07.06.2008
Flambée du pétrole et attaque contre l'Iran
Après un début de séance positif, les Bourses européennes n'ont cessé de creuser leurs pertes cet après midi dans le sillage de la remontée en flèche des cours du pétrole et de statistiques décevantes outre atlantique.
Les indices du vieux continent ont également été pénalisés par l'avertissement de Jean-Claude Trichet concernant une éventuelle hausse des taux au mois de juillet.
Le CAC 40 a terminé en repli de 2,3% à 4795 points et le DJ Eurostoxx 50 a cédé 2,3%. Sur les autres places européennes, la correction était également à l'ordre du jour, le Dax de Francfort a abandonné 2% et la Bourse de Londres s'est repliée de 1,4%, l'Ibex de Madrid signe le plus lourd repli des valeurs européennes avec une baisse de 2,5%.
Wall Street est en lourd repli, le Dow Jones plonge de 2,1% et le Nasdaq affiche un repli de 1,8%.
Les employeurs américains ont supprimé quelque 49 000 emplois, selon le Département du Travail. Ces pertes d'emplois s'avèrent conformes à celles attendues par les économistes (en moyenne 60 000 destructions), mais le taux de chômage a cependant largement augmenté, passant de 5% à 5,5% le mois dernier, soit son niveau le plus important depuis octobre 2004.
Ces nouvelles inquiétantes sur le front de l'emploi aux Etats-Unis ont favorisé une nouvelle rechute du dollar face à l'euro, qui progresse de 0,7% à 1,57 dollar pour un euro.
Ce repli du billet vert nourrit à son tour la flambée du pétrole: le baril de "light sweet crude" a connu une nouvelle poussée en début d'après-midi, s'envolant actuellement de 5,1% et culminant à 134,3 dollars le baril.
Dans un tel contexte, la bonne nouvelle de l'après-midi ne semble pas peser lourd au regard des investisseurs.
Les ventes des grossistes ont progressé de 1,4% en avril par rapport à mars, selon le département du Commerce, soit une progression de 12,7% en rythme annuel.
Sur le DJ Eurostoxx 50, Repsol profite de la hausse des cours de l'or noir et affiche la meilleure performance avec un repli de 0,1%, Total céde quant à lui 1%.
D'autres titres tels qu'Arcelor Mittal, très exposés aux cours des matières premières, figure dans le trio de tête des replis les plus mesurés du jour.
L'ensemble du secteur énergétique a moins souffert de la hausse des prix du pétrole. Ainsi, E.ON et Eni cèdent 0,9%, RWE recule de 1,2%, ces scores sont parmi les meilleurs du jour.
A l'inverse, d'autres titres ont pâti de la hausse des cours de l'or noir comme les valeurs automobiles.
Renault recule de 5,6% et signe la plus lourde perte des valeurs paneuropéennes, Daimler recule de 4,7%.
Hors DJ Eurostoxx 50, la chaîne de supermarchés néerlandaise Ahold rétrocède 3,3% après l'annonce une hausse d'environ 8% de son bénéfice net au premier trimestre, notamment grâce aux performances "impressionnantes" de son enseigne Albert Heijn en Europe.
Article original : Cercle Finance
Note de P&P : Ce qui n'est pas précisé dans cet article est le caractère exceptionnel de cette hausse, en effet c'est la toute première fois que le baril de pétrole augmente de 11 dollars en un seul jour.
Ce qui n'est pas non plus mentionné est la hausse tout aussi brusque de l'or qui a gagné plus de 25 dollars par once ce même jour.
Cela peut nous rappeler les mouvements spéculatifs qui eurent lieu les jours précédant le 11 septembre 2001 où d'énormes volumes d'options à la vente sur les actions des compagnies aériennes étasuniennes furent prises.
Bien évidemment aucune enquête n'a été mené sur ces délits d'initiés et plus grave sur l'identité de ceux qui connaissaient à l'avance les événements du 11 septembre alors que selon la thèse officielle ces attentats étaient totalement inattendus.
Alors sur quels événements imminents les initiés ont-il spéculé ?
La hausse sensible du pétrole suggère l'anticipation d'une brusque chute de l'offre et/ou d'une brusque hausse de la demande, la hausse du prix de l'or, valeur refuge par excellence marque l'anticipation d'une crise majeure imminente.
Une forte baisse de l'offre de pétrole couplée à une crise majeure pourrait correspondre à une attaque menée contre l'Iran.
Le scénario exact reste à préciser.
Qui attaquera : Israël / les Etats-Unis / une coalition ?
Quand l'attaque aura-t-elle lieu : immédiatement pour que les mouvements de protestations soient pris de vitesse ? Pendant les jeux du cirque (Euro et JO) au cours desquels l'attention des citoyens sera totalement absorbée par les exploits des gladiateurs modernes ? Après les vacances, lorsque la crise mondiale aura vraiment commencé et que les citoyens submergés par l'angoisse et la précarité de leur situation n'uaront plus d'yeux sur l'agonie des enfants iraniens ?
Comment les forces impérialistes justifieront-elles un tel acte d'agression alors qu'il est de notoriété publique que les Etats-Unis comme Israël disposent de centaines de têtes nucléaires et que les rapports de l'AIA et des services secrets étasuniens certifient que les seuls programmes nucléaires iraniens visent une production civile d'électricité.
Comme les attentats du 11 septembre ont permis d'offrir un semblant de justification à l'invasion de l'Afghanistan et les soi-disant armes de destructions massives de Saddam Hussein ont constitué l'excuse préalable à l'invasion de l'Irak, peut-être qu'un ou plusieurs événements terroristes (mini bombe nucléaire par exemple) attribués bien évidemment à des forces liées à l'Iran permettront de justifier une attaque contre cet Etat souverain et multimillénaire abritant plus de 80 millions d'âmes.
13:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, pétrole, or, crise, états unis, israel, invasion
26.05.2008
Noël 2009.
09:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, inflation, noël, pétrole, pouvoir d'achat
09.01.2008
Bioéthanol: réservoirs pleins et assiettes vides
En 2006, 842 millions de personnes dont 170 millions d’enfants, ont souffert de sous-alimentation dans le monde, 2 millions de plus que l’année précédente. Toutes les 5 secondes un enfant de moins de cinq ans meurt. Quelque 100000 personnes meurent chaque jour de sous-alimentation, ce qui fait plus de 35 millions par année. A l’avenir, une augmentation de ce nombre est prévisible, par exemple en Inde, en Indonésie, au Nigeria, au Pakistan et au Soudan1. La sous-alimentation est responsable de plus de morts que le sida, le paludisme et la tuberculose réunis, a déclaré le directeur du Programme alimentaire mondial (PAM), James Morris lors de la Journée mondiale de l’alimentation à Genève. C’est pourquoi, dans les débats concernant la crise mondiale de l’énergie, le problème de la faim doit être traité en priorité. Et surtout lorsque la solution préconisée est l’utilisation excessive de produits alimentaires pour les carburants.
La lutte contre le réchauffement climatique et celle contre la faim sont liées
La lutte contre le changement climatique et celle contre la sous-alimentation entretiennent un rapport très étroit. Elles représentent un problème mondial dont les causes sont identiques à quelques détails près. La menace d’une catastrophe climatique et le fait – effrayant – que dans le monde, il y ait encore plus de 800 millions de personnes qui ont faim sont avant tout la conséquence d’un usage irresponsable des ressources naturelles et d’une politique d’exploitation dirigée contre l’homme. Au gaspillage démesuré s’ajoutent la soif du gain et l’accaparement des matières premières motivé par l’égoïsme des riches.
Note de P&P : Les théories relatives aux origines du réchauffement climatiques divergent. La faim dans le monde provient bien quant à elle des choix et comportements d'une minorité d'êtres humains.
Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, part du principe que la faim dans le monde est voulue et qu’elle pourrait être surmontée très vite grâce à des efforts politiques adéquats (uniquement avec les méthodes agricoles actuelles, il serait possible de nourrir non seulement les 8 milliards d’hommes que compte la planète mais 20 milliards). Dans son livre «l’Empire de la honte», il donne les raisons suivantes de l’échec d’une politique alimentaire efficace: mauvaises habitudes alimentaires dans le monde (un quart de la récolte mondiale de céréales est consacrée à nourrir les troupeaux de bœufs des pays riches), guerres et systèmes corrompus dans les pays où règne la famine, changement climatique (le nombre des réfugiés climatiques se monte actuellement à 250 millions et pourrait atteindre le milliard dans les dix prochaines années). Il critique sévèrement la perversité du marché qui soumet les produits alimentaires comme n’importe quelle autre marchandise à la loi de l’offre et de la demande. Ce n’est pas seulement le pouvoir d’achat qui permet l’accès aux produits. Les spéculateurs de la Bourse de Chicago ont découvert que les aliments de base comme le soja, le maïs et le millet étaient une source de profit. Plus les profits des spéculateurs augmentent, plus la faim augmente!
Note de P&P : lorsqu'une minorité d'individus dépourvus de conscience a pour seul objectif le pouvoir alors même la spéculation sur les aliments devient monnaie courante. Aujourd'hui les profits obsénes de quelques privilégiés à Wall Street et ailleurs se font sur le compte de milliards de pauvres condamnés à la famine.
Malgré cette situation intenable de la politique alimentaire, les pays industrialisés occidentaux veulent, sous la pression de l’augmentation du prix du pétrole et du changement climatique, développer considérablement la culture de plantes pour la production d’éthanol et de diesel. Ainsi, aux USA, dans l’UE, au Brésil et en Asie, des milliards ont déjà été investis dans la culture du maïs, du soja, du colza, de la canne à sucre, de l’huile de palme ou du blé.2
Note de P&P : En fait le citadin étasunien pourra continuer à conduire son 4X4 hyperpolluant. Mais désormais celui-ci fonctionnera au bio éthanol donc en plus de détruire la planète, notre conducteur aggravera la famine mondiale. Mais Tout n'est pas perdu puisque ce brave citoyen entretiendra l'illusion d'être un citoyen écoresponsable... L'enfer est pavé de bonnes intentions. Ce que nos dirigeants magnanimes nous proposent donc c'est de polluer comme avant mais en plus de faire crever de faim les plus démunis. C'est ça le progrès à la sauce ponérologique.
Les chiffres du ministère de l’Agriculture des Etats-Unis sont éloquents: Il y a six ans, il y avait aux USA environ 50 producteurs d’éthanol et la production annuelle était de moins de 8 milliards de litres. Maintenant, 100 sociétés produisent plus de 18 milliards de litres. En ce moment, 70 usines d’une capacité de 8 milliards de litres sont en construction. Déjà 20% de la récolte de maïs aux USA sont destinés à la production d’éthanol. En 2000, le taux n’était «que» de 6%.3
Dans le Livre Vert de la Commission européenne intitulé «Vers une stratégie européenne de sécurité d’approvisionnement énergétique», l’objectif fixé est de remplacer jusqu’en 2020 20% des carburants classiques par des carburants alternatifs. Dans un scénario pour 2030 non encore publié, une commission d’experts propose même de tirer des cultures un quart des carburants. Les Etats-Unis veulent également se libérer de la dépendance du pétrole du Proche-Orient grâce aux biocarburants. L’Energy Policy Act de 2005 du gouvernement américain prévoit d’acheminer en 2012 à peu près 28 milliards de litres de biocarburant aux stations-services.4
Note de P&P : Manifestement le développement du bioéthanol n'est plus seulement le mauvais rêve d'un docteur Folamour mais bien un réalité dévastatrice en plein essor aux USA et plébisité par les dirigeants non élus de l'Union Européenne.
