26.04.2009

Bassam Abu assassiné par les forces d'occupation israéliennes

Protection Palestine
Vendredi 17 avril 2009

 

Par respect et en hommage à Bassem nous pensons qu’il est de notre responsabilité de faire connaître la violence de l’armée d’occupation et comment elle traite les manifestants non violents !!

 

Lors de la manifestation non violente hebdomadaire de Bil’in d’aujourd’hui (17 avril 2009) Bassam Abu Rahme 29 ans a été assassiné par l’armée israelienne lorsqu’il a essayé de rejoindre ses terres qui se trouvent derrière le Mur de l’ Appartheid.

 

Photo : Haytham Al Khateeb pour IMEMC

 

Basem Abu Rahme a été touché à l’estomac par un tir de de bombe lacrymogène a haute vélocité et presque à bout portant, une nouvelle sorte de munition utilisée par l’armée israelienne. La 150è mission CCIPPP participait à la manifestation.

Cet assassinat intervient dans un climat très tendu. En effet, hier des juifs israéliens ont tenté de pénétrer sur l’esplanade des mosquées en vue de manifester et revendiquer ce lieu ! La police a fait barrage et les a empêchés de pénétrer sur l’esplanade, mais immédiatement la nouvelle s’est répandue créant des attroupements de palestiniens. L’armée et la police ont immédiatement "bouclé" toute la vielle ville et Jérusalem est...

A Naplouse, dans les écoles on a informé les enfants et les jeunes de cet incident survenu sur l’esplanade des mosquées.

On sait que la deuxième intifada a été déclenchée par la provocation d’Ariel Sharon qui s’est "promené" sur l’esplanade des mosquées avec toute une troupe d’Israéliens, policiers et militaires...

Compte tenu des orientations affichées du nouveau gouvernement israélien, les Palestiniens vivent dans un climat où la tension est monté encore d’un cran... (ndlr)

 

Récit de T.

 

Jeudi 16 avril

Une nuit de plus a Cheikh Jarrah a Jérusalem, avec les familles palestiniennes, qui sont à ce jour aussi proche que nos véritables familles. Hier soir nous avons fait à manger avec ma camarade de la 149e mission et avons invité toutes les familles. C’est pour des moments comme cela que l’on voudrait arrêter le temps. Ensuite c’est l’heure de se reposer, a tour de rôle on fait la garde pour surveiller la maison en cas d’arrivée de l’armée israéliennes pour expulser notre famille de chez eux, et j’ai bien dit "notre" famille. Cette nuit, le calme plat, rien a signaler à Sheikh Jarrah.

Vendredi 17 avril

Donc avec mes camarades de mission on se dirige vers Ramallah, et puis Bil’in pour y manifester. Jusque là tout va bien. Une fois la prière terminée, avec les gens du village et les internationaux on se dirige vers le mur, le mur de la honte où nous attendent une trentaine de soldats israéliens armés jusqu’aux dents. Une fois presque arrivés au mur, des jeunes ouvrent le portail, pour que nous puissions passer, car le but de la manifestation est que nous passions de l’autre côte pour être au plus près des soldats et leur manifester la situation dans laquelle vivent les Palestiniens.

Suite à cela, les soldats sionistes ont recu l’ordre d’ouvrir les hostillités, gaz lacrymogènes, bombes assourdissantes, balles …. Je suis très près des soldats, mais tirs obligent, je recule, tout en avalant les gaz lacrymogènes et me réfugie derrière un rocher. Les soldats sionistes sont sans pitié que se soit avec les internationaux ou bien les journalistes ou les Palestiniens, c’est pareil.

10 minutes plus tard, un soldats touche un palestinien au torse, le jeune Palestinien est à 3 mètres de moi. Je le vois s’effondrer sur le sol, mais je n’arrive plus a respirer pour aller lui porter secours. Quelques secondes plus tard je me précipite vers lui, bien que l’armée continue a tirer. Le jeune Palestinien agé de 29 ans perd son sang, on appelle les secours pour l’évacuer au plus vite. En ce moment même où j’écris, j’ai cette image du jeune en train d’agoniser devant moi et je suis impuissant devant ça.

 

 

Le projectile qui a tué Bassem - photo : ccippp

 

 

Une voiture d’une personne du village arrive et l’emmène a l’hôpital, lui et une amie française qui a été touchée a la tête juste au-dessus de l’oreille par un débris de bombe lacrymogène, mais elle n’a rien de grave (plus de peur que de mal).

Mais ce n’est toujours pas fini entre l’armée israélienne et les manifestants, on essaye toujours de se rapprocher au maximum. On n’arrive plus a respirer, on n’y voit plus rien, la plupart des manifestant et journalistes sont accroupis par terre derrière un rocher, pour essayer de trouver de l’air frais, pendant que l’armée sioniste n’hésite pas a tirer. C’est impressionnant on croirait qu'il y a 2 armées qui se battent, alors que nous n’avons rien fait, nous nous sommes juste présentés en temps que les manifestants comme tous les vendredis. Une demi-heure plus tard nous rentrons vers le village sous l’ordre de l’organisateur de la manifestation.

Trés fatigué, très choqué, très triste, je m’avance vers le village et j’entends par le haut parleur de la mosquée que le jeune palstinien qui s’appelait Bassam est mort en route pour aller a l’hôpital.

La tristesse m’envahit, je ne sait plus ou aller, je ne sait plus quoi faire, donc je m’assoie contre un mur et je pleure. La scène du jeune Bassam en train de mourir devant moi ne cesse de repasser dans mon esprit.

Pour mon dernier jour de mission, sa se termine très mal. Malgré la fin de la mission on décide avec mes camarades de rester a Bil’in, pour l’enterrement du jeune martyr Bassam qui aura lieu demain samedi après la prière du midi.

Toufic.


Après le récit de T., voici celui de B.,G. et P., également présents à la manifestation :

Vendredi 17 avril

4 ans de manifestation hebdomadaire a Bil’in pour refuser le "mur de la honte", symbole de l’apartheid.

4 ans de manifestations jusque-là heureusement sans mort, malgré les violences, les tirs de grenades lacrymogènes et les balles en caoutchouc.

Mais ce vendredi 17 avril 2009 a Bil’in, le drame est arrivé.

La colonne de 60 a 70 manifestants s’ebranle après la prière de 13H30 du centre du village à destination de la porte du Mur.

En tête, deux personnalités du village entourées de beaucoup de jeunes villageois, des affiches tenues a bout de bras, entre autre l’une célébrant le plus vieux prisonnier palestinien ; de nombreux drapeaux palestiniens, des internationaux, quelques pacifistes israéliens. Des reporters photographes.

Nous cheminons vers le Mur sur une petite route bordée d’oliviers. Paysage bucolique. Mais la promenade chaque vendredi, ici, n’est pas champêtre.

La porte est située en hauteur dans l’intérieur d’un virage. Belvedère pour un poste de garde couvert de filets de camouflage où nous étions attendus : des véhicules militaires et de nombreux soldats. Tràs rapidement, nous entendons des messages en hébreu ou en arabe diffusés au porte-voix, nous déconseillant certainement d’approcher.

