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30/05/2009

Appel à la Résistance

10/05/2009

TF1, Hadopi et contrôle des médias

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Le simple transfert d'un e-mail a coûté sa place à un responsable de la stratégie du site Internet de TF1. En quelques jours, Jérome Bourreau-Guggenheim, la trentaine, a été licencié. Motif : sa prise de position sur la loi Hadopi, dite "Création et Internet", un texte visant à réprimer le piratage et défendu par la ministre de la Culture Christine Albanel.

Voilà plusieurs semaines, par l'intermédiaire de son e-mail personnel - Gmail, et non celui de TF1 -, Jérôme écrit à sa députée, l'UMP Françoise de Panafieu. Il lui dit son attachement à la lutte contre le piratage, mais aussi son opposition au dispositif de sanctions contre les internautes prévu par le texte.

Note : voici un exemple supplémentaire de le grande impartialité et de la totale indépendance d'un média dominant comme TF1 - dirigée par Martin Bouygues, qui est accessoirement le parrain du fils de Sarkozy.

Si vous voulez préserver votre cerveau des mensonges et des manipulations débranchez TF1, si ce n'est déjà fait.


Bonne foi ?

La députée transfère l'e-mail au cabinet de Christine Albanel, au ministère de la Culture, partie prenante dans le projet de loi en discussion à l'Assemblée nationale. Françoise de Panafieu réclame des services du ministère un argumentaire afin de pouvoir répondre à cet internaute. Cette démarche est assez fréquente de la part d'un député soucieux de répondre précisément aux questions de ses administrés. Résultat : son interlocuteur rue de Valois s'étonne d'une telle prise de position provenant d'un salarié de la chaîne privée. Il alerte Jean-Michel Counillon, secrétaire général et directeur des affaires juridiques de TF1, et lui transmet le mail de Jérôme Bourreau-Guggenheim. À partir de là, tout s'emballe !

Note : que d'hypocrisie et de lâcheté alors que la vérité est si limpide. Panafieu et Albanel sont les tristes laquais de Sarkozy qui lui même est le pantin de quelques élites vivant au crochet de l'humanité.

Cet état de fait ne peut perdurer que par le contrôle des médias qui condtionnent ce que les gens croient. L'autonomie d'Internet est devenue une menace.

Hadopi est là pour contrôler Internet, éviter que des vérités gênantes soient diffusées, que le peuple prenne conscience de sa véritable condition et n'accepte plus le joug de cette poignée d'individus.



Christine Albanel regrette la décision de TF1...

La hiérarchie de TF1 s'émeut immédiatement dudit courrier électronique, et réclame des explications au patron de la filiale Internet du groupe, Arnaud Bosom. En l'absence de toute communication officielle de la chaîne sur le projet de loi Hadopi, le salarié argue de sa bonne foi, insiste sur le fait que son e-mail est d'ordre purement privé et rappelle qu'il n'a pas été envoyé à partir de sa boîte électronique professionnelle. Lasse, la chaîne, invoquant une rupture de confiance, préfère se séparer de son stratégiste.

Contactés par lepoint.fr, les proches conseillers de Christine Albanel se disent très choqués et alarmés de la tournure dramatique des événements : "On n'a jamais réclamé la tête de ce salarié. La réaction de TF1 est très exagérée ! Cette décision est vraiment regrettable."
Interpellée jeudi après-midi à l'Assemblée sur cet imbroglio, la ministre de la Communication a assuré qu' elle n'était au courant de rien et jure ne jamais avoir demandé la démission du salarié de TF1. "A ma connaissance, rien n'a été transmis", a-t-elle assurée. Dans la lettre de licenciement de son ex-collaborateur, TF1, qui, a réagi jeudi soir à cette affaire en justifiant le licenciement de son salarié , fait pourtant clairement mention du rôle joué par le ministère de la Culture dans cette affaire, indiquant, en toutes lettres : "Cette correspondance nous est parvenue via le cabinet du ministre de la Culture qui l'a adressée le jour même à la société TF1"...

Article original : Le Point

 

Note : Au-delà de la parfaite intégrité de nos chers médias, TF1 en tête, le deuxième enseignement de cette pathétique affaire est l'insondable couardise des dirigeants impliqués.