Catastrophe alimentaire et environnementalle prévisible due à une mauvaise politique
Depuis plusieurs années, on sait que les réserves de pétrole sont limitées. On sait également que les pays riches industrialisés occidentaux pratiquent une exploitation irresponsable des carburants fossiles au détriment des pays en voie de développement et des nouveaux pays industrialisés. En 2005, la consommation mondiale totale de pétrole était de 3,8368 milliards de tonnes, dont
• Amérique du Nord: 1,1326 milliards
• Asie et Pacifique: 1,1169 milliards
• Europe: 791,9 millions
• Proche-Orient: 271,3 millions
• Amérique centrale et Amérique du Sud: 223,3 millions
• Ex-Union soviétique: 171,7 millions
• Afrique: 129,3 millions
Note de P&P : Et si tous simplement les dirigeants optaient pour des politiques énergétiques intelligentes ? des véhicules qui consomment vraiment moins et polluent vraiment moins ? Des sociétés qui cessent de pousser à la surconsommation ? Un vrai effort dans le domaine de la pérennité et la recyclabilité des produits ? Des projets véritablement ambitieux en terme de transports en commun ?
Dans l’Union européenne, la part des biocarburants était en 2003 d’environ 0,3%. En 2005, elle était de 2% et à la fin de 2010 elle devrait être de 5,75%. Les Etats-Unis ont annoncé que d’ici à 2010, le bioéthanol représenterait 10% du carburant utilisé par les véhicules à moteur. Un hectare (100 m × 100 m) de colza produit 3,5 tonnes de colza, ce qui donne 2,3 tonnes de galettes de colza (fourrage) et 1,2 tonne d’huile de colza. 1,2 tonne d’huile de colza équivalent à 1320 litres de carburant. Cette quantité de carburant permet à une voiture moyenne de parcourir 20000 km.
Si, pour l’année 2010, on part d’un taux moyen de 5%, cela représente, sur la base de la consommation mondiale de pétrole de 2005, une production de 191,8 millions de tonnes d’huile de colza. Ce qui correspond à 159,8 millions d’hectares. Ce sont près de 160 millions d’hectares de terrain agricole qui seraient sacrifiés à la production de carburant bio. A titre de comparaison, l’Allemagne dispose de 17,2 millions d’hectares de surfaces cultivables et la Suisse de 1,7 million. Dans le monde entier, quelque 1200 millions d’hectares de terrain sont à la disposition de l’agriculture. Presque 15% des surfaces cultivables devraient être retirés à l’agriculture pour remplacer 5% de l’énergie fossile par l’énergie verte. Un remplacement de 10% ferait perdre un quart des surfaces destinées à l’alimentation! En outre, considérons qu’avec les céréales utilisées pour un seul plein d’éthanol, on pourrait nourrir un homme pendant une année. Toute personne sensée peut se rendre compte de l’hypocrisie de la propagande en faveur du bioéthanol et de son profond mépris des hommes.
Note de P&P : Profond mépris des hommes. Des hommes pauvres en particulier. Cette adoption du bioéthanol se résume ni plus ni moins à remplir les grosses voitures des plus privilégiés avec la nourriture des plus démunis. Un modèle d'individualisme et de cynisme.
Cette stratégie – qui consiste à résoudre des problèmes d’énergie et de pollution de l’environnement par le recours aux plantes qui repoussent «de manière illimitée» – ne peut être préconisée que par un «groupe d’intérêt» voué à la croissance économique et à l’exploitation impitoyable de ressources qui se font de plus en plus rares. Comme ce fut déjà trop souvent le cas, on résoudrait le problème (du gaspillage) de l’énergie en créant de nouveaux problèmes et en aggravant les problèmes existants. Les aliments deviennent rares, on poursuit le déboisement de la forêt tropicale, les petits paysans perdent leurs terres, les monocultures apparaissent et les engrais et les pesticides empoisonnent l’eau. En 1985 déjà, Hoimar von Ditfurth écrivait: «Nous n’avons pas encore appris à croire à l’existence d’une catastrophe mondiale qui se déroule sans bruit, sans éclairs ni tonnerre et sans puanteur.» La «troisième guerre mondiale» dirigée contre la nature et les bases existentielles des générations futures bat son plein à l’insu de la majorité des gens. L’homme est en train de mener une guerre d’exploitation silencieuse mais efficace contre l’environnement et les générations d’aujourd’hui et de demain. Et il croit même pouvoir la gagner en appliquant davantage son intelligence techno-scientifique.
Note de P&P : Voici clairement exposé le véritable objectif de ces nouvelles politiques énergétiques. Un génocide massif et invisible, le rêve psychopathique. Bill Clinton a fait plus de morts en Iraq avec sa politique d'embargo que Georges W. Bush avec sa guerre d'invasion. Dans les deux cas la dimension génocidaire est bien présente mais dans le premier cas elle est bien plus discrète et efficace. Nous allons revenir sur ce point essentiel dans quelques instants.