Cette porte du mur est une barrière agricole qui permet aux palestiniens de se rendre dans leurs champs de l’autre coté. Les deux personnalités en tête de la manifestation ouvrent le premier portail et s’avancent avec quelques palestiniens dans le no man’s land.

Derrière le groupe de tête et encore à l’extérieur de la barrière, une dizaine de manifestants avec drapeaux. Les journalistes filment ou photographient. Beaucoup de cris en direction des militaires du Mur. De part et d’autre, des jeunes avec leurs frondes jettent des pierres.

Mais très rapidement apres l’ouverture de la barrière, peut-être une minute, les premières grenades lacrymogènes fusent.

Les manifestants de tête reculent, les grenades les accompagnent. La fumée des "lacrimo’ tourbillonne, les courants d’air sont capricieux dans ce coin du vallon.

Et soudain le drame. De la première ligne des manifestants, des cris s’elèvent. Instinctivement nous comprenons qu’il se passe quelque chose de grave.

Les grenades longue distance continuent, nous contraignant a nous abriter contre un petit muret, pleurant et crachant.

Une vieille Simca roule deja vers le blessé. Pas de Croissant Rouge à cette manifestation.

Pour nous, instant de trève. Nous essuyons les yeux avec des serviettes d’alcool qu’on s’échange. Instant de solidarité. Des questions, l’identité du blessé, un palestinien, un international, est-ce grave ?

Le blessé évacué, la tension montant chez les manifestants et particuliérement chez les jeunes des premieres lignes, les tirs de "lacrimo" longue distance reprennent de plus belle.

C’est encore pendant plusieurs minutes des dizaines de grenades lacrymogènes, tombant de plus en plus loin, tant sur la route que dans les champs d’oliviers de part et d’autre. Quelques tirs de balles en caoutchouc, le claquement de la percussion, le sifflement dans les branches. Une sourde angoisse. Face a un tueur invisible.

Ces tirs réussissent ce pour quoi ils sont faits. Les quelques derniers groupes sporadiques de manifestants reculent. Des jeunes résistent encore avec leur fronde, arme dérisoire et héroïque.

Une demi-heure après, qui a pu par instant sembler longue, tout est fini.

Nous remontons lentement vers le village, tournant de temps à autre la tête vers le mur.

C’ est a l’entrée du bourg que nous apprenons le décès de Basem Abou Rhame.

Le premier mort des manifestations contre le Mur à Bil’in.

Basem Abou Rhame, 29 ans, a été tué a bout portant par une grenade lacrymogène en pleine poitrine, dans les premieres minutes de la manifestation.

Mission 150. B., G. et P.

 

2 coordinateurs CCIPPP et une amie, N., se trouvaient aussi à Bil’in les 17 et 18 avril : témoignages

Vendredi 17 avril

Le vendredi matin, la manifestation se prépare. Nous nous retrouvons avec tous nos amis du village, nos frères de lutte. Parmi eux, le frère de Bassam qui nous prend par l’épaule chaleureusement,… tous nos frères.

« Bassam, je l’ai croisé au départ de la manifestation. Il m’a crié « Honneur à la France et que Dieu protège la France ». Nous avons échangé un sourire. Et puis j’ai appris sa mort à l’hôpital de Ramallah devant lequel une partie de sa famille était réunie : des images de douleur bouleversante. » (N.)

Il a été tué alors que nous nous repliions un peu vers l’arrière vers l’Imam qui fait office de secouriste pendant les manifs pour faire soigner notre amie, qui venait d’être touchée par le même type de « balle lacrymo » que celle qui a tué Bassem et blessé grièvement l’américain de Nil’in : elle a perdu pas mal de sang mais elle l’a échappé belle (5 mm plus à gauche et elle aurait été tuée, elle aussi). Après nos premiers soins, elle a été évacuée, en même temps que Bassem pour l’hôpital de Ramallah.

A sa sortie, elle est restée parmi les proches de Bassem et une partie du village, devant l’hôpital puis est revenue à Bil’in ; En fin d’après-midi nous nous rendons dans la maison de sa maman avec toutes les femmes du village qui accompagnent un moment la famille dans sa douleur. Silence, recueillement et pleurs... Nous ne pouvons retenir nos larmes.

Dans les rues, sur les maisons, sur les voitures, on installe des drapeaux palestiniens pour accueillir le shahid Bassam qui était aimé par tous les villageois et par tous les internationaux qui l’ont connu.

Bassam, ton nom et ton portrait sont maintenant sur les murs de Bil’in, ils resteront gravés dans nos cœurs et nos pensées : nous continuerons la lutte ensemble, à Bil’in, à Nil’in, à Gaza, à Jérusalem, à Sheikh Jarrah…

Samedi 18 avril

10h : Tout le village attend l’arrivée de Bassam.

Les femmes et des petites filles cueillent des fleurs et préparent des couronnes en l’honneur du shahid Bassam.

Elles partent en cortège et se rassemblent dans la cour de l’école a l’entrée du village.

Peu a peu les hommes arrivent ainsi qu’une foule de personnes venues des villages des alentours.

Nous reconnaissons des personnes déjà croisées les années précédentes, internationaux, anticolonialistes israéliens...

 

Un banc est occupé par quelques vieillards, au dessus d’eux, côte à côte, les bannières de presque tous les partis, Fatah, Hamas, FPLP, Al Mubadara,... L unité nationale retrouvée, le temps des obsèques... - photo : ccippp

 

 

Des klaxons, des voitures pavoisées, l’ambulance qui transporte le corps de Bassam.

Un cortège se forme derrière elle. Des visages fermes, d’autres pleins de colère, nous traversons tout le village jusqu’à la maison de Bassam puis vers la mosquée.

Des prières dans la mosquée et en dehors, toutes religions melées, nous nous recueillons nous aussi, en pensant a ce garcon, Bassam, que nous avions côtoyé il y a plus d un an, soirée pleine de vie et de gaité avec lui, un homme d’une extrême générosité, aimé de tous...

 

 

Photo : ccippp

 

 

Le corps est porté par ses amis de la mosquée vers la tombe. Nous regardons pour la dernière fois le visage de notre ami Bassam ... il restera gravé en nous à jamais.

Un long moment se passe, des prières pendant l’ensevelissement, puis un chant diffusé par des haut parleurs dont on nous traduit le sens : la Palestine se meurt, pays arabes, où êtes-vous ? Nous pensons à nos pays européens : eux aussi, où sont-ils ?

Avant de partir, nous déposons un rameau d’olivier sur la tombe de notre ami et pensons très fort a lui, à son frère, à toutes les personnes que nous allons quitter dans quelques jours.

Ce sont nos frères et nos sœurs de lutte, pour un autre monde, sans murs quels qu’ils soient et ou qu’ils soient et nous savons que Bassem sera à nos côtés pour continuer ce combat.

Adieu, Bassam et que la paix que tu n’as pas connue de ton vivant soit avec toi.

