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26/03/2010

Relier les points : meurtre de masse en Haïti, avions fous dans les cieux. Edit Link

Éditeurs SOTT
sott.net
Mardi 9 février 2010


© Associated Press

Invasion par les faucons de pacotille : les troupes étasuniennes atterrissent sur la pelouse du palais présidentiel à Port-au-Prince après sa destruction par une frappe chirurgicale.


Cela fait un an qu’Obama est arrivé au pouvoir dans une vague d’euphorie, beaucoup espéraient qu’il les soulagerait en ces temps difficiles. Il a bien apporté l’espoir pour certains mais pas pour l’humanité. Il a bien apporté le changement, mais malheureusement pour le pire. Derrière l’image minutieusement élaborée d’un homme de paix, derrière l’apparence finement voilée des bonnes intentions, les forces des ténèbres ont utilisé la machinerie gouvernementale étasunienne comme une arme de destruction massive.

Dans le Relier les points de ce mois nous constatons comment, en un seul coup, l’empire du mal a décimé et envahi un pays de plus. La guerre environnementale et la guerre informatique sont passées au premier plan et se sont unies avec les drones tueurs sur la ligne de front de la quête menée par le Pentagone pour une domination totale. Le cadeau spécial d’Al-Qaeda pour Noël a été suivi par une vague de répliques hystériques au cours de janvier qui ont de sinistres implications à de nombreux niveaux.

Avec en toile de fond un climat polaire sur tout l’hémisphère Nord l’édifice du réchauffement planétaire est en train de s’effondrer. La collusion entre les gouvernements des grands pays et les grandes entreprises pharmaceutiques visant à nous vacciner contre une pandémie inexistante masque la seule vraie pandémie qui menace l’humanité : les psychopathes et leurs lots d’assassinats ciblés, guerres, torture, vaccins toxiques…et puis rendent l’humanité responsable de leurs conséquences. Aucun vaccin ne peut protéger nos esprits, seule la conscience de la présence de prédateurs parmi nous le peut. La « grippe porcine » semble s’être estompée, mais les porcs sont toujours parmi nous.

Si en 2010 les événements continuent à ce rythme, alors l’humanité va connaître des moments difficiles. Tenez bon pendant que nous naviguons à travers ce mois de janvier.


Haïti : Meutre & associés


La joie du Nouvel An s’est transformée en désespoir face à la longue souffrance des Haïtiens touchés par un séisme d’une magnitude de 7 parfaitement centré sur Port-au-Prince et qui l’a détruite le 12 janvier. La situation critique d’Haïti écrasé par la domination que les États-Unis exercent sur ses nations satellites avait été quasiment oubliée par un monde absorbé par le cirque médiatique de la guerre contre la terreur. Ce désastre total a fait au moins 150 000 morts et a laissé des centaines de milliers de personnes sans eau, sans nourriture et sans aide médicale. En décembre, Glen Ford a fait un point sur la politique étasunienne en Haïti sous l’ère du président du non-changement [allusion à Obama et au leitmotiv de sa campagne : le changement - NdT] :

La présidence de Barack Obama était censée marquer une nouvelle ère dans la politique internationale des États-Unis, y compris l’Amérique latine, qui s’était manifestement opposé aux provocations, à l’oppression et aux coups d’État de Georges Bush. Ce qui est apparu sous Obama n’est pas une inversion de la politique impérialiste menée sur le continent américain par les États-Unis, mais un ajustement cosmétique. Le président Obama a beaucoup moins recours à un langage belliqueux que son prédécesseur, mais il utilise tous les subterfuges et tromperies imaginables pour maintenir la domination étasunienne dans la région. Et comme tous les tyrans qui ont essuyé un revers, il tente d’instiller la peur dans cet hémisphère en s’attaquant aux pays les plus petits.

La semaine dernière le parti du président Aristide s’est vu interdire la participation aux élections législatives haïtiennes prévues en février. La commission électorale contrôlée par l’oligarchie a prétendu que le parti n’avait pas correctement rempli certains documents. En juin dernier, seulement 10 % de la population a participé aux élections dont le parti d’Aristide était exclu.

Ces deux simulacres d’élections révèlent la véritable nature de la politique menée par Obama dans les démocraties du continent américain. Partout où les États-Unis ont le pouvoir de faire dérailler le processus démocratique, ils le font, et puis ils attendent patiemment qu’une nouvelle opportunité de poignarder leurs voisins dans le dos se présente.

 


© Eduardo Munoz / Reuters

3 février, un Haïtien fait des gâteaux avec de la boue pour les vendre dans le quartier de Cité Soleil à Port-au-Prince. Élaborés à partir de terre, de sel et d’huile végétale, ces gâteaux constituaient déjà l’une des rares options possibles pour les plus démunis en Haïti même avant le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier.

Combien d’entre vous se sont posé la question que nous nous la sommes posée : « Qu’est-ce que les Haïtiens ont fait pour mériter cela ? » Ils ont été battus, maltraités, exploités et négligés depuis l’époque où les Européens ont éradiqué les autochtones pour les remplacer par des Africains enlevés dans leur pays natal et qui à ce jour sont toujours esclaves en Haïti.

Même avant le tremblement de terre, la plupart des Haïtiens n’avaient pas d’eau courante, d’électricité ou de toilettes rudimentaires. 75 % de la population vit avec moins de 2 dollars par jour, et 56 % – 4,5 millions de personnes – vivent avec moins de 1 dollar par jour. D’après l’UNICEF, le 11 janvier il y avait déjà 380 000 orphelins pour une population de 9 millions d’habitants. Le contrôle exercé par le FMI sur l’économie a décimé la production de nourriture, forçant le pays à dépendre de l’importation de céréales venant des États-Unis. Une force de « maintien de la paix » de l’ONU a pris le relais des soldats étasuniens sur place depuis 2004 date de la dernière intervention étasunienne, où Bush avait autorisé l’intervention de mercenaires entraînés par les États-Unis contre Jean-Bertrand Aristide pour avoir osé adopter des mesures mineures visant à améliorer la qualité de vie des Haïtiens. En fait, c’était le deuxième Bush à prendre cette décision. Son père était président lorsqu’Aristide fut évincé au cours d’un coup d’État fomenté par la CIA en 1991. Bien que l’ONU ait été critiquée lorsqu’elle a ignoré « les agissements de » la police nationale haïtienne (une autre promotion des escadrons de la mort entraînés par les États-Unis et œuvrant pour le compte des élites criminelles d’Haïti), l’horrible vérité est que depuis le coup d’État de 2004 l’ONU a été directement impliquée dans l’assassinat ciblé de membres du parti Lavalas dirigé par Aristide et a brisé des manifestations populaires en tuant impudemment des manifestants en plein jour

Finian Cunningham a écrit dans le Gulf Daily News:

Pouvez-vous imaginer combien de vies humaines auraient pu être sauves à l’occasion du tremblement de terre haïtien si une fraction de l’argent dilapidé dans des guerres futiles avait été investie dans le développement économique et social de ce pays ?

Bien sûr, la morale et la logique pleine de sensibilité de cette idée ne s’appliquent pas dans un monde dirigé par la politique internationale de Washington. Cela provient des impératifs et de la logique du capitalisme dominé par les États-Unis, qui nécessite que des pays comme Haïti soient maintenus dans un état de pauvreté au nom des profits d’entreprises et qui nécessitent de focaliser le peuple sur des menaces illusoires afin de dissimuler son besoin de contrôler les ressources géopolitiques (principalement énergétiques). Voilà le véritable visage du système économique que Washington et ses alliés imposent au monde. Et Haïti a retiré le masque de cet horrible visage.

Les médias occidentaux n’ont pas perdu de temps pour tenter de remettre le masque. Les Haïtiens, sous le choc, étaient encore en train de courir en tout sens, couverts de sang et de boue, à la recherche de leurs proches, lorsque les officines médiatiques (majoritairement étasuniennes) ont repris le scénario fictif utilisé à la Nouvelle-Orléans suite à l’ouragan Katrina, faisant un battage énorme autour d’imaginaires « gangs de maraudeurs armés de machettes » et « pillards » saccageant Port-au-Prince. D’après les témoins sur place, les gens étaient généralement coopératifs dans leurs efforts visant à sauver les biens qui pouvaient l’être afin d’assurer leur survie.



© AFP/Getty Images

Les casques bleus de l’ONU continuent comme avant le tremblement de terre… sauf que maintenant ils utilisent des gaz lacrymogènes à la place des balles (avec le monde entier qui regarde et tout ça).

Au milieu de toute cette souffrance, une entreprise étasunienne affrétant des paquebots a maintenu ses croisières, acheminant de riches touristes dénués de conscience vers une plage privée et une jetée détenues par cette entreprise, où les passagers ont débarqué pour une journée de farniente, de fête et de cocktails devant le coucher de Soleil. Que de volonté faut-il pour ignorer l’océan de souffrances juste derrière les clôtures électrifiées et les gardes armés protégeant votre « petit coin de paradis ». Le croisiériste Royal Caribbean, qui a acheté cette plage grâce au pouvoir de persuasion de Bill Clinton, l’a baptisée « Labadee® », en mémoire du Marquis de Labadie, propriétaire d’esclaves qui s’établit en Haïti au XVIIe siècle. Par conséquent, il n’est pas étonnant que ni le croisiériste ni ses clients n’aient ressenti la moindre crise de conscience – dans la mesure où il est juste naturel que les psychopathes et les esclavagistes modernes par procuration s’identifient à leurs ancêtres.

Le lendemain du tremblement de terre des médecins cubains étaient sur les lieux, les Gazaouis frappés par la pauvreté ont donné ce qu’ils pouvaient, la Chine a envoyé des équipes de secours d’urgence, tandis que la plus grande démocratie de la planète envoyait des scientologues, des bibles audio alimentées par énergie solaire (qui peuvent « diffuser les saintes Écritures en Créole haïtien à plus de 300 personnes à la fois ») et des armes. Des tas de grosses armes. Nous savions ce qui se profilait lorsqu’il est apparu que la flotte de navires de guerre, de porte-avions et d’hélicoptères étasuniens étaient remplis d’armes et de munitions, et non pas de nourriture, d’eau ou de médicaments dont le besoin était si pressant. Sûrement seul un cerveau psychopathique pourrait envoyer 10 000 soldats dans ce cauchemar ? Le gouvernement français a élevé la voix lorsque les soldats étasuniens « ont sécurisé » le principal aéroport d’Haïti et ont commencé à détourner les appareils qui apportaient de l’aide. Tout à coup l’empire étasunien a envahi et occupé un pays de plus (encore un autre). Pour couronner le tout, l’ONU a envoyé 3 500 forces de « maintien de la paix » supplémentaires pour éviter que les Haïtiens ne s’organisent pendant cette période flottement du pouvoir. Avec l’aide humanitaire bloquée à l’aéroport Toussaint [aéroport de Port-au-Prince – NdT] et les rues couvertes de cadavres en putréfaction et des bâtiments penchant précairement, une forte réplique d’une magnitude de 6.1 a renforcé la terreur parmi les survivants.

La destruction des coupe-gorges de Port-au-Prince a révélé les brutales répercussions de 100 ans de domination étasunienne par procuration. Les enfants discrètement vendus à des familles plus riches en échange d’argent et d’une promesse qu’il sera élevé dans un environnement plus confortable sont localement connus sous le nom de Restaveks (du français « rester avec »). Invariablement, ils finissent esclaves – souvent ils se retrouvent littéralement enchaînés dans la demeure de leur maître – et traités comme des animaux. Avant le tremblement de terre, le nombre d’enfants esclaves était estimé à 300 000 à ajouter aux 400 000 orphelins. Désormais une campagne d’adoption gratuite ouverte à tous s’organise tandis que l’UNICEF estime qu’un million d’enfants supplémentaires ont perdu leurs parents. Avec un gouvernement haïtien quasiment absent, les gouvernements étrangers et les agences internationales d’adoption ont transféré par avion depuis Haïti vers les pays occidentaux, principalement les États-Unis, des enfants kidnappés dans des camps, des centres médicaux et des refuges. Il s’agit d’une pratique totalement illégale puisque les conventions internationales imposent une période minimum de deux ans pour que les parents réclament leurs enfants suite à un désastre. La voie est grande ouverte pour que les prédateurs de tout genre fassent un festin sur le compte d’un pays traumatisé et rempli d’enfants perdus. Nombre d’entre eux seront vendus pour la somme dérisoire de 50 dollars et deviendront des Restaveks ou des enfants prostitués destinés au commerce sexuel dans les Caraïbes et au-delà.



© Nicolas Garcia/AP
Les agences de l’ONU en Haïti ont entamé une campagne de vaccinations multiples, apparemment pour prévenir d’éventuelles épidémies…

D’ores et déjà un groupe de 10 étasuniens appartenant à New Life Children’s Refuge, une organisation basée dans l’Idaho, a été pris en train de faire passer illégalement 33 enfants à travers la frontière entre Haïti et la République Dominicaine, où il projetait de placer 100 enfants dans un « orphelinat » qui n’est même pas encore construit. Le groupe prétendait que les enfants qu’il avait trouvés étaient abandonnés, mais lorsqu’ils ont été auditionnés, certains des enfants ont déclaré que leurs ravisseurs avaient téléphoné au domicile de différentes personnes et qu’ils avaient offert de prendre les enfants que leur famille ne pouvait nourrir. Les dangers que courent ces enfants sont illustrés par la récente inculpation dans le Connecticut de Douglas Perlitz, fondateur du Projet Pierre Toussaint, accusé d’avoir attiré au moins 18 enfants avec des cadeaux et puis de les avoir agressés sexuellement dans une école qu’il a établie en Haïti.

Les forces étasuniennes ont pris le contrôle des vestiges du palais présidentiel, de trois autres aéroports du pays et ils ont mis en place un blocus naval d’Haïti empêchant les gens de fuir par la mer. Par-dessus le tout, Obama a déployé 10 000 troupes supplémentaires. Où trouve-t-il tous ces soldats disponibles ? L’armée étasunienne n’est-elle pas en manque d’effectifs avec les aventures coloniales qu’elle mène dans d’autres régions ?

Ce n’est pas la première fois au cours de l’Histoire récente que cela se produit. Trois ans de dictature militaire suivirent le coup d’État de 1991 avant que l’ « humanitaire » président Clinton, envoie 20 000 soldats étasuniens de « maintien de la paix » en Haïti en 1994. Comme Michel Chossudovsky l’explique, « l’intervention des militaires étasuniens n’était pas destinée à rétablir la démocratie. Bien au contraire : elle fut décidée afin de prévenir une insurrection populaire contre la junte militaire et ses acolytes néolibéraux. »

Quel sens de l’humour nauséabond a conduit Obama à envoyer Bush II et Clinton en tant qu’ « envoyés humanitaires spéciaux » dans un pays couvert de ruines largement dues aux actions autorisées par ces deux mêmes psychopathes pendant la dynastie qu’ils ont partagée à la barre figurative du navire impérial. Les sous-traitants du Pentagone et les capitalistes du désastre se sont alignés derrière la prise de contrôle militaire, offrant « des escortes armées pour les cargaisons » et « la fin des menaces majeures » dues aux « pillards » et à « l’agitation des travailleurs », tandis que le déploiement des 100 000 maisons mobiles remplies de formaldéhyde ayant accueilli les rescapés de Katrina était sérieusement envisagé.


© Inconnu
Êtes-vous des agents de Blackwater déguisés ? Les forces d’occupation étasuniennes patrouillent dans Port-au-Prince

Et que faisait donc l’armée israélienne en Haïti ? Se pourrait-il que l’État fasciste d’Israël ait réellement voulu aider des êtres humains dans le besoin ? Israël a mis en place des hôpitaux de campagne spécialisés dans les soins d’urgence et équipés d’appareils médicaux de haute technologie afin de réaliser des interventions chirurgicales deux fois plus vite, ce qui a amené le quotidien israélien Maariv à se réjouir du désastre haïtien qui est « une bonne chose pour les Juifs. »

Les médias occidentaux ont suivi en louant la généreuse réaction israélienne, obérant soigneusement le comportement des troupes israéliennes « à la maison » : à Gaza et dans les territoires occupés, où les interventions chirurgicales pratiquées par l’armée israélienne sont notoirement efficaces.

Comme si tout cela n’était pas assez sinistre, la CIA a introduit sa singulière technique dépourvue de conscience permettant le contrôle des foules : des drones surveillant les cieux au-dessus de la zone de la catastrophe, tandis que l’USAID qui constitue son organisation sœur à « façade amicale » a pris le commandement de la distribution de nourriture, ordonnant à un moment aux soldats étasuniens d’interrompre la remise des rations tant qu’elles ne respecteraient pas les « procédures opérationnelles ».

Quel scénario l’armée et les services secrets étasuniens suivent-ils ici ? Il s’agit d’un scénario très particulier préparé à l’avance : Un « plan de crise suite à une catastrophe » en Haïti avait été envisagé par l’armée étasunienne la veille du tremblement de terre. Il se trouve que la DISA, l’Agence des systèmes d’information de défense du Pentagone (Defense Information Systems Agency) était dans les locaux du Centre de commandement américain Sud (U.S. Southern Command) basé à Miami afin de mener une « simulation » consistant à apporter de l’aide à Haïti suite à un cyclone. Le lendemain se produisait le tremblement de terre, et le commandement Sud décida d’appliquer « en vrai » le système de réponse militaire intégré qu’il était censé « tester ». Cela vous rappelle quelque chose ? L’opération Vigilant Guardian du 11 septembre ? Les exercices dans le métro londonien le 7 juillet ?

L’imposante et hautement coordonnée réponse militaire des États-Unis fait sens si un seul « changement » était nécessaire pour mobiliser 20 000 soldats, un porte-avions, le navire-prison USS Bataan, des drones de la CIA, et une grande variété d’équipements de haute technologie dans ce qui constitue immanquablement un plan d’invasion sophistiqué. D’autres révélations aggravent les sinistres implications de l’ « exercice » du Pentagone. Le général de corps d’armée Ken Keen, sous-directeur du commandement américain Sud, a pris un vol pour Port-au-Prince le 12 au matin et à 17 h 00, au moment où le tremblement de terre s’est produit, il était dehors avec toute son équipe d’officiers à l’exception d’un seul. Keen supervise désormais les opérations militaires étasuniennes en tant que commandant du corps expéditionnaire conjoint en Haïti. Selon le Times, le gouvernement britannique a retiré ses navires situés dans les Caraïbes une semaine seulement avant le tremblement de terre, ceci étant « la première fois depuis le XVIIe siècle que la Royal Navy connait une absence significative dans cette région. » La petite île d’Haïti héberge la 4e plus grande ambassade au sein de l’empire étasunien, une forteresse gigantesque faite pour résister aux tremblements de terre et déménagée loin de la ville après le coup d’État de 2004. La nouvelle « ambassade » se trouve désormais dans la banlieue de Tabarre, située comme par hasard à proximité de l’aéroport international Toussaint Louverture


© Daryl Cagle

Pour quelle raison les États-Unis pourraient-ils vouloir une telle ambassade ? Hugo Chavez connaît la réponse : Haïti offre aux États-Unis une position stratégique idéale pour lancer des attaques contre le Vénézuéla. Entourée par les bases étasuniennes de Guantanamo et Puerto Rico, l’île d’Hispaniola fournit aux États-Unis la plateforme de lancement nécessaire à ses aventures impériales en Amérique Latine. À l’instar de la plupart des autres gouvernements, Chavez sait probablement que le tremblement de terre a été délibérément provoqué suite aux ordres des pouvoirs en place qui gèrent l’état de sécurité nationale étasunien, sans que la Maison Blanche en soit forcément informée. Initialement le président vénézuélien a déclaré que les États-Unis utilisaient le tremblement de terre en Haïti comme prétexte pour envahir le pays mais ensuite il a déclaré que les États-Unis avaient provoqué le séisme à l’aide d’une « arme tectonique ». Sa source présumée était un rapport de la flotte Nord russe affirmant que le test d’une « arme sismique » par la marine étasunienne, afin d’être ultérieurement utilisée contre l’Iran, avait «particulièrement mal tourné ». Cette histoire de « test lié à HAARP qui a mal tourné » est probablement de la désinformation ayant pour objectif de déformer le signal émergeant du chaos ambiant et selon lequel le gouvernement secret au sein de la structure hiérarchique des États-Unis a tout à fait délibérément planifié le meurtre de centaines de milliers d’Haïtiens pour atteindre ses fins et réduire toute opposition au silence.
Voici comment l’Agence France-Presse a décrit la décision de la Maison Blanche quant à l’envoi de ses 10 000 premiers soldats en Haïti :

« Mercredi Obama a ordonné un effort rapide ‘coordonné et agressif visant à sauver des vies,’ en Haïti suite au tremblement de terre meurtrier, tandis qu’une importante mission humanitaire étasunienne se mettait en branle, réunissant soldats, navires, avions et équipes de sauvetage. »

 


© Felix Evens / Reuters

Les soldats étasuniens n’ont pas perdu de temps pour « protéger les propriétés privées » des « pillards »

Un « tremblement de terre » meurtrier ? Mère nature « tue » des gens, mais elle ne choisit pas de commettre des « meurtres » ! Est-ce la manière dont les services secrets français nous informent que ce séisme n’était pas naturel ? Est-ce que l’avion d’Ethiopian Airlines qui s’est enflammé puis écrasé juste après son décollage de l’aéroport de Beyrouth le 24 janvier a quelque chose à voir avec cette affaire ? L’épouse de l’ambassadeur de France au Liban faisait partie d’un groupe d’officiels français tués dans ce « crash » tandis que le Times indique qu’il pourrait s’agir d’un sabotage. Trois jours avant l’ « accident », le Premier ministre libanais Saad Hariri rencontrait l’ambassadeur français pour discuter d’« une stabilisation » du Moyen-Orient, situation que certaines personnes ne souhaitent manifestement pas. Plus important encore, juste deux jours avant ce crash suspect, Hariri s’est rendu au palais de l’Élysée pour s’entendre avec le président Sarkozy sur une vente d’armes. Le « rapport de la flotte Nord russe » selon lequel les États-Unis ont « testé une arme sismique » en Haïti est sorti à ce moment-là. Les officiels français ayant rencontré le dirigeant libanais ont-ils été supprimés pour dissuader les services secrets français de révéler la responsabilité des États-Unis dans le tremblement de terre ? Ajouté à l’appel à une enquête de l’ONU sur l’invasion étasunienne lancé par Alain Joyandet, ministre français de la coopération et sa réprimande à l’encontre des États-Unis : « il s’agit d’aider Haïti, il ne s’agit pas d’occuper Haïti » on se demande quelle lutte entre services secrets se déroule dans l’ombre.

En plus de destituer Chavez et de (ré) établir l’hégémonie des États-Unis dans la région, prenant ainsi le contrôle des réserves de pétrole vénézuéliennes, Haïti et les eaux l’entourant pourraient receler d’importantes réserves de pétrole pas encore exploitées, tandis que la prospection d’or et de cuivre s’est révélée concluante.

Israël a certainement choisi un moment intéressant pour annoncer des « recherches en cours sur l’origine des tremblements de terre » conduites en générant des séismes, alors que le 7 février le Pentagone annonçait qu’il planifiait des « simulations de séismes » supplémentaires, qui débuteront en Alaska au cours de ce printemps.

