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18/02/2010

Nicolas Sarkozy : « le gros de l'électorat UMP n'a pas vocation à être placé en garde à vue »

Le Post, 18 février 2010
Nicolas Sarkozy et Jean-Pierre Raffarin rencontrent des forces de police 13 mai 2002.

Nicolas Sarkozy et Jean-Pierre Raffarin rencontrent des forces de police, 13 mai 2002.
- "David Mendiboure - Service photo de Matignon"


La page 2 du Canard Enchaîné nous rapporte ces mots ahurissants de Nicolas Sarkozy à propos de la polémique qui enfle sur la garde à vue :

« J'ai toujours joué les victimes contre les délinquants, aurait-il dit. Pas question de donner aux français le sentiment du contraire, et de faire des concessions sur la garde à vue. »
« Et ce,
aurait-il cru bon d'ajouter, alors que le gros de l'électorat UMP n'a pas vocation à être placé en garde à vue ».

En France, ce qui fait la République coule de source, pensiez-vous?
L'égalité des citoyens devant la loi et la liberté, garantie en France depuis laDéclaration des Droits de L'homme et du Citoyen de 1789, etc...

Allez, réveillez-vous vous êtes sous le règne de Nicolas Sarkozy... Lequel ne s'encombre pas de telles broutilles. Sous ce règne, il y a des lois et des règlements qui ont vocation à toucher en priorité la racaille que constitue tout ce qui ne vote pas UMP !

Et le même Nicolas Sarkozy de demander à Michèle Alliot-Marie de mettre la pédale douce sur toute « réforme » de la garde à vue et en prévoyant notamment de la renvoyer aux calendes grecques, en tout cas à un après-régionales particulièrement encombré.

Tant pis si vous faites de la garde à vue, indûment, uniquement pour qu'un commissaire de police touche son bonus et que Pinot simple flic ait un salaire décent à la fin de l'année. Oui, tant pis pour vous. C'est surement que vous ne faites pas partie du « gros de l'électorat UMP », qui « n'a pas vocation à être placé en garde à vue ».

Avec un « clientélisme » aussi grossier, comment s'étonner que Marie-Luce Penchard trouve tout à fait normal que son travail de ministre de l'Outre-mer consiste à favoriser un département français dont elle est originaire, plutôt que de servir l'intérêt général...

Elle ne fait que marcher dans les pas de Nicolas Sarkozy.

Lequel est bien président. On peut le constater tous les jours.
De la République, on a de plus en plus de mal à croire en cette fiction.

05/09/2009

Comment Nicolas Sarkozy bidonne sa visite d'usine à l'aide de figurants

 

Après Luc ChatelBrice Hortefeux et Fadela Amara, c'est au tour de Nicolas Sarkozy de bidonner ses visites sur le terrain. C'est ce que révèle ce samedi le JT de la télévision belge, la RTBF.

En effet, jeudi, c'était le premier déplacement de Nicolas Sarkozy depuis son malaise de fin Juillet. Une visite d'usine dans l'Orne, à Caligny, celle de l'Equipementier Faurecia.

Seulement, comme le démontre le reportage de la RTBFrien n'est laissé au hasard. Mieux, la mise en scène est très tellement soignée que l'on a désormais affaire à du bidonnage, devenu la marque de fabrique de l'UMP en déplacement dans la France.

Voici donc le reportage de la RTBF :


Des salariés figurants venant d'autres usines (mais volontaires), choisis sur un critère de taille, pour qu'aucune tête ne dépasse. Tous les accès de l'usine bouclés pour éviter les manifestants et le peuple.

Admirez le Président de la République chewing-gum à la bouche, expliquer sur un ton martial à la foule des figurants :
« Je suis payé pour agir, il faut se battre! ».

Drôle de manière de rester en contact avec la France!
Le journaliste de la RTBF a raison de conclure ainsi son reportage :
« Le Président ne veut voir qu'une seule tête, cela fait de belles images mais pas sûr que les Français soient dupes ».

En 2007, la RTBF avait déjà fait un beau travail en diffusant la vidéo d'un Nicolas Sarkozy visiblement éméché en conférence de presse au G8.

Merci la Belgique !

(Source: RTBF)

20/06/2009

Sarkozy et Karachi: l'injure faite aux victimes et leurs familles?

Le Post, 20 juin 2009

Quel étrange pays que le nôtre. Que sommes nous devenus? Plus rien ne nous indigne, même l'insupportable.

