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01/07/2010

Tous pour Un, Un pour Tous

Par Laura Knight-Jadczyk

laura-knight-jadczyk.blogspot.com, jeudi 24 juin 2010

© Anonyme
Tous pour Un, Un pour Tous

Cela fait maintenant plusieurs années que la question du méthane et du dégazage me préoccupe, surtout depuis que j’ai écrit l’article Nouvelle lumière sur la Peste Noire : la connexion cosmique. À l’époque j’avais même demandé aux éditeurs de SOTT.net de garder les yeux ouverts concernant tout sujet d’actualité lié aux dégazages. Nous avons toute une collection d’articles à ce sujet dans nos archives. Aujourd’hui, au vu des dernières informations révélant l’implication de méthane dans le puits de pétrole de BP, et des nouvelles de plus en plus alarmantes chaque jour, j’ai fouillé dans les archives pour retrouver certaines données. Après différentes trouvailles, je me suis dit : « Comme c’est intéressant, cette “Mère de tous les puits de pétrole” qui pourrait bien donner naissance à la “Mère de toutes les tempêtes”. » Vous allez comprendre ce que je veux dire dans une minute !

Mais lisez d’abord ce texte récemment publié sur SOTT : The Real Consequences of An Ocean Floor Collapse (Les conséquences réelles d’un effondrement du plancher océanique – NdT).

Notez ceci :

Les deux scénarios possibles sont soit un effondrement total du plancher océanique juste au-dessus du puits Deepwater Horizon et aux alentours, soit un effondrement partiel sous forme d’un glissement de terrain d’un côté du puits.

L’article Fire and Ice The Day After Tomorrow (Feu et glace le jour d’après), que j’ai écrit en 2007, compile plusieurs articles, dont un sur l’explosion de gaz du lac Nyos (lien wiki), au Cameroun, en 1986. On peut y lire :

Le lac Nyos fait partie des trois lacs dans le monde connus pour leur saturation en dioxyde de carbone – les autres étant le lac Monoun, également au Cameroun, à 100 km environ, et le lac Kivu, au Rwanda. Une chambre magmatique située sous la région représente une source abondante de dioxyde de carbone qui filtre à travers le fond du lac, chargeant les eaux du lac Nyos de 90 millions de tonnes de CO2, selon les estimations.

Le lac Nyos est thermiquement stratifié, avec des couches d’eau chaude à la densité moindre flottant, près de la surface, au-dessus de couches d’eau plus froides et plus denses vers le fond du lac. Sur de longues périodes, le dioxyde de carbone gazeux qui filtre dans l’eau froide au fond du lac est dissous en grandes quantités.

La plupart du temps, le lac est stable et le CO2 reste en solution dans les couches inférieures. Cependant, au fil du temps, l’eau devient sursaturée, et si un événement – comme un séisme ou une éruption volcanique – se produit, de grandes quantités de CO2 peuvent soudainement s’exsolver.[1]

Bien qu’un dégazage soudain de CO2 se fût produit au lac Monoun en 1984, provoquant la mort de 37 habitants, une menace similaire n’avait pas été anticipée concernant le lac Nyos. Or, le 21 août 1986, une éruption limnique[2] y eut lieu , qui déclencha la libération soudaine de près de 1,6 million de tonnes de CO2. Le gaz dévala deux vallées voisines, déplaçant l’air et asphyxiant jusqu’à 1800 personnes – des villageois pour la plupart – et 3500 têtes de bétail dans un rayon de 20 km. Environ 4000 habitants fuirent la région, et nombre d’entre eux développèrent des problèmes respiratoires, des brûlures et des paralysies dus aux gaz.

On ignore encore la cause de ce dégazage catastrophique. La plupart des géologues soupçonnent un glissement de terrain, mais certains croient qu’une petite éruption volcanique peut s’être produite au fond du lac. Une troisième possibilité serait que de l’eau de pluie froide soit tombée d’un côté du lac, déclenchant le phénomène. Quelle qu’en soit la cause, cet événement eut pour conséquence un mélange rapide entre l’eau profonde sursaturée et les couches supérieures du lac, où la pression réduite permit au CO2 emmagasiné de s’exsolver en bouillonnant.

On estime à environ un kilomètre cube la quantité de gaz libérée. Parce que le CO2 est plus dense que l’air, le gaz coula des flancs de la montagne sur laquelle repose le lac Nyos, puis le long de deux vallées avoisinantes, sur une couche de dix mètres d’épaisseur, déplaçant l’air et asphyxiant hommes et animaux avant de pouvoir se dissiper. Les eaux du lac normalement bleues virèrent au rouge sombre après le dégazage, l’eau riche en fer des profondeurs étant montée à la surface et s’étant oxydée au contact de l’air. Le niveau du lac baissa d’un mètre environ, ce qui représente la quantité de gaz libéré. Le dégazage causa aussi probablement un débordement des eaux du lac. Les arbres bordant le lac furent renversés.

La situation du lac Nyos concernait un type de gaz différent… peut-être. En tous les cas, un événement similaire se produisant avec du méthane est encore plus problématique.

Quoi qu’il en soit, nombre de choses écrites dans cet article de 2007 s’appliquent à la situation présente, et tout particulièrement ceco :

Dans son roman La mère des tempêtes, John Barnes décrit la libération de grandes quantités de méthane comme déclencheur d’une super tempête globale qui manque de détruire la Terre.

Mother of Storms se déroule une trentaine d’années dans le futur. Les Nations Unies sont devenues dominantes et, au début du livre, le président étasunien manœuvre de tous les côtés pour éviter de perdre davantage sa souveraineté au profit des Nations Unis. Ces dernières lancent une frappe nucléaire contre les caches d’armes nucléaires secrètes et illégales de la République sibérienne enfouies dans le fond de l’océan Arctique. Les explosions provoquent la libération de grandes quantités de méthane issu des clathrates de méthane enfouies à cet endroit. Le méthane provoque un emballement de l’effet de serre, avec des températures globales montant de 5°C en quelques mois.

Les océans chauds et humides offrent les conditions idéales pour la formation d’ouragans qui évoluent rapidement en tempêtes d’une force, d’une durée et d’un nombre sans précédent.

Evidemment, si un tel scénario devait se dérouler aujourd’hui, les rôles seraient à l’inverse de ceux que Barnes imaginait : ce seraient les États-Unis qui lanceraient une frappe nucléaire libérant le méthane déclencheur de la Super tempête globale. Ce serait probablement le seul scénario rendant possible la libération d’une quantité de méthane suffisante dans un laps de temps suffisamment court pour provoquer un tel impact.

Ce qui précède a vraiment attiré mon attention. Dans le livre La mère des tempêtes, le méthane est libéré par une explosion nucléaire dans l’Arctique… Même si, jusqu’à présent, « ils » n’ont pas fait exploser de bombe nucléaire dans le Golfe du Mexique, il semble que la situation évolue de manière similaire à ce que John Barnes décrit dans son roman. Comme il a effectué de nombreuses recherches sur le sujet, cela vaut la peine de lire son roman, ne serait-ce que pour se faire une idée de ce qui POURRAIT arriver !

Ensuite, il y a la question des séismes dans le Golfe du Mexique. Il y a quelques années, un séisme inhabituel a eu lieu dans le Golfe, et nous avons archivé l’article sur SOTT.net : 5.2 Earthquake Dead Center In Gulf Of Mexico - Precursor to a New Madrid Big One? [Un séisme de niveau 5,2 en plein Golfe du Mexique – Précurseur d’un Big One à la New Madrid ? – ]

Lisez-le et réfléchissez-y.

Ensuite, jetez un œil à History Channel Mega Disasters - Methane Explosion (Méga désastres sur History Channel – Explosion de méthane), juste pour vous faire une idée de ce que tout cela signifie.

Même si rien d’aussi cataclysmique n’arrive, reste le problème du Syndrome de toxicité de la côte du Golfe, qui pourrait tuer et/ou invalider des millions de personnes.

De nombreux gaz différents, allant du sulfure d’hydrogène au benzène, sont libérés dans l’air à des niveaux 4000 fois plus élevés que le seuil de tolérance humain. Par conséquent, les gens vont devenir gravement malades. Ils vont être empoisonnés et, malheureusement, certains vont mourir. Nous avons déjà pu observer des problèmes respiratoires dans la région du Golfe, et maintenant, des rapports nous parviennent d’endroits aussi éloignés qu’Atlanta, en Géorgie. […]

En plus de détruire la flore, de tuer les animaux et de dévaster l’économie côtière, la fuite massive de pétrole dans le Golfe aura des conséquences psychologiques et physiques dommageables pour les résidents de la côte du Golfe, pour tout l’État de Floride ; et voilà que maintenant, il semble que la Géorgie et le reste du Sud-Est des États-Unis pourraient également être menacés : nous observons déjà des problèmes chez des personnes vivant à Atlanta. Et nous ne parlons même pas de scénarios catastrophes. […]

D’aucuns s’inquiètent de morts massives par suite d’une explosion de méthane qui pourrait créer un raz-de-marée qui balayerait la Floride et la majorité du reste de la région du Golfe. Parmi les scénarios catastrophes, on trouve celui d’une pluie toxique qui tomberait sur des dizaines de millions de personnes plus au nord du Golfe tandis que des vents et/ou un ouragan viendraient balayer la région. D’autres voient tout l’Atlantique Nord se transformer en une mer noire et morte.La liste des scénarios cauchemardesques continue, rendant n’importe quel lecteur sérieux malade en voyant ce qui a été fait à notre planète. Nous avons laissé les capitalistes corporatistes faire quelque chose qu’ils ne peuvent défaire, et cela est triste et véritablement tragique pour l’avenir de nos enfants.

Je sais que nous sommes tous bouleversés par les évènements actuels. C’est réellement effrayant, et pour cause : nous vivons à une époque dangereuse. Selon les Cassiopéens, il nous reste très peu de temps. Compte tenu de ce que nous savons sur le business du changement climatique, si l’on y ajoute les effets possibles du puits de pétrole de BP sur la Floride, la « super tempête globale imminente » n’apparaît soudain plus comme une idée délirante. Cela pourrait arriver l’hiver prochain, ou celui d’après… et la planète pourrait se retrouver bloquée dans la glace pour les 10 000 prochaines années. Nous ne savons pas.

Ce que nous savons PAR CONTRE, c’est qu’économiquement, l’année prochaine sera difficile. Sur tout le globe, je vois déjà de mauvaises récoltes dues aux conditions météorologiques, et le prix de la nourriture grimper en flèche. Une révolution est également possible. Une chose est certaine : la Floride sera bientôt un endroit à fuir et à éviter, parce que la situation y est trop instable

Si les êtres humains ont été capables d’évoluer par le passé, c’est uniquement grâce aux liens sociaux. Faire confiance aux autres semble avoir été une stratégie d’évolution qui nous a bien servis pendant longtemps. Dans cette lutte évolutionnaire, l’homme se trouvait face à un « ennemi naturel » : l’environnement et tout ce qu’il contenait. La seule chose qu’il possédait était son cerveau plus important, en compensation de sa force et de sa vitesse moindres ; et aussi, bien entendu, son réseau.

