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19/02/2010

Des assassins du Mossad munis de passeports allemands ?

Info-Palestine, 7 février 2010

Kawther Salam

Quelques questions urgentes auxquelles les gouvernements européens doivent répondre.

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Portrait de Mahmoud Al Mabhouh - Photo : Reuters

Quel est le pays européen qui a enfreint les lois internationales contre le terrorisme en fournissant des passeports aux escadrons de la mort du Mossad qui allaient commettre le meurtre de Mohammed Al-Mabhouh à Dubai ?

Était-ce l’Allemagne - ce même pays européen qui, il y a peu, a à nouveau fait cadeau à Israël de sous-marins de type U212 entièrement payés par les contribuables allemands ?

Parmi tous les pays européens, l’Allemagne est le principal suspect pour ce crime douteux car, comme cela est confirmé par maints exemples passés, la République fédérale a régulièrement fourni au Mossad des passeports allemands, grâce auxquels des actes terroristes furent commis.

Je pense que la mise à disposition de passeports pour le Mossad est un crime, non seulement contre nous, Palestiniens, mais aussi contre le peuple de cet Etat qui a fourni les passeports.

Si c’était bien l’Allemagne, la visite du ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle aux Emirats en janvier 2010 a-t-elle quelque chose à voir avec ce crime terroriste ?

Est-il bien raisonnable, alors que certains Etats « combattent » le prétendu terrorisme qui, à y regarder de plus près, se révèle en fait être un mouvement légitime de libération nationale et d’autodétermination, ces mêmes Etats favorisent, financent et commettent eux-mêmes des crimes de terrorisme international, tout en violant les lois, les frontières et la sécurité d’un autre Etat ?

Comment la loi nationale et internationale traite-t-elle, dans les pays européens, de tels crimes de terrorisme international, et les actes de complicité, ainsi que la violation volontaire de la sécurité d’autres Etats par des organisations terroristes d’Etat comme le Mossad ?

Ce pays européen a-t-il fourni des passeports au Mossad ou a-t-il autorisé Israël à falsifier ses passeports en vue de commettre des actes terroristes ?

L’Union européenne aide-t-elle le Mossad à commettre des actes de terrorisme international ?

Et si on posait cette petite question : l’Union européenne et l’Allemagne soutiennent-elles Israël en établissant pour les escadrons de la mort des passeports européens qui passent inaperçus ?

Les assassins auraient tous utilisé des passeports européens. La police de Dubai a annoncé qu’elle était parvenue à avoir les noms des assassins. Dubai chercherait en ce moment à obtenir la collaboration à l’enquête des pays européens qui ont fourni les passeports.

Le Hamas, après l’assassinat à Dubai de Mohammad Al-Mabhouh, a déclaré qu’Israël chercherait, à travers l’assassinat de Dubai, à étendre le champ de bataille palestinien bien au-delà des frontières de la Palestine.

Le mouvement ajoute que si des pays de l’Union européenne ont fourni une aide directe au Mossad dans ce meurtre en fournissant des passeports pour passer inaperçus, l’Union européenne et l’Allemagne deviendraient en même temps des combattants et un champ de bataille dans la guerre du Proche-Orient.

Et maintenant quelques questions plus douces, plutôt de nature philosophico-politique. L’Allemagne a fait de la solidarité inconditionnelle avec l’Etat raciste d’Israël, fondé sur l’apartheid, un fondement de sa raison d’Etat.

Shimon Pérès vient de déclarer au Bundestag que la raison en était que l’Allemagne et Israël avaient des valeurs communes. Ces valeurs communes résident-elles dans l’organisation commune de l’assassinat d’êtres humains hostiles dans des pays étrangers - hostiles, s’entend, aux fascistes israéliens ?

Ces valeurs communes résident-elles dans ce que l’Allemagne permette à des bandes d’assassins du Mossad de la transformer en combattante et en champ de bataille dans la guerre du Proche-Orient ?

Hamas : interview de Mahmoud al-Mabhouh

Info-Palestine, 10 février 2010

« LES ISRAÉLIENS M’ONT TORTURÉ PENDANT 33 JOURS, PUIS ILS M’ONT LAISSÉ DEUX JOURS, PUIS L’INTERROGATOIRE A RECOMMENCÉ, ET ÇA A DURÉ PENDANT 46 JOURS. »

Il y a environ 10 mois, Al Jazeera a interviewé un homme à Damas, en Syrie, supposé avoir fait partie d’une cellule qui a capturé et tué deux soldats israéliens, Avi Sasportas et Ilan Sa’adon, en 1989. Al Jazeera a appris depuis que l’homme en question - qui avait le visage couvert durant l’entretien - était Mahmoud Abdul Raouf al-Mabhouh, un commandant militaire du Hamas qui a été assassiné à Dubaï le 20 Janvier dernier.
Al-Mabhouh avait été l’une des personnes les plus recherchées par Israël depuis 20 ans et il a été accusé d’être responsable d’un certain nombre d’opérations, y compris la capture et la mort des deux soldats. Le Hamas a déclaré que al-Mabhouh, a été assassiné par des agents israéliens.
Ci-dessous l’interview d’al-Mabhouh réalisé l’an dernier.

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Des membres de la famille de Mahmoud al-Mabhouh siègent sous une série de ses portraits - Photo : EPA

Je ne suis pas le seul homme recherché. Des dizaines et des centaines de personnes qui ont combattu les Israéliens sont recherchées. Je ne suis pas le seul.
Dieu seul détermine le moment de la fin. Nous connaissons le prix pour aller dans cette voie. Et nous n’avons aucun problème avec cela.
Il y avait un état [de] réveil. Les groupes ont continué à combattre les Israéliens pendant trois ou quatre ans, mais ensuite c’était fini. Tous ces groupes ont été éliminés par l’assassinat et les liquidations.
Une nouvelle situation est apparue et les groupes l’appelait la « Ikhwanjiyeh » qui vient de « Ikhwan » [frères]. L’une des personnes qui avaient l’habitude de venir à notre maison était mon frère aîné, Hassan, ou Abu Abdullah, et Ibrahim Maqadna, l’un des fondateurs [des brigades de combattants]. Je connaissais la plupart d’entre eux, comme Abou Maher Tedras, Abdul al-Hafez al-Silawi et Abdul Hafez al-Sharif.
Depuis ce temps, j’ai connu l’amour et la piété. Dieu merci, tous les membres de ma famille étaient des gens pieux. Mon père a créé une atmosphère particulière de sentiment religieux dans notre maison avec certains de ses amis ; l’un d’entre eux avait l’habitude de nous faire une lecture tous les jours sur le « fiqh » [doctrine islamique], sur le « djihad », sur la patience et d’autres concepts, c’était Idris Awda Abu Mujahid, qui a été blessé par balle à deux reprises pendant la guerre de 1948, à l’épaule et aux reins. Il avait férocement combattu avec Hassan al-Banna [fondateur des Frères Musulmans en Egypte, assassiné en 1949].
Nous avons vécu dans une atmosphère religieuse dans notre maison.
J’ai gagné dès cette l’époque un engagement religieux de fer. J’avais l’habitude d’accomplir toutes les prières à la mosquée, en particulier la prière de l’aube [Fajr], et j’ai eu de bonnes relations avec tout le monde. J’ai été familiarisé avec les armes, je savais qui les vendait et qui les faisait venir d’Égypte. Nous recevions nos armes en provenance d’Égypte, et non des Israéliens.
Nous sommes restés comme ça pendant un long moment. Un de ceux qui étaient très proches de moi et avaient une grande influence sur moi a été le cheikh Salah Shehada [assassiné par les Israéliens en juillet 2002 avec toute sa famille], avant sa première détention en 1981.
Je me souviens qu’en 1981, moi et un de mes amis, qui est toujours en vie, avons apporté un paquet d’armes qui n’avaient pas été saisies et j’en ai livré une au Cheikh. J’ai apporté l’arme et il a pu s’échapper.
Les frères se préparaient à une action militaire. J’étais très proche de cheikh Salah. Il avait l’habitude de venir souvent me voir, chaque fois qu’il voulait une voiture, ou une réparation pour sa voiture ou autre chose.
J’allais au camp de réfugiés de Jabalya et faisait les prières du vendredi midi avec lui. Il était à l’époque récemment arrivé d’Égypte ; il était resté à Arish, puis il est venu à Beit Hanoun. Il a ensuite bâti sa propre maosquée et j’ai pris l’habitude de venir prier à ses côtés.
Il a été emprisonné dans les années 1980 avec un groupe de neuf personnes. Ma relation avec lui s’est poursuivie, même après qu’il ait été libéré.
Détention et tortures

J’ai ensuite été détenu en 1986. Je n’ai rien avoué. Je suis resté pendant 46 jours soumis aux interrogatoires. Ils avaient l’habitude de me transférer, soit à Askalan, soit à la prison centrale de Gaza. Ils m’ont torturé pendant 33 jours, puis ils m’ont laissé deux jours, puis l’interrogatoire a recommencé, et ça a duré pendant 46 jours.
Steve, un tortionnaire bien connu dans la prison d’Askalan, a tenté avec trois de ses aides d’exercer sur moi des pressions et des tortures si dures que je m’évanouissais. Une fois que je disais la shahada [profession de foi], je l’ai entendu dire en hébreu : « Cet homme va mourir et ce n’est pas le moment », puis il a cessé l’interrogatoire.
Puis ils m’ont renvoyé à la prison centrale de Gaza. Merci à Dieu de m’avoir donné une forte volonté et de la patience. Nous n’avons rien avoué ni rien dit à personne.
Bien entendu, ma relation avec Cheikh Salah s’est retrouvée renforcée après j’ai été libéré, il fut même l’un de ceux qui se tint aux côtés de mon père et lui a fourni un avocat pour le représenter. Il était l’un de ceux qui m’attendaient alors que j’étais en prison.
Nous avions l’habitude de planifier chaque étape, petite ou grande. Notre travail était bien planifié et non selon les circonstances. Nous avions l’habitude de prévoir de tuer d’abord, puis de capturer [les soldats] vivants.
Nous avions seulement besoin d’un lopin de terre, généralement dans une ferme ou un dans un élevage de volailles, et nous l’utilisions pour creuser une prison secrète sous la terre, et y garder certains soldats ou officiers, comme dans le cas de Shalit [soldat israélien capturé par la résistance palestinienne].
Nous étions déguisés et habillés comme des juifs religieux, comme des rabbins. Un des endroits où nous nous postions était le rond-point de Hidaya. Une voiture est arrivée, a déposé ses passagers, y compris Avi Sasportas qui a été capturé et tué le 16 février 1989.
J’étais le conducteur, et il y avait des places dans la voiture. Il est monté dans la voiture et s’est assis sur le siège arrière. Il y avait un signal spécial entre moi et Abu Suhaib. Après avoir passés Hidaya, j’ai fait signe à Abu Suhaib qui avait une arme et qui lui a tiré dessus deux fois, une au visage et une fois dans la poitrine. J’ai entendu son soupir au premier coup puis il est mort.
Nous l’avons ensuite emmené à l’endroit déjà préparé et enterré là.
On lui a enlevé ses vêtements et effets personnels avant de l’enterrer. Il avait un portefeuille, une carte d’identité et une carte militaire, il avait même une arme spéciale de nuit avec un viseur à laser. C’était une arme M15.
L’opération a été découverte 11 jours plus tard.
Nous avons essayé de prendre la responsabilité de l’opération, mais aucune agence d’informations ne l’a signalé.
Motivation

Sheikh Salah était au courant de l’opération alors qu’il était encore en prison. Certains des frères qui lui avaient rendu visite ont écrit sur les murs et revendiqué la responsabilité de l’opération. Ils ont signé le « mouvement palestinien Mujahidin » et d’autres slogans qui indiquaient qu’il faisait partie de notre groupe.
Les Israéliens ont alors diffusé un certain nombre de noms, ils voulaient savoir qui était derrière l’opération, mais c’était du bluff. Nous avions l’habitude d’en rire.
Je pense que le cheikh Salah était au courant. Sheikh Salah Shehada avait l’habitude de motiver les autres cellules et groupes qui étaient à Bureij et Zeitoun, mais ils ont été capturés après la deuxième opération, et le cheikh était à ce moment-là en détention.
Muhammad Shawatha faisait le lien entre les groupes de détenus dans les prisons et ceux du dehors. Il a été condamné à la prison à vie.
Le 3 mai 1989, il y avait deux voitures de police de stationnées, et ils [les soldats] étaient dans un restaurant près d’une station service d’Al Qods, c’était après 4 heures de l’après-midi. Un bus militaire s’arrête là et deux soldats descendent ; il était clair que ces deux étaient en week-end. Ils nous ont demandé comment ils pouvaient rejoindre le rond-point Majdal, et je leur ai répondu que nous avions qu’une seule place, pour assurer le succès de l’opération.
Alors que nous allions sur la route de Majdal, Abou Suhaib s’est retourné et lui a tiré dessus et lui a pris son arme. Nous avions des couteaux tranchants et j’avais un fusil. Je voulais l’abattre, mais Abou Suhaib a été plus rapide que moi.
Son sang était partout dans la voiture. Nous sommes arrivés à la place préparée pour cela et l’y avons laissé.
Nous sommes entrés dans la bande de Gaza, à Jabalya, et nous avons quitté la voiture dans le quartier Jabal al-Kashef.
La mission de Shawatha était de boucler la place et de nettoyer la voiture. Les Israéliens ont appris qu’une voiture était entrée dans la place et ont commencé à tirer dans toutes les directions. Je suis parti en rampant, puis j’ai couru de la route Salah al-Din jusqu’au camp. J’avais les armes avec moi. Les Israéliens se doutaient que quelque chose s’était passé, mais ne ils ne savaient pas ce que c’était. C’était un mercredi.
Le samedi, son camarade [du soldat israélien tué] qui était avec lui, a demandé à ses parents de ses nouvelles et dit qu’il l’avait vu monter dans Subaru blanche quand il l’a quitté. Ils ont informé la police et ont commencé à le rechercher. Ils ont alors compris qu’il avait dû connaître le même sort que le premier [soldat], et ils savaient qu’il devait être dans la bande de Gaza. Shawatha a ensuite été emprisonné.
Départ