En attendant Jérome Bourreau-Guggenheim a été sacrifié sur l'autel de la pensée unique et du contrôle des médias et il est improbable que que les décideurs si prompts à se laver les mains, à regretter la main sur le coeur ce "regrettable malentendu" et à rejeter les responsabilités sur autrui ne lèvent le petit doigt pour que l'intéressé soit réintégré.


18/01/2009

Comment fonctionne la machine à propagande israélienne

James Zogby
The Huffington Post
Vendredi 9 janvier 2009

Comme pour les précédents conflits du Moyen-Orient, la version officielle défendue par les médias et les analyses politiques ici, aux États-Unis, correspondent fidèlement à la position d’Israël concernant cette guerre. Ce point constitue une des causes majeures des précédentes victoires israéliennes et de la capacité d’Israël à faire durer les combats sans que les États-Unis ne lui retirent son soutien. Puisqu’il a conscience de l’importance de la guerre de propagande, Israël combat de manière vigoureuse et disproportionnée sur ce front-là aussi.

Voici comment il s’y prend :

1/ Définir le cadre du débat : la clé pour le remporter. Au départ, les Israéliens s’efforcent de définir le contexte, la genèse, et la version officielle qui conditionneront la compréhension du conflit. Dans le cas présent, par exemple, ils ont réussi, grâce à des répétitions ininterrompues, à établir la notion selon laquelle la guerre avait commencé le 19 décembre, date de fin du cessez-le-feu de 6 mois (décrit par Israël comme « rompu unilatéralement par le Hamas »). En agissant ainsi, ils ont évidemment ignoré leurs propres violations de la trêve en novembre, et le non-respect de leur engagement, pris au début du cessez-le-feu, visant à ouvrir les frontières de Gaza. Ils ont également fermé les yeux sur leur propres décisions qui ont condamné Gaza à la dépendance, processus qui a commencé bien avant leur retrait en 2005. Comme ils savent que les Étasuniens ne suivent pas ce conflit de près, et sont enclins à croire ce qu’on ne cesse de leur répéter, cette tactique de définition préalable du contexte et de répétition de la version officielle est un succès.

2/ Avoir conscience de l’efficacité des stéréotypes. Comme, depuis des générations, le conflit israélo-palestinien est décrit sous des auspices favorables à la culture israélienne et via des stéréotypes négatifs sur les Palestiniens, les agents de la propagande israélienne disposent ici d’un avantage facile à exploiter. Puisque ce conflit est considéré depuis des lustres comme « une confrontation de l’humanisme israélien au problème palestinien », la couverture médiatique de chaque nouvel épisode commence par décrire comment « le problème » affecte les Israéliens. Comme Golda Meir l’a déclaré : « Nous pouvons pardonner aux Arabes le meurtre de nos enfants, mais nous ne pourrons jamais leur pardonner de nous forcer à tuer les leurs ». Par conséquent, malgré la souffrance disproportionnée du peuple palestinien, rien de surprenant dans le fait que la couverture médiatique tente de « rééquilibrer » le sujet en traitant exhaustivement, photos à l’appui, de l’angoisse et de la peur que la guerre fait subir aux Israéliens. Plus tôt dans le conflit, lorsque l’analyse médiatique jouait le rôle principal, les Palestiniens étaient réduits, comme toujours, à de simples chiffres, ou chosifiés comme « dommages collatéraux ».

3/ Anticiper et compter sur les erreurs de l’adversaire. La stupidité du Hamas a servi la stratégie d’Israël. Dès le début, Israël a pu compter sur le fait que le Hamas lancerait des roquettes et émettrait le type de menace qui permettrait à Israël de rallier la sympathie de l’Occident. Savoir que ces tirs et ces menaces auraient très certainement lieu, et pourraient être exploités, constitua un avantage pour leur guerre de propagande.

Note de Futur Quantique : quand on sait qu’Israël est le champion des opérations sous « fausse bannière », et qu'il a tendance à se faire parfois passer pour le Hamas, on peut se demander qui est derrière les tirs de roquettes et les menaces qui servent si bien la propagande israélienne.