Protestations au Brésil avant la visite de Bush
Au Brésil, la forêt tropicale est défrichée surtout pour la culture du soja. Mais quand on défriche des millions d’hectares de forêt tropicale, l’avantage des biocarburants perd tout fondement en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Depuis des mois déjà, Fuconams, organisation brésilienne pour la protection de l’environnement dans le Mato Grosso do Sul, essaye d’attirer l’attention sur cette exploitation sauvage. Avant le voyage au Brésil du président des Etats-Unis George W. Bush, des paysans sans terre ont occupé une mine, une banque et une usine d’éthanol pour protester contre le développement de la culture industrielle de la canne à sucre et le bradage d’usines brésiliennes pour la production d’éthanol. Ces manifestations sont en relation avec l’alliance américano-brésilienne pour la production d’éthanol recherchée par les Etats-Unis. Au Brésil, l’éthanol est utilisé comme carburant pour les voitures et suite au «boom des biocarburants», il est de plus en plus exporté dans le monde entier.
Les occupations faisaient partie d’une semaine de manifestations destinées à attirer l’attention du public sur les graves problèmes posés par la production de bioéthanol. Le développement considérable de la culture industrielle de la canne à sucre provoque la destruction et la pollution de l’environnement (parce qu’on brûle les champs moissonnés), des conditions de travail inhumaines ainsi qu’une concentration encore plus forte de la propriété rurale, ce qui entraîne une aggravation des inégalités. Kelly Mafort, coordinat eur du puissant mouvement des Sans-terre, le MST, a déclaré: «L’éthanol n’est pas une énergie propre et il est nuisible à l’environnement. Avec ces manifestations, nous voulons dire au président américain Bush qu’il n’a pas d’amis ici.» Un autre leader du MST, Joao Pedro Stedile a ajouté: «Bush vient ici en ambassadeur des multinationales, de l’industrie agricole, des compagnies pétrolières et de l’industrie automobile qui veulent contrôler le commerce mondial des biocarburants.» Ces protestations massives au Brésil, de loin le plus grand producteur d’éthanol à base de canne à sucre, font aussi de l’ombre au sommet de l’UE à Bruxelles. Il doit décider s’il fixera définitivement des quantités minimums d’utilisation de biocarburants. Des organisations de protection de l’environnement comme «Sauvez la forêt tropicale» (Hambourg) ont critiqué ces taux minimums d’énergie verte parce que le boom des biocarburants chasse les petits paysans, détruit les forêts tropicales, menace la biodiversité et concurrence de plus en plus la production alimentaire.5
Note de P&P : Le désaveu de G. Bush concernant la guerre en Iraq savamment orchestré à partir de l'été 2007 marque le début de la fin pour la marionnette Bush. La clique de ceux qui en tirent les ficelles comporte quelques noms tristement célèbres comme Rotschild, Rockfeller ou Morgan mais la plupart restent prudemment dans l'ombre. Cette petite minorité a eu besoin de mener des actions particulièrement choquantes et injustes aux yeux de tout être humain normalement constitué. Pour atteindre ces fins la solution du président à la Rayman fut excellente et permit de mettre les désastres politiques récents sur le dos d'un esprit isolé et dérangé.
En anglais ce type d'individu est appelé "useful idiot". Bush a pris le contrôle de l'Iraq et de ses réserves pétrolières, mis en place un pipeline stratégique en Afghanistan, réouvert la route de l'opium, mis en place les bases d'un état fasciste et permit l'enrichissement supplémentaires des plus nantis.
Sa mission se termine ici. Il sera débarqué et accusé de tous les maux et les médias entonneront en coeur les louanges du nouveau dirigeant et d'une politique du renouveau plus humaniste et plus écologique. Le retrait de l'Iraq et la fermeture de certains centres de tortures permettront de donner un vernis de crédibilité au discours.
C'est ici que la nouvelle marionette apparaîtra. La main sur le coeur il entamera un plaidoyer pour la planète à la Al Gore. Il instillera la peur du choc climatique et de ses conséquences désastreuses comme ses prédécesseurs cultivèrent la peur du méchant terroriste islamiste. En bon homme providentiel il présentera l'antidote à la maladie qu'il a créée. Le bioéthanol va nous permettre de restaurer une terre saine et d'échapper aux immenses périls qui nous guettaient.
«Le boom des biocarburants a des conséquences particulièrement dévastatrices pour les indigènes d’Indonésie», a déclaré le responsable pour l’Asie de la Gesellschaft für bedrohte Völker Ulrich Delius. Là-bas, la superficie consacrée à la culture de l’huile de palme – 6 millions d’hectares – correspondent à 3 fois celle de la Hesse. 18 millions supplémentaires ont déjà été défrichés pour de grandes plantations. Les autorités planifient une multiplication par 43 de la production. Ainsi 20 millions d’hectares supplémentaires de forêt tropicale seront libérés prochainement pour le défrichement. Les conséquences de ce déboisement seront particulièrement catastrophiques pour les indigènes de Papouasie occidentale (ouest de la Nouvelle-Guinée) et à Bornéo (Kalimantan). Des investisseurs chinois et malais planifient la construction en Papouasie occidentale de plusieurs grandes plantations d’un million d’hectares chacune. Jusqu’à la fin de 2006, des organisations de défense des droits de l’homme indonésiennes ont enregistré 350 conflits terriens causés par l’extension de la production d’huile de palme.
Bilan environnemental négatif des biocarburants
La demande croissante en bioénergie conduira à augmenter la production agricole. De plus, la spéculation boursière aura vite fait de se tourner vers ce nouveau secteur «rentable» et veillera à ce que les bénéfices soient récoltés en Bourse au détriment des producteurs et des utilisateurs. La concurrence de la demande entre la production alimentaire et les groupes énergétiques penchera du côté des «riches conducteurs d’automobiles» et ceux qui ont faim seront laissés pour compte. Au cours des deux dernières années déjà, le prix des semences des huiles comestibles a augmenté. Pour l’huile de colza et de maïs, il faut payer 25% de plus, bien que jusqu’à présent, dans le monde, 0,8% seulement de la consommation de carburant soit couverte par les biocarburants.
