25.11.2009
Des lingots d’or fourrés au Tungstène dans le système financier international?
“Gold Finger –Du nouveau dans l’opération Grand Schlem avec une touche de tungstène”
J’ai déjà parlé d’irrégularités dans les contrats d’or physique qui ont eu lieu à Londres, en Angleterre, au cours de la première semaine d’octobre 2009. En particulier, les contrats impliquant au moins une banque centrale [La Banque d’Angleterre] pour résoudre les problèmes de livraison des contrats de J.P. Morgan et Deutsche Bank, qui n’auraient pas eu l’or qu’elles avaient vendu à découvert et qu’elles s’étaient engager à livrer. devaient livrer pour respecter leurs contrats. Au même moment, j’avais rapporté deux choses inhabituelles :
1] -des irrégularités dans la publication des listes de lingots du fonds ETF-GLD-or daté du 25 sept-14 oct. ou la liste des barres est passée de 1 381 pages à moins de 200 pages et puis est remontée à 800 pages environ.
2] -des rapports établissant que des barres d’or de 400 onces provenant de “good delivery” [bonne livraison] étaient en fait des briques de tungstènes plaqués-or dans les limites territoriales des coffres certifiés par la LBMA à Hong Kong.
Pourquoi le tungstène?
Si quelqu’un se demandait comment fabriquer de fausses barres d’or, le tungstène à environ 10 $ la livre serait un bon choix parce qu’il a exactement la même densité que l’or, rendant ainsi un faux lingot « trafiqué » au tungstène indissociable d’une vraie barre d’or par une simple pesée.
Malheureusement, il y a plus de détails sordides à relater.
Quand la nouvelle des barres d’or “trafiquées au tungstène” a surgi à Hong Kong, beaucoup de gens ont automatiquement supposé que celles-ci avaient été fabriquées en Chine, parce que la Chine est généralement perçue comme la « capitale de la contrefaçon dans le monde ».
Et maintenant voici ce qui se serait réellement passé, d’après l’analyse que j’ai faite des informations qui m’ont été transmises :
La quantité de barres d’or “trafiquées au tungstène” en question serait en fait comprise entre 5 600 et 5700 lingots de 400 onces « Good Delivery », donc certifiées. [à peu près 60 tonnes métriques]
Tout cela a été apparemment brillamment orchestré par une opération criminelle bien financée.
Quelques heures seulement après que ce plan ait été identifié, les officiels chinois avaient mis un certain nombre de suspects en garde à vue.
Et voici ce que les chinois auraient découvert:
Il y a environ 15 ans – sous l’administration Clinton [pensez Robert Rubin, Sir Alan Greenspan et Lawrence Summers] entre 1,3 et 1,5 millions de briques de tungstène de 400 onces auraient été fabriquées par une raffinerie ultra sophistiquée aux Etats-Unis [plus de 16 tonnes métriques]. Par la suite, 640 000 de ces barres de tungstène auraient reçu un plaquage en or et auraient ÉTÉ transportées à Ft. Knox où elles y seraient restées.
Mes sources possèdent des copies des documents originaux de transport avec la date et le poids exact des barres de « tungstène » transportées à Ft. Knox.
Le surplus de ces 1,3 à 1,5 millions de barres de 400 onces de tungstène aurait aussi reçu un plaquage puis aurait été “vendue” sur le marché international.
En conséquence et apparemment le marché mondial serait littéralement “farci » de barres de 400 onces trafiquées.
Peut-être faudrait il même se demander si les Indiens ont été malins d’acheter 200 tonnes auprès du FMI .
Un train qui déraille au ralenti
Une obscure nouvelle publiée à l’origine dans le N.Y. Post [rédigée par Jennifer Anderson] fin janvier 2004 m’est toujours restée à l’esprit.
Le Procureur Général enquête sur un directeur du NYMEX- Manhattan, New York, bureau du procureur de district, Stuart Smith
Divers- Brève- 2 fév. 2004
« Le bureau du procureur du district de Manhattan enquête sur une personne haut placée au New York Mercantile Exchange. Des sources proches de la bourse disent que Stuart Smith, Senior Vice Président des opérations de la bourse, a reçu un ordre de perquisition provenant du bureau du procureur du district la semaine dernière. Les détails de l’enquête n’ont pas été révélés mais un porte-parole du NYMEX a dit que cela n’était lié à aucun des marchés d’échange. Elle a décliné tout commentaire, sinon qu’aucune charge n’avait été portée. Un porte-parole du procureur du district s’est également refusé à tout commentaire ».
Les bureaux du Senior Vice Président des Opérations –NYMEX- est l’endroit où vous devriez aller pour trouver des documents [numéro de série et fondeur d’origine] de chacune des barres d’or délivrées physiquement à la bourse. Ils ont l’obligation de conserver ces documents. Ces documents précis devraient prouver l’origine de tout l’or physique à la bourse et donc « prouver » que les quantités d’or en question ne peuvent pas provenir des mines américaines parce que les quantités provenant de fondeurs US seraient certainement plus vastes que la production minière domestique.
Nous n’avons jamais su ce qui est arrivé à ce pauvre Stuart Smith –après que ses bureaux aient été « envahis » mais il a pris un congé administratif du NYMEX et on n’en a plus entendu parler depuis. De manière surprenante [ou peut-être pas], il n’y a jamais eu de suivi de la part des média concernant l’histoire à l’origine et le niveau NUL de poursuites provenant du bureau du Procureur général du district Morgenthau qui avait mené la perquisition.
Doit-on croire que les bureaux du NYMEX ont été perquisitionnés et le Sr. Vice-président des opérations s’est retiré…et tout cela pour rien ?
Ces révélations pourraient éventuellement et également fournir un nouveau niveau d’analyse expliquant pourquoi Rothschild est sorti du marché de l’or en 2004 :
« Londres, 14 avril 2004 (Reuters) –NM Rothschild & Sons Ltd, l’unité basée à Londres de la Banque d’investissement Rothschild se retire des activités de négoce des matières premières, y compris l’or à Londres alors qu’elle audite ses opérations, nous communique-t-elle ce mercredi. »
De manière intéressante, Bill Murphy du GATA a spéculé là-dessus en 2004 : Pourquoi Rothschild sort il de ce business à ce moment précis ? « IL Y A UNE PIECE MANQUANTE; ILS SONT AU COURANT D’UN GROS SCANDALE SUR L’OR ET ILS NE VEULENT PAS EN FAIRE PARTIE...”
BILL MURPHY, LEMETROPOLE CAFE, 18 AVRIL 2004
Par coïncidence [peut-être pas?] l’ETF GLD commencé à êtré négocié le 12 novembre 2004
A la lumière de ce qui s’est passé –concernant le fond ETF, GLD –après avoir réexaminé leur prospectus une nouvelle fois, il serait possible de penser que l’ETF GLD aurait été créé dans le but de détourner les investissements en dollars d’investissements dans l’or physique et de un leurre, un ezatz, un substitut fourre tout et surtout une destination potentielle pour des “barres trafiquées au tungstène” qui ne verraient ainsi jamais la lumière du jour, cachés derrières les “boucliers” juridico-énigmatiques de ses statuts :
Extrait du prospectus de GLD page 11
http://www.spdrgoldshares.com/media/GLD/file/SPDRGo...
« Les lingots alloués au trust (…) peuvent ne pas être équivalents au standard de la London Good Delivery et (… ) , le Trust peut être sujet à une perte.Ni l’administrateur, ni le curateur ne confirment indépendamment la finesse des barres d’or allouées au trust en liaison avec la création du panier. Les lingots d’or exigés par les standards du LBMA pour les lingots délivrés en raison d’un contrat d’or ou les London Good Delivery Standards, les standards exigés par le trust. Si l’administrateur émet cependant un panier contre un or de cette qualité, et que le curateur n’est pas en mesure de satisfaire à son obligation de créditer le Trust du montant de la déficience constatée, le trust peut être sujet à une perte ».