M, A et N

 

10.04.2009

Une manifestation contre Hadopi le samedi 25 avril à 14h

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 10 Avril 2009 à 10h08 - posté dans Société 2.0
Des députés ont prévu d'être présents. Afin de ne pas laisser retomber la pression contre la loi Hadopi et faire obstacle à la seconde lecture du projet de loi Création et Internet, une manifestation contre Hadopi est organiséele samedi 25 avril place Edouard Herriot, à 14 heures à Paris. Numerama a décidé de s'y associer. Elle vise à rassembler le maximum de manifestants pour réclamer le retrait pur et simple du texte après son rejet par l'Assemblée Nationale, jeudi matin.

Pour préparer au mieux la manifestation, notamment auprès de la préfecture de Paris, il est demandé aux manifestants de s'inscrire sur le site manifestation-contre-hadopi.com, ce qui permettra d'évaluer la participation. Un défilé sera organisé à partir de 2.000 inscrits.

"Nous n'avons que 16 jours pour boucler le projet. La manifestation est organisée avec le plus grand soin", indique le site internet.

Organisée pour "sauver la démocratie sur Internet", la manifestation devrait réunir, autour de nombreux internautes, des représentants politiques, des associations, des syndicats, des enseignants, des entreprises, et des personnalités, notamment du monde de la culture.

25.03.2009

«J'ai reçu un tir de flash ball dans l'œil» lors de la manifestation de jeudi


Hospitalisé, Joan, étudiant de 25 ans, risque de perdre la vue.
Photo DDM, Valérie Sitnikow

« J'ai un œil en moins. J'y vois tout noir. La rétine est décollée, avec un hématome interne, le plancher orbital fracturé. Le pronostic des médecins est réservé… » Joan, 25 ans, est hospitalisé depuis jeudi soir au service d'ophtalmologie du CHU Purpan. Il va subir dans les prochains jours deux interventions délicates, pour tenter de lui sauver son œil. C'est la triste conséquence pour cet étudiant en L3 au Mirail qui s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, jeudi soir, en marge de la manif interprofessionnelle de Toulouse. Joan a été atteint au visage, vraisemblablement par un tir de flash ball, lors des incidents qui ont éclaté devant le magasin Monoprix au centre ville en début de soirée entre les forces de l'ordre et les manifestants du mouvement étudiant. Les policiers de la Bac et de la compagnie d'intervention ont fait usage de ces armes, tirant des balles en caoutchouc, pour repousser les manifestants qui venaient d'effectuer un « blocage économique » aux entrées du magasin.

Quelques uns d'entre eux étaient entrés à l'intérieur, pour une action « d'auto distribution » symbolique aux plus démunis, méthode apparentée aux Robins des bois.

« J'étais à la manif et je suis resté dans la cortège étudiant. On s'est retrouvé devant Monoprix. Je suis resté aux abords. je n'étais pas dans la chaîne humaine qui bloquait le magasin. Et puis, ça a basculé. Les flics ont chargé. J'ai entendu des bruits de détonation. Un attroupement s'est formé, je me suis replié à l'intérieur pour ne pas rester isolé. On s'est mis à reculer doucement.

A MOINS DE DIX METRES

On était contre la ligne des CRS. Ils m'ont tiré dessus alors que j'étais à moins de 10 mètres d'eux. J'étais effectivement au premier rang, confiant, entrain de dire on recule, on s'en va. Je n'ai absolument pas jeté de canettes ni de projectiles. Je suis sûr que c'est une balle de flash ball qui m'a touché, vu la force et l'impact… On m'a clairement visé ».

Mael, 19 ans, étudiant et pompier volontaire a prodigué les premiers soins à Joan, transporté par ses camardes à l'intérieur du Virgin Mégastore. « On a attendu près de trois quarts d'heure avant que les secours, bloqués derrière la ligne de police, puissent accéder jusqu'à nous ».

« Il est certain que je ne récupérerai pas la totalité de ma vision, un petit peu dans le meilleur des cas », confie Joan, « je trouve que c'est complètement disproportionné et injuste. Sincèrement, je ne comprends pas pourquoi ils ont tiré… »


Note : Au cours du Montreal bed-in interview de 1969, John Lennon a déclaré : "Les pouvoirs en place t'irritent, t'aiguillonnent, te provoquent - afin que tu te battes parce que dès qu'ils t'ont rendu violent ils savent comment te contrôler."

Nul doute que Sarkozy et ses sbires vont avoir recours à tous les stratagèmes habituels pour faire dérailler le mouvement de grève actuel. En particulier les violence des forces de police et de leurs agents provocateurs devraient émailler de plus en plus les fins de cortège et bien sûr nos chers médias dont l'hypocrisie n'a d'égale que la servilité feront leur choux gras des "méchants manifestants qui se vautrent dans la violence" et ignoreront royalement l'ampleur du mouvement et l'immense souffrance populaire qui le motive.

18.03.2009

Lieux et horaires des manifestations du jeudi 19 mars 2009

01 - Ain
Belley -> 16h, devant le Tribunal
Bourg en Bresse -> 14h30, départ Champ de foire

02 - Aisne
St Quentin -> 15h, Place du 8 octobre
Château-Thierry -> 17h, Place Paul Doumer
Soissons -> 14h, Parc St Pierre
Laon -> 14h30, place de la gare
Hirson -> 14h, Salle des travailleurs - Rue Dinant (derrière la caserne des pompiers)
Chauny -> 15h, place de l’hôtel de ville

03 - Allier
Moulins -> 15h30, devant la préfecture
Montluçon -> 15h30, place Jean Dormoy
Vichy -> 15h30, devant le lycée Presles

04 - Alpes-de-Haute-Provence
Digne -> 11h, Place de Gaulle
Manosque -> 11h, Porte Saunerie

05 - Hautes-Alpes
Gap -> 10h, Inspection Académique
Briançon -> 10h, Champ de Mars

06 - Alpes-Maritimes
Nice -> 10h, Place Masséna
Grasse -> 10h, devant le lycée Léon CHIRIS / St Claude

07 - Ardèche
Privas -> 10h, place de la mairie
Annonay -> 14h, devant l’usine FAYA (canson)
Aubenas -> 15h, Champ de mars

08 - Ardennes
Charleville Mézières -> 10h, Place Ducale

09 - Ariège
Foix -> 10h, devant la Poste

10 - Aube
Troyes -> 15h, Bourse du Travail
Romilly -> 17h30, place de la gare

11 - Aude
Carcassonne -> 14h30, Square Gambetta
Narbonne -> 14h30, palais du travail

12 - Aveyron
Rodez -> 15h, Esplanade de Bourran

13 - Bouches-du-Rhône
Marseille -> 10h, Vieux Port

14 - Calvados
Caen -> 10h30, place Saint Pierre
Vire -> 17h, Place du Petit Marché
Lisieux -> 10h, place François Mitterrand
Falaise -> 16h, Départ de l’Union Locale (rue Saint-Jean), en face du Lycée Louis Liard

15 - Cantal
Saint-Flour -> 10h30, allée Georges Pompidou
Mauriac -> 10h30, place de la Poste
Aurillac -> 10h30, devant le Prisme

