux jours avant ce crash suspect, Hariri s’est rendu au palais de l’Élysée pour s’entendre avec le président Sarkozy sur une vente d’armes. Le « rapport de la flotte Nord russe » selon lequel les États-Unis ont « testé une arme sismique » en Haïti est sorti à ce moment-là. Les officiels français ayant rencontré le dirigeant libanais ont-ils été supprimés pour dissuader les services secrets français de révéler la responsabilité des États-Unis dans le tremblement de terre ? Ajouté à l’appel à une enquête de l’ONU sur l’invasion étasunienne lancé par Alain Joyandet, ministre français de la coopération et sa réprimande à l’encontre des États-Unis : « il s’agit d’aider Haïti, il ne s’agit pas d’occuper Haïti » on se demande quelle lutte entre services secrets se déroule dans l’ombre.

En plus de destituer Chavez et de (ré) établir l’hégémonie des États-Unis dans la région, prenant ainsi le contrôle des réserves de pétrole vénézuéliennes, Haïti et les eaux l’entourant pourraient receler d’importantes réserves de pétrole pas encore exploitées, tandis que la prospection d’or et de cuivre s’est révélée concluante.

Israël a certainement choisi un moment intéressant pour annoncer des « recherches en cours sur l’origine des tremblements de terre » conduites en générant des séismes, alors que le 7 février le Pentagone annonçait qu’il planifiait des « simulations de séismes » supplémentaires, qui débuteront en Alaska au cours de ce printemps.

Nous voyons que depuis le 11 septembre le gouvernement étasunien n’a aucun scrupule à éradiquer des pays entiers par « destruction créatrice » [théorie selon laquelle les « destructions créatrices » dont les crises sont des opportunités menant à des innovations, de nouveaux modes de fonctionnement – NdT], faisant des millions de morts et de blessés pour atteindre ses objectifs impérialistes et étancher sa soif de pétrole. Si le gouvernement étasunien avait les moyens de provoquer un tremblement de terre en un lieu donné, hésiterait-il à l’utiliser ? Nombreux sont ceux qui désignent HAARP comme le coupable probable, mais la grande quantité d’énergie nécessaire pour provoquer un tremblement de terre en un lieu donné pourrait nécessiter une méthode d’administration plus précise. Peut-être qu’un premier domaine où chercher est celui des armes spatiales. Le programme d’initiative de défense stratégique de Reagan aussi appelé « guerre des étoiles » n’est pas mort avec l’Union Soviétique. En fait, l’ « empire du mal » était la justification utilisée par le véritable empire du mal pour développer des technologies qui lui permettraient de régir la planète entière :

« La guerre environnementale est définie comme la modification ou la manipulation délibérée de l’écologie naturelle, telle que le climat et le temps, les systèmes naturels tels que l’ionosphère, la magnétosphère, les plaques tectoniques, et/ou le déclenchement d’événements sismiques (tremblements de terre) afin de provoquer délibérément la destruction physique, économique, psychosociale d’une cible géographique ou d’une population, dans le cadre d’une guerre stratégique ou tactique. » (Eco News)


© Ulises Rodríguez / EPA

Cruelle ironie : Un bus de transports publics avec une image du président étasunien Barack Obama traverse le centre du séisme dans le centre-ville de Port-au-Prince

Déjà en 1955, John von Neumann déclarait que « les interventions dans le domaine atmosphérique et climatique… vont se développer à un niveau difficile à imaginer aujourd’hui… ce qui va lier les affaires de chaque nation avec celles des autres, plus fermement qu’une menace nucléaire ou toute autre forme de guerre ne l’aurait pu. » En 1977, les nations de la planète étaient manifestement conscientes des dangereuses implications du développement de « techniques de modifications environnementales » mené par le Pentagone puisque l’assemblée générale des Nations-Unies ratifia une convention internationale interdisant « l’usage militaire ou tout autre usage hostile des techniques de modifications environnementales », qui sont définies comme « toute technique permettant de modifier – via la manipulation délibérée des processus naturels – la dynamique, la composition ou la structure de la Terre, y compris la faune, la flore, la lithosphère, l’hydrosphère et l’atmosphère ou l’espace. »

La déclaration du Pentagone sur sa capacité à modifier le temps sur Terre ou dans l’espace dans le cadre de son arsenal stratégique est publique (ou plutôt l’était jusqu’à ce que le rapport soit retiré d’Internet) :

« [Les modifications climatiques] offrent au belligérant une large variété d’options afin de vaincre ou de contraindre un adversaire… Les modifications climatiques feront partie de la sécurité nationale et internationale et pourront être utilisées unilatéralement… Elles pourront être utilisées à des fins offensives, défensives ou même dissuasives. La capacité de générer des précipitations, du brouillard et des orages autour de la planète ou même de modifier la météo dans l’espace… et la création d’une météo artificielle font toutes partie d’un ensemble intégré de technologies [militaires]. » (Rapport final du document AF 2025 de l’armée de l’air étasunienne US Air Force document AF 2025 Final Report)

En avril 1997, au cours d’une conférence sur le terrorisme, William Cohen le secrétaire à la Défense d’alors, répondant à la question d’un journaliste sans rapport avec ce sujet, glissa quelques remarques curieuses concernant le type d’armes à la disposition de ceux qui sont enclins à terroriser l’humanité. La conversation suivante est reprise mot pour mot d’une retranscription publiée sur le site Internet du département de la Défense que l’on pouvait trouver ici :

Q : Je voudrais spécifiquement vous poser une question sur la vague de panique qui s’est abattue ici à Washington la semaine dernière, et sur ce que nous pourrions avoir appris sur notre niveau de préparation concernant (inaudible), à B’nai Brith.

R : Hé bien, cela montre la nature de la menace. Il s’est révélé qu’il s’agissait d’une fausse menace dans de telles circonstances. Mais comme nous l’avons appris dans le milieu des services secrets, nous avions quelque chose appelé – et nous avons ici James Woolsey qui pourra peut-être répondre à cette question sur les taupes fantômes. La simple crainte qu’une taupe ait infiltré un service secret peut provoquer une réaction en chaîne et une traque de cette taupe-là qui peut paralyser l’agence pendant des semaines, des mois voire même des années pendant qu’on la recherche. La même chose s’applique pour la crainte infondée d’une menace concernant l’usage de quelque sorte d’arme chimique ou biologique. Par exemple, il existe certains rapports selon lesquels certains pays ont essayé de produire quelque chose qui ressemble au virus Ebola, et ce serait un phénomène très dangereux, c’est le moins qu’on puisse dire. Alvin Toeffler a décrit comment certains scientifiques essayent de concevoir dans leur laboratoire certains types de pathogènes ethno-spécifiques permettant d’éliminer uniquement certains groupes ethniques ou certaines races ; et d’autres développent des sortes de technologies, des sortes d’insectes pouvant détruire des cultures spécifiques. D’autres s’engagent même dans une forme de terrorisme écologique par lequel ils peuvent altérer le climat, provoquer des tremblements de terre et des éruptions volcaniques à distance à l’aide d’ondes électromagnétiques. Il y a donc un tas d’esprits ingénieux qui œuvrent à découvrir des moyens de répandre la terreur dans d’autres nations.

En effet.


Folie des voyages en avion


© Anonyme
Vous avez le droit de faire la queue

Avez-vous entendu celle du type qui monte à bord d’un avion avec une bombe dans ses sous-vêtements ? Certainement. À part nous donner une occasion de nous amuser de la propagande de la War on Terror®, l’épisode du pirate de l’air aux sous-vêtements piégés a été suivi ce mois-ci par un accès de folie énorme à propos des aéroports et des avions sur toute la planète.

Il était prévisible que la farce des sous-vêtements provoquerait des « mesures de sécurité » et des crises d’hystérie encore plus ridicules. De toute évidence, l’idée la plus exaspérante à laquelle ont pensé nos chers leaders est le scanneur corporel (alias strip-searcher ou pervscanner) comme si la sécurité des aéroports n’était pas déjà suffisamment humiliante. On nous dit que ces gadgets étaient opérationnels depuis longtemps mais étaient gardés en réserve à cause de « soucis d’intimité. » Mais la réelle question sous-jacente dont peu de gens parlent est que les scanneurs émettent des ondes térahertz qui, selon une étude réalisée au Laboratoire National de Los Alamos, pourrait « … dissocier la double hélice de l’ADN, créant ainsi des bulles dans la double hélice qui pourrait interférer significativement avec des processus comme l’expression génétique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Expression_g%C3%A9n%C3%A9tique)  et la réplication de l’ADN. » Ce n’est pas seulement une autre mauvaise plaisanterie à endurer avec notre stoïcisme habituel : c’est une attaque directe de la santé de la population et une preuve supplémentaire que notre bien-être, quels que soient leurs « soucis d’intimité » ou notre « sécurité », n’a jamais présenté d’intérêt à l’élite dirigeante. C’est une chose d’être totalement méprisé alors que notre dignité est piétinée ; c’en est une autre que votre ADN soit perturbé « pour votre protection. » Nous pouvons apprendre à nous adapter au premier ; mais assez tôt il n’y aura pas de moyen  d’éviter le second au cas où vous voudriez prendre l’avion pour aller quelque part.

Toute discussion des dommages causés par la machine à détruire l’ADN est obscurcie par un souci marginal concernant l’exposition aux rayonnements que présente son utilisation, ce qui semble être minime. Le faux débat détourne l’attention des gens vers l’indignation au sujet des soucis d’intimité qui, aussi justifiables soient-ils, sont moins importants en comparaison d’avoir son ADN réduit en pièces. Quoi qu’il en soit, quels que soient les soucis que peuvent avoir les gens, la pathocratie espère les étouffer avec l’histoire absurde du « bavardage d’Internet » sur les sites arabes qui a révélé qu’Al-Qaïda projette d’insérer des ‘bombes chirurgicales’ dans ses terroristes, pour les faire détoner avec une auto-injection par seringue hypodermique. Pouvons-nous suggérer aux commandants imaginaires de l’Al-Qaïda™ inexistant de ne pas s’inquiéter de ce genre de sophistication : les scanneurs corporels ne peuvent même pas détecter les explosifs en poudre.

Remarquez également que, tandis que les aéroports étasuniens offrent une fouille alternative de tout le corps par palpation, le Royaume Uni a refusé catégoriquement aux gens le choix d’éviter le déshabillage térahertz. Les aéroports d’Heathrow et de Manchester ont commencé à utiliser les scanneurs, ainsi que plus de 30 aéroports étasuniens, Amsterdam et dans d’autres grands aéroports européens, en dépit du fait que les législateurs de l’U.E. ne diffuseront qu’en avril leur étude sur les effets biologiques de cette sinistre technologie.


© Spyraal / artchemicalmatter.com

Plus de sécurité pour votre esprit

Il semble que les Pouvoirs en place considèrent les aéroports comme des terrains d’essai, comme des modèles de société du type de société mondiale dirigée par un contrôle extrême dont ils envisagent la mise en place dans chaque aspect de nos vies. Un papier confidentiel des autorités néerlandaises qui a été divulgué décrit un plan pour introduire des unités mobiles de ces zappeurs d’ADN lors d’événements publics comme des matchs de sport où de grandes foules sont amassées. Les aéroports sont le cauchemar en microcosme du Nouvel Ordre Mondial : des centres commerciaux d’une architecture froide où la surveillance totale est la norme, où chacun est suspect, et tout le monde un criminel sans les documents adéquats et un comportement totalement conformiste. À moins d’être un des surveillants, bien entendu. (Pour un aperçu de la manière dont les psychopathes et leurs cousins moins déviants vivront dans un système parallèle, regardez le manuel de dépistage de l’administration de la sécurité des transports US qui a été posté « par inadvertance » sur Internet et décrit les règles spéciales pour dépister les diplomates, les agents de la CIA, les policiers et les divers agents de la Pathocratie).

Alors que les voyages par avion continuent sur ce chemin, nous devons nous demander si le plan n’est pas d’arriver de façon graduelle à une interdiction complète ? Israël vient de mettre à niveau sa sécurité des voyages internationaux avec un nouveau système Hi-Tech de contrôle biométrique qui exige un prélèvement d’empreintes et une imagerie du visage, ainsi que la question des ‘cartes intelligentes’ à la place des cartes d’embarquement en papier. Ces ‘ingénieux’ Israéliens développent aussi un système qui projette des images et des symboles sur de grands écrans dans les aéroports que soi-disant seuls les terroristes reconnaîtraient et trahiraient ainsi leurs intentions ‘terroristes’ par de subtiles réactions comportementales. L’idée est que bien qu’ils puissent ne rien avoir fait, ils ont néanmoins pensé à faire quelque chose de criminel ! Mais bien entendu avec les aéroports qui rendent les gens de plus en plus nerveux, cette technologie piègera quiconque ayant une conscience parce que seuls les psychopathes peuvent rester calmes et échapper sans se faire remarquer aux scanneurs qui lisent le cerveau. Au fait, le nom de la société qui vend cette technologie est WeCU Technologies. We C U… Nous vous voyons (We see you) ? Oh, très futé. Diaboliquement intelligent.

Pour ne pas être surpassés dans le domaine du pré-crime, les technocrates allemands ont annoncé le développement d’un nouveau système de sécurité pour les aéroports qui implique un réseau de scanneurs laser et de détecteurs chimiques pour identifier les suspects. Les États-Unis ont annulé les visas de ceux suspectés de liens terroristes sans s’inquiéter de spécifier combien de visas avaient été annulés ou si les ‘liens’ suspectés étaient moins ténus que le soupçon de porter des sous-vêtements. De vagues incidents « liés à la sécurité » ont abouti à des réactions hystériques dans les avions et les aéroports en Inde, au Royaume Uni et aux États-Unis, où dans un cas, l’aéroport de Newark est devenu un chaos total avec des avions au départ bloqués au sol et des centaines de passagers forcés d’attendre un nouveau contrôle alors que tout le monde était évacué du terminal principal… tout cela parce qu’un homme avait été accidentellement au mauvais terminal et essayait de revenir sur ses pas. Apparemment, marcher dans la mauvaise direction d’un couloir à sens unique est maintenant considéré comme ‘terroriste’.

Avec ce niveau de contrôle obsessionnel, vous penseriez que rien en dehors des règles ne pourrait arriver près d’un aéroport – de toute façon pas un aéroport US – pourtant un sans-abri à réussi à voler et faire écraser un avion dans un aéroport municipal du Maryland, tandis qu’un citoyen français a acheté et piloté un avion en Floride mais fut accusé de vol et forcé d’atterrir par des avions militaires parce qu’il ne pouvait pas parler en anglais aux contrôleurs aériens !


© Fred R. Conrad/The New York Times

Michael Hicks, 8 ans, boy scout junior à Clifton au New Jersey, soupçonné de terrorisme

Un cas typique de ce que cette folie du contrôle peut faire aux êtres humains est celui de l’infortuné Mike Hicks âgé de 8 ans, qui se trouve avoir le même nom qu’une personne sur l’infâme ‘no-fly list’ (liste d’interdiction de vol – NdT) et a donc dû endurer un harcèlement à l’aéroport depuis l’âge de 2 ans. Dans un autre exemple glaçant de ce que les surveillants peuvent nous faire, un vol passant par Dublin avait été choisi pour amusement ; où huit « marchandises de contrebande » avaient été mises par des inconnus dans les bagages de passagers qui ne se doutaient de rien à l’aéroport de Bratislava en Slovaquie. Sept ont été détectés par la sécurité de l’aéroport, mais la huitième – 90g d’explosif prototype ou d’hexogène, pas moins ! – avait été mis dans le bagage d’un électricien slovaque qui vit à Dublin et n’avait pas été trouvé jusqu’à ce qu’il reçoive un coup de fil amical de la police de Dublin pour confirmer qu’il était bien revenu chez lui. On ne lui dit rien d’autre jusqu’à ce qu’un raid de police massif impose l’évacuation de toute sa rue dans le centre de la ville. Imaginez maintenant l’histoire de couverture au parfum de terreur si les explosifs avaient accidentellement explosé. Pensez aussi aux implications de ce petit incident pour chacun de nous. Avec quelle facilité deviendrions-nous tous des kamikazes involontaires si les marionnettistes le décidaient ? Les précédents attentats terroristes ont-ils été fabriqués de cette manière ? Ou bien les faiseurs de troubles ont-ils un ‘petit quelque chose’ mis dans leur bagage, leur accordant des vacances prolongées au Guantanamo Beach Resort ?

Il y a eu un autre fil de haute étrangeté concernant les aéroports et le transport en général qui semble être relié à un nombre élevé de coupures de courant ce mois-ci, dont certaines sont expliquées par des causes naturelles, comme le temps, mais d’autres qui restent un mystère. Bien que nous n’ayons pas d’explication pour ceux-ci, nous avons remarqué dans le passé que ces événements similaires qui se produisent de façon rapprochée, mais en divers endroits distincts, tendent à signaler que les choses sont sur le point de devenir très intéressantes.

Souvenez-vous, ce sont juste des cas du mois précédent :

L’accident d’avion le plus mortel du mois a été le crash dans la Mer Méditerranée du vol Ethiopian Airlines 409 en provenance de Beyrouth. Le Boeing 737 a été décrit par les témoins comme « du feu tombant du ciel ». Marla Pietton, épouse de l’ambassadeur français au Liban était à bord. L’armée libanaise a déclaré que l’avion était en feu peu après le décollage, tandis qu’un représentant officiel a ajouté que certains témoins ont rapporté que l’avion s’est cassé en trois morceaux. Avec tous ces éléments d’information, il est curieux que le président libanais Michel Suleiman ait écarté immédiatement le sabotage – contredisant d’autres rapports qui suggéraient immédiatement un sabotage ou « ne l’avaient pas écarté. » Peut-être que Suleiman voulait éviter par avance la conclusion inconfortable et probable. En supposant un moment qu’il y a eu délit, si l’épouse de l’ambassadeur de la France était la cible, qui envoyait un message à la France, et pourquoi ?

On a retrouvé la boîte noire mais n’espérez pas que la vérité soit dite.


Cyberguerre contre la Chine

À la fin de 2007, le directeur général du MI5 du Royaume Uni a envoyé une lettre à 300 PDG et chefs de sécurité britanniques les avertissant d’être sur leurs gardes au sujet de « pirates informatiques chinois sponsorisés par le gouvernement qui exécutaient des attaques de surveillance électronique. » Ce mois-ci, Google Inc, suivant une « consultation étroite avec le département d’État des États-Unis »,

a relevé le défi de la Chine en disant qu’il ne voulait plus censurer les résultats de recherche sur son service chinois.