La Fed a aussi été prise en flagrant délit de mensonge :
Patrick Heller de Liberty Coin a écrit récemment:
Un peu plus tôt cette année, le Gold Anti-Trust Action Committee (GATA) a déposé une seconde requête sous l’égide du Freedom of Information Act (FOIA) au Système de Réserve Fédéral pour obtenir des documents de 1990 en relation avec les swaps d’or, l’or swapé ou les swaps d’or proposés.
Le 5 août, la Réserve Fédérale a répondu à cette FOIA en ajoutant deux documents à ceux déjà fournis au GATA en avril 2008, suite à une FOIA précédente. Ces documents ont totalisés 173 pages dont de nombreux passages édités (couverts afin d’omettre des sections du texte). La réponse de la Fed notait aussi qu’il y avait 137 pages de documents non transmis qui étaient exclus de l’obligation de transparence.
Le GATA a fait appel de cette disposition le 20 août. L’appel demandait davantage de détails afin de déterminer la validité et la légitimité de ce droit à l’exemption et une explication de certains documents comme celui posté par la Réserve Fédérale sur son site internet qui évoque des gold swaps non inclus dans les documents communiqués le 5 août.
Le 17 septembre 2009 une lettre du Système de Réserve Fédérale sur papier à en-tête, du Gouverneur de la Réserve Fédérale Kevin M. Warsh a refusé en bloc la demande en appel du GATA. Le texte de la lettre complète peut être examiné sous le lien suivant : http://www.gata.org/files/GATAFedResponse-09-17-200....
« Le premier paragraphe de la troisième page est le plus révélateur. Warsh écrit: “Concernant votre appel, je confirme que les informations qui vous ne vous sont pas dévoilées en raison de l’exemption 4 sont des informations confidentielles commerciales ou financières liées à des opérations de la Banque de Réserve Fédérale qui ont été obtenues dans le sens de l’exemption 4. Ceci inclut des informations liées aux arrangements de swaps avec les banques étrangères pour le compte du Système Fédéral de Réserve et n’est pas le type d’informations généralement rendues publiques. Ces informations ne vous donc pas été communiquées avec raison. »
Ce paragraphe sera probablement l’une des plus histoires les plus importantes de l’année.
Bien que cela ne soit pas dit platement, ce paragraphe admet que la Fed s’est engagée par le passé, et est peut-être actuellement engagée, dans le commerce des gold swaps. La lettre de Warsh contredit les affirmations précédentes de la Fed auprès du GATA qui réfutaient tout engagement passé de la Fed dans les swaps-or pendant la période allant du 1er janvier 1990 à nos jours.
[Peut-être de manière plus importante], voici la seconde FOIA du GATA concernant la demande sur les swaps or de la Réserve Fédérale. Les 173 pages de documents reçus en réponse à la seconde FOIA portent tous une date précédent la requête de 2007 ce qui signifie qu’ils auraient du être rendus publics en réponse aux demandes de FOIA d’avant 2007. Ceci établi la probabilité que la Réserve Fédérale a échoué à rechercher adéquatement ou à divulguer les documents pertinents. De plus, la réponse de la Fed admet qu’elle possède des copies des documents pertinents qui sont apparus pour la première fois sur le site web du Département du Trésor mais a omis de les porter à la connaissance du public dans ses réponses aux FOIA.
Maintenant que le Gouverneur de la Réserve Fédérale Warsh a admis que la Fed a menti par le passé sur les implications de cette dernière dans l’or, il devrait être clair pour tout le monde que la Fed ment sur la véritable nature des secrets qu’elle détient
Rob Kirby
11:51 Publié dans Ponérologie financière | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : or, tungstène, lingot, crise, effondrement, marché, chine, londres, banque
12.10.2009
La fin du dollar
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Donnant une illustration saisissante du nouvel ordre mondial, les pays arabes ont lancé des initiatives secrètes conjointement à la Chine, à la Russie et à la France, qui visent à cesser d’utiliser la monnaie américaine pour le commerce du pétrole.
En septembre, l’Iran a annoncé que ses réserves de devises étrangères seraient, dorénavant, libellées en euros, et non pas en dollars.
Dans ce qui est le plus profond changement financier de l’histoire contemporaine du Moyen-Orient, les pays arabes du Golfe sont en train de préparer – avec la Chine, la Russie, le Japon et la France – la cessation du recours au dollar pour les transactions pétrolières, au profit d’un panier de devises comportant le yen japonais, le yuan chinois, l’euro, l’or et une nouvelle devise unifiée préparée par les pays membres du Conseil de Coopération du Golfe, qui regroupe notamment l’Arabie saoudite, Abu Dhabi, le Koweït et le Qatar.
Des réunions secrètes ont d’ores et déjà été tenues entre ministres des finances et gouverneurs des banques centrales, en Russie, en Chine, au Japon et au Brésil, afin de travailler à ce projet, qui aura pour effet que le pétrole ne sera désormais plus échangé contre des dollars.
Ces projets, que des sources des milieux bancaires tant du Golfe arabe que chinois de Hong Kong nous ont confirmés, peuvent expliquer pour partie une hausse soudaine des prix de l’or. Mais ils augurent aussi d’une extraordinaire transformation des marchés libellés en dollars, qui sont appelés à disparaître peu à peu au cours des neuf années à venir.
Les Américains, au courant de ces réunions – bien qu’ils n’en aient pas mis au jour les détails – vont certainement lutter contre cette cabale internationale qui inclura dorénavant y compris certains de leurs fidèles alliés, comme le Japon et les pays arabes du Golfe. Dans le contexte de ces négociations monétaires, Sun Bigan, ex-envoyé spécial chinois au Moyen-Orient, a mis en garde contre le risque qu’elles n’approfondissent les divisions entre la Chine et les Etats-Unis, qui sont en concurrence pour l’influence et le pétrole, au Moyen-Orient. « Des querelles et des clashes bilatéraux sont inévitables », a-t-il dit à notre confrère Asia and Africa Review. « Nous ne pouvons en aucun cas baisser la garde à l’encontre de l’hostilité, au Moyen-Orient, autour des enjeux de l’énergie et de la sécurité ».
Cela sonne comme une inquiétante prédiction d’une future guerre économique entre les Etats-Unis et la Chine, pour la conquête du pétrole moyen-oriental – transformant, de surcroît, les conflits endémiques de cette région en une bataille pour la suprématie de la première puissance mondiale. La Chine consomme plus de pétrole que les Etats-Unis, et elle en consomme de plus en plus, sa croissance économique étant moins efficace énergétiquement. La monnaie de transition, dans le mouvement prévu d’abandon du dollar, pourrait fort bien être l’or, laissent entendre certaines sources des milieux bancaires chinois. La richesse d’Abu Dhabi, de l’Arabie saoudite, du Koweït et du Qatar, qui, ensemble, détiennent des réserves estimées à 2,1 milliers de milliards de dollars, donne une idée des sommes gigantesques en cause.
Le déclin de la puissance économique américaine, liée à la récession économique mondiale actuelle, a été implicitement reconnu par le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick : « Un des legs de cette crise sera sans doute la prise de conscience d’un bouleversement total dans les relations entre puissances économiques », a-t-il déclaré, à Istanbul, en prélude à la réunion du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale qui doit s’y tenir, cette semaine. Mais c’est l’extraordinaire puissance financière, totalement inédite, de la Chine – conjointement à l’irritation des pays producteurs et consommateurs de pétrole contre la capacité américaine d’interférer dans le système financier international – qui a motivé les négociations récentes impliquant les pays du Golfe.
Le Brésil a manifesté son intérêt pour une collaboration à des paiements pétroliers en non-dollars, ainsi que l’Inde.
De fait, la Chine apparaît comme la plus enthousiaste de toutes les puissances économiques concernées, et ses énormes échanges commerciaux avec le Moyen-Orient n’y sont pas pour rien… En effet, elle importe 60 % de son pétrole, essentiellement du Moyen-Orient et de Russie. Les Chinois détiennent des concessions pétrolières en Irak – qui étaient restées bloquées par les Etats-Unis jusqu’à cette année – et, depuis 2008, ils mettent en œuvre un accord signé avec l’Iran, pour un montant de 8 milliards de dollars, visant à développer les capacités de raffinage et les ressources gazières de ce pays. Elle a des accords pétroliers avec le Soudan (où elle s’est substituée aux intérêts américains [jolly good ! ndt]) et elle continue à négocier des concessions pétrolières avec la Libye, un pays dans lequel tous les contrats de cette nature ne peuvent qu’être des joint ventures.