Nous avons quitté nos maisons dès que la voiture a été retrouvée. Je n’ai pas passé une nuit chez moi depuis ce moment, car il y avait nos empreintes digitales dans la voiture.
Shawatha a avoué après avoir été très sévèrement torturé. Les groupes que nous ont été utilisés pour communiquer ont tous été pris ; le cheikh Ahmed Yassine, a été alors arrêté et [les Israéliens] savaient que Abou Suhaib et al-Mabhouh étaient à l’origine de la capture du soldat.
Les recherches contre nous ont commencé à ce moment. Les Israéliens n’ont pas essayé de prendre d’assaut nos maisons, ils essayaient de les surveiller de loin, mais nous avons senti que nous étions poursuivis.
Nous sommes restés dans la bande de Gaza pendant encore deux mois, puis on nous a dit de partir pour l’Egypte.
Cela en valait la peine. Ceux qui ont détenus et torturés dans les prisons le savent mieux que ceux qui ne l’ont pas été. J’ai été arrêté plusieurs fois, je sais ce que cela signifie. Ces gens [les Israéliens] doivent être chassés par tous les moyens, même si finissons martyrisés. Toutefois, la prudence est nécessaire, et je remercie Dieu car je suis très très patient.
Tentative d’assassinat

Les Israéliens ont essayé de me faire assassiner à trois reprises. Le jour où Izz a été martyrisé, j’allais à ma voiture, et je les ais vus s’échapper ; ils étaient en train de coller une bombe sous la voiture.
Et ils ont essayé de m’assassiner au Liban en 1991.
Et un mois après qu’Imad [Moghniyeh] ait été martyrisé, le 14 mars, j’ai vu une personne qui me surveillait et qui s’est enfuie quand elle a remarqué que je l’avais vue.
Je suis très prudent, Dieu merci. Finalement, Dieu seul détermine le moment où nos vies se terminent. Nous connaissons le prix à payer pour aller dans cette voie.
Que Dieu nous rende plus forts, et j’espère devenir un martyr.
Pour les Israéliens, mes mains sont tâchées de sang, mais pour Dieu ? C’est ce qui importe.
Les Israéliens sont les assassins et les criminels. Ils ont pris notre terre, tué nos enfants, commis des massacres dans Gaza.
Si Dieu le veut, la résistance sera plus forte et ripostera durement.
Source :
Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à : 
http://english.aljazeera.net/focus/...

Traduction : Naguib 
http://www.info-palestine.net/

26/11/2009

Temps maussade pour le Mossad

Mounadil Djazaïri

25 novembre 2009

Pardonnez ce jeu de mots trop facile, mais il correspond en fin de compte à une certaine réalité reflétée dans un article signalé par le blogueur canadien Xymphora.

Au Mossad, on apprend à placer des bombes sous des voitures.

Pourquoi à votre avis?
Simplement parce que la méthode de la voiture piégée, si souvent associée dans nos esprits au terrorisme palestinien voire islamiste, est en réalité un procédé breveté par le Mossad. Pour les méthodes du terrorisme moderne (voiture piégée, lettre piégée, détournement d'avion etc.,) les sionistes ont été des pionniers dans pratiquement tous les domaines. Si vous ne me croyez pas, renseignez-vous auprès des sujets de sa Gracieuse majesté, la Reine d’Angleterre.

La méthode terroriste est toujours d’actualité dans l’entité sioniste, la preuve en étant cet apprenti espion qui vient de se faire pincer par un simple flic dans une rue de Tel Aviv où il mettait en pratique les cours théoriques dispensés par la « Mossad Academy. » [cf dépêche AFP ci-dessous]

Un loupé de plus parmi les nombreux ratés de ce service dont la réputation surfaite d’efficacité tient avant tout à l’incurie des services secrets qui a longtemps caractérisé le contre espionnage dans les pays arabes.
Cette époque est révolue comme on a pu le voir au Liban avec l’arrestation d’espions qui travaillaient pour le gang de Tel Aviv.
Et peut-être la qualité du recrutement et de la stratégie laissent-elles aussi à désirer comme en attestent les loupés exposés dans l’article que je vous propose.
Loupés auxquels il faut ajouter celui tout récent de la saisie du pseudo cargo d’armes iraniennes destinées au Hezbollah; acte de piraterie qui n’a convaincu que les sionistes forcenés et/ou ceux qui veulent à tout prix bombarder l’Iran.
Et n’oublions pas la fermeture pendant sept ans, à l’initiative de la Nouvelle Zélande, de l’ambassade sioniste à Wellington en rétorsion aux agissements de deux agents du Mossad qui tentaient de se faire délivrer de vrais faux passeports néozélandais en endossant l’identité de Néozélandais identifiés comme étant peu susceptibles de voyager (et donc de demander un passeport).
Vous noterez qu’un des ratés du Mossad cités dans l’article concernait l’espionnage d’une base navale dans cette île. Or, à ma connaissance, il n’y a pas de base navale palestinienne, iranienne ou syrienne à Chypre. Deux importantes bases navales se trouvent à Chypre, et toutes deux sont britanniques et les forces des Etats Unis y ont un accès privilégié.
Alors question: pourquoi les sionistes tentaient-ils d’espionner un de leurs « alliés »?

Décidément, être l’ami de l’entité sioniste est presque aussi difficile que de figurer au rang de ses ennemis…


Un espion novice pincé par la police israélienne
ABC News (Australie) 25 novembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un apprenti espion du Mossad, le service d’espionnage israélien autrefois tant vanté, a été arrêté par de simples agents de police pendant un exercice d’entraînement raté à Tel Aviv.

« Espérons que le Mossad est plus efficace à l’étranger, » disait-on sur la chaîne privée de télévision israélienne Channel 10 alors que l’information déferlait dans des médias israéliens atterrés.

L’aspirant James Bond a été repéré lundi en train d’installer une bombe factice sous un véhicule dans la capitale économique par une passante qui s’est empressée d’alerter un agent de police.

C’est seulement après interrogatoire au poste de police du quartier que l’apprenti assassin est parvenu à convaincre ceux qui l’avaient arrêté qu’il était en réalité un membre du fameux service d’espionnage.

Le Mossad n’informe jamais à l’avance les services de police en uniforme de ses exercices afin de donner une touche réaliste à son entraînement.

L’arrestation de la recrue est le dernier d’une série de gaffes qui ont terni la réputation du Mossad ces vingt dernières années.

A Chypre, quatre présumés agents, avaient été arrêtés par la police au cours d’une tentative ratée pour mettre sur écoute l’ambassade d’Iran, et deux autres avaient été incarcérés en 1998 pou avoir espionné une base navale au sud de cette île méditerranéenne.

La même année, un Israélien avait écopé d’une peine de prison en Suisse pour avoir essayé de mettre sur écoute les téléphones de ressortissants Libanais.

Le plus gros loupé de tous, fut la tentative d’assassinat par des agents du Mossad de Khaled Meshaal, un dirigeant du Hamas, dans une opération ratée qui faillit se terminer par une rupture des relations avec le partenaire jordanien pour la paix et obligea [l’entité sioniste] à libérer, dans une démarche de conciliation, Cheikh Ahmed Yassin, le dirigeant du Hamas de l’époque.

- AFP

30/05/2009

Le conseil des colons israéliens envisage d'organiser de faux attentats palestiniens

Libertés Internets

30 mai 2009

 

bersheeba.jpg
© inconnu
Rien de tel qu'un bon petit attentat contre un bus pour remobiliser l'opinion en faveur des colons et faire changer d'avis Barack Obama.

 

 

[Dov Lerner - IES News Service - 28/05/2009]

Si l’arrivée au pouvoir d’Avigdor Lieberman a donné des ailes au “Bloc des colonies”, la nouvelle administration Obama à Washington ne lui plait pas du tout. La grande majorité des membres de la Yesha (conseil des colons) appelait d’ailleurs à voter pour McCain.

Jusqu’à présent la question des colonies donnait lieu à un ballet bien réglé entre Washington et Tel-Aviv. On “exigait” l’arrêt de la colonisation dans les territoires occupés, la police israélienne faisait semblant de démanteler deux ou trois cabanons en tôle sur une colline, la presse titrait “Israël a démantelé une colonie, au tour des Palestiniens maintenant de faire un effort” et le lendemain les cabanes étaient remontées… et personne ne parlait des milliers de maisons en béton qui continuent à se construire illégalement ailleurs.

Mais il semblerait qu’avec Obama la donne ait changée et que Washington ne soit plus aussi compréhensif. Et cela inquiète le petit groupe ultra-radical du bloc des colonies, qui a déjà tendance à être paranoiaque par ailleurs. Et soudain on entend beaucoup parler du général Eitan Ben Elyahu, ancien chef de l’armée de l’air israélienne, qui avait déclaré qu’il fallait fortement réduire la population arabe dans les territoires afin de créer “des réalités sur le terrain”.

En début de semaine s’est tenu une réunion rassemblant différents responsables militants des colonies de Tekoa, Yitzhar, Hebron… ainsi que des représentants de la Yesha “qui ont insisté sur le fait qu’ils étaient la à titre personnel mais feraient remonter les messages”. Le but était d’étudier les moyens de renforcer la pression sur le gouvernement Netanyahou, afin qu’il ne “plie pas devant les diktats de Washington et protège notre droit à vivre sur notre terre”. Croisant dans un café, un ami colon qui avait assisté à la réunion, il m’a permis de jeter un coup d’oeil à ses notes. C’est éclairant sur le degré de violence sectaire dans lequel les colons se sont laissés enfermer. La presse israélienne s’est d’ailleurs inquiété à plusieurs reprises sur “le danger d’un terrorisme juif”.

Au cours de cette réunion, à plusieurs reprises, l’assistance a souligné que – du fait de la réussite de la politique sécuritaire en Israël – la population était démobilisée face à la menace arabe. Pour A. L., de Tekoa, “les colons sont l’avant poste qui protège Israel. A Tel-Aviv, ils n’ont plus vu un arabe depuis 20 ans, ils ne savent pas comment ils sont. Tandis que nous, nous subissons leurs attaques tous les jours, mais personne ne fait attention à nous.”

Pour D.S., de Hebron, “il faut réveiller l’opinion israélienne, lui faire voir la réalité en face, il ne peut pas y avoir de concessions face aux terroristes. A Washington ils sont loin, ils n’y connaissent rien, ils se laissent berner par les sourires doucereux de Abbas et de ses conseillers en communication… c’est à nous de leur montrer que les arabes n’ont pas changé.”

Plusieurs participants à la réunion ont applaudi quand Y.A. de la colonie radicale de Yitzhar (qui s’est déjà plusieurs fois affronté à la police) et S.L. de Giv’at ha’Avot (où les jeunes se sont fait une spécialité d’aller harceler la population arabe) ont déclaré : “Quand on parle de nos problèmes à Tel-Aviv, ils s’en foutent, ils en ont marre de la guerre, ils veulent pouvoir aller à la plage tranquilles, sans qu’on leur prenne la tête avec nos problèmes. C’était pas comme ça avant, avant, quand les bombes explosaient dans les bus et les pizzerias, le pays nous comprenait, nous étions tous soudés face aux arabes. Il faudrait peut-être qu’il y ait à nouveau des bombes dans les bus, pour réveiller les gens.”

Les représentants de la Yesha ont souligné que le succès de la cloture de sécurité avait permis d’empêcher les terroristes de passer en Israël et qu’on ne pouvais pas attendre une campagne terroriste arabe pour unifier le pays. La cloture a crée un faux sentiment de sécurité dans la population. Les gens sont moins attentifs à nos problèmes”.

Les dernières guerres à Gaza n’ont pas eu le même effet et surtout il n’y a pas de lien avec les problèmes des colons en Judée-Samarie. “L’image fausse qui s’est crée, c’est que à Gaza c’est des fous  tandis qu’en Judée c’est des gentils. Or nous savons bien qu’il n’y a pas de différence. Un arabe est un arabe et il n’y aura pas de paix sur notre terre tant qu’il en restera un seul. Mais ça, les bonnes âmes ne veulent pas l’entendre. Peut-être que, effectivement, si quelques attentats venaient leur rappeler la véritable nature des arabes, cela pourrait faire changer d’avis les Américains.”

Le discours du représentant de la Yesha a été applaudi. Mon ami colon n’a pas eu le moindre scrupule a me raconter la réunion, avec un grand sourire. “Les choses vont bouger, tu vas voir. On va pas se laisser faire. Le Sinai et Gaza ont montré qu’avec les arabes, la moindre concession est vue comme un signe de faiblesse. On leur a donné nos terres, cela n’a rien changé. Il faut juste que les gens le comprennent et qu’on ait le courage de dire merde aux Américains. Ensuite on pourra finir le travail”.

Si j’étais vous, j’éviterais de prendre le bus ces prochains mois, en Israël. Pour ma part, j’ai décidé ce matin là, de me remettre au vélo pour aller au travail.

"Zelote", cache-sexe de la section française du Mossad sur AgoraVox

 

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© inconnu
Tzipi Livni, ministre israélien des Affaires étrangères et ex-membre de la cellule française du Mossad.

