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12/05/2009

Il n'y a pas de misère en France

Cette vidéo n'est pas toute récente mais les mensonges éhontés de Patrick Balkany (accessoirement fondateur du RPR et condamné à de multiples reprises) valent bien un petit flash-back.

Il s'agit donc d'un vrai interview sur une fausse antenne TV du vrai député UMP Balkany extraite d'un pilote de Karl Zero jamais diffusé.

 

08/09/2008

Bercy ou la lancinante mythomanie

16 mai 2008 :

"Nos prévisions officielles de croissance pour 2008, entre 1,7 et 2%, sont bien confortées", a "jubilé" la ministre de l'Economie, Christine Lagarde.

Source : France 24

27 juin 2008 :

Vendredi, la ministre de l'Economie a déclaré que le gouvernement tablait toujours sur une croissance comprise entre 1,7 et 2% pour 2008. Cette annonce survient en pleine polémique entre le gouvernement et l'Insee. En effet, celui-ci a annoncé, la semaine dernière, ne prévoir qu'une croissance de 1,6% pour l'ensemble de l'année, alors que le gouvernement table sur un chiffre compris entre 1,7% et 2%. François Fillon avait donc jugé les prévisions de l'Insee "extrêmement pessimistes"...

Source : Challenge

15 juillet 2008 :

La ministre de l'Economie Christine Lagarde maintient sa prévision d'une croissance d'environ 1,7% de l'économie française en 2008 alors que la Banque de France n'attend pas mieux que 0,2% au deuxième trimestre...Patrick Artus, directeur des études économiques de Natixis, prédit même une croissance qui tournerait autour de 1% seulement pour les deux prochaines années. Christine Lagarde réfute ce pessimisme.

Source : Nouvel Observateur

7 septembre 2008 :

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a estimé dimanche que la croissance française s'établirait "sans doute autour de 1%" en 2008

Source : Le Point

 

Note de P&P : Christine Lagarde fait partie du gouvernement de Nicolas Sarkozy où elle joue le rôle de ministre de l'Economie.

En 2008 la rémunération officielle de Christine Lagarde était de 13 905,82 € (soit 13,4 SMIG) auxquels il faut ajouter les avantages suivants :

- Accès gratuit au réseau SNCF (1ère classe)
- Quotas de déplacements aériens
- Mise à disposition d'un parc automobile
- Dépenses téléphoniques et courrier
- Voiture de fonction et chauffeur
- Logement de fonction ou prise en charge par l'Etat d'un logement d'une superficie maximale de 80 m² plus 20 m² par enfant à charge...

08/08/2008

Sarkozy clame avoir résolu le problème des banlieues

 

Au cours d'une conférence en présence de Barak Obama, Sarkozy prétend avoir résolu le problème des banlieues.

Morceau choisi : "...depuis mon élection il n'y a pas eu d'émeutes..."

Pour information les émeutes de Villiers le Bel ont eu lieu fin novembre 2007.

Malheureusement pour Sarkozy l'accumulation de mensonges ne rallonge pas le corps mais seulement le nez.

 

 

29/07/2008

Hallo l'INSEE, ici la Terre.

 Note de P&P : L'INSEE, dans un exercice de propagande à faire pâlir Goebbels tente désespérement de nous faire croire que le pouvoir d'achat augmente fortement. Asseyez-vous bien, vous allez assister à un numéro de haute voltige :

Les français ont l'impression que leur pouvoir d'achat est en chute vertigineuse. Pourtant, selon l'INSEE, le pouvoir d'achat des ménages a augmenté en 2007 de 3,3 % et il devrait augmenter de 0,9% en 2008. Alors comment expliquer cette différence considérable entre la perception des français et les statistiques officielles. Entretien avec Fabrice Lenglart, chef du département des comptes nationaux à l'INSEE.

Pouvez-vous nous définir le pouvoir d'achat ?

« Le pouvoir d'achat du revenu brut disponible », c'est le terme exact de la comptabilité nationale, est la différence entre l'ensemble des revenus des ménages (salaires, revenus d'activités, revenus du patrimoine, prestations sociales...) et les prélèvements obligatoires (cotisations sociales, impôts directs...). C'est un solde qui n'a pas tellement de sens. Ce que nous analysons plutôt, c'est l'évolution de ce revenu disponible des français d'une année sur l'autre, après avoir pris en compte l'inflation. En fait, nous ne communiquons pas sur le pouvoir d'achat mais sur l'évolution de ce pouvoir d'achat.

Comment a évolué le pouvoir d'achat ces deux dernières années ?

En 2007, le pouvoir d'achat a augmenté de 3,3 % ce qui est très fort puisque ces quinze dernières années, son évolution était plutôt autour de 2 % par an. Pour 2008, selon les prévisions, le pouvoir d'achat des ménages devrait évoluer de 0,9%, ce qui est très faible.

Très faible mais positif, alors que les français ont l'impression que leur pouvoir d'achat s'est effondré. Comment expliquez-vous la différence entre ces chiffres et la perception des français ?

Nous avons beaucoup travaillé sur cette différence entre la perception et la réalité des chiffres. La première explication est la différence entre le pouvoir d'achat individuel et collectif. En fait, le revenu disponible évolue mais en réalité la population française et en particulier le nombre de ménages évolue encore plus vite ce qui fausse le calcul du pouvoir d'achat. Le gâteau augmente mais le nombre de parts à couper augmente encore plus. En fait la bonne façon serait de calculer le pouvoir d'achat par unité de consommation, ce qui donne une vision plus juste du pouvoir d'achat.

Pourquoi ne le faites-vous pas ?

Nous le faisons  mais ces chiffres n'étaient pas ceux qui étaient mis en avant. Aujourd'hui, on communique de plus en plus sur le pouvoir d'achat par unité de consommation ce  qui diminue l'évolution d'environ 0,9 Point. Par exemple en 2008, le pouvoir d'achat des français, par unité de consommation devrait stagner.