De plus, les exportations chinoise vers le Moyen-Orient représentent désormais non moins de 10 % des importations de chacun des pays de cette région, y compris un large éventail de produits allant des automobiles aux systèmes d’armement, en, passant par les produits alimentaires, l’habillement, et même… les poupées ! En une claire indication de la musculature croissante de la Chine, le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a plaidé, hier, auprès de Pékin, afin de lui demander de laisser s’apprécier le yuan par rapport à un dollar en dégringolade et, par extension, de relâcher la dépendance de la Chine par rapport à la politique monétaire américaine, afin de contribuer à rééquilibrer l’économie mondiale et d’atténuer les pressions à la hausse sur l’euro.
Depuis les accords de Bretton Woods – ces accords, conclus juste après la fin de la Seconde guerre mondiale, qui définirent l’architecture du système financier international actuel – les partenaires commerciaux de l’Amérique ont eu affaire à l’impact du contrôle de Washington, ainsi, ces dernières années, qu’à l’hégémonie du dollar, en tant que réserve de devises mondiales dominante.
Ainsi, les Chinois sont, par exemple, persuadés que si les Américains ont persuadé la Grande-Bretagne de rester à l’extérieur de l’euro, c’est uniquement afin d’empêcher un mouvement d’abandon du dollar, qui se serait déjà produit, sans cela. Mais nos sources dans les milieux bancaires chinois disent que leurs pourparlers sont d’ores et déjà allés trop loin pour pouvoir être bloqués, désormais. « Les Russes vont finalement mettre le rouble dans la cagnotte des devises (non-dollar) », nous a ainsi déclaré un éminent courtier de Hong Kong. « Les Brits sont coincés au beau milieu du gué, et ils vont devoir adopter l’euro : ils n’ont pas le choix, dès lors qu’ils ne pourront plus utiliser le dollar américain… »
Nos sources des milieux financiers chinois pensent que le Président Barack Obama est trop occupé à soigner l’économie américaine pour se concentrer sur les implications extraordinaires de la transition conduisant à l’abandon total du dollar d’ici neuf ans. La deadline actuelle, pour le parachèvement de la transition monétaire est, en effet, l’année 2018.
Les Etats-Unis ont brièvement évoqué cette tendance lors du sommet du G20 à Pittsburgh ; le gouverneur de la Banque centrale chinoise et d’autres responsables se plaignaient de manière audible du dollar, depuis des années. Leur problème, c’est qu’une part considérable de leur richesse nationale est constituée d’avoirs en dollars…
« Ces projets changeront le visage des transactions financières internationales », a indiqué un banquier chinois. « L’Amérique et la Grande-Bretagne peuvent se faire du mouron : vous saurez à quel point elles sont emmerdées au tonnerre de démentis que cette information ne manquera pas de susciter… »
En septembre, l’Iran avait annoncé que ses réserves de devises étrangères seraient dorénavant en euros, et non plus en dollars. Les banquiers se souviennent, bien évidemment, de ce qui est arrivé au dernier producteur de pétrole du Moyen-Orient à avoir vendu son pétrole en euros, et non en dollars : quelques mois seulement après qu’un certain Saddam Hussein eut annoncé cette décision avec tambour et trompette, les Américains et les British envahissaient l’Irak…
Article original en anglais : The Demise of the Dollar, Robert Fisk, The Independent, le 6 octobre 2009.
Traduction : Marcel Charbonnier pour Mondialisation.ca
14:17 Publié dans Ponérologie financière | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : dollars, euro, yen, or, pétrole, g20, fmi, banque mondiale
27.05.2009
Les allemands et les pays arabes seraient en train de rapatrier leur or de Londres et de New York

© inconnu
Mes sources m’informent que certains pays arabes, suspectant un évènement important sur le marché de l’or ces prochains mois, ont demandé conseil aux financiers qui conseillent les banques Allemandes en ce moment de rapatrier leur or de New York et de Londres vers l’Allemagne.
En ce cas, il pourraient être en train de créer un corner sur les marchés de l’or de Londres et de New York, respectivement le LME et le COMEX. Ces deux marchés ont une très importante position vendeuse à découvert, la source de la corruption du marché de l’or. Les Allemands auraient demandé la livraison de leur or sur le Comex, et des rumeurs circulent sur le fait que les Arabes seraient en train de faire de même avec leur or stocké à Londres.
Les informations que j’ai pu obtenir sont on ne peut plus claires. Ma source, qui a de solides connections avec les banquiers allemands et des industriels de l’or, a ajouté ceci : « tout ceci, in fine, n’est qu’une question de confiance, ou de manque de confiance. Que pensez vous qu’il arrivera si Londres n’a pas assez d’or dans ses coffres pour livrer tout le physique dont la livraison est actuellement demandée ? «
Si cette information s’avérait exacte, ce serait à mon sens la plus importante nouvelle de l’année sur le marché de l’or. C’est au moins aussi important que les informations concernant la création prochaine de monnaies gagées sur l’or, comme le Dinar or des pays arabes. Ce n’est rien d’autre qu’une bombe nucléaire physique qui serait lâchée sur les marchés de Londres et de New York (et qui ne fait bien sûr l’objet d’aucune couverture dans la presse). En d’autres termes, la faillite des Etats-Unis et de la Grande Bretagne, de New York et de Londres a pour effet pratique que les détenteurs d’or ne font plus confiance à ces places pour conserver leur or en toute sécurité.
Nous pourrions donc nous trouver à la veille d’un mouvement sur l’or qui discréditera le COMEX et pourrait éventuellement le détruire, sans compter les procès et actions en justice sans fin qui en seraient la conséquence naturelle.
En effet, le risque est que Londres ne dispose pas d’or physique en quantité suffisante pour le livrer à ses propriétaires, ledit or ayant été prêté, voire vendu de manière frauduleuse. En pratique, cela signifierait que ces marchés ne seraient plus crédibles et ne permettraient plus d’assurer de manière fiable le cours du prix de l’or. Bien entendu, cela mettrait également un terme aux systèmes illégaux mis en place depuis plus de 20 ans pour empêcher le cours de l’or de monter.
Je souhaite également ajouter que le Dubaï Gold Securities (DGS) est un nouvel ETF qui pourrait bien supplanter l’ETF actuel crée et managé par le cartel de l’or (GLD) . Attendez-vous ces prochains mois à des nouvelles intéressantes sur GLD, dont les actifs en or pourraient bien ne pas être aussi importants que ce qui est annoncé dans la presse.
Les choses vont devenir intéressantes lorsque DGS va demander à HSBC de transférer l’or qu’il possède à Londres vers Dubai. La demande croissante d’or physique ainsi que les tonnes d’or en train de quitter Londres pour Dubaï risque de provoquer une faillite quelque part et un défaut de livraison, peut être au niveau de HSBC qui est un acteur majeur de la chaîne. Une fois que cela arrivera, les marchés de l’or en papier (les futures, les ETF, etc.) s’effondreront et le prix de l’or physique s’envolera.
Ma conclusion est la suivante : Londres est ENFIN en train de perdre son rôle traditionnel de détention et de négoce de l’or du monde entier. Et qui aurait pu penser que ce seraient les Allemands qui tordraient le cou au cartel de l’or ?
Article original : 24h Gold
16:49 Publié dans Ponérologie financière | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : or, eft, dubaï, comex, londres, napoleon, lingot, hsbc, faillite
18.05.2009
Les Chinois achètent de l’or. Le dollar en a-t’il encore pour bien longtemps ?

Il y a quelques semaines, avant le sommet du G20, le gouverneur de la banque centrale chinoise a fait un discours remarqué laissant entendre qu'il fallait mettre fin au rôle actuel dominant du dollar américain comme monnaie internationale de réserve, pour se tourner vers une monnaie supranationale plus stable et moins facilement manipulable par un gouvernement.