Depuis hier, je suis sidéré par la bande vidéo montrant la réaction de l'actuel président de la République répondant à une question relative aux causes de l'attentat de Karachi, attentat commis en 2002 et qui coûta la vie à quatorze personnes.

Pour rappel, l'attentat aurait été commis par l'État pakistanais (et non Al-Qaïda) en guise de représailles, après l'interruption par le président Chirac, du versement de commissions sur des ventes d'armes opérées avant son élection. Ces commissions auraient donné lieu à des rétro-commissions qui auraient servi à financer la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995. Une fois élu, Jacques Chirac aurait alors cessé tout versement, ce qui aurait eu pour conséquence l'attentat de Karachi. Ajoutons qu'à cette époque, le ministre du Budget en charge et l'un des principaux organisateurs de la campagne Balladur s'appelait... Nicolas Sarkozy.

Comme certains de mes camarades s'étonnent de certains aspects de la réponse quant au fond des choses, je vais me concentrer sur la forme, puisqu'ainsi que le disait Mitterrand, "la forme rejoint toujours le fond".

Étrange sensation que celle éprouvée au visionnage de ce document. Cette gestuelle, cette dénégation informe, ce rire en forme de quinte de toux... Malaise, malaise et encore malaise...

Comment peut-on être président de la République, être interrogé sur un dossier sensible politiquement, diplomatiquement, humainement et se conduire ainsi? Comment peut-on oser, dans une cause de cette importance, afficher autant de désinvolture et de mépris à l'égard du journaliste? D'autant que ce mépris et cette désinvolture atteignent aussi, par ricochet, les familles des victimes qui sont à l'origine de la question posée au vu des éléments figurant aujourd'hui dans le dossier d'instruction de l'affaire. (Et en passant, encore bravo à tous les confrères qui se marrent ostensiblement quand le chef de l'Etat se moque du représentant de l'AFP qui fait son boulot, lui; à ce degré de connivence, ça frise la collaboration).

Et la syntaxe: "Pis si vous avez des éléments, donnez le à la justice et demandez à la justice qu'ils enquêtent"... Trois fautes de français en trois secondes...

Et le final, éblouissant, confondant, ahurissant, atterrant. Le président plaisante afin de souligner le caractère inepte, selon lui, de la question: "Si y a un braquage aujourd'hui à Bruxelles, j'y étais, c'est incontestable". Ce qui, soulignons le au passage, est une sorte de reconnaissance implicite que les faits en question se seraient bien produits à l'époque dans son voisinage, ce qui justifiait que la question lui fût posée hier. Là-dessus, très fier de son effet, il se laisse aller à émettre une sorte de rire grommelé avant de se dire que visiblement, l'affaire est grave et qu'il faut quand même faire attention à ce qu'on dit. Du coup, il tente de corriger le tir et lâche cette petite phrase: "Pardon hein, je ris pas du tout parce que Karachi, c'est la douleur des familles, des trucs comme ça, mais qu'est ce que vous voulez que j'aille répondre là dessus".

Avez-vous bien noté le "Karachi, c'est la douleur des familles, des "TRUCS" comme ça".

Allez, encore une fois: "Karachi, c'est la douleur des familles, des "TRUCS" comme ça".

Méditons, méditons sur ce que l'emploi de cette formule révèle de l'idée que son auteur se fait de l'humanité, de la compassion, de la dignité et surtout, surtout de l'idée qu'il se fait de la hauteur de sa fonction. Comme il le dirait lui-même, méditons sur des "trucs comme ça" quoi...

 

22/05/2009

Nicolas Sarkozy a raison: "La violence à l'École est inacceptable. Inacceptable. Inacceptable. Inacceptable."

Le Post, 22 mai 2009

par Birenbaum

Mercredi 20 mai, le président Nicolas Sarkozy a participé dans un lycée de l'Essonne à la 76e étape du tour de France des lycées, engagé par le patron de l'IEP de Paris, Richard Descoings.

Il  s'est rendu (avec son ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos) dans un établissement du Val-de-Marne, le lycée polyvalent du Parc de Vilgénis à Massy.

Nicolas Sarkozy y a discuté, pendant deux heures, avec des élèves, des professeurs et des personnels administratifs.

Comme il se doit, des caméras étaient dans la salle.

Voici un extrait mis en ligne par Lycée pour tous, dans lequel le Président explique combien : "La violence à l'École [est] inacceptable".

Il appuie avec force sur cet "inacceptable" trois fois de suite...

Et même s'il se trouve dans un lycée, le Président évoque  évidemment plus généralement l'incivilité à l'École, pour expliquer à son auditoire :

"C'est à nous [les autorités publiques] de sanctuariser, autant qu'il est possible les établissements scolaires [et donc pas seulement les lycées] de la violence"...