De nos jours, le monde naturel n’est plus notre adversaire . Notre adversaire est une culture qui a lentement été infiltrée et prise en main par les individus pathologiques. En même temps, ce monde extérieur qui a été façonné par la pathologie représente également un certain état pathologique chez les hommes normaux : leur manque de capacité à discerner la pathologie chez des individus qui leur ressemblent – les prédateurs intra-espèce. L’échec de l’humanité à percevoir cette pathologie, à s’adapter, signifie que notre monde intérieur, intégré depuis l’extérieur grâce à lidentification, est devenu un « pouvoir indépendant » qui, à son tour, via la projection, est devenue notre propre création. Après tout, ce sont les hommes normaux, et non pathologiques, qui détiennent le véritable pouvoir de « créer la réalité » en tant que groupe. Les individus pathologiques ne font que pousser les gens normaux – surtout les femmes – à croire que certaines choses sont la norme, et nous agissons ensuite telles des marionnettes dont ils tirent les ficelles.

Cette réalité extérieure, qui a une influence puissante sur la formation de notre caractère et sur ce vers quoi nous concentrons notre créativité, est devenue un pouvoir en elle-même ; et nous sommes mis au défi de devenir des « êtres nouveaux» qui peuvent s’adapter évolutionnairement à cette situation changeante. Soit nous devenons totalement pathologiques, auquel cas il n’y aura pas de stress (la voie du Service de soi), soit nous retournons à nos racines en emportant avec nous la connaissance du nouvel « opposant », connaissance qui nous permettra de reconstruire nos liens et structures sociaux et de survivre aux énormes changements qui nous attendent.

Car, soyons réaliste, même si aucun scénario cataclysmique externe ne se concrétise, quiconque possède deux neurones peut voir que nous nous dirigeons vers un véritable « clash des civilisations » – un clash qui n’est pas celui qu’on nous annonce. Il s’agit en fait d’un clash entre les êtres humains normaux et les individus pathologiques et, pour le moment , ces derniers ont tous les atouts en main (atouts qu’ils ont obtenus par la tromperie, la ruse et la tricherie). Même le scénario le plus « soft » concernant l’avenir n’est guère agréable à contempler : le Changement climatique et ses effets sur l’humanité. Un triste spectacle en perspective.

Ce principe selon lequel le monde intérieur, intégré depuis l’extérieur au moyen de l’identification pour ensuite, à son tour, au moyen de la projection, modifier le monde extérieur de sorte qu’il corresponde encore plus étroitement au monde intérieur, mérite que l’on s’y attarde sérieusement. Fondamentalement, nous devons nous en sortir en renversant le processus : nous devons créer un monde intérieur face à l’opposition du monde extérieur, un monde qui deviendra ensuite assez fort, EN MASSE, pour changer le monde extérieur.

L’individu créatif doit être capable de créer et développer ses propres standards au-delà des identifications du monde pathologique extérieur. Très simplement, cela signifie se connecter à son moi supérieur afin que celui-ci guide et dirige consciemment la volonté créatrice, même du point de vue de la personnalité. Le facteur important, ici, est que les groupes d’individus doivent se rendre d’ici à là – ici étant la fausse personnalité créée en nous par le monde extérieur pathologique, là étant la fusion avec le moi supérieur – en choisissant consciemment les facteurs auxquels ils s’identifieront.

Cela doit être un effort de groupe.

La seule solution que je puisse entrevoir à ce stade est que l’humanité unisse ses consciences en s’éveillant et en FAISANT ce qui a besoin d’être fait pour améliorer la situation, si cela est possible, et traverser cette Horreur que les psychopathes ont créée sur notre planète. La grande question est : comment accomplir cela effectivement et efficacement ? Autrement dit, il nous faut quelque chose qui fonctionne réellement. Quelque chose qui mette tout le monde au diapason, dans la même direction vers la Vérité… et la réponse que je vois est de suivre ce que les Cassiopéens ont esquissé comme la seule voie possible : s’engager dans une pratique qui contribuera à nettoyer rapidement les anciens programmes émotionnels empêchant un travail en réseau , une VISION et un discernement véritablement efficaces : le programme Éiriú Eolas que j’ai créé avec l’aide des Cassiopéens. Et non, je ne le vends pas, bien que cela nous aiderait beaucoup si vous achetiez les DVD. Nous pourrions alors en produire davantage pour les distribuer. En tous les cas, vous pouvez visionner gratuitement le programme au complet sur le site EE.

C’est donc la première chose à faire : se nettoyer. La deuxième est que toute l’humanité prie dans la même « direction. » Pour cela, la Prière de l’Âme, qui fait partie du programme EE, est conçue exactement pour vous aider à vous éveiller. Les exercices de respiration combinés à la méditation et à la prière vous aideront rapidement à atteindre cet état de conscience nécessaire à la capacité de voir l’invisible et de savoir ce que vous devez faire, de concert avec les autres.

Comme je l’explique dans l’introduction vidéo de EE, le stress est une épidémie mondiale. La maladie n°1 des adultes dans le monde est la dépression. La dépression est la forme de stress la plus extrême dans notre système nerveux.

Mais voilà le hic : la réaction de stress est vitale à la survie en cas de danger. Le problème survient lorsque cette réaction a lieu de façon trop intense, trop souvent.

Le fait même que notre réaction de stress soit disproportionnée est la preuve que nos corps nous disent quelque chose sur notre monde ! Le DANGER rôde au-dehors, sauf qu’il se cache parmi nous sous la forme des individus pathologiques ! Nous sommes dans un état de stress constant parce que nous sommes dans un état de dissonance cognitive. Nous sentons le danger, mais nous ne pouvons le VOIR parce que nous avons été programmés par les mensonges et les fausses constructions de la réalité à NE PAS le voir.

Dans son livre La sagesse des foules, James Surowiecki suggère que ce sont les multiples points de vue d’individus d’origines les plus diverses, et non les points de vue restreints d’experts ou de spécialistes, qui sont cruciaux pour prendre des décisions éclairées sur des sujets complexes. Recevoir les impressions d’une grande variété de gens est comme obtenir des données provenant d’une grande variété d’outils tels des microscopes, des télescopes, du papier tournesol, des testeurs de traction, des systèmes ultrasoniques, des balances, et ainsi de suite.

Ici, bien entendu, nous ne parlons pas d’impressions ÉMOTIVES, mais plutôt de perceptions et d’évaluations de la Réalité Première partagée – ce qui est RÉEL « là, autour de nous ». Même si nous convenons qu’une réalité réelle existe bel et bien et qu’elle est ce qu’elle est, aucun d’entre nous ne jouit cependant, à lui seul, d’une perception globale des choses qui lui permettrait de comprendre CHACUN DES ASPECTS de cette réalité extérieure.

Ainsi, en ce sens, c’est le réseau lui-même qui est le Professeur.

Mais pour qu’un réseau arrive un tant soit peu à quelque chose et évite de tomber dans l’entropie, il doit y avoir une direction et, en ce sens, il doit y avoir une avant-garde.

Vanguard (Avant-garde) : du moyen anglais vauntguard, de l’anglo-français vantgarde, avantgarde, 1 : troupes en tête d’une armée 2 : tête d’une action ou d’un mouvement.

Le fait que certains soient des pionniers tandis que d’autres les soutiennent et « surveillent les arrières » reflète également les véritables activités sociales. Une fois que la voie est dégagée et que la destination est atteinte, non seulement les autres bénéficient-ils des luttes du pionnier, mais ils entreprennent aussi d’organiser les détails du nouvel environnement et de le stabiliser. Ainsi, chacun joue-t-il un rôle, et si le réseau collabore étroitement , tout le monde arrive en même temps, tous ensemble.

La conclusion est celle-ci : nous sommes tous ensemble dans cette galère et soit nous coulons ensemble, soit nous menons notre navire à bon port, mais en tout cas, quelqu’un doit jouer le rôle de coordinateur, sinon nous tournerons indéfiniment en rond : personne n’écopera, ne pagaiera ni n’ évaluera les courants et les signes pour déterminer la direction à prendre. J’ai créé le programme EE et, en ce moment même, des centaines, peut-être des milliers de gens le pratiquent et rapportent des résultats extraordinaires. J’ai aussi créé une organisation légale pour la protection de nos activités – dans un monde dirigé par les psychopathes, il faut parfois jouer selon leurs règles pour se sortir de leur piège : The Fellowship of the Cosmic Mind (La Communauté de l’Esprit Cosmique – NdT). Vous pouvez devenir membre et rejoindre des milliers d’autres personnes qui travaillent en réseau pour se nettoyer, s’éveiller, et œuvrer dans une direction colinéaire à la transformation de notre monde.

Comme je l’ai dit, les êtres humains ont évolué dans la confiance mutuelle – mais dans un monde où les autres étaient dignes de confiance. Nous vivons aujourd’hui dans un monde différent. Les tricheurs de notre monde ont développé des moyens pour nous inciter à leur faire confiance, mais nous savons – c’est notre stress qui nous le dit – que nous allons dans la mauvaise direction, que nous sommes en danger mortel. Pourtant, si nous voulons arriver à quoi que ce soit, nous DEVONS FAIRE CONFIANCE. Et pour discerner à qui faire confiance, nous devons, une fois encore, nous reposer sur le réseau d’observations de nombreux observateurs. À nouveau, nous ne parlons pas d’obtenir une variété d’impressions ÉMOTIONNELLES, mais plutôt de perceptions et d’évaluations de la Réalité Première partagée – ce qui est RÉEL « là, autour de nous », ce qui semble véritablement fonctionner, expliquer les choses, et qui a une cohérence interne dans le temps.

Ceux qui sont capables d’accomplir cette tâche de reconstruction des liens sociaux fondés sur le nouveau standard évolutionnaire, lequel tient compte de la pathologie dans ses équations, évolueront. Ceux qui n’évolueront pas périront.

En bref, je pense que les Cassiopéens ont raison : il ne nous reste qu’un paire d’années, au mieux. Il est vraiment nécessaire que les gens pratiquent le programme EE dès que possible. Si vous ne le pratiquez pas, ou ne contribuez pas d’une manière ou d’une autre à son partage avec d’autres, j’espère au moins que vous pouvez commencer à sentir l’urgence de la situation. Comme je l’ai dit auparavant, je ne vois rien de plus important à faire maintenant, non seulement pour le potentiel du moi, mais aussi parce que, dans les temps à venir, un noyau d’individus éveillés et conscients sera nécessaire pour donner une direction aux moutons égarés.

C’est ce que je vois d’où je me tiens actuellement. Unifiés nous tiendrons. Divisés nous chuterons. Tous pour Un, Un pour Tous.