4/ Etre partout et répéter la même chose – et s’assurer que l’adversaire demeure aussi invisible que possible. Israël entame chacune de ses guerres aidé d'une légion de porte-paroles anglophones (la plupart nés dans des pays occidentaux) disponible à tout instant dans chaque organe médiatique (ce n’est pas un hasard si, par exemple, Israël dispose d’un consul général « arabe » à Atlanta – ville où est basé CNN). Cette opération de propagande, qui consiste à dépêcher dans tous les événements médiatiques des États-Unis des porte-paroles présentant la même version des faits, est une garantie de succès. En même temps, ils arrivent à interdire l’accès des médias à Gaza, autorisant les journalistes occidentaux à opérer uniquement dans les zones supervisées par l’armée israélienne, ce qui garantit à Israël l’opportunité de définir chaque détail de la version officielle tout en interdisant toute possibilité de vérification indépendante des horreurs perpétrées à Gaza.

5/ Coller à la version officielle. Comme une bonne partie de l’histoire sera définie par les déclarations et les actes des politiciens, l’appareil politique à Washington est également mis à contribution, assurant que les dirigeants de la Maison-Blanche et du Congrès communiquent la version officielle. Ainsi, les communiqués du Congrès reprennent cette version des faits tandis que les porte-paroles israéliens, les commentateurs politiques, et les déclarations du Congrès se corroborent mutuellement.

6/ Nier, nier, nier. Lorsque les événements et la réalité font surface, en contradiction avec le scénario élaboré par Israël, et contestant la version officielle, la machine de propagande s’active pour nier, nier et nier encore (déclarant éhontément, « qui croyez-vous, moi ou ce que vos yeux trompeurs vous disent ? ») et/ou élaborant une nouvelle version qui reporte la faute sur la victime (« nous ne sommes pas responsables, ils nous ont forcés à le faire »). Dans le cas présent, cela consiste à affirmer que quelqu’un autre, toujours, est responsable de la mort des Palestiniens, et/ou que les photos montrant la souffrance du peuple palestinien sont des mises en scène de la part des journalistes ou de l’ennemi (comme pour dire : « les Arabes ne souffrent pas vraiment comme nous »).

7/ La dernière carte… Lorsque toutes les techniques précédentes ont échoué, invoquer quelques exemples d’antisémitisme flagrant et les généraliser – suggérant ainsi que les critiques sont motivées par l'antisémitisme. Cette tactique est risquée et peut-être trop utilisée, mais elle peut réduire les critiques au silence ou les mettre sur la défensive.

Note de Futur Quantique : apparemment, cette dernière carte est toujours autant employée, en témoignent les multiples articles et reportages sur la montée de l'antisémitisme en France. L'agression d'une jeune juive a même traversé l'Atlantique pour servir le discours d'un sioniste lors d'un rassemblement pro-israélien à New York. A croire qu'ils ont du mal à trouver le moindre acte antisémite sur toute la planète... et pour cause : dans la majorité des cas, l'antisémitisme est un phénomène monté de toute pièce pour les besoins de la propagande. Ne vous attendez pas à voir les médias diffuser des informations en totale contradiction avec la propagande, comme, par exemple, ce très beau discours humaniste prononcé hier à Lyon dans le cadre d'une manifestation pour Gaza :

 

Traduction : Axel D. pour Futur Quantique

08/01/2009

La stratégie cachée d'Israël

A VOIR ! Une vidéo concise et très explicative sur la stratégie médiatique d'Israël - tirée du film "Peace, Progaganda and the Promised Land" / "Propagande pour la Paix et Terre promise"

 

07/01/2009

Gaza : la réalité cachée d'un massacre

Ou la manipulation médiatique des médias occidentaux, laquais des sionistes, pour qui cette agression barbare des nazillons sionistes est totalement justifiée, et pour qui la mort d'hommes, de femmes et d'enfants innocents ne s'apparente qu'à de vagues dommages collatéraux – bien nécessaire réponse "défensive" face aux infâmes et "destructrices" roquettes du Hamas. Comparée à l'ignominieuse attaque "antisémite" de la synagogue toulousaine, qu'est ce qu'un enfant palestinien mort ?

Pour ceux qui ont encore du mal à pénétrer la logique d'un psychopathe, rappelons-leur cette phrase d'une des réprésentantes de cette caste particulière d'individus dénués de conscience – Madeleine Albright, pour ne pas la citer :

"La mort d'un demi million d'enfants iraquiens est un prix raisonnable à payer".

