05.01.2009

Pétition pour la suspension de l’Accord de partenariat entre l'Union Européenne et Israël

 

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Nous demandons à l’Union Européenne de suspendre l’Accord de partenariat entre l'Union Européenne et Israël.

L’Union Européenne est le plus grand importateur de produits israéliens et son second plus grand exportateur. En 2006, le total des échanges entre l’UE et Israël s’élevait à 23,5 milliards d’euros.

L’accord de partenariat UE-Israël constitue la base juridique de cette relation qui accorde à Israël des tarifs commerciaux préférentiels avec les pays de l’UE.

L’article 2 de la convention précise que ces relations doivent être fondées sur le respect des droits de l’homme et les principes démocratiques qui régissent leur politique intérieure et internationale.

L’Union Européenne est donc obligée en vertu du présent article, de suspendre l’Accord UE-Israël, tout pendant qu’Israël viole les droits de l’homme.

Le Peace Cycle s’est rendu dans les territoires palestiniens occupés et a été témoin des nombreuses violations des droits de l’homme par les autorités israéliennes, dont :

• La perte de liberté de mouvement pour les Palestiniens par la mise en place de checkpoints et des monticules de terre à des endroits stratégiques dans les territoires occupés, ce qui rend les déplacements entre les villages et les villes souvent impossibles et entrave la circulation des échanges commerciaux entre les territoires.

• Les routes pour Israéliens seulement dont l’utilisation est interdite aux voitures et aux passagers palestiniens rendent les déplacements beaucoup plus longs que nécessaire, et souvent impossibles.

• La démolition de maisons palestiniennes par les autorités israéliennes ont abouti à la perte déchirante de maisons et de biens pour les familles et détruisent leur sentiment de sécurité et d’appartenance.

• Le vol de terres palestiniennes pour construire le mur de séparation, une barrière considérée comme illégale par la Cour Internationale de Justice, et qui a servi à limiter la libre circulation et causé la perte des échanges commerciaux, entrainant un taux de chômage élevé et une extrême pauvreté.

• Les camps de réfugiés où les familles attendent depuis soixante ans de retourner dans leurs foyers perdus ou d’obtenir des indemnisations.

• Le déracinement de millions d’oliviers, symbole de la vie palestinienne, pour faire place à la construction incessante de colonies israéliennes sur des terres palestiniennes volées, bien que les colonies aient été jugées illégales et même si la cessation de cette activité est clairement définie dans la dernière initiative de paix d’Annapolis.

D’innombrables autres actes d’agression d’Israel à l’égard des Palestiniens se poursuivent chaque jour et restent non contestés sous prétexte de la sécurité.

Ce que Peace Cycle a vu illustre les abus des droits de l’homme à des époques différentes au cours des nombreuses années qui ont été jugés illégaux par les tribunaux internationaux à travers le monde. Pourtant, l’UE ne fait rien de visible pour demander des comptes à Israël. Bien que ces abus se poursuivent, l’Accord d’Association UE-Israël a permis au commerce avec Israël de se développer et l’ajout du plan d’action UE-Israël 2005-2008 a permis même des partenariats plus étroits.

Nous demandons une suspension immédiate de l’Accord d’Association UE-Israël et des autres échanges commerciaux entre Israël et les États membres de l’UE pour protester contre le fait qu’Israël continue de violer les droits de l’homme des Palestiniens.

Cette mesure de protestation devrait être maintenue jusqu’à ce que Israël mette fin à l’occupation illégale des territoires palestiniens occupés et au siège de Gaza et qu’il se confirme pleinement aux lois internationales sur les droits de l’homme.

Signer la pétition sur  le site : http://www.thepetitionsite.com/1/Suspend-EU-Israel-Trade-...

25.06.2008

Pétition pour préserver l'enseignement supérieur et la recherche

Cet appel est destiné à être signé par les personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur (de tous statuts) ainsi que par les personnes n’y exerçant pas mais souhaitent exprimer leur soutien.

La communauté scientifique a montré depuis plusieurs années sa volonté d’améliorer le dispositif de recherche et d’enseignement supérieur, en faisant des propositions concrètes qui restent d’actualité. Toutefois la profonde restructuration de l’enseignement supérieur et de la recherche actuellement engagée par le gouvernement conduit à mettre l’activité scientifique sous contrôle direct du pouvoir politique (bien au delà de la définition des grandes orientations dont il a la responsabilité). De nombreuses voix ont critiqué les mesures gouvernementales, en particulier des directeurs de laboratoires, des médaillés du CNRS, son conseil scientifique (dont ses membres étrangers), des conseils d’universités, des assemblées de laboratoires ; le Conseil d’Administration du CNRS n’a pu se tenir le 19 juin traduisant notre profonde inquiétude face à la restructuration imposée à cet organisme, qui menace sa cohésion et son indépendance. Afin de sortir d’une crise qui ne peut qu’affaiblir la recherche française, et de retrouver la confiance nécessaire pour réformer nos institutions dans le sens de l’intérêt collectif, nous demandons donc aujourd’hui :

1 – Que toute évolution du dispositif de recherche se fasse dans le respect de l’autonomie scientifique et des principes de collégialité et de démocratie des institutions universitaires et de recherche.

2 – Que des moyens suffisants, financiers comme humains (chercheurs et enseignants-chercheurs, personnels de soutien technique et administratif), soient attribués aux universités et aux organismes, sur une base pluri-annuelle. Les établissements pourront ainsi construire une politique scientifique, leurs laboratoires pourront développer leurs propres projets et le principe de fonctionnement de la recherche et de l’enseignement supérieur sur la base de postes statutaires, garant d’une indépendance effective, sera préservé.

3- Que le CNRS couvre tous les champs du savoir, afin de pouvoir développer une politique scientifique globale et faire collaborer les disciplines entre elles.

Ces demandes ont un coût, qui peut être assumé à l’intérieur de l’enveloppe globale affectée à l’enseignement supérieur et à la recherche.

Nous sommes déterminés à inscrire notre action dans la durée. Conscients de notre responsabilité dans la mise en oeuvre d’une évolution du système d’enseignement supérieur et de recherche, nous nous engageons à n’accomplir aucune tâche qui contribuerait à affaiblir les fondements mêmes de notre activité et son avenir à court terme, en cohérence avec le communiqué du 23 juin signé par des directeurs de laboratoires et des responsables d’instances scientifiques. Si nous ne sommes pas entendus, nous mettrons en place une grève administrative progressive ; en particulier, nous nous engageons à :

1- Suspendre notre participation aux activités d’expertise et d’évaluation pour l’ANR et l’AERES.

2- Refuser de transmettre toute donnée permettant le pilotage de la recherche au moyen d’indicateurs contournant l’expertise scientifique.

3- Dans un second temps et si le gouvernement reste sourd à nos demandes légitimes, pour les directeurs de laboratoires, les responsables d’instances scientifiques et les membres de ces dernières, démissionner de leurs mandats.

 

Article original et pétition : Sauvons la recherche.