25.01.2009
L'ONU veut poursuivre Bush et Rumsfeld

Photo : La Presse Canadienne /Brennan Linsley (archives)
Le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Manfred Nowak, demande au nouveau gouvernement des États-Unis d'engager des poursuites judiciaires contre l'ex-président George W. Bush et son ancien secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, pour torture et mauvais traitements de prisonniers à la prison de Guantanamo.
Selon Manfred Nowak, qui s'exprimait mardi sur les ondes d'une chaîne de télévision allemande, il est juridiquement du devoir des États-Unis d'engager ses poursuites.
Le rapporteur spécial de l'ONU, auteur d'un rapport d'enquête sur la prison de Guantanamo, a expliqué que les États-Unis étant signataires de la Convention de l'ONU contre la torture, ils devaient s'y conformer. Manfred Nowak a d'ailleurs rappelé que le libellé de ce texte oblige ses signataires à recourir « à tous les moyens, en particulier ceux du droit pénal », pour poursuivre les coupables de tels actes.
« Nous avons tous ces documents, aujourd'hui d'accès public, qui prouvent que ces méthodes d'interrogatoire ont été expressément ordonnées par monsieur Rumsfeld. Mais évidemment, les plus hautes autorités des États-Unis étaient au courant », a déclaré Manfred Nowak.
Questionné sur la possibilité réelle de voir de telles poursuites engagées un jour contre le président sortant et son secrétaire à la Défense, M. Nowak a répondu que « les preuves sont sur la table. On ne va pas tourner autour du pot: c'était de la torture », a-t-il ajouté.
Manfred Nowak se questionne cependant sur la capacité du droit américain de reconnaître comme telles les formes de tortures employées à la prison de Guantanamo lors de l'interrogatoire des prisonniers qui y sont détenus.
Or, le rapporteur spécial de l'ONU n'est pas le premier à préconiser ce genre de poursuites contre les membres de l'administration Bush. Plusieurs procédures judiciaires pour torture ont en effet été intentées contre Donald Rumsfeld par des groupes de défense des droits de l'homme français, allemands et américains.
Dans un rapport du Sénat américain, Donald Rumsfeld figure d'ailleurs parmi les personnes désignées comme étant responsables des mauvais traitements sur des détenus dans les prisons américaines.
Selon ce même rapport, l'ex-secrétaire à la Défense aurait autorisé en novembre 2002 l'utilisation de techniques d'interrogatoire musclées à la prison de Guantanamo pour faire parler les détenus.
L'ex-président George W. Bush aurait également lui-même signé un document le 7 février 2002, autorisant le recours à des méthodes d'interrogatoire coercitives contre de présumés terroristes détenus à Guantanamo.
Radio-Canada.ca avec Agence France Presse
12:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : onu, bush, rumsfeld, crime contre l'humanité, procès, torture, guantanamo
22.01.2009
Membres arrachés et lambeaux de chair dans la rue
Ewa Jasiewicz
The Sunday Herald
Samedi 10 janvier 2009

© Inconnu
« Un garçon à côté de moi est devenu fou, il était abasourdi, il a vu le massacre, la rue était pleine de sang, les clous provenant des obus étaient aussi longs que ma main »
Les membres de la famille Shadoura vivent dans le quartier de Moaskar Jabaliya au nord de la bande de Gaza. Ils sont originaires de la ville qui s’appelait Majdal à l’époque de la Palestine de 1948, et qui s’appelle Ashkelon dans l’Israël d’aujourd’hui. Leur maison blanche à un étage, toute simple, se trouve à seulement quelques mètres de l’école Al-Fakhoura de l’ONU où 42 personnes, dont 20 enfants, ont trouvé la mort lorsque des tanks israéliens ont ouvert le feu sur un carrefour fréquenté. Des ambulanciers et des témoins oculaires ont rapporté n’avoir vu alors rien d’autre que « des membres arrachés et des lambeaux de chair » dans la rue. D’après des témoins, 4 obus de tanks ont percuté le sol et projeté alentour une nuée d’éclats brûlants.
Mohammad Shadoura, 9 ans, était alors en train de jouer aux billes dans la rue avec des camarades. Bassem Ahmad Shadoura, le père de Mohammad, était près de lui. Il a décrit la scène en ces termes : « j’ai vu une explosion, suivie d’une fumée noire qui a tout envahi – toute la zone était complètement noire. J’ai vu un garçon pointer le doigt en l’air en disant : “ je suis témoin de Dieu”, je l’ai pris dans mes bras pour l’éloigner. C’est alors que j’ai vu mon fils, il avait été touché à la jambe et à la tête. Son cerveau sortait de sa boîte crânienne. »
Mahmoud, 15 ans, raconte ce qu’il a vu, ses yeux s’écarquillent tandis qu’il revit ce traumatisme : « Partout où nous regardions, ils y avait des jambes arrachées, des gens décapités, des morceaux de chair. Un garçon à côté de moi est devenu fou, il était abasourdi, il a vu le massacre, la rue était pleine de sang, les clous provenant des obus étaient aussi longs que ma main »
Je suis assis dans la maison des Shadoura. Les femmes sont dans leur deuxième jour de deuil collectif. La mère de Mohammad, prostrée et silencieuse, est soutenue par ses sœurs, ses tantes et ses filles : Najah, 17 ans, Iman, 12 ans et Shahed, 2 ans ; toutes pensent à Mohammad. Leur demeure est très simple, la salle de séjour est partiellement ouverte sur un toit en tôles ondulées où nichent des pigeons blancs. À travers l’espace d’un mètre entre le haut des murs et le début du toit, on peut voir tout autour des hélicoptères Apache balayer leurs projecteurs aveuglants.
