27.01.2008
Évasion de Gaza ou transfert volontaire ?
Oubliez tout ce que vous avez lu sur la « Grande Fuite » de Gaza. C'est entièrement des bêtises. La totalité de la farce a été cuite par un groupe de réflexion israélien, comme moyen de débarrasser la Palestine de ses autochtones. Voici un extrait du journal israélien Arutz Sheva, qui explique les véritables mobiles derrière l'incident:Aryeh Eldad, un membre de la Knesset israélienne, salue l'exode arabe vers l'Égypte, comme la preuve que le transfert volontaire est effectivement une option.
« La gauche israélienne continue à prétendre que de telles choses, comme le transfert volontaire n'ont pas lieu, en ignorant tout simplement la réalité, » a dit Eldad.
Transfert volontaire. Et voilà !.
Ainsi, en s'enfuyant, les Palestiniens sont juste tombés dans un piège. Ils se sont maintenant exilés en Égypte de leur propre gré. Nous devrons attendre pour voir combien seront autorisés à revenir.
Les médias ont joué leur rôle habituel dans le fiasco de Gaza, en essayant de faire ressembler ça à un coup majeur des « cerveaux terroristes » du Hamas contre Israël. Ce n'est qu'une manière de détourner l'attention du rôle d'Israël dans la crise humanitaire en cours. Voici comment Ha'aretz a résumé la situation :
Le Hamas a réalisé un véritable coup d'État. Non seulement, une fois de plus, cette organisation a démontré être une entité disciplinée et déterminée, et un adversaire infiniment plus subtil que l'Organisation de Libération de la Palestine. Israël, l'Égypte et l'Autorité Palestinienne sont forcés à présent de trouver de nouveaux accords communs pour contrôler les frontières, qui dépendront probablement des bonnes grâces du Hamas.... L'action d'hier du Hamas a été tout sauf spontanée. C'était une autre étape dans la campagne qui a commencé dans l'obscurité de la nuit de dimanche à Gaza. Alors que Gaza était largement plongé dans la noirceur télévisée, les enfants palestiniens armés de bougies ont été faits sortir pour une marche de protestation et des manifestations organisées en prime time en soutien aux branches égyptienne et jordanienne des Frères Musulmans. (La violation de la frontière de Gaza montre à Israël que le Hamas est responsable, Ha'aretz)
Bêtises. Israël n'est pas plus victime que les enfants palestiniens étaient « armés » de bougies. Les bougies sont symbole d'espoir, quelque chose qui fait cruellement défaut sous la domination israélienne. La vérité est qu'Israël a été meurtri par des médias pour avoir interrompu l'alimentation, l'eau, l'énergie et les fournitures médicales à 1,5 million de civils (dont certains sont morts à l'hôpital quand le courant a été coupé sur leurs respirateurs), alors ils ont cherché un moyen de faire volte-face sans paraître faiblir. Ha'aretz voudrait nous faire croire que notre sympathie pour les femmes et les enfants affamés résulte de la propagande que nous avons vu dans un média « appartenant à des Palestiniens. »
Quelle rigolade, un média « appartenant à des Palestiniens. »
Le Hamas ne présente aucune menace pour Israël, il ne contrôle rien et certainement pas la frontière. Ils ont même suspendu toute attaque suicide depuis qu'ils ont remporté les élections démocratiques il y a un an et demi. Mais ça ne suffit pas à Israël, dont l'objectif est d'anéantir toute trace de solidarité arabe et de nationalisme palestinien. La quasi totalité des 4.000 articles diffusés actuellement par Google News se conforment à ce même conte absurde d'« astucieux terroristes » qui se sont montrés plus rusés qu'Israël et ont libéré leur peuple. Ce n'est qu'une autre façon pour dissimuler la barbarie criminelle des 60 longues années d'occupation.
En vérité, le Hamas n'a probablement rien à voir dans la destruction du mur. C'est juste un élément du plan d'Israël pour exiler davantage de Palestiniens.