Zhou Xiaochuan avait alors mentionné les Droits de tirage spéciaux (DTS), une monnaie artificielle inventée par le FMI en 1969 et basée sur un panier d'autres monnaies-papier nationales. Des commentateurs avaient perçu cette déclaration comme une mise en garde du gouvernement chinois envers les autorités américaines: Nous sommes votre principal créancier. Si vous cherchez à régler vos problèmes en créant trop d'argent, en dépréciant votre monnaie et en diluant ainsi la valeur de nos réserves, nous pourrions réagir en diversifiant nos actifs et en cessant de vous prêter toujours plus de milliards.
Les Chinois sont en effet les plus grands détenteurs de titres en dollars, leurs réserves s'élevant à environ 2 billions $. Si le dollar venait à être dévalué, ils perdraient beaucoup.
Cela fait des années qu'on voit venir ce crunch inévitable résultant des politiques inflationnistes de la Fed, des politiques mercantilistes des Chinois et d'autres pays émergents, et des déséquilibres monétaires qui découlent de ces politiques. La différence est que maintenant, ces déséquilibres atteignent peut-être un point critique et les Chinois pourraient être sur le point de faire autre chose que simplement lancer des messages plus ou moins subtils.
À la fin du mois d'avril, le gouvernement chinois a annoncé qu'il avait augmenté ses réserves d'or de 76% au cours des six derniers mois et a demandé au FMI de vendre ses réserves de façon à pouvoir en acheter davantage. On ne parle donc plus de morceaux de papier dont la valeur artificielle ne tient qu'à un sceau apposé par des bureaucrates, comme les DTS, mais d'un actif solide. Le signal envoyé non seulement aux gouvernements mais aux marchés est beaucoup plus clair. Comme le souligne un très intéressant article rapportant la nouvelle, « ...quite a few experts said the move solidifies gold's place as a monetary asset, and shows that it's destined for a brighter future ».
Voilà un pas dans la bonne direction, qui va probablement accélérer l'effondrement inévitable du dollar.
La Fed, qui alimente l'économie mondiale depuis des décennies avec du faux argent, encore plus depuis la rupture du dernier lien du dollar avec l'or sous Nixon en 1971, est la première source mondiale d'inflation monétaire et de distorsions économiques. Cette situation permet aux Américains de vivre au-dessus de leurs moyens. Le statut de monnaie internationale de réserve du dollar a en effet contribué à financer beaucoup plus facilement leurs guerres impérialistes, leur consommation irresponsable et leur endettement vertigineux. Les dollars additionnels créés qui se retrouvent dans des voûtes de banques étrangères ne suscitent en effet pas de hausses de prix aux États-Unis – tant que les étrangers veulent en accumuler toujours davantage – ce qui aurait rendu une telle politique inflationniste insoutenable. En utilisant le dollar comme principale devise pour les transactions internationales et l'accumulation de réserve, le reste du monde subventionne à toutes fins pratiques le pouvoir d'achat des Américains.
Pendant ce temps, les États-Unis sont toutefois devenus un pays socialiste avec une économie de moins en moins productive et compétitive, la banqueroute du secteur automobile n'étant que l'exemple actuel le plus patent. Leur économie n'est plus aussi dominante qu'au moment où le système de Bretton-Woods a été mis en place après la Seconde Guerre mondiale. Sur la base de ce qu'ils produisent et de la demande étrangère pour leurs biens et services, les Américains devraient, aujourd'hui, avoir un niveau de vie bien moins élevé. La crise actuelle met au jour de façon encore plus évidente toutes ces distorsions et tous ces déséquilibres.
À l'échelle internationale, les réserves d'or chinoises restent modestes. Mais la Chine est également le principal pays producteur d'or, et c'est la tendance qui est importante. Les Chinois n'ont certainement pas intérêt à ce que le dollar s'effondre à court terme, mais les politiques inflationnistes de la Fed et du gouvernement Obama menacent la valeur de leurs immenses réserves. La situation est intenable à moyen terme et les force à chercher des solutions alternatives.
Le président de Centennial Precious Metals, Michael Kosares, note dans l'article que « China, true to its reputation for patience and steady, long-term progress toward its goals, has taken the golden path and now they want the world to know about it ».
On doit en effet reconnaître que les Chinois manifestent des préférences temporelles plutôt basses. Depuis quatre décennies, leur pays s'ouvre toujours davantage à l'économie de marché et s'enrichit à vive allure. Ils ont une éthique du travail et un sens de l'entrepreneurship développés, et épargnent beaucoup. Le gouvernement chinois, non-démocratique, est moins sujet aux pressions de l'opinion publique et des groupes d'intérêt parasitaires qui tentent de monnayer leur appui politique en échange de transfert de fonds publics et de privilèges, comme c'est le cas dans nos pays occidentaux.
Un tyran étatique reste bien sûr un tyran étatique, mais il y en a qui ont des politiques moins pires que d'autres. Et la Chine aura contribué plus que n'importe quel pays au monde à la mondialisation et à l'avancement de l'économie de marché à la fin du 20e et au début du 21e siècle.
Cette contribution s'avérerait encore plus cruciale si les Chinois décidaient d'appuyer activement le retour de l'étalon-or comme base du système monétaire mondial, en remplacement du système actuel fondé sur les monnaies fiduciaires et la domination du dollar. Les monnaies fiduciaires sont la quintessence du court-termisme. Elles sont sujettes à toutes les manipulations et constituent un levier incontournable de toute politique d'inspiration keynésienne (ou friedmanienne) pour stimuler l'économie. Les États peuvent constamment déprécier leur monnaie pour atteindre des objectifs à court terme, en repoussant les conséquences néfastes à plus tard.
Sauf que le long terme finit toujours par nous rattraper. Et nous payons aujourd'hui pour les politiques désastreuses de la Fed et des autres banques centrales (y compris celles de la Chine, notons-le, qui sont loin d'être parfaites). Il aurait été impossible de mettre en oeuvre ces politiques, à tout le moins avec une telle ampleur, dans un régime d'étalon-or. C'est pourquoi toute indication d'un retour en force de l'or comme base monétaire ne peut qu'être une bonne nouvelle pour ceux qui croient dans la liberté et la rationalité économique.
Martin Masse est né à Joliette en 1965. Il est diplômé de l'Université McGill en science politique et en études est-asiatiques. Il a lancé le cybermagazine libertarien Le Québécois Libre en février 1998. Il a été directeur des publications à l’Institut économique de Montréal de 2000 à 2007. Il a traduit en 2003 le best-seller international de Johan Norberg, Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste, publié au Québec par l'Institut économique de Montréal avec les Éditions St-Martin et chez Plon en France.
Article original : Martin Masse - Le Quebecois Libre
14:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : or, inflation, dollar, finance, crise, dette, fmi
10.10.2008
Ponérologie bancaire
Paris 10/10/2008 à 12:58
La branche assurances de Fortis, sauvée lundi par le rachat de BNP-Paribas , a invité 50 personnes à participer à un "événement culinaire" vendredi dans l'hôtel le plus cher de Monaco, pour une note de 150.000 euros, selon le quotidien belge De Morgen . Le déjeuner, qui réunira surtout des courtiers indépendants, est organisé au très renommé trois étoiles du Guide Michelin, le Louis XV de l'Hôtel de Paris Monte-Carlo, le plus cher de la Principauté. Selon le guide de voyages Lonely Planet, le prestigieux restaurant abrite la plus grande cave à vins du monde, avec quelque 250.000 bouteilles, "pour la plupart impayables". Un repas y atteint rapidement 300 euros, alors qu'une nuit à l'Hôtel de Paris coûte de 500 à 1.000 euros en basse saison.
Essentiellement des courtiers indépendants
"Quelques membres de la direction seront présents, mais le groupe consistera essentiellement en des courtiers, des intermédiaires externes", se défend un porte-parole du bancassureur belgo-néerlandais. Selon lui, l'événement est prévu depuis des mois et s'inscrit dans le cadre d'actions commerciales habituelles.