Nous voyons que depuis le 11 septembre le gouvernement étasunien n’a aucun scrupule à éradiquer des pays entiers par « destruction créatrice » [théorie selon laquelle les « destructions créatrices » dont les crises sont des opportunités menant à des innovations, de nouveaux modes de fonctionnement – NdT], faisant des millions de morts et de blessés pour atteindre ses objectifs impérialistes et étancher sa soif de pétrole. Si le gouvernement étasunien avait les moyens de provoquer un tremblement de terre en un lieu donné, hésiterait-il à l’utiliser ? Nombreux sont ceux qui désignent HAARP comme le coupable probable, mais la grande quantité d’énergie nécessaire pour provoquer un tremblement de terre en un lieu donné pourrait nécessiter une méthode d’administration plus précise. Peut-être qu’un premier domaine où chercher est celui des armes spatiales. Le programme d’initiative de défense stratégique de Reagan aussi appelé « guerre des étoiles » n’est pas mort avec l’Union Soviétique. En fait, l’ « empire du mal » était la justification utilisée par le véritable empire du mal pour développer des technologies qui lui permettraient de régir la planète entière :

« La guerre environnementale est définie comme la modification ou la manipulation délibérée de l’écologie naturelle, telle que le climat et le temps, les systèmes naturels tels que l’ionosphère, la magnétosphère, les plaques tectoniques, et/ou le déclenchement d’événements sismiques (tremblements de terre) afin de provoquer délibérément la destruction physique, économique, psychosociale d’une cible géographique ou d’une population, dans le cadre d’une guerre stratégique ou tactique. » (Eco News)


© Ulises Rodríguez / EPA

Cruelle ironie : Un bus de transports publics avec une image du président étasunien Barack Obama traverse le centre du séisme dans le centre-ville de Port-au-Prince

Déjà en 1955, John von Neumann déclarait que « les interventions dans le domaine atmosphérique et climatique… vont se développer à un niveau difficile à imaginer aujourd’hui… ce qui va lier les affaires de chaque nation avec celles des autres, plus fermement qu’une menace nucléaire ou toute autre forme de guerre ne l’aurait pu. » En 1977, les nations de la planète étaient manifestement conscientes des dangereuses implications du développement de « techniques de modifications environnementales » mené par le Pentagone puisque l’assemblée générale des Nations-Unies ratifia une convention internationale interdisant « l’usage militaire ou tout autre usage hostile des techniques de modifications environnementales », qui sont définies comme « toute technique permettant de modifier – via la manipulation délibérée des processus naturels – la dynamique, la composition ou la structure de la Terre, y compris la faune, la flore, la lithosphère, l’hydrosphère et l’atmosphère ou l’espace. »

La déclaration du Pentagone sur sa capacité à modifier le temps sur Terre ou dans l’espace dans le cadre de son arsenal stratégique est publique (ou plutôt l’était jusqu’à ce que le rapport soit retiré d’Internet) :

« [Les modifications climatiques] offrent au belligérant une large variété d’options afin de vaincre ou de contraindre un adversaire… Les modifications climatiques feront partie de la sécurité nationale et internationale et pourront être utilisées unilatéralement… Elles pourront être utilisées à des fins offensives, défensives ou même dissuasives. La capacité de générer des précipitations, du brouillard et des orages autour de la planète ou même de modifier la météo dans l’espace… et la création d’une météo artificielle font toutes partie d’un ensemble intégré de technologies [militaires]. » (Rapport final du document AF 2025 de l’armée de l’air étasunienne US Air Force document AF 2025 Final Report)

En avril 1997, au cours d’une conférence sur le terrorisme, William Cohen le secrétaire à la Défense d’alors, répondant à la question d’un journaliste sans rapport avec ce sujet, glissa quelques remarques curieuses concernant le type d’armes à la disposition de ceux qui sont enclins à terroriser l’humanité. La conversation suivante est reprise mot pour mot d’une retranscription publiée sur le site Internet du département de la Défense que l’on pouvait trouver ici :

Q : Je voudrais spécifiquement vous poser une question sur la vague de panique qui s’est abattue ici à Washington la semaine dernière, et sur ce que nous pourrions avoir appris sur notre niveau de préparation concernant (inaudible), à B’nai Brith.

R : Hé bien, cela montre la nature de la menace. Il s’est révélé qu’il s’agissait d’une fausse menace dans de telles circonstances. Mais comme nous l’avons appris dans le milieu des services secrets, nous avions quelque chose appelé – et nous avons ici James Woolsey qui pourra peut-être répondre à cette question sur les taupes fantômes. La simple crainte qu’une taupe ait infiltré un service secret peut provoquer une réaction en chaîne et une traque de cette taupe-là qui peut paralyser l’agence pendant des semaines, des mois voire même des années pendant qu’on la recherche. La même chose s’applique pour la crainte infondée d’une menace concernant l’usage de quelque sorte d’arme chimique ou biologique. Par exemple, il existe certains rapports selon lesquels certains pays ont essayé de produire quelque chose qui ressemble au virus Ebola, et ce serait un phénomène très dangereux, c’est le moins qu’on puisse dire. Alvin Toeffler a décrit comment certains scientifiques essayent de concevoir dans leur laboratoire certains types de pathogènes ethno-spécifiques permettant d’éliminer uniquement certains groupes ethniques ou certaines races ; et d’autres développent des sortes de technologies, des sortes d’insectes pouvant détruire des cultures spécifiques. D’autres s’engagent même dans une forme de terrorisme écologique par lequel ils peuvent altérer le climat, provoquer des tremblements de terre et des éruptions volcaniques à distance à l’aide d’ondes électromagnétiques. Il y a donc un tas d’esprits ingénieux qui œuvrent à découvrir des moyens de répandre la terreur dans d’autres nations.

En effet.


Folie des voyages en avion


© Anonyme
Vous avez le droit de faire la queue

Avez-vous entendu celle du type qui monte à bord d’un avion avec une bombe dans ses sous-vêtements ? Certainement. À part nous donner une occasion de nous amuser de la propagande de la War on Terror®, l’épisode du pirate de l’air aux sous-vêtements piégés a été suivi ce mois-ci par un accès de folie énorme à propos des aéroports et des avions sur toute la planète.

Il était prévisible que la farce des sous-vêtements provoquerait des « mesures de sécurité » et des crises d’hystérie encore plus ridicules. De toute évidence, l’idée la plus exaspérante à laquelle ont pensé nos chers leaders est le scanneur corporel (alias strip-searcher ou pervscanner) comme si la sécurité des aéroports n’était pas déjà suffisamment humiliante. On nous dit que ces gadgets étaient opérationnels depuis longtemps mais étaient gardés en réserve à cause de « soucis d’intimité. » Mais la réelle question sous-jacente dont peu de gens parlent est que les scanneurs émettent des ondes térahertz qui, selon une étude réalisée au Laboratoire National de Los Alamos, pourrait « … dissocier la double hélice de l’ADN, créant ainsi des bulles dans la double hélice qui pourrait interférer significativement avec des processus comme l’expression génétique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Expression_g%C3%A9n%C3%A9tique)  et la réplication de l’ADN. » Ce n’est pas seulement une autre mauvaise plaisanterie à endurer avec notre stoïcisme habituel : c’est une attaque directe de la santé de la population et une preuve supplémentaire que notre bien-être, quels que soient leurs « soucis d’intimité » ou notre « sécurité », n’a jamais présenté d’intérêt à l’élite dirigeante. C’est une chose d’être totalement méprisé alors que notre dignité est piétinée ; c’en est une autre que votre ADN soit perturbé « pour votre protection. » Nous pouvons apprendre à nous adapter au premier ; mais assez tôt il n’y aura pas de moyen  d’éviter le second au cas où vous voudriez prendre l’avion pour aller quelque part.

Toute discussion des dommages causés par la machine à détruire l’ADN est obscurcie par un souci marginal concernant l’exposition aux rayonnements que présente son utilisation, ce qui semble être minime. Le faux débat détourne l’attention des gens vers l’indignation au sujet des soucis d’intimité qui, aussi justifiables soient-ils, sont moins importants en comparaison d’avoir son ADN réduit en pièces. Quoi qu’il en soit, quels que soient les soucis que peuvent avoir les gens, la pathocratie espère les étouffer avec l’histoire absurde du « bavardage d’Internet » sur les sites arabes qui a révélé qu’Al-Qaïda projette d’insérer des ‘bombes chirurgicales’ dans ses terroristes, pour les faire détoner avec une auto-injection par seringue hypodermique. Pouvons-nous suggérer aux commandants imaginaires de l’Al-Qaïda™ inexistant de ne pas s’inquiéter de ce genre de sophistication : les scanneurs corporels ne peuvent même pas détecter les explosifs en poudre.

Remarquez également que, tandis que les aéroports étasuniens offrent une fouille alternative de tout le corps par palpation, le Royaume Uni a refusé catégoriquement aux gens le choix d’éviter le déshabillage térahertz. Les aéroports d’Heathrow et de Manchester ont commencé à utiliser les scanneurs, ainsi que plus de 30 aéroports étasuniens, Amsterdam et dans d’autres grands aéroports européens, en dépit du fait que les législateurs de l’U.E. ne diffuseront qu’en avril leur étude sur les effets biologiques de cette sinistre technologie.


© Spyraal / artchemicalmatter.com

Plus de sécurité pour votre esprit

Il semble que les Pouvoirs en place considèrent les aéroports comme des terrains d’essai, comme des modèles de société du type de société mondiale dirigée par un contrôle extrême dont ils envisagent la mise en place dans chaque aspect de nos vies. Un papier confidentiel des autorités néerlandaises qui a été divulgué décrit un plan pour introduire des unités mobiles de ces zappeurs d’ADN lors d’événements publics comme des matchs de sport où de grandes foules sont amassées. Les aéroports sont le cauchemar en microcosme du Nouvel Ordre Mondial : des centres commerciaux d’une architecture froide où la surveillance totale est la norme, où chacun est suspect, et tout le monde un criminel sans les documents adéquats et un comportement totalement conformiste. À moins d’être un des surveillants, bien entendu. (Pour un aperçu de la manière dont les psychopathes et leurs cousins moins déviants vivront dans un système parallèle, regardez le manuel de dépistage de l’administration de la sécurité des transports US qui a été posté « par inadvertance » sur Internet et décrit les règles spéciales pour dépister les diplomates, les agents de la CIA, les policiers et les divers agents de la Pathocratie).

Alors que les voyages par avion continuent sur ce chemin, nous devons nous demander si le plan n’est pas d’arriver de façon graduelle à une interdiction complète ? Israël vient de mettre à niveau sa sécurité des voyages internationaux avec un nouveau système Hi-Tech de contrôle biométrique qui exige un prélèvement d’empreintes et une imagerie du visage, ainsi que la question des ‘cartes intelligentes’ à la place des cartes d’embarquement en papier. Ces ‘ingénieux’ Israéliens développent aussi un système qui projette des images et des symboles sur de grands écrans dans les aéroports que soi-disant seuls les terroristes reconnaîtraient et trahiraient ainsi leurs intentions ‘terroristes’ par de subtiles réactions comportementales. L’idée est que bien qu’ils puissent ne rien avoir fait, ils ont néanmoins pensé à faire quelque chose de criminel ! Mais bien entendu avec les aéroports qui rendent les gens de plus en plus nerveux, cette technologie piègera quiconque ayant une conscience parce que seuls les psychopathes peuvent rester calmes et échapper sans se faire remarquer aux scanneurs qui lisent le cerveau. Au fait, le nom de la société qui vend cette technologie est WeCU Technologies. We C U… Nous vous voyons (We see you) ? Oh, très futé. Diaboliquement intelligent.

Pour ne pas être surpassés dans le domaine du pré-crime, les technocrates allemands ont annoncé le développement d’un nouveau système de sécurité pour les aéroports qui implique un réseau de scanneurs laser et de détecteurs chimiques pour identifier les suspects. Les États-Unis ont annulé les visas de ceux suspectés de liens terroristes sans s’inquiéter de spécifier combien de visas avaient été annulés ou si les ‘liens’ suspectés étaient moins ténus que le soupçon de porter des sous-vêtements. De vagues incidents « liés à la sécurité » ont abouti à des réactions hystériques dans les avions et les aéroports en Inde, au Royaume Uni et aux États-Unis, où dans un cas, l’aéroport de Newark est devenu un chaos total avec des avions au départ bloqués au sol et des centaines de passagers forcés d’attendre un nouveau contrôle alors que tout le monde était évacué du terminal principal… tout cela parce qu’un homme avait été accidentellement au mauvais terminal et essayait de revenir sur ses pas. Apparemment, marcher dans la mauvaise direction d’un couloir à sens unique est maintenant considéré comme ‘terroriste’.

Avec ce niveau de contrôle obsessionnel, vous penseriez que rien en dehors des règles ne pourrait arriver près d’un aéroport – de toute façon pas un aéroport US – pourtant un sans-abri à réussi à voler et faire écraser un avion dans un aéroport municipal du Maryland, tandis qu’un citoyen français a acheté et piloté un avion en Floride mais fut accusé de vol et forcé d’atterrir par des avions militaires parce qu’il ne pouvait pas parler en anglais aux contrôleurs aériens !


© Fred R. Conrad/The New York Times

Michael Hicks, 8 ans, boy scout junior à Clifton au New Jersey, soupçonné de terrorisme

Un cas typique de ce que cette folie du contrôle peut faire aux êtres humains est celui de l’infortuné Mike Hicks âgé de 8 ans, qui se trouve avoir le même nom qu’une personne sur l’infâme ‘no-fly list’ (liste d’interdiction de vol – NdT) et a donc dû endurer un harcèlement à l’aéroport depuis l’âge de 2 ans. Dans un autre exemple glaçant de ce que les surveillants peuvent nous faire, un vol passant par Dublin avait été choisi pour amusement ; où huit « marchandises de contrebande » avaient été mises par des inconnus dans les bagages de passagers qui ne se doutaient de rien à l’aéroport de Bratislava en Slovaquie. Sept ont été détectés par la sécurité de l’aéroport, mais la huitième – 90g d’explosif prototype ou d’hexogène, pas moins ! – avait été mis dans le bagage d’un électricien slovaque qui vit à Dublin et n’avait pas été trouvé jusqu’à ce qu’il reçoive un coup de fil amical de la police de Dublin pour confirmer qu’il était bien revenu chez lui. On ne lui dit rien d’autre jusqu’à ce qu’un raid de police massif impose l’évacuation de toute sa rue dans le centre de la ville. Imaginez maintenant l’histoire de couverture au parfum de terreur si les explosifs avaient accidentellement explosé. Pensez aussi aux implications de ce petit incident pour chacun de nous. Avec quelle facilité deviendrions-nous tous des kamikazes involontaires si les marionnettistes le décidaient ? Les précédents attentats terroristes ont-ils été fabriqués de cette manière ? Ou bien les faiseurs de troubles ont-ils un ‘petit quelque chose’ mis dans leur bagage, leur accordant des vacances prolongées au Guantanamo Beach Resort ?

Il y a eu un autre fil de haute étrangeté concernant les aéroports et le transport en général qui semble être relié à un nombre élevé de coupures de courant ce mois-ci, dont certaines sont expliquées par des causes naturelles, comme le temps, mais d’autres qui restent un mystère. Bien que nous n’ayons pas d’explication pour ceux-ci, nous avons remarqué dans le passé que ces événements similaires qui se produisent de façon rapprochée, mais en divers endroits distincts, tendent à signaler que les choses sont sur le point de devenir très intéressantes.

Souvenez-vous, ce sont juste des cas du mois précédent :

L’accident d’avion le plus mortel du mois a été le crash dans la Mer Méditerranée du vol Ethiopian Airlines 409 en provenance de Beyrouth. Le Boeing 737 a été décrit par les témoins comme « du feu tombant du ciel ». Marla Pietton, épouse de l’ambassadeur français au Liban était à bord. L’armée libanaise a déclaré que l’avion était en feu peu après le décollage, tandis qu’un représentant officiel a ajouté que certains témoins ont rapporté que l’avion s’est cassé en trois morceaux. Avec tous ces éléments d’information, il est curieux que le président libanais Michel Suleiman ait écarté immédiatement le sabotage – contredisant d’autres rapports qui suggéraient immédiatement un sabotage ou « ne l’avaient pas écarté. » Peut-être que Suleiman voulait éviter par avance la conclusion inconfortable et probable. En supposant un moment qu’il y a eu délit, si l’épouse de l’ambassadeur de la France était la cible, qui envoyait un message à la France, et pourquoi ?

On a retrouvé la boîte noire mais n’espérez pas que la vérité soit dite.


Cyberguerre contre la Chine

À la fin de 2007, le directeur général du MI5 du Royaume Uni a envoyé une lettre à 300 PDG et chefs de sécurité britanniques les avertissant d’être sur leurs gardes au sujet de « pirates informatiques chinois sponsorisés par le gouvernement qui exécutaient des attaques de surveillance électronique. » Ce mois-ci, Google Inc, suivant une « consultation étroite avec le département d’État des États-Unis »,

a relevé le défi de la Chine en disant qu’il ne voulait plus censurer les résultats de recherche sur son service chinois.

Le premier moteur de recherche au monde a déclaré que la décision faisait suite à une cyberattaque qui visait, le croit-il,  à récolter des informations sur les activistes des droits de l’homme chinois.


© Budi Putra

Saisie d’écran de Baidu (moteur de recherche chinois le plus populaire) après qu’il ait été piraté par… hum, des ‘cyberterroristes iraniens’

Menés par un tollé des médias étasuniens, les commentateurs ont encensé la noble décision de Google de prendre position pour les droits individuels quand la société monstre a accusé ce mois-ci le gouvernement chinois de lancer une cyberattaque qui lui permettait de pirater les comptes Gmail de « douzaines d’activistes des droits de l’homme » en Chine, en Europe et aux États-Unis. Le diable dans les détails était qu’il n’y avait pas des « douzaines » mais juste deux comptes Gmail piratés « très probablement par suite d’attaques d’hameçonnage ou de logiciels malicieux » qui étaient limités à acquérir des informations de base comme la date de création du compte Gmail, plutôt que le contenu des courriels en eux-mêmes. De plus, ces deux comptes ont été piratés en réalité en décembre, néanmoins Google a choisi de le rendre public le 13 janvier, le jour même où son concurrent Baidu, le moteur de recherche le plus populaire en Chine, subissait une réelle cyberattaque paralysante qui l’a mis hors service pendant 4 heures. La page d’accueil de Baidu a été redirigée sur « l’Iranian Cyber Army » (Cyberarmée iranienne) qui revendiquait l’attaque !

Il semble que [Baidu] a eu son DNS piraté par « l’Iranian cyber Army », les mêmes types qui ont piraté Twitter il y a quelques semaines. Le processus, appelé contamination du cache DNS, est la corruption d’une table de système de noms de domaine d’un serveur Internet en remplaçant une adresse Internet par celle d’un autre, une adresse malhonnête, dans ce cas celle que l’Iranian Cyber Army veut que vous voyiez.

L’implication évidente (et ridicule) fut que l’attaque venait d’Iran. Suite à une enquête, Baidu a intenté un procès pour dommages dans un tribunal de New York contre son fournisseur de service d’enregistrement de nom de domaine, Register.com Inc, qui est accusé de logiciel « modifiant illégalement et malicieusement » derrière son domaine, entrainant une contamination du cache DNS qui a corrompu le système de nom de domaine de Baidu. Incidemment, Larry Kutscher, PDG de Register.com a été dans le passé directeur général de la Gestion des Richesses chez Goldman Sachs.

Bien entendu, cela a été complètement ignoré par les médias occidentaux qui ont encensé la prise de position de Google contre les méchants censeurs gouvernementaux communistes chinois. Oui, la Chine n’autorise pas Twitter dans ses réseaux, mais qui peut les blâmer étant donné ses capacités de cheval de Troie visibles dans les « révolutions douces » de la CIA en Moldavie et en Iran ? La Chine sait que le concept de la « liberté d’expression » de certains gouvernements se résume à une couverture pour bombarder les pays visés avec une propagande fabriquée conçue pour semer la discorde et dévergonder les populations. Ce que condamnent Google, le gouvernement US et les médias occidentaux comme « censure croissante », le gouvernement chinois dit que c’est son droit de protéger ses réseaux d’une influence malveillante. Écoutons la version chinoise de l’histoire :

Vendredi, la Chine a écarté fermement les accusations des États-Unis à propos de Pékin restreignant la liberté d’Internet et avertissant que ces revendications étaient dommageables aux relations entre les deux nations.

« Les États-Unis ont critiqué la politique chinoise d’administrer l’Internet et ont insinué que la Chine restreint la liberté d’Internet, » a déclaré Ma Zhaoxu, porte-parole du ministre des Affaires étrangères. « L’Internet de la Chine est ouvert et géré selon la loi.”
[…]
Fu Mengzi, un chercheur des Instituts chinois pour les Relations contemporaines internationales, a déclaré que les nations souveraines doivent superviser le contenu d’Internet pour maintenir la sécurité sociale.

« Chaque pays a les droits de protéger sa sécurité nationale et les États-Unis ne font pas exception, » a-t-il affirmé, en ajoutant que les citoyens chinois du net ont suffisamment d’accès aux informations dont ils ont besoin en accord avec les lois.

Ce que la Chine a fait est de sauvegarder la sécurité du flux de l’information sur Internet, a-t/il dit.

« Il est faux d’établir une fausse dichotomie entre la liberté d’Internet et la supervision, » a-t-il ajouté.

Fu a aussi fait remarquer que Google a violé les lois chinoises en fournissant des liens vers des sites pornographiques et en enfreignant les droits de la propriété intellectuelle.

 


© Anonyme

Le gouvernement chinois, comme tous les centres de pouvoir, est manifestement ponérisé, mais le plus intéressant que nous ayons entendu est la propagande centrée sur les États-Unis via des outils dociles comme Google. L’establishment psychopathique US accusant la Chine de faire ce qu’il fait lui-même, démontre nettement cette dissonance. Google a accusé plus tard les « pirates chinois » de cyberattaques contre 20 autres grandes sociétés, pourtant aucune d’entre elles n’a choisi de se manifester et de confirmer ce point. Puis le Washington Post a augmenté l’hystérie en prétendant que 34 sociétés avaient été attaquées, y compris les marchands de morts Northrop Gruman, et que cela faisait partie d’une vaste campagne d’espionnage chinoise. Tout ceci était de la fiction bien sûr, fournie par des « sources industrielles et le Congrès, » une Peur Rouge moderne créée pour justifier l’attaque de « l’ennemi. »

Au moment où Hillary Clinton s’est manifestée pour soutenir publiquement les accusations spécieuses de Google, la puanteur de l’hypocrisie atteignait des niveaux insupportables. L’État de sécurité nationale US surveille habituellement toutes les communications électroniques, pas uniquement aux États-Unis, mais partout où vont ses tentacules de surveillance globale.  Nous avons une expérience directe de la censure de Google, où les résultats de recherche de Sott.net étaient régulièrement omis des listings de Google. Et en ce qui concerne Google StreetCam ? Google s’en fiche « d’enlever les restrictions de censure » ; tout ce dont il se soucie est de supprimer les entraves à la propriété de toute information, tout en servant ses maîtres en même temps. C’est ce que le PDG de Google, Eric Schmidt, noble patriote qu’il est, pense réellement de votre vie privée :

« Si vous avez quelque chose que vous voulez que personne ne sache, peut-être que vous ne devriez pas le faire en premier lieu. […] Si vous avez réellement besoin de ce genre de vie privée, la réalité est que les moteurs de recherche – y compris Google – gardent cette information pendant quelque temps et il est important de se souvenir, par exemple, qu’aux États-Unis nous sommes tous sujets au Patriot Act et il est possible que toutes ces informations puissent être rendues disponibles aux autorités. »

La quête de Google pour la domination mondiale avance sans entraves dans la sphère d’influence de l’empire US (démontré récemment par un amendement proposé au Royaume Uni qui accorderait essentiellement à Google une immunité de copyright sous la loi anglaise)  mais lutte pour pénétrer la part de marché de 77 % de Baidu en Chine. Et c’est là où se raccordent les intérêts de Google et du gouvernement US.

La dernière fois qu’une vague de cyberattaques » contre des cibles étasuniennes a été attribuée à un pays du Sud-Est asiatique, il est apparu rapidement que la source des attaques remontaient à des serveurs au Royaume Uni. La nouvelle cyberarmée multi-agences du Pentagone, « CyberCommand », venait d’entrer en ligne juste avant les attaques, il semble donc raisonnable de suggérer que c’était un test de ses capacités. Nous suggérons que cet enthousiasme soudain de Google pour le gouvernement chinois ce mois-ci était synchronisé comme un leurre pendant que le CyberCommand lançait sa première attaque en temps réel contre Baidu en utilisant « l’Iranian Cyber Army » comme mandataire de faux drapeau.

© scroogle.org

NSA et Google fusionnés en une seule entité… ou bien étaient-ils tout le temps dans la même équipe ?

Cette vengeance des États-Unis était-elle due au fait d’avoir été complètement éclipsés par les Chinois à la conférence de Copenhague en décembre, peut-être ? Ou bien une démonstration de force en face de la réticence chinoise à approuver des sanctions contre l’Iran ? Insouciante, la Chine a répondu à la provocation implacable de la meilleure manière possible ; avec la vérité :

“Derrière ce que l’Amérique appelle la liberté d’expression se trouve une machination politique brute. Comment les troubles après l’élection iranienne sont-ils arrivés ? […] Ce fut à cause d’une guerre en direct lancée par l’Amérique, via les vidéos de YouTube et les microblogs de Twitter, de rumeurs répandues, de scissions créées, attisées et de discorde semée entre les partisans des factions réformistes conservatrices. »

[...]