 

Inscrit curieusement depuis le 1er janvier 2009 sur AgoraVox, ce "Zelote" y a publié 3 tribunes, les 10 et 12 janvier 2009, pendant que ses congénères "phosphoraient" Gaza et y massacraient les enfants, et le 29 mai 2009. Sous le titre "L'Iran s'invite dans les élections européennes", ce drôle de Zelote, ou de zigoto, nous donne sur AgoraVox le profil suivant: "Francophone d’Israel, je m’intéresse à la situation de mon pays et d’une façon plus générale à ce qui ce passe au Moyen Orient.
Etudes universitaires de Droit et d’Histoire."

En réalité, il suffit de lire attentivement ses trois tribunes pour comprendre qu'elles ont été écrites, en réalité, par une officine de contre-propagande sioniste, à savoir la section française du Mossad, celle-là même à laquelle appartenait Tzipi Livni lorsqu'elle pratiquait le terrorisme à Paris.

Vous remarquerez sur AgoraVox, que la tribune est signée "Zelote" et non "Zélote" comme on aurait pu l'attendre d'un "francophone" israélien...Le "Robert" nous indique: "zélote: patriote juif du 1er siècle après J.-C. qui prônait l'action violente". Et, en effet, les crimes d'Israël et du Mossad sont innombrables, encore aujourd'hui, et toujours...

Article original : Tout sauf Sarkozy


Note : En fait Agoravox n'en est pas à son coup d'essai en termes de désinformation.

Nous avions déjà publié un article à ce sujet en mars 2008 où nous révélions entre autre que Carlo Revelli, PDG de la société Cybion, qui contrôle Agoravox, était passé précédemment par les faiseurs d'opinion SOFRES et IFOP !

Quoi de plus efficace en effet que de porter le masque d'un média citoyen pour orienter une population de plus en plus consciente des manipulations perpétrées par les médias de masse ?

Voici un commentaire initialement publié sur le site Bellacio suite à l'article qui a épinglé certaines des dérives d'Agoravox :

Plusieurs éléments relatifs au positionnement d’Agoravox me laissent perplexes :

le site s’autoproclame citoyen alors qu’il est contrôlé non pas par les citoyens mais par une entreprise privée.

le site bénéficie du travail bénévole de nombreux citoyens qui croient en cette démarche citoyenne collective, libertaire et qui pour la plupart ne sont pas informés de l’organe qui contrôle Agoravox.

Cybion, l’entreprise privée qui contrôle Agoravox a effectué des levées de fonds, cela veut dire que des investisseurs institutionnels sont au Conseil d’Administration de Cybion (les banquiers et les citoyens ont-ils les mêmes intérêts ?)

Fort de ces différents constats les véritables objectifs d’Agoravox me semblent clairs. Agoravox sous des couverts de démarche citoyenne et un vernis d’émancipation des masses n’est rien d’autres qu’un cheval de Troie permettant aux puissants de ce monde de noyauter les dynamiques citoyennes et de conserver les citoyens dans leur esclavage moderne.

"...Au premier rang, nous placerons la presse officielle. Elle veillera constamment à la défense de nos intérêts, et, par suite, son influence sur le public sera relativement insignifiante. Au second rang, nous placerons la presse semi-officielle, dont le devoir sera d’attirer les tièdes et les indifférents. Au troisième rang, nous placerons la presse qui se donnera l’air de nous faire opposition et qui, dans l’une de ses publications, semblera notre adversaire. Nos véritables ennemis croiront à la sincérité de cette opposition et nous laisseront voir leurs cartes..."


07/03/2009

Le Mossad impliqué dans un complot contre la Turquie

Par Wayne Madsen : 15.01.2009

De récentes révélations, (Déjà rapportées par WMR), font état du fait que le Mossad israélien et les syndicats criminels de la « Chabad House » qui préparaient une opération, ont été était les cibles d’une attaque de rétorsion par une équipe Musulmane à Mumbai.

Ceci laisse à penser que le Mossad a de nouveau été impliqué dans le montage d’une opération criminelle, cette fois en Turquie.

Ce qui rend exemplaire ce dernier exemple de l’échec du service secret d’Israël dans une de ses activités criminelles et d’Organisations criminelles encore plus dangereuses, c’est que cette fois-ci c’est la Turquie qui est visée. Cette Turquie qui, à la différence d’Israël, est une alliée de L’OTAN, des Etats-Unis, et avec laquelle les Etats-Unis sont liés suivant le traité de protection des alliés de L’OTAN contre toute agression par des états non membres, dont Israël fait partie.

Les médias Turcs et d’autres médias du Moyen-Orient annoncent que le Mossad a été cité comme étant en rapport avec un criminel Turc de Droite et son équipe d’espions, connu comme Ergenekon ; lequel est accusé de vouloir renverser le « Justice and Development (AKP) Party », démocratiquement élu en Turquie, le parti du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et du Président Abdullah Gul. Plusieurs articles citent un rabbin Turc, Tuncay Guney, c’est-à-dire Daniel T. Guney et Daniel Levi dont le nom de code serait « Ipek » ou « Silk, » comme ayant servi d’agent double pour le « Turkish National Intelligence Organization » (MIT) infiltrés par des éléments du puissant groupe Ergenekon, un «état dans l’état ».

Guney avait été arrêté par les autorités Turques en 2001 pour la distribution de fausses cartes grises et de fausses plaques d’immatriculation pour des voitures de luxe. Un document récemment découvert par la presse Turque a révélé que Guney avait aussi infiltré une unité de renseignements de la police, le « JITEM », tout en travaillant avec Ergenekon pour déstabiliser la Turquie.

Guney fut exfiltré aux Etats-Unis ou il est maintenant à la tête du « B’nai Yaakov », la Synagogue et le Foyer municipal de Toronto, au Canada. Guney a nié être un agent d’Israël, de la Turquie ou des Etats-Unis mais le MIT a authentifié un document identifiant Guney comme un agent du MIT.

Le quotidien Turc « Hurriyethas » a publié que Guney avait servi dans l’ »Unité de Contre-terrorisme du MIT » (CTU) et dans l’unité du « MIT » qui surveille l’Iran. Hurriyet a aussi annoncé que Guney avait développé un contact au Consulat iranien à Istanbul avec Muhsin Karger, le Sous-secrétaire aux Affaires politiques du Consulat.

Guney a aussi prétendu être journaliste et a aussi allégué être membre du PKK. Silvyo Ovaydo, le leader de la communauté Turque Juive, a dénonçé Guney comme étant un faux rabbin et a dit qu’il n’était même pas enregistré comme rabbin au « B’nai Yaakov » la synagogue de Toronto. On dit que Guney a par ailleurs travaillé pour des organisations médiatiques Islamistes en Turquie, mais s’est soudainement converti au Judaïsme et est devenu " rabbin instantané" à Toronto.

Au coeur de l’histoire d’Ergenekon se trouve le Mossad et ses tentatives annoncées de transformer la Turquie en un autre Liban, ou en Cisjordanie /Gaza. En un pays détruit par les luttes interne et une guerre constante qui amènerait au pouvoir une dictature militaire de droite. Lors du procès d’un des meurtriers accusé du meurtre du Journaliste arméno-turc Hrant Dink, l’avocat d’un des meurtriers a demandé à un autre accusé, Erhan Tuncel, (comme Guney un ancien informateur occasionnel de la police), s’il avait une petite amie israélienne. Tuncel a refusé de répondre à la question, dénonçant une atteinte à sa vie privée.

Cependant, il était clair que ce que l’avocat voulait faire ressortir était le rapport avec le Mossad du meurtre commis par Dink ; un meurtre qui a été monté en épingle par les nationalistes Turcs anti-arméniens, par les trusts israélien, et lourdement souligné par les médias occidentaux sous influence du Lobby.

Quand 89 suspects ont été cités dans un acte d’accusation de 2 455 pages par la Cour criminelle d’Istanbul en juillet dernier, de nombreux officiers militaires Turcs furent mis à la retraite, et le réseau de néo-conservateur, particulièrement à Washington, qui est leur citadelle principale, avec Jérusalem et Londres, a commencé à tenter de refroidir l’affaire. Le terme "Théorie de la Conspiration" a été mis en avant autour des charges de l’acte d’accusation qui déclarait qu’Ergenekon avait joué un rôle essentiel dans la formation de plusieurs groupes terroristes Turcs pour perturber la politique du pays ; infiltrant y compris le Parti Ouvrier du Kurdistan illégal (PKK), le Hizbollah Turc, le Parti du Front marxiste - léniniste Populaire de Libération (dhkp-c) et le peu connu « Islamic Great East Raiders Front » (ibda-c). La fondation néoconservatrice « Jamestown » à Washington a alors déclaré les liaisons de l’acte d’accusation entre des éléments militaires Turcs et les terroristes radicaux comme une « Théorie de la Conspiration ».

Les organisations comme « Jamestown » n’avaient pas d’autre choix. S’il était prouvé, aussi en Turquie, que divers groupes terroristes comme « Al-Qaeda » les « Deccan Mujaheddin », et d’autres n’existent que grâce à l’aide financière et à l’appui des Américains, des Israéliens et d’autres structures des Services secrets militaires Occidentaux, les groupes comme « Jamestown » perdraient leurs raisons de vivre, c’est-à-dire mener leur propagande et recevoir les financement pour renforcer les terroriste croque-mitaines, les réels "Emmanuel Godsteins," vivants.

On annonce que Guney est le 86ème suspect dans l’acte d’accusation d’Ergenekon. On pense que Guney a révélé des information cruciales détaillée sur l’existence d’Ergenekon pour éviter d’être accusé de ce cas.

L’engagement de l’aile de l’Extrême droite militaire turque et des fonctionnaires du Renseignement et réseaux de crime organisés turcs, avec le Mossad et, probablement, les agents de la C.I.A. agissant de concert avec « Fethullah Gulen » un centres de Madrassa Turco-Islamique charismatique soupçonné d’être financé par la C.I.A. dans des activités parallèle Pan-Turco/Eurasiennes (Style : George Soros) pour servir les buts d’Ergenekon, est semblable au scénario maintenant découvert en Inde où le groupe peu connu appelé « Deccan Mujaheddin » avait été créé comme une opération false-flag par la Droite militaire indienne et les officiers de renseignement, allié avec le Mossad et les agents de C.I.A., pour semer la discorde en Inde et porter le « Bharatiya Janata Party-Shiv Sena Hindu » au Gouvernement.

Gulen possède quelques médias et des intérêts en Turquie et dirige des centres islamiques partout en Asie centrale, et même en Russie.

Dans les sondages, un tiers du public turc pense qu’ « Islamist Nurcu », la secte du leader charismatique Grand Hodja Fethullah Gulen, qui vit en Pennsylvanie, fait partie d’un mouvement qui tente de prendre le contrôle de l’état Turc, et un peu plus d’un tiers pense que Gulen est financé par « des intérêts internationaux ». Après qu’il ait été acquitté en Turquie pour sa tentative de renverser l’état laïc avec son organisation religieuse, Gulen s’est d’abord vu refuser une Carte Permanente de Résident ou "Carte Verte" par les Etats-Unis par la « U.S. Distrrict Court for the Eastern District of Pennsylvania ». Mais une Cour d’appel a accordé une Carte Verte à Gulen. En octobre de cette année, une Cour fédérale d’appel a découvert que les Services de l’immigration américains avaient incorrectement rejeté la demande de Gulen pour une « Carte Verte ». La cour d’appel décidé que Gulen était « un étranger de capacité extraordinaire », une décision qui lui a valu le statut de résident. Les observateurs soupçonnent que la C.I.A. est intervenue auprès de la cour pour la défense de Gulen. L’appui secret de Gulen pour l’ « AKP » peut être une police d’assurances par la C.I.A. pour entretenir un rapport proche avec le la « Tendance islamiste gouvernementale » de l’ « AKP » d’Ankara. L’administration de Bush, après sept ans de tentatives d’expulser Gulen en Turquie, a soudainement laissé tomber son opposition avec son statut de résidence permanent.

Le « Public Prosecutor in the U.S. Citizenship and Immigration Service », (USCIS), qui a plaidé le cas contre le statut de résident permanent de Gulen est persuadé, à travers des documents classifiés, que le mouvement de Gulen a été financièrement soutenu par l’Arabie Saoudite, l’Iran, le gouvernement Turc et la CIA. La déposition a démontré que quelques hommes d’affaires d’Ankara ont faits don jusqu’à 70 % de leur revenus au mouvement de Gulen.

Si les opérations de Gulen sont financées par la C.I.A. cela signifie que « l’Agence » peut être liée avec Ergenekon. Avec les Etats-Unis qui sont liés par un Traité de Défense Mutuel avec le gouvernement officiel de la Turquie cela met la C.I.A. potentiellement en violation de la Loi américaine. Et les connexions d’Israël avec Ergenekon sont en contradiction avec le faitque les Etats-Unis ont le devoir selon le traité de protéger son allié la Turquie d’une agression israélienne secrète ou manifeste.

Version française : blog "Illusions de mouvements"

Article original : Wayne Madsen

20/02/2009

Du World Trade Center à l'usine AZF

Le 21 septembre 2001, 10 jours seulement après la destruction du World Trade Center, l'usine AZF de Toulouse subissait une explosion majeure faisant 30 victimes et entraînant de lourds dégâts matériels.

Cette explosion touchait donc la France qui allait être l'un des rares pays à s'opposer à l'invasion de l'Irak dont l'une des justifications était des liens présumés avec Al-Qaeda, bouc-émissaire des événements du 11 septembre.

Seul des esprits particulièrement paranoïaques pourraient imaginer que l'explosion d'AZF était une nouvelle opération faux-drapeau perpétrée par ceux-là même qui organisèrent les attentats du 11 septembre et les mirent sur le dos de méchants islamistes barbus.