L'assureur américain AIG, qui a dû accepter sa quasi-nationalisation à la mi-septembre, a été critiqué jusqu'à la Maison-Blanche pour avoir dépensé peu après de folles sommes dans un luxueux complexe hôtelier en Californie. Il s'est justifié mercredi en expliquant que ce séjour avait été offert à des courtiers indépendants, et non à des dirigeants du groupe.
Article original : Le Point
Note de P&P : Ces deux anecdotes illustrent l’ineptie des plans de « sauvetage » initiés aux Usa ou en Europe. L’argument invoqué est l’injection de fonds dans le système bancaire afin de le capitaliser et de relancer l’ouverture de prêts.
Rien n’est plus éloigné de la réalité. Les banquiers savent que les fonds injectés ne permettront jamais de redresser la barre vu leurs taux d’exposition et la dégringolade de leurs investissements, que ce soit dans l’immobilier, les actions ou les fameux produits dérivés.
Suivant une logique psychopathique désormais bien connue, les banquiers entretiennent les peurs en invoquant et en exagérant les conséquences dramatiques qu’aurait un blocage du système de crédit alors qu’ils savent pertinemment que ces plans de sauvetage ne changeront rien à cette situation, bien au contraire puisqu’en plus de la faillite des banques ces plans entraîneront la faillite des nations.
In fine, cet argent public vient remplir un peu plus les poches des dirigeants et des actionnaires de nos (très) chères banques.
Le contribuable, comme à l’habitude, est le dindon de la farce. Suite aux spéculations au mieux délirantes, au pire malhonnêtes de ces mêmes banquiers, la valeur de ses biens immobiliers plongent, il n’est plus en mesure de contracter un quelconque prêt (étudiant, immobilier, consommation, …), il voit son argent perdre de la valeur de jour en jour, le spectre du chômage devient plus palpable, la vie plus chère et s’il dispose d’un prêt à taux variable, ses mensualités ne cessent d’augmenter.
Comme si cela n’était pas suffisant, le contribuable finance également le train de vie pharaonique des banquiers, ceux-là même qui ont plongé nos pays dans la crise actuelle.
En plus d’engraisser les banquiers de France et de Navarre, ces « plans de sauvetage » mènent les nations tout droit vers la faillite, comme en Islande par exemple.
Une fois que la faillite d’une nation est prononcée, celle-ci et en particulier ses citoyens, deviennent les esclaves des créanciers : les banques centrales privées et quelques banques d’initiées.
Ce petit groupe traverse étonnamment bien la crise en ayant acheté de l’or avant sa hausse, en spéculant sur la baisse des indices boursiers et de l’immobilier pour la simple et bonne raison qu’il est l’initiateur de la crise actuelle.
Si vous avez encore des doutes sur le caractère délibéré de cette crise, il vous suffit de suivre les performances de la banque Rothschild, je vous jure sur la tête de Sarkozy que celle-ci ne fera pas faillite, bien au contraire.
Ces quelques initiés vont racheter à vil prix les banques exsangues qui n’étaient pas dans la confidence et prendre le contrôle des nations faillitaires, donnant naissance à une dictature internationale dirigée par quelques méga banques.
La situation des pays qui ont été « sauvés » par le FMI nous donne une petite idée du type de régime qui va émerger. Seulement un petit aperçu, car la crise asiatique de 97 ou la faillite de l’Argentine n’avaient aucunement l’ampleur de la crise actuelle, des banques avaient survécu, les pays frontaliers étaient en bonne santé, les Etats avaient pu renégocier leur dettes, l’intervention du FMI avait été transitoire.
Comme annoncé par P&P depuis près d’une année, le seul placement qui fasse encore sens est l’or physique. Mais il ne reste que quelques jours pour prendre des dispositions.
A ce jour, il n’y a quasiment plus de lingots et de pièces d’or à la vente et le cours de l’or ne pourra plus être manipulé bien longtemps.
En effet malgré une énorme demande, le prix de l’or n’augmente que modérément. Cette décorrélation provient (encore des toujours) des spéculations menées sur le marché de l’or papier (Comex et futures en particulier).
Ce décalage devient plus intenable et d’ici quelques jours, ou quelques semaines au maximum, le marché de l’or papier s’écroulera, entraînant avec lui l’explosion du prix de l’or.
En outre, il est probable que les « grandes » nations s’accordent pour étalonner à nouveau la valeur de leurs monnaies sur celle de l’or afin d’éviter que leurs devises plongent jusqu’à des profondeurs abyssales.
L’explosion de la demande d’or physique, l’écroulement du marché de l’or papier et le possible étalonnage de devises majeures sur l’or font qu’à minima, la valeur de l’or sera doublée avant la fin de l’année.
Cette hausse devrait être très soudaine et constituera une dévaluation à peine déguisée des devises majeures.
Pour ceux qui envisagent d’acquérir de l’or il est donc nécessaire de le faire dans les meilleurs délais pour des raisons d’épuisement des stocks et d’explosion imminente des cours.
En outre, il serait sage de ne pas stocker son or physique dans des coffres de banques pour deux raisons : d’une part, rien ne dit que la banque hôte soit encore là demain, et d'autre part, l’Histoire nous apprend qu’en temps de crise, les nations ont déjà imposé le rachat de l’or des citoyens (à vil prix, bien entendu).
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10.09.2008
Manipulations du cours de l'or
Depuis maintenant plusieurs années, un certain nombre de personnes dans l'arène financière allèguent qu'il existe une conspiration active dont le but est d'étouffer le prix de l'or. Certains voient cela comme une affaire sinistre se tramant en coulisses. D'autres prétendent que c'est simplement la manière dont marche le monde et que cela se passe au grand jour, si seulement on sait où regarder.
Parmi ces derniers, il y a le Gold Anti-Trust Action Committee (GATA), source d'une grande partie de ce qui a déjà été écrit sur le sujet au cours des dernières années. Afin de mieux comprendre leur point de vue, nous avons envoyé Doug Hornig interviewer Chris Powell, cofondateur, secrétaire et trésorier du GATA.
Doug Casey
Le GATA, nous dit Chris, s'intéresse à la politique publique de truquage, ou de « régulation », si vous préférez être poli, des marchés des changes et plus particulièrement de l'or, par les banques centrales.
« Et nous n'avons pas besoin de spéculer quant à ce qu'ils font, car ils l'ont déjà confessé de plusieurs manières. Bien sûr, ils ne l’ont pas clairement expliqué aux gens. Ils ne font pas le tour des médias pour leur demander de comprendre ce qu’ils font. Mais si vous êtes assez attentifs, vous pourrez trouver ces confessions un peu partout. »
Nous avons demandé à Chris de définir précisément qui ils sont.
« Les banques centrales et leurs agents, les banques d'affaires, nous a-t-il répondu. « Les banques centrales comprennent la Banque Centrale Européenne (BCE) ainsi que celles de presque tous les pays européens, dont l'Angleterre, ainsi que la Réserve Fédérale et le ministère des Finances des États-Unis. En fait, ce sont tous les grands possesseurs d'or occidentaux. Chacun communique directement avec l’autre, ainsi que par l'intermédiaire de la BIS, la Bank for International Settlements (qui fait par ailleurs l'objet d'un article, La banque la plus puissante dont vous n'ayez jamais entendu parler, dans le numéro du 7 mars 2006 de What We Now Know). »
Le monde des mouvements monétaires internationaux peut parfois être déroutant, même pour ceux d'entre nous qui le suivent régulièrement, nous nous sommes donc demandés également ce que sont les banques d'affaires. Chris nous a expliqué qu'elles peuvent effectivement être des banques d'affaires, mais que leur définition est en réalité plus large.
« Une banque d'affaires est n'importe quelle maison d'investissement qui travaille dans le marché de l'or, vend, achète, emprunte ou prête de l'or. Elle n'a pas besoin d'être une « vraie banque ». Cela peut être une grande société de courtage telle que Goldman Sachs. »
Cela a entraîné la question de savoir qui manipule le marché, ce qui a soulevé plus de questions que de réponses : Que font-ils ? Comment le font-ils ? Et pourquoi le font-ils ? Chris a d'abord répondu à la première.