[1] Sortir de la solution – NdT

05/02/2010

La machine à tremblements de terre



Seul un esprit particulièrement paranoïaque pourrait envisager qu'un groupe de psychopathes au sein de la CIA ou du Pentagone utilise cette machine pour prendre le contrôle d'un pays comme Haïti avec ses réserves en matières premières (pétrole et or) et sa position géostratégique (près des USA, de Cuba et du Vénézuela).

12/10/2009

La fin du dollar


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Donnant une illustration saisissante du nouvel ordre mondial, les pays arabes ont lancé des initiatives secrètes conjointement à la Chine, à la Russie et à la France, qui visent à cesser d’utiliser la monnaie américaine pour le commerce du pétrole.

En septembre, l’Iran a annoncé que ses réserves de devises étrangères seraient, dorénavant, libellées en euros, et non pas en dollars.

Dans ce qui est le plus profond changement financier de l’histoire contemporaine du Moyen-Orient, les pays arabes du Golfe sont en train de préparer – avec la Chine, la Russie, le Japon et la France – la cessation du recours au dollar pour les transactions pétrolières, au profit d’un panier de devises comportant le yen japonais, le yuan chinois, l’euro, l’or et une nouvelle devise unifiée préparée par les pays membres du Conseil de Coopération du Golfe, qui regroupe notamment l’Arabie saoudite, Abu Dhabi, le Koweït et le Qatar.

Des réunions secrètes ont d’ores et déjà été tenues entre ministres des finances et gouverneurs des banques centrales, en Russie, en Chine, au Japon et au Brésil, afin de travailler à ce projet, qui aura pour effet que le pétrole ne sera désormais plus échangé contre des dollars.

Ces projets, que des sources des milieux bancaires tant du Golfe arabe que chinois de Hong Kong nous ont confirmés, peuvent expliquer pour partie une hausse soudaine des prix de l’or. Mais ils augurent aussi d’une extraordinaire transformation des marchés libellés en dollars, qui sont appelés à disparaître peu à peu au cours des neuf années à venir.

Les Américains, au courant de ces réunions – bien qu’ils n’en aient pas mis au jour les détails – vont certainement lutter contre cette cabale internationale qui inclura dorénavant y compris certains de leurs fidèles alliés, comme le Japon et les pays arabes du Golfe. Dans le contexte de ces négociations monétaires, Sun Bigan, ex-envoyé spécial chinois au Moyen-Orient, a mis en garde contre le risque qu’elles n’approfondissent les divisions entre la Chine et les Etats-Unis, qui sont en concurrence pour l’influence et le pétrole, au Moyen-Orient. « Des querelles et des clashes bilatéraux sont inévitables », a-t-il dit à notre confrère Asia and Africa Review. « Nous ne pouvons en aucun cas baisser la garde à l’encontre de l’hostilité, au Moyen-Orient, autour des enjeux de l’énergie et de la sécurité ».

Cela sonne comme une inquiétante prédiction d’une future guerre économique entre les Etats-Unis et la Chine, pour la conquête du pétrole moyen-oriental – transformant, de surcroît, les conflits endémiques de cette région en une bataille pour la suprématie de la première puissance mondiale. La Chine consomme plus de pétrole que les Etats-Unis, et elle en consomme de plus en plus, sa croissance économique étant moins efficace énergétiquement. La monnaie de transition, dans le mouvement prévu d’abandon du dollar, pourrait fort bien être l’or, laissent entendre certaines sources des milieux bancaires chinois. La richesse d’Abu Dhabi, de l’Arabie saoudite, du Koweït et du Qatar, qui, ensemble, détiennent des réserves estimées à 2,1 milliers de milliards de dollars, donne une idée des sommes gigantesques en cause.

Le déclin de la puissance économique américaine, liée à la récession économique mondiale actuelle, a été implicitement reconnu par le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick : « Un des legs de cette crise sera sans doute la prise de conscience d’un bouleversement total dans les relations entre puissances économiques », a-t-il déclaré, à Istanbul, en prélude à la réunion du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale qui doit s’y tenir, cette semaine. Mais c’est l’extraordinaire puissance financière, totalement inédite, de la Chine – conjointement à l’irritation des pays producteurs et consommateurs de pétrole contre la capacité américaine d’interférer dans le système financier international – qui a motivé les négociations récentes impliquant les pays du Golfe.

Le Brésil a manifesté son intérêt pour une collaboration à des paiements pétroliers en non-dollars, ainsi que l’Inde.

De fait, la Chine apparaît comme la plus enthousiaste de toutes les puissances économiques concernées, et ses énormes échanges commerciaux avec le Moyen-Orient n’y sont pas pour rien… En effet, elle importe 60 % de son pétrole, essentiellement du Moyen-Orient et de Russie. Les Chinois détiennent des concessions pétrolières en Irak – qui étaient restées bloquées par les Etats-Unis jusqu’à cette année – et, depuis 2008, ils mettent en œuvre un accord signé avec l’Iran, pour un montant de 8 milliards de dollars, visant à développer les capacités de raffinage et les ressources gazières de ce pays. Elle a des accords pétroliers avec le Soudan (où elle s’est substituée aux intérêts américains [jolly good ! ndt]) et elle continue à négocier des concessions pétrolières avec la Libye, un pays dans lequel tous les contrats de cette nature ne peuvent qu’être des joint ventures.

De plus, les exportations chinoise vers le Moyen-Orient représentent désormais non moins de 10 % des importations de chacun des pays de cette région, y compris un large éventail de produits allant des automobiles aux systèmes d’armement, en, passant par les produits alimentaires, l’habillement, et même… les poupées ! En une claire indication de la musculature croissante de la Chine, le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a plaidé, hier, auprès de Pékin, afin de lui demander de laisser s’apprécier le yuan par rapport à un dollar en dégringolade et, par extension, de relâcher la dépendance de la Chine par rapport à la politique monétaire américaine, afin de contribuer à rééquilibrer l’économie mondiale et d’atténuer les pressions à la hausse sur l’euro.

Depuis les accords de Bretton Woods – ces accords, conclus juste après la fin de la Seconde guerre mondiale, qui définirent l’architecture du système financier international actuel – les partenaires commerciaux de l’Amérique ont eu affaire à l’impact du contrôle de Washington, ainsi, ces dernières années, qu’à l’hégémonie du dollar, en tant que réserve de devises mondiales dominante.

Ainsi, les Chinois sont, par exemple, persuadés que si les Américains ont persuadé la Grande-Bretagne de rester à l’extérieur de l’euro, c’est uniquement afin d’empêcher un mouvement d’abandon du dollar, qui se serait déjà produit, sans cela. Mais nos sources dans les milieux bancaires chinois disent que leurs pourparlers sont d’ores et déjà allés trop loin pour pouvoir être bloqués, désormais. « Les Russes vont finalement mettre le rouble dans la cagnotte des devises (non-dollar) », nous a ainsi déclaré un éminent courtier de Hong Kong. « Les Brits sont coincés au beau milieu du gué, et ils vont devoir adopter l’euro : ils n’ont pas le choix, dès lors qu’ils ne pourront plus utiliser le dollar américain… »

Nos sources des milieux financiers chinois pensent que le Président Barack Obama est trop occupé à soigner l’économie américaine pour se concentrer sur les implications extraordinaires de la transition conduisant à l’abandon total du dollar d’ici neuf ans. La deadline actuelle, pour le parachèvement de la transition monétaire est, en effet, l’année 2018.

Les Etats-Unis ont brièvement évoqué cette tendance lors du sommet du G20 à Pittsburgh ; le gouverneur de la Banque centrale chinoise et d’autres responsables se plaignaient de manière audible du dollar, depuis des années. Leur problème, c’est qu’une part considérable de leur richesse nationale est constituée d’avoirs en dollars…

« Ces projets changeront le visage des transactions financières internationales », a indiqué un banquier chinois. « L’Amérique et la Grande-Bretagne peuvent se faire du mouron : vous saurez à quel point elles sont emmerdées au tonnerre de démentis que cette information ne manquera pas de susciter… »

En septembre, l’Iran avait annoncé que ses réserves de devises étrangères seraient dorénavant en euros, et non plus en dollars. Les banquiers se souviennent, bien évidemment, de ce qui est arrivé au dernier producteur de pétrole du Moyen-Orient à avoir vendu son pétrole en euros, et non en dollars : quelques mois seulement après qu’un certain Saddam Hussein eut annoncé cette décision avec tambour et trompette, les Américains et les British envahissaient l’Irak…

Article original en anglais : The Demise of the Dollar, Robert Fisk, The Independent, le 6 octobre 2009.

Traduction : Marcel Charbonnier pour Mondialisation.ca

23/01/2009

Des gisements de gaz au large d'Israël et de Gaza permettent d'envisager des projets communs

William A. Orme Jr
The New York Times
Vendredi 15 janvier 2009


En effectuant des forages au large des côtes d'Israël et de Gaza, des sociétés pétrolières ont découvert des réserves de gaz qui pourraient profiter à l'économie palestinienne et donner à Israël un avant goût d'indépendance énergétique.

Des experts de l'industrie pétrolière, parmi lesquels ceux des plate-formes géantes, disent que les Palestiniens et les Israéliens en bénéficieront s'ils travaillent ensemble dans un partenariat aux enjeux importants. Les experts prétendent que les uns sont nécessaires aux autres pour développer ces réserves off shore puisque seuls ils ne peuvent financer les milliards de dollars d'investissements pour les pipelines et  les systèmes d'extraction envisagés. 

Les Palestiniens et les Israéliens écartent toute discussion sur une collaboration et les problèmes territoriaux et les hostilités de longue date pourraient facilement entrer en jeu. Les deux parties parlent avec optimisme du riche filon potentiel.

Nabil Shaath à déclaré, « C'est important pour l'économie palestinienne car nous ne serons plus dépendants en permanence des aides étrangères. » Le ministre palestinien de la planification espère que ces gisements de gaz fourniront l'électricité nécessaire aux besoins locaux dans les trois ans et qu'il y en aura assez pour exporter.  

Yehezkeel Druckman, le commissaire israélien au pétrole qui supervise les explorations offshore depuis un petit bureau de deux pièces au ministère national des Infrastructures est lui aussi plein d'espoir.

Il a calculé récemment qu'Israël avait maintenant entre 80.000 et 130.000 mètres cube de réserves de gaz prouvée. M. Druckman estime que cela constitue un dixième des réserves de l'Egypte qui sont parmi les plus importantes du monde. Mais elles sont suffisantes pour fournir le réseau électrique israélien actuel pendant 25 ans. « et il pourrait y en avoir plus encore » a-t-il déclaré cette semaine.

L'exploration systématique a commencé cette année et les responsables israéliens sont encouragés en cela par les importants gisements qui ont déjà été identifiés, bien que leur quantité, et leur qualité ne peuvent être connus avant que le gaz ne commence à couler. De plus, de nombreux aspects pourraient mal tourner avant qu'une production profitable soit atteinte.