Manifestement ces thèses délètères n'affectent pas qu'une poignée de conspirationnistes irréductibles puisque les salariés d'AZF remettent également en cause la thèse officielle de l'accident. Pour eux, l'explosion n'a pu se produire qu'avec une intervention extérieure.

 

 





De même le docteur Mauzac, directeur de recherche au CNRS spécialisée en chimie dément la thèse officielle de l'accident.


09/01/2009

Israël a créé le Hamas pour diviser la Palestine

Sott.net

Brandon Dean

waronyou.com

Jeudi 8 janvier 2009

hamossad.jpg
L’étoile de David
Les opérations faux drapeau d’Israël n’ont pas de limite.

Ce qui m’a vraiment rendu malade en examinant les photos des manifestations anti-israéliennes qui, ces derniers jours, ont fleuri à travers la planète, c’est l’usage récurrent de drapeaux et de posters du Hamas, comme si le Hamas combattait pour la liberté des Palestiniens. Laissez moi rire…

Pour ceux qui ne sont pas au courant, le Fatah et l’Autorité palestinienne ont gouverné la Palestine jusqu’à l’invasion israélienne, qui ne s’est terminée qu’en 2005, après que la prise de pouvoir du Hamas eut été assurée. Et comme par magie, ce dernier est depuis lors le parti au pouvoir en Palestine !

En outre, tous les combattants du Hamas ont pris la (sage) décision de se terrer et de se camoufler, en anticipation du massacre planifié par Israël . Oh, comme il est heureux (pour eux) que les Israéliens se contentent du meurtre de 1,3 millions de civils (la population de Gaza)…

Le Mossad (l’équivalent israélien de la CIA) a créé le Hamas en 1987, avec ses têtes de file Sheikh Ahmed Ismail Yassin et Abdel Aziz al-Rantissi, car, comme Zeev Sternell, historien à l'université hébraïque de Jérusalem, l’a souligné : « Israël pensait qu'il s'agissait d’un habile stratagème pour monter les islamistes contre L'OLP ».

Voilà un drôle de détail, n’est-ce pas ? Ainsi, le Mossad a lancé le Hamas, avec l’ « intention » première d’en faire une organisation caritative pour le peuple palestinien. Et le Hamas a effectivement œuvré dans l’humanitaire. Petit à petit – évidemment – il s’est transformé en mouvement politique et militaire, conformément à sa véritable finalité. Il s’oppose depuis lors au Fatah et à l’OLP. Diviser pour mieux régner, vieux principe des manuels de stratégie militaire…

Cette thèse vous laisse perplexe ? Bien, que dites-vous d’une photo authentique d’un agent du Mossad qui porte un uniforme du Hamas et qui a oublié d’enlever son étoile de David ?

hamossad.jpg
© Inconnu

L’étoile de David

Et quid de cet événement de juillet 2006, où des combattants du Hamas ayant soi-disant kidnappé un soldat israélien se rendirent dans le centre-ville de Gaza pour y tenir une conférence de presse ?

 

hamossad2.jpg
© Inconnu
Simulacre de conférence de presse ?

Si un enlèvement avait vraiment eu lieu, ces « terroristes » auraient été exécutés, ou au moins arrêtés, sur place. Allons, cette photo a été prise à moins de 15 kilomètres de la frontière israélienne ! Bon sang, la Palestine est truffée d’agents israéliens !!

Les Israéliens ont créé le Hamas pour qu’il s’oppose à l’OLP, et il a parfaitement joué son rôle. D’après les comptes-rendus, à part se cacher, le Hamas n’a pas fait grand chose pour « aider » les Gazaouis face à ces massacres. Ils kidnappent des Israéliens, ou même, ils plastiquent des bars israéliens, tuant prétendument des juifs israéliens. Mais, en réalité, le bar était tenu par un Arabe israélien, et 90% des clients étaient musulmans, pas juifs. 

Il est bon de voir le monde en colère contre Israël à la suite des atrocités flagrantes qu’il a commis au cours des dernières semaines, mais il est temps que le monde prenne également conscience de la réalité des opérations faux drapeau. Il est temps que lumière soit faite sur ces tactiques, qu’il faut connaître. Les Israéliens sont les meilleurs organisateurs d’opérations faux drapeau au monde, comme démontré par l’ « holocauste » absolument fantastique de la Deuxième Guerre mondiale ; et avec un mensonge aussi monumental qui perdure jusqu’à aujourd’hui, est-il si difficile de déceler le mensonge de ce soldat du Hamas, ou l’arnaque des roquettes « Qassam » ? Encore une fois, tout cela me fait bien rigoler…

A lire :

Le Hamas est une création du Mossad par Hassane Zerouky.

Ouvrage à lire :

Devil's Game (Le jeu du diable) par Robert Dreyfuss

 

Commentaire : L’auteur offre des preuves supplémentaires de l’implication du Mossad dans des opérations faux drapeaux. Manifestement, le Mossad se fait parfois passer pour le Hamas ou d’autres mouvements islamiques pour lancer des attaques en leurs noms qui servent ses intérêts politiques. Cela ne veut toutefois pas dire que le Hamas agit sous la direction du Mossad.

Voici un extrait de l’article intitulé : « Si le Hamas n’existait pas ».

La destruction de Gaza n’a rien à voir avec le Hamas. Israël n’acceptera aucune autorité dans les territoires palestiniens qu’il ne puisse in fine contrôler. Tout individu, dirigeant, faction ou mouvement qui n’accède pas aux demandes d’Israël ou qui défend une souveraineté nationale légitime et l’égalité entre toutes les nations de la région ; tout gouvernement ou mouvement populaire qui réclame l’application des conventions internationales et de la Déclaration universelle des droits de l’Homme pour son propre peuple sont inacceptables aux yeux d’Israël. Ceux qui rêvent d’un État unifié doivent se demander ce qu’Israël infligerait à une population de 4 millions de Palestiniens résidant à l’intérieur de ses frontières alors que chaque jour, si ce n’est chaque heure, Israël commet des crimes contre ces populations vivant autour de ses frontières ? Que deviendra alors la raison d’être, la finalité autoproclamée d’Israël, si les territoires palestiniens sont totalement annexés ?

Traduction : Axel D. pour Futur Quantique

06/01/2009

Flashback – Le Hamas est une création du Mossad

Cet article a été écrit par Hassane Zerouky, pour Global Research, le 23 mars 2004

Le Hamas a été autorisé à renforcer sa présence dans les territoires occupés grâce au Mossad, « l'officine des renseignements et des tâches spéciales » d'Israël. Dans le même temps, l'OLP, le mouvement de Yasser Arafat, ainsi que la gauche palestinienne subissaient les formes les plus brutales de répression et d'intimidation. N'oublions pas que c'est Israël qui a en fait créé le Hamas. Selon Zeev Sternell, historien à l'université hébraïque de Jérusalem, « Israël pensait qu'il s'agissait d’un habile stratagème pour monter les islamistes contre L'OLP ».

A son retour du Caire dans les années soixante-dix, Ahmed Yassine, le dirigeant spirituel du mouvement islamiste en Palestine, mit en place une association caritative islamique. Pour le Premier ministre Golda Meir, il s'agissait là d'une opportunité pour contrebalancer la montée du mouvement de Yasser Arafat. Selon l'hebdomadaire israélien 'Koteret Rashit' d'octobre 1987, « les associations, tout comme l'université islamique ont été soutenues et encouragées par les autorités militaires israéliennes » en charge de l'administration de la Cisjordanie et de Gaza. « Elles [les associations islamiques et l'université] furent autorisées à recevoir de l'argent de l'étranger. »

Les islamistes mirent en place des orphelinats et des cliniques, un réseau d'écoles et d'ateliers qui créèrent des emplois pour les femmes et un système d'aide financière pour les pauvres. Ils créèrent l'université islamique à Gaza en 1978. « Les autorités militaires furent convaincues que ces activités affaibliraient l'OLP et les organisations de gauche de Gaza. » Fin 92, on dénombrait six cents mosquées à Gaza. Grâce au Mossad, l'agence de renseignement d'Israël, les islamistes furent autorisés à renforcer leur présence dans les territoires occupés. Dans le même temps, les membres du Fatah et de la gauche Palestinienne furent soumis aux formes les plus brutales de répression.

En 1984, Ahmed Yassin fut arrêté et condamné à 12 ans de prison, après la découverte d’une cache d'armes. Mais un an plus tard, il fut libéré et reprit ses activités. Lorsque l' « intifada » (le soulèvement) commença en octobre 1987, prenant les islamistes par surprise, Sheik Yassin répondit en créant le Hamas (Le Mouvement de résistance islamique). L'article 7 de la charte de cette organisation dit : « Dieu est notre commencement, le Prophète notre modèle, le Coran notre institution »

Au moment où les accords d'Oslo (déclaration de principes sur un gouvernement de transition) furent signés en septembre 1993, Ahmed Yassin était en prison. Le Hamas rejeta catégoriquement ces accords. Mais à cette époque, 70% des Palestiniens avaient condamné les attaques contre les civils israéliens. Yassin fit tout son possible pour saboter les accords d'Oslo. Avant même la mort du Premier ministre Rabin, il bénéficia du soutien du gouvernement israélien qui était lui même peu enthousiaste à l’idée d’appliquer cet accord de paix.

Le Hamas lança alors une série d'attaques soigneusement préparées, contre les civils, le jour précédant la rencontre entre les Palestiniens et les négociateurs israéliens au sujet de la reconnaissance formelle d'Israël par le Conseil national palestinien. Ces événements furent largement instrumentalisés pour la formation d'un gouvernement israélien de droite à l’issue des élections de mai 1996.

Contre toute attente, le Premier ministre Netanyahu ordonna que Sheik Ahmed Yassin soit libéré de prison (« pour cause humanitaire ») où il purgeait une peine à perpétuité. Dans le même temps, Netanyahu et Bill Clinton faisaient pression sur Arafat afin qu'il contrôle le Hamas. En fait, Netanyahu savait parfaitement qu'il pouvait, une fois encore, compter sur les islamistes pour saboter les accords d'Oslo. Pire encore: Après avoir expulsé Yassin en Jordanie, le Premier ministre Netanyahu lui permit de retourner à Gaza, où il fut reçu en héros en 1997.

Arafat se retrouva impuissant face à ces évènements. De plus, à cause de son soutien à Saddam Hussein durant la guerre du Golfe en 1991 (alors même que le Hamas avait bien pris soin de s'abstenir de prendre parti), les Etats du golfe décidèrent de suspendre le financement de l'Autorité palestinienne. Dans le même temps, entre février et avril 1998, Sheik Yassin put obtenir des centaines de millions de dollars au près de ces mêmes Etats. Ces nouvelles sources de financement permirent aux islamistes de poursuivre efficacement leurs diverses activités caritatives. On estime qu’un Palestinien sur trois bénéficie de l'aide du Hamas. Et dans ce domaine, Israël n'a rien fait pour diminuer l'entrée d'argent dans les territoires occupés.

Le Hamas a accru sa puissance grâce à divers actes de sabotage du processus de paix servant les intérêts du gouvernement israélien. De son côté, ce dernier chercha à empêcher l'application des accords d'Oslo de différentes manières. En d'autres mots, le Hamas remplissait les fonctions pour lequel il avait été créé à l'origine : empêcher la création d'un Etat palestinien. Et à ce niveau, le Hamas et Ariel Sharon, sont exactement sur la même longueur d'onde.

Traduction française : Lionel P. pour Futur Quantique

20/10/2008

La high tech israélienne, une des couvertures du Mossad ?

En 2006, Check Point Software Technologies, une entreprise qui est spécialisé dans la protection des systèmes informatiques contre les hackers et le vol de données, a voulu acquérir une société américaine appelée Sourcefire, qui travaille dans le même domaine. Le grand avantage de Sourcefire, c’est que parmi ses clients, on compte le Département américain de la Défense et de l'Agence de Sécurité Nationale (NSA). Toutefois, l'administration américaine, à travers la Commission sur les Investissements Etrangers aux États-Unis, n'a pas approuvé l'acquisition.

La Commission a rendu sa décision en se basant sur un avis du Bureau Fédéral d’Enquête et des agents de sécurité du NSA. Les deux organisations ont peur que Check Point, qui a été fondée par Gil Shwed et d’autres diplômés de l'Unité 8200, l’unité des renseignements de pointe des Forces de Défense Israéliennes ait accès à des informations ultraconfidentielles qui pourraient être transmises aux services de renseignements israéliens.

La crainte et la suspicion concernent actuellement non seulement Check Point, mais aussi d'autres entreprises israéliennes de haute technologie comme Verint, Comverse, NICE Systems et PerSay Voice Biometrics, dont certaines travaillent dans l'extraction de données et participent au développement de logiciels pour les écoutes sur les téléphones, les télécopieurs, le courrier électronique et les communications informatiques.

Les accusations ci-dessus proviennent du journaliste et écrivain James Bamford, dont le nouveau livre, "The Shadow Factory: L'ultrasecrète NSA du 11 Septembre à l’Espionnage de l'Amérique" (Doubleday), est sorti cette semaine aux États-Unis.

Bamford, un ancien producteur de la chaine de télévision ABC, a passé les 30 dernières années à écrire sur la NSA - l'une des plus importantes et moins connues des agences de renseignement aux États-Unis, mais le plus souvent dans l'ombre de la Central Intelligence Agency (CIA).

La NSA est responsable des écoutes sur les téléphones, les télécopieurs et les ordinateurs; de l’interception des communications et des signaux électromagnétiques des radars, des avions, des missiles, des navires et des sous-marins; du décodage des transmissions et du décryptage des codes. Elle a énormément contribué aux services de renseignements américains et à la sécurité nationale.

À cet égard, les États-Unis ressemblent à Israël: Les succès attribués au Mossad doivent souvent être portés au crédit des autres unités des services de renseignements - d'abord et avant tout à l'unité 8200, l'équivalent israélien de la NSA.