Le deuxième élément qui explique la différence entre les chiffres et la perception des consommateurs est que lorsqu'ils parlent de pouvoir d'achat, les français raisonnent en prix et pas forcément en revenus. Pourtant, le pouvoir d'achat doit prendre en compte les deux éléments. Quand on compare les enquêtes d'opinion sur les prix et l'inflation réelle, on constate un décalage important, avec un décrochage qui s'est largement accentué depuis l'Euro.

Est-ce que le calcul de l'inflation par l'INSEE prend bien en compte l'évolution réelle des prix ?

Les français lorsqu'ils pensent prix, pensent principalement aux produits qu'ils achètent le plus souvent comme les produits alimentaires ou l'essence. Or l'inflation mesurée par l'INSEE prend en compte tous les prix, y compris les prix des automobiles qui sont plutôt stables ou des biens électroniques qui ont plutôt baissé. Or le poids de ces produits dans le calcul de l'inflation est important car même si on ne les achète pas souvent, leur coût est important et pèse donc de manière significative dans le calcul de l'inflation.

S'agit-il alors d'un problème de rythme de consommation. Les français dépensent-ils plus aujourd'hui qu'il y a quelques années ?

Il est vrai que chaque mois, les français ont une certaine somme qui part directement pour le paiement de ce que nous appelons des « dépenses contraintes », comme le loyer, le ou les abonnements téléphoniques, l'assurance, la mutuelle etc...Or les dépenses contraintes qui représentaient 15 % du budget des ménages en 1960 ont presque doublé en quarante ans puisqu'elles représentent aujourd'hui près de 30 %. Chaque mois, les français voient 30% de leurs revenus partir automatiquement. Du coup, le revenu «arbitrable», c'est-à-dire qui reste aux français et dont ils peuvent décider, est moins important ce qui les conforte dans cette impression de baisse du pouvoir d'achat.


Note de P&P : - « Insee, répondez »,  « Insee, ici la Terre, répondez »

- « Chef je crois qu’on les a perdus. »

Si la souffrance de millions de Français luttant un peu plus chaque jour pour arriver à vivre décemment n’était pas en jeu, les pathétiques tentatives de justification de l’INSEE pourraient prêter à sourire. 

Il est sûr que l’inflation croissante et l’érosion du pouvoir d’achat qui frappent la France depuis l’élection de notre cher Président dont la principale  promesse électorale consistait en une augmentation dudit pouvoir d’achat commencent à faire sérieusement désordre. 

L’INSEE, en bonne officine de propagande, se démène donc pour entretenir l’illusion, à coup d’ « unités de consommation », de « revenu arbitrable », de « dépenses contraintes ». 

Cette tactique est vieille comme le monde. En effet lorsque votre point de vue prend l’eau de toute part, obscurcissez le débat et employez moult termes techniques afin de perdre votre interlocuteurs. 

Ceux qui, honte à eux, douteraient encore de la totale intégrité de l’INSEE pourraient jeter un œil à l’organigramme de cette vénérable institution. On remarque qu’un nouveau directeur général a été nommé six mois après l’élection de notre brillantissime président : « Jean-Philippe Cotis, 50 ans, diplômé de l’ESSEC et de l’ENA, a été nommé directeur général de l’Insee, sur proposition de Christine Lagarde, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Emploi. » 

Sachant que Christine Lagarde est un modèle d’objectivité économique et sociale, comme l’a justement souligné le Réseau Voltaire : « Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault. 

 Au-delà des mensonges abracadabrants entonnés par le gouvernement et l’INSEE visant à nous faire gober que l’on s’enrichit alors que l’on s’appauvrit, la notion de pouvoir d’achat demeure pourtant fort simple. 

 Si vous pouvez acheter moins qu’avant, c’est que votre pouvoir d’achat baisse. 

Certes le pouvoir d’achat de certains, en particulier celui de notre cher président, a considérablement augmenté

Mais pour l’immense majorité des Français, ceux qui doivent se contenter de 1000 ou 2000 euros par mois la tendance est clairement orientée à la baisse. 

Je ne résiste pas à l’envie de publier ce mail envoyé il y a quelques semaines par un lecteur qui témoigne, dépenses par dépenses, de l'évolution réelle de son pouvoir d’achat.

"Je me présente, mon nom est Georges, déjà avec un prénom comme ça j’aurais dû me méfier. J’ai 29 ans, je suis chauve, smicard et célibataire (tiens en l’écrivant je me dis qu’il y a peut-être des liens de cause à effet). 

Après avoir décroché un DEA en océanographie, il a bien fallu que je commence à gagner ma vie. Après deux années de RMI, de galère et de petits boulots, j’ai décroché en 2006 un vrai job à temps plein. 1030 euros par mois, mazette ! 

Depuis je mène une existence à peu près aussi  merdique que quand j’étais au RMI sauf que je bosse 8 heures par jour à livrer des colis à travers les embouteillages, le stress et la pollution, à part les queues de poissons et mon requin de patron, y a pas grand rapport avec l’océanographie. 

Je rentre le soir vané et là enfin je déconnecte un peu, je fume quelques clopes, je surfe sur Internet et j'essaye d'oublier. Je suis pas très frais le lendemain mais pas besoin d’une forme olympique pour pousser des cartons et tourner un volant. 

Et voilà que je tombe sur cet article [Note de P&P : article publié par l’INSEE en juin 2008 sur la hausse du pouvoir d’achat]. Franchement avoir une vie de merde c’est une chose mais se voir traité de privilégié quand on crève de faim ça fait un peu mal aux sphincters.