Mais pour un pays comme Israël qui n'a jamais eu de réserves domestiques, et qui pour des raisons politiques a été obligé d'importer presque tout son carburant depuis des régions situées bien au-delà des limites du Moyen-Orient, ces découvertes sont sensationnelles.

« Les Israéliens on l'habitude de rire de ce que Moïse a erré dans le désert durant 40 ans avant d'arriver dans un lieu dépourvu d’énergie » a dit Leonard Coburn, le grand spécialiste du Moyen Orient au département de l'Énergie à Washington. « Tout à coup ils ont de l'énergie. C'est un changement extraordinaire. »

Quelques mois seulement après avoir atteint un gisement de gaz au large des côtes israéliennes, cette plate-forme de forage s'est déplacée pour s'ancrer à 30 km de la bande de Gaza par 580 m de profondeur, elle est sur le point de finir le premier projet d'exploration dans les eaux palestiniennes.

Bien avant que le Southern Cross ne fore les fonds sous-marins, les cadres de l'industrie anticipaient des réserves plus importantes que les Palestiniens ne pourraient en consommer, mais qui pourraient être vendues à Israël et venir s'ajouter aux gisements récemment découverts. « Que pourrions-nous faire d'autre avec des quantités de gaz suffisantes pour être commercialisées ? » a déclaré Saïd Khoury, qui est co-propriétaire de la Consolidated Contractors Company, le partenaire minoritaire palestinien de l'entreprise.

Hors des cercles étroits de l'industrie et des plus hauts échelons des deux gouvernements, peu de gens sont conscients de l'échelle de l'exploration et de la taille estimées des réserves.

Le gouvernement israélien, qui travaille actuellement sur un projet de conversion à long terme au gaz, doit publier ses estimations sur les gisements et semble peu disposé à faire la publicité de sa collaboration avec ce qui pourrait constituer un riche gisement similaire pour les Palestiniens.


Le bureau du Premier ministre Ehud Barak a refusé de s'exprimer sur le sujet, bien que des fonctionnaires du ministère de la Défense aient dit que M. Barak avait donné l'ordre de ne pas interférer avec les forages à Gaza. Les responsables palestiniens restent eux aussi muets, refusant même de révéler les termes de leur accord d'exploration.

Les dirigeants du BG Group, la société géante spécialisée dans l'énergie et qui a une concession exclusive de 25 ans dans les eaux de Gaza et des licenses sur 360 km2 au large d’Israël, ont déclaré que, sans les récentes avancées dans le domaine des forage en eaux profondes et les techniques de sondage du type sonogramme, il aurait été techniquement impossible de repérer ces gisements.

La société a déclaré avoir déjà dépensé 25 millions de dollars dans cet effort d'exploration conjointe et qu'elle dépensera encore des « centaines de millions » au cours des deux prochaines années.

En partageant leur point de vue sur ce que le premier échantillon prélevé des fonds marins de Gaza a révélé au microscope, les géologues à bord du Southern Cross ont apprécié ce qu'ils ont vu : des cristaux distincts organisés en densité et en répartition suffisantes pour piéger le gaz naturel. « Bonne porosité » a déclaré Hugh Miller, un originaire de l'Alabama qui dirige les opérations de BG en Israël et dans l'Autorité palestinienne.

A l'extérieur, des ouvriers en débardeurs solidement charpentés luttent pour introduire des longueurs de tuyaux neufs dans le forage long de 1600 mètres qui n’est maintenant qu'à 180 mètres de la pocherciblée et dont BG pense qu'elle contient des sables saturés en gaz. « Tout comme une grosse perceuse, » cria l'ingénieur en chef du forage, alors que celui-ci s'enfonçait plus profondément dans le vieux sédiment.

Bien que la mer soit tranquille et le climat favorable à cet endroit, le BG Group – qui a succédé pour 25 milliard de dollars à l'ancien British Gas et qui a des entreprises dans le domaine de l'énergie aux quatre coins de la planète - déclare que la politique de l’opération est aussi décourageante que toutes celles auxquelles il a été confronté.

L'an dernier, BG est devenu la première compagnie d'énergie à demander une concession d'exploration dans l'histoire d'Israël, mettant fin à ce qu'Israël avait depuis longtemps dénoncé comme un boycott tacite envers leur pays par les principales compagnies pétrolières et gazières. Mais lorsque Yasser Arafat, le président de l'Autorité palestinienne, a signé un accord à Londres en novembre accordant une concession exclusive sur 25 ans à BG afin qu'elle explore pour trouver du pétrole et du gaz au large de Gaza, la société savait que légalement elle embarquait vers l'inconnu.

Pour commencer, l'existence d'eaux territoriales palestiniennes n'était pas claire étant donné l'absence de statut de souveraineté de l'Autorité. Les accords d'Oslo avaient accordé au Palestiniens une bande de mer limitée à des « activités économiques, de pêche et de loisir », mais aucune mention n'existait au sujet des ressources situées sous la Méditerranée.

L'Autorité et BG ont raisonné par défaut, la zone située entre la frontière Est de la limite des frontières maritimes de l'Egypte et la zone d’exploration auto-identifiée par Israël était palestinienne. Bien que pour des raisons de sécurité, Israël pouvait restreindre le trafic maritime au large de Gaza, il ne réclama jamais de droits économiques à cet endroit.

BG a négocié un accord avec les Palestiniens pour dépenser jusqu'à 500 millions de ses fonds  pour le développement du gaz naturel au large de Gaza, avec l'assentiment silencieux du Premier ministre Barak. Selon des termes qui n'ont pas été dévoilés, l'Autorité palestinienne percevra une part de la production et elle pourra prélever des taxes sur l'activité. (En Israël, le gouvernement prélève 12,5% sur toute découverte de gaz et une taxe de 36% sur les profits.)

« Nous voulons, autant que possible, jouer cette partie sans frontières, car les roches n'ont pas de frontières, » à déclaré M. Miller. « Le but du jeu est là, trouver le gaz palestinien sur le marché israélien, ce qui doit être bon pour la paix. »

Jusqu'à maintenant, les affaires de gaz semble en meilleures voies que l'effort de paix. Les Israéliens et les Palestiniens respectent l'un et l'autre la division non-officielle des droits d'exploration, en dépit des objections des Israéliens de droite et de sociétés pétrolières locales, qui poursuivent Israël au tribunal afin d'arrêter les forages de Gaza.

En avertissement de ce qu'un gouvernement israélien différent pourrait brutalement arrêter cette entreprise, David Naveh, un des dirigeants du Likoud, a affirmé que M. Barak ne pouvait pas autoriser l'exploitation palestinienne de ce qu'il a nommé le territoire israélien sans l'accord du Parlement.

Pour compliquer encore plus les choses, le gaz a été situé dans au moins deux grandes structures à cheval sur la ligne de démarcation confuse entre les eaux palestiniennes et israéliennes. Les deux parties doivent décider comment allouer ces réserves qui pourraient avoir un durée de production de 10 à 20 ans.

Afin de développer ces réserves efficacement, Israël et les Palestiniens devraient travailler ensemble. Ni l'un ni l'autre ne peuvent se permettre des usines et des pipelines séparés pour pomper le gaz vers leurs marchés respectifs. Selon M. Miller et d'autres experts, l'investissement approcherait le milliard de dollars s'il était fait conjointement.

Les responsables officiels des deux côtés disent que ce partenariat est crucial car les Palestiniens devraient jouer un rôle nouveau en tant que fournisseur d'énergie pour Israël, où la demande en électricité est 10 fois supérieure à celle de la Palestine et elle augmente de 7% chaque année. M. Shaath, le ministre palestinien du Plan, a déclaré qu'en plus d'Israël, le surplus de production de gaz palestinien trouverait d'autres marchés. Parmi ceux-ci on pense à la Jordanie et plus tard, la Turquie ou à la clientèle européenne grâce à un pipeline qui pourrait passer par l'Egypte. 

Ces découvertes devraient non seulement fournir de l'énergie aux Israéliens et aux Palestiniens, mais aussi de l'eau douce. Les ressources de gaz naturel devraient rendre abordables des usines de dessalement, couplées aux infrastructures de production d'énergie qui desservent les zones côtières densément  peuplées de Gaza et d'Israël. Cela devrait aider à résoudre le problème de la rareté de l'eau, qui est un des plus aigus parmi ceux rencontrés au plan diplomatique et environnemental dans la région.

Les experts prévoient que malgré les gisement de gaz offshore, les Israéliens et les Palestiniens devront importer du pétrole pour leur besoin en terme de transports.

En tout cas pour les Palestiniens, le gaz local apporterait une dimension d'indépendance énergétique bien venu par rapport à Israël, qui leur fournit actuellement la totalité de l'électricité. Les Palestiniens prévoient d'ores et déjà d'utiliser les ressources de gaz offshore dans les trois nouvelles usines de production électrique qu'ils mettent sur pied.

Pour les Israéliens qui sont économiquement forts et dont le gaz devrait jaillir en premier, l'impact de cette ressource inespérée pourrait être autant psychologique que financier.

A cause d'une absence de choix, Israël a depuis toujours dépendu du pétrole provenant de l’extérieur du monde arabe: Il fait venir actuellement son charbon d'Australie, de Colombie et d'Afrique du Sud. Son pétrole brut provient de Norvège, d'Angleterre et du Mexique.

Les experts disent que le fait qu'Israël possède ses propres réserves de gaz (et qu'il ait accès au gaz palestinien) devrait faciliter l'achat de gaz supplémentaire à l'Egypte, qui construit actuellement un pipeline vers la frontière israélienne. L’objection d’Israël envers le gaz égyptien venait de la peur de dépendre d’une seul fournisseur arabe.

Yossi Meiman, un Israélien dont la société a proposé une desserte du gaz égyptien vers les usines de production électriques, espère qu'Israël et les Palestiniens développeront un réseau de gaz intégré. Il a déclaré que « si vous voulez vivre dans une région où les gens ne se jettent pas de pierres, le meilleure manière d'y parvenir est de créer une dépendance mutuelle. »

 

Traduction française : Lionel P. pour Futur Quantique.

 

07/06/2008

Flambée du pétrole et attaque contre l'Iran

Après un début de séance positif, les Bourses européennes n'ont cessé de creuser leurs pertes cet après midi dans le sillage de la remontée en flèche des cours du pétrole et de statistiques décevantes outre atlantique.

Les indices du vieux continent ont également été pénalisés par l'avertissement de Jean-Claude Trichet concernant une éventuelle hausse des taux au mois de juillet.

Le CAC 40 a terminé en repli de 2,3% à 4795 points et le DJ Eurostoxx 50 a cédé 2,3%. Sur les autres places européennes, la correction était également à l'ordre du jour, le Dax de Francfort a abandonné 2% et la Bourse de Londres s'est repliée de 1,4%, l'Ibex de Madrid signe le plus lourd repli des valeurs européennes avec une baisse de 2,5%.