Trois chats, dont un minuscule chaton roux, s’étirent au soleil. Le sol est couvert de tapis colorés, des matelas en mousse sont posés contre les murs ; et il y a le poster de Nidal, un cousin âgé de 24 ans, les cheveux courts, le regard serein. C’était un combattant du Jihad islamique.
Il a été tué par un missile israélien il y a deux mois. Comme dans toutes les familles du coin, il y a peu de consensus politique. Bassem était officier supérieur au sein du Fatah, et son frère était agent des renseignements pour la police.
Bassem ne travaille pas, mais il continue à percevoir un salaire de 700 dollars mensuels versé par la délégation du Fatah à Ramallah. Une telle somme n’est pas vraiment suffisante pour une famille de 7 enfants. La location de leur maison pourvue d’une seule chambre coûte 100 dollars par mois. Le gaz – dont le prix a plus que doublé depuis le début du blocus – coûte près de 120 dollars pour une bouteille de 6 kg. Si on peut en trouver une, elle dure approximativement deux semaines. Lorsque aucune bouteille n’est disponible, ils utilisent un four en terre cuite, chauffé au bois et au papier. Les neufs membres de la famille dorment dans la chambre unique.
Il n’y avait pas d’eau dans la maison. La ligne électrique a été détruite mardi par les obus tirés par le tank, et le réseau d’eau est alimenté par une pompe électrique. Même si cette attaque n’avait pas eu lieu, l’électricité n’est disponible que 4 heures par jour.
Najah, 17 ans, me demande mon numéro de téléphone. C’est une adolescente pleine de vie, dans ses vêtements de deuil noirs, la tête recouverte d’un hijab. Bien sûr, je lui donne mon numéro. Je lui demande de décrire son frère. « C’était le meilleur d’entre nous. Il était très gentil ».
« Lorsqu’il regardait la télévision, il était terrifié par tous ces meurtres – la mort de tous ces enfants. »
Nous dînons à la lueur des bougies. Une petite assiette de thon en boîte, deux petits bols de « salade de Gaza » - des tomates découpées avec des oignons et du piment – une sorte de sauce salsa à la palestinienne, des olives cueillies sur l’olivier familial, une mujadarra – mélange de riz et de lentilles - froide (pas de gaz pour la cuisson). Après le repas, je me retrouve avec toute la famille assis sous la même couverture ; tous les regards sont dirigés vers le nouvel invité. Les enfants constituent 51% de la population gazaouie, et ils voient tout.
« Tellement de voisins sont morts », explique Foad. Iman, 12 ans, connaissait l’une des filles de Nizar Rayan, un haut dirigeant du Hamas qui a été tué avec ses 4 épouses et ses 11 enfants. Aya Rayan, 12 ans, a trouvé la mort lorsque 8 bombes larguées par un F-16 ont détruit la maison familiale. 10 autres maisons ont été rasées au cours de cette attaque. J’ai vu ce site de mes propres yeux, un gigantesque amas de blocs de béton entassés les uns sur les autres, des maisons pulvérisées, un monticule de 100 mètres de diamètre, entouré d’au moins 4 appartements dont les murs s’étaient effondrés, révélant les salles de séjour, des murs colorés avec des photos de proches ou de soleils couchants, des cuisines dévastées, avec les familles cherchant dans les décombres, et, en dessous de tout cela, couvert de poussière blanche, le corps tordu d’un cheval mort.
« Regardez ça » me dit Mahmoud, 15 ans. Il me tend un rocher de la taille d’un ananas. « le jour de l’attaque, il a traversé le toit de ma grand-mère qui habite la maison à côté de la nôtre. Le rocher a transpercé le toit. Si nous avions été là, il nous aurait tués » ajoute-t-il.
Le père de Mohammad boit doucement son thé ambré au goût suave. « Les enfants sont très contents que vous soyez là », déclare-t-il.
Il tire sur sa cigarette. « J’ai travaillé en Israël, j’ai vécu avec des Israéliens, des juifs originaires d’Europe, d’Iraq, du monde arabe, et nous nous entendions bien ensemble, nous étions amis. Ce sont de braves gens, à 100%. J’ai travaillé douze ans là-bas, mais rien n’a changé. »
Bassam a été emprisonné en 1983, avant le début de la première intifada. Il avait seulement 16 ans et il a passé 3 années dans les geôles israéliennes. « Vous savez pourquoi ? », me demande-t-il, son visage fin, sage, déterminé s’évanouissant dans l’obscurité. « Pour avoir lancé une pierre »
« Je n’ai pas pu terminer mes études, on me l’a interdit, et le Croix Rouge n’a rien fait pour nous. Ils nous ont juste donné des vêtements. »
Nous levons les yeux vers le poster de Nidal. « C’était un combattant » dit Bassem. « Mon fils avait 9 ans, il ne faisait rien de mal. Dans notre religion, on dit que notre fils est au paradis. Il boira l’eau du paradis. Notre fils est un martyr. »
Nous allons nous coucher. Il est 8 heures du soir et la bougie inonde toute la pièce d’un doux et discret halo orangé. L’explosion des bombes secoue la maison, un sifflement bref suivi d’une détonation sourde. « Ça dure toute la nuit », commentent les enfants.