Selon l'article d'Arutz Sheva, Hosni Moubarak, le Président égyptien, a décidé de suivre les ordres de Khaled Mashall, le chef du Hamas, et « d'ignorer les appels israélien à fermer la frontière. Mashaal semblait indiquer que le Hamas a fait valoir sa souveraineté sur le nord du Sinaï, appelant le Monde Arabes à tirer profit du nouveau bastion du groupe islamiste pour fournir de l'aide directement, sans ingérence israélienne. »
C'est maintenant un peu gros à avaler. Dit autrement, la marionnette étasunienne Hosni Moubarak, qui obtient 2 milliards de dollars d'aide par an des États-Unis, a soudainement décidé de prendre ses ordres auprès du chef d'un groupe qui est sur la liste des organisations terroriste du Ministère des Affaires Étrangères afin de pouvoir remplir ses obligations d'« Arabe loyal » ?
Ridicule.
D'ailleurs, le Hamas n'a pas d'intérêt dans le nord du Sinaï, ni aucune autre ambitions territoriales. Son seul but est de résister à l'occupation israélienne.
Jusqu'à présent, on estime que 350.000 habitants de Gaza ont fui à travers la frontière depuis mercredi [NDT : à l'instant, le 25 janvier à 12 heures, la radio parle de 700.000 habitants de Gaza partis en Égypte, et de la fermeture de la frontière par l'Égypte]. La police égyptienne n'a rien fait pour les empêcher d'entrer dans le pays. « Un grand nombre sont restés en Égypte... voyageant vers les centres de population du sud égyptien. »
Le 24 janvier 2008, la Jewish Telegraphic Agency a rendu compte de ceci :
Les responsables israéliens ont proposé la prise de la succession de la responsabilité du soutien de la Bande de Gaza par l'Égypte.
Les médias israéliens ont cité des membres du gouvernement Olmert disant jeudi que, après que les Palestiniens aient débordé la frontière entre Gaza et l'Égypte, il existe l'opportunité d'exiger que Le Caire s'occuper des besoins du territoire côtier.
Matan Vilnaï, le Vice-Ministre de la Défense, a déclaré à la radio de l'armée : « Nous devons comprendre que, si la Bande de Gaza est ouverte de l'autre côté, elle échappe à notre responsabilité. Nous voulons donc nous en désengager. Nous sommes responsables tant qu'il n'y a aucune alternative. »
Sommes-nous censés croire que, dans les dernières 24 heures, Israël a décide bon gré mal gré d'abandonner le contrôle de certaines parties de la Bande de Gaza ? Les Israéliens ont consacré un temps considérable à la construction de colonies de façon à éliminer toute possibilité de création d'un État palestinien. Il est hautement improbable que leurs plans pour Gaza soient pris moins sérieusement. En fait, nous sommes certainement en train de voir à l'instant une manifestation de ces plans dans l'expulsion de 350.000 Palestiniens [NDT : 700.000 à présent, soit près de la moitié des Gazaouis].
Yaakov Katz, du Jerusalem Post, élucide pourquoi la destruction du mur de la frontière sert les objectifs à long terme de la politique israélienne :
Sans même le savoir, mercredi l'Égypte a aidé Israël à accomplir son désengagement de la Bande de Gaza. Le Président égyptien Hosni Moubarak a déclaré avoir ouvert le passage aux Gazaouis, car ils étaient « affamés par le siège israélien, » ce qui a prouvé au monde que son pays est parfaitement capable de s'occuper de la nourriture et des soins médicaux des Palestiniens.
Les événements de mercredi, et en particulier la décision de Moubarak d'ouvrir les vannes vers son pays à des centaines de milliers de Palestiniens, démontrent qu'il existe des alternatives à Israël lorsqu'il s'agit d'être le pourvoyeur de Gaza.
Cela veut tout dire, n'est-ce pas ? Les Palestiniens ne sont vus que comme une nuisance drainant les ressources israéliennes. À présent que le mur a opportunément été renversé, le problème semble résolu.
Les gens du Hamas n'ont rien à voir avec l'explosion du mur. Et s'ils l'ont fait, ils n'étaient que complices involontaires du plan d'ensemble d'Israël pour déloger davantage de Palestiniens de leur terre et s'absoudre eux-mêmes de toute responsabilité envers ceux qui restent.
C'est juste un autre sinistre chapitre du « Nouveau Moyen-Orient » de Bush.