« Nous avons peur qu’aux yeux des politiciens étasuniens, seule l’information contrôlée par les États-Unis soit de l’information libre, seules les nouvelles reconnues par les États-Unis sont des nouvelles libres, seuls les discours approuvés par les États-Unis sont des discours libres, et seul le flot d’information qui sied aux intérêts étasuniens est un flot d’information libre. »

La machination politique brute a bouclé la boucle avec la nouvelle que Google, la plus grande société de recherche d’Internet au monde, va former une alliance scandaleuse avec la NSA, l’organisation de surveillance électronique la plus puissante au monde, au nom de la cybersécurité contre la cyberguerre qu’ils viennent de lancer en secret.


Cible : Iran


©eyeranian.net

Pendant que le ‘monde civilisé’ réprimande le gouvernement iranien pour sa brusque réponse aux « protestations d’opposition » (en réalité des tentatives du renseignement occidental pour amplifier les troubles en Iran), divers groupes terroristes mandatés ont augmenté la guerre secrète durant tout le mois de janvier. Le Pakistan a déjoué une opération quand il a arrêté et accusé certains étasuniens armés dans sa région frontalière avec l’Iran. Puis un physicien impliqué dans le programme de recherche nucléaire de l’Iran a été assassiné en plein jour à Téhéran. Le soutien du scientifique au candidat défait à la présidence Mir-Hossein Mousavi a été cité comme preuve de son assassinat par le régime iranien, mais même le Haaretz a admis qu’il n’y avait pas de précédent pour un meurtre aussi violent commit par le régime iranien. Les États-Unis ont nié naturellement toute implication, mais un groupe monarchiste basé à Los Angeles, l’Iran Royal Association, a revendiqué la responsabilité du meurtre seulement quelques heures après l’incident. Puis un système explosif improvisé » a visé le gouverneur général de la province, Khorassan Razavi, tuant un passant. Le Parti de la Libre Vie du Kurdistan (PJAK), un groupe militant kurde basé au Kurdistan irakien, a rejoint le parti attaquant lorsqu’il a revendiqué la responsabilité de l’assassinat d’un procureur d’état iranien près de la frontière turque. Cela fut suivi par une explosion puissante qui a traversé une base militaire au sud du pays.

De toutes les directions, des groupes aux idéologies séparatistes concurrentes et avec des racines communes dans l’appareil militaro-renseignement du Méchant Empire ont été préparés à infiltrer l’état iranien là où c’est possible et exécuter des actes violents de terrorisme. Le Jundullah attaque de l’Est, le Moudjahidines-e Khalq (MKO) de l’Ouest, le PJAK du Nord et les factions royalistes rivales – l’ Iran Royal Association et l’assemblée du royaume d’Iran – attaquent partout où les envoient leurs maîtres-espions aux États-Unis.

Malgré le carnage croissant et le fait d’être assiégé de tous côtés, le gouvernement iranien est déterminé à maintenir une image de force. Les enquêtes sur les émeutes du Jour d’Achoura à la fin du mois de décembre ont établi que le MKO basé en Irak avait joué un rôle central dans l’instigation des émeutes. Avec une similarité frappante avec le meurtre de Neda Soltani, « la martyre de la démocratie » tuée dans des circonstances suspectes en juin dernier, le neveu de Mousavi a été tué par une arme rare, c’est-à-dire une arme qui n’est pas utilisée par les forces de sécurité iraniennes, loin du lieu des manifestations.


© Anonyme
Pas touche à l’Iran

Un crash d’avion, un accident de train et un séisme ont ponctué un mois turbulent en Iran. De manière typiquement schizoïde, le lauréat du Prix Nobel de la Paix 2009 a ordonné qu’une chaîne d’unités de missiles Patriot « défensifs » soit installée autour de l’Iran « pour dissuader l’Iran de frapper les cibles étasuniennes » une fois que le siège économique de l’Iran commencera sérieusement. Ces « cibles étasuniennes » sont les unités de missiles qui sont positionnées dans les fiefs arabes le long du Golfe Persique. Au moins une chose est sincère avec Obama : contrairement au prélude au choc et effroi en Irak, il ne va pas y avoir de tentatives pour convaincre les Nations Unies de violer la loi internationale et d’approuver des « sanctions paralysantes » cette fois-ci.
Le directeur de la CIA Leon Panetta est allé en Israël le 1er février pour un congrès de sorcières avec Netanyahu, Barack et Meir Dagan, son homologue du Mossad. La dernière fois qu’il était allé au Moyen-Orient début décembre pour discuter des opérations au Yémen avec des représentants saoudiens, les États-Unis avaient lancé des missiles de croisière contre des villages au Nord Yémen dans un contexte d’une ridicule attaque terroriste sous faux drapeau dans le ciel de Detroit. Nous pourrions décrire la visite de Panetta comme un mauvais « présage », mais de toute façon tout ce que font ces psychopathes a des conséquences destructrices pour la planète et les personnes:
Les chefs du renseignement de Washington anticipent (planifient) un nouveau 11 septembre d’ici six mois


Barack le Barbare

Afghanistan



© John D McHugh
Conquête des cœurs et des esprits en Afghanistan

Malgré la remarquable performance en double langage d’Obama, le véritable État de l’Union est affreux. Élu sur une vague de protestations contre les guerres d’agression, le lauréat du Prix Nobel de la Paix 2009 a plutôt supervisé l’expansion et le raffinement du massacre sur les « théâtres de guerre » du Pentagone. Voilées légèrement par le vernis du gouvernement démocratique, neuf années de construction de la nation étasunienne en Afghanistan ont abouti à un vaste réseau de bases secrètes d’où les meilleurs psychopathes de la CIA dirigent le mauvais traitement des hommes dans des centres de torture qui font ressembler Guantanamo à un centre de vacances au bord de la plage. On ne nous permet pas d’entendre beaucoup le côté afghan de l’histoire, mais les nouvelles qu’il y a plus de soldats US qui se sont suicidés que tués par l’ennemi », rien qu’en 2009, attestent du cauchemar vivant qu’est devenu l’Afghanistan.

2010 a commencé avec une enquête des Nations Unies confirmant que les troupes US avaient tirés huit enfants endormis de leur lit une nuit de fin décembre, menotté certains, puis les avaient abattus. C’est un cas choquant mais tristement peu probable d’être unique alors que les raids innombrables sur les villages terrifiés sont maintenant un événement nocturne en Afghanistan. Le plus jeune avait 11 ans. Avant d’avoir pu reprendre notre souffle, le New York Times a continué par un compte rendu de soldats US lançant du chocolat de leur convoi afin d’exciter des enfants dans la rue. Une foule s’était rassemblée au moment où un des soldats a pensé qu’il serait drôle de lancer une grenade avec le chocolat. Quatre enfants furent tués, avec un grand nombre de mutilés.

Au moins sous l’empereur Bush II, les envahisseurs prétendaient qu’ils comprenaient qu’il était mal de viser délibérément des civils. Cela a totalement changé sous l’empereur ‘pas de changement’ ; l’ordre est maintenant de tuer quiconque est en vue. En une seule semaine à la mi-janvier, les forces des États-Unis et de l’OTAN ont été déployées pour « pacifier les indigènes » en ouvrant le feu avec leurs « armes de Jésus » lors de deux manifestations différentes par des Afghans non armés, pendant que des drones Predator tiraient des missiles dans une foule de « suspects » dans une troisième manifestation. La vengeance étasunienne contre les Talibans à cause du 11/9 a nourri la vengeance étasunienne contre les Afghans pour oser résister.


Fabriqué en Israël

Nous n’avons pas été surpris d’apprendre que ces drones sans conscience ont été d’abord développés en Israël et testés sur des réfugiés palestiniens au début des années 1980. Aujourd’hui, Israël entraîne les opérateurs potentiels de drones d’autres pays dans cette forme ‘d’art’ Hi-Tech : des soldats allemands sont les derniers clients à recevoir des instructions des maîtres, après quoi ils aideront leurs homologues britanniques et étasuniens à terroriser d’innocents Afghans.

La poursuite de l’horreur en Afghanistan est la main cachée du renseignement militaire occidental qui déplace les pièces sur l’échiquier selon ce qui est dicté par le pouls de la géopolitique :
Contre-insurrection étasunienne en action : Des hélicoptères de Blackwater transportent par air des ‘terroristes talibans’ en AfPak

Les découvertes du Daily Mail indiquent que les deux commandants militants les plus recherchés, […] rapportés au début comme ayant été blessés gravement pendant l’opération anti-militants de l’armée pakistanaise, […] ont été secrètement emmenés en Afghanistan par les membres de Blackwater (Xe-Services)

[...]

Les découvertes du Daily Mail indiquent en outre que c’est la même région où des troupes US ont quitté leur poste dans l’intention de permettre aux militants pakistanais en fuite de se regrouper.

 

Pakistan



Une année après son invasion secrète du Pakistan, Barack le Barbare a ordonné que les assassinats télécommandés soient accrus ce mois-ci, avec pour résultat un record de 123 innocents descendus au cours d’un minimum de 12 attaques de drones de la CIA. Ce nombre peut probablement être multiplié plusieurs fois alors que les statistiques publiées ne se soucient pas de tous ceux assassinés comme « insurgés ».  Un développement inquiétant pour les Pakistanais est le déploiement simultané de multiples drones : dans un incident rapporté, 17 missiles ont été tirés en quelques minutes par 8 drones. Le New York Times a rapporté « 10 militants tués au cous de ce tir au dindon. Nous ne vous croyons pas. À ce rythme, les États-Unis sont sur le chemin pour battre les 700 civils de l’an dernier mitraillés dans au moins 44 attaques de drones distinctes.

Les hommes de main locaux (du gouvernement du Pakistan) veulent participer à l’action, convaincre les États-Unis de leurs donner quelques drones et démontrer leur « bonne foi » en envoyant des avions de chasse aider les Saoudiens à assassiner les villageois yéménites. L’infrastructure sociale et physique du Pakistan continue à se détériorer à un taux alarmant avec des coupures de courant étendues se produisant au milieu d’un hiver glacé et une Justice de sa Cour Suprême réprimandant le renseignement pakistanais pour surveiller « un règne de terreur comme la Gestapo où quiconque peut entrer à l’improviste dans une maison pour capturer n’importe qui. »

Après avoir menti effrontément tout au long de 2009, le gouvernement US a admis que les célèbres armées voyous Blackwater et DynCorp opèrent au Pakistan. Plus de 600 personnes ont été explosées ou abattues au cours des trois derniers mois de 2009 ; le rythme s’est accéléré cette année avec horreur après horreur, terrorisant les villes du Pakistan.

 



Le Dr Aafia Siddiqui, citoyenne étasunienne et ses enfants ont été torturés dans le goulag Bagram de l’Amérique

L’insistance d’Obama pour que les Étasuniens « regardent vers l’avenir » à propos de poursuivre ou non  en justice pour torture les représentants officiels de l’administration Bush et sa prise de position sur la fermeture du goulag de Guantanamo ont été bien mises en évidence ce mois-ci par un porte-parole de la Maison Blanche qui a confirmé que l’escadron de la mort de Cheney est bien vivant et actif, sauf que maintenant les citoyens US sont également du gibier. Glen Greenwald explique que « les citoyens étasuniens sont maintenant placés sur une « liste noire » secrète de personnes dont le président a personnellement autorisé l’assassinat. »

Dans un exemple ahurissant de la manière dont les États-Unis sont devenus ponérisés, une scientifique du système nerveux étasunienne a été accusée de tentative de meurtre et condamnée à 20 ans d’emprisonnement par un jury à New York, fondée sur des preuves fournies par ses tortionnaires au centre de détention de Bagram en Afghanistan. Aafia Siddiqui aurait été arrêtée par les forces secrètes afghanes en 2008. Des documents contenant des formules d’explosifs et d’armes chimiques avec des notes faisant référence à des « attaques à grande quantité de victimes » à New York furent trouvés dans son sac à main. Elle a été aussi accusée de faire partie d’Al-Qaïda. Au cours d’un de ses interrogatoires (séances de torture), elle aurait supposément tiré avec un fusil sur des « agents US ». Il n’existe aucune preuve légale que le fusil qui aurait été utilisé n’ait jamais tiré. De surcroît, aucun des agents n’a été touché, bien qu’elle l’ait été. Le tribunal non autorisé l’a empêchée de parler et pour une bonne raison. Le Dr Siddiqui avait en fait été détenue et torturée au goulag de Bagram depuis 2003. Ses mots d’adieu à la salle d’audience quand le verdict a été prononcé : « C’est un verdict venant d’Israël, pas de l’Amérique. »

Irak


© Mohammed Jalil/EPA

En dehors de l’Alhamraa, un homme porte une fillette blessée

Barack peut avoir promis la fin de la « guerre en Irak », mais jusqu’à ce qu’il dénonce les cancers qui se répandent comme un incendie de forêt et le taux de mortalité infantile galopant, il est personnellement responsable du génocide continu du peuple irakien. Le gouvernement irakien, bien que déformé à la naissance, fait croître au moins un semblant de structure en intentant des procès aux Étasuniens et aux Britanniques pour leur utilisation barbare des bombes à l’uranium appauvri. Il a aussi initié la limitation des opérations de Blackwater, mais au vu des événements en Irak ce mois-ci, son travail a été amputé. Il y a eu des voitures piégées dans les villes de Najaf, Samarra et Kabala, tandis qu’une série d’explosions bien coordonnés ont tué plus de 120 personnes en une semaine à Bagdad. Attendez-vous à beaucoup plus de terreur sous faux drapeau de la part des « spécialistes de la contre-insurrection »  cherchant à opposer les Sunnites aux Chiites aux Kurdes dans la période précédent les élections de mars.  Obama s’attend certainement à des troubles : les États-Unis violent encore les termes de son Accord du statut de forces (SOFA) avec l’Irak en déployant 21 000 soldats pour « empêcher une possible tension entre Kurdes et Arabes » à Kirkuk et Mosul, où n’existe pas une telle tension entre Kurdes et Arabes.

Vous souvenez-vous de l’infâme photo du détenu encapuchonné forcé de se tenir comme le Christ sur une boîte avec des électrodes fixées à chaque main ? Dans son témoignage à la Commission des Crimes de Guerre en Malaisie en 2007, le professeur Ali Shalal a raconté sa première séance d’interrogatoire aux mains d’agents israéliens et étasuniens à Abu Grahib en 2003.

La première question qu’ils m’ont posée fut, « Êtes-vous sunnite ou chiite ? » J’ai répondu que c’était la première fois de ma vie qu’on me posait cette question. J’ai été surpris par cette question, car en Irak il n’y a pas cette distinction ou différence. L’interrogateur étasunien a répliqué que je devais répondre directement aux questions et ne pas répondre à côté des questions. Puis il a dit qu’en Irak il y a les Sunnites, les Chiites et les Kurdes.

Briser l’Irak en trois sous-unités en lutte a longtemps été un but du sionisme, il est donc intéressant de noter qu’à part de l’accuser d’être un membre de la résistance irakienne, les tortionnaires du professeur Shalal l’ont accusé formellement du « délit » d’être « antisioniste et antisémite. »


L’héritage de Blair

Il est bien connu que, bien avant le 11/9, les néoconservateurs aux États-Unis ont transplanté dans la politique étrangère étasunienne le but du sionisme de partager l’Irak. Au Royaume Uni, l’Enquête Chilcot sur la guerre d’Irak, à part des critiques légères sur Tony Blair au cours d’un « cuisinage » de 6 heures, a révélé que les États-Unis et le Royaume Uni ont conspiré avant le 11/9 pour instiguer un soulèvement contre le régime de Saddam en promettant une « aide » aux dissidents (vraisemblablement de type militaire), des contrats pétroliers, des annulations de dette et des marchés commerciaux une fois qu’il aurait été renversé du pouvoir. Tout cela au nom de l’Irak « rejoignant la communauté internationale », le même euphémisme utilisé aujourd’hui pour instiguer un soulèvement contre Ahmadinejad et isoler l’Iran de la communauté internationale. Bien entendu, une fois le 11/9 arrivé, ce coup d’état contre Saddam s’était évaporé. La mission était maintenant de décimer totalement la société irakienne, d’effacer sa mémoire collective, puis le laisser subsister comme un état vassal faible dont les ressources étaient mûres pour être pillées et qui ne présenterait plus une menace à l’hégémonie régionale d’Israël.

Le but de l’Enquête était d’enterrer le crime sous une avalanche de pinaillages juridiques. Juste au moment où  Blair devait faire face au cirque des médias, le gouvernement a monté le niveau de la terreur à « grave » et Lord Hutton, qui présidait cet autre récent lavage de cerveau britannique, a placé discrètement sous scellés tous les dossiers sur le dénonciateur David Kelly pour une période allant jusqu’à 70 ans après sa mort.


© Anonyme

« Je n’ai pas de regrets » furent les mots d’adieu de Blair à l’enquête Chilcot. Et pourquoi devrait-il en avoir ? Il ne sait pas ce que le regret signifie, il est un psychopathe après tout. Il n’était pas le seul technocrate avec une vision du monde pathologique pour honorer l’enquête : Simon McDonald, le conseiller en chef de la politique étrangère de Gordon Brown, a dit que les sociétés britanniques avaient « fait assez bien » dans une récente vente aux enchères de droits du pétrole irakiens et que la Grande-Bretagne avait un accès privilégié » au gouvernement du Premier ministre al-Maliki. Et pas étonnant !  Vous avez détruit la souveraineté de ce pays, puis installé un gouvernement fantoche qui est aux ordres. Le culot du gouvernement britannique passé et présent d’utiliser cette enquête publique dans la légalité de l’invasion pour se réjouir des richesses pillées au peuple irakien pendant que des millions de personnes étaient assassinées, des millions de personnes étaient chassées de leur maison, des générations entières traumatisées par l’horreur de voir les avions britanniques réduire en pièces leurs êtres chers, les soldats britanniques violer leurs femmes, les soldats britanniques battre leurs enfants, les soldats britanniques torturer leurs grand-mères ad nauseam. Tout cela prendra une éternité à guérir.

Le régime britannique doit aux Irakiens une dette qu’il ne pourra jamais rembourser. Il opère depuis longtemps au-delà des limites de l’humanité normale, saturé de psychopathes sans conscience envers le bien-être de ses propres sujets ou de ses sujets conquis. Des trois centres de pouvoir principaux comprenant l’Axe du Mal, le Royaume Uni est le plus ancien et le plus largement responsable d’avoir créé les deux autres. Le pays le plus surveillé au monde étend la zone de guerre domestique depuis son laboratoire irlandais jusqu’au « pays », avec des drones tournant en l’air et des soldats patrouillant bientôt dans les rues d’une manière régulière.


Complot de la grippe

De la même manière que l’invasion et le génocide massif des Irakiens étaient fondés sur des mensonges, le programme de vaccination massive contre la grippe porcine était fondé sur des mensonges. Il est devenu évident que les vaccins imposés aux populations étaient plus dangereux que la grippe elle-même. Aux États-Unis, où 61 millions de personnes ont été vaccinées, le nombre total de morts dus à la grippe porcine en 2009 fut bien moindre que le nombre de morts dus à la grippe saisonnière. Environ 20 % des 11 000 morts, selon les statistiques émanant du Center for Disease Control, sont décédés après avoir été vaccinés. La traînée de destruction grandit chaque jour : il y a des histoires horribles de femmes enceintes qui font des fausses couches suite à la vaccination, une fille en Angleterre est devenue aveugle en prenant du Tamiflu et un cas d’encéphalomyélite à forte propagation résultant en des lésions cérébrales chez un garçon chinois.

Le Dr Wolfgang Wodarg, président du Comité de la Santé au Conseil européen, qualifie la pandémie de grippe porcine « d’un des plus grands scandales médicaux du siècle » et estime que les pays européens ont dépensé 2 milliards de dollars rien qu’en préparatifs d’urgence (c’est-à-dire en excluant les milliards dépensés pour les vaccins), gaspillant leurs maigres budgets de santé pour combattre une urgence sanitaire publique qui n’existe tout simplement pas :

« Les gouvernements ont conclu des contrats avec les fabricants de vaccins où ils garantissent des commandes à  l’avance et assument presque toute la responsabilité. De cette manière, les fabricants de vaccins sont assurés  de faire des gains énormes sans risques financiers. Ils attendent donc juste que l’OMS dise « pandémie » et active les contrats. »

 


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« Monde sans nucléaire »

Des enquêtes du Conseil de l’Europe et du Parlement européen ont reconnu qu’il y avait un complot entre Big Pharma et l’OMS, alors que certains des responsables de la promotion de l’hystérie font maintenant machine arrière, admettant que la grippe porcine a été « survendue. » En la qualifiant de fausse pandémie, le Dr Wodarg a expliqué que les principales sociétés pharmaceutiques ont placé leurs gens aux postes clés de l’OMS et autres organisations influentes. Wodarg a aussi exposé comment « Le vaccin développé par Novartis était fabriqué dans un bio réacteur à partir de cellules cancéreuses, une technique qui n’avait jamais été utilisée auparavant. » Quoique prudente à critiquer l’escroquerie dans le contexte de « mauvaise gestion absolue », cette révélation publique d’une « opération massive de désinformation » et de « panique organisée » semble avoir neutralisé la pression vers des vaccinations obligatoires. Les gouvernements abandonnent leurs commandes de vaccins. Pour l’instant. Mais que faire des millions de vaccins inutilisés ? Vendez-les aux pays pauvres, bien sûr !

Simon Jenkins a écrit dans The Guardian que « la grippe porcine était aussi insaisissable que les ADM (NdT : armes de destruction massive) ; la menace réelle est le syndrome du savant fou. » Il a probablement davantage raison qu’il ne le pense :

C’est pourquoi les gens sont encore plus sceptiques des scientifiques. Pourquoi devraient-ils croire ce que disent les « experts » quand ils peuvent se tromper autant et avec autant d’impunité ? Les armes de destruction massive, les virus mortels, les radiations nucléaires, le réchauffement planétaire… pourquoi devrions-nous en croire un seul mot ? Et il n’y a qu’un pas entre ne pas croire et ne pas s’en soucier.

L’incidence complète de cette escroquerie n’a pas encore été révélée. Le système immunitaire de nombreuses personnes est maintenant plus compromis qu’il ne l’était auparavant. La propagande implacable pour imposer de force les vaccins dangereux n’a pas diminué. La campagne du H1N1 peut avoir avorté, mais le complexe médico-pharmaceutique a d’autres armes dans son arsenal, dont la plus importante est la capacité à contrôler ce qui est publié dans les journaux scientifiques. Les gens ne peuvent être autorisés à savoir que les pandémies réelles comme l’autisme sont grandement dues au thiomersal dans les vaccins. Combiné à l’effet cumulatif de la surcharge toxique de notre nourriture et notre environnement, le prochain virus pourrait être le dernier coup de pouce qui aboutirait à des pertes massives en vies humaines. À ce moment-là, les gens pourraient être trop confiants pour s’en soucier. Entre-temps, l’escroquerie porcine a laissé derrière elle des programmes de vaccination massive qui seront activés à l’initiative de la Pathocratie.


Climategate, le retour

Les mensonges sont comme des barrages qui retiennent les eaux de la vérité. Si un barrage a une fissure ou un petit trou, la pression des eaux les élargira bientôt, rendant cela encore plus difficile de réparer le dommage. Avec le temps, le barrage peut très bien s’effondrer.


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Erreur à donner froid dans le dos : Le Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat (GIEC) a affirmé à tort que les glaciers de l’Himalaya fondraient d’ici 2035.

C’est ce qui arrive au conte de fées du Réchauffement Global. Les courriels divulgués qui nous ont donné le Climategate ont été suivis de vérités encore plus embarrassantes. Il est apparu que les pontes de la science derrière le rapport de 2007 du GIEC, qui prétendaient de façon alarmante que les glaciers de l’Himalaya pourraient disparaître d’ici 2035, ont admis que la revendication avait été prise dans un document du World Wildlife Fund (WWF), qui lui-même était basé sur un article du magazine New Scientist, publié huit ans avant le rapport de 2007 du GIEC. L’article de 1999 du New Scientist était basé sur une courte interview téléphonique de Syed Hasnain, un scientifique indien peu connu travaillant alors à l’université Jawaharlal Nehru à Delhi. Et devinez quoi ? Hasnain a admis depuis que sa revendication sur les glaciers de l’Himalaya était de la « spéculation » ; elle n’était pas appuyée sur une quelconque recherche formelle et d’ailleurs il ne se référait qu’à une partie des glaciers. Les gars, désolé pour la confusion !