16 - Charente
Angoulême -> 10h, Gare

17 - Charente-Maritime
La Rochelle -> 10h30, Gare SNCF
Saintes -> 10h30, devant le palais de Justice
Rochefort -> 10h30, place Colbert
Jonzac -> 10h30, départ du Jardin Public

18 - Cher
Bourges -> 10h30, Place Séraucourt
Vierzon -> 10h30, Forum République
Saint-Amand -> 10h30, Place de la République
Saint-Florent-sur-Cher -> à 10h30, Place de la République
La Guerche-sur-l’Aubois -> 11h, Place du Général de Gaulle

19 - Corrèze
Brive -> 10h, place Thiers
Tulle -> 15h, place de la Gare
Ussel -> 15h, place de la République

2A - Corse-du-Sud
Ajaccio -> 10h, place Abatucci
Porto Vecchio -> 10h, devant la mairie

2B - Haute-Corse
Bastia -> 10h, Palais de Justice

21 - Côte-d’Or
Dijon -> 14h30, Place de la République
Montbard -> 14h30, place Gambetta

22 - Côtes-d’Armor
Saint Brieuc -> 10h, Place de la liberté
Dinan -> 11h, esplanade de la Résistance
Lannion -> 11h, devant le tribunal
Guingamp -> 10h30, l’Echiquier

23 - Creuse
Guéret -> 10h, Hôtel de Ville
La Souterraine -> 10h, Départ de la Gare
Aubusson -> 15h30, devant la Cité Scolaire JAMOT

24 - Dordogne
Périgueux -> 10h30, rond point route de Paris (au-dessus du Palais de Justice)
Sarlat -> 15h, Place de la Poste
Bergerac -> 17h30, devant le Palais de Justice

25 - Doubs
Besançon -> 11h, parking battant
Montbéliard -> 14h, Champ de Foire
Pontarlier -> [CONTACTER SYNDICATS LOCAUX]

26 - Drôme
Valence -> 14h30, Champ-de-Mars
Crest -> 10h30, Champ de Mars
Montélimar -> 18h, Hôtel de ville
Romans -> 10h30, Kiosque

27 - Eure
Evreux -> 14h, départ du Pré du Bel Ebat

28 - Eure-et-Loir
Chartres -> 10h30, devant la préfecture

29 - Finistère
Brest -> 10h30, place de la Liberté
Quimper -> 10h30, place de la Résistance
Morlaix -> 10h30, devant l’hôtel de ville
Quimperlé -> 10h30, place de Coat Kaer

30 - Gard
Nîmes -> 15h, Place Jules Guesde
Alès -> 10h, place de la Mairie
Bagnols sur Cèze -> 9h30, devant le lycée des Eyrieux
Uzès -> 10h30, devant l’esplanade

31 - Haute-Garonne
Toulouse -> 14h30, Arnaud Bernard
Saint-Gaudens -> 15h, place Jean Jaurès

32 - Gers
Auch -> 10h30 à la Patte d’Oie

33 - Gironde
Bordeaux -> 13h, Quai Louis XVIII (face place des Quinconces)

34 - Hérault
Montpellier -> 14h, Esplanade de l’Europe (face au conseil régional)
Béziers -> 10h, devant la Bourse
Sète -> 9h30, devant la mairie
Lunel -> 11h30, rassemblement devant la statue du Pescalune – Angle Cours Gabriel Péri
Mèze -> 11h, rond-point de la Marianne

35 - Ille-et-Vilaine
Rennes -> 11h, place de la Gare
Fougères -> 17h15, devant la sous-préfecture
Redon -> 11h, devant la sous-préfecture
Saint-Malo -> 11h, devant l’ancienne gare
Vitré -> 17h, place de la gare

36 - Indre
Châteauroux-> 10h, place de la République
Issoudun -> 15h, place du Sacré Cœur

37 - Indre-et-Loire
Tours -> 9h30, place de la Liberté

38 - Isère
Grenoble -> 10h, Gare SNCF
Bourgoin-Jallieu -> 10h, parking Diederichs
Roussillon -> 10h, place de la République
Vienne -> 14h, sous-préfecture
Villefontaine -> 14h30, devant le Médef

39 - Jura
St Claude -> 10h, rue du Pré
Döle -> 10h, avenue de Lahr
Lons le Saunier -> 14h30, place de la liberté

40 - Landes
Mont-de-Marsan -> 10h30, place des Arènes

41 - Loir-et-Cher
Vendôme -> 11h, devant la sous-préfecture
Blois -> 14h30, parc des expositions
Romorantin -> 11h, devant la sous-préfecture

42 - Loire
Saint-Etienne -> 10h, place Jean Jaurès
Roanne -> 10h30, bourse du travail

43 - Haute-Loire
Puy-en-Velay -> 10h30, Place Cadelade

44 - Loire-Atlantique
Nantes -> 14h, boulevard Jean Philippot, rond-point en face du CHU
Saint-Nazaire -> 14h, Base sous-marine, Place de l’Amérique Latine
Châteaubriant -> 14h, Place Ernest Bréant
Ancenis -> 14h, Rond point espace 23

45 - Loiret
Orléans -> 10h30, parvis de la Cathédrale
Montargis -> 10h30, place du Patis
Gien -> 10h30, place de la Victoire
Cahors -> 14h30, place Charles de Gaulle

46 - Lot
Cahors -> 14h30, Place Charles de Gaulle
Figeac -> 14h30, Lycée Champollion

47 - Lot-et-Garonne

Agen -> 14h30, devant le tribunal
Marmande -> 15h, place de la Filhole

48 - Lozère
Mende -> 10h, départ de Chicanette

49 - Maine-et-Loire
Angers -> 10h30, place Leclerc
Saumur -> 10h30, place de la mairie
Cholet -> 10h30, place Travot
Segré -> 16h, place du Port

50 - Manche
Granville -> 10h30, cours Jonville
Avranches -> 14h30, devant la mairie
Saint-Lo -> 10h30, place de la mairie
Cherbourg -> 14h30, place Napoléon
Coutances -> 10h30, place de la mairie

51 - Marne
Reims -> 10h, Maison des Syndicats
Châlons -> 10h, Maison des Syndicats (Place de Verdun)
Epernay -> 10h, Place Carnot
Vitry-le-François -> 10h, maison des syndicats
Sezanne -> 13h, place du Champ Benoist

52 - Haute-Marne
Chaumont -> 16h, Hôtel de Ville
Saint-Dizier -> 16h, devant la Salle Aragon

53 - Mayenne
Laval -> 10h45, square de Boston
Château-Gontier -> 15h30 (contacter syndicats locaux)

54 - Meurthe-et-Moselle
Nancy -> 14h, place Stanislas

55 - Meuse
Bar-le-Duc -> 14h, Gare SNCF
Commercy -> 10h, Sous-préfecture
Verdun -> 10h, Sous-préfecture

56 - Morbihan
Lorient -> 10h, maison des syndicats
Vannes -> 10h, la Rabine
Pontivy -> 10h, la Plaine