Wall Street est en lourd repli, le Dow Jones plonge de 2,1% et le Nasdaq affiche un repli de 1,8%.

Les employeurs américains ont supprimé quelque 49 000 emplois, selon le Département du Travail. Ces pertes d'emplois s'avèrent conformes à celles attendues par les économistes (en moyenne 60 000 destructions), mais le taux de chômage a cependant largement augmenté, passant de 5% à 5,5% le mois dernier, soit son niveau le plus important depuis octobre 2004.

Ces nouvelles inquiétantes sur le front de l'emploi aux Etats-Unis ont favorisé une nouvelle rechute du dollar face à l'euro, qui progresse de 0,7% à 1,57 dollar pour un euro.

Ce repli du billet vert nourrit à son tour la flambée du pétrole: le baril de "light sweet crude" a connu une nouvelle poussée en début d'après-midi, s'envolant actuellement de 5,1% et culminant à 134,3 dollars le baril.

Dans un tel contexte, la bonne nouvelle de l'après-midi ne semble pas peser lourd au regard des investisseurs.

Les ventes des grossistes ont progressé de 1,4% en avril par rapport à mars, selon le département du Commerce, soit une progression de 12,7% en rythme annuel.

Sur le DJ Eurostoxx 50, Repsol profite de la hausse des cours de l'or noir et affiche la meilleure performance avec un repli de 0,1%, Total céde quant à lui 1%.

D'autres titres tels qu'Arcelor Mittal, très exposés aux cours des matières premières, figure dans le trio de tête des replis les plus mesurés du jour.

L'ensemble du secteur énergétique a moins souffert de la hausse des prix du pétrole. Ainsi, E.ON et Eni cèdent 0,9%, RWE recule de 1,2%, ces scores sont parmi les meilleurs du jour.

A l'inverse, d'autres titres ont pâti de la hausse des cours de l'or noir comme les valeurs automobiles.
Renault recule de 5,6% et signe la plus lourde perte des valeurs paneuropéennes, Daimler recule de 4,7%.

Hors DJ Eurostoxx 50, la chaîne de supermarchés néerlandaise Ahold rétrocède 3,3% après l'annonce une hausse d'environ 8% de son bénéfice net au premier trimestre, notamment grâce aux performances "impressionnantes" de son enseigne Albert Heijn en Europe.

Article original : Cercle Finance

 

Note de P&P : Ce qui n'est pas précisé dans cet article est le caractère exceptionnel de cette hausse, en effet c'est la toute première fois que le baril de pétrole augmente de 11 dollars en un seul jour.

Ce qui n'est pas non plus mentionné est la hausse tout aussi brusque de l'or qui a gagné plus de 25 dollars par once ce même jour.

Cela peut nous rappeler les mouvements spéculatifs qui eurent lieu les jours précédant le 11 septembre 2001 où d'énormes volumes d'options à la vente sur les actions des compagnies aériennes étasuniennes furent prises.

Bien évidemment aucune enquête n'a été mené sur ces délits d'initiés et plus grave sur l'identité de ceux qui connaissaient à l'avance les événements du 11 septembre alors que selon la thèse officielle ces attentats étaient totalement inattendus.

Alors sur quels événements imminents les initiés ont-il spéculé ?

La hausse sensible du pétrole suggère l'anticipation d'une brusque chute de l'offre et/ou d'une brusque hausse de la demande, la hausse du prix de l'or, valeur refuge par excellence marque l'anticipation d'une crise majeure imminente.

Une forte baisse de l'offre de pétrole couplée à une crise majeure pourrait correspondre à une attaque menée contre l'Iran.

Le scénario exact reste à préciser.

Qui attaquera : Israël / les Etats-Unis / une coalition ?

Quand l'attaque aura-t-elle lieu : immédiatement pour que les mouvements de protestations soient pris de vitesse ? Pendant les jeux du cirque (Euro et JO) au cours desquels l'attention des citoyens sera totalement absorbée par les exploits des gladiateurs modernes ? Après les vacances, lorsque la crise mondiale aura vraiment commencé et que les citoyens submergés par l'angoisse et la précarité de leur situation n'uaront plus d'yeux sur l'agonie des enfants iraniens ?

Comment les forces impérialistes justifieront-elles un tel acte d'agression alors qu'il est de notoriété publique que les Etats-Unis comme Israël disposent de centaines de têtes nucléaires et que les rapports de l'AIA et des services secrets étasuniens certifient que les seuls programmes nucléaires iraniens visent une production civile d'électricité.

Comme les attentats du 11 septembre ont permis d'offrir un semblant de justification à l'invasion de l'Afghanistan et les soi-disant armes de destructions massives de Saddam Hussein ont constitué l'excuse préalable à l'invasion de l'Irak, peut-être qu'un ou plusieurs événements terroristes (mini bombe nucléaire par exemple) attribués bien évidemment à des forces liées à l'Iran permettront de justifier une attaque contre cet Etat souverain et multimillénaire abritant plus de 80 millions d'âmes.

26/05/2008

Noël 2009.

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09/01/2008

Bioéthanol: réservoirs pleins et assiettes vides

par Reinhard Koradi, Dietlikon

En 2006, 842 millions de personnes dont 170 millions d’enfants, ont souffert de sous-alimentation dans le monde, 2 millions de plus que l’année précédente. Toutes les 5 se­condes un enfant de moins de cinq ans meurt. Quelque 100000 personnes meurent chaque jour de sous-alimentation, ce qui fait plus de 35 millions par année. A l’avenir, une augmentation de ce nombre est prévisible, par exemple en Inde, en Indonésie, au Nigeria, au Pakistan et au Soudan1. La sous-alimentation est responsable de plus de morts que le sida, le paludisme et la tuberculose réunis, a déclaré le directeur du Programme alimentaire mondial (PAM), James Morris lors de la Journée mondiale de l’alimentation à Genève. C’est pourquoi, dans les débats concernant la crise mondiale de l’énergie, le problème de la faim doit être traité en priorité. Et surtout lorsque la solution préconisée est l’utilisation excessive de produits alimentaires pour les carburants.

La lutte contre le réchauffement clima­tique et celle contre la faim sont liées

La lutte contre le changement climatique et celle contre la sous-alimentation entretiennent un rapport très étroit. Elles représentent un problème mondial dont les causes sont identiques à quelques détails près. La menace d’une catastrophe climatique et le fait – effrayant – que dans le monde, il y ait encore plus de 800 millions de personnes qui ont faim sont avant tout la conséquence d’un usage irresponsable des ressources naturelles et d’une politique d’exploitation dirigée contre l’homme. Au gaspillage démesuré s’ajoutent la soif du gain et l’accaparement des matières premières motivé par l’égoïsme des riches.

Note de P&P : Les théories relatives aux origines du réchauffement climatiques divergent. La faim dans le monde provient bien quant à elle des choix et comportements d'une minorité d'êtres humains.


Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, part du principe que la faim dans le monde est voulue et qu’elle pourrait être surmontée très vite grâce à des efforts politiques adéquats (uniquement avec les méthodes agricoles actuelles, il serait possible de nourrir non seulement les 8 milliards d’hommes que compte la planète mais 20 milliards). Dans son livre «l’Empire de la honte», il donne les raisons suivantes de l’échec d’une politique alimentaire efficace: mauvaises habitudes alimentaires dans le monde (un quart de la récolte mondiale de céréales est consacrée à nourrir les troupeaux de bœufs des pays riches), guerres et systèmes corrompus dans les pays où règne la famine, changement climatique (le nombre des réfugiés climatiques se monte actuellement à 250 millions et pourrait atteindre le milliard dans les dix prochaines années). Il critique sévèrement la perversité du marché qui soumet les produits alimentaires comme n’importe quelle autre marchandise à la loi de l’offre et de la demande. Ce n’est pas seulement le pouvoir d’achat qui permet l’accès aux produits. Les spéculateurs de la Bourse de Chicago ont découvert que les aliments de base comme le soja, le maïs et le millet étaient une source de profit. Plus les profits des spéculateurs augmentent, plus la faim augmente! 

Note de P&P : lorsqu'une minorité d'individus dépourvus de conscience a pour seul objectif le pouvoir alors même la spéculation sur les aliments devient monnaie courante. Aujourd'hui les profits obsénes de quelques privilégiés à Wall Street et ailleurs se font sur le compte de milliards de pauvres condamnés à la famine. 


Malgré cette situation intenable de la politique alimentaire, les pays industrialisés occidentaux veulent, sous la pression de l’augmentation du prix du pétrole et du changement climatique, développer considérablement la culture de plantes pour la production d’éthanol et de diesel. Ainsi, aux USA, dans l’UE, au Brésil et en Asie, des milliards ont déjà été investis dans la culture du maïs, du soja, du colza, de la canne à sucre, de l’huile de palme ou du blé.2

Note de P&P : En fait le citadin étasunien pourra continuer à conduire son 4X4 hyperpolluant. Mais désormais celui-ci fonctionnera au bio éthanol donc en plus de détruire la planète, notre conducteur aggravera la famine mondiale. Mais Tout n'est pas perdu puisque ce brave citoyen entretiendra l'illusion d'être un citoyen écoresponsable... L'enfer est pavé de bonnes intentions. Ce que nos dirigeants magnanimes nous proposent donc c'est de polluer comme avant mais en plus de faire crever de faim les plus démunis. C'est ça le progrès à la sauce ponérologique.

 

Les chiffres du ministère de l’Agriculture des Etats-Unis sont éloquents: Il y a six ans, il y avait aux USA environ 50 producteurs d’éthanol et la production annuelle était de moins de 8 milliards de litres. Maintenant, 100 sociétés produisent plus de 18 milliards de litres. En ce moment, 70 usines d’une capacité de 8 milliards de litres sont en construction. Déjà 20% de la récolte de maïs aux USA sont destinés à la production d’éthanol. En 2000, le taux n’était «que» de 6%.3
Dans le Livre Vert de la Commission européenne intitulé «Vers une stratégie européenne de sécurité d’approvisionnement énergétique», l’objectif fixé est de remplacer jusqu’en 2020 20% des carburants classiques par des carburants alternatifs. Dans un scénario pour 2030 non encore publié, une commission d’experts propose même de tirer des cultures un quart des carburants. Les Etats-Unis veulent également se libérer de la dépendance du pétrole du Proche-Orient grâce aux biocarburants. L’Energy Policy Act de 2005 du gouvernement américain prévoit d’acheminer en 2012 à peu près 28 milliards de litres de biocarburant aux stations-services.4

 Note de P&P :  Manifestement le développement du bioéthanol n'est plus seulement le mauvais rêve d'un docteur Folamour mais bien un réalité dévastatrice en plein essor aux USA et plébisité par les dirigeants non élus de l'Union Européenne.