Le premier moteur de recherche au monde a déclaré que la décision faisait suite à une cyberattaque qui visait, le croit-il,  à récolter des informations sur les activistes des droits de l’homme chinois.


© Budi Putra

Saisie d’écran de Baidu (moteur de recherche chinois le plus populaire) après qu’il ait été piraté par… hum, des ‘cyberterroristes iraniens’

Menés par un tollé des médias étasuniens, les commentateurs ont encensé la noble décision de Google de prendre position pour les droits individuels quand la société monstre a accusé ce mois-ci le gouvernement chinois de lancer une cyberattaque qui lui permettait de pirater les comptes Gmail de « douzaines d’activistes des droits de l’homme » en Chine, en Europe et aux États-Unis. Le diable dans les détails était qu’il n’y avait pas des « douzaines » mais juste deux comptes Gmail piratés « très probablement par suite d’attaques d’hameçonnage ou de logiciels malicieux » qui étaient limités à acquérir des informations de base comme la date de création du compte Gmail, plutôt que le contenu des courriels en eux-mêmes. De plus, ces deux comptes ont été piratés en réalité en décembre, néanmoins Google a choisi de le rendre public le 13 janvier, le jour même où son concurrent Baidu, le moteur de recherche le plus populaire en Chine, subissait une réelle cyberattaque paralysante qui l’a mis hors service pendant 4 heures. La page d’accueil de Baidu a été redirigée sur « l’Iranian Cyber Army » (Cyberarmée iranienne) qui revendiquait l’attaque !

Il semble que [Baidu] a eu son DNS piraté par « l’Iranian cyber Army », les mêmes types qui ont piraté Twitter il y a quelques semaines. Le processus, appelé contamination du cache DNS, est la corruption d’une table de système de noms de domaine d’un serveur Internet en remplaçant une adresse Internet par celle d’un autre, une adresse malhonnête, dans ce cas celle que l’Iranian Cyber Army veut que vous voyiez.

L’implication évidente (et ridicule) fut que l’attaque venait d’Iran. Suite à une enquête, Baidu a intenté un procès pour dommages dans un tribunal de New York contre son fournisseur de service d’enregistrement de nom de domaine, Register.com Inc, qui est accusé de logiciel « modifiant illégalement et malicieusement » derrière son domaine, entrainant une contamination du cache DNS qui a corrompu le système de nom de domaine de Baidu. Incidemment, Larry Kutscher, PDG de Register.com a été dans le passé directeur général de la Gestion des Richesses chez Goldman Sachs.

Bien entendu, cela a été complètement ignoré par les médias occidentaux qui ont encensé la prise de position de Google contre les méchants censeurs gouvernementaux communistes chinois. Oui, la Chine n’autorise pas Twitter dans ses réseaux, mais qui peut les blâmer étant donné ses capacités de cheval de Troie visibles dans les « révolutions douces » de la CIA en Moldavie et en Iran ? La Chine sait que le concept de la « liberté d’expression » de certains gouvernements se résume à une couverture pour bombarder les pays visés avec une propagande fabriquée conçue pour semer la discorde et dévergonder les populations. Ce que condamnent Google, le gouvernement US et les médias occidentaux comme « censure croissante », le gouvernement chinois dit que c’est son droit de protéger ses réseaux d’une influence malveillante. Écoutons la version chinoise de l’histoire :

Vendredi, la Chine a écarté fermement les accusations des États-Unis à propos de Pékin restreignant la liberté d’Internet et avertissant que ces revendications étaient dommageables aux relations entre les deux nations.

« Les États-Unis ont critiqué la politique chinoise d’administrer l’Internet et ont insinué que la Chine restreint la liberté d’Internet, » a déclaré Ma Zhaoxu, porte-parole du ministre des Affaires étrangères. « L’Internet de la Chine est ouvert et géré selon la loi.”
[…]
Fu Mengzi, un chercheur des Instituts chinois pour les Relations contemporaines internationales, a déclaré que les nations souveraines doivent superviser le contenu d’Internet pour maintenir la sécurité sociale.

« Chaque pays a les droits de protéger sa sécurité nationale et les États-Unis ne font pas exception, » a-t-il affirmé, en ajoutant que les citoyens chinois du net ont suffisamment d’accès aux informations dont ils ont besoin en accord avec les lois.

Ce que la Chine a fait est de sauvegarder la sécurité du flux de l’information sur Internet, a-t/il dit.

« Il est faux d’établir une fausse dichotomie entre la liberté d’Internet et la supervision, » a-t-il ajouté.

Fu a aussi fait remarquer que Google a violé les lois chinoises en fournissant des liens vers des sites pornographiques et en enfreignant les droits de la propriété intellectuelle.

 


© Anonyme

Le gouvernement chinois, comme tous les centres de pouvoir, est manifestement ponérisé, mais le plus intéressant que nous ayons entendu est la propagande centrée sur les États-Unis via des outils dociles comme Google. L’establishment psychopathique US accusant la Chine de faire ce qu’il fait lui-même, démontre nettement cette dissonance. Google a accusé plus tard les « pirates chinois » de cyberattaques contre 20 autres grandes sociétés, pourtant aucune d’entre elles n’a choisi de se manifester et de confirmer ce point. Puis le Washington Post a augmenté l’hystérie en prétendant que 34 sociétés avaient été attaquées, y compris les marchands de morts Northrop Gruman, et que cela faisait partie d’une vaste campagne d’espionnage chinoise. Tout ceci était de la fiction bien sûr, fournie par des « sources industrielles et le Congrès, » une Peur Rouge moderne créée pour justifier l’attaque de « l’ennemi. »

Au moment où Hillary Clinton s’est manifestée pour soutenir publiquement les accusations spécieuses de Google, la puanteur de l’hypocrisie atteignait des niveaux insupportables. L’État de sécurité nationale US surveille habituellement toutes les communications électroniques, pas uniquement aux États-Unis, mais partout où vont ses tentacules de surveillance globale.  Nous avons une expérience directe de la censure de Google, où les résultats de recherche de Sott.net étaient régulièrement omis des listings de Google. Et en ce qui concerne Google StreetCam ? Google s’en fiche « d’enlever les restrictions de censure » ; tout ce dont il se soucie est de supprimer les entraves à la propriété de toute information, tout en servant ses maîtres en même temps. C’est ce que le PDG de Google, Eric Schmidt, noble patriote qu’il est, pense réellement de votre vie privée :

« Si vous avez quelque chose que vous voulez que personne ne sache, peut-être que vous ne devriez pas le faire en premier lieu. […] Si vous avez réellement besoin de ce genre de vie privée, la réalité est que les moteurs de recherche – y compris Google – gardent cette information pendant quelque temps et il est important de se souvenir, par exemple, qu’aux États-Unis nous sommes tous sujets au Patriot Act et il est possible que toutes ces informations puissent être rendues disponibles aux autorités. »

La quête de Google pour la domination mondiale avance sans entraves dans la sphère d’influence de l’empire US (démontré récemment par un amendement proposé au Royaume Uni qui accorderait essentiellement à Google une immunité de copyright sous la loi anglaise)  mais lutte pour pénétrer la part de marché de 77 % de Baidu en Chine. Et c’est là où se raccordent les intérêts de Google et du gouvernement US.

La dernière fois qu’une vague de cyberattaques » contre des cibles étasuniennes a été attribuée à un pays du Sud-Est asiatique, il est apparu rapidement que la source des attaques remontaient à des serveurs au Royaume Uni. La nouvelle cyberarmée multi-agences du Pentagone, « CyberCommand », venait d’entrer en ligne juste avant les attaques, il semble donc raisonnable de suggérer que c’était un test de ses capacités. Nous suggérons que cet enthousiasme soudain de Google pour le gouvernement chinois ce mois-ci était synchronisé comme un leurre pendant que le CyberCommand lançait sa première attaque en temps réel contre Baidu en utilisant « l’Iranian Cyber Army » comme mandataire de faux drapeau.

© scroogle.org

NSA et Google fusionnés en une seule entité… ou bien étaient-ils tout le temps dans la même équipe ?

Cette vengeance des États-Unis était-elle due au fait d’avoir été complètement éclipsés par les Chinois à la conférence de Copenhague en décembre, peut-être ? Ou bien une démonstration de force en face de la réticence chinoise à approuver des sanctions contre l’Iran ? Insouciante, la Chine a répondu à la provocation implacable de la meilleure manière possible ; avec la vérité :

“Derrière ce que l’Amérique appelle la liberté d’expression se trouve une machination politique brute. Comment les troubles après l’élection iranienne sont-ils arrivés ? […] Ce fut à cause d’une guerre en direct lancée par l’Amérique, via les vidéos de YouTube et les microblogs de Twitter, de rumeurs répandues, de scissions créées, attisées et de discorde semée entre les partisans des factions réformistes conservatrices. »

[...]

« Nous avons peur qu’aux yeux des politiciens étasuniens, seule l’information contrôlée par les États-Unis soit de l’information libre, seules les nouvelles reconnues par les États-Unis sont des nouvelles libres, seuls les discours approuvés par les États-Unis sont des discours libres, et seul le flot d’information qui sied aux intérêts étasuniens est un flot d’information libre. »

La machination politique brute a bouclé la boucle avec la nouvelle que Google, la plus grande société de recherche d’Internet au monde, va former une alliance scandaleuse avec la NSA, l’organisation de surveillance électronique la plus puissante au monde, au nom de la cybersécurité contre la cyberguerre qu’ils viennent de lancer en secret.


Cible : Iran


©eyeranian.net

Pendant que le ‘monde civilisé’ réprimande le gouvernement iranien pour sa brusque réponse aux « protestations d’opposition » (en réalité des tentatives du renseignement occidental pour amplifier les troubles en Iran), divers groupes terroristes mandatés ont augmenté la guerre secrète durant tout le mois de janvier. Le Pakistan a déjoué une opération quand il a arrêté et accusé certains étasuniens armés dans sa région frontalière avec l’Iran. Puis un physicien impliqué dans le programme de recherche nucléaire de l’Iran a été assassiné en plein jour à Téhéran. Le soutien du scientifique au candidat défait à la présidence Mir-Hossein Mousavi a été cité comme preuve de son assassinat par le régime iranien, mais même le Haaretz a admis qu’il n’y avait pas de précédent pour un meurtre aussi violent commit par le régime iranien. Les États-Unis ont nié naturellement toute implication, mais un groupe monarchiste basé à Los Angeles, l’Iran Royal Association, a revendiqué la responsabilité du meurtre seulement quelques heures après l’incident. Puis un système explosif improvisé » a visé le gouverneur général de la province, Khorassan Razavi, tuant un passant. Le Parti de la Libre Vie du Kurdistan (PJAK), un groupe militant kurde basé au Kurdistan irakien, a rejoint le parti attaquant lorsqu’il a revendiqué la responsabilité de l’assassinat d’un procureur d’état iranien près de la frontière turque. Cela fut suivi par une explosion puissante qui a traversé une base militaire au sud du pays.

De toutes les directions, des groupes aux idéologies séparatistes concurrentes et avec des racines communes dans l’appareil militaro-renseignement du Méchant Empire ont été préparés à infiltrer l’état iranien là où c’est possible et exécuter des actes violents de terrorisme. Le Jundullah attaque de l’Est, le Moudjahidines-e Khalq (MKO) de l’Ouest, le PJAK du Nord et les factions royalistes rivales – l’ Iran Royal Association et l’assemblée du royaume d’Iran – attaquent partout où les envoient leurs maîtres-espions aux États-Unis.

Malgré le carnage croissant et le fait d’être assiégé de tous côtés, le gouvernement iranien est déterminé à maintenir une image de force. Les enquêtes sur les émeutes du Jour d’Achoura à la fin du mois de décembre ont établi que le MKO basé en Irak avait joué un rôle central dans l’instigation des émeutes. Avec une similarité frappante avec le meurtre de Neda Soltani, « la martyre de la démocratie » tuée dans des circonstances suspectes en juin dernier, le neveu de Mousavi a été tué par une arme rare, c’est-à-dire une arme qui n’est pas utilisée par les forces de sécurité iraniennes, loin du lieu des manifestations.


© Anonyme
Pas touche à l’Iran

Un crash d’avion, un accident de train et un séisme ont ponctué un mois turbulent en Iran. De manière typiquement schizoïde, le lauréat du Prix Nobel de la Paix 2009 a ordonné qu’une chaîne d’unités de missiles Patriot « défensifs » soit installée autour de l’Iran « pour dissuader l’Iran de frapper les cibles étasuniennes » une fois que le siège économique de l’Iran commencera sérieusement. Ces « cibles étasuniennes » sont les unités de missiles qui sont positionnées dans les fiefs arabes le long du Golfe Persique. Au moins une chose est sincère avec Obama : contrairement au prélude au choc et effroi en Irak, il ne va pas y avoir de tentatives pour convaincre les Nations Unies de violer la loi internationale et d’approuver des « sanctions paralysantes » cette fois-ci.
Le directeur de la CIA Leon Panetta est allé en Israël le 1er février pour un congrès de sorcières avec Netanyahu, Barack et Meir Dagan, son homologue du Mossad. La dernière fois qu’il était allé au Moyen-Orient début décembre pour discuter des opérations au Yémen avec des représentants saoudiens, les États-Unis avaient lancé des missiles de croisière contre des villages au Nord Yémen dans un contexte d’une ridicule attaque terroriste sous faux drapeau dans le ciel de Detroit. Nous pourrions décrire la visite de Panetta comme un mauvais « présage », mais de toute façon tout ce que font ces psychopathes a des conséquences destructrices pour la planète et les personnes:
Les chefs du renseignement de Washington anticipent (planifient) un nouveau 11 septembre d’ici six mois


Barack le Barbare

Afghanistan



© John D McHugh
Conquête des cœurs et des esprits en Afghanistan

Malgré la remarquable performance en double langage d’Obama, le véritable État de l’Union est affreux. Élu sur une vague de protestations contre les guerres d’agression, le lauréat du Prix Nobel de la Paix 2009 a plutôt supervisé l’expansion et le raffinement du massacre sur les « théâtres de guerre » du Pentagone. Voilées légèrement par le vernis du gouvernement démocratique, neuf années de construction de la nation étasunienne en Afghanistan ont abouti à un vaste réseau de bases secrètes d’où les meilleurs psychopathes de la CIA dirigent le mauvais traitement des hommes dans des centres de torture qui font ressembler Guantanamo à un centre de vacances au bord de la plage. On ne nous permet pas d’entendre beaucoup le côté afghan de l’histoire, mais les nouvelles qu’il y a plus de soldats US qui se sont suicidés que tués par l’ennemi », rien qu’en 2009, attestent du cauchemar vivant qu’est devenu l’Afghanistan.

2010 a commencé avec une enquête des Nations Unies confirmant que les troupes US avaient tirés huit enfants endormis de leur lit une nuit de fin décembre, menotté certains, puis les avaient abattus. C’est un cas choquant mais tristement peu probable d’être unique alors que les raids innombrables sur les villages terrifiés sont maintenant un événement nocturne en Afghanistan. Le plus jeune avait 11 ans. Avant d’avoir pu reprendre notre souffle, le New York Times a continué par un compte rendu de soldats US lançant du chocolat de leur convoi afin d’exciter des enfants dans la rue. Une foule s’était rassemblée au moment où un des soldats a pensé qu’il serait drôle de lancer une grenade avec le chocolat. Quatre enfants furent tués, avec un grand nombre de mutilés.

Au moins sous l’empereur Bush II, les envahisseurs prétendaient qu’ils comprenaient qu’il était mal de viser délibérément des civils. Cela a totalement changé sous l’empereur ‘pas de changement’ ; l’ordre est maintenant de tuer quiconque est en vue. En une seule semaine à la mi-janvier, les forces des États-Unis et de l’OTAN ont été déployées pour « pacifier les indigènes » en ouvrant le feu avec leurs « armes de Jésus » lors de deux manifestations différentes par des Afghans non armés, pendant que des drones Predator tiraient des missiles dans une foule de « suspects » dans une troisième manifestation. La vengeance étasunienne contre les Talibans à cause du 11/9 a nourri la vengeance étasunienne contre les Afghans pour oser résister.


Fabriqué en Israël

Nous n’avons pas été surpris d’apprendre que ces drones sans conscience ont été d’abord développés en Israël et testés sur des réfugiés palestiniens au début des années 1980. Aujourd’hui, Israël entraîne les opérateurs potentiels de drones d’autres pays dans cette forme ‘d’art’ Hi-Tech : des soldats allemands sont les derniers clients à recevoir des instructions des maîtres, après quoi ils aideront leurs homologues britanniques et étasuniens à terroriser d’innocents Afghans.

La poursuite de l’horreur en Afghanistan est la main cachée du renseignement militaire occidental qui déplace les pièces sur l’échiquier selon ce qui est dicté par le pouls de la géopolitique :
Contre-insurrection étasunienne en action : Des hélicoptères de Blackwater transportent par air des ‘terroristes talibans’ en AfPak

Les découvertes du Daily Mail indiquent que les deux commandants militants les plus recherchés, […] rapportés au début comme ayant été blessés gravement pendant l’opération anti-militants de l’armée pakistanaise, […] ont été secrètement emmenés en Afghanistan par les membres de Blackwater (Xe-Services)

[...]

Les découvertes du Daily Mail indiquent en outre que c’est la même région où des troupes US ont quitté leur poste dans l’intention de permettre aux militants pakistanais en fuite de se regrouper.

 

Pakistan



Une année après son invasion secrète du Pakistan, Barack le Barbare a ordonné que les assassinats télécommandés soient accrus ce mois-ci, avec pour résultat un record de 123 innocents descendus au cours d’un minimum de 12 attaques de drones de la CIA. Ce nombre peut probablement être multiplié plusieurs fois alors que les statistiques publiées ne se soucient pas de tous ceux assassinés comme « insurgés ».  Un développement inquiétant pour les Pakistanais est le déploiement simultané de multiples drones : dans un incident rapporté, 17 missiles ont été tirés en quelques minutes par 8 drones. Le New York Times a rapporté « 10 militants tués au cous de ce tir au dindon. Nous ne vous croyons pas. À ce rythme, les États-Unis sont sur le chemin pour battre les 700 civils de l’an dernier mitraillés dans au moins 44 attaques de drones distinctes.