57 - Moselle
Metz -> 15h, place Mazelle

58 - Nièvre
Nevers -> 16h, Gare SNCF
Cosne sur Loire -> 16h, devant la Poste

59 - Nord
Lille -> 14h30, Boulevard de la Liberté
Valenciennes -> 10h, Place d’Armes
Dunkerque -> 15h, Place Jean Bart
Douai -> 10h, Place d’Armes
Maubeuge -> 10h, place de Wattignies
Armentières -> 9h45, devant la Bourse du Travail
Houplines -> 9h45, boulevard Victor Hguo
Fourmies -> 9h, sur le parking d’Intermarché (devant le site des ex-Visseries)

60 - Oise
Compiègne -> 10h, cours Guynemer
Chantilly -> 10h, place du Château
Beauvais -> 14h, Place du Jeu de Paume

61 - Orne
Alençon -> 10h30, rond-point du Parc-Élan
Argentan -> 10h15, Place Leclerc
Flers -> 17h, Place du marché
L’Aigle -> 17h15, Place de la Poste
Mortagne-au-Perche -> 17h30, devant la mairie

62 - Pas-de-Calais
Lens -> 14h30, place de la gare
Calais -> 9h30, sous-préfecture
Arras -> 9h30, Place de la Gare
Boulogne-sur-Mer -> 9h30, quai Gambetta
Béthune -> 9h30, Isbergues, rue Pierre Loti Usine Arcelor

63 - Puy-de-Dôme
Clermont-Ferrand -> 10h, place de la république

64 - Pyrénées-Atlantiques
Pau -> 10h, place Verdun
Bayonne -> 10h, place St Ursule

65 - Hautes-Pyrénées
Tarbes -> 10h, bourse du travail

66 - Pyrénées-Orientales
Perpignan -> 10h30, Place de la Catalogne

67 - Bas-Rhin
Strasbourg -> 15h, Quai du Général Koenig
Molsheim -> 9h30, place de la gare

68 - Haut-Rhin
Mulhouse -> 14h30, place de la Bourse
Colmar -> 11h30, devant la Préfecture

69 - Rhône
Lyon -> 10h, Place d’Arsonval
Villefranche -> 10h30, place du Promenoir

70 - Haute-Saône
Vesoul -> 10h, devant la gare
Gray -> 10h, place du 4 Septembre
Lure -> 9h, devant la Préfecture

71 - Saône-et-Loire
Montceau-les-Mines -> 15h, devant la Mairie
Châlons-sur-Saône -> 15h, maison des Syndicats
Le Creusot -> 15h, devant l’Alto
Mâcon -> 15h, place Geneves
Paray-le-Monial -> 15h, place de l’Europe

72 - Sarthe
Le Mans -> 9h30, Palais des congrès
Sablé -> 10h, place du Champs de Foire

73 - Savoie
Alberville -> 14h30, sous-préfecture
Chambéry -> 14h30, place de la Sasson
Saint-Jean-de-Maurienne -> 14h30, Champ de Foire

74 - Haute-Savoie
Annecy -> 14h30, Préfecture
Thonon-les-Bains -> 10h, Parvis de l’Etoile

75 - Paris
Paris -> 14h, Place de la République

76 - Seine-Maritime
Le Havre -> 9h30, Franklin
Rouen -> 10h, cours Clémenceau
Dieppe -> 10h, gare
Eu -> 10h, place Guillaume le Conquérant
Gournay -> 11h30, place Nationale
Fécamp -> 14h30, maison des syndicats

77 - Seine-et-Marne
Paris -> 14h, Place de la République

78 - Yvelines
Paris -> 14h, Place de la République

79 - Deux-Sèvres
Niort -> 11h30, Place de la Brèche
Bressuire -> 17h, place St Jacques
Thouars -> 11h, place Lavault

80 - Somme
Amiens -> 14h30, Maison de la Culture
Abbeville -> 14h30, Théâtre
Friville -> 14h30, Place Jean Jaurès
Ham -> 14h30, Esplanade du Château

81 - Tarn
Albi -> 14h30, place du Vigan

82 - Tarn-et-Garonne
Montauban -> 14h30, gare SNCF

83 - Var
Toulon -> 10h30, place de la Liberté
Draguignan -> 10h30, sous préfecture

84 - Vaucluse
Avignon -> 10h, préfecture Chabran

85 - Vendée
La-Roche-sur-Yon -> 14h30, boulevard Sully
Les Herbiers -> 9h, Gare Routière

86 - Vienne
Poitiers -> 14h30, Porte de Paris
Montmorillon -> 11h, devant la sous-préfecture

87 - Haute-Vienne
Limoges -> 10h, place de la République

88 - Vosges
Neufchâteau -> 9h45, devant la sous-préfecture
Epinal -> 14h, devant la préfecture

89 - Yonne
Auxerre -> 15h, devant la Maison des Syndicats
Sens -> 10h, devant le marché couvert
Tonnerre -> 9h30, salle polyvalente

90 - Territoire de Belfort
Belfort -> 10h, devant la Maison du Peuple
Montbéliard -> 14h, Champ de Foire

91 - Essonne
Paris -> 14h, Place de la République

92 - Hauts-de-Seine
Paris -> 14h, Place de la République

93 - Seine-Saint-Denis
Paris -> 14h, Place de la République

94 - Val-de-Marne
Paris -> 14h, Place de la République

95 - Val-d’Oise
Cergy -> 9h30, parvis de la préfecture

971 - Guadeloupe
PAS DE MANIFESTATION
972 - Martinique

973 - Guyane
Cayenne -> 9h, devant la préfecture

974 - Réunion
Saint-Denis -> 9h, Jardin de l’Etat
Saint-Pierre -> 9h, devant la Mairie

 

Article original : Coordination Nationale Lycéenne.

05.02.2009

Cours d'ornithologie

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21.01.2009

« Nous sommes tous des Palestiniens » : Gaza, la guerre et la solidarité internationale

David Wiebe

Global Research

Vendredi 16 Janvier 2009

The Bullet

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© Jordanian Times

Les Jordaniens manifestent contre le massacre.


Aux quatre coins de la planète, les bombardements israéliens sur Gaza ont provoqué horreur et consternation. Le nombre élevé de victimes dans les territoires occupés à la densité démographique record a déclenché une vague mondiale de condamnations et de manifestations. En Europe, en Amérique du Nord, au Moyen-Orient, en Amérique Latine, en Afrique et en Asie, des millions de personnes ont manifesté contre la version israélienne de la doctrine « choc et effroi ». Le nombre et la taille des manifestations témoignent de la solidarité internationale pour la cause palestinienne, et ouvrent de nouveaux fronts contre le sionisme et la politique étrangère des États-Unis dans cette région.

Solidarité internationale envers la Palestine

Au Moyen-Orient, par exemple, des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées et ont battu le pavé au Liban, en Turquie, en Syrie, en Jordanie, à Dubaï, en Arabie saoudite, en Libye et en Égypte. À de nombreuses reprises, ces manifestations ont critiqué la collusion des régimes arabes avec Israël et les États-Unis, ce qui a provoqué une sévère répression. Des manifestations et des émeutes ont également eu lieu dans les territoires occupés de la Cisjordanie et ont subi une répression organisée par Israël et le Fatah. À l’intérieur même des frontières d’Israël, se sont aussi déroulées des manifestations mobilisant des Arabes, des communistes, des anarchistes et des juifs, émaillées par quelques actes de « désobéissance civile ».