Original : http://www.informationclearinghouse.info/article19151.htm
Traduit au mieux par Pétrus Lombard pour Alter Info
22:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gaza, Palestine, Israël, génocide, Egypte, occupation, mensonge
30.09.2007
Pour le « New York Times, un Israélien vaut 30 Libanais

Récemment quand Human Rights Watch a publié deux rapports d’enquête sur la guerre d’Israël contre le Liban, à l’été 2006, le New York Times a rendu compte en détail de celui qui détaillait les crimes de guerre commis par le Hezbollah, tout en faisant l’impasse sur l’autre rapport, qui détaillait les crimes de guerre commis par Israël.
Il est rare d’avoir l’occasion de tester aussi clairement l’intégrité journalistique d’un journal qui se veut « de référence ». L’organisation de défense de droits de l’homme a mené deux enquêtes sur les attaques commises par le Hezbollah et sur celles commises par Israël, accusant chaque camp d’avoir violé le droit international en ciblant de manière délibérée la population civile. Quand le premier rapport est paru, le New York Times lui a consacré un article de 800 mots, le 31 août 2007, sous le titre « Un groupe de défense des droits de l’homme accuse le Hezbollah d’avoir ciblé de manière délibérée des civils lors de la guerre avec Israël », accompagné d’une photo de civils israéliens vivant sous la menace des roquettes du Hezbollah.
Mais quand Human Rights Watch a publié son rapport accusant Israël, l’intérêt du journal a considérablement décru. Il s’est contenté de reproduire une brève six fois plus courte, de l’Associated Press (9/7/07), sans photo, et intitulée : « Israël est critiqué pour les morts au Liban ».
D’un point de vue de l’intérêt journalistique, rien ne justifiait ce traitement de l’information. Les accusations contre le Hezbollah formulées par Human Rights Watch n’avaient rien de neuf, elles avaient été énoncées par toute la presse lors de la guerre de 2006 Par contre le rapport consacré à Israël apportait de nouvelles informations au débat —notamment en invalidant un des principaux arguments des supporters d’Israël affirmant que les morts civils au Liban sont avant tout la faute du Hezbollah qui s’en est servi comme d’un bouclier pour lancer ses attaques et implantait ses bases de lancement de roquettes dans des zones densément peuplées. L’enquête sur le terrain menée par Human Rights Watch n’a pas permis de prouver cette affirmation, comme le directeur de Human Rights Watch l’a encore confirmé au micro de Democracy Now ! (9/6/07), « L’accusation formulée par le gouvernement israélien comme quoi le nombre important de morts civiles au Liban est du au fait que le Hezbollah se servait de la population comme d’un bouclier s’est avérée totalement fausse ».
Le New York Times fait également totalement silence sur la disproportion des victimes des deux côtés. Selon Human Rights Watch les attaques israéliennes ont causé la mort d’environ 900 civils libanais (sur environ 1 200 victimes libanaises de cette guerre), tandis que les attaques du Hezbollah ont causé la mort de 43 civils israéliens et 80 soldats israéliens. Au vu de ce traitement journalistique il est difficile de ne pas se demander si, pour le New York Times, les vies libanaises valent 30 fois moins que les vies israéliennes.
Ce n’est pas la première fois que le New York Times apporte son soutien à la stratégie militaire israélienne au Liban. L’an dernier déjà le quotidien avait fait sa une avec un rapport d’un groupe de recherche militaire israélien qui justifiait les bombardement israéliens de zones civiles. Le New York Times écrivait alors que les attaques contre les civils libanais étaient justifiées étant donné que « le Hezbollah tire ses roquettes depuis des zones civiles —ce qui constitue déjà un crime de guerre— et transforme donc ces zones civiles en cibles légitimes ».
L’enquête menée au Liban par Human Rights Watch contredit directement cet argument. Considérant l’intérêt du New York Times pour les crimes de guerre commis par le Hezbollah, il est révélateur que ce journal « objectif » ait choisi de faire l’impasse sur les conclusions de cette enquête.
Article issue du site Web du Réseau Voltaire.
19:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Israel, Liban, Hezbollah, New York Times, civils, propagande, mensonge
22.09.2007
Gore - Bellarmin même combat
En juin 1633, l'inquisiteur Bellarmin condamnait Copernic à la prison à perpétuité. Son hérésie fut de proclamer une vérité prouvée par la science : l' héliocentrisme (la terre tourne autour du soleil) face au dogme du géocentrisme (le soleil tourne autour de la terre) défendu par l'eglise de Rome.