Reem, la mère de Mohammad, a seulement 36 ans, mais elle semble en avoir 10 de plus. Elle sort les vêtements de Mohammad, les porte à son visage, les sent puis les replie.
Ses larmes commencent à couler dans la pâle lumière orangée. « Où, où ? », dit-elle doucement. Ses sœurs la réconfortent. Parmi elle, Im Qusam. « Vous savez, nous ne pouvons pas dormir. Nous ne pouvons pas vivre, pas de gaz, pas de pain, pas d’eau »
Bassem se rappelle la procession d’enterrement des 42 victimes. J’y étais aussi.
« C’était la première fois en un an et demi que nous avons tous marché ensemble, nous avons tous prié ensemble, toutes les factions, tous les drapeaux étaient là. Je voulais que pendant ces funérailles, mon fils soit le fils de tout le peuple palestinien ».
D’habitude, chaque faction organise ses propres processions de deuil et ses propres enterrements. Mahmoud 15 ans, se souvient de l’enterrement. « Nous venions d’enterrer les victimes lorsque les Israéliens nous ont tiré dessus, nous avions tellement peur que nous sommes partis en courant. Nous avons tout le temps peur, tout le temps peur d’être touchés. »
Assis sur une petite colline sablonneuse, écoutant une belle chanson triste interprétée par une voix grave, j’ai vu les participants aux funérailles courir, enjamber les pierres tombales pour atteindre la sortie du cimetière tandis que chaque tir dispersait un peu plus la foule. Des snipers « Kannaas », me souffla funestement mon ami.
Je demande à Ahmad, 16 ans, ce qu’il pense des roquettes de la résistance palestinienne. « Ils nous envoie des missiles et l’on devrait se taire ? Nos roquettes sont comme des jeux, ce sont des jouets comparés à leurs missiles. Mais elles nous donnent du courage »
Nous nous couchons dans le bruit des explosions de missiles, les plus proches secouent la maison. Nous sommes submergés de terreur. « C’était une maison ! C’était une maison ! » souffle Reem au milieu de la nuit. La maison de la famille Salha dans le quartier en développement de Beit Lahiya a été bombardée à 4 heures et demi du matin. 6 membres de la famille, dont 4 âgés de moins de 15 ans y ont trouvé la mort. D’après des proches, ils s’étaient réfugiés dans cette maison par sécurité.
Nous nous réveillons au son des bombes. Je compte 15 bombardements israéliens entre 7 heures et 8 heures 30. 2 vieilles roquettes palestiniennes fatiguées y répondent. Nous partageons à dix une assiette de 5 œufs brouillés assaisonnés de poivre et 4 galettes de pain blanc.
Tout le monde fait une pause. « Jabaliya était une ville si belle », dit Roweeya, 17 ans, tout en nous servant du thé. « Il y a un jardin juste à côté, il est rempli d’orangers. Les Israéliens n’arrêtent pas d’y envoyer des missiles ».
Axel D. pour Futur Quantique
14:20 Publié dans ponérologie sioniste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gaza, massacre, palestiniens, onu, hôpitaux, secours, blessés
10.01.2009
Les terroristes sionistes reconnaissent officiellement qu’aucune menace ne provenait de l’école bombardée à Jabaliya dans la bande de Gaza
Mounadil Djazaïri, samedi 10 janvier 2009
Dans une première version, les terroristes sionistes affirmaient que l'école de l'ONU à Jabaliya avait été bombardée parce que des tirs avaient été déclenchés de cette école ou à proximité et même qu'elle dissimulait un arsenal.
Maintenant ils concèdent qu'aucune menace pour eux n'émanait de ce secteur et affirment l'avoir bombardée par erreur.
Erreurs dont ils sont étrangement coutumiers et dont il serait bien qu'elles fassent l'objet d'un procès devant une juridiction internationale.
Par Barak Ravid et Akiva Eldar, correspondants de Haaretz (Sionistan), 10 janvier 2009, traduit de l'anglais par Djazaïri
Les Nations Unies affirment que des officiers de l'armée israélienne ont admis qu'aucun tir palestinien n'a été effectué depuis l'intérieur de l'école de l'UNRWA à Gaza qui a été bombardée par un tank de l'armée israélienne.
Des dizaines de Palestiniens ont été tués par ce bombardement.
De plus, l'UNRWA a annoncé jeudi qu'elle cesserait ses activités dans la bande de Gaza en raison de la mort d'un collaborateur de l'UNRWA, victime d'un bombardement israélien ce jeudi matin pendant la pause humanitaire. Chris Gunness, porte parole de l'UNRWA a déclaré à Haaretz que l'armée israélienne avait reconnu ses torts.