« Il existe parmi les banques centrales un plan de régulation du marché des changes, coordonné dans une certaine mesure par la BIS, dans laquelle toutes les banques centrales sont représentées. Ces dernières l'ont parfaitement reconnu.
« Je me suis penché sur le sujet pour la première fois aux alentours de 1998, lorsque j'ai commencé à lire les écrits de Bill Murphy (trader de contrats à terme, et cofondateur du GATA). Il tempêtait contre ce qu'il voyait de collusion pour étouffer le prix de l'or et de l'argent, laquelle semblait impliquer toujours les mêmes suspects, Goldman Sachs, Morgan Chase, Citibank et d'autres institutions de ce genre. Après qu'il ait continué ainsi pendant quelques mois, je lui ai envoyé un e-mail en lui disant qu'il semblait exister beaucoup de preuves indirectes pour étayer sa thèse, mais que si cette dernière était vérifiée, elle violerait la loi antitrust américaine, le Sherman Act, le Clayton Act, ainsi que d'autres.
« Ces lois interdisent toute collusion afin d’interférer avec le prix de n'importe quel bien en libre-échange. C'est exactement ce que font les banques avec l'or. »
Chris et Bill ont créé le GATA afin d'essayer de faire prendre conscience aux gens de ce qui se passait, et s’ils le pouvaient, de pousser les organismes de contrôle du gouvernement à faire quelque chose. Une tâche difficile, étant donné que le ministère des Finances était complètement absorbé par toute l'affaire.
Lorsque les deux hommes se mirent au travail et commencèrent à publier sur Internet, d'autres personnes qui s'étaient intéressées au sujet se firent connaître et contribuèrent au GATA de leurs propres preuves et recherches.
« Il est embarrassant d'admettre », déclare Chris, « qu'il nous a fallu quelques années pour comprendre que les banques d'affaires servent simplement de façade aux banques centrales, en leur fournissant une couverture dans le marché de l'or. Ce dont nous nous plaignions était effectivement vrai, mais ce n'était pas une violation ordinaire de la loi antitrust ; tout simplement, des entités en théorie privées prêtaient une couverture aux politiques internationales des banques centrales et des ministères des Finances. » En d'autres termes, les banques centrales décident du prix de l'or, et les banques d'affaires exécutent les souhaits des banques centrales.
Le GATA pense que la couverture sous laquelle les banques centrales agissent a été si totalement dévoilée qu’on ne peut manquer de le remarquer, à moins de fermer volontairement les yeux. Et il se sert de ce qui a été dit publiquement pour soutenir sa thèse.
Par exemple, certains mots clés ont été prononcés par l'ancien président de la Fed, Alan Greenspan, lorsqu'il est apparu devant le Congrès en juillet 1998. Greenspan expliquait pourquoi la CFTC (Commodity Futures Trading Commission) ne devait pas s'occuper de la réglementation des produits dérivés échangés sur le marché de gré à gré.
Greenspan argumentait qu’ « il n'y a aucune raison de croire que les swaps d'actions ou les produits dérivés de crédits peuvent influencer davantage le prix des actifs sous-jacents que ne le fait le trading conventionnel de valeurs. »
On pourrait penser Greenspan coupable d'une surprenante naïveté, ou peut-être de quelque chose un peu plus sinistre, mais nous en reparlerons un autre jour. Ce qui est important de noter ici, c'est que l'or, en plus d'être une monnaie fondamentale, est également une matière première, et en tant que telle, il est de la responsabilité de la CFTC de surveiller le marché de l'or.
Il a écarté la nécessité pour la CFTC de réguler les produits dérivés de l'or, expliquant au Congrès qu'il n'y avait rien à craindre, car « les banques centrales se tiennent prêtes à louer des quantités plus importantes d'or au cas où son prix augmenterait. »
Oups. Je parie qu'il regrette que cela lui ait échappé. Comme Chris le fait remarquer, « Greenspan était en train d'expliquer au Congrès que le but du leasing de l'or n'était pas ce que les banques centrales avaient dit au monde entier, à savoir gagner un peu d'argent sur un actif mort. Le vrai but du leasing de l'or était d'en étouffer le prix. Ses remarques se trouvent toujours sur le site Internet de la Réserve Fédérale. » (C'est le cas, nous avons vérifié).
Il existe d'autres confirmations du plan de truquage des prix par les banques centrales, par exemple, l'aveu plutôt évident de William R. White, président du département monétaire et économique de la BIS. Fin juin 2005, White a ouvert la quatrième conférence annuelle de la BIS sur le thème « Passé et Avenir de la Coopération entre les Banques Centrales », une élite réunissant « les banques centrales et les intellectuels ». Parmi ces derniers, se trouvaient « des économistes et historiens de l'économie », ainsi que pour la première fois, « des experts en politique intéressés par les processus politiques et autres, ainsi que par le développement d'institutions visant à supporter de tels processus. »
Le discours de White énumérait cinq « objectifs intermédiaires de la coopération entre les banques centrales ». Le cinquième et dernier de ces objectifs consistait à « fournir des crédits internationaux et des efforts conjoints afin d'influencer les prix des actifs (plus particulièrement ceux de l'or et des échanges internationaux) lorsque les circonstances les feront juger utiles. » (Les italiques sont de nous.)
Utiles à qui ? En tout cas, probablement pas à l'investisseur moyen.
Ensuite, il y a l'accord de Washington, signé en septembre 1999 par les représentants de la BCE et des banques centrales d'Autriche, de Belgique, de Finlande, de France, d’Allemagne, d'Irlande, d’Italie, du Luxembourg, des Pays-Bas, du Portugal, de l’Espagne, de la Suède, de la Suisse et de l'Angleterre, accord expliquant comment les banques coopèreraient à la régulation du marché de l'or. (L'accord a été annoncé aux États-Unis, et bien que ces derniers ne soient pas signataires, on peut considérer qu'à défaut d'y participer directement, ils le soutiennent). En outre, l'accord définit une limite à la quantité totale d'or pouvant être vendue chaque année par l'ensemble des banques.
La prétendue raison de l'accord de Washington était de contrôler la quantité d’or vendue par les banques centrales, afin de maintenir un prix élevé et de protéger la valeur des réserves d'or de ces banques. Cela fait sens. De plus, il servirait de mécanisme d'autocontrôle pour les signataires, dans le cas où l'un d'entre eux serait tenté d'en vendre trop.
Mais Chris n'y croit pas.
« Je pense que les raisons qu'ils ont données étaient très fourbes », dit-il, « et qu'elles étaient en fait le contraire de ce pourquoi cet accord a été conclu. Ils ont dit qu'ils allaient réguler le marché de l'or en coordonnant leurs ventes et leur leasing afin de soutenir son prix. En réalité, je pense qu'ils voulaient contrôler le prix de l'or, s'assurer que ce contrôle de leur échappe pas, protéger leurs agents, les banques d'affaires, et les positions courtes dans l'or que ces banques ont prises sur l'ordre des banques centrales. »
En d'autres termes, ils voulaient maintenir le prix de l’or plus bas que ce qu'il ne devrait être.
Chris voit cet accord comme un écran de fumée, une manière de tromper tout le monde, excepté les initiés, quant à ce qui se passe réellement. Il permet aux banques centrales de dire qu'elles prennent l'initiative de limiter les ventes d'or, ce qui est vrai en ce qui concerne l'or physique. Mais tandis qu'elles font cela d'un côté, elles font monter le prix de l'action dans les marchés dérivés (les ventes à terme, les options, les swaps et les ventes à découvert), maintenant ainsi le prix de l'or artificiellement bas.
Cet argument est appuyé par les statistiques de la BIS, qui montrent que les transactions des dérivés de l'or sont passées de 234 à 354 milliards de dollars au cours du premier semestre 2006, un record. Cependant, la progression a été très irrégulière. Pour toute l'année 2005, l'activité des dérivés a en réalité chuté. Ainsi, il est difficile de tirer une conclusion définitive.