Ainsi durant des siècles l'humanité fut abreuvée de ce mensonge (parmi tant d'autres) alors que des données objectives et tangibles étaient disponibles et permettaient de se rapprocher sensiblement de la vérité au moins dans ce domaine de l'astronomie.
Cette dynamique d'inquisition et de mystification était d'autant plus puissante que les masses furent manipulées afin de soutenir le dogme dominant.
Le géocentrisme correspondait à l'exégèse officielle des écritures et donc aux dogmes de l'église, celui qui l'embrasse, embrasse les écritures et embrasse donc son auteur dieu. Ainsi celui qui fait le géocentrisme sien sera sauvé.
A l'opposé l'héliocentrisme est en rupture avec les écritures et les dogmes de l'église, celui qui embrasse l'héliocentrisme s'oppose à l'église et donc à dieu. Celui-ci sera puni par l'éternel et il connaitra la géhenne et les grincements de dents dans les flammes de l'enfer.
Revenons à notre époque et observons l'un des dogmes majeurs qui est apparu au cours des dernières années : le réchauffement climatique d'origine humaine.
Embrassez le et vous serez reconnu comme respectueux de la terre et de l'humanité. Détournez vous en et vous serez pendu au pilori avec la pancarte "déviant individualiste ultramatérialiste cynique et aveugle"
Le dogme est désormais intégré dans tous les cerveaux, il est clair est simple :
1/ L'activité humaine génère le CO2.
2/ Le CO2 induit une augmentation de la température.
3/ l'augmentation de la température mène à la disparition de la planète.
Pourtant si l'on se penche sur les données, celles-ci battent en brèche le dogme actuel :
1/ L'activité humaine constitue une infime partie de la production de C02 (2 à 4% selon les auteurs).
2/ Le taux de CO2 n'est pas une cause mais une conséquence des variations de température.
3/ Notre planète a connu de nombreuses périodes plus chaudes qu'aujourd'hui, au cours des années 40 par exemple.
Alors peut être que l'origine du réchauffement actuel de la planète ne vient pas de celle-ci (dogme thermo géocentrique) mais tout simplement de ce qui la chauffe principalement c'est à dire le soleil (thermo hélicentrisme)
Le niveau d'activité du soleil est corrélé positivement avec les variations de température du globe. Cela expliquerait aussi pourquoi Mars et Vénus connaissent le même phénomène de réchauffement que la Terre.
Le documentaire intitulé The Great Global Warming Swindle vous donnera peut être une autre perspective quant aux explications concernant le réchauffement de notre planète. Pour une mise en perspective détaillé de la situation actuelle, n'hésitez pas à consulter l'excellent article intitulé "Oubliez le réchauffement climatique, nous sommes au bord de l'extinction !"
Il est intéresant de se pencher désormais sur les raisons qui pourraient motiver la création et la diffusion de ce dogme du "thermo géocentrisme". Ici nous entrons bien entendu dans le domaine de la spéculation.
Le coeur de cette hypothèse repose sur le fait qu'en politique rien n'arrive par hasard. Sans nul doute notre génération va connaitre de grands changements et une prise de conscience pourrait se produire.
Comme dit le vieil adage : "Lorsque le chien a vu le gigot, jetez lui un os dans l'autre direction". Le mythe du réchauffement dramatique d'origine humaine semble avoir parfaitement joué le rôle de diversion. Il a attiré toute l'attention et a modelé celle-ci autour de trois thèmes fondamentaux :
* Diversion concernant la notion de pollution : l'humanité a récemment pris conscience qu'elle était en mesure d'endommager voire de détruire la planète qui l'accueille. Cette prise de conscience légitime a amené les individus à se pencher sur ces causes de pollution et de destruction. Aujourd'hui l'homme et la planète sont détruits par les pollutions (organiques, chimiques, atomiques,...) qui contaminent ce qu'il boit, ce qu'il respire, ce qu'il mange, ce qu'il touche. Le dogme du thermo géocentrisme a éliminé cette réflexion et l'a remplacé par la traque monomaniaque au CO2 (pet de vache inclus).