Il s’agit du troisième livre de Bamford et il offre un regard sur les labyrinthes de la NSA. En 1982, le Ministère de la Justice avait menacé de le poursuivre en justice pour avoir révélé des secrets de l’agence dans son premier livre, "The Puzzle Palace: Inside the National Security Agency, America's Most Secret Intelligence Organization."

Dans son deuxième livre, ""Body of Secrets: Anatomy of the Ultra-Secret National Security Agency," il a décrit la NSA avec beaucoup d'enthousiasme, ce qui a fait de lui le héros du jour de l’organisation. La NSA a même organisé une fête en son honneur dans son quartier général de Fort Meade, au Maryland. Son nouveau livre, qui est critique à l'égard de la NSA, l’a renvoyé à son point de départ.

La thèse principale de Bamford est qu’avant le 11 Septembre 2001, l'agence a échoué ainsi que d'autres agences de renseignements à comprendre la menace Al-Qaida, même si elle avait intercepté les appels téléphoniques et les e-mails des membres. Cela résulte en partie d'un excès de prudence pour faire respecter les lois et le respect de la vie privée des citoyens.

En avril 2000, le directeur général de l’époque de la NSA, Michael Hayden (actuellement directeur de la CIA), décrivait de façon frappante à une Commission du Congrès comment, si au moment où Osama Ben Laden devait mettre les pieds sur le pont de la Paix aux Chutes du NIagara et entrer aux États-Unis, "mon peuple devait respecter ses droits."

Après les attentats du 11 Septembre contre le World Trade Center et le Pentagone, l'organisation est passée à l'autre extrême. Selon Bamford, depuis le 11 Septembre, la NSA n'a pas eu de scrupules à violer la Constitution et a mis sur écoutes des citoyens américains.

L'un des exemples remarquables dans le livre, qui a été bien couvert par les médias américains, c’est le fait que la NSA a écouté des conversations de journalistes, de militaires et des fonctionnaires affectés en Irak. La NSA peut écouter et intercepter des transmissions à l’extérieur des États-Unis, mais ne peut pas le faire à des citoyens américains sans une ordonnance du tribunal.

Une autre importante affirmation de Bamford, qui concerne également Israël, c’est que la plus grande entreprise de téléphonie et de communications aux États-Unis - en fait, toutes à l'exception de QWEST - ont coopéré avec la NSA, en lui permettant d'écouter leurs lignes et leurs fibres optiques.

Les entreprises israéliennes mentionnées ci-dessus et d'autres sont d’importants fournisseurs de logiciels et de technologies non seulement pour les entreprises de téléphonie américaines, mais pour la NSA elle-même. Bamford affirme que 80% de l’ensemble des transmissions téléphoniques américaines sont effectuées au moyen de la technologie, du savoir-faire et de l’accessibilité des entreprises israéliennes. Ainsi, estime Bamford, les services de renseignements américains sont eux-mêmes exposés au risque que les entreprises israéliennes aient accès à la plupart de ses secrets et de ses informations numériques sensibles.

Bamford ne fournit pas de soutien à cette thèse, il fait seulement état d'une relation circonstancielle. Les entreprises israéliennes ont été largement établies par des diplômés de 8200, et, par conséquent, il dit qu'elles sont reliées par leur cordon ombilical aux renseignements israéliens, et que leurs PDG et conseils d'administration sont composés de hauts responsables du Shin Bet comme Arik Nir ou de l'ancien chef du Mossad Ephraim Halevy (Nir est le PDG d’Athlone Global Security, une société d’investissements qui a investi, entre autres, dans PerSay Voice Biometrics, et Ephraim Halevy est un membre du Conseil d’administration d'Athlone).

Pour le moins que l’on puisse, Bamford n’est pas éperdument amoureux d’Israël. Dans ses articles, il publie des affirmations d’officiers de la Marine américaine qui croient qu’Israël a attaqué avec préméditation le navire espion américain Liberty au cours de guerre des Six Jours de 1967.

Il soutient que l’attaque du 11 Septembre ne vient pas d’une haine de l’Amérique de l’Islam radical mais plutôt de sa colère contre le soutien à Israël des États-Unis. Il appelle les 19 terroristes du 11 Septembre des "soldats" et les décrit avec beaucoup de sympathie : les David qui ont "seulement" démoli quatre avions du Goliath américain.

Dans ce contexte, et apparemment en raison de sa profonde hostilité, Bamford affirme que, compte tenu du passé problématique d'Israël, qui n'a pas hésité à espionner les Etats-Unis sur le sol américain, les entreprises israéliennes ne doivent pas recevoir les clés des secrets du royaume de l'Amérique.

Son attitude envers Israël semble le pousser au bord des limites psychologiques, puisque son livre mentionne à peine l'étroite coopération entre les services de renseignements des deux pays, principalement dans la guerre contre le terrorisme jihadiste international ou dans la surveillance de l'Iran.

Source : Yossi Melman / Haaretz

Traduction : ISM France

23/09/2008

Présentation vidéo d'11 septembre, l'ultime vérité

 

09/03/2008

Le PC accusant le nucléaire militaire iranien provenait d'Israël

Nucléaire Iranien et Faux Documents : ils ont été fournis par le groupe terroriste du MEK qui les a fort probablement obtenus du Mossad
L'administration de G.W.Bush a depuis longtemps mis en avant les « documents du PC portable « - des documents techniques de 1000 pages supposés venir d'un PC portable iranien volé – comme preuve solide des intentions iraniennes de fabriquer une arme nucléaire. Actuellement, les accusations basées essentiellement sur ces documents restent les seuls obstacles à la déclaration par l'AIEA que l'Iran a résolu toutes les questions en suspend concernant son programme nucléaire.

Mais ces documents ont depuis longtemps été considérés par des experts US et étrangers avec beaucoup de suspicion. Des responsables allemands ont identifié la source des documents du PC en novembre 2004 comme étant le MEK (Mujahideen e Khalq, qui en même temps que sa branche armée le NCRI (National Council of Resistance in Iran) est sur la liste terroriste du Département d'Etat US.

De plus, il existe certaines indications que le MEK a obtenu ces documents non pas de sources iraniennes mais du Mossad israélien.

Dans son dernier rapport sur l'Iran, mis en circulation le 22 février, l'AIEA, subissant une forte pression de l'administration Bush, a inclus des descriptifs de plans pour une centrale pour produire du « green salt », spécifications techniques pour tester des explosifs de forte puissance, et l'esquisse d'un porte missile de ré entrée qui semble capable de transporter une charge nucléaire. On a demandé à l'Iran de produire des explications complètes sur ces activités supposées.

Téhéran a dénoncé ces documents sur lesquels reposent ses accusations comme des faux fournis par le MEK, et a demandé des copies des documents pour les analyser, mais les US ont refusé de les fournir.

L'affirmation iranienne est soutenue par des déclarations de responsables allemands. Quelques jours après que le secrétaire d'état Colin Powell ait annoncé l'existence de ces documents de PC portable, Karsten Voight, le coordinateur des relations germano américaines au ministère des affaires étrangères allemand, a dit, et cela a été rapporté par le Wall Street Journal du 22 novembre 2004, que l'information avait été fournie par « un groupe dissident iranien ».

Un responsable allemand connaissant bien la question a confirmé à l'auteur de cet article que le NCRI était à l'origine des documents du PC portable. « Je peux vous assurer que ces documents venaient de l'organisation de résistance iranienne, » a-t-il dit.

Les Allemands ont été très impliqués dans la collecte de renseignements et d'analyse concernant le programme nucléaire iranien. Selon un article publié dans le Washington Post du reporter Dafna Linzer, après que Colin Powell ait fait mention pour la première fois en public des documents du PC portable fin 2004, des responsables US ont dit qu'il avait été volé d'un iranien que les renseignements allemands avaient essayé de recruter, et avait été donnés à des responsables de renseignements d'un pays non cité en Turquie.

Le compte rendu allemand des origines des documents du PC portable contredit l'insistance des responsables des renseignements US auprès des journalistes William J. Broad et David Sanger en novembre 2005, a affirmer que ces documents ne venaient pas de groupes de résistance iraniens.

Malgré le fait qu'il était porté sur la liste des groupes terroristes, le MEK était le favori des néo conservateurs au Pentagone, qui proposait en 2003-2004 de l'utiliser pour déstabiliser l'Iran. On sait que les Etats-Unis ont utilisé pendant des années des renseignements fournis par le MEK sur des questions concernant l'armée iranienne. Ce groupe a été considéré comme une source crédible de renseignements sur le programme nucléaire iranien après 2002, principalement parce qu'il avait identifier la centrale de Natanz comme un site nucléaire.

La source allemande a dit qu'il ne savait pas si les documents étaient authentiques ou pas. Cependant, des analystes de la CIA et des responsables européens et de l'AIEA, qui ont eu accès officiellement aux documents du PC portable en 2005, étaient très sceptiques quant à leur authenticité.

Un article de Julian Borger du Guardian de fin février citait un responsable de l'AIEA disant qu' « il y a un doute sur la provenance de l'ordinateur. »

Un diplomate européen de haut rang haut qui a examiné les documents a été cité dans le New York Times de novembre 2005 disant « je peux fabriquer ces données. Cela semble magnifique, mais le doute pèse sur elles. »

Scott Ritter, l'ancien officier des renseignements US qui a aussi été chef inspecteur en Irak pour l'ONU de 1991 à 1998 a fait remarqué dans une interview que la CIA a la capacité de tester et d'identifier les documents du PC portable par le biais de tests d'expertise qui révéleraient quand les différentes versions des différents documents ont été créées.

Le fait que l'Agence n'ait pu éliminer la possibilité d'une falsification, indique, selon Ritter, qu'elle avait choisi, soit de ne pas mener ses tests, ou que les tests avaient révélé la fraude.

Bien qu'ayant eu à son crédit le coup pour les renseignements sur Natanz en 2002, l'efficacité générale des renseignements du ME concernant le programme nucléaire iranien reste très médiocre. La CIA continue de fournir à l'AIEA des renseignements venant du groupe iranien sur des soit disant activités liées à des armes nucléaires depuis ces cinq dernières années, sans en identifier la source.

Mais ces renseignements se sont avérés être non crédibles. Un haut responsable de l'AIEA a dit au Los Angeles Times en février 2007, que depuis 2002 « pratiquement tous les renseignements qui nous sont parvenus se sont révélées faux. »

L'ancien sous directeur des renseignements au Département d'Etat pour le Moyen Orient et l'Asie du Sud, Wayne White, doute que le MEK puisse actuellement avoir les contacts nécessaires au sein de la bureaucratie et de la communauté scientifique iraniennes pour fournir des renseignements tels que ceux fournis sur Natanz ou les documents du PC portable. « Cela m'est très difficile de croire que les supporters du MEK n'ont pas été chassés de la bureaucratie iranienne » dit White. « Je pense qu'ils n'ont pas de sources clés au sein du gouvernement iranien. »

Dans son article de février 2006 sur les documents du PC portable, la journaliste du Post Linzer a dit que les analystes de la CIA ont d'abord spéculé qu'un « autre pays, tel qu'Israël, avait fabriqué la preuve » Ils ont ensuite « écarté cette théorie », écrivait-elle, sans expliquer pourquoi.

Depuis 2002, de nouvelles informations ont fait surface indiquant que le MEK n'a pas obtenu lui même les données sur Natanz mais les a reçu de l'Agence de renseignement israélienne le Mossad. Yossi Melman et Meier Javadanfar, qui sont co auteurs d'un livre sur le programme nucléaire iranien publié l'année dernière écrivent que « des officiers israéliens des renseignements très haut placés « leur avaient dit fin 2006 que les renseignements israéliens avaient eu connaissance de Natanz un an avant la conférence de presse du groupe iranien. Ils ont expliqué qu'ils avaient choisi de ne pas faire de révélation publique « pour protéger la sécurité des sources qui ont fourni les informations ».

Shahriar Ahy, un conseiller de l'héritier de la monarchie Reza Pahlavi a dit à la journaliste Connie Bruck que les informations détaillées sur Natanz n'étaient pas venues du MEK mais « d'un gouvernement ami et cela n'était pas parvenu seulement aux mujahideens mais à d'autres groupes d'opposition ».

Bruck a écrit dans le New Yorker le 16 mars 2006 que quand on lui a demandé si le « gouvernement ami » c'était Israël, Ahy a souri et a dit « le gouvernement ami ne voulait pas en être la source publiquement. Si le gouvernement ami le donne publiquement aux US, alors cela sera reçu différemment. C'est mieux que cela vienne d'un groupe d'opposition. »

Israël a maintenu des relations avec le MEK depuis la fin des années 90, selon Bruck, dont une assistance apportée à l'organisation, dans les transmissions radio/TV du NRCI de Paris vers l'Iran. Un diplomate israélien a confirmé qu'Israël a trouvé le MEK « utile » a rapporté Bruck, mais le responsable a refusé d'en dire plus.

Gareth Porter -  Source et Copyright Inter Press Service

Traduction Mireille Delamarre pour planetenonviolence 04 Mars 2008

Gareth Porter est historien. Son dernier livre « Penis of Dominance : Imbalance of Power and The road to War in Vietnam (University of Califormia Press).


15/02/2008

Quand le Mossad organise des attentats contre les Juifs

Attentats de Buenos Aires - MANIPULATION DU TERRORISME ANTISÉMITE PAR LE MOSSAD


    On avait accusé le Hezbollah d'avoir fait les attentats antisémite de Buenos Aires en 1992 et 1994 ; mais, en fait, c'était le Mossad qui les avait commis pour pousser la communauté juive de ce pays à cesser d'être antisioniste. 
 