Les hommes de main locaux (du gouvernement du Pakistan) veulent participer à l’action, convaincre les États-Unis de leurs donner quelques drones et démontrer leur « bonne foi » en envoyant des avions de chasse aider les Saoudiens à assassiner les villageois yéménites. L’infrastructure sociale et physique du Pakistan continue à se détériorer à un taux alarmant avec des coupures de courant étendues se produisant au milieu d’un hiver glacé et une Justice de sa Cour Suprême réprimandant le renseignement pakistanais pour surveiller « un règne de terreur comme la Gestapo où quiconque peut entrer à l’improviste dans une maison pour capturer n’importe qui. »

Après avoir menti effrontément tout au long de 2009, le gouvernement US a admis que les célèbres armées voyous Blackwater et DynCorp opèrent au Pakistan. Plus de 600 personnes ont été explosées ou abattues au cours des trois derniers mois de 2009 ; le rythme s’est accéléré cette année avec horreur après horreur, terrorisant les villes du Pakistan.

 



Le Dr Aafia Siddiqui, citoyenne étasunienne et ses enfants ont été torturés dans le goulag Bagram de l’Amérique

L’insistance d’Obama pour que les Étasuniens « regardent vers l’avenir » à propos de poursuivre ou non  en justice pour torture les représentants officiels de l’administration Bush et sa prise de position sur la fermeture du goulag de Guantanamo ont été bien mises en évidence ce mois-ci par un porte-parole de la Maison Blanche qui a confirmé que l’escadron de la mort de Cheney est bien vivant et actif, sauf que maintenant les citoyens US sont également du gibier. Glen Greenwald explique que « les citoyens étasuniens sont maintenant placés sur une « liste noire » secrète de personnes dont le président a personnellement autorisé l’assassinat. »

Dans un exemple ahurissant de la manière dont les États-Unis sont devenus ponérisés, une scientifique du système nerveux étasunienne a été accusée de tentative de meurtre et condamnée à 20 ans d’emprisonnement par un jury à New York, fondée sur des preuves fournies par ses tortionnaires au centre de détention de Bagram en Afghanistan. Aafia Siddiqui aurait été arrêtée par les forces secrètes afghanes en 2008. Des documents contenant des formules d’explosifs et d’armes chimiques avec des notes faisant référence à des « attaques à grande quantité de victimes » à New York furent trouvés dans son sac à main. Elle a été aussi accusée de faire partie d’Al-Qaïda. Au cours d’un de ses interrogatoires (séances de torture), elle aurait supposément tiré avec un fusil sur des « agents US ». Il n’existe aucune preuve légale que le fusil qui aurait été utilisé n’ait jamais tiré. De surcroît, aucun des agents n’a été touché, bien qu’elle l’ait été. Le tribunal non autorisé l’a empêchée de parler et pour une bonne raison. Le Dr Siddiqui avait en fait été détenue et torturée au goulag de Bagram depuis 2003. Ses mots d’adieu à la salle d’audience quand le verdict a été prononcé : « C’est un verdict venant d’Israël, pas de l’Amérique. »

Irak


© Mohammed Jalil/EPA

En dehors de l’Alhamraa, un homme porte une fillette blessée

Barack peut avoir promis la fin de la « guerre en Irak », mais jusqu’à ce qu’il dénonce les cancers qui se répandent comme un incendie de forêt et le taux de mortalité infantile galopant, il est personnellement responsable du génocide continu du peuple irakien. Le gouvernement irakien, bien que déformé à la naissance, fait croître au moins un semblant de structure en intentant des procès aux Étasuniens et aux Britanniques pour leur utilisation barbare des bombes à l’uranium appauvri. Il a aussi initié la limitation des opérations de Blackwater, mais au vu des événements en Irak ce mois-ci, son travail a été amputé. Il y a eu des voitures piégées dans les villes de Najaf, Samarra et Kabala, tandis qu’une série d’explosions bien coordonnés ont tué plus de 120 personnes en une semaine à Bagdad. Attendez-vous à beaucoup plus de terreur sous faux drapeau de la part des « spécialistes de la contre-insurrection »  cherchant à opposer les Sunnites aux Chiites aux Kurdes dans la période précédent les élections de mars.  Obama s’attend certainement à des troubles : les États-Unis violent encore les termes de son Accord du statut de forces (SOFA) avec l’Irak en déployant 21 000 soldats pour « empêcher une possible tension entre Kurdes et Arabes » à Kirkuk et Mosul, où n’existe pas une telle tension entre Kurdes et Arabes.

Vous souvenez-vous de l’infâme photo du détenu encapuchonné forcé de se tenir comme le Christ sur une boîte avec des électrodes fixées à chaque main ? Dans son témoignage à la Commission des Crimes de Guerre en Malaisie en 2007, le professeur Ali Shalal a raconté sa première séance d’interrogatoire aux mains d’agents israéliens et étasuniens à Abu Grahib en 2003.

La première question qu’ils m’ont posée fut, « Êtes-vous sunnite ou chiite ? » J’ai répondu que c’était la première fois de ma vie qu’on me posait cette question. J’ai été surpris par cette question, car en Irak il n’y a pas cette distinction ou différence. L’interrogateur étasunien a répliqué que je devais répondre directement aux questions et ne pas répondre à côté des questions. Puis il a dit qu’en Irak il y a les Sunnites, les Chiites et les Kurdes.

Briser l’Irak en trois sous-unités en lutte a longtemps été un but du sionisme, il est donc intéressant de noter qu’à part de l’accuser d’être un membre de la résistance irakienne, les tortionnaires du professeur Shalal l’ont accusé formellement du « délit » d’être « antisioniste et antisémite. »


L’héritage de Blair

Il est bien connu que, bien avant le 11/9, les néoconservateurs aux États-Unis ont transplanté dans la politique étrangère étasunienne le but du sionisme de partager l’Irak. Au Royaume Uni, l’Enquête Chilcot sur la guerre d’Irak, à part des critiques légères sur Tony Blair au cours d’un « cuisinage » de 6 heures, a révélé que les États-Unis et le Royaume Uni ont conspiré avant le 11/9 pour instiguer un soulèvement contre le régime de Saddam en promettant une « aide » aux dissidents (vraisemblablement de type militaire), des contrats pétroliers, des annulations de dette et des marchés commerciaux une fois qu’il aurait été renversé du pouvoir. Tout cela au nom de l’Irak « rejoignant la communauté internationale », le même euphémisme utilisé aujourd’hui pour instiguer un soulèvement contre Ahmadinejad et isoler l’Iran de la communauté internationale. Bien entendu, une fois le 11/9 arrivé, ce coup d’état contre Saddam s’était évaporé. La mission était maintenant de décimer totalement la société irakienne, d’effacer sa mémoire collective, puis le laisser subsister comme un état vassal faible dont les ressources étaient mûres pour être pillées et qui ne présenterait plus une menace à l’hégémonie régionale d’Israël.

Le but de l’Enquête était d’enterrer le crime sous une avalanche de pinaillages juridiques. Juste au moment où  Blair devait faire face au cirque des médias, le gouvernement a monté le niveau de la terreur à « grave » et Lord Hutton, qui présidait cet autre récent lavage de cerveau britannique, a placé discrètement sous scellés tous les dossiers sur le dénonciateur David Kelly pour une période allant jusqu’à 70 ans après sa mort.


© Anonyme

« Je n’ai pas de regrets » furent les mots d’adieu de Blair à l’enquête Chilcot. Et pourquoi devrait-il en avoir ? Il ne sait pas ce que le regret signifie, il est un psychopathe après tout. Il n’était pas le seul technocrate avec une vision du monde pathologique pour honorer l’enquête : Simon McDonald, le conseiller en chef de la politique étrangère de Gordon Brown, a dit que les sociétés britanniques avaient « fait assez bien » dans une récente vente aux enchères de droits du pétrole irakiens et que la Grande-Bretagne avait un accès privilégié » au gouvernement du Premier ministre al-Maliki. Et pas étonnant !  Vous avez détruit la souveraineté de ce pays, puis installé un gouvernement fantoche qui est aux ordres. Le culot du gouvernement britannique passé et présent d’utiliser cette enquête publique dans la légalité de l’invasion pour se réjouir des richesses pillées au peuple irakien pendant que des millions de personnes étaient assassinées, des millions de personnes étaient chassées de leur maison, des générations entières traumatisées par l’horreur de voir les avions britanniques réduire en pièces leurs êtres chers, les soldats britanniques violer leurs femmes, les soldats britanniques battre leurs enfants, les soldats britanniques torturer leurs grand-mères ad nauseam. Tout cela prendra une éternité à guérir.

Le régime britannique doit aux Irakiens une dette qu’il ne pourra jamais rembourser. Il opère depuis longtemps au-delà des limites de l’humanité normale, saturé de psychopathes sans conscience envers le bien-être de ses propres sujets ou de ses sujets conquis. Des trois centres de pouvoir principaux comprenant l’Axe du Mal, le Royaume Uni est le plus ancien et le plus largement responsable d’avoir créé les deux autres. Le pays le plus surveillé au monde étend la zone de guerre domestique depuis son laboratoire irlandais jusqu’au « pays », avec des drones tournant en l’air et des soldats patrouillant bientôt dans les rues d’une manière régulière.


Complot de la grippe

De la même manière que l’invasion et le génocide massif des Irakiens étaient fondés sur des mensonges, le programme de vaccination massive contre la grippe porcine était fondé sur des mensonges. Il est devenu évident que les vaccins imposés aux populations étaient plus dangereux que la grippe elle-même. Aux États-Unis, où 61 millions de personnes ont été vaccinées, le nombre total de morts dus à la grippe porcine en 2009 fut bien moindre que le nombre de morts dus à la grippe saisonnière. Environ 20 % des 11 000 morts, selon les statistiques émanant du Center for Disease Control, sont décédés après avoir été vaccinés. La traînée de destruction grandit chaque jour : il y a des histoires horribles de femmes enceintes qui font des fausses couches suite à la vaccination, une fille en Angleterre est devenue aveugle en prenant du Tamiflu et un cas d’encéphalomyélite à forte propagation résultant en des lésions cérébrales chez un garçon chinois.

Le Dr Wolfgang Wodarg, président du Comité de la Santé au Conseil européen, qualifie la pandémie de grippe porcine « d’un des plus grands scandales médicaux du siècle » et estime que les pays européens ont dépensé 2 milliards de dollars rien qu’en préparatifs d’urgence (c’est-à-dire en excluant les milliards dépensés pour les vaccins), gaspillant leurs maigres budgets de santé pour combattre une urgence sanitaire publique qui n’existe tout simplement pas :

« Les gouvernements ont conclu des contrats avec les fabricants de vaccins où ils garantissent des commandes à  l’avance et assument presque toute la responsabilité. De cette manière, les fabricants de vaccins sont assurés  de faire des gains énormes sans risques financiers. Ils attendent donc juste que l’OMS dise « pandémie » et active les contrats. »

 


© Spyraal / artchemicalmatter.com

« Monde sans nucléaire »

Des enquêtes du Conseil de l’Europe et du Parlement européen ont reconnu qu’il y avait un complot entre Big Pharma et l’OMS, alors que certains des responsables de la promotion de l’hystérie font maintenant machine arrière, admettant que la grippe porcine a été « survendue. » En la qualifiant de fausse pandémie, le Dr Wodarg a expliqué que les principales sociétés pharmaceutiques ont placé leurs gens aux postes clés de l’OMS et autres organisations influentes. Wodarg a aussi exposé comment « Le vaccin développé par Novartis était fabriqué dans un bio réacteur à partir de cellules cancéreuses, une technique qui n’avait jamais été utilisée auparavant. » Quoique prudente à critiquer l’escroquerie dans le contexte de « mauvaise gestion absolue », cette révélation publique d’une « opération massive de désinformation » et de « panique organisée » semble avoir neutralisé la pression vers des vaccinations obligatoires. Les gouvernements abandonnent leurs commandes de vaccins. Pour l’instant. Mais que faire des millions de vaccins inutilisés ? Vendez-les aux pays pauvres, bien sûr !

Simon Jenkins a écrit dans The Guardian que « la grippe porcine était aussi insaisissable que les ADM (NdT : armes de destruction massive) ; la menace réelle est le syndrome du savant fou. » Il a probablement davantage raison qu’il ne le pense :

C’est pourquoi les gens sont encore plus sceptiques des scientifiques. Pourquoi devraient-ils croire ce que disent les « experts » quand ils peuvent se tromper autant et avec autant d’impunité ? Les armes de destruction massive, les virus mortels, les radiations nucléaires, le réchauffement planétaire… pourquoi devrions-nous en croire un seul mot ? Et il n’y a qu’un pas entre ne pas croire et ne pas s’en soucier.

L’incidence complète de cette escroquerie n’a pas encore été révélée. Le système immunitaire de nombreuses personnes est maintenant plus compromis qu’il ne l’était auparavant. La propagande implacable pour imposer de force les vaccins dangereux n’a pas diminué. La campagne du H1N1 peut avoir avorté, mais le complexe médico-pharmaceutique a d’autres armes dans son arsenal, dont la plus importante est la capacité à contrôler ce qui est publié dans les journaux scientifiques. Les gens ne peuvent être autorisés à savoir que les pandémies réelles comme l’autisme sont grandement dues au thiomersal dans les vaccins. Combiné à l’effet cumulatif de la surcharge toxique de notre nourriture et notre environnement, le prochain virus pourrait être le dernier coup de pouce qui aboutirait à des pertes massives en vies humaines. À ce moment-là, les gens pourraient être trop confiants pour s’en soucier. Entre-temps, l’escroquerie porcine a laissé derrière elle des programmes de vaccination massive qui seront activés à l’initiative de la Pathocratie.


Climategate, le retour

Les mensonges sont comme des barrages qui retiennent les eaux de la vérité. Si un barrage a une fissure ou un petit trou, la pression des eaux les élargira bientôt, rendant cela encore plus difficile de réparer le dommage. Avec le temps, le barrage peut très bien s’effondrer.


© Alamy

Erreur à donner froid dans le dos : Le Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat (GIEC) a affirmé à tort que les glaciers de l’Himalaya fondraient d’ici 2035.

C’est ce qui arrive au conte de fées du Réchauffement Global. Les courriels divulgués qui nous ont donné le Climategate ont été suivis de vérités encore plus embarrassantes. Il est apparu que les pontes de la science derrière le rapport de 2007 du GIEC, qui prétendaient de façon alarmante que les glaciers de l’Himalaya pourraient disparaître d’ici 2035, ont admis que la revendication avait été prise dans un document du World Wildlife Fund (WWF), qui lui-même était basé sur un article du magazine New Scientist, publié huit ans avant le rapport de 2007 du GIEC. L’article de 1999 du New Scientist était basé sur une courte interview téléphonique de Syed Hasnain, un scientifique indien peu connu travaillant alors à l’université Jawaharlal Nehru à Delhi. Et devinez quoi ? Hasnain a admis depuis que sa revendication sur les glaciers de l’Himalaya était de la « spéculation » ; elle n’était pas appuyée sur une quelconque recherche formelle et d’ailleurs il ne se référait qu’à une partie des glaciers. Les gars, désolé pour la confusion !

Ce rapport de 2007 du GIEC est le document maintenant honteux à propos duquel les scientifiques du Climategate du CRU en Angleterre et aux États-Unis, afin de devancer les demandes sur la liberté d’information qui auraient exposé leur manipulation des faits autour de la théorie, se sont envoyés des courriels discutant de la destruction de leurs communications enregistrées concernant les données épineuses transmises au GIEC. Aujourd’hui, le Dr « spéculation » Hasnain mène l’équipe de recherche des glaciers d’un groupe de réflexion environnemental indien dirigé par le Dr Rajendra Pachauri, chef du GIEC. (Tel est le chemin que vous emprunterez dans le groupe lucratif de la Science du Climat  si vous laissez votre imagination compenser votre incompétence.)

Pourquoi jetteraient-ils donc par la fenêtre toute rigueur scientifique ? F. William Engdahl observe que cette peur des glaciers était un argument de vente majeur pour l’ordre du jour du GIEC, étant donné que la fonte de l’Himalaya implique des inondations massives en Inde, en Chine, en fait toute la région entourant le plateau tibétain. Et ils ont exploité cet argument de vente ! Vous voyez, la société dans laquelle le Dr Pachauri est directeur général et le Dr Hasnain membre supérieur du personnel, l’Energy and Resources Institute (TERI) basé à Delhi, a reçu une part substantielle d’une contribution de 500 000 dollars de la part d’une des œuvres de bienfaisance étasuniennes, la Carnegie Corporation, et avec une part dans une étude de 3 millions d’euros financée par l’U.E., accordée largement grâce à la spéculation glaciaire à effet « boule de neige » du Dr Hasnain. Cela semble être un des principaux moyens par lesquels les grands gouvernements et les grandes sociétés soudoient les scientifiques. Sous couvert de bienfaisance, d’organisations non gouvernementales (ONG), de cercles de réflexion et de groupes de recherche, ils offrent de grandes subventions pour le type de recherche ‘juste’. Cela sélectionne naturellement les scientifiques et chercheurs ‘justes’ qui sont volontaires pour prostituer la science au nom du « réchauffement global anthropique. »
Il est évident qu’un ordre du jour d’intérêts personnels et non de science a dû se trouver derrière le rapport de 2007 du GIEC quand nous considérons les erreurs mathématiques et factuelles qu’il contient. Comment les glaciers de l’Himalaya peuvent-ils rétrécir de 500 000 à 100 000 kilomètres carrés quand il n’y a que 33 000 kilomètres carrés de glaciers himalayens ?! Il déclare spécifiquement que le glacier Pindari a rétréci de 2840 mètres en 120 ans à une vitesse de 135,2 mètres par an, quand la vitesse réelle n’est que de 23,5 mètres par an.

 


© Chip Bok gocomics

De surcroît, le Dr Murari Lal, le coordonnateur en chef du chapitre du rapport sur l’Asie, a admis que la revendication sur le glacier n’avait été incluse dans le rapport que pour augmenter la pression sur les dirigeants mondiaux. Selon ses propos,

« C’était relié à plusieurs pays de cette région et à leurs sources. Nous pensions que si nous pouvions le souligner, cela impacterait les décideurs politiques et les politiciens et les encouragerait à entreprendre une action concrète.

« Cela avait de l’importance pour la région, donc nous pensions que nous devions le mettre. »

Sauf que ce n’était pas vrai, Dr Lal. Oh, nous allions oublier – vous ne vous souciez pas de cela. Le rapport du GIEC continue en déclarant incorrectement que 55 % des Pays-Bas se trouvent sous le niveau de la mer, alors que seulement 26 % des Pays-Bas se trouvent en réalité en dessous du niveau de la mer. Et puis il y a « l’Amazongate » !