Vidéo postée sur YouTube par TVGaza

11/07/2008

Le grand cirque médiatique continue, "comme si de rien n'était"

Voici ce qu'on peut lire dans une dépêche AFP publiée hier matin :

 

"Comme si de rien n'était": le titre du troisième album de Carla Bruni-Sarkozy tient du paradoxe tant sa sortie vendredi en France a suscité l'effervescence des médias, liée au statut de première dame de l'ex-mannequin devenue chanteuse."

 

Effervescence des médias complaisants tout gagnés à la cause de Carlita et Nico 1er. Le moindre sursaut ou velléité pétomane de ces altesses mérite éloges, et nul n'oserait émettre l'ombre de la moitié d'un doute quant à la teneur du nouvel album de Carlita – comme le remarque assez justement Marianne ("ce n'est plus de l'adoration, c'est de l'adulation !"), qui apparemment est un des seuls magazines à s'étonner du peu d'esprit critique de ses confrères concernant ladite "oeuvre". Seul le Nouvel Obs détonne un peu en osant une critique un peu plus… euh, critique.

 

 

La promotion du disque de Carlita est d'ailleurs une illustration supplémentaire de la collusion entre politique et médias et du contrôle/pression exercés sur ces derniers. Est-il bien utile de rappeler les liens qui existent entre Sarko et les grands patrons des médias, la nomination de son ex-petite amie à la "présidence" de la grande messe du 20h de TF1, ou encore l'affaire France 3 ?

Dans ce paysage médiatique uniforme et dégoulinant, je me réjouissais à la perspective de lire l'article "Opération Carla, trop c'est trop", récemment publié dans Marianne(1) et supposément très critique envers la surmédiatisation du couple de narcisses. Seule voix qui semblât discordante au milieu des bêlements habituels (rappelons-nous l'article sur Sarkozy qui avait fait sensation avant les élections, car il avait osé mettre en doute la salubrité mentale du nain), j'attendais donc beaucoup de cet article ; peut-être trop. Dire que j'ai été déçue est un euphémisme.

Pourtant, il fallait être naïf pour penser qu'un magazine à grand tirage – soumis à ses actionnaires et aux puissances cachées qui contrôlent les médias (relire le protocole 12 sur la liberté de la presse) pût écrire des articles véritablement critiques, pertinents et surtout objectifs, sans langue de bois. Force est de constater que l'article de Nicolas Domenach est mollasson et bien tiède - certes, ils critique la surmédiatisation du couple présidentiel, la niaiserie de son comportement d'adulescents en chaleur, mais le ton est pour le moins fadasse ; je m'attendais à de l'impertinence et à des arguments bien sentis, à une dénonciation des fastes et du luxe de cette nouvelle Cour, à une flagellation des médias pour leur complaisance ; il n'en est rien. On sent une certaine retenue dans les propos. Peur de frustrer Narcisse 1er ? Et on ne peut que constater que l'article faussement dénonciateur de Marianne ne fait qu'alimenter un peu plus ce grand cirque médiatique.

L'article de Domenach aurait pourtant pu rappeler, par exemple, quelques chiffres qui fâchent, comme l'augmentation de 170% du salaire de Sarko, son cumul de salaire de président et de ministre de l'Intérieur, ou encore l'augmentation du budget de l'Élysee.

Et au moment même où Sarkozy demande aux gens de travailler plus longtemps et où les chômeurs sont menacés de se voir retirer leurs allocations s'ils n'acceptent pas des offres minables – sans parler du démantèlement de la Sécu, du système de retraites, de l'éducation et de la Recherche – Carla, pour ses "menus" frais, dépense en un claquement de doigts :

1590€ de robe Prada

 

763€ de sac à main John Galliano

 

415€ de chaussures Christian Dior

 

Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres du "faites ce qu'on dit mais pas ce qu'on fait". Mais il fallait bien ça, à une époque ou la frontière entre business, politique et showbiz se fait de plus en plus floue, et où les discours politiques ressemblent de plus en plus à des sketches de comique troupier

L'Elysée contrôle même la sortie de l'album de Carlita, c'est dire si on nage en plein cirque ; une tendance déjà inaugurée par Reagan en son temps.