Les témoignages de solidarité à l’extérieur du Moyen-Orient n’ont pas été moins impressionnants, en particulier en termes de participation, d’implication et de représentation politique.

Dans le cadre de la journée mondiale de manifestation du 3 janvier, plus de 60 000 personnes se sont rassemblées dans les rues de Londres pour protester contre la guerre et la complicité du Royaume-Uni. Après la manifestation, plus d’un millier de chaussures ont été lancées sur la façade de la résidence du Premier ministre à Downing Street. Des manifestations de solidarité ont également eu lieu dans des villes anglaises plus modestes comme Birmingham, Manchester, Liverpool ou Newcastle. Le 10 janvier, plus de 100 000 personnes ont manifesté bruyamment et énergiquement à Londres.

La taille et la magnitude de ces manifestations ne peuvent être surestimées : pour la première fois, elles placent la lutte palestinienne comme symbole central et rassembleur du mouvement pacifiste en Grande-Bretagne, même dans les petites villes et agglomérations.

Les manifestations dans le reste de l’Europe ont été similaires. Le week-end des 3 et 4 janvier, plus de 20 000 personnes ont défilé dans les rues de Paris, et 10 000 à Berlin et à Francfort. Des manifestations ont également eu lieu à Stockholm, Helsinki, Rome, Lyon, Madrid, Amsterdam et d’autres grandes villes du vieux continent. Après une manifestation à Athènes devant les ambassades d’Israël et des États-Unis, une marionnette à l’effigie de Georges Bush a été brûlée, ainsi que de nombreuses banques. Fortes d’une longue tradition de solidarité avec la Palestine, les villes de Belfast et de Dublin ont organisé des manifestations. Le 8 janvier, en Norvège, au moins 40 000 personnes ont battu le pavé à Oslo et dans 5 autres villes dans le cadre d’un défilé organisé par près de 80 organisations. Le week-end dernier, les cortèges à Paris, Berlin et dans les autres grandes villes européennes ont rassemblé un nombre élevé de participants, dont 100 000 manifestants à Madrid. En Grèce, une manifestation prévue pour le 15 janvier a obligé le gouvernement à annuler un contrat avec l’armée étasunienne, qui espérait utiliser le port d’Astakos comme point de transit pour une livraison supplémentaire d’armements à destination d’Israël.

Ces manifestations en Europe ont projeté le problème palestinien sur l’avant-scène du mouvement pacifiste et ont déclenché de nouveaux appels à une campagne de boycott et de désinvestissement, et à une condamnation des dirigeants israéliens pour crimes de guerre. Les manifestations ont également obligé de nombreux gouvernements européens à demander un cessez-le-feu immédiat à Gaza et à geler le nouvel accord commercial liant Israël à l’Union Européenne.

Dans l’hémisphère Sud, des manifestations ont également eu lieu à Sydney et à Melbourne, en Australie, ainsi qu’à Auckland, en Nouvelle-Zélande, où un monument dédié à Israël a été couvert de sang et de peinture.

Dans la même veine, le 5 janvier, les étudiants de Delhi, en Inde, ont jeté 200 chaussures sur l’ambassade israélienne avant d’être arrêtés. Au cours des deux dernières semaines, à Srinagar, au Cachemire, la police a eu recours à plusieurs reprises aux gaz lacrymogènes et aux matraques contre des centaines de manifestants qui chantaient « Tous avec les Palestiniens » et « À bas Israël ».

En Afghanistan, des manifestations ont été organisées autour des mosquées de Kaboul et d’Herat où des milliers de personnes ont entonné : « Mort à Israël, aux États-Unis et à la Grande-Bretagne ».

Des manifestations ont également eu lieu la semaine dernière en Corée du Sud, en Indonésie, en Malaisie et en Thaïlande où des milliers de personnes ont exprimé leur colère.

En Amérique Latine, les gouvernements équatoriens et brésiliens ont accusé Israël de « crime contre l’Humanité » et de « terrorisme d’État », tandis que le président vénézuélien Hugo Chavez et le président bolivien Evo Morales expulsaient les ambassadeurs israéliens. Les citoyens ont manifesté dans tout le sous-continent américain, au Mexique, au Nicaragua, en Colombie, en Bolivie, en Argentine, au Costa Rica et à Cuba.

Les manifestations en Amérique du Nord

Même en Amérique du Nord, la colère contre les bombardements et l’invasion terrestre s’est clairement exprimée. Au Canada, des centaines de personnes se sont rassemblées à Ottawa, Halifax, Winnipeg et Vancouver. À Toronto, plus de 10 000 personnes ont participé à la manifestation du 3 janvier organisée par une large coalition de groupes pacifistes et d’organisations de soutien à la Palestine. Le 7 janvier, 8 femmes juives ont été arrêtées après avoir occupé le consulat israélien dans le centre ville de Toronto. À Montréal, 4 000 personnes se sont rassemblées pour une manifestation d’urgence contre la guerre. Jeudi dernier, 30 personnes ont occupé le consulat d’Israël à Montréal pour demander l’expulsion du consul général et l’arrêt immédiat de l’invasion israélienne et du siège de Gaza. Au Canada, ces manifestations et la campagne « Boycott, désinvestissement esanctions » ont été soutenues par nombre d’organisations syndicales, dont le syndicat canadien des postiers et le syndicat canadien de la fonction publique, qui ont tout deux diffusé un communiqué dénonçant les actions perpétrées par Israël à Gaza.

Le plus étonnant, peut-être, concerne les manifestations aux États-Unis. Dans plus de 100 villes étasuniennes, petites ou grandes, des milliers de personnes ont rejoint les manifestations depuis le début des bombardements le 27 décembre.

Par exemple, il y a deux week-ends, plus de 20 000 personnes se sont rassemblées dans le quartier de Manhattan à New York. Ce fut la manifestation de soutien à la Palestine la plus importante jamais organisée dans cette ville, elle a mobilisé de nombreux groupes issus des communautés arabes et des partis de gauche.

San Francisco en particulier a été le théâtre de manifestations animées. Au cours des deux dernières semaines, des centaines de personnes se sont lancées dans des manifestations et des actes de désobéissance civile, dont un « sit-in » dans la rue, organisé par 50 activistes juifs s’opposant à l’occupation. Les cortèges ont également rassemblé un nombre record de participants à Boston, Houston, Washington, Seattle, Chicago, Cleveland, Minneapolis, Nashville, Denver, Kansas City, la Nouvelle Orléans, Portland, Orlando, Philadelphie, Los Angeles, Atlanta, Greenville, Sioux Falls, Toledo, Dayton, Raleigh, Des Moines et Oklahoma City, sans compter les autres villes. Plus récemment, le 14 janvier, 15 activistes juifs ont tenté de paralyser le consulat d’Israël à Los Angeles en bloquant sa route d’accès et en s’attachant au portail d’entrée.