Ce rapport de 2007 du GIEC est le document maintenant honteux à propos duquel les scientifiques du Climategate du CRU en Angleterre et aux États-Unis, afin de devancer les demandes sur la liberté d’information qui auraient exposé leur manipulation des faits autour de la théorie, se sont envoyés des courriels discutant de la destruction de leurs communications enregistrées concernant les données épineuses transmises au GIEC. Aujourd’hui, le Dr « spéculation » Hasnain mène l’équipe de recherche des glaciers d’un groupe de réflexion environnemental indien dirigé par le Dr Rajendra Pachauri, chef du GIEC. (Tel est le chemin que vous emprunterez dans le groupe lucratif de la Science du Climat  si vous laissez votre imagination compenser votre incompétence.)

Pourquoi jetteraient-ils donc par la fenêtre toute rigueur scientifique ? F. William Engdahl observe que cette peur des glaciers était un argument de vente majeur pour l’ordre du jour du GIEC, étant donné que la fonte de l’Himalaya implique des inondations massives en Inde, en Chine, en fait toute la région entourant le plateau tibétain. Et ils ont exploité cet argument de vente ! Vous voyez, la société dans laquelle le Dr Pachauri est directeur général et le Dr Hasnain membre supérieur du personnel, l’Energy and Resources Institute (TERI) basé à Delhi, a reçu une part substantielle d’une contribution de 500 000 dollars de la part d’une des œuvres de bienfaisance étasuniennes, la Carnegie Corporation, et avec une part dans une étude de 3 millions d’euros financée par l’U.E., accordée largement grâce à la spéculation glaciaire à effet « boule de neige » du Dr Hasnain. Cela semble être un des principaux moyens par lesquels les grands gouvernements et les grandes sociétés soudoient les scientifiques. Sous couvert de bienfaisance, d’organisations non gouvernementales (ONG), de cercles de réflexion et de groupes de recherche, ils offrent de grandes subventions pour le type de recherche ‘juste’. Cela sélectionne naturellement les scientifiques et chercheurs ‘justes’ qui sont volontaires pour prostituer la science au nom du « réchauffement global anthropique. »
Il est évident qu’un ordre du jour d’intérêts personnels et non de science a dû se trouver derrière le rapport de 2007 du GIEC quand nous considérons les erreurs mathématiques et factuelles qu’il contient. Comment les glaciers de l’Himalaya peuvent-ils rétrécir de 500 000 à 100 000 kilomètres carrés quand il n’y a que 33 000 kilomètres carrés de glaciers himalayens ?! Il déclare spécifiquement que le glacier Pindari a rétréci de 2840 mètres en 120 ans à une vitesse de 135,2 mètres par an, quand la vitesse réelle n’est que de 23,5 mètres par an.

 


© Chip Bok gocomics

De surcroît, le Dr Murari Lal, le coordonnateur en chef du chapitre du rapport sur l’Asie, a admis que la revendication sur le glacier n’avait été incluse dans le rapport que pour augmenter la pression sur les dirigeants mondiaux. Selon ses propos,

« C’était relié à plusieurs pays de cette région et à leurs sources. Nous pensions que si nous pouvions le souligner, cela impacterait les décideurs politiques et les politiciens et les encouragerait à entreprendre une action concrète.

« Cela avait de l’importance pour la région, donc nous pensions que nous devions le mettre. »

Sauf que ce n’était pas vrai, Dr Lal. Oh, nous allions oublier – vous ne vous souciez pas de cela. Le rapport du GIEC continue en déclarant incorrectement que 55 % des Pays-Bas se trouvent sous le niveau de la mer, alors que seulement 26 % des Pays-Bas se trouvent en réalité en dessous du niveau de la mer. Et puis il y a « l’Amazongate » !

Le GIEC a fait une revendication importante dans son rapport de 2007, citant encore le WWF comme son autorité : le changement de climat pourrait mettre en danger « jusqu’à 40 % » de la forêt amazonienne – aussi iconique pour les partisans du réchauffement que ces glaciers himalayens et les ours polaires. Il s’avère que ce rapport du WWF était cosigné par Andy Rowell, un militant de campagne anti tabac et pour la sécurité de l’alimentation qui a travaillé pour le WWF et Greenpeace et a contribué aux journaux britanniques écologiques les plus engagés. Rowell et son coauteur prétendaient que leurs résultats étaient fondés sur un article de Nature. Mais, il apparaît que le point central de cet article n’était pas du tout le réchauffement global mais les effets du déboisement.

Si le Climategate et le Glaciergate sont les attaques nº 1 et n° 2 contre la science du climat, voici l’attaque n° 3 :

Le programmeur informatique E. Michael Smith et le météorologue Joseph d’Aleo ont enquêté sur les manipulations des données au Goddard Science and Space Institute à l’université Columbia à New York et le NOAA National Climate Data Center à Ashville en Caroline du Nord. Ils ont trouvé que globalement les stations situées au sol pour collecter les données utilisées pour l’analyse des températures ont été systématiquement sélectionnées tout en ignorant les stations rurales et à haute altitude et en se basant seulement sur les stations situées dans les régions urbaines et côtières ; excluant de cette manière 75 % des données des stations utilisées avant les années 1990. Puisque les villes et les régions côtières sont naturellement plus chaudes, les chiffres résultants donnent l’impression que la planète s’est réchauffée au cours des dernières décennies par rapport aux décennies antérieures. Voici l’interview avec Smith et D’Aleo, à regarder absolument, où ils expliquent leurs découvertes.

http://www.youtube.com/watch?v=AsQfr7wRZsw

(Voir ici l’interview intégrale non retouchée. Pour un fichier pdf d’une introduction préliminaire de leur rapport, voir ici.)

Remarquez que l’East Anglia Institute qui était au centre du Climategate est alimenté en données par deux agences étasuniennes, la NASA et la NOAA, donc la recherche de Smith et D’Aleo placerait le « centre » de la fraude du réchauffement global chez ces deux agences gouvernementales étasuniennes. Sans être découragée, la NASA continue à nous assurer que la dernière décennie a été la plus chaude !

D’ailleurs John Coleman hôte de l’émission ci-dessus et fondateur du Weather Channel, participe au combat pour la vérité et intente un procès à Al Gore et sa bande pour avoir perpétré « la plus grande escroquerie de l’Histoire, »  la fraude du réchauffement global. Chapeau bas à John.

Maintenant voyons les faits…

Le Pôle Nord menace de se déplacer vers le Sud

Le coup de froid qui a commencé en décembre est devenu un froid record en janvier :


© PA

Des oiseaux se posent sur le quai gelé devant le quartier financier Canary Wharf à Londres – alors que les températures ont chuté au-dessous de celles de l’Antarctique.


© Xinhua

Le 4 janvier, la police armée et des cheminots déblaient la neige de la voie pour libérer un train bloqué près de Jining en Mongolie intérieure. Plus de 1400 passagers ont été évacués.

  • La neige frappe le Sud de l’Espagne pendant qu’un grand gel balaie l’Europe
  • Corée : L’hiver froid actuel précède-t-il une ‘Mini Ère glaciaire ? ‘
  • C’est l’été en Australie… et il neige !
  • La Pologne s’enfonce encore plus dans le grand froid
  • Une tempête de neige ferme les routes dans les prairies canadiennes
  • États-Unis : les précipitations de neige atteignent des records
  • Le coup de froid qui frappe l’Europe s’accompagne de températures en dessous de –34°C
  • Un snowmaggedon bloque Washington : on prédit la chute de neige la plus forte de l’histoire des États-Unis.
  • La capitale des États-Unis s’arrête à cause d’un blizzard violent

Nos compagnons terriens dans le monde des animaux ont également été affectés (les pauvres créatures n’ont jamais eu l’occasion d’aller voir le film d’Al Gore) :


© AFP

Un groupe de phoques essaie de se libérer le 11 janvier 2010 après avoir été emprisonné par la glace dans un étang d’une réserve naturelle à Yantai dans la province de Shandong au Nord-Est de la Chine.

Ce que nous trouvons le plus amusant – mais aussi dérangeant – est comment les partisans du réchauffement cherchent refuge dans le déni, le terme même avec lequel ils étiquettent les incroyants ! Ils attribuent maintenant les températures décroissantes à une « variabilité naturelle » et prétendent qu’une soudaine chute inexpliquée dans la quantité de vapeur d’eau présente dans la haute atmosphère il y a presque dix ans a ralenti substantiellement la vitesse du réchauffement. Leur dernière déclaration accuse l’influence de La Nina pour avoir dérangé les tendances de leur modèle informatique indiquant comment devrait être le climat.


© Anonyme

Il n’y a pas d’Âge glaciaire ici… Rien à voir… Parfaites conditions pour le surf.

Analysez ces commentaires bizarres de Doug Smith, un expert du climat à l’office météorologique britannique :

L’année la plus chaude enregistrée fut 1998 et certaines personnes ont prétendu que si le réchauffement global avait vraiment lieu, nous devrions avoir des années encore plus chaudes depuis lors. Ce n’est pas le cas, je l’admets. Et oui, le temps est absolument terrible à présent. Cependant, je suis sûr que les choses changeront – et nous n’aurons pas à attendre longtemps d’ailleurs…. Nos modèles informatiques indiquent que cette année n’est très probablement pas la plus chaude enregistrée. Même si ce n’est pas le cas, je suis tout à fait sûr qu’un nouveau record se produira dans les prochaines années.

C’est comme si M. Smith veut tellement le réchauffement global qu’il n’a pas d’autre choix que de fuir dans l’illusion. Maintenant, observez comment John Hirst, le météorologue en chef du Royaume-Uni, soutient que ses prédictions de temps plus chaud et d’hivers plus doux sont essentiellement correctes malgré les preuves ‘glaçantes’.

http://www.youtube.com/watch?v=X8BCnX8LIIY

Le journal britannique The Guardian est depuis longtemps un office de propagande pour les réunions folles sur le réchauffement global anthropique. Ses reportages illusoires continuent à être de plus en plus débiles à chaque nouvelle révélation scandaleuse. Il a publié un article nous avertissant d’être prêts pour une élévation du niveau de la mer de sept pieds (2 ,1 m) par suite de la fonte de la banquise, en ignorant complètement le fait que le niveau de la mer ne monte pas ; pas du tout, en réalité il descend !

Tout n’est pas perdu pour le monde de la science bien que le professeur Mojib Latif, membre du GIEC, ait prédit la nouvelle tendance du refroidissement dans un article publié en 2008. De manière similaire, le US National Snow and Ice Data Center admet que la banquise arctique estivale a augmenté de 1,059 millions de km2, soit 26 % ; depuis 2007. « Et en ce qui concerne les ours polaires ?! » s’exclament-ils. Non, leur nombre augmente au point qu’ils deviennent un problème pour les habitants du Canada.


L’exopolitique devient grand public

À mesure que la fréquence des observations d’OVNI et facteur de haute étrangeté associé augmente régulièrement chaque mois [regardez ici Our Haunted Planet (notre planète hantée) pour une liste des observations, photos et vidéos], nous avons remarqué un pic significatif dans les articles de la grande presse sur les visiteurs « extraterrestres » et d’une source en particulier : le Daily Telegraph britannique. Couvrant la conférence de la British Royal Society sur « La détection de la vie extraterrestre », les articles du Telegraph se sont abstenus de manière surprenante des caricatures petits-hommes-verts-de-Mars stéréotypées habituellement déployées pour ridiculiser les millions de témoins d’OVNI, et à la place ont soulevé assez intelligemment certaines des questions en citant la recherche des astronomes et des physiciens.

La recherche des extraterrestres devrait commencer sur Terre, pas dans l’espace, selon un scientifique

Les extraterrestres pourraient ne pas être amicaux, avertit un astronome

M. Marek Kukula, astronome public au Royal Observatory à Greenwich a déclaré : « Une partie de moi est avec les enthousiastes et j’aimerais qu’on essaye d’établir un contact préliminaire avec une civilisation plus sage et plus pacifique. »

Mais il a averti : « Nous pourrions aimer supposer que s’il existe une vie intelligente, elle est sage et bienveillante, mais bien entendu nous n’en avons pas la preuve. »

« Étant donné que les conséquences d’un contact peuvent ne pas être ce que nous espérions, alors nous avons besoin que les gouvernements et les Nations Unies soient impliqués dans toutes les discussions. »

L’article suivant a été publié en novembre. Nous ne pouvons nous empêcher de remarquer que la même image d’un Gris aux yeux d’insecte en face de ce qui semble être un écran de télé parasité a été utilisée dans l’article ci-dessus avertissant que nos voisins cosmiques pourraient ne pas venir pacifiquement.


© Getty

« Les extraterrestres sont actuellement tout autour de nous et nous observent en permanence, »
a déclaré M. Filipoy aux médias bulgares.

Les extraterrestres ‘existent déjà sur Terre’, prétendent des scientifiques bulgares

Des extraterrestres d’outre espace sont déjà parmi nous sur Terre, disent des scientifiques du gouvernement bulgare qui prétendent déjà être en contact avec une vie extraterrestre.

Un travail sur le déchiffrage d’un ensemble complexe de symboles qui leur a été envoyé est en cours, ont déclaré des scientifiques du Space Research Institute.

Ils affirment que les extraterrestres répondent actuellement à 30 questions qu’on leur a posées.

Lachezar Filipoy, directeur adjoint du Space Research Institute de l’académie des sciences bulgare, a confirmé la recherche.

Il a affirmé que les chercheurs du centre analysaient 150 crop circles dans le monde qui répondent aux questions, selon eux.

« Les extraterrestres sont actuellement parmi nous et nous observent en permanence, » a déclaré M. Filipoy aux médias bulgares.

Hummm, le Telegraph a-t-il été choisi pour la prochaine phase de divulgation contrôlée ? Un deuxième article du Telegraph a été publié le même jour :

Il est probable que les extraterrestres nous ressemblent et se comportent comme nous

Les extraterrestres pourraient non seulement nous ressembler, mais posséder nos points faibles comme l’avidité, la violence et une tendance à exploiter les ressources des autres, prétend le professeur Conway Morris.

Ils pourraient venir en paix, mais aussi rechercher un endroit pour vivre et se servir en eau, minéraux et carburant, doit-il déclarer à une conférence à la Royal Society à Londres.

 



Un vaisseau extraterrestre plane au-dessus de Manhattan dans une scène de la superproduction « Independance Day » de 1996. [Sott.net : La photo et la légende accompagnaient l’article original]

Le Telegraph n’était pas seul à couvrir la conférence. Un article de Reuters a demandé, « Sommes-nous seuls ? Nous pourrions le découvrir bientôt » avec une image d’accompagnement du film Independance Day.

« En effet, nous vivons à une époque très excitante, » a dit Martin Rees, astronome et président de la Royal Society.

Et à en juger par les 250 esprits scientifiques éminents réunis à Londres pour assister à la conférence de la Royal Society sur « La détection de la vie extraterrestre, » il n’est pas le seul enthousiaste.

La réunion qui se termine jeudi est la première dans les 350 ans d’histoire de la Royal Society à discuter des formes de vie extraterrestres.


Climat de l’espace

En ordre chronologique, voici certains des contacts les plus frappants que le cosmos a fait avec notre planète bleue au cours du mois précédent :

Il y a un type dans un bar regardant sa boisson quand…


© Mark Reis, The Gazette

Le chasseur de météorites Robert Ward tient un panneau du plafond au Red Rock Lounge,
montrant les dommages qu’il croit causés par une météorite.

Éclats de météorite au dessus de Montréal

Un météore illumine Muldoon en Alaska

Un météore bleu brillant ‘crépite’ en illuminant tout le ciel au-dessus du comté d’Orange en Californie.

Un météore au dessus du Montana ‘illumine le ciel avec une lumière bleue’

Un météore bleu brillant passe au-dessus du Maryland


©Anthony Nugnes, Silver Spring, Md.

Queue de dragon : une traînée de fumée laissée par le météore du Maryland

Une boule de feu multicolore passe au-dessus de la Pennsylvanie et du Delaware

Une météorite s’écrase dans le bureau d’un docteur en Virginie


© Linda Welzenbach/Smithsonian National Museum of Natural History

La météorite qui s’est écrasée dans le bureau d’un docteur en Virginie le 18 janvier 2010

Méduse cosmique détectée dans les aurores boréales ! Ou bien est-ce seulement la réflexion d’un satellite ?


© Per-Arne Mikalsen

M. Mikalsen a dit qu’il était impatient de découvrir ce qui a provoqué le phénomène en haut à droite de cette image.

Comme quelque chose provenant d’Armageddon : une boule de feu passe en brillant au-dessus de l’Irlande


Déchirement du voile

Le pouvoir ponérisé prospère dans l’obscurité. Par sa nature même, il a besoin des mensonges, des secrets et des demi-vérités pour atteindre ses buts. La plupart des gens avec une conscience supposent que tous les autres en ont une. Ironiquement, cela les empêche d’atteindre la conclusion logique : le bien-être de l’humanité n’est pas le souci de ceux qui règnent par l’égoïsme et qui sont préparés à détruire tous les autres pour accomplir leurs objectifs. Par leurs fruits, vous les reconnaîtrez.

L’invasion d’Haïti illustre cela sur une plus grande échelle. Aussi difficile que cela puisse être d’admettre que le gouvernement des États-Unis profitera du malheur des Haïtiens – peu importe qu’il ait provoqué un séisme pour apporter ce malheur – c’est ce que nous disent ses actions ‘sur le terrain’.

Parce qu’attribuer une conscience à des actions inhumaines inconscientes est absurde et parce que ces actions aboutissent à une tragédie et de grandes souffrances, la plupart des gens se trouvent dans l’apathie avec un sentiment d’impuissance. S’ils combattent pour quelque chose, ils dirigent invariablement leurs énergies vers des causes stériles créées par les personnes mêmes qui nous mentent. Considérez la fraude du réchauffement global. Les personnes de bonne volonté l’ont acheté vraiment, et ce n’est que maintenant que la Nature a présenté un appel au réveil qu’elles ont une chance de voir au travers des mensonges.

Il y a de l’espoir. Chaque trou minuscule dans le voile laisse passer un rayon de lumière qui change la qualité de tout ce que nous pouvons voir. C’est un processus d’apprentissage exponentiel ; plus il y a des fuites, plus notre vision s’améliore ainsi que nos chances de percer le voile encore et encore jusqu’à ce que tout l’édifice des mensonges devienne si affaibli qu’il fera face à un effondrement imminent.

La voie est libre ; agissons.

Traduction française: Équipe Signes des Temps

18/02/2010

« Nicolas Sarkozy est au cœur de la corruption dans l’affaire de l’attentat de Karachi »

Mecanopolis

Article placé le 18 fév 2010, par Frédéric Courvoisier

Le Président de la république est accusé sans ménagement dans cette affaire dite de « l’attentat de Karachi », où onze ingénieurs et techniciens français de la Direction des constructions navales (DCN) avaient trouvé la mort en 2002.

sarko

L’explosion du bus de la DCN avait d’abord été attribuée à Al-Qaeda par le gouvernement pakistanais. Une autre thèse est aujourd’hui privilégiée par le juge d’instruction parisien Marc Trévidic. Celle d’une vengeance de militaire pakistanaise, auxquels des commissions – promise lors de la signature, en 1994, d’un contrat de vente de trois sous-marins français Agosta, n’auraient pas été entièrement versées. Les militaires pakistanais auraient donc organisé une opération false flag, de sorte à faire croire à une attentat terroriste aux populations, tout en envoyant un message clair au gouvernement français, qui ne pouvait ignorer la supercherie mais avait intérêt à la laisser camoufler la vérité.

Pour l’heure, le juge d’instruction et ses enquêteurs se concentrent sur ces commissions : 80 millions (soit 10% du marché), ont pu donner lieu au versement des rétrocommissions. Ces fonds, estiment-ils, auraient été destiné à financer la campagne d’Édouard Balladur, candidat à la présidentielle en 1995

Nouvelles révélations

Olivier Maurice, avocat des familles, ne mâche pas ses mots à l’encontre de Sarkozy : « Je confirme de plus belle les propos tenus en décembre, à savoir que Nicolas Sarkozy est au cœur de la corruption » La première fois, l’Élysée avait menacé d’une plainte en diffamation. Pas la moindre réaction depuis.

A l’origine de ces éclats, une autre instruction judiciaire, menée depuis juin 2008, par deux juges du pôle financier de Paris, François Desset et Jean-Christophe Hullin, sur le rôle des intermédiaires utilisés par ce contrat Agosta. La Direction nationale des investigations financières (DNIF), à qui ces magistrats ont confié l’enquête, a rédigé une note confidentielle. Les flics y expliquent comment ont été mobilisées des sociétés écrans, Eurolux et Heine, sur lesquelles a transité l’argent des commissions. La Dnif écrit « Une chronologie fait apparaître que la création de la société Heine, au second semestre 1994, s’est faite après accord du ministre Nicolas Sarkozy, et fait un lien entre ces faits et le financement de la campagne électorale de M. Balladur pour l’élection présidentielles de 1995 ».

Justice suisse

Mais c’est surtout le rapport « Nautilus », rédigé en septembre 2002, par un enquêteur ex-agent de la DST, Claude Thévenet, qui risque de placer le président français dans une situation délicate. Exhumée en 2008, à l’occasion d’une perquisition (sans rapport avec l’affaire) de la Direction des constructions navales, la note « Nautilus » cite les noms de deux intermédiaires utilisés par la France. A commencer par le Libanais Abdul Rahman El-Assir, homme d’affaire proche du pouvoir pakistanais et notamment d’Asif Ali Zardari, aujourd’hui président de la république islamique du Pakistan. Au moment de la négociation du contrat, Zardari était l’époux de la présidente pakistanaise Benazir Bhutto. L’auteur du rapport « Nautilus » cite, sans l’annexer, une « note de la DGSE qui porte sur les relations financières entre El-Assir et Edourad Balladur. Il ne nous a pas été possible de prendre connaissance du contenu complet du document »

Une partie des fonds détournés aurait transité par des comptes bancaires suisses, et le parquet de Genève a ouvert une enquête. Selon une source proche de l’instruction  « Il y a, dans notre dossier, beaucoup de réponses aux questions que se posent les Français. »

09/02/2010

Aafia, un spectre au tribunal : Le « versant sombre des USA ».

Le grand soir

18 août 2008

Lucio MANISCO

arton7009-bfb63.jpg« The dark side », « « Le versant obscur », de Jane Mayer, publié le mois dernier aux Usa, rapporte les violations des droits de l’homme et du droit international, l’abrogation du « Bill of rights » et des garanties constitutionnelles perpétrées par l’administration Bush après le 11 septembre, sous l’égide de la lutte contre le terrorisme. Le titre rappelle la réflexion menaçante du vice président Cheney juste après l’attentat contre les Tours Jumelles : « Maintenant l’Amérique va devoir entrer dans le versant obscur de son histoire ».

Blessée et enchaînée dans la salle du tribunal


C’est ainsi que nous avons eu les guerres en Afghanistan et en Irak, Abou Ghraib, Bagram, Guantanamo, la torture institutionnalisée sous divers noms par les locataires de la Maison Blanche, et le transfert secret dans des prisons étrangères de citoyens suspectés de terrorisme par la Cia. Mais le drame sur le quel s’est levé le rideau ce 5 août dans une salle du tribunal fédéral du district de Manhattan nous révèle à présent à quel point ce « versant » est ténébreux et combien inexorable d’inhumanité « la descente aux enfers des Etats-Unis d’Amérique », dans le rapport qu’en fait l’avocate Elisabeth Fink.

Devant le juge Ronald L. Ellis, a été amenée une femme pakistanaise enchaînée, de 36 ans, blessée aux épaules par deux coups d’armes à feu, squelettique, tremblante et en état de choc : son nom est Aafia Sidiqqi. Ce nom n’est pas nouveau dans la chronique de l’antiterrorisme. L’ex-ministre de la justice John Ahscroft la déclara en 2004 militante d’Al Qaeda, en fuite, impliquée dans l’attentat des Deux Tours et autres complots terroristes aux Etats-Unis. Un bref portrait diffusé par le Fbi la décrivait comme « scientifique connue », diplômée en neurologie au Massachusetts Istitute of Technology et à l’université Brandeis, aux Usa, et mère de trois enfants. L’information sur sa fuite avait apparemment été falsifiée pour justifier l’état d’ « alarme jaune » proclamé par Ashcrot : en réalité Aafia Siddiqui avait été enlevée en mars 2003 avec ses trois enfants, à Karachi, par les services secrets pakistanais, et remise au personnel militaire étasunien qui l’avait transférée dans la terrible prison à l’intérieur de la base de Bagram, en Afghanistan. La nouvelle de son arrestation avait été donnée par les autorités pakistanaises, mais n’avais jamais été confirmée par celles des Usa qui avaient gardé un silence total sur cette arrestation jusqu’au démenti retentissant du mois dernier. C’est ce démenti qui a provoqué une véritable crise diplomatique, toujours en cours, entre Islamabad et Washington.