L’avantage d’un bac +5 smicard qui passe des heures dans les embouteillages c’est qu’il a le temps de faire ses comptes. Alors voilà en 2006 mes dépenses du mois se répartissaient comme ça : 

  • location studio : 330 euros (attention à ce prix là c’est le grand luxe, cloison en papier cigarette, décoration des seventies, débit d’eau asmathique, boites aux lettres défoncées, y’a même des merdes de chien dans le hall)
  • charges : 30 euros
  • gazole voiture : 120 euros
  • alimentation : 270 euros
  • téléphone : 30 euros
  • clopes : 100 euros
  • assurances voiture et maison : 50 euros
    = 930 euros

Reste 100 euros pour tout le reste dont accessoirement le poste « vivre » : taxe d’habitation, cadeaux pour la famille, un livre, un ciné, quelques fringues, PC , redevance télé, …) 

Et pour les 6 premiers mois de 2008, le résultats des courses :

  • location studio : 350 euros (avec la crise le studio minable est de plus en plus recherché d’où hausse des locations, j’ai fait une demande en HLM mais on m’a dit qu’il fallait avoir des enfants. Je leur aurai bien répondu que pour commencer faudrait déjà que j’ai une femme)
  • charges : 45 euros. Dans mon bâtiment ils ont eu la mauvaise idée d’installer un chauffage au fuel. Y sont vraiment con ces chauffagistes.
  • gazole voiture : 170 euros (passage du gazole de 1€ à 1,4€ y parait que c’est à cause du manque de raffinage mais que Total va réagir, ben ouaih faudrait penser à réagir ça fait quand même 10 ans que le nombre de véhicules diesel augmente et puis c’est pas leurs bénéfices qui les empêche d’acheter une raffinerie)
  • alimentation : 310 euros (La laitue sans goût à 1,40€, la baguette industrielle à 1,10€, le lait aux antibiotiques 0,70 euros, les céréales aux OGM : 2,30 euros…)
  • téléphone : 30 euros (ça pas bougé, faut dire qu’y a entente sur les prix depuis 10 ans)
  • clopes : 120 euros (et ouaih l’Etat ponctionne toujours plus sur les clopes parce que c’est mal. En revanche pas de problème pour la pub pour l’alcool, les prescriptions d’antidépresseurs, le mais transgénique, le vaccin au mercure,…) mais la clope non la clope c’est mal.
  • assurances voiture et maison : 50 euros
    = 1075 €

Entre temps mon SMIG a fait un bond stratosphérique pour atteindre la somme hallucinante de 1072 euros. Allez soyez pas jaloux ça fait quand même du 2% d’augmentation par an. 

Reste -3 € pour tout le reste. Zut je pourrai même pas me torcher avec le dernier BHL. 

Au final mon salaire a pris 4% en deux ans alors que les dépenses (inchangées) ont pris 15%, il faudra donc dire aux collègues de l’INSEE que la vague d’augmentation du pouvoir d’achat a dû s’arrêter à la frontière pour taper la discute avec le nuage de Tchernobyl parce que chez moi on est plutôt dans le – 11% de pouvoir d’achat en deux ans.

08/06/2008

Chômage : une baisse en trompe l'œil




Chômage : une baisse en trompe l'œil
 
 
Reprise en boucle par tous les médias, sans aucune distance critique ni pondération, la nouvelle est à la Une : le chômage a baissé au premier trimestre 2008 pour atteindre 7,2% en métropole (7,5% avec les départements d’outre-mer), soit le taux le plus bas depuis vingt-cinq ans, d’après l’INSEE. La majorité profite de l’aubaine pour se réjouir : "C’est un succès important. C’est le meilleur chiffre depuis 25 ans, ça prouve que la stratégie retenue est la bonne", déclare Nicolas Sarkozy, qui ajoute : "mais il ne faut surtout pas s’arrêter à cela. Il ne faut faire aucune autosatisfaction, il faut continuer jusqu’à ce que nous ayons le plein emploi" (environ 5%). Il semble que le président n’ai pas été entendu concernant l’autosatisfaction par un Patrick Devedjian qui moque les socialistes : "Je comprends que ce soit douloureux pour eux que nous obtenions de tels succès parce que finalement le niveau du chômage atteint ce qu’il était il y a 25 ans", exulte le secrétaire général de l’UMP. S’il persifle ainsi - sans bien sûr répondre sur le fond -, c’est que les secrétaires nationaux du PS à l’économie et à la fiscalité, Michel Sapin, et aux entreprises, Alain Vidalies, remettent les pendules à l’heure dans un communiqué percutant : "Incontestablement, la baisse administrative du chômage n’est due qu’aux effets mécaniques de l’évolution de la démographie et au recours de plus en plus massif aux contrats précaires". Aussi dénoncent-ils un "exercice de communication" visant à faire oublier la réalité des faits, qu’ils se font un plaisir de rétablir : "le nombre des inscriptions à l’ANPE en catégorie 1 (personnes à la recherche d’un CDI à temps plein) au cours du premier trimestre a augmenté de 4,1% par rapport aux trois mois précédents, alors que les sorties n’ont augmenté que de 0,7%. Les entrées liées à un licenciement économique ont augmenté (+2%), ainsi que celles faisant suite à un licenciement autre qu’économique (+5,2%). Au nombre des sorties de l’ANPE, ce sont surtout les entrées en stage qui augmentent au cours du premier trimestre (+3,2%), ainsi que celles liées au développement d’emplois de service précaires, à temps très partiel et mal rémunérés. Comment le gouvernement peut-il se targuer de bons chiffres alors que l’industrie française continue de perdre des emplois (-0,4% sur le dernier trimestre et -1,2% sur un an), et que la France se situe toujours à la traîne des pays de la zone euro sur le front de l’emploi  ?" Bonne question.

Reprenons leurs arguments point par point. Sapin et Vidalies commencent-ils par pointer les "effets mécaniques de l’évolution de la démographie" ? Ils ont raison : le départ à la retraite de "papy boomers" fait automatiquement baisser le taux de 1,1%. La population active n’augmente plus que de 50 000 personnes par an, alors qu’elle croissait de 250 000 en 1983. Comparer ainsi les deux périodes et se féliciter du meilleur résultat depuis 25 ans, comme le font le grand manipulateur de l’Élysée et "tête à claques" Devedjian, est donc parfaitement absurde - et de mauvaise foi. Ce qui n’étonne guère de la part de ces personnages. Nos experts socialistes signalent ensuite l’augmentation des inscriptions à l’ANPE de 4,1%. Comment diable ce chiffre est-il compatible avec une baisse du chômage ? C’est que l’INSEE ne se base pas sur les chiffres de l’ANPE ! Je vous sens soudain abasourdi, ami Plumonaute : comment l’Institut parvient-il alors à conclure à une baisse du chômage ? Les Échos nous livrent l’explication : "l’INSEE procède par sondage et recherche les personnes n’ayant jamais travaillé, ne serait-ce qu’une heure, au cours de la semaine de référence. Les chômeurs doivent également témoigner d’une recherche « active » d’emploi. Ce n’est pas le cas de l’ANPE, qui ne recense que les personnes inscrites dans ses fichiers, dès lors qu’elles ont travaillé moins de 78 heures au cours du dernier mois." D’où cette étonnante distorsion : l’ANPE dénombre au premier trimestre une augmentation de 7700 chômeurs quand l’INSEE en compte... 77 000 en moins ! Un grand écart à s’en déchirer les adducteurs.