« Au cours d'une séance d'information à l'intention de diplomates étrangers, des officiers supérieurs [de l'armée israélienne] ont admis que le bombardement auquel l'armée israélienne répliquait à Jabalya ne provenait pas de l'école, » a déclaré Gunness. « L'armée israélienne a reconnu que l'attaque contre le site onusien était non intentionnelle. »
Il a observé que tous les films rendus publics par l'armée israélienne et où l'on voit des militants tirer depuis l'intérieur de l'école datent de 2007 et non du moment de l'incident lui-même.
« Ce ne sont pas des images récentes, » explique Gunness. « En 2007, nous avions abandonné ce site et c'est seulement par la suite que des militants s'en étaient emparés. »
L'UNRWA exige maintenant une enquête objective afin de dire si le bombardement de l'école constitue une violation du droit humanitaire international et, si c'est le cas, que les responsables soient jugés.
L'ONU a annoncé jeudi qu'un Palestinien qui travaillait pour l'UNRWA avait été tué par un obus de blindé israélien alors qu'il conduisait un camion chargé d'aide humanitaire au point de passage frontalier d'Erez. L'organisation affirme que le camion avait des insignes distinctifs de l'ONU bien visibles et que l'incident avait eu lieu pendant la pause humanitaire mise en place pour permettre aux habitants de Gaza de s'approvisionner.
16:48 Publié dans ponérologie sioniste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : école, onu, attentat, bombardement, israël, gaza, massacre
09.01.2009
Crimes de guerre du jour
Un enfant palestinien écrasé par des chars israéliens, son corps "endommagé au niveau cellulaire".
Mosquito Blog
Vendredi, 09 Janvier 2009 20:29 UTC
Wilhelm Reich a un jour écrit : Le fascisme, c'est donner carte blanche à la pulsion de meurtre.
23:37 Publié dans ponérologie sioniste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : massacre, gaza, onu, croix rouge, israël, palestine, hamas
26.07.2008
Sarkozy prêche le nouvel ordre mondial
Nicolas Sarkozy a prononcé à deux reprises l'expression « Nouvel Ordre Mondial » (New World Order), signal fort pour tous les Illuminatis de la planète qui peuvent se réjouir de l'obéissance de leur nouveau pion qui nous sert de Président.
17:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, onu, nouvel ordre mondial, illuminati
25.06.2008
Israël prépare une nouvelle agression
JERUSALEM - L'armée israélienne a refusé vendredi de confirmer ou de démentir une information du "New York Times", selon laquelle son aviation a effectué début juin un vaste exercice en prévision d'une éventuelle attaque contre l'Iran.
Note de P&P : Le silence d'Israël ressemble au désormais fameux test de l'orteil : on orchestre une pseudo fuite dans les médias et sans se mouiller on observe les réactions de l'opinion publique. Si ça tourne au vinaigre on dit par exemple que c'est une invention des médias en quête de sensationalisme.
Selon le quotidien new yorkais, qui cite vendredi des responsables américains, plus d'une centaine de F-16 et F-15 israéliens ont réalisé cet exercice grandeur nature dans la première semaine de juin au-dessus de la Méditerranée orientale et la Grèce. Les avions ont parcouru quelque 1.500km, à peu près la distance séparant l'Etat hébreu de la centrale iranienne de Natanz, où sont installés des centrifugeuses destinées à enrichir de l'uranium.
Note de P&P : Nulle mention ici du fait que cet uranium est destiné exclusivement à un usage civil et que son taux d'enrichissement est très largement inférieur aux concentrations nécessaires à une application militaire.
Des appareils ravitailleurs et des hélicoptères pour le secours aux pilotes ont participé à ces manoeuvres militaires, a ajouté le "New York Times". L'armée de l'air israélienne "s'entraîne régulièrement pour diverses missions afin de faire face aux défis posés par les menaces" contre l'Etat hébreu, a commenté l'armée. Le porte-parole du gouvernement Mark Regev s'est refusé à tout autre commentaire.
"Israël a toujours été en position de se défendre contre tout adversaire et toute menace", a déclaré le Premier ministre Ehoud Olmert dans un entretien paru mercredi dans le magazine allemand "Der Spiegel".
Note de P&P : Vous aurez noté la délicieuse hyperbole : "faire face aux menaces", Israël détient un arsenal de 200 ogives nucléaires, a tenté d'envahir le Liban il y a quelques mois et conduit des maneuvres militaires grandeur réelle alors que l'Iran tente de produire de l'électricité d'origine nucléaire. Alors au-delà des mensonges proférés des médias : qui menace qui ?
Selon un responsable du Pentagone qui a requis l'anonymat, "il a été signalé qu'un important exercice a eu lieu, auquel des dizaines et des dizaines d'appareils ont participé. Nous surveillons tous les jours, et cela a été signalé".
Un autre responsable du ministère américain de la Défense a noté que ces manoeuvres peuvent être interprétées comme un signal envoyé à l'Iran et au reste de la communauté internationale. "C'est une des appréciations que l'on peut faire de cet exercice. Ils (les Israéliens), comme le reste de la communauté internationale sont inquiets au sujet de l'Iran, et l'Iran a fait part de ses intentions hostiles à l'égard des Israéliens", a-t-il dit.