Nicolas Domenach identifie Carla à une sorte de Marie Antoinette moderne. Certes, il y a le côté dépenses inconsidérées et la frivolité, mais je doute qu'elle subisse le même sort que l'Autrichienne haïe (qui n'a d'ailleurs jamais prononcé la phrase : "Qu'ils mangent de la brioche" - eh oui la propagande existait déjà à l'époque)

Marie Antoinette, d'après sa correspondance, ressemblait davantage à une ignorante, une écervelée, gamine mariée à 14 ans et guère à la hauteur des "événements qu'elle devait traverser", pour citer un autre article (de Marianne). Rappelons que cette femme subit un procès sordide et injuste sous la houlette de révolutionnaires psychopathes. Son exécution précéda le traitement et la mort atroces de son fils Louis. Carla, elle, n'a rien d'une ignorante, elle est tout aussi retorse que son mari.

Pour faire un petit aparté sur la Révolution française : l'idée de Liberté-Égalité-Fraternité était belle, mais n'a servi que de prétexte à des buts bien plus obscurs. La Révolution n'avait rien d'un soulèvement spontané du peuple face à l'injustice et la pauvreté, et tout d'un complot fomenté dans l'ombre au détriment des peuples.

Douglas Reed, dans son livre La Controverse de Sion, montre très bien les racines et causes profondes des révolutions anglaise et française (et russe un peu plus d'un siècle plus tard):

 

"Cent-cinquante ans plus tard, la révolution frappa de nouveau, en France cette fois. Cela avait tout l’air d’une révolution distincte, différente à l’époque, mais était-ce vraiment le cas ? Elle portait les mêmes signes distinctifs que la révolution anglaise plus tôt (et la révolution russe plus tard) : la nationalité et la religion furent attaquées sous le prétexte de réfréner la tyrannie des « rois et des
prêtres » et quand cela fut fait, un despotisme beaucoup plus dur fut mis en place. "

[...]

(1) La révolution anglaise sembla être à l’époque un épisode anglais spontané, uniquement dirigé contre les prétentions, à ce moment-là, d’une maison royale particulière - les Stuart - et contre une forme particulière de religion, appelée « papisme ». Aucun contemporain ne rêva ne serait-ce que de considérer cela comme le début d’un mouvement mondial dirigé contre toute religion et tout
gouvernement légitime. (La secte dirigeante de la communauté juive fournit des fonds au dictateur révolutionnaire et, par de ce rôle traditionnel « d’incitation », les leaders juifs devinrent les bénéficiaires principaux de la révolution ; s’ils eurent aucun rôle dans l’instigation originale de cette dernière, on ne peut le démontrer, de même que n’a survécu aucune preuve d’un plan supérieur à long terme sous-tendant la révolution).
(2) La nature et le cours de la Révolution française, cependant, placent la révolution anglaise sous une lumière différente. Ce ne fut pas, et même à cette époque ne sembla pas être, un épisode français interne causé par les simples conditions prévalant en France. Au contraire, elle suivit un plan pour une révolution universelle, plan découvert et rendu public quelques années auparavant ; et
l’organisation secrète révélée alors avait des membres dans de nombreux pays et dans toutes les classes. Par conséquent, on considéra ses actes les plus caractéristiques (le régicide et le sacrilège),
quoiqu’ils répétassent ceux de la révolution en Angleterre, non comme des actes spontanément vengeurs commis dans l’agitation du moment, mais comme des actions délibérément symboliques d’un plan et d’un but ininterrompus : la destruction de toute religion et de tout gouvernement légitime, en tout lieu. Inévitablement, cette révélation mène à la conjecture que la révolution anglaise puisse aussi avoir été préparée par cette organisation secrète, dans le but de détruire toute nationalité. (Dans la Révolution française comme dans l’anglaise, la secte judaïste en émergea comme le principal bénéficiaire ; elle utilisa l’émancipation générale des juifs qui résulta de la Révolution comme une couverture pour son travail de conspiratrice, au cours des décennies qui suivirent. À ce jour, aucune preuve découverte n’est en mesure de démontrer l’instigation judaïste originelle).

[...]