Washington veut réécrire les attentats de Buenos-Aires

    Les États-Unis voudraient utiliser le souvenir des attentats de Buenos Aires de 1992 et 1994 pour étoffer leur dossier contre les musulmans chiites. La plupart des encyclopédies continuent en effet à attribuer ces massacres au Hezbollah ou à l’Iran. Mais ces accusations ont fait long feu, la Justice argentine s’est orientée entre temps vers une piste israélienne. Du coup, Washington fait pression pour geler une enquête qui devient gênante.

    Pour étoffer ses accusations contre le « croissant chiite » (Iran, Syrie, Hezbollah libanais), Washington a décidé de verser au dossier les attentats commis à Buenos Aires au début des années 90. Il est en effet communément admis dans les pays atlantistes qu’ils furent l’œuvre de terroristes musulmans.

    Or, cette version des faits a été entre temps démentie par la Cour suprême argentine qui s’est, au contraire, orientée vers une piste israélienne. Une opération a donc été montée par les néo-conservateurs pour renverser le cours des choses. À la suite d’une réunion qui s’est tenue à Washington en mai 2006 et à laquelle ont participé deux hauts magistrats de Buenos Aires, de fortes pressions ont été exercées à la fois sur le gouvernement et sur la justice argentine. En réplique, un groupe de citoyens argentins conduit par le docteur Oscar Abdura Bini  [1] vient de porter plainte devant le Tribunal de Grande Instance de Buenos Aires nommément contre l’American Jewish Committee [2] et les procureurs Nissman et Martinez Burgos pour entrave à la Justice.

    Pour comprendre les enjeux de cette polémique, souvenons-nous de ces attentats.

    Le 17 mars 1992 une violente explosion détruisait l’ambassade d’Israël à Buenos Aires et endommageait gravement une église catholique et une école adjacentes. 29 personnes furent tuées et 242 autres furent blessées.

    Dans un premier temps, l’enquête s’orienta sur la piste islamique. L’attentat aurait été commis par un kamikaze palestinien utilisant une camionnette bourrée d’explosifs. Il aurait appartenu au Jihad islamique et aurait voulu venger l’assassinat par Israël du leader du Hezbollah libanais cheikh Abbas al-Musawi et de sa famille. L’opération aurait été préparée par un groupe de Pakistanais et coordonnée par Moshen Rabbani, l’attaché culturel de l’ambassade d’Iran. Ce dernier fut d’ailleurs interpellé, quelques années plus tard, en Allemagne avant d’être relâché faute de preuves.

    Le 18 juillet 1994, une seconde explosion dévastait l’immeuble de l’Association mutelle israélite argentine (AMIA) faisant 85 morts et plus de 300 blessés.

    L’enquête initiale s’orienta également sur la piste islamique. L’attentat aurait été commis par un kamikaze de 29 ans, Ibrahim Hussein Berro, conduisant un véhicule piégé. Quelques années plus tard, un mandat d’arrêt fut lancé contre Imad Mugniyah, un membre du Hezbollah libanais ; puis, l’ancien ambassadeur d’Iran en Argentine, Hade Soleimanpour, fut interpellé au Royaume-Uni et relâché faute de preuves.

    Tous ces éléments, qui paraissent être des conclusions définitives, sont reproduits depuis des années dans toutes sortes d’encyclopédies. Pourtant, aucun jugement n’est venu les confirmer. Pis, les enquêteurs ont progressivement déconstruit des versions qu’Israéliens et Américains leur avaient glissées à l’oreille pour en arriver à une hypothèse radicalement contraire : les deux attentats auraient été commis par des agents israéliens pour casser l’antisionisme de la communauté juive argentine. Les valses-hésitations des enquêteurs doivent être replacées dans le contexte politique mouvementé de leur pays, où les gouvernements et les insurrections se sont rapidement succédés. À ce jour, aucun jugement définitif n’ayant été rendu dans aucune des deux affaires, chacun peut donc tirer les conclusions qui l’arrangent en se référant à des actes contradictoires de procédure.

    Quoi qu’il en soit, le moins que l’on puisse dire est que la piste du terrorisme musulman ne tient plus la route et que les néo-conservateurs font tout ce qu’ils peuvent non pas pour débloquer les enquêtes, mais pour les enterrer définitivement.

    Le juge d’instruction Alfredo Horacio Bisordi a témoigné sous serment à huis clos, le 5 mars 2002, à propos du premier attentat, devant une commission d’enquête parlementaire. Le Réseau Voltaire a pu se procurer le script de cette audition.

    Selon le juge Bisordi, le commissaire Meni Battaglia dirigea l’enquête sur l’attentat contre l’ambassade. Il était secondé, à titre non-officiel, par un béret vert de l’ambassade des États-Unis (non identifié) et par le chef de la sécurité de l’ambassade d’Israël, Ronie Gornie, tous deux disposant prétendument d’une longue expérience de ce type d’attentat au Proche-Orient. Sur les conseils de ces « experts », le commissaire adopta immédiatement l’hypothèse de la voiture piégée et consigna avoir retrouvé des morceaux épars du moteur d’une camionnette Ford 100.

    Il ne fut pas possible d’établir la liste exacte des victimes, car il s’avéra que la liste des diplomates israéliens accrédités ne correspondait pas à la réalité du personnel de l’ambassade, sans que cette différence puisse être expliquée. Le commissaire Battaglia s’opposa au juge Bisordi, qui souhaitait faire autopsier les victimes, au motif que cela n’apporterait pas d’éléments nouveaux. Le juge insistant, le Grand rabbin d’Argentine s’y opposa à son tour au motif que, dans le cas des victimes juives, il s’agirait d’une profanation. Il ne fut en définitive procédé à aucune autopsie.

    Le magistrat s’interrogeait sur deux points : pourquoi avoir attendu que l’ambassade soit vide pour l’attaquer alors que, quelques heures plus tôt, on y recevait en grande pompe une centaine de personnalités juives ? Et pourquoi recourir à un kamikaze alors que cela n’était pas nécessaire pour jeter la camionnette sur l’ambassade ?

    Manifestant de plus en plus de scepticisme sur la version que l’on essayait de lui imposer, il reçut la visite du directeur adjoint des services secrets (SIDE), le docteur Gerardo Conte Grand. Chargé de lui faire entendre raison.

    De plus en plus soupçonneux, le magistrat fit irruption à l’improviste au commissariat lors de l’interrogatoire d’un témoin-clé : un chauffeur de taxi qui attestait avoir raccompagné un groupe de musulmans à l’aéroport juste avant l’attentat. Ceux-ci lui auraient dit qu’il fallait quitter rapidement le quartier avant qu’il ne se transforme en enfer. Le juge Bisordi interrogea lui-même le témoin qui croyait avoir à faire à une personne aussi complaisante que les policiers. Le chauffeur de taxi refusa de décliner son identité et se présenta comme « l’homme d’Israël ». Il revendiqua être colonel de Tsahal et avoir combattu durant la Guerre des Six jours.

    Les éléments relatifs à la seconde enquête sont tout aussi édifiants avec notamment un vrai-faux policier israélien qui se promène comme chez lui dans les commissariats et les prisons argentines, et procède à des interrogatoires hors procédure et à des pressions sur les témoins. Prié de s’expliquer devant la justice argentine, l’homme a disparu. Le gouvernement israélien, après avoir nié son existence, a finalement reconnu l’employer, mais s’est opposé à son audition.

    La Cour suprême s’est réunie à huis clos pour examiner diverses pièces de procédures. Elle a validé des investigations scientifiques établissant de manière formelle que, contrairement à ce qui avait été admis au départ, il n’y avait pas de véhicules piégés conduits par des kamikazes, mais que les explosifs avaient été installés dans les bâtiments, aussi bien à l’ambassade qu’à l’AMIA.

    Tout ce qui a été dit sur l’origine des véhicules et leurs conducteurs est donc invalidé.

    Au lendemain de cette audience, le porte-parole de l’ambassade d’Israël à Buenos Aires a déploré ces conclusions et accusé les juges de la Cour suprême d’antisémitisme.

    Il faudra certainement encore beaucoup d’indépendance et de persévérance à la justice argentine pour élucider complétement ces affaires. Au demeurant, ceci suscite quelques commentaires.

    Il est étrange qu’il faille une dizaine d’années pour se rendre compte qu’un attentat a été réalisé en plaçant un explosif dans un bâtiment et non avec un véhicule kamikaze. J’observe au passage que dans l’enquête actuelle sur l’assassinat du Premier ministre libanaisRafic Hariri , la thèse de la camionnette piégée qui était considérée comme certaine par l’envoyé spécial de l’ONU Detlev Mehlis, n’est plus qu’une hypothèse de travail pour son successeur.

    En quatorze ans, de nombreux experts occidentaux ont rédigé des ouvrages sur le terrorisme en raisonnant sur une interprétation erronée des attentats de Buenos Aires. Ils ignorent ou feignent d’ignorer les progrès de l’enquête argentine, ce qui est soit un signe d’incompétence, soit de mauvaise foi. Ils s’accrochent aux conclusions de leurs raisonnements alors que les prémisses en sont fausses.

    Il est pénible de constater que les enquêtes judicaires sur les grands attentats terroristes imputés aux musulmans sont inachevées, qu’il s’agisse de Buenos Aires, de New York, de Bali, de Casablanca, de Madrid ou de Londres. D’autant que cela n’empêche guère les gouvernements néo-conservateurs et leurs « experts » d’en tirer des conclusions générales.

    Les États-Unis ont l’habitude de modifier rétrospectivement l’attribution d’attentats dont ils furent victimes, de manière à accuser leur adversaire réel ou fabriqué du moment. Ils envisagent maintenant de réécrire l’Histoire jusque chez les autres.

    Enfin, il convient de se montrer vigilant face aux va-t-en-guerre qui évoquent mensongèrement les attentats de Buenos Aires pour qualifier tel parti ou tel gouvernement de « terroristes » et appeler à son éradication.

Thierry Meyssan
Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire.
http://www.voltairenet.org

NOTES :

[1] Le docteur Oscar Abdura Bini est bien connu du public argentin. Il avait été sollicité par le président Carlos Menem pour empoisonner son épouse, dont il était le psychiatre attitré, en lui prescrivant des doses excessives de médicaments. Il avait alors protégé sa patiente contre les sbires présidentiels.

[2] Créée au lendemain de la Révolution russe, l’American Jewish Committee était initialement une association anti-communiste. Elle est devenue aujourd’hui néo-conservatrice. Il s’agit avant tout d’une organisation politique interne à la communauté juive américaine et non pas d’une organisation communautaire.

 

Note de P&P : Les attentats sanguinaires de Buenos Aires nous montrent que le Mossad est prêt à assassiner des centaines de Juifs pour arriver à ses propres fins, soit dans ce cas-ci anihilier le sentiment antisioniste de la communauté juive argentine.

Ces événéments nous montrent aussi que les Argentins juifs étaient bien inspirés d'entretenir de la méfiance à l'encontre des sionistes puisque ceux-ci n'hésitèrent pas à commettre deux attentats meurtriers contre la population juive.

Finalement les attentats de Buenos Aires illustrent, malgré ce que veulent nous faire croire les médias de masse, combien judaïsme et sionisme sont diamétralement opposés.

D'un côté le judaïsme est une religion, comme le christianisme, l'indouisme ou l'islam, religion qui rassemble des pratiquants dans leur quête de Dieu.

A l'opposé se trouve le sionisme qui n'est rien d'autre qu'une idéologie politique nationaliste avec toutes les notions de frontières, d'altérité, de possession, de xénophobie, de  haine et  de violence que cela implique.

Ce n'est pas un hasard si les critiques les plus pertinentes à l'égard du sionisme proviennent de Juifs éminents.  

04/01/2008

Benazir Bhutto – un avertissement pour nous tous

Note de P&P : Après Jean Jaurès, John Fitzerald Kennedy, Robert Fitzerald Kennedy, Martin Luther King, Che Guevara Yitzhak Rabin, Anouar el-Sadate, Indira Gandhi, Rajiv Gandhi, Benazir Bhutto vient rejoindre le panthéon des grands personnages politiques qui tentèrent de défendre l'intérêt du peuple face à la pathocratie, l'exploitation, le mensonge, les guerres et les souffrances.

Lorsque les pathocrates ne peuvent pas diffamer ou corrompre ou manipuler, alors leur absence de conscience les amène à ce qui sert au mieux leur intérêt personnel : l'assassinat.

Benazir Bhutto ne cadraient pas avec les plans retenus pour le Pakistan, à savoir le développement d'un état à la botte des Etats-Unis (afin de piller aisément ses ressources en échange de quelques os jetés à ses dirigeants corrompus) ou bien le basculement du pays dans l'extrêmisme religieux(afin d'alimenter le mythe du choc des civilisations et de justifier la course aux armements, à la sécurité et à la guerre.

Benazir Bhutto n'était rien de cela, elle souhaitait seulement soutenir la croissance d'une nation laïque défendant avant tout son peuple. Pour cette faute-là, le jeudi 27 décembre 2007, Benazir Bhutto a été lâchement assassinée. Paix à son âme.

 

 

Joe Quinn pour sott.net, traduction Henri R. pour Futur Quantique

Benazir Bhutto – Assassinée par les pathocrates

L’ancien Premier ministre du Pakistan Benazir Bhutto a été assassinée jeudi 27 décembre 2007 à Rawalpindi, une ville près de la capitale du Pakistan, Islamabad. Ayant survécu à une tentative d’assassinat en octobre, aujourd’hui sous le couvert d’un « attentat suicide », Mlle Bhutto à été tuée à bout portant dans le cou et à la tête.