"La France se situe toujours à la traîne des pays de la zone euro sur le front de l’emploi", poursuivent nos duettistes socialistes. Ils touchent juste, là encore : notre pays demeure 0,7 point au-dessus de la moyenne européenne comptabilisée par Eurostat (7,8% contre 7,1%). Quant à leur affirmation que "l’action du gouvernement n’est pour rien dans la baisse du chômage, qui n’est que statistique", que leur répondent la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, et Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’Emploi ? Soufflant dans leur pipeau, ils protestent des efforts consentis "pour libérer le travail, moderniser le service public de l’emploi et soutenir la compétitivité des entreprises" : on cherchera vainement dans ce discours langue-de-bois la trace d’une réforme concrète pouvant avoir abouti directement à faire baisser le chômage ! "Au nombre des sorties de l’ANPE, ce sont surtout les entrées en stage qui augmentent au cours du premier trimestre (+3,2%), ainsi que celles liées au développement d’emplois de service précaires, à temps très partiel et mal rémunérés", assènent Sapin et Vidalies, en guise de coup de grâce. Il suffit de se pencher de plus près sur la note de l’INSEE pour se persuader de la véracité de cette assertion.

C’est exactement ce qu’a fait le quotidien régional breton dans son excellent article intitulé Une décrue alimentée par le sous-emploi : "Le chômage diminue, le sous-emploi augmente. Le constat de l’INSEE sur le premier trimestre 2008 montre que si les statistiques officielles chutent de 1,2 point en un an, c’est en grande partie parce que de plus en plus de demandeurs d’emploi retrouvent une activité réduite peu rémunérée. Moins de chômeurs, plus de travailleurs pauvres. La notion de sous-emploi au sens du Bureau international du Travail (BIT) apparaît pour la première fois en France. Elle désigne les personnes qui ont un emploi à temps partiel et ne sont donc plus inscrites à l’ANPE. Mais elles ne travaillent que 11 à 12 heures par semaine, soit un tiers-temps, pour des salaires de 300 euros. Ce sont surtout des emplois de services à la personne, naguère appelés « petits boulots ». Cette nouvelle réalité du marché du travail apparaît en page 5 de la note de l’INSEE  : on y voit la courbe du sous-emploi monter à partir de 2006, depuis que la courbe du chômage baisse. Dans cette même note, page 3, la chute la plus importante du chômage officiel est observée chez les femmes de 15 à 24 ans : - 5,4% en un an. C’est la catégorie la plus concernée par les emplois de proximité, avec celle des jeunes hommes de 15 à 24 ans (- 2,7% en un an). Ces « non-chômeurs en situation de sous-emploi » ne peuvent améliorer leur situation financière qu’en accroissant leur temps de travail, c’est-à-dire en multipliant le nombre de leurs employeurs. C’est ce qui se passe aux États-Unis et c’est de cette manière que Tony Blair a fait baisser le taux de chômage britannique. En Allemagne, où le chômage diminue de manière spectaculaire, la part de la population menacée de pauvreté est passée de 18,9% à 25% en six ans. La France, l’Espagne et l’Italie suivent le même chemin : aggravation des inégalités salariales parce que des personnes exclues jusqu’ici du marché du travail obtiennent des emplois peu qualifiés. Selon le ministère de l’Emploi, plus d’un million de salariés ont besoin de travailler davantage pour vivre décemment. L’INSEE évalue ces travailleurs pauvres à 4,4% des salariés qui ont un emploi."

Après avoir lu cette lumineuse analyse, on ne peut que se scandaliser d’entendre Wauquiez, qui qualifie la baisse du chômage de "changement historique" - pas d’autosatisfaction a dit le président ! - prétendre avec son sourire de jeune premier qu’elle s’est produite "sans qu’augmente la précarité". Gagner 300 euros par mois, ce ne serait donc pas de la précarité ?

Comment conclure sans évoquer enfin tous les procédés administratifs mis systématiquement en œuvre pour radier le plus grand nombre de chômeurs possible et les faire ainsi disparaître artificiellement des chiffres ? Une réalité incontestable, là encore : "les reprises d’activité ne représentent qu’un quart des motifs de sortie des statistiques", nous enseigne la dernière phrase de l’article du Télégramme. Autrement dit, trois chômeurs sur quatre de ceux qui cessent officiellement de l’être n’ont pas retrouvé d’emploi. Alors, avec tout ça, leur prétendue baisse du chômage...

PS : Le logo détourné de l’ANPE (Abaisser Neutraliser Parquer Eliminer) est une création du blog timeo danaos et dona ferentes.

 

Article original : Alterinfo 

27/01/2008

Évasion de Gaza ou transfert volontaire ?


Par Mike Whitney , le 24 janvier 2008

​​​​Évasion de Gaza ou transfert volontaire ?Oubliez tout ce que vous avez lu sur la « Grande Fuite » de Gaza. C'est entièrement des bêtises. La totalité de la farce a été cuite par un groupe de réflexion israélien, comme moyen de débarrasser la Palestine de ses autochtones. Voici un extrait du journal israélien Arutz Sheva, qui explique les véritables mobiles derrière l'incident:

​​​​Aryeh Eldad, un membre de la Knesset israélienne, salue l'exode arabe vers l'Égypte, comme la preuve que le transfert volontaire est effectivement une option.

​​​​« La gauche israélienne continue à prétendre que de telles choses, comme le transfert volontaire n'ont pas lieu, en ignorant tout simplement la réalité, » a dit Eldad.


​​​​Transfert volontaire. Et voilà !.