Et de conclure sur un quatrième "inacceptable".

Regardez et écoutez...

Alors, que ce soit bien clair entre nous...

Je suis entièrement d'accord avec mon Président !

Je veux qu'il protége les enfants, nos enfants, mes enfants, des violences.

De toutes les violences.

Son ministre, Xavier Darcos, est, lui aussi, d'accord avec son Président.

Et il a prouvé, très rapidement, qu'il avait reçu "5 sur 5" le message présidentiel.

Dès le lendemain de cette visite (hier), en effet, Xavier Darcos (qui s'exprimait à l'occasion du 90e Congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public) a évoqué la création d'une police des écoles : "puisqu’il faut des moyens, mais des moyens bien utilisés, je veux mettre en débat la possibilité de créer, auprès des recteurs, une force mobile d’agents qui pourront intervenir dans les établissements sur des missions de prévention et de contrôle".

Ah bah en voilà une foutue bonne idée !

Une force mobile d'agents !

Des policiers à l'école.

Des policiers DANS l'école.

Pour protéger nos enfants !

C'est ici, chers "lecteurs", que "l'actualité" devient "talentueuse". Presque géniale.

Hier (le jour même où Xavier Darcos proposait cette "police des écoles") des policiers, hyper motivés, ont justement débarqué, à la sortie d'une école deFloiracpour embarquer deux enfants de 6 ans et 10 ans suspectés d'avoir volé une bicyclette (tous les détails sont ici) !!!

Et voilà !

CQFD !

Une fois de plus, un sinistre fait divers donne entièrement raison à notre Président.

À sa politique.

À son gouvernement.

La violence à l'École ?

Inacceptable. Inacceptable. Inacceptable. Inacceptable !

À commencer par la violence policière.

Allez savoir pouquoi, cette histoire lamentable m'a précisément rappelé cette scène de l'immense Voleur de bicyclette, que je n'oublierai jamais...

Regardez-là jusqu'au bout.

S'il vous plaît.

 

04/04/2009

Mâchoire carrée et Maison ronde

By Philippe V., éditorialiste martyr

 

videur

Ah non, désolé M'sieur Mermet, je crois que ça va pas être possible. Ordre du nouveau patron…


– Philippe, j’ai beaucoup d’estime pour toi. D’puis qu’chuis tout p’tit, j’lis tes éditos dans L’Figaro, et c’t'un peu grâce à toi si je m’suis lancé dans la politique. Alors j’ai décidé d’te nommer à la tête de France Inter

– Mais, Monsieur le Président, moi, j’écris dans Charlie Hebdo. Et seulement depuis 1992…

– Oui, bien sûr, c’est c’que j’voulais dire. J’ai tendance à confondre ces deux journaux… C’que j’aimerais, c’est qu’tu fasses pour France Inter c’que t’as fait pour Charlie Hebdo

– Diviser le chiffre de l’audience par cinq?

– Ha! ha! Mais non voyons! (T’es vraiment un sacré déconneur!)

– Ah? Alors vous voulez dire: faire de France Inter une radio social-démocrate? Une station de référence pour la gauche responsable?

– Voilà, c’est ça! En faire une radio de gauche, mais responsable. Une radio sarkozyste, quoi. D’toute façon, tu sais bien qu’ces histoires d’gauche et d’droite, ça intéresse p’us les Français. Aujourd’hui, l’vrai clivage, il est entre les gens qui travaillent et qu’ont rien à s’reprocher, et les gens qui profitent du système et qu’ont peur de la police.

– C’est un grand honneur que vous me faites, Monsieur le Président. Mais pensez-vous que je serai à la hauteur?

– Oh, j’ai aucune crainte à c’propos. Tu tiens une chronique hebdomadaire de trois minutes sur France Inter, non?

– Oui, Monsieur le Président, depuis une bonne vingtaine d’années.

– Eh ben, tu vois! Tu t’y connais en radio; tu f’ras très bien l’affaire.

– Mais tout de même, Monsieur le Président: un poste de directeur d’une radio publique, pour moi qui ai abandonné mes études avant le Bac, c’est quelque peu impressionnant. Regardez le CV de mon prédécesseur.