Note de P&P : Il est piquant de constater comment l'armée étasunienne parle au nom de la communauté internationale. Au-delà de ces habituelles dérives hégémonistes, la Russie, l'Inde, la Chine, pour n'en citer que quelques-uns ont des points de vue forts différents et bien plus justes sur les menaces qu'Israël et les Etats-Unis exercent sur l'Iran.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a réaffirmé jeudi sa détermination à poursuivre le programme nucléaire iranien, assurant que les pressions internationales n'avaient pu briser la "volonté de la nation iranienne".
Il s'agissait de sa première déclaration depuis que le groupe des Six (les cinq permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne) a présenté le 14 juin à Téhéran de nouvelles propositions pour l'inciter à suspendre l'enrichissement d'uranium. Le gouvernement iranien avait déjà fait savoir qu'il n'accepterait pas l'offre des Six si elle impliquait le gel des activités sensibles.
Note de P&P : L'Iran se retrouve menacé parce qu'il développe du nucléaire exclusivement civil alors que ceux-là même qui profèrent ces menaces sont armés jusqu'au dents et ont utilisé sur des populations civiles armes nucléaires et autres armes chimiques.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a déjà adopté trois séries de sanctions à l'encontre de l'Iran pour son refus de suspendre des activités l'enrichissement, susceptible de servir à la fabrication d'armes nucléaires. Téhéran assure que son programme nucléaire est destiné uniquement à des fins civiles et revendique son droit à l'indépendance énergétique.
Note de P&P : Dans leur exercice de propagande les journalistes auraient pu ajouter que le caractère exclusivement civil de ce programme a été officiellement attesté par l'AIEA.
A Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a mis en garde contre tout usage de la force contre l'Iran. "Le droit international protège clairement l'intégrité territoriale de l'Iran et de tout autre" pays, a-t-il dit.
Note de P&P : Malheureusement seul le droit du plus fort est respecté dans le monde des psychopathes. Après l'Afghanistan (pour un soi-disant terroriste, agent de la CIA, qui court toujours), l'Irak (pour des armes de destruction massives inventées de toute pièce), le Liban (pour avoir eu l'outrecuidance de se défendre contre des agression israéliennes), l'Iran (pour le développement d'armes nucléaires fantasmées) semble être le prochain sur la liste des cibles des malades au pouvoir à Washington ou à Tel Aviv.
Selon Martin Van Creveld, spécialiste des questions de défense à l'Université hébraïque de Jérusalem, Israël se prépare de "longue date" à ce type d'opérations, qui a des précédents. En 1981, l'aviation israélienne avait bombardé la centrale nucléaire irakienne d'Osirak, pour mettre fin au programme nucléaire de Saddam Hussein alors au pouvoir. En septembre 2007, Israël a bombardé une installation en Syrie, un réacteur nucléaire construit avec l'aide nord-coréenne selon des responsables américains.
Note de P&P : De fait l'invasion de la Palestine en 1947, le génocide du peuple palestinien qui dure depuis plus de 60 ans, les nombreuses guerres menées contre ses voisins font qu'Israël se prépare de longue date. On peut même se demander si la vocation fondamentale d'Israël n'est pas d'être en permanence sur le pied de guerre, oeuvrant depuis la genèse à la destruction systématique de l'autre. Dans ce monde-là il y a deux types d'individus : les élus et les autres...
D'après M. Van Creveld, un raid israélien en Iran permettrait probablement de "paralyser les plus importantes installations nucléaires iraniennes". Mais, ajoute-t-il, "je serais très surpris si Israël pouvait mettre KO tout le programme, qui selon tous les renseignements apparaît à grande échelle, bien dissimulé et bien dispersé". AP
Note de P&P : "programme...à grande échelle, bien dissimulé et bien dispersé", ici M. Van Creveld prépare le terrain pour des mois de bombardements et de massacres intensifs. C'est un peu comme la chasse à Ben Laden en Afghanistan ou aux armes de destruction massives en Irak, ils sont tellement bien cachés qu'il faut exterminer toute la population, prendre le contrôle du pays (et bien sûr de ses ressources) pour finalement réaliser qu'il n'y a jamais vraiment de Ben Laden (tel qu'on nous le présente), d'armes de destruction massive iraquiennes ou de programme nucléaire militaire iranien.
16:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : israel, van creveld, iran, nucléaire, onu, aiea, uranium
11.06.2008
Des chars à la place des écoles

Oubliez les malheureux 6,5 milliards de dollars promis la semaine dernière au sommet alimentaire de Rome (sur les 15 à 20 demandés par le secrétaire général de l'ONU).
Voici des chiffres, des vrais: les dépenses militaires mondiales en 2007 s'élèvent à un niveau record de 1 339 milliards de dollars (865 milliards d'euros, soit plus de trois fois le budget de l'Etat français), une augmentation en termes réels de 6% sur l'année précédente. Et une dépense de 202 dollars par habitant en 2007.