Fortuitement (ou non) il y a presque 29 ans son père, Zulfikar Bhutto, également ancien Premier ministre du Pakistan, fut pendu dans la même ville par le dictateur d’alors, le général Zia Ul-Haq. En 2003, le prétendu cerveau du 11 septembre, Khalid Shaikh Mohammed fut arrêté à Rawalpindi. Les preuves de l’implication de Khalid venaient largement des enregistrements des tortures de la CIA maintenant détruits. Le monde est petit. Cela ne devrait donc pas être une surprise que, bien que séparées par des décennies, les morts prématurées de Mlle Bhutto et de son père soient inextricablement liées, dans le contexte de la guerre contre le terrorisme menée par les Américains. Il suffit de dire que les empreintes des Pathocrates sont partout.

L'empire arrogant

Pour comprendre pleinement les forces qui ont modelé notre monde moderne et l’ont amené au bord du précipice socio-politique sur lequel il se trouve assis maintenant, nous ne pouvons parler de « l’Amérique » ou même du « gouvernement étasunien » en termes d’une seule nation isolée et de groupe de leaders politiques. L’Amérique d’aujourd’hui est un empire bien établi depuis longtemps dont les sièges du pouvoir s’étendent bien au-delà de Washington D.C. Avec des bases militaires dans au moins 121 des 187 des pays du monde et une empreinte économique qui est de portée mondiale, « l’Amérique » d’aujourd’hui est un phénomène mondial plutôt qu’une simple nation occidentale.

 

Zulfikar Bhutto

Comme des dizaines de cas similaires dans le monde entier au cours des 100 dernières années, l’éviction de 1977, et l’assassinat 18 mois plus tard, de Zulfikar Bhutto démocratiquement élu, n’auraient pas pu se produire sans le soutien du gouvernement étasunien et de la CIA de l’époque. Ramsey Clark, ancien attorney général étasunien et critique ouvert de la politique étrangère des États-Unis, s’était directement impliqué en essayant de commuer la condamnation de Zulfikar Bhutto, bien qu’il fût empêché à la dernière minute de le représenter au procès par le général Zia. Clark a pointé directement l’implication de la CIA :

« les similarités dans la mise en scène des émeutes au Chili (où la CIA a aidé au renversement du président Salvador Allende en 1973) et au Pakistan [en 1977] sont bien trop semblables. »

Géostratégie

Jusqu’en 1989 et la « chute » de la Russie soviétique, le Pakistan se trouvait à la frontière sud de la Russie et représentait le seul accès de la Russie aux mers chaudes du Golfe Persique. D’un point de vue stratégique et dans le contexte de la « guerre froide », il était tout à fait logique pour un empire d’essayer d’étendre son influence mondiale et en même temps donner un coup économique significatif aux Russes. Le Pakistan et son voisin l’Afghanistan étaient tous les deux fermement dans les visées de l’empire.

Le problème de l’empire avec Zulfikar Bhutto était idéologique. Comme tous les véritables leaders politiques humains, il n’était pas enclin à permettre au peuple pakistanais de devenir de la chair à canon pour l’avance implacable de l’empire étasunien. Dans un discours en octobre 1966, Bhutto proclama : « L’Islam est notre foi, la démocratie notre politique, le socialisme notre économie. Tout le pouvoir au peuple. »

En termes des desseins de l’empire envers l’Asie du Sud, (qui comprenait le but à long terme d’établir une future fausse « dispute des civilisations » entre l’Islam et l’ « Occident chrétien »), Bhutto ne pouvait pas être autorisé à établir un Pakistan socialiste, largement laïc, et devait simplement disparaître. En effet, au cours des 60 dernières années, aucune pitié n’avait été accordée à tout chef d’une nation musulmane qui n’était pas par nature d’inclination fasciste, ou bien préparé à se soumettre à l’empire.

Islamisation

Le général Zia reçut alors le soutien et les assurances nécessaires par les représentants de l’empire étasunien dans le but de se sentir confiant pour forcer Bhutto hors de son poste et plus tard de le pendre sur de fausses accusations de corruption. Il établit ensuite la stricte loi islamique et un code pénal cruel. Zia changea la condamnation pour dommage contre la propriété d’une amende ou un emprisonnement (ou les deux) en une amputation de la main droite du délinquant. Pour le vol, le prix était la main droite et le pied gauche. Pour l’adultère, la nouvelle condamnation était la flagellation (100 coups) à la fois pour les hommes et les femmes non mariés, et s’ils étaient mariés, l’accusé était lapidé à mort. Zia promouvait également les officiers militaires sur la base de la dévotion religieuse. Le Coran et autres textes religieux devinrent des textes obligatoires dans l’entraînement militaire et selon la journaliste Kathy Gannon, « l’idéologie radicale islamiste commença à s’infiltrer dans l’armée et l’influence des groupes les plus extrêmes se faufila dans l’armée. » La BBC a confirmé que la politique auto-déclarée « d’islamisation » de Zia créa une « culture du Jihad » à l’intérieur du Pakistan qui continue jusqu’à présent. Et tout ça estampillé par la « plus grande démocratie sur Terre. »

 

Général Zia

Le général Zia créa aussi des dizaines de milliers de madrasas, ou pensionnats religieux, exactement les mêmes madrasas auxquelles se référait Donald Rumsfeld quand il disait :

« Est-ce que nous capturons, tuons ou décourageons et dissuadons plus de terroristes chaque jour que ne recrutent, entraînent et déploient contre nous les madrasas et les ecclésiastiques radicaux ? »

Peu après, (1979-80) de grandes quantités de dollars américains commencèrent à affluer dans les coffres du bon général, et Zia avait visiblement bien conscience de sa position de commandement. Quel prix paierait l’empire pour sa nation positionnée de manière géostratégique ? Quand le président Carter lui offrit une « aide » de 400 millions de dollars, Zia ricana et dit «des cacahuètes[1] ». (Carter avait été un producteur de cacahuètes).

Renversement de la démocratie

En final, l’empire déversa des milliards de dollars à Zia, à la condition qu’il en utilise l’essentiel pour fonder une horde de seigneurs de la guerre féodaux connus comme les Taliban à la frontière de l’Afghanistan. L’Afghanistan, voyez-vous, avait pris récemment un virage vers le pire de la même manière que le Pakistan l’avait fait sous Bhutto. En 1973, le Dr Mohammad Daoud avait déclaré une nouvelle République d’Afghanistan, renversant le gouvernement royaliste de Mohammed Zaher Shah dans un coup d’état sans effusion de sang. Daoud était un extrême conservateur et régnait en dictateur absolu. En réponse à la politique oppressive du nouveau régime, le Parti Démocratique du Peuple d’Afghanistan, PDPA, fut formé, mais en 1978, Daoud ordonna l’arrestation de presque tous les dirigeants du PDPA.

Les foules progressistes de Kaboul virent les arrestations comme une tentative d’annihiler le PDPA, comme la junte militaire l’avait fait contre les partis des travailleurs au Chili en 1973 (avec le soutien des États-Unis). Un soulèvement des gradés inférieurs de l’armée libéra le chef du parti populaire, Nur Mohammad Taraki. En une journée, Daoud fut renversé et un gouvernement révolutionnaire proclamé, dirigé par Taraki.

Selon le propre recueil de la CIA en Afghanistan :

Avant la révolution, 5 % des propriétaires terriens de l’Afghanistan détenaient plus de 45% des terres arables. Un tiers des ruraux étaient des travailleurs sans terre, des agriculteurs ou des fermiers.

Les dettes envers les propriétaires et les prêteurs « étaient une caractéristique régulière de la vie rurale ». Un fermier endetté donnait la moitié de sa récolte chaque année au prêteur.

« Quand le PDPA prit le pouvoir, il s’activa à enlever les inégalités de propriété des terres et l’usure. » Le décret n°6 de la révolution annulait les dettes des emprunts des travailleurs agraires, des fermiers et petits propriétaires.

Le régime révolutionnaire mit sur pied des programmes d’alphabétisation étendus, surtout pour les femmes. Il imprima des manuels dans plusieurs langues – Dari, Pashto, Ouzbek, Turc et Baloutchi. « Le gouvernement forma encore plus de professeurs, construisit des écoles et des maternelles, et institua des garderies pour les orphelins », raconte l’histoire du pays.

Avant la révolution, l’analphabétisme des femmes avait été de 96,3% en Afghanistan. L’analphabétisme des deux sexes était de 90,5%.

En 1985, il y avait eu une augmentation de 80% du nombre de lits dans les hôpitaux. Le gouvernement avait initié des unités médicales mobiles et des brigades de femmes et de jeunes gens pour aller dans les campagnes sous-développées et fournir des services médicaux aux paysans pour la première fois.

Les tous premiers décrets du régime révolutionnaire furent de prohiber la dot et de donner aux femmes la liberté de choix dans le mariage. « Historiquement, les rôles sexuels et le statut des femmes avaient été liés aux relations de propriété. Les femmes et les enfants tendaient à être assimilés au concept de la propriété et à appartenir à un homme. »

Avant la révolution, une jeune mariée qui ne montrait pas de signes de virginité la nuit de noces pouvait être tuée par son père et/ou ses frères.

Après la révolution, les jeunes femmes dans les villes, où l’autorité du nouveau gouvernement était forte, pouvaient ôter le voile, sortir librement en public, aller à l’école et obtenir un travail. Elles étaient regroupées dans l’Organisation Démocratique des Femmes de l’Afghanistan, fondée en 1965 par le Dr Anahita Ratebzada.

La révolution et l’establishment du gouvernement social sous Taraki défiaient l’ancien ordre islamique fondamentaliste. L’Afghanistan était transformé lentement en un pays progressif et libertaire avec un gouvernement quelque peu laïc donnant des droits égaux pour tous.

Donc, comme je l’ai dit, l’Afghanistan avait pris un ‘tournant vers le pire’ du point de vue de l’empire, et était maintenant dirigé par un gouvernement socialiste, laïc (lire ‘communiste’). Quelque chose devait être fait. Ainsi, la CIA commença à mettre sur pied une armée de mercenaires, recrutant des seigneurs de la guerre féodaux et leurs servants pour une « guerre sainte » contre les « communistes » qui avaient libéré « leurs » femmes et leurs « paysans ».

Appâtage des "communistes"

Mais l’empire a toujours eu envie de maximiser ses gains, et en rectifiant ‘l’aberration’ politique croissante en Afghanistan, il y avait une chance d’enfoncer les Communistes.

Zbigniew Brzezinski était le conseiller à la Sécurité nationale étasunienne du président Jimmy Carter de 1977 à 1981. Dans une interview au « Nouvel Observateur », 15-21 janvier 1998, p.76, il nous dit :

Brzezinski : Selon la version officielle de l’histoire, l’aide de la CIA aux Moudjahidins commença en 1980, c’est-à-dire, après l’invasion soviétique de l’Afghanistan, le 24 décembre 1979. Mais la réalité, gardée secrète jusqu’à maintenant, est complètement différente : En effet, ce fut le 3 juillet 1979 que le président Carter signa la première directive pour un aide secrète aux opposants du régime pro-soviétique de Kaboul. Et ce même jour, j’ai écrit une note au président dans laquelle je lui expliquais qu’à mon avis, cette aide allait induire une intervention militaire soviétique.

Le « régime pro-soviétique » mentionné ici était le gouvernement socialiste de Taraki qui se faisait l’avocat des droits des femmes et de l’éducation pour tous.

Question : Malgré ce risque, vous étiez un avocat de cette action secrète. Mais peut-être désiriez-vous vous-même l’entrée en guerre des Soviétiques et cherchiez à la provoquer ?

Brzezinski : Ce n’est pas tout à fait ça. Nous n’avons pas poussé les Russes à intervenir, mais nous avons accru sciemment la probabilité qu’ils le fassent.

Le fait est que les Russes étaient attirés pour intervenir en Afghanistan à cause de l’aide et l’armement mentionnés ci-dessus que les États-Unis fournissaient aux seigneurs de la guerre féodaux qui cherchaient à renverser le gouvernement socialiste de Taraki – celui qui avait commencé à réformer et ouvrir la société afghane.

Question : Quand les Soviétiques ont justifié leur intervention en affirmant qu’ils avaient l’intention de combattre la implication secrète des États-Unis en Afghanistan, les gens ne les croyaient pas. Cependant, il y avait une base de vérité. Vous ne regrettez rien aujourd’hui ?

Brzezinski : Regretter quoi ? Cette opération secrète était une excellente idée. Elle eut l’effet d’attirer les Russes dans le piège afghan et vous voulez me la faire regretter ? Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j’ai substantiellement écrit au président Carter : Nous avons maintenant l’opportunité de donner à l’URSS sa guerre du Viêt-Nam. En effet, durant presque dix ans, Moscou dut poursuivre une guerre insupportable par le gouvernement, un conflit qui apporta la démoralisation et finalement l’effondrement de l’empire soviétique.

Question : Et vous ne regrettez pas non plus d’avoir soutenu les fondamentalistes islamiques, leur avoir donné des armes et des conseils à des futurs terroristes ?

Brzezinski : Qu’est-ce qui est le plus important pour l’histoire du monde ? Le Taliban ou l’effondrement de l’empire soviétique ? Quelques musulmans agités ou la libération de l’Europe Centrale et la fin de la guerre froide ?

Donc là vous pigez. L’empire américain est engagé actuellement dans une « guerre à la terreur » sans fin avec « quelques musulmans agités » comme opposition, que l’empire lui-même à « agités ».

Drogues pour le monde

Mais il y avait aussi à considérer les butins de l’empire. Avec l’aide du président Zia, l’Afghanistan était considéré comme un pays parfaitement adapté à la production de vastes quantités d’opium, ces revenus seraient utilisés par l’empire pour alimenter son progrès et en même temps inonder certains centres de population avec des narcotiques et s’engager dans une petite « manoeuvre sociale » (les quartiers noirs de l’Amérique étant un cas en vue).