Le GIEC a fait une revendication importante dans son rapport de 2007, citant encore le WWF comme son autorité : le changement de climat pourrait mettre en danger « jusqu’à 40 % » de la forêt amazonienne – aussi iconique pour les partisans du réchauffement que ces glaciers himalayens et les ours polaires. Il s’avère que ce rapport du WWF était cosigné par Andy Rowell, un militant de campagne anti tabac et pour la sécurité de l’alimentation qui a travaillé pour le WWF et Greenpeace et a contribué aux journaux britanniques écologiques les plus engagés. Rowell et son coauteur prétendaient que leurs résultats étaient fondés sur un article de Nature. Mais, il apparaît que le point central de cet article n’était pas du tout le réchauffement global mais les effets du déboisement.

Si le Climategate et le Glaciergate sont les attaques nº 1 et n° 2 contre la science du climat, voici l’attaque n° 3 :

Le programmeur informatique E. Michael Smith et le météorologue Joseph d’Aleo ont enquêté sur les manipulations des données au Goddard Science and Space Institute à l’université Columbia à New York et le NOAA National Climate Data Center à Ashville en Caroline du Nord. Ils ont trouvé que globalement les stations situées au sol pour collecter les données utilisées pour l’analyse des températures ont été systématiquement sélectionnées tout en ignorant les stations rurales et à haute altitude et en se basant seulement sur les stations situées dans les régions urbaines et côtières ; excluant de cette manière 75 % des données des stations utilisées avant les années 1990. Puisque les villes et les régions côtières sont naturellement plus chaudes, les chiffres résultants donnent l’impression que la planète s’est réchauffée au cours des dernières décennies par rapport aux décennies antérieures. Voici l’interview avec Smith et D’Aleo, à regarder absolument, où ils expliquent leurs découvertes.

http://www.youtube.com/watch?v=AsQfr7wRZsw

(Voir ici l’interview intégrale non retouchée. Pour un fichier pdf d’une introduction préliminaire de leur rapport, voir ici.)

Remarquez que l’East Anglia Institute qui était au centre du Climategate est alimenté en données par deux agences étasuniennes, la NASA et la NOAA, donc la recherche de Smith et D’Aleo placerait le « centre » de la fraude du réchauffement global chez ces deux agences gouvernementales étasuniennes. Sans être découragée, la NASA continue à nous assurer que la dernière décennie a été la plus chaude !

D’ailleurs John Coleman hôte de l’émission ci-dessus et fondateur du Weather Channel, participe au combat pour la vérité et intente un procès à Al Gore et sa bande pour avoir perpétré « la plus grande escroquerie de l’Histoire, »  la fraude du réchauffement global. Chapeau bas à John.

Maintenant voyons les faits…

Le Pôle Nord menace de se déplacer vers le Sud

Le coup de froid qui a commencé en décembre est devenu un froid record en janvier :


© PA

Des oiseaux se posent sur le quai gelé devant le quartier financier Canary Wharf à Londres – alors que les températures ont chuté au-dessous de celles de l’Antarctique.


© Xinhua

Le 4 janvier, la police armée et des cheminots déblaient la neige de la voie pour libérer un train bloqué près de Jining en Mongolie intérieure. Plus de 1400 passagers ont été évacués.

  • La neige frappe le Sud de l’Espagne pendant qu’un grand gel balaie l’Europe
  • Corée : L’hiver froid actuel précède-t-il une ‘Mini Ère glaciaire ? ‘
  • C’est l’été en Australie… et il neige !
  • La Pologne s’enfonce encore plus dans le grand froid
  • Une tempête de neige ferme les routes dans les prairies canadiennes
  • États-Unis : les précipitations de neige atteignent des records
  • Le coup de froid qui frappe l’Europe s’accompagne de températures en dessous de –34°C
  • Un snowmaggedon bloque Washington : on prédit la chute de neige la plus forte de l’histoire des États-Unis.
  • La capitale des États-Unis s’arrête à cause d’un blizzard violent

Nos compagnons terriens dans le monde des animaux ont également été affectés (les pauvres créatures n’ont jamais eu l’occasion d’aller voir le film d’Al Gore) :


© AFP

Un groupe de phoques essaie de se libérer le 11 janvier 2010 après avoir été emprisonné par la glace dans un étang d’une réserve naturelle à Yantai dans la province de Shandong au Nord-Est de la Chine.

Ce que nous trouvons le plus amusant – mais aussi dérangeant – est comment les partisans du réchauffement cherchent refuge dans le déni, le terme même avec lequel ils étiquettent les incroyants ! Ils attribuent maintenant les températures décroissantes à une « variabilité naturelle » et prétendent qu’une soudaine chute inexpliquée dans la quantité de vapeur d’eau présente dans la haute atmosphère il y a presque dix ans a ralenti substantiellement la vitesse du réchauffement. Leur dernière déclaration accuse l’influence de La Nina pour avoir dérangé les tendances de leur modèle informatique indiquant comment devrait être le climat.


© Anonyme

Il n’y a pas d’Âge glaciaire ici… Rien à voir… Parfaites conditions pour le surf.

Analysez ces commentaires bizarres de Doug Smith, un expert du climat à l’office météorologique britannique :

L’année la plus chaude enregistrée fut 1998 et certaines personnes ont prétendu que si le réchauffement global avait vraiment lieu, nous devrions avoir des années encore plus chaudes depuis lors. Ce n’est pas le cas, je l’admets. Et oui, le temps est absolument terrible à présent. Cependant, je suis sûr que les choses changeront – et nous n’aurons pas à attendre longtemps d’ailleurs…. Nos modèles informatiques indiquent que cette année n’est très probablement pas la plus chaude enregistrée. Même si ce n’est pas le cas, je suis tout à fait sûr qu’un nouveau record se produira dans les prochaines années.

C’est comme si M. Smith veut tellement le réchauffement global qu’il n’a pas d’autre choix que de fuir dans l’illusion. Maintenant, observez comment John Hirst, le météorologue en chef du Royaume-Uni, soutient que ses prédictions de temps plus chaud et d’hivers plus doux sont essentiellement correctes malgré les preuves ‘glaçantes’.

http://www.youtube.com/watch?v=X8BCnX8LIIY

Le journal britannique The Guardian est depuis longtemps un office de propagande pour les réunions folles sur le réchauffement global anthropique. Ses reportages illusoires continuent à être de plus en plus débiles à chaque nouvelle révélation scandaleuse. Il a publié un article nous avertissant d’être prêts pour une élévation du niveau de la mer de sept pieds (2 ,1 m) par suite de la fonte de la banquise, en ignorant complètement le fait que le niveau de la mer ne monte pas ; pas du tout, en réalité il descend !

Tout n’est pas perdu pour le monde de la science bien que le professeur Mojib Latif, membre du GIEC, ait prédit la nouvelle tendance du refroidissement dans un article publié en 2008. De manière similaire, le US National Snow and Ice Data Center admet que la banquise arctique estivale a augmenté de 1,059 millions de km2, soit 26 % ; depuis 2007. « Et en ce qui concerne les ours polaires ?! » s’exclament-ils. Non, leur nombre augmente au point qu’ils deviennent un problème pour les habitants du Canada.


L’exopolitique devient grand public

À mesure que la fréquence des observations d’OVNI et facteur de haute étrangeté associé augmente régulièrement chaque mois [regardez ici Our Haunted Planet (notre planète hantée) pour une liste des observations, photos et vidéos], nous avons remarqué un pic significatif dans les articles de la grande presse sur les visiteurs « extraterrestres » et d’une source en particulier : le Daily Telegraph britannique. Couvrant la conférence de la British Royal Society sur « La détection de la vie extraterrestre », les articles du Telegraph se sont abstenus de manière surprenante des caricatures petits-hommes-verts-de-Mars stéréotypées habituellement déployées pour ridiculiser les millions de témoins d’OVNI, et à la place ont soulevé assez intelligemment certaines des questions en citant la recherche des astronomes et des physiciens.

La recherche des extraterrestres devrait commencer sur Terre, pas dans l’espace, selon un scientifique

Les extraterrestres pourraient ne pas être amicaux, avertit un astronome

M. Marek Kukula, astronome public au Royal Observatory à Greenwich a déclaré : « Une partie de moi est avec les enthousiastes et j’aimerais qu’on essaye d’établir un contact préliminaire avec une civilisation plus sage et plus pacifique. »

Mais il a averti : « Nous pourrions aimer supposer que s’il existe une vie intelligente, elle est sage et bienveillante, mais bien entendu nous n’en avons pas la preuve. »

« Étant donné que les conséquences d’un contact peuvent ne pas être ce que nous espérions, alors nous avons besoin que les gouvernements et les Nations Unies soient impliqués dans toutes les discussions. »

L’article suivant a été publié en novembre. Nous ne pouvons nous empêcher de remarquer que la même image d’un Gris aux yeux d’insecte en face de ce qui semble être un écran de télé parasité a été utilisée dans l’article ci-dessus avertissant que nos voisins cosmiques pourraient ne pas venir pacifiquement.


© Getty

« Les extraterrestres sont actuellement tout autour de nous et nous observent en permanence, »
a déclaré M. Filipoy aux médias bulgares.

Les extraterrestres ‘existent déjà sur Terre’, prétendent des scientifiques bulgares

Des extraterrestres d’outre espace sont déjà parmi nous sur Terre, disent des scientifiques du gouvernement bulgare qui prétendent déjà être en contact avec une vie extraterrestre.

Un travail sur le déchiffrage d’un ensemble complexe de symboles qui leur a été envoyé est en cours, ont déclaré des scientifiques du Space Research Institute.

Ils affirment que les extraterrestres répondent actuellement à 30 questions qu’on leur a posées.

Lachezar Filipoy, directeur adjoint du Space Research Institute de l’académie des sciences bulgare, a confirmé la recherche.

Il a affirmé que les chercheurs du centre analysaient 150 crop circles dans le monde qui répondent aux questions, selon eux.

« Les extraterrestres sont actuellement parmi nous et nous observent en permanence, » a déclaré M. Filipoy aux médias bulgares.

Hummm, le Telegraph a-t-il été choisi pour la prochaine phase de divulgation contrôlée ? Un deuxième article du Telegraph a été publié le même jour :

Il est probable que les extraterrestres nous ressemblent et se comportent comme nous

Les extraterrestres pourraient non seulement nous ressembler, mais posséder nos points faibles comme l’avidité, la violence et une tendance à exploiter les ressources des autres, prétend le professeur Conway Morris.

Ils pourraient venir en paix, mais aussi rechercher un endroit pour vivre et se servir en eau, minéraux et carburant, doit-il déclarer à une conférence à la Royal Society à Londres.

 



Un vaisseau extraterrestre plane au-dessus de Manhattan dans une scène de la superproduction « Independance Day » de 1996. [Sott.net : La photo et la légende accompagnaient l’article original]

Le Telegraph n’était pas seul à couvrir la conférence. Un article de Reuters a demandé, « Sommes-nous seuls ? Nous pourrions le découvrir bientôt » avec une image d’accompagnement du film Independance Day.

« En effet, nous vivons à une époque très excitante, » a dit Martin Rees, astronome et président de la Royal Society.

Et à en juger par les 250 esprits scientifiques éminents réunis à Londres pour assister à la conférence de la Royal Society sur « La détection de la vie extraterrestre, » il n’est pas le seul enthousiaste.

La réunion qui se termine jeudi est la première dans les 350 ans d’histoire de la Royal Society à discuter des formes de vie extraterrestres.


Climat de l’espace

En ordre chronologique, voici certains des contacts les plus frappants que le cosmos a fait avec notre planète bleue au cours du mois précédent :

Il y a un type dans un bar regardant sa boisson quand…


© Mark Reis, The Gazette

Le chasseur de météorites Robert Ward tient un panneau du plafond au Red Rock Lounge,
montrant les dommages qu’il croit causés par une météorite.

Éclats de météorite au dessus de Montréal

Un météore illumine Muldoon en Alaska

Un météore bleu brillant ‘crépite’ en illuminant tout le ciel au-dessus du comté d’Orange en Californie.

Un météore au dessus du Montana ‘illumine le ciel avec une lumière bleue’

Un météore bleu brillant passe au-dessus du Maryland


©Anthony Nugnes, Silver Spring, Md.

Queue de dragon : une traînée de fumée laissée par le météore du Maryland

Une boule de feu multicolore passe au-dessus de la Pennsylvanie et du Delaware

Une météorite s’écrase dans le bureau d’un docteur en Virginie


© Linda Welzenbach/Smithsonian National Museum of Natural History

La météorite qui s’est écrasée dans le bureau d’un docteur en Virginie le 18 janvier 2010

Méduse cosmique détectée dans les aurores boréales ! Ou bien est-ce seulement la réflexion d’un satellite ?


© Per-Arne Mikalsen

M. Mikalsen a dit qu’il était impatient de découvrir ce qui a provoqué le phénomène en haut à droite de cette image.

Comme quelque chose provenant d’Armageddon : une boule de feu passe en brillant au-dessus de l’Irlande


Déchirement du voile

Le pouvoir ponérisé prospère dans l’obscurité. Par sa nature même, il a besoin des mensonges, des secrets et des demi-vérités pour atteindre ses buts. La plupart des gens avec une conscience supposent que tous les autres en ont une. Ironiquement, cela les empêche d’atteindre la conclusion logique : le bien-être de l’humanité n’est pas le souci de ceux qui règnent par l’égoïsme et qui sont préparés à détruire tous les autres pour accomplir leurs objectifs. Par leurs fruits, vous les reconnaîtrez.

L’invasion d’Haïti illustre cela sur une plus grande échelle. Aussi difficile que cela puisse être d’admettre que le gouvernement des États-Unis profitera du malheur des Haïtiens – peu importe qu’il ait provoqué un séisme pour apporter ce malheur – c’est ce que nous disent ses actions ‘sur le terrain’.

Parce qu’attribuer une conscience à des actions inhumaines inconscientes est absurde et parce que ces actions aboutissent à une tragédie et de grandes souffrances, la plupart des gens se trouvent dans l’apathie avec un sentiment d’impuissance. S’ils combattent pour quelque chose, ils dirigent invariablement leurs énergies vers des causes stériles créées par les personnes mêmes qui nous mentent. Considérez la fraude du réchauffement global. Les personnes de bonne volonté l’ont acheté vraiment, et ce n’est que maintenant que la Nature a présenté un appel au réveil qu’elles ont une chance de voir au travers des mensonges.

Il y a de l’espoir. Chaque trou minuscule dans le voile laisse passer un rayon de lumière qui change la qualité de tout ce que nous pouvons voir. C’est un processus d’apprentissage exponentiel ; plus il y a des fuites, plus notre vision s’améliore ainsi que nos chances de percer le voile encore et encore jusqu’à ce que tout l’édifice des mensonges devienne si affaibli qu’il fera face à un effondrement imminent.

La voie est libre ; agissons.

Traduction française: Équipe Signes des Temps

10/03/2010

Les sionistes démasqués restent bouche bée face à l'éloquent Michel Collon

21/02/2010

Assassinat d'un cadre du Hamas à Dubaï - Sur la trace du Mossad

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Sur cette image vidéo, on voit deux des suspects dans l’assassinat d’un cadre du Hamas à Dubaï.

 

Soupçonné d’avoir assassiné en janvier à Dubaï un cadre de la branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas et, pire que tout, d’avoir laissé des traces, le Mossad, le service secret israélien, se retrouvait hier sur la sellette.

Les médias israéliens, mais aussi d’anciens hauts responsables du Mossad, s’inquiètent de l’embarras que le meurtre de Mahmoud al-Mabhouh, le 20 janvier, risque de causer après qu’il s’est avéré que sept membres présumés du commando de tueurs se sont servis des noms d’Israéliens également détenteurs de nationalités étrangères. Le quotidien Haaretz réclame carrément la démission du chef du Mossad Méir Dagan, réputé partisan de l’action directe et des « opérations de liquidation ».

Le correspondant militaire du journal reproche au Premier ministre Benjamin Netanyahu de « n’avoir pas écouté les avertissements de ceux qui le mettaient en garde contre la prolongation de son mandat » alors que Méir Dagan est en poste depuis octobre 2002.

« Une opération réussie ? Pas si sûr », titre le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot, selon lequel « des failles sont révélées de plus en plus dans cette opération qui apparaissait au début comme un grand succès ». Mabhouh, considéré par Israël comme un important pourvoyeur d’armes du Hamas et impliqué dans le meurtre de deux soldats israéliens, a en effet été éliminé et le commando est parvenu à prendre la fuite. S’abstenant d’incriminer directement le Mossad, le journal relève toutefois que « ceux qui ont monté cette opération n’ont pas pris en considération le professionalisme de la police de Dubaï » qui a pu identifier des suspects à partir des images de caméras de surveillance.

« Grave erreur »
Pour sa part, un ancien haut responsable du Mossad, cité par la radio militaire, a estimé que le Mossad pourrait avoir commis une « grave erreur » s’il s’avère qu’il s’est servi des identités d’Israéliens, surtout sans leur consentement. Mais le ministre des Affaires étrangères a affirmé à la presse qu’il « n’y a aucune raison de penser qu’il s’agissait du Mossad israélien et pas des services secrets d’autres pays en train de faire des bêtises ». Avigdor Lieberman a également estimé que cette affaire n’allait pas porter atteinte aux relations israélo-britanniques. « Je crois que la Grande-Bretagne reconnaît qu’Israël est un pays responsable et que nos activités en matière de sécurité sont menées en vertu de règles du jeu très claires, prudentes et responsables. Nous n’avons donc aucune raison d’être inquiets ».

La presse publiait hier les photos de sept Israéliens, dont six également détenteurs de la nationalité britannique, qui se sont plaints que leurs identités avaient été usurpées.

« Je suis en état de choc. Je vais consulter le consulat britannique pour savoir ce qui se passe. C’est mon passeport, mais je n’ai pas quitté Israël », a affirmé à la radio l’un deux, Paul Kelly. Le député Israël Hasson du parti Kadima (opposition centriste), ancien responsable du service de sécurité intérieur (Shin Beth), a lui annoncé qu’il demanderait à la commission des affaires étrangères et de la défense, dont il est membre, « d’enquêter sur les usurpations d’identité » dans cette affaire. La police de Dubaï a annoncé mardi que deux suspects palestiniens, qui auraient aidé le commando, avaient été arrêtés et étaient interrogés.