L’importance du mouvement grandissant de soutien à la Palestine.

Ces manifestations sont importantes à plus d’un titre.

Premièrement, elles ont à nouveau galvanisé une bonne partie du mouvement pacifiste qui était relativement inactif depuis la défaite du sénateur John Kerry, candidat démocrate aux élections présidentielles de 2004.

Deuxièmement, ce sont les premières manifestations sur le sol étasunien qui mettent la Palestine au cœur du mouvement pacifiste. Dans le passé, le mouvement avait été gravement divisé sur le fait d’inclure ou pas le problème de la Palestine dans une campagne plus large ciblant la politique étrangère des États-Unis au Moyen-Orient. Dans un tel contexte, les manifestations actuelles constituent un moment critique où le problème de la Palestine peut devenir le thème majeur défendu par le mouvement pacifiste. Tandis que l’UFPJ (United For Peace and Justice – Unis pour la paix et la justice) a pour l’instant évité d’organiser une manifestation de grande ampleur, il a appelé ses sympathisants à participer à la manifestation organisée à Washington par ANSWER (Act Now to Stop War & End Racism – Agir maintenant pour arrêter la guerre et mettre fin au racisme) et de nombreuses organisations arabes, musulmanes et palestiniennes. La pression et la mobilisation provenant de la base devront être maintenues afin que les grandes organisations pacifistes restent focalisées à long terme sur la Palestine.

Troisièmement, ces manifestations reflètent un changement important dans la manière dont le peuple perçoit la politique israélienne. D’après un sondage mené par l’institut Rasmussen, les Étasuniens sont extrêmement divisés quant au conflit actuel, avec 44% qui y sont favorables et 41% qui s’y opposent. Toutefois, parmi les sympathisants démocrates, 55% s’opposent à l’opération israélienne contre 31% qui la soutiennent. Ces chiffres ont une très grande importance étant donné le soutien total offert à Israël par les leaders du parti démocrate, les membres du Congrès et les grands médias. En effet, ce sondage suggère qu’un nombre croissant d’Étasuniens remettent en question et s’opposent au consensus des élites sur la question israélienne.

Quatrièmement, ces manifestations font naître l’espoir que le mouvement pacifiste soit indépendant de la future administration Obama. Bien que ce dernier ait un long historique d’échanges avec les communautés palestinienne et arabes de Chicago, et a promis une nouvelle approche de la politique étrangère des États-Unis au Moyen-Orient, ses dernières prises de position sur l’Afghanistan, l’Iran, l’Iraq et la Palestine exigent du mouvement pacifiste des protestations etune stricte opposition. Par exemple, la décision d’Obama de rester silencieux sur le conflit actuel qui sévit à Gaza contraste fortement avec ses condamnations des attaques terroristes de Bombay, et ressemblent à une approbation implicite des actions israéliennes. Dans un tel contexte, il est bon que les pacifistes et les activistes soutenant les Palestiniens aient d’ores et déjà manifesté devant l’hôtel de villégiature d’Obama à Hawaï et devant son quartier général temporaire à Washington. Ces manifestations entretiennent l’espoir que le mouvement anti-guerre ne sera pas récupéré et marginalisé par l’administration Obama, qui est remplie de vétérans issus des gouvernements Clinton et Bush II.

Cinquièmement, ces manifestations se trouvent justifiées par les actions de soutien à la Palestine qui sont organisées à l’échelle localedepuis quelques années. Toutes les grandes villes étasuniennes (et canadiennes, ainsi que la plupart des villes européennes) disposent d’un large éventail d’actions de soutien à la Palestine, depuis les festivals de films ou les groupes de poésie jusqu’aux campagnes sur le droit au retour des réfugiés, le siège de Gaza, et le « Boycott, désinvestissement, sanctions ». Des manifestations sont organisées régulièrement devant les consulats israéliens et des campagnes de boycott ciblent de nombreuses sociétés liées à Israël.

Les activistes palestiniens et arabes issus de la diaspora dirigent ces luttes à travers l’Amérique du Nord et sont généralement unis autour de (1) la critique d’Israël et de l’apartheid ; (2) l’appel à un boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël et (3) , pour résoudre le conflit, la demande d’n seul État avec bi-nationalité et d’un droit au retour pour les réfugiés palestiniens.

Comme démontré par ces manifestations, cette dynamique autour de la Palestine a gagné en ampleur et en signification. En fait, il est tout à fait possible que la Palestine devienne bientôt le problème central du mouvement pacifiste et de la gauche radicale aux États-Unis. Tandis que les médias et les élites politiques continuent à soutenir inconditionnellement Israël comme principal allié de l’impérialisme étasunien au Moyen-Orient, émergent parmi les activistes de base de tout le pays des signes distincts d’opposition à cette alliance et à l’oppression du peuple palestinien.

Aux États-Unis et dans le reste du monde, nous assistons à l’émergence d’un mouvement global de solidarité pour la cause palestinienne. De New York à Londres, de Caracas à Beyrouth, ce mouvement rallie des individus de toutes nationalités et de toutes confessions ; il affirme que « Nous sommes tous des Palestiniens »  et soutient le droit à la résistance contre l’occupation, la colonisation et le terrorisme d’État.

En tant que telles, ces manifestations posent les fondations potentielles permettant d’isoler et de sanctionner Israël à travers une campagne de boycottet de désinvestissement, comme demandé par les institutions civiles palestiniennes aux quatre coins de la planète. Tout comme le massacre de 1976 à Soweto, en Afrique du Sud, qui entraîna l’imposition de sanctions contre le régime de l’apartheid, la guerre contre Gaza pourrait déclencher le même type de réaction internationale à l’encontre de l’État sioniste.

La dimension mondiale des dernières manifestations fait naître l’espoir d’une telle perspective.

David Wiebe est écrivain, chercheur et activiste de gauche, il est originaire du Canada mais vit aujourd’hui aux États-Unis. The Bullet est un projet du Projet Socialiste.

Traduction : Axel D. pour Futur Quantique

17.01.2009

Psychopathie en action : à New York, des manifestants pro-israéliens en appellent à l'anéantissement des Palestiniens

Max Blumenthal

AlterNet

Mardi 13 janvier 2009 22:55 UTC

Le 11 janvier, quelque dix mille personnes se sont rassemblées devant l'ambassade israélienne, à Manhattan, en soutien à l'attaque israélienne dans la Bande de Gaza. Ce rassemblement était organisé par l'UJA-Federation (United Jewish Appeal [Appel juif unifié – Ndt]) de New York et le Jewish Community Relations Council [Conseil des relations de la communauté juive – Ndt] de New York, en coopération avec la Conference of Presidents of Major American Jewish Organizations [Conférence des présidents des principales organisations juives-américaines – Ndt]. Pour l'occasion, des discours furent prononcés par les plus hauts législateurs de New York. Bien que les diatribes contre les criminels du Hamas aient provoqué la juste colère des foules, l'événement fut d'ordre festif – chants et danses entraînantes en marquèrent le début et la fin.