* Diversion concernant la notion de catastrophe : aujourd'hui les apocalyses à base de désertification, de montée dramatique des océans, d'épidémies inondent (sans jeu de mot) les médias. Pourtant la montée des eaux ne constitue que l'une des sources de catastrophes parmi de nombreuses autres comme les météorites par exemple, dont le potentiel de destruction a, lui, bien été prouvé. Pendant que la communauté scientifique observe les variations micrométriques des marégraphes, le ciel peut bien leur tomber sur la tête, comme disaient nos ancètres les Gaulois.
* Diversion concernant la notion de responsabilité : Le mythe du réchauffement d'origine humaine constitue également un excellent facteur de conditionnement négatif. Il culpabilise l'individu qui est stigmatisé comme responsable de la destruction imminente de la planète et il bride ses capacités de création, de développement et d'émancipation par la diabolisation de la consommation et donc de l'accès à la technologie et à la connaissance.
Un peuple qui culpabilise et qui demeure dans l'ignorance porte un faible potentiel de révolte n'est-ce pas ?
22:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : réchauffement climatique, CO2, vénus, mars, météorites, manipulation, mensonge
19.09.2007
Nettoyage de l'Iran au Kouchner
PARIS (AFP) - Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner se rend mercredi à Washington pour sa première visite officielle aux Etats-Unis au moment où la crise du nucléaire iranien accélère le rapprochement franco-américain en cours depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.
...
La question de l'adoption de nouvelles sanctions contre l'Iran au Conseil de sécurité, ou, faute d'accord, en dehors de l'ONU dans le cadre européen, doit être au coeur de ses entretiens vendredi avec son homologue américaine Condoleezza Rice.
Le même jour, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité doivent se réunir au niveau des directeurs politiques dans la capitale américaine pour envisager un troisième train de sanction contre Téhéran.
M. Kouchner a estimé dimanche que le monde devait se "préparer au pire", c'est à dire à la possibilité d'une "guerre" avec l'Iran. Il a demandé des sanctions européennes, tout en appelant à "négocier jusqu'au bout" pour éviter que Téhéran ne se dote de l'arme atomique.
...Le 27 août, le président Nicolas Sarkozy avait donné le ton en déclarant que la politique de "sanctions croissantes" vis-à-vis de Téhéran avait pour but de "permettre d'échapper à une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran".
L'option de nouvelles sanctions contre l'Iran en dehors du cadre de l'ONU, reflétant la crainte que la Russie et la Chine ne s'opposent au troisième train de sanctions envisagé, ne pouvait que plaire à Washington.
D'autant plus que la visite de Bernard Kouchner intervient après une série de gestes français vis-à-vis des Etats-Unis qui ont instauré une nouvelle donne dans les relations franco-américaines, après une période de défiance sous la présidence de Jacques Chirac, qui s'était vivement opposé à l'intervention américaine en Irak.
Sa visite à Bagdad fin août -la première d'un membre du gouvernement français depuis la chute de Saddam Hussein en 2003- avait été saluée avec chaleur à Washington.
Lors de la guerre en Irak, il était allé à contre-courant de l'opinion dominante en regrettant que la France se soit désolidarisée des Américains. "Si nous avions continué à être à leur côté, nous aurions pu éviter la guerre", avait-il déclaré.
Aux Etats-Unis, "il est remarquablement placé pour dire 'moi j'incarne autre chose que ce que la politique française a incarné dans le passé'", estime François Heisbourg, président de l'International institute for strategic studies (IISS) de Londres.
En souhaitant un rapprochement avec l'Otan ou en redéployant des avions français opérant en Afghanistan à Kandahar (sud) au lieu de Douchanbé (Tadjikistan), Paris vient également de marquer sa volonté de rester solidaire des Américains.
M. Kouchner a toutefois cherché à se démarquer des critiques, en assurant que "la diplomatie française ne prend pas ses ordres à Washington".
Après sa visite à Washington, le ministre doit participer, ainsi que de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement ou ministres des Affaires étrangères, à l'assemblée générale de l'ONU à New York. Plusieurs réunions l'y attendent: sur le Darfour, dont il a fait l'une de ses priorités, le Kosovo ou, dès samedi, sur l'Irak.