Le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri), qui publie chaque année les meilleures recherches sur les dépenses militaires, montre dans son dernier rapport que tous les indicateurs sont à la hausse dans ce secteur -une inversion complète par rapport à la période de la fin de la guerre froide, qui avait vu ces dépenses diminuer et les industries d'armement entamer une reconversion douloureuse. L'augmentation des dépenses militaires globale est ainsi de 48% depuis 1998.
Le record absolu des dépenses militaires est détenu par les Etats-Unis, avec 40% des dépenses mondiales, et le budget le plus important depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La Grande-Bretagne arrive en deuxième position, avec 59,7 milliards de dollars -ces deux pays étant engagés dans la principale guerre du moment, en Irak. La Chine a coiffé la France au poteau pour prendre la troisième place, avec 58,3 milliards de dollars.
La France a fait des exportations d'armements une priorité nationale
Les ventes d'armes sont elles aussi en hausse, de 8% en 2006, avec un montant total de 315 milliards de dollars. Les sociétés des Etats-Unis sont là encore loin devant celles d'Europe de l'ouest et de Russie dans ce commerce florissant.
La France elle-même a fait des exportations d'armements une priorité nationale il y a cinq mois, afin de regagner des parts de marché perdues ces dernières années. Le gouvernement s'est fixé 8 milliards d'euros de commandes comme objectif pour 2008, ce qui, soulignait Le Monde la semaine dernière, serait le meilleur résultat depuis 2000.
Dans un tel contexte, il faut un certain optimisme pour estimer, comme le fait le Sipri, que l'arrivée de nouveaux dirigeants dans les principaux pays, dont la France, pourrait redonner vie aux négociations sur les contrôles et les réductions d'armement dans le monde…
Article original : Rue 89
Note de P&P : Vous aurez remarqué que lorsque les dépenses publiques doivent être réduites ce sont toujours les mêmes qui sont pointés du doigt : enseignement, santé, recherche, transport.
Pendant ce temps-là les budgets des armées et des forces de police s'envolent et de fait le nombre de tués, torturés, séquestrés croît proportionnellement.
Ah les charmes délicieux du totalitarisme mondial.
01:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sipri, onu, armes, budgets, dépenses
02.03.2008
Israël prépare la Shoah à Gaza
La violence sans limite pratiqué par l’État hébreu contre les Palestiniens à Gaza continue. Le vice-ministre israélien de la Défense a menacé les Palestiniens d’un « holocauste » et de passer à la phase d’opérations militaires terrestres et au plan d’invasion préparé par Ehud Barak depuis sa nomination au poste de ministre de la Défense au sein du gouvernement Olmert, en juin 2007. Dans ce but, le vice-ministre de la Défense aurait supervisé l’entraînement de 30000 soldats d’élite.
Il a clairement parlé de « Shoah », qui signifie « incinération » en hébreu, en faisant allusion à celle perpétrée par les Nazis pendant la deuxième guerre mondiale contre les juifs d’Europe. Cette même Shoah longuement exploitée dans la littérature sioniste et qui constitue la base sur laquelle se fonde l’Europe pour traiter avec Israël : ce sentiment de culpabilité qui dicte toute démarche ou initiative politique ou autre, et dont les Arabes sont les premiers à en payer le prix.
L’holocauste a effectivement commencé. On le voit tous les jours sur les écrans de télévisions arabes et mondiales. On voit les corps démembrés et calcinés des enfants de Gaza. Israël ne se soucie même pas de censurer ou d’interdire la diffusion de ces images atroces comme il en a l’habitude pour se donner l’image d’un pays civilisé.
Le châtiment israélien contre les Palestiniens se poursuit. Le blocus imposé à 1,5 millions de personnes amplifie la souffrance des civils, surtout les femmes et les enfants. Ni électricité, ni médicaments, ni nourritures. Les habitations de Gaza sont sans cesse bombardées.
Face à ce massacre quotidien, pas la moindre réaction de la part de la communauté internationale, ni même des pays arabes qui, par leur silence, deviennent aussi complices de l’État hébreu. Ce silence est protégé par le déploiement de bâtiments de guerre américains au large des côtes libanaises. Et comme certains analystes l’expliquent, le destroyer USS Cole a été envoyé, entre autres, pour empêcher la Résistance libanaise de venir en aide aux Palestiniens, victimes d’un impitoyable massacre.
Article original : Réseau Voltaire.
21:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shoah, olmert, barak, usa, onu, israel, génocide
24.02.2008
Sarkozy nomme ambassadeur spécial un lobbyiste pro-israélien
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Le socialiste François Zimeray a été nommé par Nicolas Sarkozy « ambassadeur pour les droits de l’homme », un poste mal défini, mais qui semble lié à la préparation du sabotage de la Conférence de suivi des Nations unies contre le racisme et la xénophobie (Durban II). Tel-Aviv et Paris craignent en effet que cette conférence ne re-qualifie le sionisme de racisme.
Avec Willy de Clercq, François Léotard et Marco Panella, François Zimeray a créé Medbridge, le lobby israélien au Parlement européen. Il a également créé le Cercle Léon Blum, le lobby israélien au Parti socialiste français.
Pour François Zimeray Israël est la patrie des juifs tandis que la Palestine serait la patrie des Palestiniens ; une position récemment adoptée par le président Sarkozy qui implique le nettoyage ethnique de la région et un strict apartheid.