Depuis 5 ans, plusieurs sources avaient attesté en termes terrifiants de la présence d’Aafia, connue comme « la prisonnière 650 » dans ce qui est devenu le tristement célèbre « département tortures » de la prison de Bagram. Imram Khan, l’ex-champion pakistanais de cricket, qui s’est ensuite présenté comme candidat à la présidence contre Musharraf, l’avait appelée « la dame en gris », « presque un fantôme, un spectre dont les hurlements et les pleurs continuent à hanter le sommeil de ceux qui l’ont entendue ». Un autre détenu, qui avait réussi à s’enfuir, raconta ensuite à une télévision arabe qu’il avait vu plusieurs fois la jeune femme traînée, enchaînée, par des soldats étasuniens le long du couloir qui allait aux latrines de la prison, « et ils la ramenaient ensuite dans sa cellule, elle avait l’air d’être devenue folle, elle pleurait et tapait frénétiquement à coups de poings contre la porte de sa cellule ».

« Torturée pendant 5 ans »

Sa sœur Fawzia, qui habite à Karachi, a déclaré : « Elle a été violée et torturée pendant 5 ans, nous ne savons rien de ce qui a pu arriver à ses trois fils. C’est un crime effroyable, bien pire que n’importe quel autre crime dont on pourra jamais l’accuser ». Dans la salle du tribunal de Manhattan, le procureur Christopher Lavigne a réaffirmé quant à lui que « madame Siddiqui, jusqu’au 5 juillet dernier, date de son arrestation, n’avait jamais été détenue par les autorités américaines », mais la version qu’il donne des circonstances de sa présumée arrestation il y a quinze jours non seulement est invraisemblable mais défie toute logique.

Aafia Siddiqui aurait ainsi été arrêtée devant un commissariat de police afghane et trouvée alors en possession de quelques fioles de substances chimiques suspectes, d’une liste de cibles « sensibles » aux Etats-Unis et du « Manuel anarchiste pour la fabrication de bombes ». Aucune explication n’est donnée sur la raison pour laquelle une scientifique diplômée en neurologie, et qui serait connue pour son extrémisme islamique, se promenait avec ce type de matériel dans son sac à main devant un commissariat de police.

Plus incroyable encore, la suite de la version du procureur : deux agents du Fbi, deux soldats américains et deux interprètes se présentent au local de l’administration pour interroger la dame et ne s’aperçoivent pas qu’elle se trouve derrière un rideau d’où elle va surgir en criant « Allah est grand » ; pis, s’étant emparée d’une mitraillette posée sur le pavement par un soldat Us, elle ouvre le feu sans toutefois blesser personne. Elle est alors à son tour abattue de deux coups de revolver automatique de calibre 9 par un des interprètes.

L’avocat de la défense, Elisabeth Fink, désigne la femme gracile (elle ne pèse pas plus de 40 kilos), assise en état de choc manifeste, un voile sombre sur la tête et menottée dans la salle du tribunal, et demande au juge : « Cette histoire est grossièrement absurde : comment pouvez-vous y croire ? ». Réponse sèche du magistrat : « Je n’ai aucun motif de douter de l’information que me donne le procureur ». Et sont ainsi rejetées les demandes de mise en liberté provisoire et l’exigence de soins pour les blessures rapportées plus haut.

Version officielle comme argent comptant

Le jour suivant, les quotidiens britanniques Guardian et The Independant ont consacré des pages entières au cas d’Aafia Siddiqui, en se demandant comment l’imputée n’a pas été internée à Guantanamo en tant que « combattante ennemie », et a au contraire été incriminée à New York pour tentative d’homicide contre des militaires étasuniens, délit passible de six ou sept années de prison. Plus concis et ascétique le compte-rendu du New York Times, qui se borne à observer comment d’autres cas de terrorisme ont été jugés par des tribunaux normaux quand les preuves de délits mineurs rendaient plus certaines les condamnations. Aucune mention par le quotidien new yorkais des tortures infligées à Siddiqui : on prend pour argent comptant les démentis gouvernementaux.

JOHN ANDREW MANISCO, LUCIO MANISCO

Edition de mardi 12 août de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

L’avocate Elisabeth Fink : « une histoire d’horreur »

Connue en Italie pour sa défense de Silvia Baraldini devant les tribunaux étasuniens et à la Haute Cour de Strasbourg, Elizabeth M. Fink a déclaré au téléphone : « Le cas de Aafia est une histoire horrifiante, qui nous plonge dans un abîme jamais atteint dans la justice de notre pays. Nous avons l’intention, ses défenseurs, de nous battre par tous les moyens devant les tribunaux fédéraux et devant l’opinion publique nationale et internationale pour que justice soit enfin rendue à cette femme victime de le violence d’Etat ». L’avocate a ajouté : « J’ai défendu des dizaines de détenus de la révolte d’Attica (pour qui elle a obtenu des réparations après 19 années de procès, NdT) et des soit disant terroristes d’hier et aujourd’hui, mais je n’ai jamais éprouvé l’émotion et l’horreur que j’ai eues quand j’ai tenu dans mes mains les mains tremblantes d’Aafia, à travers les grilles du parloir de notre premier entretien. C’est une femme profondément traumatisée par les tortures qu’on lui a fait subir pendant les 5 années de sa détention, et par l’angoisse de ne pas savoir ce que ses fils sont devenus. On lui a seulement bandé ses blessures, alors qu’elle aurait besoin de bien d’autres soins dans un hôpital. A cause de la lutte contre le terrorisme la justice des Etats-Unis est devenue arbitraire, aveuglément féroce, infâmante pour le nom de notre pays dans le monde entier. Le cas Baraldini, un cas d’injustice flagrante et d’acharnement judiciaire, a paradoxalement été très peu de chose comparé à ce qui se passe maintenant dans les tribunaux spéciaux de Guantanamo et dans les tribunaux pénaux des Etats-Unis ». J. M. et L.M.

Note de P&P : le 3 février 2010, Aafia Siddiqui a été jugée coupable de tentative de meurtre sur des militaires américains et des agents du FBI en Afghanistan en 2008. Elle risque la réclusion criminelle à perpétuité -- une victime innocente de plus de la "War on Terror", supercherie orchestrée par les pathocrates. Combien d'autres comme elles disparaissent et sont torturés chaque jour, victimes du fascisme anti-islamique américain ?

20/06/2009

Sarkozy et Karachi: l'injure faite aux victimes et leurs familles?

Le Post, 20 juin 2009

Quel étrange pays que le nôtre. Que sommes nous devenus? Plus rien ne nous indigne, même l'insupportable.

Depuis hier, je suis sidéré par la bande vidéo montrant la réaction de l'actuel président de la République répondant à une question relative aux causes de l'attentat de Karachi, attentat commis en 2002 et qui coûta la vie à quatorze personnes.

Pour rappel, l'attentat aurait été commis par l'État pakistanais (et non Al-Qaïda) en guise de représailles, après l'interruption par le président Chirac, du versement de commissions sur des ventes d'armes opérées avant son élection. Ces commissions auraient donné lieu à des rétro-commissions qui auraient servi à financer la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995. Une fois élu, Jacques Chirac aurait alors cessé tout versement, ce qui aurait eu pour conséquence l'attentat de Karachi. Ajoutons qu'à cette époque, le ministre du Budget en charge et l'un des principaux organisateurs de la campagne Balladur s'appelait... Nicolas Sarkozy.

Comme certains de mes camarades s'étonnent de certains aspects de la réponse quant au fond des choses, je vais me concentrer sur la forme, puisqu'ainsi que le disait Mitterrand, "la forme rejoint toujours le fond".

Étrange sensation que celle éprouvée au visionnage de ce document. Cette gestuelle, cette dénégation informe, ce rire en forme de quinte de toux... Malaise, malaise et encore malaise...

Comment peut-on être président de la République, être interrogé sur un dossier sensible politiquement, diplomatiquement, humainement et se conduire ainsi? Comment peut-on oser, dans une cause de cette importance, afficher autant de désinvolture et de mépris à l'égard du journaliste? D'autant que ce mépris et cette désinvolture atteignent aussi, par ricochet, les familles des victimes qui sont à l'origine de la question posée au vu des éléments figurant aujourd'hui dans le dossier d'instruction de l'affaire. (Et en passant, encore bravo à tous les confrères qui se marrent ostensiblement quand le chef de l'Etat se moque du représentant de l'AFP qui fait son boulot, lui; à ce degré de connivence, ça frise la collaboration).

Et la syntaxe: "Pis si vous avez des éléments, donnez le à la justice et demandez à la justice qu'ils enquêtent"... Trois fautes de français en trois secondes...

Et le final, éblouissant, confondant, ahurissant, atterrant. Le président plaisante afin de souligner le caractère inepte, selon lui, de la question: "Si y a un braquage aujourd'hui à Bruxelles, j'y étais, c'est incontestable". Ce qui, soulignons le au passage, est une sorte de reconnaissance implicite que les faits en question se seraient bien produits à l'époque dans son voisinage, ce qui justifiait que la question lui fût posée hier. Là-dessus, très fier de son effet, il se laisse aller à émettre une sorte de rire grommelé avant de se dire que visiblement, l'affaire est grave et qu'il faut quand même faire attention à ce qu'on dit. Du coup, il tente de corriger le tir et lâche cette petite phrase: "Pardon hein, je ris pas du tout parce que Karachi, c'est la douleur des familles, des trucs comme ça, mais qu'est ce que vous voulez que j'aille répondre là dessus".

Avez-vous bien noté le "Karachi, c'est la douleur des familles, des "TRUCS" comme ça".

Allez, encore une fois: "Karachi, c'est la douleur des familles, des "TRUCS" comme ça".

Méditons, méditons sur ce que l'emploi de cette formule révèle de l'idée que son auteur se fait de l'humanité, de la compassion, de la dignité et surtout, surtout de l'idée qu'il se fait de la hauteur de sa fonction. Comme il le dirait lui-même, méditons sur des "trucs comme ça" quoi...

 

24/12/2008

Relier les points : guerre de terreur et sionisme mènent la danse

SOTT.net
Lundi 1er décembre 2008 14:21 UTC

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© Cassiopaea.org
Peintures murales de l'aéroport de Denver

Alors que le monde tombe sous le charme du prétendu changement porté par Obama, les sionistes s'infiltrent dans son équipe et saisissent l'opportunité d'assiéger Gaza. Avec un timing étonnamment parfait, l'Inde connaît son propre 11septembre tandis que les doigts pointent vers le Pakistan.

Il faut s'attendre à ce que le sang coule toujours plus alors que les symptômes de conflits armés et les prévisions d'attaques terroristes catastrophiques ne cessent de se manifester.

Pendant ce temps, Mère Nature prend bonne note de la folie humaine et couvre le monde d'un souffle froid. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas: l'activité cosmique répond à coup de boules de feu et autres mystères.

Le 11 septembre indien: Les terroristes jusque là inconnus ont encore frappé

Un nouvel épisode bizarre de folie et de haine débridées vient d'avoir lieu, cette fois-ci à Bombay.

D'après la version officielle, un groupe composé de seulement 10 terroristes entraînés et armés jusqu'aux dents de fusils d'assaut, de grenades et d'explosifs de type plastic ont débarqué de leurs embarcations à Bombay, tué au hasard plus de 200 personnes dans les rues et hauts-lieux touristiques, capturé des otages dans deux hôtels de luxe, un hôpital, une gare et un centre communautaire juif, et réussi à tenir tête aux escadrons d'élites indiens pendant plus de trois jours. Ah, au fait, on nous a d'abord raconté que ces individus appartenaient à l'un des ces mystérieux groupes terroristes «jusqu'alors inconnus» (souvenez-vous du récent attentat de l'hôtel Marriott à Islamabad), celui-ci répondant au nom de «Moudjahidins du Deccan». Il nous faut supposer qu'ils ont juste eu «de la chance ».

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© Lorenzo Tugnoli /AFP/Getty Images

Un incendie embrase le dernier étage de l'hôtel Taj Mahal.

Il se trouve également que les terroristes étaient équipés de Blackberrys qu'ils utilisaient pour se connecter à Internet et suivre les mouvements de la police et la réaction générale à leurs attaques. Peut-être sommes-nous censés croire que cette «mortelle» capacité à surfer sur Internet leur a permis de connaître les mouvements du chef de la police anti-terroriste indienne Heman Karkare, et de l'éliminer.

Sommes-nous les seuls à croire que cette histoire ne tient pas debout?

De plus, les terroristes étaient excessivement calmes. Selon les témoins: «leur témérité était incroyable»

«Pendant qu'un individu rechargeait son arme, les autres continuaient à tirer. Ils semblaient calmes et sereins. Ils ne se hâtaient pas le moins du monde. Ils ne semblaient pas du tout effrayés.» [...]

D'après des témoins locaux, l'orgie meurtrière de Bombay débuta [au café Léopold]. Trois hommes sont entrés dans le café, ont bu des bières, payé leur addition et sont sortis. Puis ils ont sorti des armes de leurs sacs et ont commencé à tirer.

Gaffar Abdul Amir, un touriste iraqien originaire de Bagdad, déclare avoir vu au moins deux hommes ouvrir le feu à l'extérieur du café Léopold

Il rejoignait avec un ami son hôtel situé sur le bord de mer lorsqu'il a vu deux hommes, portant des sacs et brandissant des AK-47, qui marchaient devant eux en tirant des coups de feu.

«Ils ne ressemblaient pas à des Indiens, ils avaient l'air étrangers. Je pense que l'un d'entre eux était blond. L'autre était coiffé comme un punk. Ils étaient bien habillés» déclare M. Amir.

Ouep ! L'apprenti terroriste islamique de base, en somme : punk, blond, buveur de bière et tireur d'élite flegmatique ! Ajoutez à cela cette observation intéressante faite par Ahmed Quraishi au sujet de la photo du terroriste prise à la gare. Selon Quraishi, l'homme armé «porte un bracelet orange qui est très répandu parmi les Hindous pratiquants... Ce bracelet est sacré aux yeux des Hindous fondamentalistes qui croient que son port est signe de dévotion et apporte la bonne fortune.»

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© Inconnu

D'après la version officielle, l'homme photographié à la gare de Bombay, fusil d'assaut et grenades à la main, serait Azam Amir Kasab, âgé de 21 ans - il serait le seul terroriste à avoir survécu.

Nous découvrons dans le Guardian comment la version de l'histoire officielle s'est formée:

«Les tensions entre l'Inde et le Pakistan se sont accrues la nuit dernière après qu'on a déclaré que le seul terroriste à avoir survécu aux trois jours de combat meurtriers de Bombay était originaire du Pakistan, et que les 9 autres militants islamiques étaient originaires de ce pays ou y avaient suivi un entraînement.»

Attendez un instant! Juste la veille, les journaux britanniques déclaraient que sept des terroristes étaient des citoyens de la Couronne - originaires de Leeds, Hartlepool et Bradford. Ils mentionnaient également que «deux Britanniques avaient été capturés ainsi que 8 autres terroristes après que des commandosindiens eurent pris d'assaut deux hôtels et un centre communautaire juif afin de libérer des otages». Cela fait un total de dix terroristes arrêtés. Mais nous n'avons désormais qu'un seul survivant, dénommé soit Azam Amir Kasab soit Mohammed Ajmal Qasam, et dont, coïncidence, la photo a fait la Une de tous les journaux, et qui, malgré son fanatisme et sa volonté de participer à une mission suicide, a décidé de trahir sa prétendue cause en chargeant le Pakistan!

[...]

La colère populaire est en train de monter à la suite d'allégations impliquant le Pakistan dans ces attaques. Ces allégations é incluent:

- La déclaration de Kasab selon laquelle les militants ont été entraînés dans deux camps gérés par Lashkar-e-Taiba, au Pakistan

- Les allégations selon lesquelles les téléphones retrouvés dans un bateau de pêche suspecté d'avoir transporté les terroristes jusqu'à Bombay avaient été utilisés pour appeler le Pakistan. Ce qui n'est pas sans rappeler le coup du «passeport flambant neuf» retrouvé au milieu des ruines des tours jumelles.

- La déclaration de Sri Prakash Jaiswal, ministre de l'Intérieur indien, selon laquelle, «à ce jour, l'enquête a révélé l'implication de groupes basés au Pakistan dans les attentats de Bombay.»

En réponse à l'affirmation selon laquelle les terroristes étaient soit d'origine pakistanaise soit entraînés dans ce pays, un responsable pakistanais a déclaré que des troupes seraient envoyées à la frontière si les tensions continuaient à monter...

... une confrontation entre l'Inde et le Pakistan étant probablement l'objectif fondamental de cette opération. Remarquez la référence à Lashkar-e-Taiba, groupe qui selon le Times avait des liens avec l'ISI, l'agence de renseignements inter-armées pakistanaise. Ce que le Times omet de mentionner, c'est que l'ISI a également de forts liens avec la CIA et les services secrets britanniques. En fait, l'ISI est essentiellement la branche sud-asiatique de la CIA et du MI6. [Ndt: Je crois qu'il y a une petite coquille dans le texte original qui parle d'Asie du Sud-Est alors que le Pakistan se trouve en Asie du Sud] Par conséquent, si l'ISI a été impliquée dans les attentats de Bombay, vous pouvez être sûr qu'elle a reçu ses ordres de Washington et de Londres. Mais quand le but de la propagande est d'accuser le Pakistan, de tels détails n'ont guère d'importance.

Toutefois, malgré les déclarations initiales, il est devenu de plus en plus clair qu'aucun fondamentaliste basé au Royaume-Uni n'était impliqué. Les forces de police britanniques ont démenti toute enquête locale, et Gordon Brown a déclaré qu'il n'y avait pas de «preuve» démontrant un quelconque lien entre ces terroristes et le Royaume-Uni.

Bien sûr qu'il n'y aura pas de «preuve» contredisant la version des faits destinée au public. Etant donné : les incohérences dans le récit déjà incroyable de ces attaques ; le fait que le Pakistan et les musulmans en général n'avaient rien à gagner et tout à perdre dans une telle opération ; et le timing parfaitement synchrone avec le siège de Gaza par Israël - ce qui a ainsi détourné l'attention de la planète - nous vous demanderons de nous excuser si, une fois encore, nous soupçonnons une opération faux drapeau.

Ces attentats ont pu être menés soit par des unités d'élite soutenues par un gouvernement et disposant d'une porte de sortie sécurisée au milieu de la confusion (par exemple, en capitulant tout en sachant qu'elles seraient ensuite gentiment libérées), soit par des individus sous le joug d'une manipulation mentale les poussant à agir au mépris de leur propre vie, soit par une combinaison des deux .

Il est important de comprendre que lorsque nous parlons de manipulation mentale, nous ne disons rien de plus extraordinaire que ce que les médias vous disent déjà. Même si vous croyez à la version officielle, vous devez accepter que quiconque ayant capacité à abattre au hasard autant de victimes que possibles au cours d'une mission suicide a subi un lavage de cerveau afin de commettre des actes allant à l'encontre de sa raison, de sa morale, de sa nature et de son bon sens. Que la manipulation mentale soit induite par un endoctrinement social, un conditionnement pavlovien ou une autre technique inconnue du public, le fait est que les gens peuvent être amenés à croire et à faire des choses contraires à leur tendance naturelle. Par conséquent, en réalité, le comment n'est pas vraiment le problème, ce qui compte est le pourquoi. Comme toujours, pour comprendre les raisons, nous devons nous poser cette question: cui bono? (À qui profite le crime?)

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© Inconnu

Détail des peintures murales de l'aéroport de Denver

Pour répondre à cette question, une connaissance du contexte est nécessaire. Comme nous l'avons expliqué dans notre parution de septembre, Pervez Musharraf, l'ex-président pakistanais - un supporter inconditionnel des États-Unis - a récemment démissionné, pour être remplacé par Asif Ali Zardari, qui a décidé de défendre les droits de son pays et de s'opposer aux incursions de l'armée étasunienne sur son territoire. Cette prise de position a probablement eu pour résultat l'explosion de l'hôtel Marriott d'Islamabad la nuit où Zardari envisageait d'y dîner avec tous ses ministres. Néanmoins, Zardari a continué à s'opposer aux dictats de Washington, et les États-Unis ont répondu en faisant du Pakistan la cible de sa rhétorique et de ses drones missiles. Ainsi, le duo services secrets/militaires étasuniens dispose-t-il d'une bonne raison pour initier une attaque terroriste et en accuser le Pakistan - tout en gardant à l'esprit que les services secrets pakistanais, l'ISI, sont sans doute plus loyaux vis-à-vis de la CIA que de Zardari.

Les services secrets israéliens constituent le deuxième (et habituel) suspect. Le Pakistan faisant désormais partie des rebelles s'opposant à l'axe du mal, il devient une cible, en tant qu'État musulman doté de l'arme nucléaire. Suivant le raisonnement selon lequel l'ennemi de mon ennemi est mon ami, il se peut que les services secrets israéliens «soutiennent» des représentants de l'extrême droite au sein de l'establishment indien, et les aident à entraîner leur pays vers un conflit avec le Pakistan - et ce, que les autres membres de l'establishment en aient conscience ou non. Souvenez-vous qu'en 2000, à Calcutta, des agents secrets indiens arrêtèrent 11 étrangers pour les interroger, alors qu'il s'apprêtaient à embarquer sur un vol à destination du Bangladesh. On les soupçonnait de détournement aérien, mais ils furent relâchés après avoir été identifiés comme des prêcheurs islamiques. Toutefois, il se troue qu'ils détenaient des passeports israéliens et que Tel-Aviv avait «exercé une pression considérable» sur Delhi pour s'assurer de leur libération. Des experts des renseignements les soupçonnent d'être au service du Mossad.

Pour terminer, nous ne devons pas écarter l'hypothèse de Quraishi selon laquelle «un noyau d'idéologues laïques et de nationalistes hindous ont lancé un "coup d'Etat feutré" à New Delhi, afin de : porter au pouvoir les faucons partisans de la politique étasunienne qui veut faire de l'Inde le gendarme de la région; isoler le Pakistan; s'opposer à la Chine». Selon Quraishi, Hemant Karkare - le chef de l'anti-terrorisme tué lors des attentats - est l'homme qui découvrit ce complot, alors qu'il «menait une enquête de haut-vol sur une cellule terroriste indienne».

Naturellement ces trois suspects ne sont pas mutuellement exclusifs.


Des tyrans conquérants pénètrent dans Gaza

La conséquence malheureuse (et peut-être délibérée) des attaques de Bombay a été de détourner l'attention de la communauté internationale de la tragédie vécue par le peuple de Gaza. Au cas où vous l'auriez ratée, vous trouverez ici le lien vers l'analyse du siège de Gaza rédigée par Windmill Knight et Joe Quinn. Récapitulons les événements en ajoutant quelques mises à jour.

Le jour de l'élection étasunienne, alors que tous les regards étaient fixés sur les écrans de télévision, les Israéliens décidèrent que le moment était idéal pour rompre la trêve avec le Hamas, envahir Gaza, tuer six Palestiniens, et les accuser d'avoir rompu le cessez-le-feu alors que c'est à la suite de ces actes que le Hamas répondit en envoyant des roquettes sur Israël. Il ne fait aucun doute que les sionistes perçoivent la nomination par Obama de Rahm Emanuel au poste de secrétaire général de la Maison-Blanche (voir plus bas) comme un feu vert donné à leurs plans, puisque, depuis, la situation n'a cessé de se détériorer.