Aux inconvénients éthiques et sociaux de la culture et de l’utilisation des biocarburants s’ajoutent le manque d’efficacité et la pollution. D’après une étude de l’EMPA (institut suisse de recherche en science des matériaux et en technologie), les biocarburants produisent plus d’un tiers d’effet de serre de moins que l’essence ou le diesel, mais la culture de plantes comme le maïs et le soja provoque d’autres pollutions et certaines sont si graves qu’elles alourdissent nettement le bilan écologique total. Elles vont de l’abus d’engrais, de l’acidification des sols à la diminution de la biodiversité. Le défrichement par le feu dans les pays tropicaux produit beaucoup de CO2, augmente la pollution de l’air par les suies, les oxydes d’azote, les aérosols et la dioxine. L’utilisation intensive d’engrais et le travail mécanique du sol ont des conséquences négatives. Quand on considère en plus le manque d’efficacité des biocarburants dans ce bilan, il ne reste qu’une conclusion: ils sont contre-productifs dans la solution des problèmes énergétiques et la lutte contre le réchauffement climatique.
Note de P&P : sans compter que l'immense pénurie alimentaire induite par l'adoption du bio éthanol légitimera aussi l'utilisation systématique des graines OGM qui seront présentées comme une solution miracle aux problèmes grandissants de rendement et de famine.
Que faire?
La tâche la plus urgente est de clouer le bec au lobby de l’éthanol. Il faut mettre un terme à la propagande trompeuse des multinationales, de l’industrie agrochimique, des compagnies pétrolières et des fabricants d’automobiles et exiger des informations objectives et fondées scientifiquement. Les chefs de gouvernement et les parlements doivent être mis à contribution pour résoudre le problème de l’énergie et du climat de façon durable pour le bien de l’humanité. Il faut s’opposer catégoriquement aux pseudo-solutions comme le commerce des certificats de CO2. De même, il faut condamner sans ambiguïté les exemptions d’impôts prévues ou en discussion en faveur de la prétendue bioénergie. Ce dont le monde a besoin dans la situation menaçante actuelle, c’est de se rendre compte qu’il faut en finir avec le gaspillage au détriment de nos semblables sur la planète et cesser de piller la nature. La solution prônée par les économistes et mise en pratique par les gouvernements et les administrations a prouvé son inefficacité depuis longtemps. Les «taxes d’incitation» sont un trafic d’indulgences qui donne aux riches le droit de polluer la planète au détriment de ceux qui sont moins bien lotis et de détruire les conditions de vie naturelles de la majorité des hommes. Avec notre folie des grandeurs et notre obsession de la croissance, nous avons ignoré les limites naturelles. Les structures sociales, politiques voire économiques qui se sont constituées organiquement seront détruites par la soumission de la société à l’économie et à l’individualisme.
Note de P&P : une consommation des ressources d'une manière plus tempérée et mieux répartie semble effectivement une piste de solution.
Se concentrer sur les choses qui enrichissent vraiment la vie
A l’avenir, la production d’aliments de base devra de nouveau respecter les cadres naturels qui diffèrent le plus souvent selon les régions. Il faut éviter dans la mesure du possible les interventions sur les cycles naturels. Aussi devons-nous adapter nos habitudes alimentaires actuelles aux surfaces agricoles disponibles. Pour l’Allemagne, cela signifierait, avec un passage total à l’agriculture biologique, que les 17,2 millions d’hectares de surfaces agricoles suffiraient à assurer l’alimentation de la population si elle consommait au lieu de 40% de calories «animales» et 60% de calories «végétales», 24% de calories «animales» et 76% de calories «végétales», comme les Italiens.6
Pour éviter les catastrophes qui menacent la planète, nous sommes appelés à penser différemment, à modifier nos habitudes alimentaires et notre mode de vie. Après la folie des grandeurs il est nécessaire de redécouvrir l’agriculture cyclique adaptée aux régions. Les solutions d’avenir se trouvent dans les petites structures. Nous avons besoin d’hommes et de femmes qui, quels que soient leur fonction et leur niveau, prennent leurs responsabilités à l’égard de la société et dépassent leur égoïsme en faveur du bien commun. Concentrons-nous sur les choses qui enrichissent vraiment la vie et qui protègent l’homme aussi bien que la nature. Remplaçons les comportements consuméristes irréfléchis si répandus par l’initiative et la responsabilité individuelles afin de contribuer à une action commune efficace et déclencher un mouvement en faveur d’un monde plus pacifique et plus juste. •
(Traduction Horizons et débats)
Note de P&P : Un autre élément de solution est de diffuser le plus largement possible des informations objectives sur ce dossier essentiel. Sans connaissance l'individu est le jouet des manipulations élaborées par une poignée de privilégiés hautement ponérisés.
1 Food and Agriculture Organization (FAO)
2 sda
3 cf. www.spiegel.de/wirtschaft/0,1518,461621,00.html
4 Technology Review. Das M.I.T. – Magazin für Innovation, mai 2006
5 cf. de.indymedia.org/2007/03/170386.shtml
6 cf. doku.cac.at/derbaueralsretterderwelt
18:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bioéthanol, famine, soja, pétrole, automobile, industrie, pays pauvres
30.11.2007
Nouvelle tentative de coup d'état de la CIA au Vénézuela
Note de P&P : Ceux qui ont visionné la vidéo intitulée "Coup d'état contre Hugo Chavez" connaissent déjà les méthodes et les objectifs de la CIA concernant la destinée du Vénézuela.