Notes de Pouvoir et Psychopathie : Pourquoi Kouchner cherche-t-il à se justifier en déclarant que la diplomatie française ne prend pas ses ordres à Washington ?
Après son soutien à la guerre d'agression contre l'Iraq, son rapport favorable à l'intervention des Etats Unis en Birmanie, ses mensonges au Kosovo, sa nomination aidée par le CRIF, son récent voyage en Iraq, seul un esprit particulièrement dérangé pourrait imaginer que Kouchner soit le laquais des faucons zioconservateurs.
15:05 Publié dans Ponérologie française | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : kouchner, iran, Birmanie, kosovo, mensonge, washington
26.04.2007
Nuage de Tchernobyl : Sarkozy doit s'expliquer
Le réseau Sortir du Nucléaire a publié un communiqué de presse, mardi 24 avril 2007 :
A deux jours de la date anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (26 avril 1986), le Réseau "Sortir du nucléaire" demande à Nicolas Sarkozy de s'expliquer sur son (in)action à propos des conséquences du passage du nuage de Tchernobyl sur la France et sur sa part de responsabilité dans le mensonge d'Etat qui a été
mis en oeuvre à cette occasion et par la suite.
En effet, en 1987, quelques mois à peine après la catastrophe de Tchernobyl et la contamination de la France par le nuage radioactif, M. Sarkozy était Chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au ministère de l'Intérieur. (*)
Est-il possible qu'il n'ait pas eu à travailler sur les conséquences du passage du nuage de Tchernobyl sur la France ? Détectables encore aujourd'hui, la contamination du territoire était importante en 1987 (**). D'ailleurs, à cette époque, la France agissait au niveau européen pour empêcher que ne soient prises des décisions d'élimination des productions alimentaires contaminées (***). M. Sarkozy aurai-t-il participé à ces manoeuvres ? Quelles étaient exactement ses missions à cette époque ?
M. Sarkozy, qui prétend dire toutes les vérités (****) et briser tous les tabous, ne s'est-il pas de lui-même posé des questions ? N'a-t-il pas entendu parler du nuage de Tchernobyl ?
Plus tard, M. Sarkozy a occupé le poste de ministre de l'Intérieur de mai 2002 à mars 2004, puis de juin 2005 à mars 2007 : il a donc eu largement l'occasion de prendre connaissance des informations sur les conséquences du passage sur la France du nuage de Tchernobyl et de les rendre publiques. Il n'en a rien fait.
Une telle mise au point est d'autant plus nécessaire que M. Sarkozy s'est révélé être un infatigable promoteur de l'industrie nucléaire, que ce soit lors de son passage au ministère de l'économie (de mars à novembre 2004) ou lors de différentes interventions en tant que Président de l'UMP.
NB : Les associations membres du Réseau "Sortir du nucléaire" organisent ces jours-ci, un peu partout en France, des initiatives de commémoration de la catastrophe de Tchernobyl.
Voir ici
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(*) Etrangement, cet épisode ne figure pas dans la biographie de M. Sarkozy présentée sur le site web de l'UMP
Par contre, on en trouve trace ici
(**) "En Belgique, la charge corporelle moyenne de 137Cs mesurée chez des adultes de sexe masculin a augmenté après le mois de mai 1986 pour atteindre sa valeur maximale vers la fin de 1987, soit plus d'un an après l'accident. Ceci reflétait l'ingestion de denrées alimentaires contaminées."
Source (Agence pour l'énergie nucléaire)
(***) Lundi 16 février 1987 : lors d'une réunion à Bruxelles des ministres des affaires étrangères de l'Union européenne, la France refuse que soit prorogé le règlement européen sur la radioactivité maximale des aliments acceptable en cas d'accident nucléaire, adopté en toute urgence après Tchernobyl.
(****) Le 19/10/2005, M. Sarkozy déclare : "Il n'est pas normal, dans une grande démocratie comme la nôtre, que le secret continue de régir l'action de l'administration, et, à la vérité, des élus qui la dirigent. Des erreurs comme celles de l'amiante, le mystère qui entoure le trajet exact du nuage de Tchernobyl, ne sont plus acceptables".
Source
Réseau Sortir du Nucléaire
11:05 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : tchernobyl, sortir du nucléaire, sarkozy, mensonge, censure, nuage radioactif