​​​​Ainsi, en s'enfuyant, les Palestiniens sont juste tombés dans un piège. Ils se sont maintenant exilés en Égypte de leur propre gré. Nous devrons attendre pour voir combien seront autorisés à revenir.

​​​​Les médias ont joué leur rôle habituel dans le fiasco de Gaza, en essayant de faire ressembler ça à un coup majeur des « cerveaux terroristes » du Hamas contre Israël. Ce n'est qu'une manière de détourner l'attention du rôle d'Israël dans la crise humanitaire en cours. Voici comment Ha'aretz a résumé la situation :

​​​​Le Hamas a réalisé un véritable coup d'État. Non seulement, une fois de plus, cette organisation a démontré être une entité disciplinée et déterminée, et un adversaire infiniment plus subtil que l'Organisation de Libération de la Palestine. Israël, l'Égypte et l'Autorité Palestinienne sont forcés à présent de trouver de nouveaux accords communs pour contrôler les frontières, qui dépendront probablement des bonnes grâces du Hamas.... L'action d'hier du Hamas a été tout sauf spontanée. C'était une autre étape dans la campagne qui a commencé dans l'obscurité de la nuit de dimanche à Gaza. Alors que Gaza était largement plongé dans la noirceur télévisée, les enfants palestiniens armés de bougies ont été faits sortir pour une marche de protestation et des manifestations organisées en prime time en soutien aux branches égyptienne et jordanienne des Frères Musulmans. (La violation de la frontière de Gaza montre à Israël que le Hamas est responsable, Ha'aretz)

​​​​Bêtises. Israël n'est pas plus victime que les enfants palestiniens étaient « armés » de bougies. Les bougies sont symbole d'espoir, quelque chose qui fait cruellement défaut sous la domination israélienne. La vérité est qu'Israël a été meurtri par des médias pour avoir interrompu l'alimentation, l'eau, l'énergie et les fournitures médicales à 1,5 million de civils (dont certains sont morts à l'hôpital quand le courant a été coupé sur leurs respirateurs), alors ils ont cherché un moyen de faire volte-face sans paraître faiblir. Ha'aretz voudrait nous faire croire que notre sympathie pour les femmes et les enfants affamés résulte de la propagande que nous avons vu dans un média « appartenant à des Palestiniens. »

​​​​Quelle rigolade, un média « appartenant à des Palestiniens. »

​​​​Le Hamas ne présente aucune menace pour Israël, il ne contrôle rien et certainement pas la frontière. Ils ont même suspendu toute attaque suicide depuis qu'ils ont remporté les élections démocratiques il y a un an et demi. Mais ça ne suffit pas à Israël, dont l'objectif est d'anéantir toute trace de solidarité arabe et de nationalisme palestinien. La quasi totalité des 4.000 articles diffusés actuellement par Google News se conforment à ce même conte absurde d'« astucieux terroristes » qui se sont montrés plus rusés qu'Israël et ont libéré leur peuple. Ce n'est qu'une autre façon pour dissimuler la barbarie criminelle des 60 longues années d'occupation.

​​​​En vérité, le Hamas n'a probablement rien à voir dans la destruction du mur. C'est juste un élément du plan d'Israël pour exiler davantage de Palestiniens.

​​​​Selon l'article d'Arutz Sheva, Hosni Moubarak, le Président égyptien, a décidé de suivre les ordres de Khaled Mashall, le chef du Hamas, et « d'ignorer les appels israélien à fermer la frontière. Mashaal semblait indiquer que le Hamas a fait valoir sa souveraineté sur le nord du Sinaï, appelant le Monde Arabes à tirer profit du nouveau bastion du groupe islamiste pour fournir de l'aide directement, sans ingérence israélienne. »

​​​​C'est maintenant un peu gros à avaler. Dit autrement, la marionnette étasunienne Hosni Moubarak, qui obtient 2 milliards de dollars d'aide par an des États-Unis, a soudainement décidé de prendre ses ordres auprès du chef d'un groupe qui est sur la liste des organisations terroriste du Ministère des Affaires Étrangères afin de pouvoir remplir ses obligations d'« Arabe loyal » ?

​​​​Ridicule.

​​​​D'ailleurs, le Hamas n'a pas d'intérêt dans le nord du Sinaï, ni aucune autre ambitions territoriales. Son seul but est de résister à l'occupation israélienne.

​​​​Jusqu'à présent, on estime que 350.000 habitants de Gaza ont fui à travers la frontière depuis mercredi [NDT : à l'instant, le 25 janvier à 12 heures, la radio parle de 700.000 habitants de Gaza partis en Égypte, et de la fermeture de la frontière par l'Égypte]. La police égyptienne n'a rien fait pour les empêcher d'entrer dans le pays. « Un grand nombre sont restés en Égypte... voyageant vers les centres de population du sud égyptien. »

​​​​Le 24 janvier 2008, la Jewish Telegraphic Agency a rendu compte de ceci :

​​​​Les responsables israéliens ont proposé la prise de la succession de la responsabilité du soutien de la Bande de Gaza par l'Égypte.

​​​​Les médias israéliens ont cité des membres du gouvernement Olmert disant jeudi que, après que les Palestiniens aient débordé la frontière entre Gaza et l'Égypte, il existe l'opportunité d'exiger que Le Caire s'occuper des besoins du territoire côtier.


​​​​Matan Vilnaï, le Vice-Ministre de la Défense, a déclaré à la radio de l'armée : « Nous devons comprendre que, si la Bande de Gaza est ouverte de l'autre côté, elle échappe à notre responsabilité. Nous voulons donc nous en désengager. Nous sommes responsables tant qu'il n'y a aucune alternative. »

​​​​Sommes-nous censés croire que, dans les dernières 24 heures, Israël a décide bon gré mal gré d'abandonner le contrôle de certaines parties de la Bande de Gaza ? Les Israéliens ont consacré un temps considérable à la construction de colonies de façon à éliminer toute possibilité de création d'un État palestinien. Il est hautement improbable que leurs plans pour Gaza soient pris moins sérieusement. En fait, nous sommes certainement en train de voir à l'instant une manifestation de ces plans dans l'expulsion de 350.000 Palestiniens [NDT : 700.000 à présent, soit près de la moitié des Gazaouis].