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© Inconnu

Les juifs contre le sionisme

Des avions israéliens tirèrent des missiles sur des cibles au nord de la bande de Gaza, blessant deux Palestiniens, prétendument en réponse aux tirs de roquettes du Hamas. Le cessez-le-feu avait été rompu une semaine plus tôt, lorsque l'armée israélienne avait attaqué un tunnel (selon elle) que des militants s'apprêtaient à utiliser pour lancer une attaque au-delà de leur frontière. Bien entendu, on ne peut se comporter en tyran sans excuse, et c'est la raison pour laquelle ces roquettes du Hamas largement inefficaces et généralement inoffensives sont si pratiques. Pourquoi le Hamas aurait-il recours à une tactique qui nuit tant à la cause qu'il défend? En fait, il y a un mois et demi, le Hamas a accusé des «collabos à la solde des Israéliens» d'avoir lancé ces roquettes.

L'ONU a dû fermer ses centres d'aide à Gaza après l'épuisement de ses réserves de nourritures - conséquence d'un bouclage complet des frontières décidé par Israël il y a un mois.

L'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a qualifié les conséquences du renvoi des camions de nourriture de «catastrophiques». En effet, nous parlons ici de 750 000 personnes privées de nourriture!! Comment appeler cela: génocide, terrorisme ou les deux?

John Ging, directeur des opérations de l'ONU à Gaza, a déclaré:

«Nous ne pouvons qualifier la situation à Gaza autrement que de terrible et de terrifiante. 750 000 réfugiés dépendent de la nourriture que nous leur fournissons, et les Israéliens nous interdisent de la distribuer [...] Le verrouillage israélien, punition collective infligée aux civils, viole les lois internationales

Comme dans tout crime, leurs auteurs n'aiment pas les témoins. 20 consuls européens qui avaient prévu de visiter Gaza se sont vus refuser l'entrée au poste frontière d'Erez. De même, les travailleurs sociaux n'ont pu traverser la frontière, et les malades ont reçu l'interdiction de quitter la bande de Gaza pour recevoir leurs soins. De la même manière, les journalistes étrangers ont été interdits d'accès pendant plus d'une semaine.

Alors, quel est le plan des sionistes? Cette fois-ci, nul besoin de se perdre en conjectures: Matan Vilnai, ministre de la Défense israélien, a expliqué à notre place ce qu'il en était: une vaste invasion de Gaza n'est plus qu'une affaire de temps, et l'armée est déjà prête à intervenir. Comme Jonathan Cook l'a écrit:

«Toutes les décisions [retrait des colons, repli des troupes à la périphérie de la bande de Gaza] servent le même objectif: persuader la communauté internationale que l'occupation de Gaza par Israël est terminée, et qu'Israël peut donc ignorer les lois régissant toute occupation et exercer une violence permanente contre Gaza.

Les ministres se sont relayés pour exprimer ce point de vue. Ehud Olmert, par exemple, a déclaré que les habitants de Gaza ne devraient pas être autorisés à «mener une vie normale» ; Avi Dichter estime que des sanctions devraient être infligées «quel qu'en soit le coût pour les Palestiniens» ; Meir Sheetrit a pressé Israël de «choisir un quartier de Gaza et de le raser» - voilà les positions politiques discutées par les ministres israéliens la semaine dernière.

Et voici l'horrible ironie de cette triste histoire: alors que Gaza était contrainte à la famine, Bush participait à une rencontre inopinée à New-York avec Tzipi Livni, ministre des Affaires étrangères (et ex-agent du Mossad) et Shimon Perez, président d'Israël, qui l'a félicité d' «avoir fait avancer les espoirs de paix israélo-palestiniens» et de «s'être opposé au terrorisme et aux extrémismes». Ca donne envie de vomir.

Un député du Likoud demande à ce que les prisonniers palestiniens soient utilisés comme boucliers humains contre les roquettes Qassam.

Bien que le blocus ait été temporairement levé, Barak a décidé de garder les frontières fermées, provoquant un désastre sanitaire à Gaza en raison de pénuries de chlore. L'eau potable est devenue un rêve bien lointain pour les Palestiniens... En outre, lundi matin, un navire libyen transportant 3000 tonnes de vivres pour la bande de Gaza a été renvoyé vers son port d'attache par la marine israélienne, bien qu'évidemment, la marine israélienne ait démenti de telles allégations.

Cette nouvelle manifestation du racisme génocidaire perpétré par Israël est grave. Etant donné la situation politique mondiale, il n'est pas étonnant de trouver parmi d'autres déclarations inhumaines celle proférée par un député du Likoud proposant que l'armée israélienne utilise les prisonniers palestiniens comme boucliers humains. Vilnai, le ministre de la Défense, nous a rappelé que ce type de déclarations n'étaient pas seulement des exercices rhétoriques, mais qu'elles exprimaient de véritables intentions. Israël est «très proche d'une opération d'envergure dans la bande de Gaza», a-t-il déclaré.

Pourquoi la tragédie de Gaza est-elle largement ignorée par les médias et la communauté internationale en général? Pourquoi les dirigeants de notre planète fuient-ils leurs responsabilités vis-à-vis des individus les plus vulnérables? Pourquoi n'osent-ils même pas condamner ces nouveaux nazis? Ah oui, nous avions oublié que personne n'est autorisé à critiquer le sionisme.

Guerres des gangs

Avec toutes ces tragédies humaines, nous avons failli oublier de mentionner qu'un gars dénommé Barak Obama a gagné les élections présidentielles d'un certain pays «développé», et qu'il est censé apporter le changement et nous sauver tous.

Afin de comprendre ce qui s'est produit au cours des élections étasuniennes, relisez les explications données par Simon Davies et Donald Hunt sur le comportement des élites :

Les membres du cercle intérieur n'apparaissent quasiment pas dans la vie publique, et généralement, ils ne remplissent pas de fonctions officielles. Nos présidents, Premiers ministres, ministres, hommes politiques, grands patrons, banquiers et autres personnalités font partie des cercle intermédiaire ou extérieur. Ils peuvent rejoindre le cercle intérieur, mais seulement après avoir quitté leurs fonctions officielles.

Par leur nature même, ces cercles sont secrets, et leurs membres, en particulier ceux du cercle intérieur, ne sont connus que d'un très petit nombre. L'identité des individus détenant le pouvoir ultime fait l'objet de nombreux débats. Bien qu'on y compte certainement les membres de familles qui se maintiennent au sommet depuis de nombreuses générations, l'appartenance à de tels groupes n'est pas forcément inaliénable:les luttes de pouvoir et la compétition sont toujours rudes, en particulier aux niveaux inférieurs. Pour qu'un membre, ou un «joueur», gravisse les échelons, il doit être rusé, dénué de scrupules et in fine, survivre. Pour conserver leur pouvoir, les représentants de ces élites doivent «rester dans le jeu» en permanence. Il est essentiel de comprendre que, même si pour nous autres «exclus», de l'extérieur, ces cercles peuvent ressembler à de confortables clubs, à l'intérieur, la compétition est rude. Ce que nous voyons sur la scène internationale est le résultat de ces rapports de force. Tandis que la ligne générale est établie par les membres du cercle intérieur, les détails relatifs aux arbitrages stratégiques y font toujours l'objet de luttes féroces, de même que les arbitrages aux niveaux tactiques et territoriaux au sein des cercles intermédiaire et extérieur. C'est exactement ce qui se produit avec la «crise financière».

Quiconque a l'expérience du fonctionnement interne d'une multinationale ou d'une banque pourra confirmer l'existence de ces deux forces au sein de telles organisations. «Dallas», la série télévisée étasunienne des 80's, en est un autre bon exemple - les Ewings s'entretuaient en permanence, mais demeuraient inattaquables et soudés dès lors qu'une menace extérieure surgissait.

Ainsi, nous pouvons analyser l'élection étasunienne de la manière suivante : Obama et McCain étaient les représentants de deux groupes de pouvoir luttant pour contrôler les détails de la mise en œuvre du plan global décidé au préalable par le cercle intérieur. Il y a quelques mois, nous avions déjà remarqué les liens entre les évangélistes d'extrême-droite - les dominionistes en particulier - et Sarah Palin, et avions noté les liens unissant Joe Biden au sionisme. Avec la victoire d'Obama, nous avons obtenu une confirmation supplémentaire du soutien que lui ont apporté les sionistes (voir ci-dessous)

En principe, les sionistes auraient pu choisir de soutenir les Républicains, comme ils l'ont fait par le passé. Mais dans leurs calculs, ils ont probablement pris en compte les plans des Évangélistes et ont choisi l'autre alternative. Après tout, selon les chrétiens millénaristes, à la fin des temps (que nous avons atteinte selon eux), Israël devra se convertir ou être détruite. Par conséquent, le sionisme a décidé de parier sur Obama et de l'aider à accéder à la Maison-Blanche - à certaines conditions, bien entendu. Il nous reste à voir si les chrétiens de droite vont tenter quelque chose pour compenser l'erreur d'avoir imposé à la campagne républicaine une Sarah Palin pas spécialement brillante.

Au fait, avez-vous remarqué avec quelle facilité les médias ont changé de camp du jour au lendemain ? Le jour de l'élection, Fox continuait à promouvoir l'idée qu'on devait craindre Obama en raison de son manque d'expérience, et quelques jours plus tard, cette même chaîne colportait l'histoire selon laquelle Palin ne savait pas que l'Afrique était un continent. Nous pouvons tirer la conclusion suivante de cette observation : les médias ne se situent pas bien haut dans la hiérarchie, il sont plutôt des serviteurs qui essayent en permanence de deviner qui sont les véritables maîtres et ce qu'il veulent vraiment.

 

Obama paye l'addition tandis que l'Iran se retrouve à nouveau sur le grill
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© Inconnu

légende : Vous aussi, vous aurez un chiot.

On verra ça !

Maintenant qu'il a obtenu ce qu'il voulait, Obama doit payer pour les faveurs qu'il a reçues et pour les portes qui ne se sont pas refermées sur son nez. Il a offert un chiot à ses filles. Beaucoup d'autres ont également «reçu un chiot», et il est intéressant de voir qui cela concerne. Ils composeront la structure sur laquelle il pourra s'appuyer ou non pour agir ; ils chercheront à imposer leur programme par la pression, et à moins d'un miracle, ils réussiront.

La première déception est survenue peu de temps après l'élection, lorsque Obama a offert à Rahm Emanuel le poste-clef de secrétaire général de la Maison-Blanche. Emanuel est intimement lié à l'AIPAC (Comité Israélo-Américaindes Affaires Publiques), une de ces organisations qui, à l'intérieur des Éetats-Unis, forment un puissant lobby en faveur des politiques expansionnistes d'Israël - même ci cela se fait au détriment des intérêts étasuniens.

Le parcours d'Emanuel suggère en effet qu'il sera plus loyal à Israël qu'aux États-Unis. Son père était membre de l'Irgoun, un groupe terroriste juif qui avait recours à la violence pour chasser de Palestine les Britanniques et les Palestiniens, dans le but de créer l'État d'Israël. Pendant la guerre du Golfe de 1991, il fut volontaire pour rejoindre l'armée israélienne. On l'a décrit comme un «faucon super-likoudique» et il a soutenu l'invasion illégale de l'Iraq initiée par Bush.

Avec de tels amis, il n'est pas étonnant qu'Israël remette sur le tapis le projet d'attaque contre l'Iran et tente de l'enfoncer dans le crâne d'Obama.

«Nous n'excluons aucune option [concernant l'Iran]. De même, nous recommandons aux autres nations de n'exclure aucune option», a déclaré le ministre de la Défense israélien Ehud Barak au sujet d'Obama, seulement trois jours après l'élection du 4 novembre. [...]

«Il est extrêmement important que nous restions coordonnés face à la menace iranienne, car le temps ne joue pas en faveur des modérés» a averti la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni au cours d'une conversation téléphonique avec le vice-président Joe Biden, le 10 novembre. [...]

«Nous ne sommes pas satisfaits de la posture actuelle de la Russie vis-à-vis de Téhéran», a averti Barak lors d'un entretien le 12 novembre avec Vremia Novostei.

Le Premier ministre israélien a rapidement démenti les déclarations selon lesquelles Tel Aviv avait la semaine dernière «reçu l'avertissement» de ne pas attaquer l'Iran avant qu'Obama ne prenne ses fonctions en janvier.

Olmert a déclaré mardi: «Je ne me souviens pas que quiconque au sein du gouvernement [étasunien], y compris au cours des derniers jours, m'ait conseillé ou ait conseillé à l'un de mes collaborateurs de ne pas prendre les mesures que nous jugerions nécessaires à la sécurité de l'État d'Israël - et ces mesures incluent l'Iran.»

Voilà qui clarifiera peut-être l'identité de celui qui tire vraiment les ficelles?

Hillary Clinton a également reçu un «chiot» pour être restée de bonne composition après avoir perdu les primaires démocrates: elle a été nommée secrétaire d'État. Ajoutez à cette liste Madeleine Albright («la mort d'un demi-million d'enfants iraqien est un prix raisonnable à payer»); Richard Holbrooke et Zbigniew Brzezinski qui ont, entre autres, soutenu le génocide indonésien des habitants du Timor oriental; Dennis Ross, également connu comme «l'avocat d'Israël»; Martin Indyk, néoconservateur et sioniste; et bon nombre d'autres sinistres individus liés aux renseignements et à l'armée des États-Unis. Vous pouvez lire ici leurs effroyables parcours.


Les prophètes de l'Apocalypse

Récemment, nous avons remarqué une curieuse tendance entourant la victoire d'Obama: des prédictions de crise et de catastrophe émanant de personnes ayant accès à certaines informations. Souvenez-vous qu'il y a plus d'un mois, nous rapportions les mots de Joe Biden prononcés le 19 octobre:

«Retenez bien ça. [...] Il ne se passera pas six mois avant que le monde ne teste Barack Obama comme il a testé John Kennedy... Prenez garde, nous allons avoir une crise internationale, une crise provoquée, pour tester les nerfs de l'homme.»

Il est intéressant de constater qu'il a explicitement comparé Obama à Kennedy, sachant que, selon certaines théories, Obama serait le nouveau Kennedy luttant contre le système depuis l'intérieur («compte là-dessus et bois de l'eau»).

Le lendemain de la déclaration de Biden, alors qu'on l'interrogeait, Madeleine Albright a déclaré que Biden avait souligné un «état de fait». Excusez nous, mais ne sommes-nous pas censés interpréter ces déclarations comme la confirmation d'un événement majeur à venir dans les prochains mois?

Le 21 octobre, Colin Powell a également déclaré sur NBC qu' «une crise dont nous ne savons rien à ce jour aura lieu le 21 ou le 22 janvier». Évidemment, on se demande comment il peut être aussi certain de la date, s'il ne sait pas en quoi cette crise consiste (peut-être que Colin utilise les pouvoirs extrasensoriels qui le rendirent célèbre lorsqu'il certifia devant l'ONU qu'il pouvait «voir» des «armes de destruction massive» en Iraq alors qu'il n'y en avait aucune).

Le jour même, à Sidney, Gareth Evans, coprésident de la nouvellement créée Commission Internationale sur la non-prolifération nucléaire et le désarmement (ICNND) et ex-ministre des Affaires étrangères australien, a prévenu que le monde était au bord du gouffre à cause de la dissémination d'armements dévastateurs, en particulier au Moyen-Orient et en Iran. Evans a déclaré: «Les dommages provoqués par une seule attaque nucléaire majeure renverraient le 11 septembre et quasiment tout autre événement historique au rang d'infime détail.»

Dans la même veine, une semaine plus tôt, Lord West, conseiller en sécurité intérieure auprès du Premier ministre britannique Gordon Brown, a déclaré:

«La menace [terroriste] est immense. Après avoir légèrement faibli, elle est aujourd'hui redevenue «sévère». De vastes complots se trament. Nous en avons déjoué un, ce qui a causé du tort à al-Qa'ida, et les complots se sont un peu calmés. Toutefois, un autre complot de grande ampleur est en cours de préparation et nous le surveillons.»

Nulle coïncidence dans cette «révélation» détonante faite par Lord West lors d'un débat sur les mesures de sécurité à la Chambre des Lords, moins de 24 heures après que ceux-ci eurent forcé le gouvernement britannique à abandonner son projet d'allonger à 42 jours la durée maximale des détentions préventives pour les individus suspectés d'activités terroristes.

Le site Internet Jerusalem News a rassemblé les informations mentionnées ci-dessus et les a interprétées comme «un étrange cocktail de messages énigmatiques émanant de dirigeants politiques de la planète sur ce qui pourrait attendre les États-Unis au cours des prochains mois». Il se pourrait que certains de ces messages visent comme d'habitude à attiser les peurs qui accompagnent les périodes de terreur, mais il est certainement surprenant, au moins en terme de timing, qu'ils soient tous liés à l'élection d'Obama.

C'est désormais Brzezinski qui affirme qu'Obama pourrait être testé par des terroristes après sa prise de fonction le 20 janvier. Remarquez également que Michael Hayden, le directeur de la CIA, a d'ores et déjà prévenu l'opinion publique de ce qu'elle devra conclure lorsqu'une telle attaque surviendra:

«Al-Qaida, qui agit depuis des lieux sûrs situés dans les régions tribales du Pakistan, demeure la menace principale pour la sécurité des États-Unis.

Si une attaque majeure touche notre pays, elle portera la signature d'Al-Qaeda.»

Ceci malgré le fait que, selon Hayden, aucune «augmentation artificielle ou réelle» des communications entre suspects d'activités terroristes n'ait été détectée, et que les services secrets britanniques aient confirmé qu'il n'existait pas de projet spécifique imminent. Toutefois, et en dépit de cette absence d'informations, les Britanniques pensent qu'Al-Qaida va commettre un attentat «spectaculaire» au cours de la période de transition, attentat qui ciblera plus Bush qu'Obama. Ainsi, ils ne sont au courant de rien, mais ils savent ça. Et bien sûr, si cet attentat cible Bush, il faudra qu'il ait lieu au cours des prochains mois.

Ajoutez à cette série d'annonces apocalyptiques l'apparition de la marionnette de la propagande connue sous le nom d'Ayman al-Zawahiri, «le lieutenant d'Al-Qaida», qui a accusé Obama d'avoir trahi ses racines musulmanes, et a menacé de «faire du mal aux États-Unis».


Institutions de gangsters

Alors que la crise économie mondiale poursuit imperturbablement sa course, le sommet du G20 à Washington a débouché sur un accord décidant de l'élargissement du mandat du FMI quant à son «rôle de policier des finances», et sur la perspective d'une nouvelle réunion aux alentours de mars/avril.

Les réformes du système économique mondial prendront des mois, voire même des années, pour se matérialiser. Toutefois, de ce «modeste» premier sommet, nous pouvons déjà percevoir certains indices quant à ce qui devrait suivre: davantage de pouvoir pour le «policier des finances», alias le FMI - le fossoyeur du Tiers-monde - et la volonté de ne «rien négliger». Compte tenu des avancées technologiques et de la surveillance accrue de la vie quotidienne, nous nous demandons si, au final, le contrôle économique s'exercera jusque dans nos moindres faits et gestes.

 

Piraterie toxique en haute mer

L'augmentation soudaine de rapports faisant état de navires victimes de piraterie nous rend perplexes. Est-ce l'œuvre de quelques pêcheurs mécontents privés de leur source traditionnelle de revenus et se tournant vers le détournement de méga-pétroliers pour faire bouillir la marmite? Ou y-a-t-il autre chose? Une thèse soutenue par le gouvernement érythréen rejette la faute sur le soutien apporté à l'Ethiopie par les USA lors de l'invasion de la Somalie, et sur le chaos qu'y a causé Bush:

En 2006, les États-Unis ont soutenu une alliance de chefs de guerre somaliens connue sous le nom de Gouvernement Fédéral de Transition (TFG) qui a établi une base d'opérations à Baidoa, une ville située dans l'Ouest du pays. Avec l'aide de l'armée éthiopienne soutenue par les États-Unis, de mercenaires occidentaux, de navires de guerre étasuniens et d'avions d'attaque au sol AC-130 gunship, le TFG a réussi à prendre Mogadiscio et à forcer l'Union des Tribunaux Islamiques (ICU) et ses alliés à fuir vers le sud [...]

Alors que les combats se poursuivent, la situation humanitaire n'a cessé de se dégrader. Au moins 2,6 millions de Somaliens sont victimes d'une famine due à de graves pénuries alimentaires causées par une longue sécheresse, la violence et une inflation galopante. Les observateurs de l'ONU ont prévenu que ce chiffre pourrait dépasser les 3,5 millions d'ici à la fin 2008.

À l'époque, des liens avec le terrorisme furent créés de toutes pièces et largement diffusés par les médias complices. Cela vous semble-t-il familier? La véritable raison de la destruction de la Somalie s'explique par le fait que, selon une estimation, 30% du pétrole consommé par les États-Unis au cours des 10 prochaines années proviendra de l'Afrique :

Les États-Unis prévoient que près des deux tiers des champs pétrolifères somaliens seront alloués à des compagnies pétrolières étasuniennes telles que Conoco, Amoco, Chevron et Phillips. Les États-Unis espèrent que la Somalie rejoindra le camp des alliés comme l'Ethiopie et Djibouti, où les États-Unis possèdent une base militaire. Cette alliance offrirait aux États-Unis un puissant levier à proximité des plus grandes régions productrices d'énergie.

Les actes de piraterie induisent plusieurs conséquences immédiates. Il existe désormais un marché lucratif pour les entreprises de sécurité. Une clarification des règles d'arraisonnement des navires, actuellement inexistantes, est également plébiscitée. Celles-ci devraient autoriser le recours à des frappes préventives contre tout navire considéré comme suspect. On voit également une importante augmentation du nombre de navires de guerre européens et étasuniens dans la région:

Ce qu'Hervé Morin, ministre de la Défense français, a qualifié de «formidable symbole de l'avancée vers une politique européenne de défense.»

Cela induit également des effets négatifs sur l'économie égyptienne, puisque les navires commerciaux choisissent plutôt de passer par le Cap de Bonne-Espérance. Chaque année, l'Egypte perçoit 4,5 milliards de dollars grâce au transit par le canal de Suez, et se retrouve d'ores et déjà gravement touchée par la réduction du trafic.

L'avertissement de l'Iran selon lequel il envisagerait de recourir à la force pour libérer des otages iraniens et un navire détourné par des pirates au large des côtes somaliennes pourrait s'avérer une tentative de dissimuler des déchets toxiques stockés à bord qui ont entrainé brûlures, chutes de cheveux, maladies et décès parmi les pirates «dans les jours qui ont suivi» leur abordage du MV Iran Deyanat.

Nombre d'entreprises européennes et asiatiques voient en la Somalie une solution économique pour se débarrasser de leurs déchets toxiques :

Les preuves de telles pratiques sont littéralement apparues sur les plages du nord de la Somalie, lorsque le tsunami a frappé le pays en 2004. Le Programme Environnemental de l'ONU (UNEP) a rapporté que sur les côtes de Puntland, le tsunami avait rejeté sur la côte des bidons couverts de rouille et remplis de déchets toxiques [...] Lorsque la puissance des vagues a fait crever les barils, ceux-ci ont révélé un «trafic effrayant» qui dure depuis plus d'une décennie.

«La Somalie est utilisée comme décharge pour les déchets dangereux depuis le début des années 90. Ces pratiques continuent aujourd'hui alors que la guerre civile fait rage», a-t-il déclaré. «Les entreprises européennes ont fait d'importantes économies sur l'élimination de leurs déchets, ne payant pas plus de 2,50 dollars par tonne, alors que le traitement des déchets en Europe coûte approximativement 1000 dollars par tonne.» Et ces déchets sont très variés. Il y a des déchets radioactifs contenant de l'uranium. Il y a du plomb, et des métaux lourds comme le mercure et le cadmium. On trouve également des déchets industriels, biologiques, chimiques - tout ce que vous pouvez imaginer.» [...]
Depuis que ces bidons ont atteint les côtes, des centaines d'habitants sont tombés malades, et souffrent de saignements buccaux et abdominaux, d' infections cutanées et autres troubles.

Il s'agit d'une activité fort lucrative pour la mafia italienne qui, d'après les estimations, contrôle 30% des entreprises italiennes de traitement des déchets, dont celles qui gèrent les déchets toxiques. Peut-être la journaliste italienne Ilaria Alpi a-t-elle été assassinée parce qu'elle en savait trop sur ceux qui étaient impliqués dans le blanchiment d'argent et les décharges illégales. L'implication du Mossad soulève également des interrogations quant à l'étendue de la dissimulation concernant ces trafics d'armes et de déchets.

Il a été révélé que le navire prétendument ukrainien qui transportait 33 tanks russes T-72 et une quantité substantielle de munitions et de pièces de rechange appartenait à un agent du Mossad israélien.