Les envois par la CIA d’armes secrètes étaient assurés par l’armée pakistanaise et l’ISI vers des camps de rebelles dans la province frontalière du Nord-Ouest près de la frontière avec l’Afghanistan. Le gouverneur de cette province, le lieutenant-général Fazie Haq, que l’auteur Alfred McCoy appelle « le plus proche confident et de facto suzerain des guérillas moudjahidines » du président du Pakistan Muhammad Zia ul-Haq, permit à des centaines de raffineries d’héroïne de s’établir dans sa province. Commençant vers 1982, les camions militaires pakistanais transportant des armes de la CIA de Karachi (Pakistan) arrivaient dans la province de Haq et revenaient chargés en héroïne, protégés des recherches de la police par des papiers du renseignement pakistanais (ISI). En 1982, Haq était fiché par Interpol comme un trafiquant de drogue international, sans mentionner un actif pour la CIA. Malgré sa réputation qui se détériorait, des politiciens étasuniens en visite, comme le directeur de la CIA William Casey et le vice-président George H. W. Bush continuèrent à le rencontrer quand ils allaient au Pakistan. Haq déplaça ensuite son argent de l’héroïne vers les Banque de Crédit et Commerce International. (BCCI) criminels. Un fonctionnaire étasunien haut placé déclara plus tard que Haq « était notre homme… tout le monde savait que Haq dirigeait aussi le commerce de la drogue » et que la « BCCI était totalement impliquée. »

Les polices européennes et pakistanaise se plaignaient toutes les deux que les enquêtes sur le trafic d’héroïne dans la province étaient « avortées au plus haut niveau. » En 1989, peu après la prise de pouvoir au Pakistan par Benazir Bhutto, la police arrêta Haq et l’accusa de meurtre. Il était considéré comme un multi-milliardaire à ce moment-là et il fut abattu en 1991 avant d’être jugé. Même le président Zia était impliqué dans le trafic de drogue. En 1985, une enquête du gouvernement norvégien a conduit à l’arrestation d’un dealer de drogue pakistanais qui se trouvait être le directeur financier personnel du président Zia. Une fois arrêté, son attaché-case contenait les relevés bancaires personnels de Zia.

Echos du 11 septembre

Washington dépensa des milliards de dollars chaque année à financer sa guerre russe par procuration, avec le fils d’une prestigieuse et riche famille saoudienne ayant des liens proches avec les membres de la famille royale saoudienne, Oussama Ben Laden, servant de figure de proue aux seigneurs de la guerre (et au public occidental). Durant tout cela, l’homme de l’empire, le général Zia avait la tâche de surveiller le déboursement de l’argent, les armes et la fabrication de l’héroïne. Avec la défaite soviétique, l’Afghanistan aux mains des seigneurs de guerre talibans ultra-conservateurs et le Pakistan appauvri économiquement et politiquement sous les dictateurs militaires soutenus par les États-Unis, l’empire étasunien s’était procuré à la fois un laboratoire pour y créer-diriger une « menace islamique terroriste » et un théâtre dans lequel mener une guerre contre cette menace.

De manière intéressante, Zia mourut dans un crash d’avion mystérieux en août 1988. Peu après un décollage sans problème, la tour de contrôle perdit le contact avec l’avion et des témoins ont rapporté qu’il volait irrégulièrement. L’avion piqua ensuite avant d’exploser à l’impact, tuant le général Zia et plusieurs généraux de l’armée, de même que l’ambassadeur américain au Pakistan Arnold Raphel et le général Herbert Wassom, attaché militaire en chef à Islamabad. Pour plusieurs raisons, dont la moindre n'était pas que beaucoup de gens souhaitaient la mort de Zia, il est hautement improbable que le crash de Zia fût un accident. Plusieurs théories du complot ont été proposées dont la plus intéressante est que le Mossad israélien abattit l’avion. Barbara Crossette qui était chef du bureau du New York Times en Asie du Sud de 1988 à 1991 interviewa l’ambassadeur américain en Inde en 1988, John Gunther Dean.

Dean prétend qu’Israël voulait empêcher le Pakistan d’accéder aux armes nucléaires et pressait le Congrès américain d’enquêter sur l’axe Israël-Inde. Comme récompense pour avoir dit ce qu’il pensait, Dean fut accusé de déséquilibre mental et fut envoyé en Suisse pour « se reposer » pendant six semaines avant qu’on lui demande de démissionner. Le plus intéressant de tout, cependant, est la méthode utilisée pour abattre l’avion de Zia. Le rapport officiel pakistanais sur le crash trouva des traces de produits chimiques sur les débris de l’avion, dont une grande partie était enfouie dans la terre sablonneuse ou éparpillée autour du site dû à l’impact du crash. Ces produits chimiques, ont dit les Pakistanais, étaient : phosphore, chlore, potassium, antimoine et tétra nitrate de pentaerythritol. Spécifiquement, le phosphore fut trouvé sur des graines et des pelures de mangue dans les débris. Plusieurs caisses de mangue avaient été chargées dans l’avion avant le décollage et les fruits avaient été chargés avec un gaz incapacitant, voire mortel. Khalid Hasan, un analyste pakistanais écrivant dans le journal indépendant « Friday Times » en 2004, a dit que c’était du gaz VX. L’ambassadeur Dean prétend qu’on lui a dit à New Dehli qu’il y avait du gaz VX dans l’avion. Ceux qui ont lu notre livre 11 septembre : L’ultime vérité comprendront immédiatement pourquoi la suggestion qu’Israël était impliqué dans l’usage d’un gaz mortel pour abattre un avion de passagers est particulièrement intriguant.

Benazir

A l’âge tendre de 24 ans, Benazir Bhutto se trouva aux arrêts à la suite de l’emprisonnement de son père par le général Zia en 1977. Elle fut autorisée à quitter le Pakistan pour la Grande Bretagne en 1984 tout en dirigeant en exil le Parti Socialiste du Peuple du Pakistan (PPP) de son père. Elle deviendra plus tard la première femme Premier ministre du Pakistan et de toute nation islamique quand elle prit la direction du gouvernement de 1988 à 1990 et à nouveau de 1993 à 1996. Dans les deux cas, elle fut évincée par de fausses accusations fabriquées par les mêmes élites et puissantes familles de propriétaires du Penjab qui s’étaient opposés à son père et avaient empêché les deux de mettre en place la politique réformiste et laïque si désirée par le peuple pakistanais.

Tout au long de sa carrière, la jeune et séduisante Benazir se dépeignait elle-même avec succès et précisément comme un contraste rafraîchissant par rapport à l’establishment politique primordialement dominé par les hommes. En 1988, Benazir s’auto-exila à Dubaï où elle resta jusqu’à ce qu’elle retourne au Pakistan le 18 octobre 2007 après un compromis avec le président Musharraf, actif de la CIA, qui prit le pouvoir lors d’un coup d’état militaire en 1999. Selon les termes de l’accord avec Musharraf, on lui garantissait l’amnistie et toutes les accusations de corruption (inventées) étaient retirées. Puisque l’ordre d’expulsion était levé, Benazir faisait campagne furieusement pour le PPP et on s’attendait à ce qu’elle pose un sérieux challenge au dictateur Musharraf installé par la CIA aux prochaines élections générales.

En route pour un rassemblement à Karachi le 18 octobre 2007, deux explosions se produisirent peu après l’atterrissage et le départ de Benazir de l’aéroport international Jinnah. Elle ne fut pas blessée par les explosions, supposées plus tard être un attentat suicide, tuant 136 personnes et en blessant au moins 450. Malgré la menace évidente pour sa vie de ceux qui avaient le plus à gagner avec sa mort, y compris, mais non limité, au dictateur pakistanais et l’actif de la CIA Musharraf, Benazir resta fidèle à sa croyance que le leadership politique est défini par le service au peuple ordinaire de ce monde. En tant que telle, elle insista pour continuer à aller à des rassemblements publics dans le pays. Elle déclara récemment :

« J’ai décidé de ne pas rester prisonnière dans ma maison comme un prisonnier virtuel, » a-t-elle écrit. « Je suis allée à mon village natal de Larkana pour prier sur la tombe de mon père. Partout, les gens se rassemblaient autour de moi dans une frénésie de joie. Je me sens humble devant leur amour et leur confiance. »

Mais dans un monde comme le nôtre, l’amour et la confiance sont assaillis de plus en plus de tous les côtés par une obscurité qui cherche à étouffer violemment tous les nobles idéaux, et d’un point de vue, nous pourrions dire que la bravoure de Benazir était imprudente. D’un autre point de vue, cependant, il est possible que son sacrifice allume chez des millions d’autres personnes une colère juste qui peut déjouer l’obscurité qui menace de nous engloutir tous. Il y a une chose que nous pouvons dire à coup sûr, et c’est que Benazir à fait face à la menace psychopathique contre son propre avenir et celle de toute humanité avec les yeux ouverts. Après la première tentative d’assassinat en octobre elle déclara :

« Peu après, les autorités me demandèrent de ne pas voyager en voitures avec des vitres teintées – ce qui me protégeaient de l’identification des terroristes – ou de voyager avec des gardes armés privés. Je commençais à sentir le filet se resserrer autour de moi quand la sécurité policière en dehors de ma maison à Karachi fut réduite, même quand on m’a dit que d’autres complots d’assassinats étaient en vue. »

Quand le chef du parti PPP annonça sa mort, les Pakistanais surent instantanément où trouver les coupables quand ils clamèrent « Musharraf est un chien ». N’oublions pas qui sont ses maîtres.

Benazir Bhutto, est morte comme un agneau sacrifié mais est aussi un avertissement parfait de ce que nos dirigeants ont en réserve pour nous tous. La conclusion est : réveillez-vous avant qu’il ne soit trop tard.

 

 

 


[1] Cacahuètes, signifiant bagatelle, bouchée de pain dans le langage courant (NdT) 

 

10/12/2007

D'après le Président italien le 11 septembre a été mené en interne

Article original en anglais publié par Global Research

Traduction, introduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

 

L'homme qui a révélé l'histoire sur Gladio a confié au plus grand journal italien, Corriere della Sera que les attaques ont été menées par la CIA et le Mossad.

L'ancien président italien qui est aussi l'homme qui a révélé l'existence de l'Opération Gladio, Francesco Cossiga, s'est exprimé publiquement concernant les attaques du 11 septembre, disant au journal italien le plus respecté que les attaques ont été menées par la CIA et le Mossad et que toutes les agences de renseignements de la planète le savaient.

Cossiga a été élu président du Sénat italien en juin 1983 avant de gagner largement l'élection présidentielle en 1985.

Cossiga a obtenu le respect des partis d'opposition comme appartenant à l'une des rares générations – d'hommes honnêtes – et a dirigé le pays pendant 7 ans jusqu'en avril 1992.

La tendance de Cossiga a ne pas mâcher ses mots a déplu à l'establishment politique italien et il a été forcé de démissionner après avoir révélé l'existence de, et sa participation, à la mise sur pied, de l'Opération Gladio – un réseau voyou du renseignement sous les auspices de l'OTAN qui a mené des attentats à la bombe à travers l'Europe dans les années 60, 70 et 80.

La spécialité de Gladio c'était de mener ce qu'ils appelaient des « opérations sous faux pavillon », des attaques terroristes imputées aux oppositions au sein de leur pays ou à une échelle internationle.

Les révélations de Cossiga ont contribué à ce que soit menée une enquête parlementaire italienne sur Gladio en 2000, au cours de laquelle des éléments prouvant que les attaques étaient supervisées par l'appareil de renseignement américain ont été découvertes.

En mars 2001, un agent de Gladio, Vincenzo Vinciguerra, a déclaré, lors d'un témoignage sous serment : « on devait attaquer des civils, des personnes, femmes, enfants, des gens innocents, des personnes inconnues éloignées de tout jeu politique. La raison était plutôt simple : obliger… le public à se tourner vers l'état pour demander plus de sécurité. »

Les nouvelles révélations de Cossiga ont été publiées la semaine dernière dans le plus vieux journal italien, le plus largement lu, Corriere della Sera. Ci-dessous une traduction simplifiée.

« (Ben Laden a soit disant confessé( être responsable de l'attaque de Qaeda de septembre sur les deux tours de New York ( affirmant être ) l'auteur de l'attaque du 11, tandis que tous « les services de renseignements d' l'Amérique et de l'Europe…savent bien maintenant que les attaques désastreuses ont été planifiées et réalisées par la CIA américaine et le Mossad avec l'aide du monde sioniste pour faire porter l'accusation sur les pays arabes et pour persuader les puissances occidentales de prendre part… en Irak (et) en Afghanistan. »

Cossiga a exprimé ses doutes pour la première fois sur le 11 septembre en 2001, et est cité dans le livre de Webster Tarpley comme déclarant que « le cerveau de l'attaque doit avoir été un esprit sophistiqué, à qui on a fourni des moyens importants non seulement pour recruter des kamikazes fanatiques, mais aussi du personnel hautement spécialisé. J'ajoute une chose : cela n'a pu être accompli sans des infiltrations au sein du personnel de sécurité radar et vol. »

Venant d'un ancien chef d'état largement respecté, la déclaration de Cossiga comme quoi les attaques du 11 septembre étaient un job interne et que sa connaissance est communément répandue parmi les agences mondiales de renseignements a peu de chance d'être mentionnée dans les médias de masse traditionnels, parce que, comme des centaines d'autres professionnels sérieux du gouvernement, de l'armée, de l'armée de l'air, alliés en plus à des centaines de professeurs et intellectuels – on ne peut pas le mettre sur la touche comme étant un théoricien cinglé de la conspiration.
 
Copyright Paul Joseph Watson 05/12/07, Prison Planet, 2007