​​​​Yaakov Katz, du Jerusalem Post, élucide pourquoi la destruction du mur de la frontière sert les objectifs à long terme de la politique israélienne :

​​​​Sans même le savoir, mercredi l'Égypte a aidé Israël à accomplir son désengagement de la Bande de Gaza. Le Président égyptien Hosni Moubarak a déclaré avoir ouvert le passage aux Gazaouis, car ils étaient « affamés par le siège israélien, » ce qui a prouvé au monde que son pays est parfaitement capable de s'occuper de la nourriture et des soins médicaux des Palestiniens.

​​​​Les événements de mercredi, et en particulier la décision de Moubarak d'ouvrir les vannes vers son pays à des centaines de milliers de Palestiniens, démontrent qu'il existe des alternatives à Israël lorsqu'il s'agit d'être le pourvoyeur de Gaza.

​​​​Cela veut tout dire, n'est-ce pas ? Les Palestiniens ne sont vus que comme une nuisance drainant les ressources israéliennes. À présent que le mur a opportunément été renversé, le problème semble résolu.

​​​​Les gens du Hamas n'ont rien à voir avec l'explosion du mur. Et s'ils l'ont fait, ils n'étaient que complices involontaires du plan d'ensemble d'Israël pour déloger davantage de Palestiniens de leur terre et s'absoudre eux-mêmes de toute responsabilité envers ceux qui restent.

​​​​C'est juste un autre sinistre chapitre du « Nouveau Moyen-Orient » de Bush.
 
Note de P&P : Certainement que cet exode programmé des palestiniens de Gaza n'arrange pas seulement Bush et les faucons étasuniens qui le dirigent mais aussi les décideurs israéliens. 



Original : http://www.informationclearinghouse.info/article19151.htm
Traduit au mieux par Pétrus Lombard pour Alter Info

30/09/2007

Pour le « New York Times, un Israélien vaut 30 Libanais




Récemment quand Human Rights Watch a publié deux rapports d’enquête sur la guerre d’Israël contre le Liban, à l’été 2006, le New York Times a rendu compte en détail de celui qui détaillait les crimes de guerre commis par le Hezbollah, tout en faisant l’impasse sur l’autre rapport, qui détaillait les crimes de guerre commis par Israël.

Il est rare d’avoir l’occasion de tester aussi clairement l’intégrité journalistique d’un journal qui se veut « de référence ». L’organisation de défense de droits de l’homme a mené deux enquêtes sur les attaques commises par le Hezbollah et sur celles commises par Israël, accusant chaque camp d’avoir violé le droit international en ciblant de manière délibérée la population civile. Quand le premier rapport est paru, le New York Times lui a consacré un article de 800 mots, le 31 août 2007, sous le titre « Un groupe de défense des droits de l’homme accuse le Hezbollah d’avoir ciblé de manière délibérée des civils lors de la guerre avec Israël », accompagné d’une photo de civils israéliens vivant sous la menace des roquettes du Hezbollah.

Mais quand Human Rights Watch a publié son rapport accusant Israël, l’intérêt du journal a considérablement décru. Il s’est contenté de reproduire une brève six fois plus courte, de l’Associated Press (9/7/07), sans photo, et intitulée : « Israël est critiqué pour les morts au Liban ».

D’un point de vue de l’intérêt journalistique, rien ne justifiait ce traitement de l’information. Les accusations contre le Hezbollah formulées par Human Rights Watch n’avaient rien de neuf, elles avaient été énoncées par toute la presse lors de la guerre de 2006 Par contre le rapport consacré à Israël apportait de nouvelles informations au débat —notamment en invalidant un des principaux arguments des supporters d’Israël affirmant que les morts civils au Liban sont avant tout la faute du Hezbollah qui s’en est servi comme d’un bouclier pour lancer ses attaques et implantait ses bases de lancement de roquettes dans des zones densément peuplées. L’enquête sur le terrain menée par Human Rights Watch n’a pas permis de prouver cette affirmation, comme le directeur de Human Rights Watch l’a encore confirmé au micro de Democracy Now ! (9/6/07), « L’accusation formulée par le gouvernement israélien comme quoi le nombre important de morts civiles au Liban est du au fait que le Hezbollah se servait de la population comme d’un bouclier s’est avérée totalement fausse ».

Le New York Times fait également totalement silence sur la disproportion des victimes des deux côtés. Selon Human Rights Watch les attaques israéliennes ont causé la mort d’environ 900 civils libanais (sur environ 1 200 victimes libanaises de cette guerre), tandis que les attaques du Hezbollah ont causé la mort de 43 civils israéliens et 80 soldats israéliens. Au vu de ce traitement journalistique il est difficile de ne pas se demander si, pour le New York Times, les vies libanaises valent 30 fois moins que les vies israéliennes.

Ce n’est pas la première fois que le New York Times apporte son soutien à la stratégie militaire israélienne au Liban. L’an dernier déjà le quotidien avait fait sa une avec un rapport d’un groupe de recherche militaire israélien qui justifiait les bombardement israéliens de zones civiles. Le New York Times écrivait alors que les attaques contre les civils libanais étaient justifiées étant donné que « le Hezbollah tire ses roquettes depuis des zones civiles —ce qui constitue déjà un crime de guerre— et transforme donc ces zones civiles en cibles légitimes ».

L’enquête menée au Liban par Human Rights Watch contredit directement cet argument. Considérant l’intérêt du New York Times pour les crimes de guerre commis par le Hezbollah, il est révélateur que ce journal « objectif » ait choisi de faire l’impasse sur les conclusions de cette enquête.

 

Article issue du site Web du Réseau Voltaire

22/09/2007

Gore - Bellarmin même combat

En juin 1633, l'inquisiteur Bellarmin condamnait Copernic à la prison à perpétuité. Son hérésie fut de proclamer une vérité prouvée par la science : l' héliocentrisme (la terre tourne autour du soleil) face au dogme du géocentrisme (le soleil tourne autour de la terre) défendu par l'eglise de Rome.