 

Catastrophe alimentaire et environnementalle prévisible due à une mauvaise politique

Depuis plusieurs années, on sait que les réserves de pétrole sont limitées. On sait également que les pays riches industrialisés occidentaux pratiquent une exploitation irresponsable des carburants fossiles au détriment des pays en voie de développement et des nouveaux pays industrialisés. En 2005, la consommation mondiale totale de pétrole était de 3,8368 milliards de tonnes, dont
•    Amérique du Nord: 1,1326 milliards
•    Asie et Pacifique: 1,1169 milliards
•    Europe: 791,9 millions
•    Proche-Orient: 271,3 millions
•    Amérique centrale et Amérique du Sud: 223,3 millions
•    Ex-Union soviétique: 171,7 millions
•    Afrique: 129,3 millions

Note de P&P : Et si tous simplement les dirigeants optaient pour des politiques énergétiques intelligentes ? des véhicules qui consomment vraiment moins et polluent vraiment moins ? Des sociétés qui cessent de pousser à la surconsommation ?  Un vrai effort dans le domaine de la pérennité et la recyclabilité des produits ? Des projets véritablement ambitieux en terme de transports en commun ?

 


Dans l’Union européenne, la part des biocarburants était en 2003 d’environ 0,3%. En 2005, elle était de 2% et à la fin de 2010 elle devrait être de 5,75%. Les Etats-Unis ont annoncé que d’ici à 2010, le bioéthanol représenterait 10% du carburant utilisé par les véhicules à moteur. Un hectare (100 m × 100 m) de colza produit 3,5 tonnes de colza, ce qui donne 2,3 tonnes de galettes de colza (fourrage) et 1,2 tonne d’huile de colza. 1,2 tonne d’huile de colza équivalent à 1320 litres de carburant. Cette quantité de carburant permet à une voiture moyenne de parcourir 20000 km.
Si, pour l’année 2010, on part d’un taux moyen de 5%, cela représente, sur la base de la consommation mondiale de pétrole de 2005, une production de 191,8 millions de tonnes d’huile de colza. Ce qui correspond à 159,8 millions d’hectares. Ce sont près de 160 millions d’hectares de terrain agricole qui seraient sacrifiés à la production de carburant bio. A titre de comparaison, l’Allemagne dispose de 17,2 millions d’hectares de surfaces cultivables et la Suisse de 1,7 million. Dans le monde entier, quelque 1200 millions d’hectares de terrain sont à la disposition de l’agriculture. Presque 15% des surfaces cultivables devraient être retirés à l’agriculture pour remplacer 5% de l’énergie fossile par l’énergie verte. Un remplacement de 10% ferait perdre un quart des surfaces destinées à l’alimentation! En outre, considérons qu’avec les céréales utilisées pour un seul plein d’éthanol, on pourrait nourrir un homme pendant une année. Toute personne sensée peut se rendre compte de l’hypocrisie de la propagande en faveur du bioéthanol et de son profond mépris des hommes. 

Note de P&P : Profond mépris des hommes. Des hommes pauvres en particulier. Cette adoption du bioéthanol se résume ni plus ni moins à remplir les grosses voitures des plus privilégiés avec la nourriture des plus démunis. Un modèle d'individualisme et de cynisme.


Cette stratégie – qui consiste à résoudre des problèmes d’énergie et de pollution de l’environnement par le recours aux plantes qui repoussent «de manière illimitée» – ne peut être préconisée que par un «groupe d’intérêt» voué à la croissance économique et à l’exploitation impitoyable de ressources qui se font de plus en plus rares. Comme ce fut déjà trop souvent le cas, on résoudrait le problème (du gaspillage) de l’énergie en créant de nouveaux problèmes et en aggravant les problèmes existants. Les aliments deviennent rares, on poursuit le déboisement de la forêt tropicale, les petits paysans perdent leurs terres, les monocultures apparaissent et les engrais et les pesticides empoisonnent l’eau. En 1985 déjà, Hoimar von Ditfurth écrivait: «Nous n’avons pas encore appris à croire à l’existence d’une catastrophe mondiale qui se déroule sans bruit, sans éclairs ni tonnerre et sans puanteur.» La «troisième guerre mondiale» dirigée contre la nature et les bases existentielles des générations futures bat son plein à l’insu de la majorité des gens. L’homme est en train de mener une guerre d’exploitation silencieuse mais efficace contre l’environnement et les générations d’aujourd’hui et de demain. Et il croit même pouvoir la gagner en appliquant davantage son intelligence techno-scientifique.

Note de P&P : Voici clairement exposé le véritable objectif de ces nouvelles politiques énergétiques. Un génocide massif et invisible, le rêve psychopathique. Bill Clinton a fait plus de morts en Iraq avec sa politique d'embargo que Georges W. Bush avec sa guerre d'invasion. Dans les deux cas la dimension génocidaire est bien présente mais dans le premier cas elle est bien plus discrète et efficace. Nous allons revenir sur ce point essentiel dans quelques instants.

 

Protestations au Brésil avant la visite de Bush

Au Brésil, la forêt tropicale est défrichée surtout pour la culture du soja. Mais quand on défriche des millions d’hectares de forêt tropicale, l’avantage des biocarburants perd tout fondement en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Depuis des mois déjà, Fuconams, organisation brésilienne pour la protection de l’environnement dans le Mato Grosso do Sul, essaye d’attirer l’attention sur cette exploitation sauvage. Avant le voyage au Brésil du président des Etats-Unis George W. Bush, des paysans sans terre ont occupé une mine, une banque et une usine d’éthanol pour protester contre le développement de la culture industrielle de la canne à sucre et le bradage d’usines brésiliennes pour la production d’éthanol. Ces manifestations sont en relation avec l’alliance américano-brésilienne pour la production d’éthanol recherchée par les Etats-Unis. Au Brésil, l’éthanol est utilisé comme carburant pour les voitures et suite au «boom des biocarburants», il est de plus en plus exporté dans le monde entier.
Les occupations faisaient partie d’une semaine de manifestations destinées à attirer l’attention du public sur les graves problèmes posés par la production de bioéthanol. Le développement considérable de la culture industrielle de la canne à sucre provoque la destruction et la pollution de l’environnement (parce qu’on brûle les champs moissonnés), des conditions de travail inhumaines ainsi qu’une concentration encore plus forte de la propriété rurale, ce qui entraîne une aggravation des inégalités. Kelly Mafort, coordinat eur du puissant mouvement des Sans-terre, le MST, a déclaré: «L’éthanol n’est pas une énergie propre et il est nuisible à l’environnement. Avec ces manifestations, nous voulons dire au président américain Bush qu’il n’a pas d’amis ici.» Un autre leader du MST, Joao Pedro Stedile a ajouté: «Bush vient ici en ambassadeur des multinationales, de l’industrie agricole, des compagnies pétrolières et de l’industrie automobile qui veulent contrôler le commerce mondial des biocarburants.» Ces protestations massives au Brésil, de loin le plus grand producteur d’éthanol à base de canne à sucre, font aussi de l’ombre au sommet de l’UE à Bruxelles. Il doit décider s’il fixera définitivement des quantités minimums d’utilisation de biocarburants. Des organisations de protection de l’environnement comme «Sauvez la forêt tropicale» (Hambourg) ont critiqué ces taux minimums d’énergie verte parce que le boom des biocarburants chasse les petits paysans, détruit les forêts tropicales, menace la biodiversité et concurrence de plus en plus la production alimentaire.5

 Note de P&P : Le désaveu  de G. Bush concernant la guerre en Iraq savamment orchestré à partir de l'été 2007 marque le début de la fin pour la marionnette Bush. La clique de ceux qui en tirent les ficelles comporte quelques noms tristement célèbres comme Rotschild, Rockfeller ou Morgan mais la plupart restent prudemment dans l'ombre. Cette petite minorité a eu besoin de mener des actions particulièrement choquantes et injustes aux yeux de tout être humain normalement constitué. Pour atteindre ces fins la solution du président à la Rayman fut excellente et permit de mettre les désastres politiques récents sur le dos d'un esprit isolé et dérangé.

En anglais ce type d'individu est appelé "useful idiot". Bush a pris le contrôle de l'Iraq et de ses réserves pétrolières, mis en place un pipeline stratégique en Afghanistan, réouvert la route de l'opium, mis en place les bases d'un état fasciste et permit l'enrichissement supplémentaires des plus nantis.
 
Sa mission se termine ici. Il sera débarqué et accusé de tous les maux et les médias entonneront en coeur les louanges du nouveau dirigeant et d'une politique du renouveau plus humaniste et plus écologique. Le retrait de l'Iraq et la fermeture de certains centres de tortures permettront de donner un vernis de crédibilité au discours.

C'est ici que la nouvelle marionette apparaîtra. La main sur le coeur il entamera un plaidoyer pour la planète à la Al Gore. Il instillera la peur du choc climatique et de ses conséquences désastreuses comme ses prédécesseurs cultivèrent la peur du méchant terroriste islamiste. En bon homme providentiel il présentera l'antidote à la maladie qu'il a créée. Le bioéthanol va nous permettre de restaurer une terre saine et d'échapper aux immenses périls qui nous guettaient. 


«Le boom des biocarburants a des conséquences particulièrement dévastatrices pour les indigènes d’Indonésie», a déclaré le responsable pour l’Asie de la Gesellschaft für bedrohte Völker Ulrich Delius. Là-bas, la superficie consacrée à la culture de l’huile de palme – 6 millions d’hectares – correspondent à 3 fois celle de la Hesse. 18 millions supplémentaires ont déjà été défrichés pour de grandes plantations. Les autorités planifient une multiplication par 43 de la production. Ainsi 20 millions d’hectares supplémentaires de forêt tropicale seront libérés prochainement pour le défrichement. Les conséquences de ce déboisement seront particulièrement catastrophiques pour les indigènes de Papouasie occidentale (ouest de la Nouvelle-Guinée) et à Bornéo (Kalimantan). Des investisseurs chinois et malais planifient la construction en Papouasie occidentale de plusieurs grandes plantations d’un million d’hectares chacune. Jusqu’à la fin de 2006, des organisations de défense des droits de l’homme indonésiennes ont enregistré 350 conflits terriens causés par l’extension de la production d’huile de palme.

Bilan environnemental négatif des biocarburants

La demande croissante en bioénergie conduira à augmenter la production agricole. De plus, la spéculation boursière aura vite fait de se tourner vers ce nouveau secteur «rentable» et veillera à ce que les bénéfices soient récoltés en Bourse au détriment des producteurs et des utilisateurs. La concurrence de la demande entre la production alimentaire et les groupes énergétiques penchera du côté des «riches conducteurs d’automobiles» et ceux qui ont faim seront laissés pour compte. Au cours des deux dernières années déjà, le prix des semences des huiles comestibles a augmenté. Pour l’huile de colza et de maïs, il faut payer 25% de plus, bien que jusqu’à présent, dans le monde, 0,8% seulement de la consommation de carburant soit couverte par les biocarburants.
Aux inconvénients éthiques et sociaux de la culture et de l’utilisation des biocarburants s’ajoutent le manque d’efficacité et la pollution. D’après une étude de l’EMPA (institut suisse de recherche en science des matériaux et en technologie), les biocarburants produisent plus d’un tiers d’effet de serre de moins que l’essence ou le diesel, mais la culture de plantes comme le maïs et le soja provoque d’autres pollutions et certaines sont si graves qu’elles alourdissent nettement le bilan écologique total. Elles vont de l’abus d’engrais, de l’acidification des sols à la diminution de la biodiversité. Le défrichement par le feu dans les pays tropicaux produit beaucoup de CO2, augmente la pollution de l’air par les suies, les oxydes d’azote, les aérosols et la dioxine. L’utilisation intensive d’engrais et le travail mécanique du sol ont des conséquences négatives. Quand on considère en plus le manque d’efficacité des biocarburants dans ce bilan, il ne reste qu’une conclusion: ils sont contre-productifs dans la solution des problèmes énergétiques et la lutte contre le réchauffement climatique.