– Fais pas ta fiotte, Philippe. Tout s’passera très bien. Enfin, à condition bien sûr que tu comprennes c’qu’on attend d’toi…

– Je dois vous prévenir, Monsieur le Président, que je ne suis pas homme à me laisser dicter une ligne éditoriale par le pouvoir…

– Tout d’suite les grands mots! Voyons Philippe, est-ce que j’ai une tête de pouvoir? Chuis pas “l’pouvoir”, chuis ton ami. Tu t’souviens du message de soutien qu’j't’ai envoyé quand tu t’es retrouvé attaqué par des islamistes enturbannés?

– Bien sûr, Monsieur le Président, je n’oublierai jamais ce geste républicain. Ça me donne des frissons rien que d’y repenser…

– Eh ben tu vois, c’est ça un ami: quand t’es dans la merde, y répond toujours présent! Aujourd’hui, c’est moi qui suis dans la merde, ben c’t'à ton tour de m’renvoyer l’ascenseur. Tout c’que j’te d’mande, c’est d’nous faire une belle grille des programmes pour la rentrée prochaine. Le reste – l’administratif, la gestion, les r’lations avec les syndicats… –, tu m’laisses m’en charger. J’sais qu’t'es un homme très occupé.

– On ne peut rien vous cacher, Monsieur le Président. Avec tous ces plateaux télé, je n’ai même plus le temps de faire semblant de relire Spinoza.

– Alors on est bien d’accord ? Guillon prend la porte; Porte, tu lui dit d’aller voir là-bas si t’y es; quant à Mermet, tu nous l’cases vers 2 heures du mat’…

– Ne vous inquiétez pas, Monsieur le Président. Pousser les iconoclastes vers la sortie, je m’y connais. J’ai tellement prononcé d’excommunications depuis vingt ans qu’à Charlie, on me surnomme Benoît XVI!

– C’est très rigolo Philippe. Parfois j’t'envie: vous d’vez bien vous fendre la gueule dans ton journal!

– Pour remplacer Porte et Guillon, que diriez-vous de Jean Roucas et Mimie Mathy? Comme ça, on fait d’une pierre deux coups: on réhabilite l’humour corrosif social-démocrate, et en plus on envoie un signal fort aux Français victimes de discriminations – les vieux, les femmes et les personnes de petite taille.

– C’t'une super bonne idée, Philippe! J’vois que j’me suis pas trompé sur ton compte. Et sinon, kes’tu comptes faire pour l’boy-scout du “7-10”, là: l’abbé de La Morandais?

– Vous voulez parler de Nicolas Demorand? Mais voyons, Monsieur le Président, Nicolas est déjà social-démocrate: il ne ferait pas de mal à une mouche du Medef!

– Peut-être, mais y m’énerve, avec sa manière de poser dix fois la même question et de couper la parole à des patrons qui gagnent vingt fois son salaire. Les Français en ont marre des gens qui posent dix fois la même question et qui manquent de respect aux patrons qui gagnent vingt fois leur salaire.

– Dans ce cas, Monsieur le Président, on pourrait proposer à Nicolas de présenter la météo marine, et le remplacer par Jean-Marc Sylvestre.

– C’t'une bonne piste, Philippe. Mais j’voudrais surtout pas interférer dans tes choix. C’est toi l’directeur, c’est toi qui décides. Chuis pas du genre à m’mêler des affaires des journalistes, tu sais. Bon, ben j’crois qu’on s’est tout dit. T’as mon portable, alors t’hésites pas à m’appeler si t’as des emmerdes avec le SNJ: j’t'enverrai les gardes mobiles.

 

Article original : Blog Val est de retour

 

Note : Le début du naufrage de France Inter a débuté avec la censure de Daniel Mermet et de son émission Là-bas si j'y suis, dernier bastion de l'objectivité, de la solidarité et du lien social au milieu d'un océan d'intellectualisme aussi bien-pensant qu'hypocrite.

La nomination de Philippe Val, ex-patron de Charlie Hebdo qu'il a réussi à progressivement vider de sa substance, à la tête de France Inter ne manquera pas de laisser songeur ceux qui ont suivi les dérives de ce triste individu : de l'éviction de Siné aux accusations d'antisémitisme à tout-va.

On peut rapidement tirer trois enseignements de cette nomination :

* Si des doutes perduraient encore, il est désormais incontestable que Sarkozy poursuit une entreprise de verrouillage total des médias. Goebbels l'avait compris avant lui : celui qui contrôle l'information contrôle le peuple.

* La véritable identité de Philippe Val vient d'être révélée au grand jour. Le masque du libertaire indépendant, déjà largement égratigné par les affaires Siné et Bakchich aura bien dû mal à résister à cette nomination prononcée directement par Sarkozy 1er.