Ainsi durant des siècles l'humanité fut abreuvée de ce mensonge (parmi tant d'autres) alors que des données objectives et tangibles étaient disponibles et permettaient de se rapprocher sensiblement de la vérité au moins dans ce domaine de l'astronomie.

Cette dynamique d'inquisition et de mystification était d'autant plus puissante que les masses furent manipulées afin de soutenir le dogme dominant.

Le géocentrisme correspondait à l'exégèse officielle des écritures et donc aux dogmes de l'église, celui qui l'embrasse, embrasse les écritures et embrasse donc son auteur dieu. Ainsi celui qui fait le géocentrisme sien sera sauvé.

A l'opposé l'héliocentrisme est en rupture avec les écritures et les dogmes de l'église, celui qui embrasse l'héliocentrisme s'oppose à l'église et donc à dieu. Celui-ci sera puni par l'éternel et il connaitra la géhenne et les grincements de dents dans les flammes de l'enfer.

Revenons à notre époque et observons l'un des dogmes majeurs qui est apparu au cours des dernières années : le réchauffement climatique d'origine humaine.

Embrassez le et vous serez reconnu comme respectueux de la terre et de l'humanité. Détournez vous en et vous serez pendu au pilori avec la pancarte "déviant individualiste ultramatérialiste cynique et aveugle"  

Le dogme est désormais intégré dans tous les cerveaux, il est clair est simple :

1/ L'activité humaine génère le CO2.
2/ Le CO2 induit une augmentation de la température.
3/ l'augmentation de la température mène à la disparition de la planète. 

Pourtant si l'on se penche sur les données, celles-ci battent en brèche le dogme actuel :

1/ L'activité humaine constitue une infime partie de la production de C02 (2 à 4% selon les auteurs).
2/ Le taux de CO2 n'est pas une cause mais une conséquence des variations de température.
3/ Notre planète a connu de nombreuses périodes plus chaudes qu'aujourd'hui, au cours des années 40 par exemple.

 Alors peut être que l'origine du réchauffement actuel de la planète ne vient pas de celle-ci (dogme thermo géocentrique) mais tout simplement de ce qui la chauffe principalement c'est à dire le soleil (thermo hélicentrisme)

Le niveau d'activité du soleil est corrélé positivement avec les variations de température du globe. Cela expliquerait aussi pourquoi Mars et Vénus connaissent le même phénomène de réchauffement que la Terre. 

Le documentaire intitulé The Great Global Warming Swindle vous donnera peut être une autre perspective quant aux explications concernant le réchauffement de notre planète. Pour une mise en perspective détaillé de la situation actuelle, n'hésitez pas à consulter l'excellent article intitulé  "Oubliez le réchauffement climatique, nous sommes au bord de l'extinction !"
 

Il est intéresant de se pencher désormais sur les raisons qui pourraient motiver la création et la diffusion de ce dogme du "thermo géocentrisme". Ici nous entrons bien entendu dans le domaine de la spéculation.

Le coeur de cette hypothèse repose sur le fait qu'en politique rien n'arrive par hasard. Sans nul doute notre génération va connaitre de grands changements et une prise de conscience pourrait se produire.

Comme dit le vieil adage : "Lorsque le chien a vu le gigot, jetez lui un os dans l'autre direction". Le mythe du réchauffement dramatique d'origine humaine semble avoir parfaitement joué le rôle de diversion. Il a attiré toute l'attention et a modelé celle-ci autour de trois thèmes fondamentaux : 

* Diversion concernant la notion de pollution : l'humanité a récemment pris conscience qu'elle était en mesure d'endommager voire de détruire la planète qui l'accueille. Cette prise de conscience légitime a amené les individus à se pencher sur ces causes  de pollution et de destruction. Aujourd'hui l'homme et la planète sont détruits par les pollutions (organiques, chimiques, atomiques,...) qui contaminent ce qu'il boit, ce qu'il respire, ce qu'il mange, ce qu'il touche. Le dogme du thermo géocentrisme a éliminé cette réflexion et l'a remplacé par la traque monomaniaque au CO2 (pet de vache inclus).

* Diversion concernant la notion de catastrophe : aujourd'hui les apocalyses à base de désertification, de montée dramatique des océans, d'épidémies inondent (sans jeu de mot) les médias.  Pourtant la montée des eaux ne constitue que l'une des sources de catastrophes parmi de nombreuses autres comme les météorites par exemple, dont  le potentiel de destruction a, lui, bien été prouvé. Pendant que la communauté scientifique observe les variations micrométriques des marégraphes, le ciel peut bien leur tomber sur la tête, comme disaient nos ancètres les Gaulois.

* Diversion concernant la notion de responsabilité : Le mythe du réchauffement d'origine humaine constitue également un excellent facteur de conditionnement négatif. Il culpabilise l'individu qui est stigmatisé comme responsable de la destruction imminente de la planète et il bride ses capacités de création, de développement et d'émancipation par la diabolisation de la consommation et donc de l'accès à la technologie et à la connaissance.

Un peuple qui culpabilise et qui demeure dans l'ignorance porte un faible potentiel de révolte n'est-ce pas ?

19/09/2007

Nettoyage de l'Iran au Kouchner

Indalecio ALVAREZ AFP - Mercredi 19 septembre, 08h14

PARIS (AFP) - Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner se rend mercredi à Washington pour sa première visite officielle aux Etats-Unis au moment où la crise du nucléaire iranien accélère le rapprochement franco-américain en cours depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.

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La question de l'adoption de nouvelles sanctions contre l'Iran au Conseil de sécurité, ou, faute d'accord, en dehors de l'ONU dans le cadre européen, doit être au coeur de ses entretiens vendredi avec son homologue américaine Condoleezza Rice.

Le même jour, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité doivent se réunir au niveau des directeurs politiques dans la capitale américaine pour envisager un troisième train de sanction contre Téhéran.

M. Kouchner a estimé dimanche que le monde devait se "préparer au pire", c'est à dire à la possibilité d'une "guerre" avec l'Iran. Il a demandé des sanctions européennes, tout en appelant à "négocier jusqu'au bout" pour éviter que Téhéran ne se dote de l'arme atomique.