 

Article original : Le Quotidien de la Réunion et de l'Océan Indien

07/02/2010

Variations dans la compassion : Haïti et Gaza

Le Grand Soir,

6 février 2010

Bouthaina SHAABAN

Akiva Eldar a écrit un article intitulé « Israel’s compassion in Haiti can’t hide our ugly face in Gaza » (« la compassion d’Israël à Haïti ne peut cacher notre laideur à Gaza » - Haaretz, 18 janvier 2010 ) dans lequel il explique la contradiction dans les campagnes de relations publiques menées par les dirigeants israéliens envers les victimes du séisme à Haïti et leur totale indifférence quant aux souffrances du peuple de Gaza dont les enfants, les femmes et les personnes âgées meurent chaque jour par manque de médicaments, de la destruction des hôpitaux et parce que les autorités Israéliennes empêchent nourriture et médicaments d’entrer à Gaza.

Larry Derfner a écrit dans le Jérusalem Post (20 janvier 2010) un article sur l’aide que les dirigeants israéliens se sont empressés d’envoyer à Haïti et qu’ils ont envoyé au Ruanda il y a quelques années – avec beaucoup d’efficacité – alors que de nombreux Israéliens ont honte des actions de leur gouvernement à Gaza. Il s’interroge sur l’écart entre l’efficacité d’Israël à porter secours dans des zones touchées par des catastrophes naturelles et son scandaleux désintérêt devant les catastrophes infligées aux civils Palestiniens par des gouvernements Israéliens successifs.

Catherine Philip a écrit une analyse (Sunday Times, 21 janvier 2010) qui explique que le gouvernement israélien a profité du désastre à Haïti pour mener une campagne de relations publiques afin de tenter de couvrir les crimes décrits dans le rapport Goldstone sur la guerre menée par Israël sur Gaza. Elle conclut que le séisme fut une catastrophe naturelle, alors qu’à Gaza, l’effondrement du système de santé, la faim et les ruines sont les résultats des actions d’Israël et ses alliés.

La vie de Palestiniens désarmés à Gaza et dans le reste de la Palestine est devenue une affaire de relations publiques. Les vies des Palestiniens n’ont aucune importance pour Israël sinon pour servir ses intérêts et améliorer son image en Occident. C’est la raison pour laquelle Israël interdit l’accès à Gaza aux journalistes, aux responsables politiques, aux diplomates et aux militants des droits de l’homme afin de cacher les conditions de vie scandaleuses provoquées par le blocus et pouvoir ainsi promouvoir ses mensonges sur sa soi-disant volonté de sauver des vies ailleurs dans le monde.

L’aide aux victimes de catastrophes naturelles est devenue l’occasion de lancer des opérations de relations publiques ou de faire avancer quelques objectifs politiques et militaires inavoués. Les gens sont toujours victimes de séismes, de catastrophes, d’occupations, d’oppressions et de terrorismes. Ils sont victimes aussi de campagnes qui profitent de ces tragédies pour atteindre d’autres objectifs qui n’ont rien à voir avec le prix, l’importance, le caractère sacré ou la dignité de la vie humaine.

A la suite de l’article du journaliste suédois Donald Bostrom sur l’assassinant de jeunes Palestiniens par l’armée israélienne pour prélever leurs organes, il y a eu d’autres articles dans les médias sur des enlèvements d’enfants Ukrainiens par des Israéliens dans le même but. Et une fois encore, des rapports documentés en provenance d’Haïti parlent de vols d’organes par des Israéliens tandis que la justice internationale reste impassible devant de telles pratiques criminelles contre une population vulnérable.

Les Etats-Unis ont profité du chaos à Haïti pour renforcer leur contrôle sur l’île. On constate que le désastre à Haïti à fourni à d’autres aussi l’occasion de manoeuvrer sur le plan des relations publiques, ou politique et militaire, et déformer les faits pour se parer de l’image positive de ceux qui luttent contre les souffrances humaines à travers le monde.

Il faut aussi noter l’absence d’initiatives du monde arabe, non seulement en termes d’assistance et de secours, mais aussi devant les tentatives d’occulter les souffrances du peuple palestinien. Nos ennemis ont utilisé la catastrophe haïtienne pour couvrir leurs crimes et limiter l’impact du rapport Goldstone et détourner l’attention du lancement de la campagne internationale de soutien au peuple palestinien.

Le grand écart entre la position officielle d’Israël envers les victimes à Haïti et sa position envers les victimes du blocus contre Gaza et de la guerre menée contre la Palestine depuis soixante ans devrait être souligné et expliqué, notamment comment Israël se précipite pour porter secours lors d’une catastrophe – au Rwanda ou à Haïti – pour mieux couvrir la catastrophe qu’il a provoqué et provoque encore chez ceux qui vivaient jadis en sécurité et en paix sur leurs terres.

La souffrance du peuple haïtien est le résultat d’une catastrophe naturelle alors que la souffrance du peuple de Gaza est la conséquence directe d’un bombardement haineux et raciste avec des bombes au phosphore lancées sur des écoles, des hôpitaux et des habitations. De même que la souffrance des habitants de Salwan et Jarrah est le résultat d’un colonialisme raciste qui considère que seuls les juifs sont humains. Cette politique est mise en oeuvre par des responsables israéliens qui croient à la suprématie raciale et au fanatisme religieux.

Jusqu’à présent, aucun discours n’a réussi à décrire et transcrire à l’opinion publique la nature de ce conflit. Une catastrophe naturelle est actuellement utilisée pour mener une campagne de relations publiques. Si cela devait démontrer quelque chose, ce serait que depuis quelques années la notion de responsabilité est en déclin et que la distorsion des faits est ce qui caractérise de plus en plus le jeu de la politique.

Alors les tragédies s’amplifient et les souffrances durent plus longtemps parce qu’il devient de plus en plus difficile de percevoir la réalité des choses. Comme conséquence de tous ces calculs politiques, le simple fait de permettre aux gens qui se sentent concernés de comprendre ce qui se passe devient l’objet de marchandages.

C’est ainsi que les officiels américains et les médias peuvent parler des devoirs des Palestiniens et des devoirs des Israéliens dans le processus de paix, en oubliant que les Palestiniens sont prisonniers d’une occupation raciste et soumis à une punition collective et un génocide, tandis que les autres se livrent à des campagnes de propagande pour empêcher toute justice et la réalisation des aspirations légitimes d’innocents qui veulent simplement vivre libres et dans la dignité. Alors la prochaine fois que vous entendrez ou lirez « les deux camps » ou entendrez des officiels occidentaux parler des devoirs des « Palestiniens et des Israéliens », soyez conscients de la confusion délibérément entretenue entre tueurs « Israéliens » les victimes « Palestiniens ».

Ce que chacun d’entre nous peut faire à son niveau, c’est défendre la dignité humaine et ignorer toute propagande produite et diffusée par les ennemis de la justice et des droits de l’homme.

Bouthaina Shaaban

ARTICLE ORIGINAL
http://www.counterpunch.org/shaaban01262010.html

Traduction Le Grand Soir

16/11/2009

Un rabbin colon publie le guide pour tuer des non-Juifs

Quand est-il permis de tuer des non-Juifs ? Le livre Torat ha-Melekh [L’enseignement du roi], qui vient d’être publié, a été écrit par le rabbin Yitzhak Shapira, doyen de la yeshiva Od Yosef Hai dans la communauté de Yitzhar, avec un autre rabbin de la yeshiva, Yossi Elitzur.


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Pour l’extrême-droite juive, fondamentaliste et raciste, il n’y a pas d’âge pour apprendre
à massacrer son prochain, pour peu que l’on bénéficie d’une dérogation divine.

 

Le livre ne contient pas moins de 230 pages sur les lois concernant le meurtre de non-Juifs, une sorte de guide pour quiconque se pose la question de savoir si et quand il est permissible de prendre la vie d’un non-Juif.

Quoique le livre ne soit pas vendu par les grands distributeurs, il a reçu de chaudes recommandations par des éléments de la droite, y compris les recommandations de rabbins importants tels que Yitzhak Ginsburg, Dov Lior et Yaakov Yosef, qui sont imprimées au début du livre. Le livre est distribué via Internet et par la yeshiva, et actuellement le prix de lancement est de 30 shekels l’exemplaire. À la cérémonie commémorative qui s’est tenue ce week-end à Jérusalem pour le rabbin Meir Kahane, tué il y a 18 ans, des copies du livre furent vendues.

Au long du livre, les auteurs traitent en profondeur des questions théoriques de la loi religieuse juive concernant le meurtre de non-Juifs. Les mots « Arabes » et « Palestiniens » ne sont pas mentionnés même indirectement, et les auteurs prennent soin d’éviter de faire des déclarations explicites pour qu’un individu applique la loi de ses propres mains. Le livre contient des centaines de sources de la Bible et de la loi religieuse. Il inclut des citations d’Abraham Isaac Kook, un des pères du Sionisme Religieux, et du rabbin Shaul Yisraeli, un des doyens de la yeshiva Mercaz Harav, la citadelle du Sionisme national-religieux située à Jérusalem.

Le livre débute par une interdiction du meurtre de non-Juifs et la justifie, entre autres choses, au motif de prévenir l’hostilité et toute désacralisation du nom de Dieu. Mais très rapidement, les auteurs passent de l’interdiction à la permission, aux diverses dérogations pour faire mal à des non-Juifs, la raison centrale étant l’obligation de faire respecter les sept lois Noahides, que chaque être humain sur terre doit suivre. Parmi ces commandements se trouvent les interdictions du vol, de l’effusion de sang et de l’idolâtrie. [Les sept lois Noahides interdisent l’idolâtrie, le meurtre, vol, les relations sexuelles illicites, le blasphème et la consommation de la chair d’un animal vivant, et exige des sociétés l’institution de lois justes et de cours judiciaires].

« Quand nous approchons un non-Juif qui a violé les sept lois Noahides et que nous le tuons par souci de faire respecter ces sept lois, aucune interdiction n’a été violée », déclare le livre, qui souligne que tuer est interdit sauf si c’est effectué par obéissance à la décision d’une cour. Mais plus loin, les auteurs limitent l’interdiction, notant qu’elle ne s’applique qu’à un « système approprié concernant les non-Juifs qui violent les sept commandements Noahides ».

Le livre inclut une autre conclusion qui explique qu’un non-Juif peut être tué même s’il n’est pas un ennemi des Juifs. « Dans toute situation où la présence d’un non-Juif met en danger des vies juives, le non-Juif peut être tué même si c’est un Gentile vertueux pas du tout responsable de la situation qui a été créée », disent les auteurs. « Quand un non-Juif aide un meurtrier de Juifs et cause la mort de quelqu’un, il peut être tué, et dans tous les cas quand la présence d’un non-Juif pose un danger à des Juifs, le non-Juif peut être tué ». Une des dérogations pour tuer des non-Juifs, d’après la loi religieuse, s’applique dans un cas de din rodef [la loi du « poursuivant » d’après laquelle celui qui suit un autre avec une intention meurtrière peut être tué de manière extrajudiciaire] même si le poursuivant est un civil. « La dispense s’applique même quand le poursuivant ne menace pas de tuer directement, mais seulement indirectement », indique le livre. « Même un civil qui vient en aide à des combattants est considéré comme un poursuivant et peut être tué. Quiconque assiste l’armée des malfaisants d’une quelconque manière renforce les meurtriers et est considéré comme un poursuivant. Un civil qui encourage la guerre donne au roi et à ses soldats la force pour continuer. Par conséquent tout citoyen de l’État qui s’oppose à nous qui encourage les soldats combattants ou exprime de leurs actions une satisfaction est considéré comme un poursuivant et peut-être tué. Pareillement, quiconque affaiblit notre propre État par la parole ou par une action similaire est considéré comme un poursuivant ».

Les rabbins Shapira et Elitzur déterminent qu’on peut aussi faire du mal à des enfants parce qu’ils sont des « entraves ». Les rabbins écrivent ce qui suit : « Entraves - on trouve souvent les bébés dans cette situation. Ils bloquent le chemin du secours par leur présence et le font complètement de force. Néanmoins, ils peuvent être tués parce que leur présence aide le meurtre. Il est justifié de tuer des bébés s’il est clair qu’ils grandiront pour nous nuire, et dans une telle situation on peut leur faire du mal délibérément, et pas seulement pendant le combat avec des adultes ».

De plus, les enfants du meneur peuvent être touchés pour faire pression sur lui. Si l’attaque des enfants d’un mauvais chef va l’influencer pour qu’il ne se comportent pas méchamment, on peut leur faire du mal. « Il vaut mieux tuer les poursuivants que tuer d’autres », déclarent les auteurs.

Dans un chapitre intitulé « Mal délibéré à des innocents », le livre explique que la guerre est dirigée principalement contre les poursuivants, mais ceux qui appartiennent à la nation ennemie sont aussi considérés comme ennemis parce qu’ils assistent des meurtriers.

La rétorsion a aussi une place et une fonction dans ce livre des rabbins Shapira et Elitzur. « Pour vaincre les ennemis, nous devons nous comporter envers eux dans un esprit de représailles et de mesures pour mesures », écrit-il. « Les représailles sont absolument nécessaires pour que cette méchanceté ne vaille pas le coup. Par conséquent, parfois nous faisons des actes cruels pour créer le bon équilibre de la terreur ».

Dans une note de bas de page, les deux rabbins écrivent d’une manière qui semble permettre à des individus d’agir par eux-mêmes, hors de toute décision du gouvernement ou de l’armée : « Une décision par la nation n’est pas nécessaire pour permettre de verser le sang du royaume du mal », écrivent les rabbins. « Même des individus de la nation attaquée peuvent les frapper ».

À la différence des livres de loi religieuse publiés par les yeshivas, cette fois-ci les rabbins ont ajouté un chapitre contenant les conclusions du livre. Chacun des six chapitres est résumé en points principaux de plusieurs lignes, qui exposent, entre autres choses : « Dans la loi religieuse, nous avons trouvé que les non-Juifs sont généralement suspects de verser le sang juif, et dans la guerre, cette suspicion devient bien plus grande. On doit considérer de tuer même des bébés, qui n’ont pas violé les sept lois Noahides, à cause du danger futur qui sera causé s’ils sont autorisés à devenir aussi mauvais que leurs parents ».

Même si les auteurs prennent soin, comme indiqué, d’utiliser le terme « non-Juif », il s’en trouvera certainement pour interpréter la nationalité des « non-Juifs » responsables de mettre en danger le peuple juif. Ceci est renforcé par la brochure « La voix juive » publiée sur Internet depuis Yitzhar, qui commente le livre : « Il est superflu de faire remarquer que nulle part dans le livre il n’est écrit que les déclarations ne concernent que les non-Juifs d’autrefois ». Les éditeurs de la brochure n’ont pas oublié une remarque cuisante en direction des services de sécurité (GSS), qui se donneront certainement la peine de se procurer une copie. « Les éditeurs suggèrent au GSS qu’ils attribuent le prix de la sécurité d’Israël aux auteurs », déclare la brochure, « qui ont donné aux enquêteurs le choix de lire les conclusions résumées sans avoir besoin d’une étude du livre entier en profondeur ».

Un étudiant de la yeshiva Od Yosef Hai à Yitzhar a expliqué d’où, de son point de vue, les rabbins Shapira et Elitzur ont tiré le courage de parler si librement sur un sujet tel que le meurtre de non-Juifs. « Les rabbins n’ont pas peur de poursuites parce que dans ce cas, Maimonides [le rabbin Moses ben Maimon, 1135-1204] et Nahmanides [rabbin Moses ben Nahman, 1194-1270] devraient être aussi traînés en justice, et de toute façon, ceci est une recherche sur la loi religieuse », a dit l’étudiant de la yeshiva. « Dans l’État juif, personne n’est ainsi en prison pour avoir étudié la Torah ».

* Note du traducteur : Ces interprétations religieuses ont été traitées de manière détaillée dans : Israel Shahak et Norton Mezvinsky, « Jewish Fundamentalism in Israel », Pluto Press (1999).

9 novembre 2009 - Vous pouvez consulter cet article en anglais sur http://didiremez.wordpress.com/2009...


Article français : Info Palestine, traduction : JP Bouché

25/10/2009

Détenus palestiniens en Israël : le cas de Mohamed Othman

Mohamed Othman

Mohamed Othman

 

Détention sur simple soupçon : Israël a incarcéré plus de 300 Palestiniens sans procès équitable. Beaucoup des détenus sont isolés, interrogés pendant des heures sans recevoir la moindre information sur le matériel à charge présumé. Le gouvernement de Jérusalem bloque toutes les critiques venant de l’étranger.

La cellule ne mesure que quelques mètres carrés et est dépourvue de fenêtre. Sur le sol il y a un matelas, à côté, des toilettes « à la turque » : c’est ainsi qu’on désigne les trous dans le sol de la cellule où les détenus doivent satisfaire les besoins naturels.

Mohammed Othman [militant palestinien pour les droits de l’homme et défenseur de la campagne civile non violente de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) - ndlt] est détenu depuis près d’un mois au Centre de détention Kishon dans le nord d’Israël, mais ce qu’on lui reproche, ni ses avocats ni lui ne le savent. Mohammed Othman se trouve en « détention administrative », en hébreu "Maazar Minhali", tout comme environ 335 autres Palestiniens.

Selon l’organisation pour les droits de l’homme Betselem, plus d’un tiers de ces « détenus administratifs » sont emprisonnés depuis plus de six mois, un tiers d’entre eux depuis plus d’un an et huit pour cents d’entre eux le seraient depuis au moins deux ans. L’armée israélienne confirme ces chiffres tout en soulignant qu’ils n’ont pas été actualisés depuis des années.

Israël se définit à juste titre comme la seule démocratie du Proche-Orient, mais la pratique de la détention administrative n’a pas grand-chose à voir avec les principes de l’Etat de droit. Ce sont des juges militaires qui décident si la détention sera prolongée - et en général ils suivent les requêtes des procureurs militaires qui eux-mêmes sont alimentés par les services secrets intérieurs, le Shabak. Le matériel à charge présumé n’est pas communiqué aux accusés ni à leurs avocats.

Ce matériel est censé être secret et ne peut être montré aux accusés et à leurs avocats « pour des raisons de sécurité », dit un porte-parole de l’armée. Il concède cependant que de tels procès militaires sont « indiscutablement sujets à caution ». En d’autres termes : tout, sauf des procès équitables.

Médiocres conditions de détention

Le tribunal militaire de Salem, dans le nord de la Cisjordanie, a déjà prolongé à trois reprises la détention de Mohammed Othman. Selon le droit israélien, un Palestinien peut être incarcéré pendant 90 jours sans inculpation, puis un juge de la cour d’appel militaire peut encore prolonger cette détention de 90 jours.

Enfin le tribunal militaire a statué sur le cas Othmann lundi dernier. Le juge Elijahu Nimni n’a pas adhéré aux 23 jours d’interrogatoire supplémentaires demandés par les services secrets, mais il a accepté une prolongation de dix jours. Selon les avocats d’Othman, le juge Nimni a dit que ces dix jours étaient nécessaires pour clarifier la « suspicion » contre le Palestinien. Libérer Othman serait un risque pour la sécurité.