Note de P&P : sans compter que l'immense pénurie alimentaire induite par l'adoption du bio éthanol légitimera aussi l'utilisation systématique des graines OGM qui seront présentées comme une solution miracle aux problèmes grandissants de rendement et de famine. 

 

Que faire?

La tâche la plus urgente est de clouer le bec au lobby de l’éthanol. Il faut mettre un terme à la propagande trompeuse des multinationales, de l’industrie agrochimique, des compagnies pétrolières et des fabricants d’automobiles et exiger des informations objectives et fondées scientifiquement. Les chefs de gouvernement et les parlements doivent être mis à contribution pour résoudre le problème de l’énergie et du climat de façon durable pour le bien de l’humanité. Il faut s’opposer catégoriquement aux pseudo-solutions comme le commerce des certificats de CO2. De même, il faut condamner sans ambiguïté les exemptions d’impôts prévues ou en discussion en faveur de la prétendue bioénergie. Ce dont le monde a besoin dans la situation menaçante actuelle, c’est de se rendre compte qu’il faut en finir avec le gaspillage au détriment de nos semblables sur la planète et cesser de piller la nature. La solution prônée par les économistes et mise en pratique par les gouvernements et les administrations a prouvé son inefficacité depuis longtemps. Les «taxes d’incitation» sont un trafic d’indulgences qui donne aux riches le droit de polluer la planète au détriment de ceux qui sont moins bien lotis et de détruire les conditions de vie naturelles de la majorité des hommes. Avec notre folie des grandeurs et notre obsession de la croissance, nous avons ignoré les limites naturelles. Les structures sociales, politiques voire économiques qui se sont constituées organiquement seront détruites par la soumission de la société à l’économie et à l’individualisme. 

Note de P&P : une consommation des ressources d'une manière plus tempérée et mieux répartie semble effectivement une piste de solution. 

 

Se concentrer sur les choses qui enrichissent vraiment la vie

A l’avenir, la production d’aliments de base devra de nouveau respecter les cadres naturels qui diffèrent le plus souvent selon les régions. Il faut éviter dans la mesure du possible les interventions sur les cycles naturels. Aussi devons-nous adapter nos habitudes alimentaires actuelles aux surfaces agricoles disponibles. Pour l’Allemagne, cela signifierait, avec un passage total à l’agriculture biologique, que les 17,2 millions d’hectares de surfaces agricoles suffiraient à assurer l’alimentation de la population si elle consommait au lieu de 40% de calories «animales» et 60% de calories «végétales», 24% de calories «animales» et 76% de calories «végétales», comme les Italiens.6
Pour éviter les catastrophes qui menacent la planète, nous sommes appelés à penser différemment, à modifier nos habitudes alimentaires et notre mode de vie. Après la folie des grandeurs il est nécessaire de redécouvrir l’agriculture cyclique adaptée aux régions. Les solutions d’avenir se trouvent dans les petites structures. Nous avons besoin d’hommes et de femmes qui, quels que soient leur fonction et leur niveau, prennent leurs responsabilités à l’égard de la société et dépassent leur égoïsme en faveur du bien commun. Concentrons-nous sur les choses qui enrichissent vraiment la vie et qui protègent l’homme aussi bien que la nature. Remplaçons les comportements consuméristes irréfléchis si répandus par l’initiative et la responsabilité individuelles afin de contribuer à une action commune efficace et déclencher un mouvement en faveur d’un monde plus pacifique et plus juste.    •
(Traduction Horizons et débats)

Note de P&P : Un autre élément de solution est de diffuser le plus largement possible des informations objectives sur ce dossier essentiel. Sans connaissance l'individu est le jouet des manipulations élaborées par une poignée de privilégiés hautement ponérisés.  

  

1    Food and Agriculture Organization (FAO)
2    sda
3    cf. www.spiegel.de/wirtschaft/0,1518,461621,00.html
4    Technology Review. Das M.I.T. – Magazin für ­Innovation, mai 2006
5    cf. de.indymedia.org/2007/03/170386.shtml
6    cf. doku.cac.at/derbaueralsretterderwelt

30/11/2007

Nouvelle tentative de coup d'état de la CIA au Vénézuela

TENAZA: OPÉRATION DE LA CIA AU VENEZUELA

 

 

Note de P&P :  Ceux qui ont visionné la vidéo intitulée "Coup d'état contre Hugo Chavez" connaissent déjà les méthodes et les objectifs de la CIA concernant la destinée du Vénézuela.

Malgré sa tentative infructueuse il y a quelques mois, la CIA tente à nouveau de déstabiliser le gouvernement d'Hugo Chavez et accessoirement de mettre la main sur les ressources pétrolières du 4e exportateur mondial. 

 

TENAZA, OPÉRATION DE LA CIA AU VENEZUELA

Un MÉMO de la CIA révèle les dessous des activités menées au Venezuela par les forces d'opposition internes et externes pour contrer le référendum sur la réforme constitutionnelle, prévu pour le 2 décembre 2007, et pour renverser le gouvernement élu du Président Hugo Chavez. Ce MÉMO, rédigé le 20 novembre 2007, par le responsable de la CIA à l'ambassade des États-Unis au Venezuela, Michael Middleton Steere, a pour destinataire le Directeur général de l'Agence à Washington, Michael Hayden. Bien que hautement confidentiel, ce MEMO s'est retrouvé entre les mains de personnes qui ont jugé bon d'en faire la diffusion la plus large possible.

L'auteur de la note fait le point sur l'OPÉRATION TENAZA et aborde les dernières étapes à franchir pour atteindre les objectifs visés.

D'ABORD IL RELÈVE LES CONSTATS

1. La tendance des intentions de vote se maintient. Selon les derniers sondages réalisés tant à l'interne qu'à l'externe, le OUI a l'avantage de 10 à 13 points (57% OUI, 44% NON).
2. Les analyses confirment que cette tendance est irréversible à court terme, c'est-à-dire qu'elle ne peut être modifiée de façon significative d'ici le référendum du 2 décembre.
3. La campagne publicitaire promue conformément au Plan ainsi que les désertions du camp gouvernemental de certains hauts dirigeants (Podemos-Baduel, par exemple) ont fait perdre à Chavez 6 points par rapport à son pourcentage initial. Ceci dit, de telles tendances ont atteint leur plancher.
4. Il faut s'en tenir au PLAN TENAZA pour lequel divers scénarios peuvent être envisagés.

LES SCÉNARIOS

1. Empêcher le Référendum ou, à défaut d'y parvenir, en méconnaître les résultats. Selon l'auteur, il faut continuer à renforcer les activités qui visent à empêcher la tenue du référendum tout en préparant en même temps les conditions pour en contester les résultats. Sur ce dernier point, il est important de créer dans l'opinion publique le fait que le NON est en nette avance sur le OUI et qu'il est assuré de la victoire. C'est en ce sens qu'il faut continuer à travailler avec les maisons de sondage contractées par la CIA.

2. Il faut discréditer autant faire se peut le Conseil national électoral (CNE) de manière à créer dans l'opinion publique la sensation de fraude. En ce sens, il faut semer le doute sur l'inconsistance du registre électoral permanent et la non fiabilité des équipements mis en place pour le vote. Des contacts avec une équipe d'experts universitaires permet de compter sur leur prestige académique, pour donner de la crédibilité à la fraude par la manipulation des données de la part du CNE entre autres au moyen d'encre spéciale et en intervenant dans le maniement des machines de votation.

3. Il faut engorger le plus possible les bureaux de vote en encourageant les militants du NON à voter puis à rester sur place : VOTE ET RESTE. Cette action produira une implosion qui permettra l'exécution de la directive prévue dans l'Opération Tenaza.

4. Il faut commencer à donner de l'information sur les résultats du vote dans les premières heures de l'après-midi, utilisant les sondages préliminaires déjà disponibles. Telle que planifiée, cette opération requière une coordination avec les médias de communication au niveau international.

5. L'implantation sur le territoire national de groupes de protestation préparant au soulèvement d'une partie substantielle de la population La conduite de ces scénarios n'est pas sans comporter des risques politiques, d'autant plus que les groupes participants ne sont pas tous unanimes sur les actions proposées. Primero justicia et Nuevo tiempo ne partagent pas la stratégie présentée par la CIA alors que Comando national de la résistance et Action démocratique participent à toutes les étapes.


LES TÂCHES IMMÉDIATES DE LA PHASE FINALE

L'empêchement du référendum, la dénonciation d'une fraude électorale et les manifestations de rues devront compter sur des initiatives ponctuelles pour assurer le succès de l'opération. Le MEMO en fait une liste que nous pourrions résumer ainsi :

1. Un effort diplomatique soutenu pour isoler toujours plus Chavez sur la scène internationale.
2. Travailler à l'unité des forces de l'opposition et chercher des alliances entre ceux qui vont s'abstenir de voter et ceux qui vont voter NON.
3. Augmenter la pression par des manifestations de rue dans les jours précédant le référendum.
4. Soutenir avec insistance la propagande contre le régime.
5. Exécuter les actions militaires d'appui aux mobilisations et aux actions d'occupation.
6. Mettre en place les dispositifs opérationnels des forces installées à proximité du territoire vénézuélien;
7. Assurer l'appui des équipes externes en provenance du « pays vert et bleu, est coordonné;
8. L'action maritime de « bleu » est prévue et les frontières avec « vert » aux endroits déterminés sont libres de passage.

LISTES DES TÂCHES DÉJÀ RÉALISÉES

A) Des rencontres avec des étudiants, des professeurs et recteurs d'universités privées ont permis d'en arriver à un accord pour qu'ils s'incorporent organiquement aux initiatives de la CIA avec pour objectif l'expulsion de Chavez. Le groupe Bandera roja a été l'un de ceux qui a appuyé le plus l'action directe de rue contre les institutions : CNE, LE TRIBUNAL SUPRÊME DE JUSTICE et LE PALAIS MIRAFLORES.