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Le 27 août, le président Nicolas Sarkozy avait donné le ton en déclarant que la politique de "sanctions croissantes" vis-à-vis de Téhéran avait pour but de "permettre d'échapper à une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran".

L'option de nouvelles sanctions contre l'Iran en dehors du cadre de l'ONU, reflétant la crainte que la Russie et la Chine ne s'opposent au troisième train de sanctions envisagé, ne pouvait que plaire à Washington.

D'autant plus que la visite de Bernard Kouchner intervient après une série de gestes français vis-à-vis des Etats-Unis qui ont instauré une nouvelle donne dans les relations franco-américaines, après une période de défiance sous la présidence de Jacques Chirac, qui s'était vivement opposé à l'intervention américaine en Irak.

Sa visite à Bagdad fin août -la première d'un membre du gouvernement français depuis la chute de Saddam Hussein en 2003- avait été saluée avec chaleur à Washington.

Lors de la guerre en Irak, il était allé à contre-courant de l'opinion dominante en regrettant que la France se soit désolidarisée des Américains. "Si nous avions continué à être à leur côté, nous aurions pu éviter la guerre", avait-il déclaré.

Aux Etats-Unis, "il est remarquablement placé pour dire 'moi j'incarne autre chose que ce que la politique française a incarné dans le passé'", estime François Heisbourg, président de l'International institute for strategic studies (IISS) de Londres.

En souhaitant un rapprochement avec l'Otan ou en redéployant des avions français opérant en Afghanistan à Kandahar (sud) au lieu de Douchanbé (Tadjikistan), Paris vient également de marquer sa volonté de rester solidaire des Américains.

M. Kouchner a toutefois cherché à se démarquer des critiques, en assurant que "la diplomatie française ne prend pas ses ordres à Washington".

Après sa visite à Washington, le ministre doit participer, ainsi que de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement ou ministres des Affaires étrangères, à l'assemblée générale de l'ONU à New York. Plusieurs réunions l'y attendent: sur le Darfour, dont il a fait l'une de ses priorités, le Kosovo ou, dès samedi, sur l'Irak.

 

Notes de Pouvoir et Psychopathie :  Pourquoi Kouchner cherche-t-il à se justifier en déclarant que la diplomatie française ne prend pas ses ordres à Washington ?

Après son soutien à la guerre d'agression contre l'Iraq, son rapport favorable à l'intervention des Etats Unis en Birmanie, ses mensonges au Kosovosa nomination aidée par le CRIF, son récent voyage en Iraq, seul un esprit particulièrement dérangé pourrait imaginer que Kouchner soit le laquais des faucons zioconservateurs. 

26/04/2007

Nuage de Tchernobyl : Sarkozy doit s'expliquer

Le réseau Sortir du Nucléaire a publié un communiqué de presse, mardi 24 avril 2007 :

A deux jours de la date anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (26 avril 1986), le Réseau "Sortir du nucléaire" demande à Nicolas Sarkozy de s'expliquer sur son (in)action à propos des conséquences du passage du nuage de Tchernobyl sur la France et sur sa part de responsabilité dans le mensonge d'Etat qui a été
mis en oeuvre à cette occasion et par la suite.

En effet, en 1987, quelques mois à peine après la catastrophe de Tchernobyl et la contamination de la France par le nuage radioactif, M. Sarkozy était Chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au ministère de l'Intérieur. (*)

Est-il possible qu'il n'ait pas eu à travailler sur les conséquences du passage du nuage de Tchernobyl sur la France ? Détectables encore aujourd'hui, la contamination du territoire était importante en 1987 (**). D'ailleurs, à cette époque, la France agissait au niveau européen pour empêcher que ne soient prises des décisions d'élimination des productions alimentaires contaminées (***). M. Sarkozy aurai-t-il participé à ces manoeuvres ? Quelles étaient exactement ses missions à cette époque ?

M. Sarkozy, qui prétend dire toutes les vérités (****) et briser tous les tabous, ne s'est-il pas de lui-même posé des questions ? N'a-t-il pas entendu parler du nuage de Tchernobyl ?

Plus tard, M. Sarkozy a occupé le poste de ministre de l'Intérieur de mai 2002 à mars 2004, puis de juin 2005 à mars 2007 : il a donc eu largement l'occasion de prendre connaissance des informations sur les conséquences du passage sur la France du nuage de Tchernobyl et de les rendre publiques. Il n'en a rien fait.

Une telle mise au point est d'autant plus nécessaire que M. Sarkozy s'est révélé être un infatigable promoteur de l'industrie nucléaire, que ce soit lors de son passage au ministère de l'économie (de mars à novembre 2004) ou lors de différentes interventions en tant que Président de l'UMP.

NB : Les associations membres du Réseau "Sortir du nucléaire" organisent ces jours-ci, un peu partout en France, des initiatives de commémoration de la catastrophe de Tchernobyl.
Voir ici
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(*) Etrangement, cet épisode ne figure pas dans la biographie de M. Sarkozy présentée sur le site web de l'UMP

Par contre, on en trouve trace ici


(**) "En Belgique, la charge corporelle moyenne de 137Cs mesurée chez des adultes de sexe masculin a augmenté après le mois de mai 1986 pour atteindre sa valeur maximale vers la fin de 1987, soit plus d'un an après l'accident. Ceci reflétait l'ingestion de denrées alimentaires contaminées."
Source (Agence pour l'énergie nucléaire)

(***) Lundi 16 février 1987 : lors d'une réunion à Bruxelles des ministres des affaires étrangères de l'Union européenne, la France refuse que soit prorogé le règlement européen sur la radioactivité maximale des aliments acceptable en cas d'accident nucléaire, adopté en toute urgence après Tchernobyl.

(****) Le 19/10/2005, M. Sarkozy déclare : "Il n'est pas normal, dans une grande démocratie comme la nôtre, que le secret continue de régir l'action de l'administration, et, à la vérité, des élus qui la dirigent. Des erreurs comme celles de l'amiante, le mystère qui entoure le trajet exact du nuage de Tchernobyl, ne sont plus acceptables".
Source

Réseau Sortir du Nucléaire