Note de P&P : Après Kouchner, Attali et Strauss Kahn, Nicolas Sarkozy débauche une personnalité "socialiste" de plus. Outre l'appartenance politique initiale de ces quatre personalités dont les parentés politiques semblent changer au gré des opportunité et des circonstances, un point commun troublant entre ces quatre personnes est leur soutien marqué à l'idéologie sioniste.
En plus du caractère xénophobe de cette idéologie l'on peut légitimement s'interroger sur la capacité de ces individus à servir les intérêts de la France. Si un dossier met en balance les intérêts de la France d'un côté et les intérêts d'Israël de l'autre, quelle nation soutiendront-ils ?
23:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : François Zimeray, sarkozy, israel, sionisme, onu, crif, xénophobie
10.02.2008
L’IRAQ menacée de malnutrition sévère et de famine
La réduction des rations alimentaires menace l’Irak de malnutrition sévère et de famine Alors que sévissent déjà malnutrition, inflation incontrôlée et chômage de masse, le ministère irakien du Commerce se prépare à restreindre la fourniture d’aliments et de produits hygiéniques de base subventionnés dans le cadre du Système de distribution public (Public Distribution System- PDS).
Le ministère a insisté pour dire que ces restrictions étaient inévitables parce qu’on ne lui avait pas promis un budget adéquat pour 2008. Mohammed Hanoun, chef de cabinet au ministère du Commerce, a dit à l’agence de presse Al-Jazirah le mois dernier : « En 2007 nous avons demandé 3.2 milliards de dollars dans le but d’organiser la distribution des produits alimentaires de base. Mais comme le prix des aliments importés a doublé en un an, nous avons demandé 7,2 milliards de dollars. Notre demande a été refusée.»
Le ministre du Commerce, Abid Falah al-Soodani a dit au parlement irakien : « Puisque nous ne disposerons pas du soutien financier du gouvernement l’an prochain, nous allons réduire les produits de 10 à 5 et les quantités des autres produits ne seront pas les mêmes que cette année et que dans les années passées ».
Selon Al-Jazirah les premières modifications dans ce sens prendront effet ce mois-ci. Les produits de base comme le lait maternisé, le thé, les pois chiches, le savon et les détergents courants ne seront plus distribués. Seuls la farine, le sucre, le riz, l’huile alimentaire et le lait en poudre seront disponibles. La quantité mensuelle de ces produits tombera, selon l’agence de presse de l’Onu, IRNI, à tout juste 9 kilos de farine, trois kilos de riz, deux kilos de sucre, un litre d’huile alimentaire et 250 grammes de lait en poudre par membre d’une famille disposant d’une carte de rationnement.
Une modification supplémentaire sera introduite en juin. Un contrôle du revenu sera introduit qui enlèvera à tous ceux qui ont un emploi leur donnant salaire modeste la carte de rationnement nécessaire pour bénéficier de cette assistance mensuelle. On estime à 5 millions le nombre de personnes qui n’auront plus ainsi accès au PDS.
Le PDS a été introduit par le régime Baathiste sous Saddam Hussein pour répondre à court terme aux sanctions imposées par les Nations unies pendant la guerre du Golfe de 1990-1991. L’assistance alimentaire s’est poursuivie après cette guerre orchestrée par les Etats-Unis, l’Onu refusant de lever l’embargo commercial parce que l’Irak devait alors prouver qu’il avait détruit ses « armes de destruction massive » chimiques ou biologiques.
A la fin de 1996 l’Onu, réagissant aux protestations à propos du coût humanitaire de ces sanctions, introduisit le programme « pétrole contre nourriture » sous lequel on permit à l’Irak de vendre une certaine quantité de pétrole, le produit pouvant être utilisé pour acheter des aliments et des produits de première nécessité, pour payer les réparations au Koweït ou pour financer les frais administratifs engendrés par les inspections d’armes de l’Onu.
Si le programme du rationnement alimentaire contribua à empêcher une famine de masse, l’Irak fut néanmoins incapable d’acheter des médicaments essentiels, ce qui entraîna une augmentation drastique de la mortalité infantile et une forte chute générale de l’espérance de vie. On estime que le régime des sanctions a causé, entre 1991 et 1998, la mort d’un million d’Irakiens y compris un demi-million d’enfants.
Denis Halliday, un des responsables chargés d’imposer le régime des sanctions à l’Onu, démissionna de ses fonctions en octobre 1998, déclarant : « Nous sommes en train de détruire toute une société. C’est aussi simple et aussi effrayant que cela. C’est illégal et c’est immoral ».
Au moment de l’invasion de mars 2003, quasiment toute la population irakienne était dépendante du programme de rationnement pour satisfaire à ses exigences alimentaires de base. L’occupation militaire américaine ne pouvait par conséquent guère faire autrement que de continuer ce programme. Elle a cependant lamentablement échoué pour ce qui est de le rendre accessible à la population.