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Transfert de prisonniers palestiniens en Israël, sous la garde de flics et de chiens - Photo : Reuters


L’organisation Addameer lui a fourni des avocats. Othman, 33 ans, s’est plaint à eux des mauvaises conditions de détention. Il a subi des interrogatoires pendant des heures, le pire a été le 15 octobre où il a été cuisiné de 1 heure 45 à la mi-journée jusqu’à 1 heure 20 du matin. Lorsqu’il s’endormait d’épuisement sur sa chaise, les enquêteurs lui versaient de l’eau froide sur la tête.

Vaines demandes d’information

Othman ignore toujours ce qu’on lui reproche. Il n’a été confronté ni à des données, ni à des noms ou des événements concrets, dit-il à ses avocats. Qu’y a-t-il contre lui ? C’est ce que Siegel-Online a voulu demander aux services secrets intérieurs. « Nous ne pouvons pas vous l’exposer » disait la réponse écrite. Au téléphone, à la question de la compatibilité de l’Etat de droit avec un tel manque de transparence, la porte-parole des services secrets répond : « Tout se passe conformément au droit et à l’ordre. Faites-nous confiance ! ».

Diverses ambassades occidentales ont connu les mêmes déboires. C’est en vain que la Présidence suédoise du Conseil de l’UE a demandé des informations, le motif de l’inculpation lui-même ne lui a même pas été communiqué. Avec d’autres Etats, elle proteste contre l’arrestation.

Aux dires de l’armée israélienne, la détention administrative serait appliquée contre des suspects de terrorisme. Mais justement cela paraît hautement douteux dans le cas Othman. Il a été arrêté le 22 septembre, rentrant de Jordanie en Cisjordanie par le Pont Allenby. Il revenait d’une visite en Norvège où il avait notamment rencontré la ministre des finances norvégienne Kristen Halvorsen.

 

« Pas de respect pour une protestation pacifique »

Plusieurs diplomates occidentaux se portent garants de son innocence. Othman est connu pour sa politique de stricte non-violence. Dans son village de Jayyous, il organise des protestations et des manifestations contre la construction du Mur censé protéger Israël des terroristes. Othman et d’autres militants s’opposent avant tout au tracé du Mur qui entraîne des expropriations de terres appartenant à des Palestiniens de Jayyous.

Le fait que les Israéliens aient précisément arrêté un partisan de la protestation non-violente irrite plus d’un diplomate occidental. « Beaucoup de Palestiniens y voient la preuve qu’Israël ne respecte même pas la protestation non-violente » dit un observateur étranger.

Le gouvernement de Jérusalem ne tient aucun compte des reproches. On ne sait même pas encore clairement qui porte la responsabilité de la politique des arrestations administratives. A la question de Spiegel-Online, le ministère de la Défense nous a renvoyés au bureau du Premier ministre, qui a renvoyé au ministère de la Justice qui lui-même a renvoyé au ministère de la Défense. Mais jusqu’à ce jour, il n’y a toujours aucune réponse...


Article original : Christoph Schult - Spiegel Online

Traduction de l’allemand : Marie Meert pour info Palestine

 

Site et pétition pour Mohammed Othman

25/08/2009

Israël plaque tournante d'un trafic d'organes ?

Copie d'écran de l'article du Aftonbladet

Copie d'écran de l'article du journal suédois Aftonbladet

 

Un journal suédois, Aftonbladet, vient d'accuser les soldats israéliens de kidnapper des Palestiniens, de voler et de vendre leurs organes. Sous le titre " ils pillent les organes de nos fils", ce quotidien suédois à grand tirage a consacré deux colonnes entières à cette information s'attirant bien sûr immédiatement le qualificatif "d'antisémite".

Cet article est basé et cite des témoignages de Palestiniens affirmant que de jeunes hommes en Cisjordanie et à Gaza avaient été kidnappés par l'armée d'occupation israélienne, et que leurs dépouilles avaient été rendues à leurs familles avec des organes en moins.


L'auteur de cette article, Donald Boström, a compilé des témoignages accablants de familles palestiniennes. "Nos fils sont utilisés comme donneurs d'organes involontaires" ont dit des proches de Khaled, de la ville de Naplouse avec qui Donald Boström s'est entretenu. Idem pour les oncles de Machmod et Nafes de Gaza tous deux disparu pendant quelques jours et dont les corps autopsiés ont été retournés à leurs familles.

L'auteur de l'article cite également une affaire survenue en 1992, lors de la Première Intifada. Il dit que l'armée israélienne s'était emparé d' un jeune palestinien connu pour jeter des pierres sur les soldats israéliens dans la région de Naplouse, après lui avoir tiré dessus le touchant à la poitrine, aux deux jambes et à l'estomac. Mortellement blessé son corps avait été transporté par un hélicoptère militaire à "un endroit non connu de ses proches". Cinq nuits plus tard, le corps du jeune palestinien a été rendu à sa famille enveloppé dans des draps verts d'hôpital.

"Au bruit stridents des pelles se mêlaient le rire occasionnel des soldats qui plaisantaient entre eux attendant de rentrer chez eux. Quand Bilal a été mis en terre, sa poitrine s'est découverte et cela est devenu soudain évident à la personne présente qu'on avait abusé de son corps. Bilal est loin d'être le seul qui a été enterré le corps entaillé de l'estomac jusqu'au menton et les spéculations sur les raisons de ces entailles avaient déjà commencé" écrit-t-il.

Cet article établit un lien avec une scandaleuse affaire récemment dévoilée aux Etats Unis, de l'existence d'un syndicat du crime comprenant cinq rabbins américains du New Jersey et de New York, ainsi que des fonctionnaires de l'Etat du New Jersey (le maire de la ville de Jersey, et son 1er adjoint). Ils sont accusés de blanchiment d'argent et de trafic d'organes, de même que de vente de contre façons de sacs Gucci et Prada et autres produits. Ce réseau de rabbins opérant de Brooklyn au New Jersey est accusé d'avoir blanchi des dizaines de millions de dollars via des associations de bienfaisance qu'ils contrôlaient. Les rabbins envoyaient une partie de leurs recettes à des yeshivas (écoles religieuses) en Israël liées au parti politique religieux extrémiste Shas, dirigé de facto par le rabbin extrémiste Ovadia Yosef. Ce dernier a de nombreux adeptes ici en France au sein de la communauté sioniste qui le considère comme un grand "sage".

Les autorités policières ont également découvert qu'une partie de l'argent blanchi par ces rabbins provenait de la vente d'organes humains par un rabbin orthodoxe de Brooklyn, Levi Izhak Rosenbaum. Dans cette affaire de trafic d'organes, le suspect principal du blanchiment d' argent, Rabbi Elyahu Ben-Haim oeuvrait en Israël en étroite collaboration avec le Rabbi David Yosef, qui n'est autre que le fils de ce grand "sage" Ovadia Yosef. Celui-ci s'est fait remarqué à de multiples reprises pour avoir traité les Palestiniens de noms d'oiseaux, les comparant notamment à des cafards. Ben Haim et David Yosef appartiennent à un centre d'études avancées du Talmud à Jérusalem dirigé par la famille Yosef et donc financé par cet argent sale.

Un procureur général de l'état du New Jersey a dit : " il semble que chacun voulait une part du gâteau. La corruption était largement répandue, et envahissante". Les politiciens vendaient leurs services aux rabbins qui " dissimulaient leur activités criminelles derrière une façade de droiture". L'argent blanchi venait d'Israël, via des banques suisses, puis était ensuite transféré au New Jersey.Les complices israéliens achetaient des reins en Israël pour 10 000 $ pièce de "personnes vulnérables", et puis les envoyaient à leurs associés rabbins qui les revendaient aux Etats Unis 160 000 $ pièce selon ce qu'a dit le procureur, ses propos ayant été repris par une dépêche d'AP du 25 Juillet 2009.

Levy Izhak Rosenbaum, Juif orthodoxe de Brooklyn et trafiquant en chef se considérait comme un "entremetteur". Lors d'une conversation secrète enregistrée - car ce réseau de blanchiment et de trafic d'organes avait été infiltré par une taupe du FBI - Rosenbaum s'était vanté de s'arranger pour que les reins des "donneurs" (volontaires, involontaires ?) soient compatibles avec les receveurs. " J'ai amené à un type ce que je crois être compatible pour son oncle" a-t-il dit. Rosembaum avait déjà été repéré pour trafic d'organes en 2002. Il utilisait des paysans pauvres de Moldavie ( d'où est originaire l'actuel ministre israélien des affaires étrangères d'extrême droite, Lieberman, lui même accusé d'un autre type de corruption) comme donneurs. Il leur promettait un travail aux USA puis faisaient pression sur eux pour qu'ils soient "donneurs" de reins pour des receveurs qui se faisaient passer pour des membres de leurs familles. Il lui arrivait de menacer les récalcitrants avec un pistolet. Rosenbaum montrait alors son véritable pistolet et puis mettant ses doigts en forme de pistolet, le pointait à la tête du donneur contraint. ( (Somatosphere: Science, Medicine and Anthropology. July 27, 2009, http://www.somatosphere.net/).

Certaines des transplantations utilisant les donneurs de Rosenbaum étaient pratiquées au Mount Sinai Hospital à New York. Dans des enregistrements secrets du FBI, Rosembaum disait qu'il distribuait généreusement de l'argent aux médecins israéliens, à ceux qui préparaient des visas et à ceux qui s'occupaient des donneurs d'organe dans le pays. " L'une des raisons pour laquelle c'est si cher c'est qu'il faut tout le temps verser des pots de vin" a-t-il dit ( AP 25/07/09)

Dans ce contexte, l'information publiée par le journal suédois qui s'appuie aussi sur des témoignages de familles de victimes palestiniennes est tout à fait plausible. Des soldats et milices sionistes, conditionnés à considérer les Palestiniens comme des sous humains avec la bénédiction de rabbins haineux, corrompus, peuvent s'être faits une "spécialité" de ce genre de trafic d'organes avec la complicité de médecins véreux généreusement récompensés par Rosenbaum.

 

Article original : Planète Non Violence

03/06/2009

« Pour l’amour du ciel, laissez-les geindre ! »

Les législateurs israéliens s’acharnent à rendre illégale la commémoration de la Nakbah.

Mondialisation.ca, Le 2 juin 2009

Dans le cadre de leur campagne raciste contre les Palestiniens indigènes, les législateurs israéliens s’acharnent, ces jours-ci, à rendre illégale la commémoration de la Nakbah.

Récemment, des membres du gouvernement et des députés à la Knesset ont déposé un projet de loi, qui, si (par malheur) il était adopté, criminaliserait les cérémonies de commémoration de l’holocauste des Palestiniens (en 1948) (la Nakbah) organisées par des Palestiniens détenteurs de la nationalité israélienne. De manière très significative, l’Etat juif, qui fait de la remémoration de la souffrance juive sa raison d’être, s’efforce d’interdire aux Palestiniens d’en faire exactement de même avec leur propre souffrance. 

Comme l’on sait, Israël a rayé de la carte tout indice possible et imaginable de l’existence des Palestiniens sur le terrain. Les villages, les villes, les vergers, les champs et les biens culturels palestiniens ont été éliminés très rapidement après 1948. Aujourd’hui, les législateurs israéliens poussent la guerre contre l’héritage national palestinien encore un peu plus loin. Il ne s’agit plus simplement d’expulsion physique et d’effacement des indices sur le terrain, ce n’est pas seulement une épuration ethnique à motivations racistes, accompagnée de famine provoquée, de confiscations de terres, de démolitions de maisons, de bombardements d’écoles et d’arrosage de quartiers populeux au phosphore blanc en fusion. Non, désormais, ce qu’Israël veut envahir, c’est la psyché palestinienne. Les membres de la Knesset veulent éradiquer la mémoire collective des Palestiniens. Tout du moins, formellement, ils essaient de leur dénier le droit de se souvenir.

Comme l’a fait observer Khalid Amayréh, il y a quelques jours de cela : « un député palestinien citoyen d’Israël a comparé la loi ainsi mise en débat avec – imaginons un peu – la promulgation, par l’Allemagne, d’une loi interdisant toutes les activités juives commémorant l’holocauste ». L’égalité ainsi établie entre la Nakbah et l’holocauste juif est parfaitement indiquée. Nous parlons ici de deux crimes racistes d’une ampleur colossale. Pourtant, il est parfaitement évident que, tandis que les Allemands ont su, collectivement, faire face à leur passé, l’Etat juif entre dans sa sixième décennie de déni, allié au bafouage effréné d’une population civile innocente.

A la lumière des nouvelles mesures de brutalité impitoyable israélienne, il est tout à fait intéressant d’explorer une « voix » juive « de raison ». C’est la voix, dissonante, d’une personne qui s’est levée, en protestation contre, précisément, ce projet de loi scélérate. Le Professeur Gavison, puisque c’est d’elle dont il s’agit, Israélienne, est professeur de droit à l’Université Hébraïque de Jérusalem. Elle est aussi la « présidente » de (essayez de ne pas rire) « Le Centre de la Pensée Sioniste, Juive, Libérale et Humanitaire » [The Centre of Zionist, Jewish, Liberal and Humanitarian Thought]. La semaine passée, elle a publié, sur le site online en hébreu, très populaire, Ynet (site du quotidien israélien Yediot Ahronot, ndt), un article dénonçant le projet de loi en question.

Le Professeur Gavison pense que le sionisme doit être interprété comme une entreprise humaniste et libérale (progressiste). Toutefois, un bref examen de sa pensée révèle la vérité, dévastatrice : cette professeur de Droit est totalement dépourvue de la compréhension, pourtant fondamentale, de la notion de morale universelle et/ou d’humanisme. Sa vision de la justice est singulièrement sionisée. Apparemment, elle essaie de maintenir certains clichés sionistes symboliques sépias, dans l’espoir qu’elle « raserait » son lectorat hébraïsant suffisamment pour que celui-ci n’envisage plus de contester son argumentation boiteuse.

Gavison est contre le projet de loi. Elle avance l’argument, judicieux, que la loi mise en discussion est « injustifiée, et aventureuse, car elle identifie de manière erronée les problèmes fondamentaux de notre vie publique ». Elle avance l’idée que le légalisme est la manière la moins appropriée qui soit d’affronter lesdits problèmes fondamentaux. Mais c’est, plus ou moins, ici que le Professeur Gavison perd toute sa courtoisie.

En dépit d’un départ prometteur, nul n’est besoin d’en lire beaucoup plus pour voir la prof de droit israélienne/panthère nous montrer ses immuables taches… 

Mme Gavison, à propos de la Nakba… 

« Il est, de fait, admis que le jour où la majorité juive célèbre son indépendance sur son propre territoire est le même que celui qui symbolise, pour une partie de la minorité arabe, le jour de leur désastre ». Il est, de fait, révélateur de savoir qu’en ce qui concerne le Professeur Gavison, ce ne sont pas les Palestiniens, dans leur ensemble, qui commémorent leur Nakbah comme un désastre national, mais simplement « une partie » d’entre eux. Toutefois, pour Gavison, les Palestiniens doivent s’en prendre à eux-mêmes de cet état de fait, et à nul autre qu’eux-mêmes. 

« Il faut se souvenir », dit Mme Gavison, qu’ « il pourrait fort bien en aller très différemment… ce jour aurait pu être une célébration à la fois pour les Israéliens et pour les Palestiniens, qui pourraient être en mesure de célébrer la création de deux Etats nationaux. » A ce stade, on est fondé à se demander qui Mme Gavison est-elle en train d’essayer d’embobiner ou de prendre pour des imbéciles ? Elle sait certainement que le plan d’expulsion des Palestiniens figurait en bonne place dans le plan d’action des sionistes, dès le début. « Les Palestiniens », poursuit-elle néanmoins, « ont protesté contre la résolution de partage [de la Palestine] et la conséquence de la guerre qui en a découlé fut le fait que l’Etat d’Israël a été érigé sur les ruines de la société palestinienne et sur le sol palestinien. [Résultat des courses] : beaucoup de Palestiniens sont devenus des réfugiés, et l’Etat palestinien n’a toujours pas été créé ».

On serait fondé à attendre, à ce stade, que la prof de droit israélienne, qui est aussi la « présidente » d’un institut visant à promouvoir une image d’ « humanisme juif » en vienne à la conclusion qui s’impose : il est plus que temps de ramener les Palestiniens expulsés sur leurs terres, chez eux…

Mais ne rêvez pas trop : Gavison n’est pas exactement quelqu’un que l’on pourrait qualifier d’humaniste universaliste : elle n’est simplement qu’un humaniste sioniste. La seule chose qu’elle veuille, en réalité, c’est mettre un frein à la législation en cours d’examen, qui interdit aux Palestiniens de faire leur deuil. Autrement dit, elle veut permettre aux Palestiniens d’être tristes, afin qu’ils puissent se lamenter tout leur saoul.

 La tristesse est un sentiment naturel, chez des gens qui souffrent de la sorte », avoue notre prof de droit fair-play, qui ajoute : « Nous ne devons en aucun cas nier l’histoire, nous ne devons en aucun cas l’interdire de par la loi ; le défi qui nous est lancé, c’est celui de la regarder en face ». On s’attendrait à ce qu’une telle révélation, venant d’un soi-disant humaniste, l’amènerait à reconnaître le péché originel du sionisme, et même à en assumer sa part de responsabilité…

Mais rien de tel n’arriverai. La présidente du « Centre de la Pensée Sioniste, Juive, Libérale et Humanitaire » ne rentre pas facilement dans les clous de notre notion commune de ce qu’est un humaniste. Elle est plutôt une activiste du tribalisme juif, qui s’ingénie à modeler quelque terminologie progressiste sporadique, afin de justifier un comportement constamment et grossièrement anti-éthique. Gavison ne veut nullement apporter la justice dans la région. La seule chose qu’elle demande, c’est de développer « une conscience du passé qui soit de nature, éventuellement, à produire un futur civilisé dans lequel les Arabes et les juifs vivent côte à côte » (et jamais, en aucun cas, ensemble, j’imagine bien…).  