Les pirates somaliens pourraient avoir involontairement révélé des activités maritimes malsaines dont les instigateurs voudraient qu'elles restent secrètes. Ils servent peut-être désormais de prétexte à la création d'une armée européenne unifiée ou à un verrouillage des transports et du trafic maritimes.

Malheureusement, ce sont encore une fois des civils innocents qui payent l'addition.


Chaud...froid...très froid !!

L'article suivant présente des données qui vont à l'encontre de la croyance commune concernant le réchauffement climatique:

Les mesures de température au sol et les mesures satellitaires, beaucoup plus fiables, montrent toutes deux qu'il y a eu une brève période de réchauffement entre 1975 et 1998. Depuis, la planète s'est refroidie pour atteindre les niveaux de 1995. Personne ne sait quand, ni même si la température de la planète remontera.

La NASA a commis une bourde scientifique: le Centre Spatial Goddard de la NASA (GISS), qui est dirigé par le Dr James Hansen, principal soutien scientifique d'Al Gore, et qui est l'un des quatre organismes responsables du suivi des températures, a annoncé que 2008 avait connu le mois d'octobre le plus chaud jamais relevé, et ce malgré des rapports contradictoires émanant des quatre coins de la planète. Cette erreur aurait été causée par la copie des mesures du mois précédent dans les résultats du mois d'octobre.

Il est difficile de croire que la NASA puisse commettre une telle erreur et ne pas s'en rendre compte avant la diffusion des résultats. Toutefois, même en lui accordant le bénéfice du doute et en faisant preuve de courtoisie en présumant qu'il s'agissait d'une erreur involontaire, cela démontre néanmoins combien il est facile de manipuler la science pour qu'elle corresponde aux attentes des scientifiques (et d'Al Gore).

Nous préférons nous en tenir à la vérité la plus probable fondée sur les preuves disponibles, et ce en dépit des limites inhérentes à notre quête de connaissances. Voici donc un échantillon :

Des chutes de neige record en Europe et en Amérique du Nord entraînent l'ouverture anticipée des stations de sports d'hiver.

Une tempête de neige exceptionnelle provoque des retards en Suisse

Le froid hivernal s'installe prématurément alors que Fairbanks enregistre son quatrième mois d'octobre le plus froid

Un mort, des milliers de foyers privés d'électricité et Londres vit son premier mois d'octobre sous la neige depuis 74 ANS, tandis que des vents arctiques balayent le Royaume-Uni.

Une tempête dépose plus de 30 centimètres de neige sur Sierra Peaks

Le blizzard balaye le Dakota du Sud

Des semaines de froid prématurées sur la côte Est des États-Unis

Un novembre neigeux permet aux stations de ski de la planète d'ouvrir plus tôt que prévu

 

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© NOAA's National Climate Data Center

Températures de 2008 inférieures à la normale sur la majeure partie des USA

 

Étude: les précipitations en Amérique du Sud varient en fonction de l'activité solaire

Et bien que cet article soutienne que «les scientifiques rejettent l'assertion des sceptiques selon laquelle l'activité solaire peut expliquer le réchauffement climatique», le fait est que si les éruptions solaires affectent les précipitations, et que les précipitations affectent le climat, il en résulte que les éruptions solaires affectent les changements climatiques. Comment les précipitations peuvent-elles affecter les changements climatiques de notre planète? Par exemple, s'il y a plus de précipitations à proximité des pôles, il y aura alors plus de chutes de neige, ce qui pourrait déclencher un rebond glaciaire.

Le «réchauffement de la planète» s'est arrêté

Le refroidissement planétaire est là! Les preuves laissant présager d'un refroidissement planétaire pour les trois prochaines décennies.

Réchauffement climatique: nous nous dirigeons en fait vers une nouvelle ère glaciaire, affirment des scientifiques.

Le ciel nous tombe sur la tête

Le trou dans la couche d'ozone est aussi vaste que l'Amérique du Nord

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© NASA

Le trou dans la couche d'ozone, représenté ici en bleu (2006), pourrait être aggravé par certaines des mesures visant à réduire le changement climatique.

Voilà une idée folle : peut-être le trou dans la couche d'ozone ne provient-il pas des chlorofluorocarbones, mais d'une cause cosmique? On a récemment observé que Saturne exhibait une aurore qui ne devrait pas être là. Tom Stallard, un scientifique traitant les données transmises par la sonde Cassini, commente :

«Ce n'est pas un simple anneau d'aurores comme celui que l'on a observé sur Jupiter ou sur Terre. Cette aurore couvre une surface gigantesque, elle balaye le pôle. D'après nos hypothèses concernant les origines des aurores de Saturne, cette région polaire devrait être exempte de toute aurore; par conséquent, la découverte d'une aurore aussi lumineuse à cet endroit est une immense surprise.»

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© NASA/JPL/University of Arizona

Ce cliché du pôle Nord de Saturne montre l'aurore et l'atmosphère sous-jacente, qui toutes deux génèrent deux fréquences différentes de rayonnement infrarouge, telles qu'enregistrées par la sonde Cassini lancée par la NASA.

Une récente publication scientifique a rapporté une augmentation inattendue des électrons à haute énergie portés par les rayonnements cosmiques. QCes électrons doivent provenir d'une source relativement proche qui n'avait jusqu'alors pas été identifiée, ou bien de la destruction de particules théoriques particulièrement exotiques utilisées pour expliquer la matière noire. Existe-t-il un lien avec le climat de notre système solaire? Après tout, ce ne serait pas la première fois que nous entendons parler de curieuses similitudes entre notre planète et ses voisines. Vous vous souvenez peut-être d'un rapport faisant état de changements climatiques sur Mars, avec comme déduction évidente que les changements climatiques sur Terre ne viennent pas de l'intérieur mais de l'extérieur.

En parlant de «ciel qui nous tombe sur la tête», cette fois-ci, au lieu de vous offrir une liste des derniers météores et autres boules de feu, nous préférons vous présenter quelques vidéos pour que vous voyiez à quoi ils ressemblent. En prévision - juste au cas où.

 

 

 

Edmonton

 

 

Vidéo d'un météore dans le ciel de Seattle

Seattle

 

Mise à jour pour le XXIe siècle: Protocole 12 - Le contrôle de la presse.

Le langage employé dans la version originelle des Protocoles est si révoltant - bien que le ton paraisse résolument désuet à des oreilles modernes - que cela peut nous amener à rejeter les idées qu'ils contiennent. Nous garderons pour une autre fois les discussions sur l'authenticité (ou non) et l'origine de ce document. Pour l'instant, voyons dans quelle mesure il correspond à la réalité.

Transformer les mythes en vérités

Nombre d'exemples récents illustrent cette technique. Elle fut largement utilisée pour le scénario «Saddam possède des armes de destruction massive» qui allait se solder en fiasco. Ce n'est que rétrospectivement que les manipulations et les distorsions deviennent évidentes à tous. Le visionnage du reportage sur le raid étasunien en territoire syrien nous fournit une base d'observation en temps réel. Observez le phénomène de rumeur à grande échelle :

« Il y a eu plusieurs erreurs fondamentales dans la manière dont la presse britannique a couvert le récent raid étasunien en territoire syrien. Par exemple, Richard White, pour le Sun, et Patrick Cockburn, correspondant pour The Independent, ont tous deux présenté comme factuelle la thèse selon laquelle le raid avait permis d'éliminer Abu Ghadiya, un dirigeant présumé d'Al-Qaida qui faisait passer des combattants en Iraq.

De la même manière, Catherine Philp, correspondante diplomatique du Times, a rapporté comme factuelle l'entrée d'un commando étasunien en Syrie et un «bref échange de coups de feu avec Abu Ghadiyah et des membres de son groupe.»

De tels articles justifient ce raid aux yeux du lecteur, puisque la cible était suffisamment stratégique pour violer la souveraineté d'un autre pays. Toutefois, la mort d' Abu Ghadiya, et les combats qui l'on précédée, demeurent des assertions non prouvées émanant des États-Unis. Les journalistes concernés n'ont pas décrit ces informations comme provenant de sources étasuniennes.

Et toujours dans le même article:

«Pire, le tabloïd a déclaré:

"On soupçonne la Syrie de suivre l'exemple de l'Iran en poursuivant son programme nucléaire sur plusieurs sites, afin qu'il soit plus difficile de l'arrêter par une seule frappe."»

Cet article ne précise pas qui est à l'origine de tels soupçons, ce qui aurait été fort utile, puisqu'ils sont non seulement infondés, mais que depuis maintenant huit ans que je suis la couverture du monde arabe - Syrie incluse - par les médias britanniques [.pdf], je ne me souviens pas avoir une seule fois lu une telle déclaration. Celle-ci n'a en aucun cas été relayée par d'autres journaux britanniques, ni dans le cadre du raid étasunien, ni après les bombardements israéliens.

Hum, tout cela correspond bien au passage suivant:

Douzième Protocole: 4. AUCUNE INFORMATION N'ATTEINDRA LA SOCIETE SANS PASSER PAR NOTRE CONTRÔLE. Ceci est déjà pour nous un point acquis par le fait que toutes les nouvelles sont reçues de toutes les parties du monde par un petit nombre d'agences qui les centralisent. Lorsque nous serons arrivés au pouvoir, ces agences nous appartiendront entièrement et ne publieront que les nouvelles qu'il nous plaira de laisser paraître.

Censure à la mode wiki

 

Wikipedia efface la page sur Benjamin Emanuel

Wikipedia a effacé la page sur le père de Rahm Emanuel. La suppression de la page sur Benjamin M. Emanuel a été recommandée peu de temps après qu'Obama eut nommé le jeune Rahm Emanuel secrétaire général de la Maison-Blanche, et il semble que cette page avait déjà été effacée (ou proposée à la suppression) une fois en janvier 2007.

On ne peut plus trouver la page sur Benjamin M. Emanuel en effectuant une recherche dans Wikipedia, mais on peut toujours y accéder en tapant directement l'adresse de ladite page. [NdT : à l'heure où nous traduisons cet article, le lien proposé redirige automatiquement sur la page de Rahm Emanuel]

On ne peut même plus trouver l'ancienne version dans les pages de cache de Google. Le blog The Progressive Mind a suffisamment anticipé les choses en sauvegardant la page initiale, y compris les liens originaux. Voici ce qu'on peut y lire : [lien]

Et qu'est ce qui a causé cette activité effrénée chez Wikipédia ? Cette citation détaillée et bien référencée faite par M. Emanuel:

«Il est clair qu'il [Rahm Emanuel] influencera le président pour qu'il soutienne Israël. Comment en serait-il autrement? Ce n'est pas un Arabe ! Il ne va pas nettoyer le sol de la Maison-Blanche

Vous pouvez consulter une capture écran de cette page ici.

Nous voyons là une «stanilisation» high-tech d'Internet. Après tout, les informations qui ne voient pas la lumière du jour n'ont pas besoin d'être supprimées. Puisque Wikipédia est devenue une source essentielle d'informations en cette ère technologique, il semble donc logique qu'il ai été créé par nos maîtres, ou tout au moins qu'il leur ait été rapidement inféodé.

La censure de l'information sur Wikipédia ne fait donc aucun doute. Et les victimes de la censure en témoignent. Mais qui les écoute?

Wikipédia dispose-t-il d'un comité de censure ?

«Je n'aime pas utiliser ce mot qui commence par "C", mais l'OTRS - le système géré par des volontaires afin d'aider la Wikipedia Foundation à répondre au courrier électronique - agit comme un comité de censure» affirme-t-il. «Pire que ça, il semble fonctionner comme un organe de censure amateur, incompétent et maladroit.»

D'autres victimes de l'OTRS de Wikipédia disent globalement la même chose.

Rien n'a plus d'intérêt aux yeux d'un psychopathe qu'un pouvoir arbitraire exercé sur autrui.

Mais à quoi bon détenir le pouvoir sur les sources d'informations entrantes si vous ne pouvez pas légèrement en déformer le contenu, soit en effaçant discrètement des informations inacceptables, soit en faisant subtilement ressortir les passages que vous voulez inculque r?

Document exclusif d'Electronic Intifada : un groupe soutenant Israël projette de réécrire l'Histoire sur Wikipédia

Un groupe de pression pro-israélien organise en secret une campagne d'infiltration à long-terme de la célèbre encyclopédie en ligne Wikipédia, afin de réécrire l'histoire de la Palestine, faire passer de la propagande de base pour des faits avérés, et prendre le contrôle des structures administratives de Wikipédia pour s'assurer que ces changements ne soient pas détectés ou contestés.

Une lecture détaille de l'intégralité de cet article est vivement recommandée.

L'histoire de la carte d'identité en plastique

Une autre tactique utilisée par les élites au pouvoir pour subtilement altérer la teneur des informations quotidiennes consiste à «présenter le développement des événements en temps réel». Tandis que le 11 septembre pourrait être considéré comme le «prototype» de toutes les couvertures médiatiques arrangées à l'avance, voici un exemple plus récent:

La Beeb (BBC) et ses histoires rocambolesques sur les cartes d'identité

Le 6 novembre, la BBC annonçait à un public ébahi que «les gens ont hâte de disposer de cartes d'identités». Tel un écho frénétique aux paroles prononcées par le ministre de l'Intérieur Jacqui Smith au cours d'un discours le matin-même, la BBC a déclaré: «Je crois qu'il existe une demande urgente de cartes d'identités - et lorsque je me déplace aux quatre coins du pays, des citoyens viennent régulièrement à ma rencontre pour me dire qu'ils ne pourront pas attendre indéfiniment».

La BBC a ajouté que le marché des empreintes digitales, des photos d'identité et des signatures collectées dans les bureaux de Poste et chez les détaillants s'élèverait, selon Smith, à «approximativement 200 millions de livres par an». La BBC a oublié de mentionner que ces 200 millions par an provenaient d'une augmentation insigne de 40 livres sur le prix de chaque pièce d'identité, mais il y a quelques autres détails que la BBC a négligé de mentionner - ou plus précisément, a arrêté de mentionner - à partir de ce jour-là.

L'historique des révisions de ce dossier, documenté par News Sniffer, nous embarque dans une Odyssée rocambolesque : on passe de «Smith va présenter le système d'identification aux aéroports» à «les magasins pourraient adopter les cartes d'identité biométriques», pour aboutir à la version publicitaire finale - astucieusement présentée entre guillemets.

Les élites qui nous dirigent misent sur le fait que le champ d'attention du lecteur moyen est si court (et voulu comme tel par l' «éducation moderne») que ces distorsions et revirements ne seront même pas remarqués. À nouveau, citons un passage correspondant des Protocoles:

Douzième Protocole : 15. De telles mesures, échappant à l'attention publique, seront les plus sûrs moyens de guider l'esprit du peuple et d'inspirer confiance en notre gouvernement.

Grâce à ces mesures, nous pourrons exciter ou calmer l'esprit public sur les questions politiques, lorsque cela nous deviendra nécessaire ; nous pourrons le persuader ou le dérouter en imprimant de vraies ou de fausses nouvelles, des événements exacts ou contradictoires, suivant la convenance de nos desseins. Les informations que nous publierons dépendront de la disposition actuelle du peuple à accepter telle sorte de nouvelles, et nous examinerons toujours soigneusement le terrain avant d'y mettre le pied...

 

Remplacez «presse» par «Internet»

Ce qu'on ne peut déformer, on s'en occupera de de façon plus directe. Heureusement, les miracles de la technologie moderne autorisent des solutions bien plus élégantes que l'arrestation de dissidents et la destruction des presses à imprimer.

Un système de fitrage obligatoire en Australie permet de bloquer 10000 sites Internet

«La version pilote inclura la liste noire publiée par l'ACMA, et qui concerne pour l'essentiel les sites prohibés, tels que les sites de pédophiles. Elle filtrera aussi d'autres contenus indésirables», a déclaré aujourd'hui le sénateur Conroy au parlement.

«Tandis que la liste noire publiée par l'ACMA s'élève actuellement à 1300 adresses Internet, la version pilote inclura cette liste - et filtrera aussi environ 10000 autres adresses - permettant ainsi d'évaluer l'impact d'une liste noire plus étoffée sur les performances du réseau.»

 

Programmation mentale réussie

L'une des spécificités de la psychopathie est la paresse. Dans leur «meilleur des mondes», la censure ne devrait nécessiter aucun effort de leur part. Par conséquent, la mise en oeuvre judicieuse d'événements déclenchant l'inhibition transmarginale permet d'aboutir à une population bien entraînée qui respectera et fera respecter la ligne de conduite.

Censure initiée par l'utilisateur

Internet facilite la collaboration entre utilisateurs. Mais il facilite également la destruction de la liberté d'expression par les masses.

Voici une nouvelle forme de censure en ligne, et elle vient d' «en-bas». Grâce aux nouveaux réseaux sociaux collaboratifs en ligne, il est d'autant plus facile à des individus de s'allier pour détruire la liberté d'expression. La censure vient d'en-bas - à contrario des censeurs traditionnels qui oeuvraient depuis le sommet. On qualifie ça de «censure initiée par les utilisateurs».

[....]

 

Google a la possibilité de bloquer l'accès à votre blog. Toutefois, il le fait rarement, à moins que le contenu de votre blog soit illégal - vidéos contrevenant au droit de la propriété intellectuelle, par exemple. En général, Google fait en sorte de rendre votre blog introuvable. Personne ne pourra le trouver en utilisant Google ou Blogger. Les seules personnes en mesure d'y accéder seront celles qui le connaissent déjà et qui disposent de l'adresse exacte.

[...]

La censure a évolué. Vos vidéos et vos blogs ne sont pas supprimés. Ils sont simplement cachés sous le déluge d'informations généré par les internautes. Rendre un site introuvable est une forme bien réelle de censure. Mais vous n'êtes pas censuré par une autorité haut placée, vous êtes censuré par le peuple.

Une similitude de plus avec les Protocoles :

Douzième Protocole: 12. [...] quand le pouls s'accélérera, ces mains inclineront l'opinion publique vers notre cause, car un sujet nerveux est facilement conduit et subit aisément toutes sortes d'influences. Si quelques bavards s'imaginent qu'ils répètent l'opinion de l'organe de leur parti, ils ne répètent, en réalité, que notre propre opinion ou celle que nous désirons. En pensant qu'ils suivent leur journal, ils suivront, en réalité, le drapeau que nous ferons flotter devant eux.

Pourtant, contre toute attente, il est toujours possible qu'une minorité croie encore en la pensée rationnelle. Ceux qui s'efforcent de voir le monde tel qu'il est - ce qui est la seule manière de révéler ses nombreux mystères. Comment la pathocracie les récompense-t-elle ?

Les scientifiques s'auto-censurent après avoir subi des attaques politiques

Les chercheurs évitent les termes et les sujets polémiques dans leurs publications et leurs demandes de financement.

Selon une nouvelle étude, des scientifiques dont les travaux ont été examinés dans le cadre d'un débat politique sur les recherches financées par le NIH (Institut National pour la Santé) à Bethesda, dans le Maryland, ont par la suite censuré leurs propres recherches.

[....]

D'après Peter Bearman, sociologue à l'université de Columbia à New York, cette étude montre que les perceptions du climat idéologique poussent les scientifiques à essayer d'éviter les projets de recherche qui selon eux auront du mal à trouver un financement, ou qui les empêcheront d'obtenir des financements futurs. Cette étude spécifique de Bearman n'a pas fait partie de la controverse, mais lui aussi a dû essuyer des critiques pour ses travaux sur l'abstinence sexuelle au sein des populations adolescentes.

Cette étude révèle également comment le NIH - une organisation théoriquement libre de toute interférence politique - a été «contaminé par la propension du gouvernement Bush à poursuivre une pureté idéologique plutôt qu'une science efficace». Elle démontre que les scientifiques dont les activités se retrouvent sous surveillance politique «évitent de se lancer dans les meilleurs travaux de recherche, de peur qu'ils entraînent la fin de leurs financements.» Ce phénomène peut aboutir à une science moins efficace et à la diffusion d'une pseudo-science en ses lieux et places, déclare Bearman.

N'est-il pas curieux que le maître-mot dans la quête de financements pour la recherche soit «publie ou péris»? Il semble que les Protocoles aient également abordé ce point:

Douzième Protocole: 7. [...] Celui qui voudrait nous attaquer avec sa plume ne trouverait pas d'éditeur. Avant d'imprimer un ouvrage quelconque, l'éditeur ou l'imprimeur devra obtenir des autorités un permis de publier ledit ouvrage.

 

Parler pour le peuple et contre le sionisme

La plupart des sujets développés ci-dessus sont directement ou indirectement liés au sionisme. Il est courant que ceux qui s'élèvent contre cette idéologie soient accusés d'antisémitisme. Il s'agit évidemment d'un argument fallacieux visant à protéger l'impunité des psychopathes qui cachent leurs intentions derrière les illusions de la religion et des mythes. Plutôt que d'expliquer à nouveau pourquoi cet argument est fallacieux, nous aimerions conclure en citant cette récente déclaration d'un juif orthodoxe - un être humain doté d'un cœur et d'un cerveau, et qui est par conséquent en mesure de discerner les mensonges:

Pendant combien de temps les dirigeants juifs et non-juifs qui revendiquent l'héritage de la civilisation et de la moralité resteront-ils silencieux face au terrorisme d'État pratiqué par les sionistes à l'encontre du peuple palestinien - des exactions particulièrement visibles à Gaza, où les sionistes pensent pouvoir affamer les Palestiniens jusqu'à ce qu'ils se soumettent, et ce en totale violation de tous les principes du droit international, de toutes les valeurs religieuses en général, Y COMPRIS les valeurs de la foi juive ???!!

 

Pendant combien de temps autoriserons-nous cela ??

Nous prions avec insistance la communauté internationale et les dirigeants de la planète de mettre fin au terrorisme d'État sioniste !! Au nom de Dieu!

Au nom de l'Humanité !

Le régime terroriste de l'État israélien réprime, expulse et persécute les Palestiniens depuis 60 ans, et s'attend à ce que les Palestiniens restent simplement là les bras croisés pendant que tout cela se produit! Les Palestiniens sont-ils censés collaborer à leur propre destruction ? Sont-ils juste censés se soumettre aux sionistes en compensation de ce qui s'est produit pendant la Deuxième Guerre mondiale à des milliers de kilomètres de là ?

Il est temps que ceux de nos dirigeants qui possèdent un quelconque sens de la moralité et du courage fassent front et déclarent finalement que CELA SUFFIT !! L'État d'Israël ne doit plus avoir carte blanche pour commettre ses crimes ! Cet État ethnocratique voyou et vicieux doit être démantelé, et les droits des Palestiniens doivent être réhabilités !

Nous prions pour que notre appel atteigne le cœur et l'esprit de ceux qui ont le pouvoir de mettre fin à la folie répandue par l'État d'Israël, qui est armé jusqu'au dents avec les équipements les plus sophistiquées qu'il utilise contre les Palestiniens, et qu'il brandit face au reste du Moyen-Orient, tandis que les sionistes demandent au monde entier de se soumettre à leur dessein!

Les sionistes savent que leur État est au bord de la désintégration, et ils sont prêts à emporter des millions de juifs et de non-juifs dans leur chute!! Le monde court de graves dangers si les sionistes ne sont pas stoppés.

Notre Père qui êtes aux cieux, entendez nos prières!



Rabbin Meir Hirsh
Neturei Karta Palestine
P.O.Box 5053 Jerusalem, Palestine
E-mail: nkp@neto.bezeqint.net

 

Traduction française: Axel D.

Article original : Futur Quantique

 

 

04/01/2008

Benazir Bhutto – un avertissement pour nous tous

Note de P&P : Après Jean Jaurès, John Fitzerald Kennedy, Robert Fitzerald Kennedy, Martin Luther King, Che Guevara Yitzhak Rabin, Anouar el-Sadate, Indira Gandhi, Rajiv Gandhi, Benazir Bhutto vient rejoindre le panthéon des grands personnages politiques qui tentèrent de défendre l'intérêt du peuple face à la pathocratie, l'exploitation, le mensonge, les guerres et les souffrances.

Lorsque les pathocrates ne peuvent pas diffamer ou corrompre ou manipuler, alors leur absence de conscience les amène à ce qui sert au mieux leur intérêt personnel : l'assassinat.

Benazir Bhutto ne cadraient pas avec les plans retenus pour le Pakistan, à savoir le développement d'un état à la botte des Etats-Unis (afin de piller aisément ses ressources en échange de quelques os jetés à ses dirigeants corrompus) ou bien le basculement du pays dans l'extrêmisme religieux(afin d'alimenter le mythe du choc des civilisations et de justifier la course aux armements, à la sécurité et à la guerre.