* Plus intéressant peut-être, ce passage depuis Charlie Hebdo, pseudo médias indépendant et subversif vers France Inter, fleuron des médias étatiques aidera peut-être le lecteur à prendre conscience d'une illusion encore tenace selon laquelle il existerait deux types de médias.

D'une part les médias dominants, contrôlés par Lagardère, Dassault, Sarkozy ou Rotschild, diffusant une propagande visant à pérenniser l'ordre établi et à garder le peuple esclave et servile.

D'autres part de petits médias subversifs, indépendant et contestataires comme Le canard enchaîné ou Charlie hebdo qui répandraient la vérité face aux manipulations, mensonges et crimes perpétrés par nos chères élites.

Il suffit de se pencher sur la manière très politiquement correcte et totalement biaisée dont ces pseudos médias contestataires traitent d'un événement essentiel comme le 11 septembre pour se rendre compte que nous avons à faire à une impertinence de façade visant à orienter la minorité contestataire en leur jetant en patûre quelques affaires de seconde zone sans jamais mettre le doigt là où ça fait vraiment mal.

Cette stratégie rappelle étonnamment le douzième Protocole (Littérature et journalisme) écrit il y a près de 100 ans mais totalement d'actualité :

La littérature et le journalisme sont les deux puissances d'éducation les plus importantes ; pour cette raison, notre gouvernement achètera le plus grand nombre de périodiques. Nous neutraliserons ainsi la mauvaise influence de la presse indépendante, et nous acquerrons un empire énorme sur l'esprit humain. Si nous permettons dix périodiques privés, nous en lancerons trente nous-mêmes, et ainsi de suite.Mais le public ne doit pas avoir de ces mesures le plus léger soupçon ; aussi, les périodiques par nous publiés devront paraître de vues et d'opinions contradictoires, inspirant ainsi confiance et présentant une forme attrayante à nos ennemis sans défiance, qui tomberont de la sorte dans notre piège et seront désarmés.

Au premier rang, nous placerons la presse officielle. Elle veillera constamment à la défense de nos intérêts, et, par suite, son influence sur le public sera relativement insignifiante. Au second rang, nous placerons la presse semi-officielle, dont le devoir sera d'attirer les tièdes et les indifférents. Au troisième rang, nous placerons la presse qui se donnera l'air de nous faire opposition et qui, dans l'une de ses publications, semblera notre adversaire. Nos véritables ennemis croiront à la sincérité de cette opposition et nous laisseront voir leurs cartes.

Tous les journaux défendront des partis différents - aristocratique, républicain, révolutionnaire et même anarchiste - mais, bien entendu, aussi longtemps seulement que dureront les Constitutions. Ces journaux, comme le dieu indien Vichnou, auront des centaines de mains dont chacune tâtera le pouls de la changeante opinion publique.

Quand le pouls s'accélérera, ces mains inclineront l'opinion publique vers notre cause, car un sujet nerveux est facilement conduit et subit aisément toutes sortes d'influences.


03/03/2008

Citations Présidents de la Ve République.

Charles de Gaulle
"La grandeur ne se divise pas. "
"On ne fait rien de grand sans de grands hommes, et ceux-ci le sont pour l'avoir voulu"
"L'autorité ne va pas sans prestige, ni le prestige sans éloignement. "

Georges Pompidou
"Il ne suffit pas d'être un grand homme, il faut l'être au bon moment. "
"Mais n'est-ce pas le propre de la politique d'avoir à choisir entre des inconvénients ? "
"Chaque problème résolu en fait naître d'autres, en général plus difficiles"

Valéry Giscard d'Estaing
"Le rôle de l'État, ce n'est pas de protéger la nation, c'est de la conduire."
"Je trouve toujours choquant et blessant de s'arroger le monopole du coeur. Vous n'avez pas le monopole du coeur."
" Il n'y aurait pas tant de malaise, s'il n'y avait pas autant d'amateurs de malaise. » "

François Mitterrand
"Laissez la tyrannie régner sur un mètre carré, elle gagnera bientôt la surface de la terre"
"Si la jeunesse n'a pas toujours raison, la société qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort."
"Dans les épreuves décisives on ne franchit correctement l'obstacle que de face."

Jacques Chirac
"La politique n'est pas seulement l'art du possible. Il est des moments où elle devient l'art de rendre possible ce qui est nécessaire"
"La montée des extrémismes, c'est toujours la sanction de l'inaction. "
"Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent. "

Nicolas Sarkozy
"Descends si tu es un homme"
"si tu reviens j'annule tout"
"alors casse-toi pauvre con"