B) Un des objectifs de l'Opération Tenaza est de contrôler, dans un lap de temps de 72 à 120 et avec l'appui massif des citoyens mécontents, une partie du territoire ou des institutions de manière à permettre l'intervention militaire et sa proclamation d'autorité. L'auteur précise que tous les secteurs ne participent pas à cette opération. Il est donc nécessaire de travailler à forger une plus grande unité. La découverte d'un commando et de l'arsenal militaire à leur disposition en a ébranlé plusieurs.

C) Les meilleurs succès ont été obtenus dans le secteur de la propagande et des opérations psychologiques prévues au Plan en cours. Les apports des réseaux privés nationaux, de la Société interaméricaine de presse (SIP) et des agences internationales ont été déterminants. Enfin il importe de préciser, dit l'auteur du MEMO, que des 8 M$ qui ont été transférées, il n'en reste que très peu, la grande partie ayant été utilisée pour la propagande, la publicité et pour quelques unes des organisations de couverture.


Oscar fortin pour humanisme.overblog.com

Québec, le 28 novembre 2007

27/11/2007

Monnaie de singe et mouvement perpétuel

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a ouvert mardi en hausse, en rebond par rapport à la veille, l'injection de 7,5 milliards de dollars d'argent frais dans Citigroup par l'émirat d'Abou Dhabi ayant rassuré les investisseurs sur les perspectives du secteur bancaire aux Etats-Unis.

Cette annonce, qui permet à Abou Dhabi d'obtenir jusqu'à 4,9% de la première banque américaine, l'une des plus fortement malmenées par le "subprime", pourrait déclencher le rebond de beaucoup de valeurs en forte baisse depuis le début du mois de novembre . Le titre Citigroup gagne 2,7%.

 

Note de P&P : Voilà un financeur atypique, l'émirat d'Abou Dhabi. En fait, Abou Dhabi est une des composantes des Emirats Arabes Unis. Les EAU sont un grand exportateur de pétrole avec près de 5% des exportations mondiales soit plus que l'Iraq ou le Vénézuela.

Il est également à noter que les barils de pétrole sont négociés obligatoirement en dollars. Cela signifie que des milliards et des milliards de dollars tombent régulièrement dans les caisses des producteurs de pétrole.

Le problème est qu'aujourd'hui la valeur du dollar n'est plus que virtuelle. Depuis la création en 1913 de la banque fédérale par quelques grandes familles, la machine a billet est dirigée par une entité privée. Depuis 1971 la monnaie "dollar" n'est plus indexée à la valeur or et depuis mars 2006 le volume de dollar en circulation dans le monde n'est même plus communiqué.

On pourrait se dire que malgré cette opacification autour de la valeur "dollar" celle-ci demeure liée à l'économie de son pays. Certes...

Avec  une dette grandissante et dépensant déjà les 9000 milliards de dollars, une délocalisation massive de l'outil de production en Chine et l'écroulement du marché immobilier, nous vivons la disparition planifiée d'un empire. Le soubressauts sont moyennement perceptibles car cette chute n'en est qu'à ses débuts et cela fait des années que la part des Etats Unis dans l'économie mondiale diminue, elle ne représente plus qu'un quart du PIB mondial.

Deux perfusions particulièrement toxiques ont permis de maintenir le malade en vie :

1/ le fonctionnement débridé de la planche à billet qui permet de réinjecter ces nouveaux dollars dans les banques au bord de l'asphyxie, d'acheter des actions pour maintenir les cours de bourse, de rembourser les créditeurs les plus pressants, d'acheter des propriétés pour  limiter l'effondrement du marché immobilier,...

2/ le maintien artificiellement haut du cours du pétrole (via la spéculation sur l'évolution des cours et la limitation délibérée des capacités de raffinage): en effet plus le pétrole est cher plus les oligopoles pétroliers qui sont pour la plupart étasuniens peuvent engranger des profits et légérement rééquilibrer les finances de leur pays.

 

 

Six minutes après l'ouverture, l'indice Dow Jones prend 74,13 points ou 0,58% à 12.817,57 points, le S&P 500 progresse de 11,18 points (0,78%) à 1.411,40 points.

Le composite du Nasdaq monte de 32,00 points à 2.572,99 points (1,26%).

(...)

A la baisse, les valeurs pétrolières reculent, sur fond de forte baisse des cours de pétrole. Bear Stearns a toutefois relevé sa recommandation sur Chevron, passant de "performance en ligne" à "surperformer". Le titre cède 1%.

La plupart des grands indices boursiers ont reculé de 10% depuis leurs plus hauts d'un an touchés en octobre, ce qui correspond techniquement à une correction, la première observée à Wall Street depuis plus de quatre ans.

 

Note de P&P : En rachetant partiellement Citigroup Abou Dhabi a donc réussi d'une part à écouler une partie de son giganteque stock de billets verts et d'autre part à rassurer le secteur bancaire et soutenir ainsi la valeur du dollar.

Mais combien de temps l'illusion durera-t-elle ?

Dette abyssale, marché immobilier en chute libre, cours du pétrole commençant à baisser, inflation grandissante, délocalisations massives, monnaies perdant un peu plus de valeur chaque jour,... Nous sommes en train d'assister en direct à l'effondrement programmé d'un empire. Les psychopathes au sommet de la pyramide ont savamment orchestré ce drame et ils ont sécruisé leurs actifs depuis un bon moment. Il sont désormais assis au premier rang pour se délecter de la souffrance de tout un peuple et ils se demande déjà : "A qui le tour ?".  

04/11/2007

Super super cher

Note de P&P : A l'heure où les marins-pêcheurs du Havre bloquent l'accès à leur port en raison de coûts de carburant qui mettent en péril l'avenir de leur métier, il nous semble intéressant de nous pencher sur les véritables raisons de cette flambée du prix du pétrole. 

 

PARIS (AFP) - Offre insuffisante des pays exportateurs par rapport à une demande mondiale toujours en croissance ou spéculation effrénée: producteurs et consommateurs se renvoient la faute de la flambée des prix de l'or noir.

L'Agence internationale de l'Energie (AIE), qui défend les intérêts énergétiques des pays consommateurs, accuse l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) d'attiser les tensions du marché en ne produisant pas assez de brut pour faire face à la demande hivernale.

Elle rend donc le cartel indirectement responsable de la flambée des cours, qui s'approchent des 100 dollars le baril , et lui demande de pomper 1,8 million de barils par jour en plus.

Note de P&P : Il est à noter que l'AIE est une agence de l'OCDE. L'OCDE étant quant à elle l'organisation qui regroupe les 30 pays les plus riches de la planète (USA, Japon, Allemagne, Angleterre, ...). Logiquement, au sein du marché du pétrole, ces trentes pays se trouvent du côté de la demande, de ce point de vue il n'est pas étonnant qu'ils militent en faveur d'une baisse du prix du pétrole, et donc d'une augmentation de la production.

 

Le baril de Brent de la mer du Nord a atteint vendredi le prix jamais vu de 91,87 dollars, poussé par les craintes sur les approvisionnements cet hiver, les tensions géopolitiques et la faiblesse encore accrue du dollar, tombé à 1,4525 dollar pour un euro.

La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, affirmait lors du G7 Finance il y a dix jours que les sept pays les plus industrialisés de la planète souhaitaient aussi que l'Opep augmente sa production pour "faire face à une demande pétrolière dont on n'a pas de raison de penser qu'elle aille en diminuant".

Même message au Centre for Global Energy Studies (CGES), un "think tank" londonien: "pour faire se replier les prix, il faut que les membres de l'Opep mettent plus de pétrole sur le marché pour permettre aux stocks commerciaux de se reconstituer".

Note de P&P : Les officines des pays riches semblent avoir bien appris la leçon puisque ministères et groupes de réflexion entonnent le même couplet, rejettant la responsabilité de la flambées du prix du pétrole sur les épaules des producteurs.

 

Mais l'Opep, si elle se dit "inquiète" du niveau des prix, assure que le marché est bien approvisionné et que les stocks de brut des pays industrialisés sont supérieurs à leur moyenne des cinq dernières années.

Elle renvoie la responsabilité de l'envolée du prix du baril aux spéculateurs, aux capacités insuffisantes de raffinage, aux problèmes géopolitiques au Proche-Orient et aux fluctuations du dollar. 

Un discours relayé par un certain nombre d'experts: "si l'Opep augmentait sa production, les prix ne baisseraient pas forcément", affirme Thierry Lefrançois, économiste des matières premières chez Natixis.

"Nous avons un marché qui est dans la surenchère, qui parie sur le moment où on va franchir les 100 dollars, mais il n'y a pas de changements fondamentaux par rapport à il y a quelques mois, quand on était à 70 dollars le baril", ajoute-t-il.

 

Note de P&P : Même pour un bien aussi essentiel que l'énergie qui nous permet de nous chauffer, de nous déplacer, le prix n'est pas défini par l'utilité sociale ou par le simple rapport de l'offre et de la demande. Le prix est artificiellement manipulé par des spéculateurs.

 

Courant août, le baril oscillait encore autour de 70 dollars. Il a dépassé 96 dollars pour la première fois mercredi.

"Quel meilleur investissement aujourd'hui que le pétrole?", interroge M. Lefrançois. "Les Bourses ont baissé, les taux d'intérêt aussi, donc les obligations deviennent moins intéressantes, et si la Réserve fédérale américaine a baissé ses taux, c'est qu'on est sur une tendance baissière de croissance américaine. Parallèlement il y a beaucoup de liquidités sur le marché", qui se retrouvent placées sur relativement peu d'actifs, explique-t-il.

La chute de près de 10 dollars du brut au mois d'août au début de la crise financière illustre selon lui le poids des spéculateurs: "les fonds d'investissement se sont retirés" à ce moment-là, craignant une récession, avant de revenir massivement sur le marché.

D'autant qu'en période d'incertitude économique, l'or noir est devenu une valeur refuge, à l'instar de l'or, et surtout le moyen de se couvrir face à la baisse du dollar.

Un avis partagé par Pierre Terzian, de la revue Pétrostratégies, pour qui "le marché est totalement dominé par les financiers". Le risque de pénurie ne peut justifier les prix actuels, selon lui, car la capacité de production non-utilisée de l'Opep était en 2005 de seulement 0,5 million de barils par jour (mbj), et qu'elle est aujourd'hui de 3,5 (mbj), "soit sept fois plus alors que les prix ont doublé".

"L'offre, la géopolitique et la spéculation jouent tous dans le sens d'une hausse, résume David Kirsch, du cabinet PFC Energy, même si pour lui l'approvisionnement du marché "ne justifie pas un baril à 100 dollars".

Note de P&P : Donc ces mêmes spéculateurs (banques, fonds d'investissements, grosses fortunes,...) qui ont mis sur la paille des millions d'étasuniens à travers leurs délires spéculatifs sur l'immobilier, jouent maintenant avec les dépenses de milliards d'êtres humains qui voient leurs coûts de transport, leurs coûts de chauffage mais aussi le coût de tous les produits impliquant l'utilisation de pétrole (c'est à dire 99% des produits dont nous avons besoin) exploser.