En 2004, une étude réalisée par le World Food Program (WFP) trouva qu’au moins 6,5 millions d’Irakiens dépendaient fortement du programme de rationnement alimentaire et qu’outre ceux-ci, 3,9 millions de personnes souffriraient d’« insécurité alimentaire » si elles en étaient exclues. Le WFP estima qu’au moins 27 pour cent des enfants irakiens souffraient déjà de malnutrition chronique. Beaucoup parmi les Irakiens les plus pauvres ne consommaient pas leur ration, mais ils en vendaient une partie sur le marché pour les aider à obtenir l’argent nécessaire à l’achat d’autres choses essentielles, comme les habits ou le loyer.
Trois ans plus tard, l’organisme de charité Oxfam International estime que seuls 60 pour cent des Irakiens sont encore en mesure d’obtenir leur ration, contre 96 pour cent en 2004. Des problèmes de sécurité empêchent un grand nombre de gens de se rendre dans les centres de distribution proches de chez eux. Des milices ethniques et sectaires, promues par les forces d’occupation américaines, se servent de l’assistance alimentaire pour entretenir leurs systèmes de patronage. Le WFP a annoncé cette année qu’il essaierait de fournir une aide alimentaire d’urgence à plus de 750.000 Irakiens chassés de chez eux par la violence et qui n’ont pas accès au PDS.
Certaines choses manquent dans beaucoup de centres de distribution à cause des retards dans les livraisons et aussi à cause du vol généralisé, si bien que ceux qui peuvent avoir accès à ces centres ne peuvent les obtenir. La quantité de nourriture disponible est tombée de 35 pour cent sous l’occupation américaine, selon certains experts cités par l’agence de presse onusienne IRIN. La qualité des aliments a elle aussi fortement diminué et les gens doivent à présent consommer des produits de qualité inférieure ou ayant dépassé la date limite de consommation.
En même temps la misère sociale est omniprésente. Le chômage officiel est de 17,6 pour cent, 38,1 pour cent de la main-d’œuvre étant classée comme sous-employée. L’inflation annuelle est estimée à plus de 20 pour cent, alors qu’elle était de 52,8 pour cent en 2006, année où le gouvernement a aboli un subventionnement du pétrole permettant aux Irakiens de payer l’essence et le gazole à des prix parmi les plus bas au monde. Oxfam estime qu’au moins quatre millions de personnes vivent dans une situation que cette organisation qualifie de « pauvreté absolue ».
La réduction de l’aide alimentaire ne fera que renforcer les immenses difficultés auxquelles fait face la population irakienne. Un travailleur de la santé dit à Dahr Jamail, du Service International de presse (IPS), le mois dernier : « Ma femme et moi avons cinq garçons et six filles si bien que la ration nous coûte cher quand il faut l’acheter. Je ne peux pas payer à la fois la nourriture et d’autres choses comme l’école, les vêtements et le docteur. »
Dans les couches les plus démunies de la société irakienne, des centaines de milliers de gens sont menacés de malnutrition et de famine pure et simple. Une mère de deux enfants de Bagdad a dit ainsi à Al-Jazirah : « s’ils réduisent la quantité des rations alimentaires, nous seront à la rue car l’argent pour payer les factures devra servir à payer la nourriture. Si on nous considère aujourd’hui comme une famille pauvre, demain nous seront considérés comme vivant dans la misère absolue ».
Un homme au chômage a dit à cette agence de presse : « réduire le nombre de produits subventionnés fera de mes fils des enfants sous-alimentés et nous mettra dans une pauvreté pire que tout ce que nous avons vu jusque là ». Mohammed Falah Ibrahim, un expert en alimentation travaillant pour le ministère de la Santé, avertit : « Il devrait y avoir un plan complémentaire mis en place afin de garantir que l’aide financière atteint les familles pauvres qui seront touchées par ces mesures, sinon beaucoup d’Irakiens pourraient mourir de faim. »
On presse par ailleurs le gouvernement du premier ministre Nouri al-Maliki de fournir des finances suffisantes dans le cadre du prochain budget pour maintenir le programme d’aide alimentaire.
Ali al-Sistani, le principal religieux chiite, qui est sensible aux dangers représentés par le mécontentement social parmi la population chiite pauvre des villes, a demandé à ce que le changement du système de rationnement alimentaire soit annulé. Son porte-parole, Abdulmahdi al Karbalaai a dit au journal Azzaman le 6 décembre « [le gouvernement] sait-il que 60 pour cent du peuple irakien dépend de la ration alimentaire ? Qu’arrivera-t-il à ces gens si le gouvernement réalise son plan ? La souffrance augmentera et la famine s’installera en Irak ».
Le gouvernement Maliki dit qu’il ne peut pas trouver l’argent supplémentaire pour nourrir la population, mais son budget de 2007 a alloué 7,3 milliards de dollars à la construction d’un appareil militaire et policier pour assister l’armée américaine dans la répression de l’opposition à l’occupation, ce qui représente une augmentation de quelque 150 pour cent.
L’administration Bush, qui est responsable de l’existence de cette catastrophe sociale et qui dépense quelque 15 milliards de dollars par mois pour maintenir ses forces d’occupation en Irak et en Afghanistan, ne fournit qu’une aide humanitaire dérisoire.
http://www.wsws.org/francais/News/2008/jan08/Irak-j07.shtml
http://internationalnews.over-blog.com/article-15546977.h...
Article original par James Cogan publié par Bellacio
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