Certes, Mme Gavison a, en effet, suffisamment de compassion pour permettre aux Palestiniens de se lamenter sur leur passé. Mais elle est manifestement rétive à l’idée d’assumer sa part de responsabilité dans les conséquences de l’appareil colonial sioniste. A l’évidence, elle préfère vaquer sur la terre palestinienne, et même l’appeler « son foyer national », plutôt que de la restituer à ses propriétaires légitimes. Plus encore que les zélotes sionistes de droite qui ont déposé le sinistre projet de loi, c’est, de fait, le Professeur Gavison, cette soi-disant « sioniste humaniste », qui incarne au plein sens du terme la brutalité et la noirceur d’Israël. Au nom du symbolisme humaniste, elle se fait le chantre de la perpétuation du crime nationaliste juif.

Le Professeur Gavison termine son article en déclarant que « le déni du passé est absurde, mais ne pas en assumer la responsabilité serait tout aussi inacceptable. Nous devons trouver des solutions qui approuvent le droit des juifs à l’« autodétermination » sur (une partie de leur) territoire national ».

J’aimerais beaucoup que notre professeur « siono-humaniste »  si pénétrée nous ouvre les yeux, afin que nous comprenions, une bonne fois pour toutes, que nous sommes sans doute assez grands pour que le professeur Gavison ou tout autre « humaniste sioniste » nous rendent assez intelligents pour que nous comprenions ce qu’il peut bien y avoir, en Palestine, qui en fasse un foyer national juif légitime ??

Lire Gavison révèle, une fois de plus, à quel point le pot-aux-roses est dévastateur : le sionisme et la pensée juive libérale n’ont qu’un rapport extrêmement lointain avec l’humanisme, l’éthique ou l’universalisme.

Pour commencer, le sionisme et l’humanisme sont des concepts antagonistes, pour la simple raison que le sionisme est une philosophie tribale entachée de racisme, alors que l’humanisme, lui, est tout entier tendu vers l’universel.


Article original en anglais : ``For God's sake, Let them be Sad``,http://palestinethinktank.com/2009/05/31/gilad-atzmon-for-gods-sake-let-them-be-sad/, le 23 mai 2009.

Traduction : Marcel Charbonnier.

01/06/2009

Qui va confronter les États-Unis et Israël ?

Paul Craig Roberts, 28 mai 2009

Bellaciao

Les grands titres disent : "Obama appelle le monde entier à confronter la Corée du Nord". Les États-Unis, a dit Obama, sont déterminés à protéger "la paix et la sécurité du monde".

Double langage, double pensée, 1984.

La Corée du Nord est un bien petit pays. La Chine par elle-même pourrait régler ce cas en peu de temps. Malgré cela, le président des États-Unis croit qu’il faut le monde entier pour confronter la Corée du Nord.

Ce dont nous sommes témoins, c’est que les gangsters de Washington sont encore à fabriquer une autre menace comme l’étaient les Slobodan Milosevic, Osama bin Laden, Saddam Hussein, John Walker Lindh, Yaser Hamdi, José Padilla, Sami al-Arian, Hamas, Mahmoud Ahmadinejad, et les malheureux détenus que l’ancien secrétaire à la défense Rumsfeld qualifiait de "700 plus dangereux terroristes au monde" et qui furent torturés pendant six ans à Gitmo pour être doucement relâchés par la suite. Juste une autre erreur, désolé.

Le complexe militaro-sécuritaire qui dirige les États-Unis avec le lobby israélien et les banquiers a besoin d’une liste interminable de dangereux ennemis pour que l’argent des contribuables continue à entrer dans leurs coffres.

Le lobby du "Homeland Security" a aussi besoin de menaces sans fin pour convaincre les Américains qu’ils doivent abandonner leurs libertés civiles s’ils veulent vivre en sécurité.

De là, la vraie question : "Qui va confronter les gouvernements des États-Unis et d’Israël?"

Qui va protéger les libertés civiles des citoyens américains et des citoyens israéliens, spécialement celles des dissidents israéliens et des citoyens israéliens d’origine arabe ?

Qui va protéger les Palestiniens, Irakiens, Afghans, Libanais, Iraniens, et Syriens des Americains et des Israéliens?

Pas Obama, et pas les chemises brunes qui dirigent présentement Israël.

La suggestion d’Obama que rien de moins que le monde entier est nécessaire pour stopper la Corée du Nord est époustouflante, mais cette suggestion n’est rien en comparaison avec la garantie d’Obama que les États-Unis vont protéger "la paix et la sécurité du monde".

N’est-ce pas la même Amérique qui a bombardé la Serbie, incluant les bureaux diplomatiques chinois et des trains de passagers, et a libéré le Kosovo de la Serbie pour le donner à un groupe de barons de la drogue musulmans du Kosovo, leur prêtant des troupes de l’OTAN pour protéger leurs opérations ?

N’est-ce pas la même Amérique qui est responsable de la mort d’approximativement un million d’Irakiens, faisant d’innombrables veuves et orphelins et faisant en sorte qu’un Irakien sur cinq se retrouve réfugié ?

N’est-ce pas la même Amérique qui empêche le reste du monde de condamner Israel pour ses attaques meurtrières sur des civils libanais en 2006 et sur Gaza plus récemment, la même Amérique qui a couvert Israël dans sa confiscation de la Palestine au cours des 60 dernières années, une confiscation qui a produit 4 millions de réfugiées palestiniens chassés de leurs maisons et leurs villages par la terreur et la violence israélienne ?

N’est-ce pas la même Amérique qui a tenu des exercices militaires dans des anciennes républiques soviétiques encerclant la Russie avec des bases de missiles ?

N’est-ce pas la même Amérique qui a fait des ruines de l’Afghanistan en bombardant le pays faisant du même coup bien des victimes civiles ?

N’est-ce pas la même Amérique qui a commencé une nouvelle et horrible guerre au Pakistan, une guerre qui dès les premiers jours a produit un million de réfugiés ?

"La paix et la sécurité du monde". "Le monde de qui ?"

À son retour de sa consultation avec Obama à Washington, la chemise brune de premier ministre israélien Benjamin Netanyahu declarait que c’était la responsabilité d’Israël d’éliminer la menace nucléaire de l’Iran.

Quelle menace nucléaire? Les services de renseignements américains sont unanimes dans leur conclusion que l’Iran n’a pas eu de programme d’armes nucléaires depuis 2003. Les inspecteurs l’Agence de l’Énergie atomique rapporte qu’il n’y a aucun signe de programme d’armes nucléaires en Iran.

L’Iran bombarde qui ? Combien de réfugiés fuyant pour leur vie l’Iran fait-il ?

La Corée du Nord bombarde qui ?

Les deux grands pays meurtriers producteurs de réfugiés sont les États-Unis et Israël. À leurs deux, ils ont tué et déplacé des millions de personnes qui n’étaient une menace pour personne.

Il n’y a pas de pays sur terre qui rivalise avec les États-Unis et Israël pour la violence barbare et meurtrière.

Mais Obama nous donne l’assurance que les États-Unis protégeront "la paix et la sécurité du monde." Et la chemise brune Netanyahu assure qu’Israel sauvera le monde de la "menace iranienne".

Où sont les médias ?

Pourquoi les gens ne sont-ils pas tordus de rire ?

31/05/2009

Entretien de Thierry Meyssan avec Paul-Éric Blanrue

 

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© Marco Pietteur Eds
Sarkozy, Israël et les Juifs est le dernier ouvrage de Paul-Eric Blanrue

 

Thierry Meyssan : Paul-Éric Blanrue, bonjour. Vous venez de publier Sarkozy, Israël et les juifs [1]. Dans votre préface, vous comparez votre travail pour la France au livre de John Mearsheimer et Stephen Walt, Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine [2]. Pourtant ces deux ouvrages ont une démarche différente : le leur cherche à préciser qui est ce lobby pro-israélien et quelle est son influence à Washington, tandis que le vôtre prend le sujet dans l’autre sens. Vous montrer comment Nicolas Sarkozy est au service d’un lobby que vous vous abstenez de désigner en détail. Pourquoi avoir choisi cet angle ?

Paul-Éric Blanrue : Bonjour, et merci de vos questions. Les deux ouvrages sont différents, en effet, mais leur ambition est au fond la même : montrer que les deux pays, qu’il s’agisse des États-Unis, pour Mearsheimer et Walt, ou de la France, dans mon cas, sont placés sous une forte influence pro-israélienne qui peut, à terme, s’avérer dangereuse pour eux. Seulement, en France, la situation n’est pas tout à fait identique à celle des États-Unis. Là-bas, l’histoire de la formation du lobby pro-israélien est telle que sa présence est avalisée par une grande partie de l’opinion, au point que ce lobby est même analysé par de grands universitaires… même si tous ne sont pas d’accord sur l’influence qu’il joue : Chomsky dénie ainsi au lobby pro-israélien son pouvoir au motif que l’idéal sioniste est diffusé à parts égales dans tous les partis et dans tous les secteurs de la société ! Outre-Atlantique, en tout cas, l’alliance avec Israël est devenu un phénomène banal depuis l’après-Eisenhower. Le secrétaire d’État est obligatoirement sioniste, par tradition si l’on peut dire. Chez nous, tout est (ou était !) différent. Je montre qu’il y a peu de temps encore, il n’y avait pas d’unanimité, au sein même des représentants de la communauté juive, sur la façon dont il convenait d’aborder Israël. Tous ne se rangeaient sous la bannière de l’État juif comme de bons petits soldats. Il y avait des résistances, y compris au plus haut niveau de leurs organisations. Souvenez-vous de Théo Klein : lorsqu’il était président du CRIF [3], dans les années 1980, il affichait une position assez modérée sur Israël, dont il annonçait qu’il ne voulait pas être considéré comme l’ambassadeur, à telle enseigne que certains de ses successeurs ont pu le désigner comme un « collabo » des Palestiniens ! Mais il y a bien davantage encore : en France, ceux que j’appelle les « réseaux pro-israéliens » se sont heurtés, jusqu’en 2007, à un gros problème : nous vivions jusqu’alors sous un régime « gaullien » (même si j’ai conscience de la rangée de guillemets qu’il faut placer pour employer ce terme si l’on songe aux circonstances de l’arrivée de François Mitterrand à l’Élysée, par exemple…) Il n’empêche : la résistance du pouvoir politique, à commencer par le Quai d’Orsay, aux revendications des réseaux sionistes était une réalité. Roland Dumas ou Hubert Védrine étaient de farouches partisans d’une position équilibrée au Proche et au Moyen-Orient. Que l’on se souvienne aussi qu’en 2003, le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, a refusé de rencontrer Dominique de Villepin, alors chef de la diplomatie française, parce que celui-ci avait fait savoir qu’il allait rendre visite à Yasser Arafat, à Ramallah ! Cette résistance est un souci que les réseaux sionistes ont réussi à surmonter depuis l’accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Seulement, à la différence des pratiques américaines, Sarkozy n’a pas été contraint de devenir « leur » homme, ni leur « valeur-refuge » : il ne s’est mis à leur service que parce qu’il en a décidé ainsi, par volonté et stratégie politiques délibérées. Après la seconde Intifida, en 2000, il s’est aperçu de la puissance acquise par le lobby pro-israélien américain. Concevant la France comme une Amérique en devenir, il a cherché à s’en faire adouber, important ici les pratiques de là-bas. Il a aussi parié sur la peur du « péril banlieue », qui, pensait-il, pouvait associer dans l’esprit des Français (juifs ou non) les immigrés (musulmans, notamment) à des terroristes en puissance. C’est une des raisons pour laquelle il a invité des policiers israéliens en France à venir expliquer à leurs collègues comment mater les troubles dans les banlieues, comme si celles-ci étaient des « territoires occupés » ! Pour ce faire, dans sa stratégie d’accession au pouvoir, il a employé le vocabulaire et l’idéologie des représentants sionistes, pour lesquels, aujourd’hui, « pro-israélien » et « juif » sont deux synonymes. C’était une manière de galvaniser l’électorat juif, qui est en France l’un des plus importants au monde, ce qui a fait dire à l’UMP Christian Estrosi, que Sarkozy était « le candidat naturel des juifs ». Or, d’un point de vue objectif et historique, je rappelle que le judaïsme est une religion tandis que le sionisme est une idéologie politique. On peut être juif et opposé au sionisme, comme l’ont été et le sont encore de nombreux rabbins ou de nombreuses personnalités d’origine juive (il existe même un site Internet où les sionistes les dénoncent à la vindicte de leur coreligionnaires !), et on peut être sioniste et non-juif, ne songez qu’à Bush ! Bref, toutes ces différences expliquent que je n’ai pas traité le problème dans mon livre comme mes deux collègues américains.

Thierry Meyssan : Vous avez pris soin de vous en tenir à des informations connues, déjà publiées et non contestées ; de ne jamais vous baser sur des scoops qui pourraient être controversés, de sorte que les éléments de votre raisonnement ne soient pas discutables. Simultanément, vous avez pris soin de déminer un à un les mots ou expressions qui provoquent des réactions épidermiques mettant fin au débat. Cette méthode prudente suffit-elle à assurer une réception raisonnable de votre travail ?

Paul-Éric Blanrue : Pour commencer, j’estime qu’un livre doit par principe reposer sur des fondements solides, afin d’être inattaquable. C’est une constante chez moi, voyez ma bibliographie qui comporte une dizaine d’ouvrages. C’est aussi une politesse que je dois à mes lecteurs, qui me lisent parce qu’ils savent que je tiens à leur apporter des informations solides. Fondateur, et président durant 10 ans, d’une association sceptique qui s’intitule le Cercle zététique (du grec zetein : chercher), j’ai mené de nombreuses enquêtes au cours desquelles j’ai toujours tenté de faire la part des choses entre les faits vérifiables et la rumeur, ou encore les mensonges. Or j’ai pu constater, au cours de ma carrière, que de nombreux « scoops » non sourcés reposent souvent sur des on-dit et sont en réalité des « bidonnages » destinés à faire un best-seller à peu de frais : aussi, je m’en méfie d’instinct. Ensuite, je ne cherche pas à déminer pour déminer. Si vous faites allusion, par exemple, au fait que je n’emploie pas l’expression « lobby juif » pour caractériser les modalités d’action des sionistes en France, c’est parce que, comme Mearscheimer et Walt, ou chez nous Pascal Boniface [4], je ne crois pas réellement à l’existence de ce prétendu lobby, qui est, selon moi, soit un abus de langage, soit un terme provocateur. Dans les deux cas, il faut l’éviter. De plus, et c’est le plus grave pour moi, il associe juifs et sionistes, deux réalités distinctes comme je l’ai déjà précisé. Vous aurez noté également que je ne parle pas non plus de « lobby sioniste », car la réalité française est différente de l’américaine, même si cette différence tend à se réduire jour après jour. Je fais la recension des nombreuses organisations sionistes, j’indique leurs points communs, leurs différences et parfois leurs contradictions : c’est la raison pour laquelle je préfère parler de « réseaux » pro-israéliens ou sionistes, ces deux derniers termes étant équivalents pour moi. Quant à savoir comment sera reçu mon travail, je l’ignore, n’étant pas Élizabeth Teissier [5]… De mon côté, en tout cas, j’aurai fait tout mon possible pour que ce livre puisse être une base de discussion raisonnable entre deux camps que tout oppose. Il faut que la situation se débloque, sinon on va droit dans le mur.

Thierry Meyssan : Vous avez déjà fait preuve de courage en abordant un sujet tabou. Ne craignez-vous pas de vous griller définitivement en répondant à mes questions ?

Paul-Éric Blanrue : Je suis ainsi fait (mon éducation catholique, peut-être) que, depuis toujours, je réponds à qui m’interroge, sans chercher à sonder son cœur ni ses reins. Plus généralement, je me garde bien de juger les gens, à commencer par ceux qui luttent contre un système qui nous écrase. Pour ma part, comme vous le savez, je n’ai jamais été ce qu’on appelle un « complotiste », mais je revendique pour tous le droit à la libre recherche et à la libre publication. Il est possible que mon livre fasse l’objet d’un black-out général, comme l’a été l’un de mes précédents ouvrages, Le Monde contre soi – Anthologie des propos contre les juifs, le sionisme et le judaïsme [6], qui n’a pas bénéficié d’une seule ligne dans les grands journaux parisiens, mais qui, bien étrangement m’a valu d’être invité au salon des écrivains du B’naï Brith ! Il faudra bien que je tente cette fois de surmonter par tous les moyens la stratégie du silence de ceux qui s’opposent à sa diffusion pour de sombres motifs. On ne peut pas vivre sous la dictature de la pensée unique sans réagir, sinon on est bon pour l’esclavage. Il est temps de dépassionner le débat et surtout d’arrêter de diaboliser les contradicteurs !

Thierry Meyssan : Votre éditeur belge, Marco Pietteur, semble surpris par la réaction de réseaux de distribution qui refusent de placer votre livre dans les librairies en France. Pourtant ce mode de censure a commencé lors de la publication de mon livre sur le remodelage du Grande Moyen-Orient, L’Effroyable imposture 2 [7]. À l’époque, plusieurs grands éditeurs ont renoncé à le publier face aux menaces des distributeurs. En définitive, Jean-Paul Bertrand et Antoine Gallimard ont dû ruser pour contourner cet obstacle. À défaut de pouvoir interdire le contenu d’un ouvrage, on en empêche la présence en librairie. Le lobby pro-Israélien est intervenu pour dissuader les grands médias de mentionner l’existence de mon livre que ce soit dans des articles ou en acceptant des publicités payantes. Ce dispositif a-t-il été actionné de la même manière pour censurer votre travail ? Et avez-vous identifié les personnes et les groupes qui l’ont actionné ?

Paul-Éric Blanrue : Pour le moment je ne peux pas dire grand-chose, car je suis dans l’action, c’est-à-dire dans la promotion de mon livre, période peu propice aux enquêtes. Disons que j’ai déjà ma petite idée sur la question, qu’il faudra que je creuse. Le temps de la réflexion viendra et alors, croyez-moi, je dirai ce que je sais. En attendant, remarquez, je vous prie, une chose étonnante : il y a un an et demi, j’écrivais avec mon ami Chris Laffaille, de Paris-Match, un livre sur le mariage de Nicolas Sarkozy avec Carla Bruni, qui s’intitulait Carla et Nicolas, Chronique d’une liaison dangereuse [8]. Déjà, je rendais compte d’un certain nombre de faits, bien que ce ne fût pas de manière frontale. Or ce livre a été classé dans les best-sellers de L’Express, a fait la une de Technikart et a été l’objet de traductions à l’étranger. À la FNAC des Ternes, pour prendre un magasin que je connais bien lorsque je suis à Paris, il faisait l’objet d’une exposition dans une vitrine entière, face à l’entrée. Aujourd’hui, pour mon nouveau livre, j’ai dû être édité en Belgique et le diffuseur de mon éditeur Marco Pietteur est tellement effrayé qu’il refuse de le diffuser en France ! Le fait est remarquable et symptomatique de l’état d’esprit qui règne ici depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Les gens sont terrifiés. On peut les comprendre. Je note avec joie que certains commencent à réagir, puisque sur facebook, un groupe s’est créé, comprenant plusieurs centaines de membres, français ou non, qui réclament que mon livre soit vendu dans les librairies françaises. Son intitulé : « Sarkozy, Israël et les juifs : le livre qui fait peur aux diffuseurs ! » C’est assez bien vu. J’engage vos lecteurs à rejoindre ce groupe de francs-tireurs. La France est-elle tombée si bas qu’on n’ose plus y diffuser un ouvrage qui sera disponible sans problème dans plusieurs pays étrangers, et qui est en voie d’être traduit dans trois langues ?