Néanmoins, l'argument selon lequel les banques centrales ont travaillé dur afin d'étouffer le prix de l'or est recevable. Afin de comprendre pourquoi les banques feraient une telle chose, au lieu d'agir pour ce qui, de l'extérieur, semblerait servir leurs intérêts, il faut comprendre ce qui se passait en coulisses pendant le long marché baissier de l'or.
Chris explique : « Je suis convaincu que l'objet du plan d'étouffement du prix de l'or n'était en réalité pas l'or lui-même. L'or n'était que la partie visible de l'iceberg. L'objectif était de booster le marché obligataire du gouvernement, de maintenir les taux d'intérêt à un bas niveau et de donner l'illusion d'un dollar fort ».
Afin d'accomplir cela, il fallait que les banques centrales incitent les banques d'affaires à coopérer, ce qu'elles ont fait.
« En vendant l'or à découvert », nous explique Chris, « les banques d'affaires ont trompé le monde quant au niveau d'inflation et d'augmentation de la masse monétaire, et au fond, elles ont vendu l'or à découvert afin d'acheter des obligations au gouvernement américain et d'empocher la différence. Si vous êtes certain que le prix de l'or est en train de baisser, vous le vendez à découvert et utilisez les recettes pour acheter des obligations du gouvernement. Vous obtenez 5 % sur les obligations du gouvernement, et le prix de l'or perd 5 % par an, ce qui vous permet de clore profitablement le découvert, et d’effectuer une transaction sans risques. Vous obtenez 10 %, tant que les banques centrales veulent bien vous soutenir en vendant plus d'or afin de continuer à faire descendre son prix. Et je pense que tout le monde se satisfaisait de cela. Les institutions financières, recrutées en tant qu'agents des banques, étaient satisfaites de leurs profits faciles. Le ministère des Finances était satisfait parce que cela boostait le prix des obligations et maintenait les taux d'intérêt à un niveau bas. Et le monde entier était trompé quant à l’augmentation massive de la masse monétaire. Ça a marché pendant un temps, jusqu'à ce qu’ils ne commencent à s'inquiéter de la diminution de leurs réserves d'or. »
Les réserves diminuent-elles vraiment ? , avons-nous demandé.
« C'est la question à 10 milliards », nous répond Chris. « Le problème, c'est que Fort Knox n'a pas été audité depuis le gouvernement Eisenhower. Aujourd'hui, les banques centrales prétendent posséder plus de 30 000 t d'or dans leurs coffres, mais nos recherches ont trouvé beaucoup de double comptage, et en fait, il y a quelques mois de cela, le FMI lui-même a publié un papier qui admettait que les règles autorisaient les banques membres à procéder au double comptage de l'or. »
Par double comptage, nous avons supposé qu'il voulait dire que ces banques comptaient à la fois l'or physique et l'or en leasing. « C'est correct », répond-il, et il ajoute en plaisantant que « la distribution réelle des réserves d'or dans les banques centrales occidentales est un secret mieux gardé que les plans de construction de l'arme nucléaire, que l'on peut aujourd’hui trouver sur Internet. Vous ne saurez jamais exactement où se trouve tout l'or et qui le possède réellement. »
La question de savoir qui possède l'or est très importante, et elle brouille réellement les cartes. A cause des swaps d’or, il est difficile de savoir qui possède quoi et où. Nous avons demandé à Chris de nous expliquer ce qu'est un swap.
« C'est tout simplement un échange. Imaginons que la Bundesbank et le ministère des Finances américain sont au téléphone. Le ministère des Finances américain dit à la Bundesbank : « écoutez, le prix de l'or est un petit peu haut, nous aimerions en vendre 20 t au cours du mois prochain afin de le faire baisser, ou au moins d'en mettre 20 t en leasing. Pourriez-vous le faire de chez vous pour que nos traces n'apparaissent pas dans la transaction ? En retour, nous en mettrons 20 t à votre nom dans le dépôt de West Point ». La Bundesbank répond : « Aucun problème ». Ils se débarrassent de 20 t en Europe via la London Bullion Market Association, et ils reçoivent un message du ministère des Finances américain qui dit : « Très bien, vous avez maintenant ces lingots à votre nom dans le coffre de West Point ». Et il est à espérer pour la Bundesbank que les lingots sont numérotés et qu'elle pourra venir les voir de temps en temps. »
Nous avons répondu que tout cela avait l'air très alambiqué. Ça a l'air difficile à coordonner.
« Pas vraiment », répond Chris. « Les banques centrales se parlent constamment, elles sont toutes membres de la BIS, qui compile des données très complètes sur les réserves d'or ainsi que sur les produits dérivés et le leasing.
Elles ont vraiment besoin de communiquer, car elles ont besoin de savoir à qui appartient l'or qui tombe aujourd'hui dans le gouffre des contrats à terme. Et la plus grande partie de l'or des banques centrales occidentales, ou en tout cas une grande quantité, est conservée par des trusts américains, que ce soit à Fort Knox, dans le sous-sol du ministère des Finances à New York, ou dans un coffre à West Point.
« D'ailleurs, l'or de West Point a été discrètement reclassifié il y a quelques années, passant de « réserve de lingots d'or » à « réserve de lingots d'or de garde ». Aucune raison n'a été donnée par l'Hôtel de la Monnaie, aucune indication quant à l'identité du possesseur de l'or dont nous avions la garde. Ensuite, en juillet 2001, l'Hôtel de la Monnaie a renommé 94 % des réserves d'or américaines en « stockage profond ». Allez savoir pourquoi ».
En repensant à tout ça, il nous semble que le ministère des Finances, la Fed et les banques centrales européennes adoptaient une attitude très dangereuse. Chris est d'accord et déclare qu’en réalité, le château de cartes s'est presque écroulé lorsque l'or a connu un pic à la fin de l'année 1999, à la suite de l'accord de Washington, et a engendré une courte bousculade.
Avec l'effondrement de Long Term Capital Management encore frais dans la mémoire des gens (il s'était produit seulement un an plus tôt), les banques centrales craignaient que la bousculade de l'or ne soit encore pire, faisant s'effondrer plusieurs des grandes maisons de trading et provoquant peut-être également un effet domino.
Selon les mots de Frank Veneroso, ancien consultant de la banque mondiale, c'était une « crise explosive des dérivés de l'or», et « le secteur public est intervenu pour la désamorcer ».
Et cette intervention fonctionna. L'or redescendit sous la barre des 300 $ et y resta pendant deux ans. Les traders purent relâcher leurs positions courtes sans subir des pertes trop importantes. Bien sûr, depuis lors, une augmentation constante de la demande a fait grimper le prix de l'or toujours plus haut. Le truquage du marché s'est révélé incapable de l'étouffer, mais a tout de même réussi à empêcher le métal d'atteindre son vrai point d'équilibre, selon Chris. Il pense qu’un jour, la situation va finir par basculer. Et à quoi cela ressemblera-t-il ?
“Je ne veux pas faire de prédiction quant à ce qui se passera, ni quand », dit-il. « Mais ce que je pense, c'est qu'un de ces jours, nous nous réveillerons et découvrirons que les banques centrales occidentales se sont rencontrées, peut-être aussi quelques banques centrales asiatiques, et qu'il y aura de nouveaux arrangements monétaires. Peut-être au nom de l'aide aux pays pauvres, les banques centrales vont acheter l'or à 1500 $ l'once ou quelque chose comme ça. Cela se produira probablement pendant la nuit, car je ne pense pas que les banques centrales puissent résister à la fuite régulière des monnaies papier vers les métaux-monnaie. S'ils le font pendant la nuit, tout le monde sera coincé dans le système fiduciaire, et on ne pourra pas y échapper. Soit vous aurez déjà votre or et votre argent, soit vous ne l'aurez pas, et il n'y aura aucune incitation à sortir du système des banques centrales. »
Cela résonna à nos oreilles comme une dévaluation soudaine et massive du dollar.