Malgré sa tentative infructueuse il y a quelques mois, la CIA tente à nouveau de déstabiliser le gouvernement d'Hugo Chavez et accessoirement de mettre la main sur les ressources pétrolières du 4e exportateur mondial.
TENAZA, OPÉRATION DE LA CIA AU VENEZUELA
Un MÉMO de la CIA révèle les dessous des activités menées au Venezuela par les forces d'opposition internes et externes pour contrer le référendum sur la réforme constitutionnelle, prévu pour le 2 décembre 2007, et pour renverser le gouvernement élu du Président Hugo Chavez. Ce MÉMO, rédigé le 20 novembre 2007, par le responsable de la CIA à l'ambassade des États-Unis au Venezuela, Michael Middleton Steere, a pour destinataire le Directeur général de l'Agence à Washington, Michael Hayden. Bien que hautement confidentiel, ce MEMO s'est retrouvé entre les mains de personnes qui ont jugé bon d'en faire la diffusion la plus large possible.
L'auteur de la note fait le point sur l'OPÉRATION TENAZA et aborde les dernières étapes à franchir pour atteindre les objectifs visés.
D'ABORD IL RELÈVE LES CONSTATS
1. La tendance des intentions de vote se maintient. Selon les derniers sondages réalisés tant à l'interne qu'à l'externe, le OUI a l'avantage de 10 à 13 points (57% OUI, 44% NON).
2. Les analyses confirment que cette tendance est irréversible à court terme, c'est-à-dire qu'elle ne peut être modifiée de façon significative d'ici le référendum du 2 décembre.
3. La campagne publicitaire promue conformément au Plan ainsi que les désertions du camp gouvernemental de certains hauts dirigeants (Podemos-Baduel, par exemple) ont fait perdre à Chavez 6 points par rapport à son pourcentage initial. Ceci dit, de telles tendances ont atteint leur plancher.
4. Il faut s'en tenir au PLAN TENAZA pour lequel divers scénarios peuvent être envisagés.
LES SCÉNARIOS
1. Empêcher le Référendum ou, à défaut d'y parvenir, en méconnaître les résultats. Selon l'auteur, il faut continuer à renforcer les activités qui visent à empêcher la tenue du référendum tout en préparant en même temps les conditions pour en contester les résultats. Sur ce dernier point, il est important de créer dans l'opinion publique le fait que le NON est en nette avance sur le OUI et qu'il est assuré de la victoire. C'est en ce sens qu'il faut continuer à travailler avec les maisons de sondage contractées par la CIA.
2. Il faut discréditer autant faire se peut le Conseil national électoral (CNE) de manière à créer dans l'opinion publique la sensation de fraude. En ce sens, il faut semer le doute sur l'inconsistance du registre électoral permanent et la non fiabilité des équipements mis en place pour le vote. Des contacts avec une équipe d'experts universitaires permet de compter sur leur prestige académique, pour donner de la crédibilité à la fraude par la manipulation des données de la part du CNE entre autres au moyen d'encre spéciale et en intervenant dans le maniement des machines de votation.
3. Il faut engorger le plus possible les bureaux de vote en encourageant les militants du NON à voter puis à rester sur place : VOTE ET RESTE. Cette action produira une implosion qui permettra l'exécution de la directive prévue dans l'Opération Tenaza.
4. Il faut commencer à donner de l'information sur les résultats du vote dans les premières heures de l'après-midi, utilisant les sondages préliminaires déjà disponibles. Telle que planifiée, cette opération requière une coordination avec les médias de communication au niveau international.
5. L'implantation sur le territoire national de groupes de protestation préparant au soulèvement d'une partie substantielle de la population La conduite de ces scénarios n'est pas sans comporter des risques politiques, d'autant plus que les groupes participants ne sont pas tous unanimes sur les actions proposées. Primero justicia et Nuevo tiempo ne partagent pas la stratégie présentée par la CIA alors que Comando national de la résistance et Action démocratique participent à toutes les étapes.
LES TÂCHES IMMÉDIATES DE LA PHASE FINALE
L'empêchement du référendum, la dénonciation d'une fraude électorale et les manifestations de rues devront compter sur des initiatives ponctuelles pour assurer le succès de l'opération. Le MEMO en fait une liste que nous pourrions résumer ainsi :
1. Un effort diplomatique soutenu pour isoler toujours plus Chavez sur la scène internationale.
2. Travailler à l'unité des forces de l'opposition et chercher des alliances entre ceux qui vont s'abstenir de voter et ceux qui vont voter NON.
3. Augmenter la pression par des manifestations de rue dans les jours précédant le référendum.
4. Soutenir avec insistance la propagande contre le régime.
5. Exécuter les actions militaires d'appui aux mobilisations et aux actions d'occupation.
6. Mettre en place les dispositifs opérationnels des forces installées à proximité du territoire vénézuélien;
7. Assurer l'appui des équipes externes en provenance du « pays vert et bleu, est coordonné;
8. L'action maritime de « bleu » est prévue et les frontières avec « vert » aux endroits déterminés sont libres de passage.
LISTES DES TÂCHES DÉJÀ RÉALISÉES
A) Des rencontres avec des étudiants, des professeurs et recteurs d'universités privées ont permis d'en arriver à un accord pour qu'ils s'incorporent organiquement aux initiatives de la CIA avec pour objectif l'expulsion de Chavez. Le groupe Bandera roja a été l'un de ceux qui a appuyé le plus l'action directe de rue contre les institutions : CNE, LE TRIBUNAL SUPRÊME DE JUSTICE et LE PALAIS MIRAFLORES.