Le sénateur Chuck Schumer a souligné les méthodes guerrières humanitaires d'Israël, prenant pour exemple l'envoi de SMS avertissant certains habitants de la Bande de Gaza d'évacuer leurs maisons avant qu'elles ne soient bombardées par les forces israéliennes. "Quel autre pays ferait-ça ?", a crié Schumer depuis le podium. Le gouverneur David Paterson est apparu sur l'estrade coiffé d'un des chapeaux rouges distribués aux manifestants et symbolisant les alertes rouges que certains Israéliens doivent endurer lorsque des groupes palestiniens tirent des roquettes en leur direction. Paterson a évoqué les nombreuses roquettes Qassam tombées sur Israël pour justifier les opérations israéliennes à Gaza – un assaut militaire qui a causé plus de 800 [plus d'un millier à ce jour – Ndt] morts et des milliers de blessés.

Ensuite, Paterson a mis l'accent sur la vague d'antisémitisme qui a suivi l'attaque israélienne de Gaza, évoquant l'agression d'une adolescente en France. "Ce genre de colère et de haine se répand comme une maladie", a déclaré Paterson, "et l'une des choses sur lesquelles j'ai toujours insisté, c'est qu'il n'y a pas de place pour la haine dans l'Empire State [surnom de l'État de New York – Ndt]".

Pourtant, la haine était à son comble dans le public. Juste devant l'estrade, un homme tenait une bannière portant l'inscription "L'islam est une secte morbide". Des manifestants m'ont décrit les Gazaouis comme un "cancer", et ont demandé qu'Israël les "anéantisse tous", tout en insistant : "Ils nous forcent à tuer leurs enfants afin de défendre les nôtres". Une jeune femme me dit : "Ceux qui meurent subissent la colère de Dieu". "Ils ne font pas de distinction entre les civils et les militaires, alors pourquoi devrions-nous le faire ?", me dit un membre du groupe juif messianique Orthodox Chabad-Lubavitch, venu assister au rassemblement.

Parmi les gens que j'interroge, nul ne semble trouver de raison qui le pousserait à remettre en cause la guerre d'Israël. Ni le nombre de victimes civiles, ni la vision de souffrances extrêmes – rien ne pourrait briser leur enthousiasme quant à l'attaque d'une des populations les plus vulnérables au monde avec les armes les plus sophistiquées de la planète. Il n'y a aucune limite, peu importe les actions d'Israël, peu importe ses méthodes.

Ce rassemblement m'a fait penser à un passage de "The Holocaust Is Over, We Must Rise From Its Ashes" [L'holocauste est fini, nous devons renaître de ses cendres], livre percutant rédigé par l'ex-président de la Knesset et du Jewish National Fund [Fonds national juif], Avraham Burg :

"Si tu es quelqu'un de mauvais, un ennemi geignard ou un occupant brutal, tu n'es pas mon frère, même si tu es circoncis, que tu observes le Shabbath, et que tu accomplis les mitzvahs [bonnes oeuvres – Ndt]. Si, par pudeur, tu recouvres chaque cheveu de ta tête avec ton foulard, que tu fais l'aumône et la charité, mais que sous le foulard, l'esprit est dévoué à la sainteté de la terre juive, la faisant primer sur la sainteté de la vie humaine, tu n'es pas ma soeur. Tu seras peut-être mon ennemie. Un Arabe bon ou un gentil [non-juif – Ndt] honnête sera un frère ou une soeur pour moi. Un homme mauvais, même d'ascendance juive, sera mon adversaire, et je me tiendrai de l'autre côté de la barricade pour le combattre jusqu'à la fin."

Commentaire : vidéos sur l'occupation israélienne de la Palestine/Gaza, cliquer ici

Traduction : Prayers for rain pour Futur Quantique

 

 

11.01.2009

Manifestation pour Gaza : 100 000 personnes à Paris

Les caméras d’OummaTV étaient présentes à cette manifestation de samedi 10 janvier. Nous diffusons en exclusivité aujourd'hui le reportage sur le succès extraordinaire de la manifestation de solidarité avec le peuple Palestinien qui a réuni à Paris plus de 100 000 personnes ! Des images qui montrent parfaitement la pluralité, la spontanéité, et l’émotion considérable des citoyens présents à cette grande marche. Une mobilisation exceptionnelle qui témoigne désormais du soutien massif en France à la cause palestinienne. Un soutien qui transcende encore une fois tous les clivages politiques et religieux. 

 

09.01.2009

NORVEGE : mobilisation historique contre les massacres à Gaza

Transmis par Boycott Desinvestments Sanctions ce 8 janvier

Alterinfo

Des manifestations se sont tenues dans déjà au moins 28 villes ! 

Oslo, Stavanger, Sandnes, Fredrikstad, Trondheim, Hamar, Sortland, Namsos, Arendal, Norheimsund, Mosjøen, Bergen, Sarpsborg, Tønsberg, Harstad, Tromsø, Kristiansand, Notodden, Vadsø, Mo i Rana, Alta, Kirkenes, Røros, Volda, Halden, Gjøvik, Lillehammer, Selbu. 

Le nombre de manifestants na jamais été aussi élevé ! 

Jeudi TOUS les trains de Norvège, et tous les trams et métros d Oslo, se sont arrêtés 2 minutes suite à un appel à la grève politique du Syndicat des Cheminots Norvégiens, et du Syndicat des Travailleurs du Tram d Oslo, en vue de protester contre l invasion israélienne de Gaza. 

Un large spectre d organisations et syndicats norvégiens ont lancé une nouvelle campagne pour labandon de tous les investissements norvégiens en Israël. 

L'Union des Travailleurs et Employés du Commerce a appelé chacun de ses membres à faire demande auprès de son employeur afin que ce dernier retire les produits israéliens de son magasin. Ce syndicat est de très loin le plus important de Norvège dans son secteur d activité. 

La Confédération des Syndicats Norvégiens, qui regroupe en son sein un cinquième de la population norvégienne, condamne les bombardements israéliens et l invasion de Gaza, et appelle aux manifestations. 

L'Eglise Norvégienne a protesté contre l'invasion de Gaza par Israël ce qui, selon les medias, lui a attiré les foudres de l ambassadeur israélien. 

22 000 signataires ont, sur un Facebook, réclamé l expulsion de Norvège dudit ambassadeur. Ce Facebook collectif a suscité l attention des principaux journaux et a été piraté par des hackers sionistes. Il est désormais à nouveau actif. 

31 % des Norvégiens sont favorables au boycott d Israël selon un sondage commandé par le tabloïd pro-israélien VG. La question était toutefois politiquement orientée : « Etes-vous favorable à l appel au boycott de la Gauche Socialiste ? » S il n eût été fait mention du Parti Socialiste, le nombre eût été probablement beaucoup plus élevé. L écrasante majorité de chaque groupe interrogé par les sondeurs se prononçant contre l invasion israélienne de Gaza.

05.06.2008

Compassion pour Carla

 

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 Pour ceux qui auraient du mal à décrypter le message :

"Carla on est comme toi, on se fait baiser par le chef de l'Etat" 

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