« Oui », dit Chris, « je m'attends à ça. En fait, c'est de cela dont il est question dans l'accord Plaza, conclu sous Reagan dans les années 80. C'était une dévaluation du dollar. Ils ne vous disent pas que ces choses vont arriver, ils vous disent qu'elles sont déjà arrivées. »
Comme jusqu'à maintenant, nous avions parlé des banques centrales et de la branche exécutive du gouvernement fédéral, nous lui avons demandé si le Congrès lui aussi est au courant de l’affaire.
« Les dirigeants du Congrès, oui », répond Chris. « Nous le leur avons dit. Un ami d'un ami a obtenu au GATA un entretien privé avec Dennis Hastert, président de la Chambre des représentants. La délégation du GATA a rencontré Hastert dans son bureau du Capitole le 10 mai 2000, et nous lui avons tout exposé, ainsi qu’à Spencer Bachus, membre du Congrès originaire de l'Alabama, qui a été président de la sous-commission qui avait compétence sur l'or et l'argent. Non que nous nous en ayons vraiment eu besoin ; quelques mois plus tard, j’en ai déduit que cette rencontre nous avait été accordée non parce que le président de la Chambre des représentants voulait entendre ce que nous avions à dire, mais plutôt parce qu'il voulait savoir ce qui fuyait de toute l’affaire, ce que les gens savaient, et à quel point toute la chose était compromise. Je ne peux pas dire exactement comment je sais cela, car cela mettrait mes sources en danger, mais faites-moi confiance, c'est la vérité.
Voyez-vous, en ce moment, le président de la Cour des Comptes des Etats-Unis ne cesse de répéter que nous sommes en faillite et qu'il faut faire quelque chose immédiatement. Donc, tout le monde au gouvernement sait ce qui se passe. Comme je l'ai dit tout à l'heure, je ne veux pas que le monde entier considère le GATA comme des paranoïaques de la conspiration. Nous voulons juste montrer les preuves qui circulent publiquement, demander aux gens d'approfondir la question et d'en tirer leurs conclusions. Nous essayons juste d'attirer l'attention sur les aveux qui ont déjà été faits. Et de faire en sorte que les gens regardent ces aveux sous une nouvelle lumière. Ou sous n'importe quelle lumière, en ce qui me concerne. »
Un homme averti en vaut deux. Ou comme dit Chris, soit vous avez votre or et votre argent, soit vous ne l'avez pas.
Article original : CaseyResearch
16:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : or, manipulation, marché, finance, investissement, fed, bce
07.06.2008
Flambée du pétrole et attaque contre l'Iran
Après un début de séance positif, les Bourses européennes n'ont cessé de creuser leurs pertes cet après midi dans le sillage de la remontée en flèche des cours du pétrole et de statistiques décevantes outre atlantique.
Les indices du vieux continent ont également été pénalisés par l'avertissement de Jean-Claude Trichet concernant une éventuelle hausse des taux au mois de juillet.
Le CAC 40 a terminé en repli de 2,3% à 4795 points et le DJ Eurostoxx 50 a cédé 2,3%. Sur les autres places européennes, la correction était également à l'ordre du jour, le Dax de Francfort a abandonné 2% et la Bourse de Londres s'est repliée de 1,4%, l'Ibex de Madrid signe le plus lourd repli des valeurs européennes avec une baisse de 2,5%.
Wall Street est en lourd repli, le Dow Jones plonge de 2,1% et le Nasdaq affiche un repli de 1,8%.
Les employeurs américains ont supprimé quelque 49 000 emplois, selon le Département du Travail. Ces pertes d'emplois s'avèrent conformes à celles attendues par les économistes (en moyenne 60 000 destructions), mais le taux de chômage a cependant largement augmenté, passant de 5% à 5,5% le mois dernier, soit son niveau le plus important depuis octobre 2004.
Ces nouvelles inquiétantes sur le front de l'emploi aux Etats-Unis ont favorisé une nouvelle rechute du dollar face à l'euro, qui progresse de 0,7% à 1,57 dollar pour un euro.
Ce repli du billet vert nourrit à son tour la flambée du pétrole: le baril de "light sweet crude" a connu une nouvelle poussée en début d'après-midi, s'envolant actuellement de 5,1% et culminant à 134,3 dollars le baril.
Dans un tel contexte, la bonne nouvelle de l'après-midi ne semble pas peser lourd au regard des investisseurs.
Les ventes des grossistes ont progressé de 1,4% en avril par rapport à mars, selon le département du Commerce, soit une progression de 12,7% en rythme annuel.
Sur le DJ Eurostoxx 50, Repsol profite de la hausse des cours de l'or noir et affiche la meilleure performance avec un repli de 0,1%, Total céde quant à lui 1%.
D'autres titres tels qu'Arcelor Mittal, très exposés aux cours des matières premières, figure dans le trio de tête des replis les plus mesurés du jour.
L'ensemble du secteur énergétique a moins souffert de la hausse des prix du pétrole. Ainsi, E.ON et Eni cèdent 0,9%, RWE recule de 1,2%, ces scores sont parmi les meilleurs du jour.
A l'inverse, d'autres titres ont pâti de la hausse des cours de l'or noir comme les valeurs automobiles.
Renault recule de 5,6% et signe la plus lourde perte des valeurs paneuropéennes, Daimler recule de 4,7%.
Hors DJ Eurostoxx 50, la chaîne de supermarchés néerlandaise Ahold rétrocède 3,3% après l'annonce une hausse d'environ 8% de son bénéfice net au premier trimestre, notamment grâce aux performances "impressionnantes" de son enseigne Albert Heijn en Europe.
Article original : Cercle Finance
Note de P&P : Ce qui n'est pas précisé dans cet article est le caractère exceptionnel de cette hausse, en effet c'est la toute première fois que le baril de pétrole augmente de 11 dollars en un seul jour.
Ce qui n'est pas non plus mentionné est la hausse tout aussi brusque de l'or qui a gagné plus de 25 dollars par once ce même jour.
Cela peut nous rappeler les mouvements spéculatifs qui eurent lieu les jours précédant le 11 septembre 2001 où d'énormes volumes d'options à la vente sur les actions des compagnies aériennes étasuniennes furent prises.
Bien évidemment aucune enquête n'a été mené sur ces délits d'initiés et plus grave sur l'identité de ceux qui connaissaient à l'avance les événements du 11 septembre alors que selon la thèse officielle ces attentats étaient totalement inattendus.
Alors sur quels événements imminents les initiés ont-il spéculé ?
La hausse sensible du pétrole suggère l'anticipation d'une brusque chute de l'offre et/ou d'une brusque hausse de la demande, la hausse du prix de l'or, valeur refuge par excellence marque l'anticipation d'une crise majeure imminente.
Une forte baisse de l'offre de pétrole couplée à une crise majeure pourrait correspondre à une attaque menée contre l'Iran.
Le scénario exact reste à préciser.
Qui attaquera : Israël / les Etats-Unis / une coalition ?
Quand l'attaque aura-t-elle lieu : immédiatement pour que les mouvements de protestations soient pris de vitesse ? Pendant les jeux du cirque (Euro et JO) au cours desquels l'attention des citoyens sera totalement absorbée par les exploits des gladiateurs modernes ? Après les vacances, lorsque la crise mondiale aura vraiment commencé et que les citoyens submergés par l'angoisse et la précarité de leur situation n'uaront plus d'yeux sur l'agonie des enfants iraniens ?
Comment les forces impérialistes justifieront-elles un tel acte d'agression alors qu'il est de notoriété publique que les Etats-Unis comme Israël disposent de centaines de têtes nucléaires et que les rapports de l'AIA et des services secrets étasuniens certifient que les seuls programmes nucléaires iraniens visent une production civile d'électricité.
Comme les attentats du 11 septembre ont permis d'offrir un semblant de justification à l'invasion de l'Afghanistan et les soi-disant armes de destructions massives de Saddam Hussein ont constitué l'excuse préalable à l'invasion de l'Irak, peut-être qu'un ou plusieurs événements terroristes (mini bombe nucléaire par exemple) attribués bien évidemment à des forces liées à l'Iran permettront de justifier une attaque contre cet Etat souverain et multimillénaire abritant plus de 80 millions d'âmes.
13:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, pétrole, or, crise, états unis, israel, invasion