Thierry Meyssan : Vous livrez une synthèse très complète des liens unissant Nicolas Sarkozy à Israël, y compris les données biographiques et psychologiques. Cela ne vous empêche pas d’aborder ses liens avec les États-Unis. Vous avez alors choisi d’éluder ses liens familiaux avec la CIA et vous avez cité le faux courriel de la DGSE diffusé au sein des services de police l’accusant mensongèrement d’être agent du Mossad. Votre sujet d’étude ne déforme-t-il pas la réalité en se focalisant sur la subordination de Nicolas Sarkozy à l’agenda israélien et en laissant dans l’ombre les liens peut-être beaucoup plus forts encore qui le lient aux États-Unis ?

Paul-Éric Blanrue : Mon chapitre 3 s’intitule (je parle de Nicolas Sarkozy) « L’homme des réseaux américains »… Je pense donc avoir noté toute l’importance que revêtent pour lui les États-Unis. Ceci dit, vous avez raison, j’y traite essentiellement de son adoubement par le lobby pro-israélien américain, comme le American Jewish Commitee (AJC). Mais c’est le sujet de mon livre qui le veut. Un autre ouvrage serait à consacrer aux liens noués entre le président français et les États-Unis. Mais pour ma part, je voulais montrer en quoi la politique étrangère française avait changé vis-à-vis d’Israël. Sur ce point, les États-Unis, comme la France de Sarkozy, se rangent de manière quasi inconditionnelle du côté israélien, malgré des réserves de circonstance destinées à ne pas chagriner l’opinion, soucieuse du sort des Palestiniens. Or Nicolas Sarkozy est passé par les États-Unis pour aller vers Israël, et non l’inverse. On voit bien qu’aujourd’hui, alors qu’il a perdu une partie de sa crédibilité auprès d’Obama, il est toujours autant pro-israélien que durant sa campagne électorale. Lorsque, le 24 janvier 2009, la France a envoyé la frégate Germinal lutter contre les livraisons d’armes à la résistance palestinienne, à ma connaissance, les États-Unis n’ont pas joué de rôle direct : cette opération a été réalisée entre Israël, l’Égypte et la France. Par ailleurs, Sarkozy n’a pas besoin des États-Unis pour se déclarer « partisan inconditionnel de la sécurité d’Israël », même s’il est évident que ce rapprochement participe d’une « atlantisation » plus générale (envoi de troupes en Afghanistan, retour dans l’OTAN, etc.). Pour résumer, mon livre n’est en effet qu’un chapitre d’une plus grande histoire à écrire, mais je crois qu’il se situe en plein cœur du problème : nous sommes face à un renversement total des principes sur lesquels notre République est assise. C’est pourquoi il m’a semblé urgent de l’écrire. Avant qu’il ne soit trop tard pour faire machine arrière.

Thierry Meyssan : Votre livre nous remémore quantité d’événements oubliés —une information en chassant une autre dans les journaux—. Malgré l’abondance de votre documentation, votre narration est toujours agréable à lire. Mais, cette qualité littéraire n’empêche-t-elle pas de hiérarchiser les choses. Par exemple, vous évoquez en passant un lien amical avec la banque Rothschild, mais rien sur l’activité d’avocat d’affaire de Nicolas Sarkozy, ni sur François Pérol, un associé-gérant de Rothschild devenu secrétaire général adjoint de l’Élysée puis président de Natixis dans des conditions douteuses. Comment avez-vous sélectionné les événements que vous relatez ?

Paul-Éric Blanrue : Merci, tout d’abord, du compliment. Mais hélas, on ne peut pas tout dire, surtout dans un ouvrage que je destine au grand public et que j’ai par conséquent voulu « lisible » alors que la question est complexe. Notez tout de même que pour 200 pages de texte, j’ai disposé un appareil critique de quelque 500 notes infrapaginales, ce qui n’est pas courant dans l’édition française actuelle. Vous avez raison, bien sûr, de dire que les informations sont oubliées par l’opinion, et que l’accumulation de celles-ci dans les journaux, loin d’alimenter les cerveaux de nos contemporains, contribue à tasser les données dans les couches sédimentaires inférieures. Mieux encore : l’abondance d’informations (avec la prime données aux faits divers) fait oublier le sens général de l’histoire qui se déroule devant nous. J’ai donc voulu procéder à un « rafraichissement de la mémoire » de l’opinion publique, tout en organisant mon plan de manière à donner un sens à l’actualité la plus brûlante. Mon point de départ est Sarkozy, l’homme par qui la fracture arrive. Je tente ensuite d’expliquer pourquoi il en est arrivé là et pourquoi la France est dans une impasse dont il faudra bien un jour qu’elle s’extraie.

Thierry Meyssan : Dans votre dernier chapitre, vous élargissez votre sujet aux milieux culturels. Mais une trentaine de pages, c’est à la fois beaucoup pour éveiller la curiosité et trop peu pour donner une vue d’ensemble du phénomène. Pour faire vite, vous êtes obligé de traiter rapidement certaines personnalités, comme Tariq Ramadan, parce que cela nécessiterait des développements contextuels. Comme vous laissez vous lecteurs sur leur faim, avez vous l’intention d’approfondir cette question dans un autre volume ?

Paul-Éric Blanrue : J’évoque le cas de Tariq Ramadan, lors de sa confrontation télévisée avec Nicolas Sarkozy, afin de montrer comment ce dernier a intégré dans son discours la rhétorique sioniste actuelle, ce dogme bourré de dynamite qui veut que « juif = pro-israélien ». Pour le reste, je me consacre à l’essentiel : la description des réseaux sionistes français et la façon dont l’actuelle présidence répond à leurs attentes, voire les devance. Je passe en revue des cas connus et moins connus : quel est le parcours du patron de la LICRA ? Qui sont les principaux « poissons-pilotes » d’Israël en France ? Quelles associations intentent systématiquement des procès aux chercheurs indépendants qui critiquent Israël ? En quoi la loi Gayssot est-elle la clé de voûte de la dictature de la pensée unique actuelle ? Pour répondre précisément à votre question : oui, je prépare actuellement, non pas un, mais deux autres livres, qui approfondiront de manière notable ce que j’ai dit dans celui-ci. Je pense qu’ils surprendront vos lecteurs. Ce n’est qu’un début !

Thierry Meyssan : Terminons par une note plus personnelle. Au cours de cet entretien, vous avez répondu à mes questions en évoquant avec fierté votre travail antérieur. Vos premiers livres traitaient de l’histoire de la famille de France et étaient publiés par des éditeurs traditionalistes. Puis, vous vous êtes passionné pour l’étude des superstitions et vous avez créé le Cercle zététique. Enfin, vous vous êtes tourné vers des sujets d’actualité, Carla Bruni et Jérôme Kerviel. Quelle était votre démarche personnelle au long de ce parcours ? Qu’est ce qui vous motive aujourd’hui ?

Paul-Éric Blanrue : Ce qui m’intéresse, en premier lieu, c’est de pouvoir publier le résultat de mes recherches. Pour moi, tout éditeur, du moment qu’il est légal, qu’il fait correctement son travail de promotion et qu’il rémunère convenablement ses auteurs, est respectable. Comme je suis un homme nuancé et ouvert, ses idées politiques ou philosophiques ne m’intéressent pas, du moment qu’il me permet de publier ce que j’entends, sans me censurer. Vous connaissez l’adage : « publish or perish »… Un auteur n’existe qu’à travers son travail publié, lu, assimilé et commenté par d’autres. L’éditeur « tradi » auquel vous faites allusion m’a ainsi permis, il y a bien longtemps, d’éditer mes découvertes étonnantes sur le comte de Chambord (fruit d’un mémoire universitaire en histoire), ce que d’autres maisons plus classiques avaient refusé de faire pour des motifs idéologiques. Il a en revanche été incapable, à son tour pour des raisons idéologiques, de publier mes conclusions sur l’histoire du suaire de Turin, qui m’a donc été édité, d’abord, par une maison communiste en coédition avec des cathos de gauche, puis, dans une autre version, par une maison du groupe Flammarion, Pygmalion. Mon livre d’anthologie sur les propos contre les juifs a été publié, lui, par un éditeur connu pour ses collections érotiques… Mon opus sur Kerviel est paru dans une maison spécialisée dans le rock, ce qui ne m’a pas empêché d’annoncer le crise financière de septembre 2008 six mois avant les « experts » du Monde ! Bref, toute ma vie éditoriale est ainsi faite ! Je trouve tout cela amusant. On a tendance à me ranger dans la catégorie des « inclassables », à quoi je dis préférer le terme « d’irrécupérable », qui ne permet, précisément, aucune sorte de « rangement ». Bref, mes maisons d’édition varient en fonction de leur capacité à publier mes livres, c’est-à-dire en fonction de leurs propres normes idéologiques, et non des miennes. Maintenant, vous voyez, je suis contraint d’aller faire éditer en Belgique un livre qui traite de la politique française… Je suis le « Juif errant » de l’édition ! Ce n’est pas par hasard si je passe une partie de ma vie à Venise, la ville du premier ghetto, qui est aussi la cité des labyrinthes, des masques, des reflets et des miroirs cachés. Quant à mes sujets de prédilection, malgré une évolution de surface, ils ont tous un point commun : la traque des mystifications, des mensonges, des erreurs de tous ordres, abondamment diffusées dans le grand public. La véritable histoire est toujours à chercher sous le vernis de la propagande, je ne vous apprends rien. Je ne cesse donc de m’intéresser aux impostures, quelles qu’elles soient, historiques, scientifiques, politiques, idéologiques, religieuses. Pourquoi ? Parce nous vivons dedans ! Nous naissons et mourons entourés de vessies que nous ne cessons de prendre pour des lanternes. Certaines impostures sont innocentes, d’autres moins, parce qu’elles orientent nos vies et celles de nos contemporains. Avec le temps, je me suis concentré sur les affaires qui me paraissent les plus graves. Tout au long de mon existence, j’ai tenté de situer ma démarche dans les pas des Lumières : Voltaire, Diderot, d’Holbach (et le grand Casanova ! ) ont été capables d’écrire sur tous les sujets, petits ou grands, religieux ou mondains, avec le même esprit critique. Voilà ce ce que je tente, contre vents et marées, de faire à ma façon. Il est difficile de vous cacher que j’espère que les conséquences de mes livres seront comparables à celles qu’ont suscité les oeuvres des grands esprits dont je me réclame. Chaque auteur est un peu « mégalo », n’est-ce pas ? Mais s’il ne croit pas à son pouvoir de transformer les mentalités, qui le croira ? C’est en tout cas la raison pour laquelle le dernier chapitre de « Sarkozy, Israël et les juifs » s’intitule : « Pour une nouvelle nuit du 4 août », en référence à l’abolition des priviléges de la noblesse par la noblesse, en 1789. Comme Max Gallo, Dominique de Villepin ou François Bayrou, je pense que nous sommes dans une situation pré-révolutionnaire. La France va bientôt trembler. Mon livre est préventif : ceux qu’il critique sont aussi ceux qui devraient s’en inspirer. À moins qu’ils ne soient prêts à affronter un nouveau 1793 ? Mais autant l’éviter, n’est-ce pas ?

 

[1] Sarkozy, Israël et les juifs, éditions Marco Pietteur, collection « Oser dire » (mai 2009), 205 pp.

[2] Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, par John Mearsheimer et Stephen Walt, La Découverte, 2007, 500 pp.

[3] CRIF : Conseil représentatif des institutions juives de France.

[4] Voir Est-il permis de critiquer Israël ?, par Pascal Boniface, éd. Robert Laffont (2003), 239 pp.

[5] Élizabeth Teissier est une célèbre astrologue française qui fut proche de François Mitterrand.

[6] Le Monde contre soi – Anthologie des propos contre les juifs, le sionisme et le judaïsme, par Paul-Éric Blanrue, préface de Yann Moix, Éditons Blanche, 2007, 318 pp.

[7] L’Effroyable imposture 2, par Thierry Meyssan, éd Alphée-Jean-Paul Bertrand (2007), 400 pp.

[8] Carla et Nicolas, Chronique d’une liaison dangereuse, par Paul-Éric Blanrue et Chris Lafaille, Éditions Scali, 2008, 155 pp.


Article original : Voltairenet

 

 

30/05/2009

Le conseil des colons israéliens envisage d'organiser de faux attentats palestiniens

Libertés Internets

30 mai 2009

 

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© inconnu
Rien de tel qu'un bon petit attentat contre un bus pour remobiliser l'opinion en faveur des colons et faire changer d'avis Barack Obama.

 

 

[Dov Lerner - IES News Service - 28/05/2009]

Si l’arrivée au pouvoir d’Avigdor Lieberman a donné des ailes au “Bloc des colonies”, la nouvelle administration Obama à Washington ne lui plait pas du tout. La grande majorité des membres de la Yesha (conseil des colons) appelait d’ailleurs à voter pour McCain.

Jusqu’à présent la question des colonies donnait lieu à un ballet bien réglé entre Washington et Tel-Aviv. On “exigait” l’arrêt de la colonisation dans les territoires occupés, la police israélienne faisait semblant de démanteler deux ou trois cabanons en tôle sur une colline, la presse titrait “Israël a démantelé une colonie, au tour des Palestiniens maintenant de faire un effort” et le lendemain les cabanes étaient remontées… et personne ne parlait des milliers de maisons en béton qui continuent à se construire illégalement ailleurs.

Mais il semblerait qu’avec Obama la donne ait changée et que Washington ne soit plus aussi compréhensif. Et cela inquiète le petit groupe ultra-radical du bloc des colonies, qui a déjà tendance à être paranoiaque par ailleurs. Et soudain on entend beaucoup parler du général Eitan Ben Elyahu, ancien chef de l’armée de l’air israélienne, qui avait déclaré qu’il fallait fortement réduire la population arabe dans les territoires afin de créer “des réalités sur le terrain”.

En début de semaine s’est tenu une réunion rassemblant différents responsables militants des colonies de Tekoa, Yitzhar, Hebron… ainsi que des représentants de la Yesha “qui ont insisté sur le fait qu’ils étaient la à titre personnel mais feraient remonter les messages”. Le but était d’étudier les moyens de renforcer la pression sur le gouvernement Netanyahou, afin qu’il ne “plie pas devant les diktats de Washington et protège notre droit à vivre sur notre terre”. Croisant dans un café, un ami colon qui avait assisté à la réunion, il m’a permis de jeter un coup d’oeil à ses notes. C’est éclairant sur le degré de violence sectaire dans lequel les colons se sont laissés enfermer. La presse israélienne s’est d’ailleurs inquiété à plusieurs reprises sur “le danger d’un terrorisme juif”.

Au cours de cette réunion, à plusieurs reprises, l’assistance a souligné que – du fait de la réussite de la politique sécuritaire en Israël – la population était démobilisée face à la menace arabe. Pour A. L., de Tekoa, “les colons sont l’avant poste qui protège Israel. A Tel-Aviv, ils n’ont plus vu un arabe depuis 20 ans, ils ne savent pas comment ils sont. Tandis que nous, nous subissons leurs attaques tous les jours, mais personne ne fait attention à nous.”

Pour D.S., de Hebron, “il faut réveiller l’opinion israélienne, lui faire voir la réalité en face, il ne peut pas y avoir de concessions face aux terroristes. A Washington ils sont loin, ils n’y connaissent rien, ils se laissent berner par les sourires doucereux de Abbas et de ses conseillers en communication… c’est à nous de leur montrer que les arabes n’ont pas changé.”

Plusieurs participants à la réunion ont applaudi quand Y.A. de la colonie radicale de Yitzhar (qui s’est déjà plusieurs fois affronté à la police) et S.L. de Giv’at ha’Avot (où les jeunes se sont fait une spécialité d’aller harceler la population arabe) ont déclaré : “Quand on parle de nos problèmes à Tel-Aviv, ils s’en foutent, ils en ont marre de la guerre, ils veulent pouvoir aller à la plage tranquilles, sans qu’on leur prenne la tête avec nos problèmes. C’était pas comme ça avant, avant, quand les bombes explosaient dans les bus et les pizzerias, le pays nous comprenait, nous étions tous soudés face aux arabes. Il faudrait peut-être qu’il y ait à nouveau des bombes dans les bus, pour réveiller les gens.”

Les représentants de la Yesha ont souligné que le succès de la cloture de sécurité avait permis d’empêcher les terroristes de passer en Israël et qu’on ne pouvais pas attendre une campagne terroriste arabe pour unifier le pays. La cloture a crée un faux sentiment de sécurité dans la population. Les gens sont moins attentifs à nos problèmes”.

Les dernières guerres à Gaza n’ont pas eu le même effet et surtout il n’y a pas de lien avec les problèmes des colons en Judée-Samarie. “L’image fausse qui s’est crée, c’est que à Gaza c’est des fous  tandis qu’en Judée c’est des gentils. Or nous savons bien qu’il n’y a pas de différence. Un arabe est un arabe et il n’y aura pas de paix sur notre terre tant qu’il en restera un seul. Mais ça, les bonnes âmes ne veulent pas l’entendre. Peut-être que, effectivement, si quelques attentats venaient leur rappeler la véritable nature des arabes, cela pourrait faire changer d’avis les Américains.”

Le discours du représentant de la Yesha a été applaudi. Mon ami colon n’a pas eu le moindre scrupule a me raconter la réunion, avec un grand sourire. “Les choses vont bouger, tu vas voir. On va pas se laisser faire. Le Sinai et Gaza ont montré qu’avec les arabes, la moindre concession est vue comme un signe de faiblesse. On leur a donné nos terres, cela n’a rien changé. Il faut juste que les gens le comprennent et qu’on ait le courage de dire merde aux Américains. Ensuite on pourra finir le travail”.

Si j’étais vous, j’éviterais de prendre le bus ces prochains mois, en Israël. Pour ma part, j’ai décidé ce matin là, de me remettre au vélo pour aller au travail.