B) Un des objectifs de l'Opération Tenaza est de contrôler, dans un lap de temps de 72 à 120 et avec l'appui massif des citoyens mécontents, une partie du territoire ou des institutions de manière à permettre l'intervention militaire et sa proclamation d'autorité. L'auteur précise que tous les secteurs ne participent pas à cette opération. Il est donc nécessaire de travailler à forger une plus grande unité. La découverte d'un commando et de l'arsenal militaire à leur disposition en a ébranlé plusieurs.
C) Les meilleurs succès ont été obtenus dans le secteur de la propagande et des opérations psychologiques prévues au Plan en cours. Les apports des réseaux privés nationaux, de la Société interaméricaine de presse (SIP) et des agences internationales ont été déterminants. Enfin il importe de préciser, dit l'auteur du MEMO, que des 8 M$ qui ont été transférées, il n'en reste que très peu, la grande partie ayant été utilisée pour la propagande, la publicité et pour quelques unes des organisations de couverture.
Oscar fortin pour humanisme.overblog.com
Québec, le 28 novembre 2007
19:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CIA, tenaza, coup d'état, Hugo Chavez, Vénézuela, pétrole, complot
27.11.2007
Monnaie de singe et mouvement perpétuel
NEW YORK (Reuters) - Wall Street a ouvert mardi en hausse, en rebond par rapport à la veille, l'injection de 7,5 milliards de dollars d'argent frais dans Citigroup par l'émirat d'Abou Dhabi ayant rassuré les investisseurs sur les perspectives du secteur bancaire aux Etats-Unis.
Cette annonce, qui permet à Abou Dhabi d'obtenir jusqu'à 4,9% de la première banque américaine, l'une des plus fortement malmenées par le "subprime", pourrait déclencher le rebond de beaucoup de valeurs en forte baisse depuis le début du mois de novembre . Le titre Citigroup gagne 2,7%.
Note de P&P : Voilà un financeur atypique, l'émirat d'Abou Dhabi. En fait, Abou Dhabi est une des composantes des Emirats Arabes Unis. Les EAU sont un grand exportateur de pétrole avec près de 5% des exportations mondiales soit plus que l'Iraq ou le Vénézuela.
Il est également à noter que les barils de pétrole sont négociés obligatoirement en dollars. Cela signifie que des milliards et des milliards de dollars tombent régulièrement dans les caisses des producteurs de pétrole.
Le problème est qu'aujourd'hui la valeur du dollar n'est plus que virtuelle. Depuis la création en 1913 de la banque fédérale par quelques grandes familles, la machine a billet est dirigée par une entité privée. Depuis 1971 la monnaie "dollar" n'est plus indexée à la valeur or et depuis mars 2006 le volume de dollar en circulation dans le monde n'est même plus communiqué.
On pourrait se dire que malgré cette opacification autour de la valeur "dollar" celle-ci demeure liée à l'économie de son pays. Certes...
Avec une dette grandissante et dépensant déjà les 9000 milliards de dollars, une délocalisation massive de l'outil de production en Chine et l'écroulement du marché immobilier, nous vivons la disparition planifiée d'un empire. Le soubressauts sont moyennement perceptibles car cette chute n'en est qu'à ses débuts et cela fait des années que la part des Etats Unis dans l'économie mondiale diminue, elle ne représente plus qu'un quart du PIB mondial.
Deux perfusions particulièrement toxiques ont permis de maintenir le malade en vie :
1/ le fonctionnement débridé de la planche à billet qui permet de réinjecter ces nouveaux dollars dans les banques au bord de l'asphyxie, d'acheter des actions pour maintenir les cours de bourse, de rembourser les créditeurs les plus pressants, d'acheter des propriétés pour limiter l'effondrement du marché immobilier,...
2/ le maintien artificiellement haut du cours du pétrole (via la spéculation sur l'évolution des cours et la limitation délibérée des capacités de raffinage): en effet plus le pétrole est cher plus les oligopoles pétroliers qui sont pour la plupart étasuniens peuvent engranger des profits et légérement rééquilibrer les finances de leur pays.
Six minutes après l'ouverture, l'indice Dow Jones prend 74,13 points ou 0,58% à 12.817,57 points, le S&P 500 progresse de 11,18 points (0,78%) à 1.411,40 points.
Le composite du Nasdaq monte de 32,00 points à 2.572,99 points (1,26%).
(...)
A la baisse, les valeurs pétrolières reculent, sur fond de forte baisse des cours de pétrole. Bear Stearns a toutefois relevé sa recommandation sur Chevron, passant de "performance en ligne" à "surperformer". Le titre cède 1%.
La plupart des grands indices boursiers ont reculé de 10% depuis leurs plus hauts d'un an touchés en octobre, ce qui correspond techniquement à une correction, la première observée à Wall Street depuis plus de quatre ans.
Note de P&P : En rachetant partiellement Citigroup Abou Dhabi a donc réussi d'une part à écouler une partie de son giganteque stock de billets verts et d'autre part à rassurer le secteur bancaire et soutenir ainsi la valeur du dollar.
Mais combien de temps l'illusion durera-t-elle ?
Dette abyssale, marché immobilier en chute libre, cours du pétrole commençant à baisser, inflation grandissante, délocalisations massives, monnaies perdant un peu plus de valeur chaque jour,... Nous sommes en train d'assister en direct à l'effondrement programmé d'un empire. Les psychopathes au sommet de la pyramide ont savamment orchestré ce drame et ils ont sécruisé leurs actifs depuis un bon moment. Il sont désormais assis au premier rang pour se délecter de la souffrance de tout un peuple et ils se demande déjà : "A qui le tour ?".
22:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inflation, crise, subprime, inflation, dow jones, nasdaq, pétrole
04.11.2007
Super super cher
Note de P&P : A l'heure où les marins-pêcheurs du Havre bloquent l'accès à leur port en raison de coûts de carburant qui mettent en péril l'avenir de leur métier, il nous semble intéressant de nous pencher sur les véritables raisons de cette flambée du prix du pétrole.