Benazir Bhutto n'était rien de cela, elle souhaitait seulement soutenir la croissance d'une nation laïque défendant avant tout son peuple. Pour cette faute-là, le jeudi 27 décembre 2007, Benazir Bhutto a été lâchement assassinée. Paix à son âme.

 

 

Joe Quinn pour sott.net, traduction Henri R. pour Futur Quantique

Benazir Bhutto – Assassinée par les pathocrates

L’ancien Premier ministre du Pakistan Benazir Bhutto a été assassinée jeudi 27 décembre 2007 à Rawalpindi, une ville près de la capitale du Pakistan, Islamabad. Ayant survécu à une tentative d’assassinat en octobre, aujourd’hui sous le couvert d’un « attentat suicide », Mlle Bhutto à été tuée à bout portant dans le cou et à la tête.

Fortuitement (ou non) il y a presque 29 ans son père, Zulfikar Bhutto, également ancien Premier ministre du Pakistan, fut pendu dans la même ville par le dictateur d’alors, le général Zia Ul-Haq. En 2003, le prétendu cerveau du 11 septembre, Khalid Shaikh Mohammed fut arrêté à Rawalpindi. Les preuves de l’implication de Khalid venaient largement des enregistrements des tortures de la CIA maintenant détruits. Le monde est petit. Cela ne devrait donc pas être une surprise que, bien que séparées par des décennies, les morts prématurées de Mlle Bhutto et de son père soient inextricablement liées, dans le contexte de la guerre contre le terrorisme menée par les Américains. Il suffit de dire que les empreintes des Pathocrates sont partout.

L'empire arrogant

Pour comprendre pleinement les forces qui ont modelé notre monde moderne et l’ont amené au bord du précipice socio-politique sur lequel il se trouve assis maintenant, nous ne pouvons parler de « l’Amérique » ou même du « gouvernement étasunien » en termes d’une seule nation isolée et de groupe de leaders politiques. L’Amérique d’aujourd’hui est un empire bien établi depuis longtemps dont les sièges du pouvoir s’étendent bien au-delà de Washington D.C. Avec des bases militaires dans au moins 121 des 187 des pays du monde et une empreinte économique qui est de portée mondiale, « l’Amérique » d’aujourd’hui est un phénomène mondial plutôt qu’une simple nation occidentale.

 

Zulfikar Bhutto

Comme des dizaines de cas similaires dans le monde entier au cours des 100 dernières années, l’éviction de 1977, et l’assassinat 18 mois plus tard, de Zulfikar Bhutto démocratiquement élu, n’auraient pas pu se produire sans le soutien du gouvernement étasunien et de la CIA de l’époque. Ramsey Clark, ancien attorney général étasunien et critique ouvert de la politique étrangère des États-Unis, s’était directement impliqué en essayant de commuer la condamnation de Zulfikar Bhutto, bien qu’il fût empêché à la dernière minute de le représenter au procès par le général Zia. Clark a pointé directement l’implication de la CIA :

« les similarités dans la mise en scène des émeutes au Chili (où la CIA a aidé au renversement du président Salvador Allende en 1973) et au Pakistan [en 1977] sont bien trop semblables. »

Géostratégie

Jusqu’en 1989 et la « chute » de la Russie soviétique, le Pakistan se trouvait à la frontière sud de la Russie et représentait le seul accès de la Russie aux mers chaudes du Golfe Persique. D’un point de vue stratégique et dans le contexte de la « guerre froide », il était tout à fait logique pour un empire d’essayer d’étendre son influence mondiale et en même temps donner un coup économique significatif aux Russes. Le Pakistan et son voisin l’Afghanistan étaient tous les deux fermement dans les visées de l’empire.

Le problème de l’empire avec Zulfikar Bhutto était idéologique. Comme tous les véritables leaders politiques humains, il n’était pas enclin à permettre au peuple pakistanais de devenir de la chair à canon pour l’avance implacable de l’empire étasunien. Dans un discours en octobre 1966, Bhutto proclama : « L’Islam est notre foi, la démocratie notre politique, le socialisme notre économie. Tout le pouvoir au peuple. »

En termes des desseins de l’empire envers l’Asie du Sud, (qui comprenait le but à long terme d’établir une future fausse « dispute des civilisations » entre l’Islam et l’ « Occident chrétien »), Bhutto ne pouvait pas être autorisé à établir un Pakistan socialiste, largement laïc, et devait simplement disparaître. En effet, au cours des 60 dernières années, aucune pitié n’avait été accordée à tout chef d’une nation musulmane qui n’était pas par nature d’inclination fasciste, ou bien préparé à se soumettre à l’empire.

Islamisation

Le général Zia reçut alors le soutien et les assurances nécessaires par les représentants de l’empire étasunien dans le but de se sentir confiant pour forcer Bhutto hors de son poste et plus tard de le pendre sur de fausses accusations de corruption. Il établit ensuite la stricte loi islamique et un code pénal cruel. Zia changea la condamnation pour dommage contre la propriété d’une amende ou un emprisonnement (ou les deux) en une amputation de la main droite du délinquant. Pour le vol, le prix était la main droite et le pied gauche. Pour l’adultère, la nouvelle condamnation était la flagellation (100 coups) à la fois pour les hommes et les femmes non mariés, et s’ils étaient mariés, l’accusé était lapidé à mort. Zia promouvait également les officiers militaires sur la base de la dévotion religieuse. Le Coran et autres textes religieux devinrent des textes obligatoires dans l’entraînement militaire et selon la journaliste Kathy Gannon, « l’idéologie radicale islamiste commença à s’infiltrer dans l’armée et l’influence des groupes les plus extrêmes se faufila dans l’armée. » La BBC a confirmé que la politique auto-déclarée « d’islamisation » de Zia créa une « culture du Jihad » à l’intérieur du Pakistan qui continue jusqu’à présent. Et tout ça estampillé par la « plus grande démocratie sur Terre. »

 

Général Zia

Le général Zia créa aussi des dizaines de milliers de madrasas, ou pensionnats religieux, exactement les mêmes madrasas auxquelles se référait Donald Rumsfeld quand il disait :

« Est-ce que nous capturons, tuons ou décourageons et dissuadons plus de terroristes chaque jour que ne recrutent, entraînent et déploient contre nous les madrasas et les ecclésiastiques radicaux ? »

Peu après, (1979-80) de grandes quantités de dollars américains commencèrent à affluer dans les coffres du bon général, et Zia avait visiblement bien conscience de sa position de commandement. Quel prix paierait l’empire pour sa nation positionnée de manière géostratégique ? Quand le président Carter lui offrit une « aide » de 400 millions de dollars, Zia ricana et dit «des cacahuètes[1] ». (Carter avait été un producteur de cacahuètes).

Renversement de la démocratie

En final, l’empire déversa des milliards de dollars à Zia, à la condition qu’il en utilise l’essentiel pour fonder une horde de seigneurs de la guerre féodaux connus comme les Taliban à la frontière de l’Afghanistan. L’Afghanistan, voyez-vous, avait pris récemment un virage vers le pire de la même manière que le Pakistan l’avait fait sous Bhutto. En 1973, le Dr Mohammad Daoud avait déclaré une nouvelle République d’Afghanistan, renversant le gouvernement royaliste de Mohammed Zaher Shah dans un coup d’état sans effusion de sang. Daoud était un extrême conservateur et régnait en dictateur absolu. En réponse à la politique oppressive du nouveau régime, le Parti Démocratique du Peuple d’Afghanistan, PDPA, fut formé, mais en 1978, Daoud ordonna l’arrestation de presque tous les dirigeants du PDPA.

Les foules progressistes de Kaboul virent les arrestations comme une tentative d’annihiler le PDPA, comme la junte militaire l’avait fait contre les partis des travailleurs au Chili en 1973 (avec le soutien des États-Unis). Un soulèvement des gradés inférieurs de l’armée libéra le chef du parti populaire, Nur Mohammad Taraki. En une journée, Daoud fut renversé et un gouvernement révolutionnaire proclamé, dirigé par Taraki.

Selon le propre recueil de la CIA en Afghanistan :

Avant la révolution, 5 % des propriétaires terriens de l’Afghanistan détenaient plus de 45% des terres arables. Un tiers des ruraux étaient des travailleurs sans terre, des agriculteurs ou des fermiers.

Les dettes envers les propriétaires et les prêteurs « étaient une caractéristique régulière de la vie rurale ». Un fermier endetté donnait la moitié de sa récolte chaque année au prêteur.

« Quand le PDPA prit le pouvoir, il s’activa à enlever les inégalités de propriété des terres et l’usure. » Le décret n°6 de la révolution annulait les dettes des emprunts des travailleurs agraires, des fermiers et petits propriétaires.

Le régime révolutionnaire mit sur pied des programmes d’alphabétisation étendus, surtout pour les femmes. Il imprima des manuels dans plusieurs langues – Dari, Pashto, Ouzbek, Turc et Baloutchi. « Le gouvernement forma encore plus de professeurs, construisit des écoles et des maternelles, et institua des garderies pour les orphelins », raconte l’histoire du pays.

Avant la révolution, l’analphabétisme des femmes avait été de 96,3% en Afghanistan. L’analphabétisme des deux sexes était de 90,5%.

En 1985, il y avait eu une augmentation de 80% du nombre de lits dans les hôpitaux. Le gouvernement avait initié des unités médicales mobiles et des brigades de femmes et de jeunes gens pour aller dans les campagnes sous-développées et fournir des services médicaux aux paysans pour la première fois.

Les tous premiers décrets du régime révolutionnaire furent de prohiber la dot et de donner aux femmes la liberté de choix dans le mariage. « Historiquement, les rôles sexuels et le statut des femmes avaient été liés aux relations de propriété. Les femmes et les enfants tendaient à être assimilés au concept de la propriété et à appartenir à un homme. »

Avant la révolution, une jeune mariée qui ne montrait pas de signes de virginité la nuit de noces pouvait être tuée par son père et/ou ses frères.

Après la révolution, les jeunes femmes dans les villes, où l’autorité du nouveau gouvernement était forte, pouvaient ôter le voile, sortir librement en public, aller à l’école et obtenir un travail. Elles étaient regroupées dans l’Organisation Démocratique des Femmes de l’Afghanistan, fondée en 1965 par le Dr Anahita Ratebzada.

La révolution et l’establishment du gouvernement social sous Taraki défiaient l’ancien ordre islamique fondamentaliste. L’Afghanistan était transformé lentement en un pays progressif et libertaire avec un gouvernement quelque peu laïc donnant des droits égaux pour tous.

Donc, comme je l’ai dit, l’Afghanistan avait pris un ‘tournant vers le pire’ du point de vue de l’empire, et était maintenant dirigé par un gouvernement socialiste, laïc (lire ‘communiste’). Quelque chose devait être fait. Ainsi, la CIA commença à mettre sur pied une armée de mercenaires, recrutant des seigneurs de la guerre féodaux et leurs servants pour une « guerre sainte » contre les « communistes » qui avaient libéré « leurs » femmes et leurs « paysans ».

Appâtage des "communistes"

Mais l’empire a toujours eu envie de maximiser ses gains, et en rectifiant ‘l’aberration’ politique croissante en Afghanistan, il y avait une chance d’enfoncer les Communistes.

Zbigniew Brzezinski était le conseiller à la Sécurité nationale étasunienne du président Jimmy Carter de 1977 à 1981. Dans une interview au « Nouvel Observateur », 15-21 janvier 1998, p.76, il nous dit :

Brzezinski : Selon la version officielle de l’histoire, l’aide de la CIA aux Moudjahidins commença en 1980, c’est-à-dire, après l’invasion soviétique de l’Afghanistan, le 24 décembre 1979. Mais la réalité, gardée secrète jusqu’à maintenant, est complètement différente : En effet, ce fut le 3 juillet 1979 que le président Carter signa la première directive pour un aide secrète aux opposants du régime pro-soviétique de Kaboul. Et ce même jour, j’ai écrit une note au président dans laquelle je lui expliquais qu’à mon avis, cette aide allait induire une intervention militaire soviétique.

Le « régime pro-soviétique » mentionné ici était le gouvernement socialiste de Taraki qui se faisait l’avocat des droits des femmes et de l’éducation pour tous.

Question : Malgré ce risque, vous étiez un avocat de cette action secrète. Mais peut-être désiriez-vous vous-même l’entrée en guerre des Soviétiques et cherchiez à la provoquer ?

Brzezinski : Ce n’est pas tout à fait ça. Nous n’avons pas poussé les Russes à intervenir, mais nous avons accru sciemment la probabilité qu’ils le fassent.

Le fait est que les Russes étaient attirés pour intervenir en Afghanistan à cause de l’aide et l’armement mentionnés ci-dessus que les États-Unis fournissaient aux seigneurs de la guerre féodaux qui cherchaient à renverser le gouvernement socialiste de Taraki – celui qui avait commencé à réformer et ouvrir la société afghane.

Question : Quand les Soviétiques ont justifié leur intervention en affirmant qu’ils avaient l’intention de combattre la implication secrète des États-Unis en Afghanistan, les gens ne les croyaient pas. Cependant, il y avait une base de vérité. Vous ne regrettez rien aujourd’hui ?

Brzezinski : Regretter quoi ? Cette opération secrète était une excellente idée. Elle eut l’effet d’attirer les Russes dans le piège afghan et vous voulez me la faire regretter ? Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j’ai substantiellement écrit au président Carter : Nous avons maintenant l’opportunité de donner à l’URSS sa guerre du Viêt-Nam. En effet, durant presque dix ans, Moscou dut poursuivre une guerre insupportable par le gouvernement, un conflit qui apporta la démoralisation et finalement l’effondrement de l’empire soviétique.

Question : Et vous ne regrettez pas non plus d’avoir soutenu les fondamentalistes islamiques, leur avoir donné des armes et des conseils à des futurs terroristes ?

Brzezinski : Qu’est-ce qui est le plus important pour l’histoire du monde ? Le Taliban ou l’effondrement de l’empire soviétique ? Quelques musulmans agités ou la libération de l’Europe Centrale et la fin de la guerre froide ?

Donc là vous pigez. L’empire américain est engagé actuellement dans une « guerre à la terreur » sans fin avec « quelques musulmans agités » comme opposition, que l’empire lui-même à « agités ».

Drogues pour le monde

Mais il y avait aussi à considérer les butins de l’empire. Avec l’aide du président Zia, l’Afghanistan était considéré comme un pays parfaitement adapté à la production de vastes quantités d’opium, ces revenus seraient utilisés par l’empire pour alimenter son progrès et en même temps inonder certains centres de population avec des narcotiques et s’engager dans une petite « manoeuvre sociale » (les quartiers noirs de l’Amérique étant un cas en vue).

Les envois par la CIA d’armes secrètes étaient assurés par l’armée pakistanaise et l’ISI vers des camps de rebelles dans la province frontalière du Nord-Ouest près de la frontière avec l’Afghanistan. Le gouverneur de cette province, le lieutenant-général Fazie Haq, que l’auteur Alfred McCoy appelle « le plus proche confident et de facto suzerain des guérillas moudjahidines » du président du Pakistan Muhammad Zia ul-Haq, permit à des centaines de raffineries d’héroïne de s’établir dans sa province. Commençant vers 1982, les camions militaires pakistanais transportant des armes de la CIA de Karachi (Pakistan) arrivaient dans la province de Haq et revenaient chargés en héroïne, protégés des recherches de la police par des papiers du renseignement pakistanais (ISI). En 1982, Haq était fiché par Interpol comme un trafiquant de drogue international, sans mentionner un actif pour la CIA. Malgré sa réputation qui se détériorait, des politiciens étasuniens en visite, comme le directeur de la CIA William Casey et le vice-président George H. W. Bush continuèrent à le rencontrer quand ils allaient au Pakistan. Haq déplaça ensuite son argent de l’héroïne vers les Banque de Crédit et Commerce International. (BCCI) criminels. Un fonctionnaire étasunien haut placé déclara plus tard que Haq « était notre homme… tout le monde savait que Haq dirigeait aussi le commerce de la drogue » et que la « BCCI était totalement impliquée. »

Les polices européennes et pakistanaise se plaignaient toutes les deux que les enquêtes sur le trafic d’héroïne dans la province étaient « avortées au plus haut niveau. » En 1989, peu après la prise de pouvoir au Pakistan par Benazir Bhutto, la police arrêta Haq et l’accusa de meurtre. Il était considéré comme un multi-milliardaire à ce moment-là et il fut abattu en 1991 avant d’être jugé. Même le président Zia était impliqué dans le trafic de drogue. En 1985, une enquête du gouvernement norvégien a conduit à l’arrestation d’un dealer de drogue pakistanais qui se trouvait être le directeur financier personnel du président Zia. Une fois arrêté, son attaché-case contenait les relevés bancaires personnels de Zia.

Echos du 11 septembre

Washington dépensa des milliards de dollars chaque année à financer sa guerre russe par procuration, avec le fils d’une prestigieuse et riche famille saoudienne ayant des liens proches avec les membres de la famille royale saoudienne, Oussama Ben Laden, servant de figure de proue aux seigneurs de la guerre (et au public occidental). Durant tout cela, l’homme de l’empire, le général Zia avait la tâche de surveiller le déboursement de l’argent, les armes et la fabrication de l’héroïne. Avec la défaite soviétique, l’Afghanistan aux mains des seigneurs de guerre talibans ultra-conservateurs et le Pakistan appauvri économiquement et politiquement sous les dictateurs militaires soutenus par les États-Unis, l’empire étasunien s’était procuré à la fois un laboratoire pour y créer-diriger une « menace islamique terroriste » et un théâtre dans lequel mener une guerre contre cette menace.

De manière intéressante, Zia mourut dans un crash d’avion mystérieux en août 1988. Peu après un décollage sans problème, la tour de contrôle perdit le contact avec l’avion et des témoins ont rapporté qu’il volait irrégulièrement. L’avion piqua ensuite avant d’exploser à l’impact, tuant le général Zia et plusieurs généraux de l’armée, de même que l’ambassadeur américain au Pakistan Arnold Raphel et le général Herbert Wassom, attaché militaire en chef à Islamabad. Pour plusieurs raisons, dont la moindre n'était pas que beaucoup de gens souhaitaient la mort de Zia, il est hautement improbable que le crash de Zia fût un accident. Plusieurs théories du complot ont été proposées dont la plus intéressante est que le Mossad israélien abattit l’avion. Barbara Crossette qui était chef du bureau du New York Times en Asie du Sud de 1988 à 1991 interviewa l’ambassadeur américain en Inde en 1988, John Gunther Dean.

Dean prétend qu’Israël voulait empêcher le Pakistan d’accéder aux armes nucléaires et pressait le Congrès américain d’enquêter sur l’axe Israël-Inde. Comme récompense pour avoir dit ce qu’il pensait, Dean fut accusé de déséquilibre mental et fut envoyé en Suisse pour « se reposer » pendant six semaines avant qu’on lui demande de démissionner. Le plus intéressant de tout, cependant, est la méthode utilisée pour abattre l’avion de Zia. Le rapport officiel pakistanais sur le crash trouva des traces de produits chimiques sur les débris de l’avion, dont une grande partie était enfouie dans la terre sablonneuse ou éparpillée autour du site dû à l’impact du crash. Ces produits chimiques, ont dit les Pakistanais, étaient : phosphore, chlore, potassium, antimoine et tétra nitrate de pentaerythritol. Spécifiquement, le phosphore fut trouvé sur des graines et des pelures de mangue dans les débris. Plusieurs caisses de mangue avaient été chargées dans l’avion avant le décollage et les fruits avaient été chargés avec un gaz incapacitant, voire mortel. Khalid Hasan, un analyste pakistanais écrivant dans le journal indépendant « Friday Times » en 2004, a dit que c’était du gaz VX. L’ambassadeur Dean prétend qu’on lui a dit à New Dehli qu’il y avait du gaz VX dans l’avion. Ceux qui ont lu notre livre 11 septembre : L’ultime vérité comprendront immédiatement pourquoi la suggestion qu’Israël était impliqué dans l’usage d’un gaz mortel pour abattre un avion de passagers est particulièrement intriguant.

Benazir

A l’âge tendre de 24 ans, Benazir Bhutto se trouva aux arrêts à la suite de l’emprisonnement de son père par le général Zia en 1977. Elle fut autorisée à quitter le Pakistan pour la Grande Bretagne en 1984 tout en dirigeant en exil le Parti Socialiste du Peuple du Pakistan (PPP) de son père. Elle deviendra plus tard la première femme Premier ministre du Pakistan et de toute nation islamique quand elle prit la direction du gouvernement de 1988 à 1990 et à nouveau de 1993 à 1996. Dans les deux cas, elle fut évincée par de fausses accusations fabriquées par les mêmes élites et puissantes familles de propriétaires du Penjab qui s’étaient opposés à son père et avaient empêché les deux de mettre en place la politique réformiste et laïque si désirée par le peuple pakistanais.

Tout au long de sa carrière, la jeune et séduisante Benazir se dépeignait elle-même avec succès et précisément comme un contraste rafraîchissant par rapport à l’establishment politique primordialement dominé par les hommes. En 1988, Benazir s’auto-exila à Dubaï où elle resta jusqu’à ce qu’elle retourne au Pakistan le 18 octobre 2007 après un compromis avec le président Musharraf, actif de la CIA, qui prit le pouvoir lors d’un coup d’état militaire en 1999. Selon les termes de l’accord avec Musharraf, on lui garantissait l’amnistie et toutes les accusations de corruption (inventées) étaient retirées. Puisque l’ordre d’expulsion était levé, Benazir faisait campagne furieusement pour le PPP et on s’attendait à ce qu’elle pose un sérieux challenge au dictateur Musharraf installé par la CIA aux prochaines élections générales.

En route pour un rassemblement à Karachi le 18 octobre 2007, deux explosions se produisirent peu après l’atterrissage et le départ de Benazir de l’aéroport international Jinnah. Elle ne fut pas blessée par les explosions, supposées plus tard être un attentat suicide, tuant 136 personnes et en blessant au moins 450. Malgré la menace évidente pour sa vie de ceux qui avaient le plus à gagner avec sa mort, y compris, mais non limité, au dictateur pakistanais et l’actif de la CIA Musharraf, Benazir resta fidèle à sa croyance que le leadership politique est défini par le service au peuple ordinaire de ce monde. En tant que telle, elle insista pour continuer à aller à des rassemblements publics dans le pays. Elle déclara récemment :

« J’ai décidé de ne pas rester prisonnière dans ma maison comme un prisonnier virtuel, » a-t-elle écrit. « Je suis allée à mon village natal de Larkana pour prier sur la tombe de mon père. Partout, les gens se rassemblaient autour de moi dans une frénésie de joie. Je me sens humble devant leur amour et leur confiance. »

Mais dans un monde comme le nôtre, l’amour et la confiance sont assaillis de plus en plus de tous les côtés par une obscurité qui cherche à étouffer violemment tous les nobles idéaux, et d’un point de vue, nous pourrions dire que la bravoure de Benazir était imprudente. D’un autre point de vue, cependant, il est possible que son sacrifice allume chez des millions d’autres personnes une colère juste qui peut déjouer l’obscurité qui menace de nous engloutir tous. Il y a une chose que nous pouvons dire à coup sûr, et c’est que Benazir à fait face à la menace psychopathique contre son propre avenir et celle de toute humanité avec les yeux ouverts. Après la première tentative d’assassinat en octobre elle déclara :

« Peu après, les autorités me demandèrent de ne pas voyager en voitures avec des vitres teintées – ce qui me protégeaient de l’identification des terroristes – ou de voyager avec des gardes armés privés. Je commençais à sentir le filet se resserrer autour de moi quand la sécurité policière en dehors de ma maison à Karachi fut réduite, même quand on m’a dit que d’autres complots d’assassinats étaient en vue. »

Quand le chef du parti PPP annonça sa mort, les Pakistanais surent instantanément où trouver les coupables quand ils clamèrent « Musharraf est un chien ». N’oublions pas qui sont ses maîtres.

Benazir Bhutto, est morte comme un agneau sacrifié mais est aussi un avertissement parfait de ce que nos dirigeants ont en réserve pour nous tous. La conclusion est : réveillez-vous avant qu’il ne soit trop tard.

 

 

 


[1] Cacahuètes, signifiant bagatelle, bouchée de pain dans le langage courant (NdT)