PARIS (AFP) - Offre insuffisante des pays exportateurs par rapport à une demande mondiale toujours en croissance ou spéculation effrénée: producteurs et consommateurs se renvoient la faute de la flambée des prix de l'or noir.
L'Agence internationale de l'Energie (AIE), qui défend les intérêts énergétiques des pays consommateurs, accuse l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) d'attiser les tensions du marché en ne produisant pas assez de brut pour faire face à la demande hivernale.
Elle rend donc le cartel indirectement responsable de la flambée des cours, qui s'approchent des 100 dollars le baril , et lui demande de pomper 1,8 million de barils par jour en plus.
Note de P&P : Il est à noter que l'AIE est une agence de l'OCDE. L'OCDE étant quant à elle l'organisation qui regroupe les 30 pays les plus riches de la planète (USA, Japon, Allemagne, Angleterre, ...). Logiquement, au sein du marché du pétrole, ces trentes pays se trouvent du côté de la demande, de ce point de vue il n'est pas étonnant qu'ils militent en faveur d'une baisse du prix du pétrole, et donc d'une augmentation de la production.
Le baril de Brent de la mer du Nord a atteint vendredi le prix jamais vu de 91,87 dollars, poussé par les craintes sur les approvisionnements cet hiver, les tensions géopolitiques et la faiblesse encore accrue du dollar, tombé à 1,4525 dollar pour un euro.
La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, affirmait lors du G7 Finance il y a dix jours que les sept pays les plus industrialisés de la planète souhaitaient aussi que l'Opep augmente sa production pour "faire face à une demande pétrolière dont on n'a pas de raison de penser qu'elle aille en diminuant".
Même message au Centre for Global Energy Studies (CGES), un "think tank" londonien: "pour faire se replier les prix, il faut que les membres de l'Opep mettent plus de pétrole sur le marché pour permettre aux stocks commerciaux de se reconstituer".
Note de P&P : Les officines des pays riches semblent avoir bien appris la leçon puisque ministères et groupes de réflexion entonnent le même couplet, rejettant la responsabilité de la flambées du prix du pétrole sur les épaules des producteurs.
Mais l'Opep, si elle se dit "inquiète" du niveau des prix, assure que le marché est bien approvisionné et que les stocks de brut des pays industrialisés sont supérieurs à leur moyenne des cinq dernières années.
Elle renvoie la responsabilité de l'envolée du prix du baril aux spéculateurs, aux capacités insuffisantes de raffinage, aux problèmes géopolitiques au Proche-Orient et aux fluctuations du dollar.
Un discours relayé par un certain nombre d'experts: "si l'Opep augmentait sa production, les prix ne baisseraient pas forcément", affirme Thierry Lefrançois, économiste des matières premières chez Natixis.
"Nous avons un marché qui est dans la surenchère, qui parie sur le moment où on va franchir les 100 dollars, mais il n'y a pas de changements fondamentaux par rapport à il y a quelques mois, quand on était à 70 dollars le baril", ajoute-t-il.
Note de P&P : Même pour un bien aussi essentiel que l'énergie qui nous permet de nous chauffer, de nous déplacer, le prix n'est pas défini par l'utilité sociale ou par le simple rapport de l'offre et de la demande. Le prix est artificiellement manipulé par des spéculateurs.
Courant août, le baril oscillait encore autour de 70 dollars. Il a dépassé 96 dollars pour la première fois mercredi.
"Quel meilleur investissement aujourd'hui que le pétrole?", interroge M. Lefrançois. "Les Bourses ont baissé, les taux d'intérêt aussi, donc les obligations deviennent moins intéressantes, et si la Réserve fédérale américaine a baissé ses taux, c'est qu'on est sur une tendance baissière de croissance américaine. Parallèlement il y a beaucoup de liquidités sur le marché", qui se retrouvent placées sur relativement peu d'actifs, explique-t-il.
La chute de près de 10 dollars du brut au mois d'août au début de la crise financière illustre selon lui le poids des spéculateurs: "les fonds d'investissement se sont retirés" à ce moment-là, craignant une récession, avant de revenir massivement sur le marché.D'autant qu'en période d'incertitude économique, l'or noir est devenu une valeur refuge, à l'instar de l'or, et surtout le moyen de se couvrir face à la baisse du dollar.
Un avis partagé par Pierre Terzian, de la revue Pétrostratégies, pour qui "le marché est totalement dominé par les financiers". Le risque de pénurie ne peut justifier les prix actuels, selon lui, car la capacité de production non-utilisée de l'Opep était en 2005 de seulement 0,5 million de barils par jour (mbj), et qu'elle est aujourd'hui de 3,5 (mbj), "soit sept fois plus alors que les prix ont doublé".
"L'offre, la géopolitique et la spéculation jouent tous dans le sens d'une hausse, résume David Kirsch, du cabinet PFC Energy, même si pour lui l'approvisionnement du marché "ne justifie pas un baril à 100 dollars".
Note de P&P : Donc ces mêmes spéculateurs (banques, fonds d'investissements, grosses fortunes,...) qui ont mis sur la paille des millions d'étasuniens à travers leurs délires spéculatifs sur l'immobilier, jouent maintenant avec les dépenses de milliards d'êtres humains qui voient leurs coûts de transport, leurs coûts de chauffage mais aussi le coût de tous les produits impliquant l'utilisation de pétrole (c'est à dire 99% des produits dont nous avons besoin) exploser.
00:55 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sub prime, pétrole, inflation, spéculation, banques, AIE, flambée