Ainsi, la Révolution française, à la différence de la révolution anglaise, était-elle manifestement le produit d’une conspiration majeure, aux buts mondiaux et aux racines profondes. Dès cet instant, la nature du plan devenait claire, mais les conspirateurs, partout où ils étaient démasqués, semblaient être une horde d’individus sans lien entre eux, excepté la rage qu’éprouve le pyromane pour la destruction. Le but ne faisait aucun doute, mais l’identité des organisateurs restait mystérieuse. Cette scène en partie clarifiée fut dépeinte en des termes célèbres par une autorité reconnue en la matière, Lord Acton : « Ce qui est épouvantable dans la révolution, ce n’est pas le tumulte, mais le dessein. Par delà le feu et la fumée, nous percevons la preuve d’une organisation calculatrice. Les administrateurs restent soigneusement cachés et masqués, mais il n’y a aucun doute sur leur présence dès le départ. »

La Révolution française révéla donc un dessein derrière la révolution, et c’était le dessein d’un but placé à une échelle mondiale. Ce qui avait semblé être quelque chose de non planifié au moment de
la révolution anglaise était maintenant visible, ou était devenu le résultat d’un plan et d’un pattern, et la conspiration était clairement d’une telle force et d’un telle ancienneté que cela avait dû lui permettre sa complicité dans la révolution précédente. Cependant, cette deuxième révolution laissa toujours « les administrateurs » masqués, si bien que seule la moitié du mystère avait été résolue (Lord Acton mourut en 1902, et ne vit donc pas la troisième révolution).

 

Le véritable dessein des révolutions peut être identifié grâce à leurs fruits : 1789 a donné naissance à la Terreur, puis aux délires napoléoniens qui marquèrent une des périodes les plus noires pour le peuple français et les peuples européens. Même chose pour la révolution de 1917, qui a ouvert la voie à des décennies de stalinisme sanguinaire.

Sarkozy et Bruni sont les agents de cette révolution qui a pour but un gouvernement mondial contrôlant et asservissant les populations. Ils servent ce but. L'instauration d'un gouvernement mondial nécessitait la suppression de la monarchie, de l'idée de souveraineté des nations, et le plan est en passe d'être accompli - preuve en est l'imposition de force, contre la décision du peuple, du traité de Lisbonne malgré le NON des Français et des Hollandais au référendum sur la constitution européenne et celui de l'Irlande au référendum sur le traité de Lisbonne.

Grâce aux bouffonneries du couple, rapportées et grossies avec joie par les médias, on maintient le peuple dans son état hypnotique - du pain et des jeux - pour l'empêcher de réaliser que la France, le monde, vont droit dans le mur et que cette situation est voulue et préparée aux plus hauts niveaux par les élites déviantes. Face à l'événement universel de la sortie du mal-nommé "Comme si de rien n'était", qu'est-ce que le démantèlement de la sécu, des retraites et du service public, qu'est-ce que les centres de rétention, les conditions misérables d'existence en banlieue, les répressions policières et le contrôle de plus en plus orwellien de la population ?

Puces et tests ADN, les 2 nouvelles mamelles de la France ?

 

La dépêche AFP poursuit un peu plus loin :

 

"Le voilà, le fameux album de Carla Bruni. L'objet de tous les désirs, interrogations, spéculations, rumeurs et fantasmes", écrivait le Journal du Dimanche dans sa dernière édition, tandis que le quotidien Le Figaro évoquait récemment "le disque le plus attendu qui se soit enregistré en France ces dernières décennies".

 

Notez les allusions à peine voilées : "désir", "fantasmes", comme un écho aux impudiques et pitoyables «Mon mec, je le prends, je le roule, je le fume...» et autres «Tu es ma came... Plus mortel que l'héroïne afghane... Plus dangereux que la blanche colombienne...»

On est dans la droite lignée de la sarkoze obsessionnelle que veulent nous inoculer les média - qui pourtant s'en défendent, mais contribuent à répandre l'épidémie (l'article de Marianne, mollement critique, en est l'exemple le plus récent).

 

[...]

"L'ex-mannequin à la réputation de femme fatale, dont les aventures amoureuses faisaient les délices de la presse people, a rapidement endossé son nouveau statut, affichant une attitude humble et un soutien sans faille à son mari."

 

Une vraie prédatrice, comparée à un Terminator par Justine Lévy (la fille du pompeux cornichon), dont elle n'a pas hésité à voler le mari tout en entretenant une relation avec le père de ce dernier.

On peut dire qu'ils vont bien ensemble, Sarko et Carla, on se demande si en bon narcissiques il ne vont pas finir par se bouffer l'un l'autre, un de ses jours. Les "elle est belle et intelligente ma femme" ne dureront pas éternellement, on peut y compter.

Qu'est-ce qui ressort de tout ce cirque médiatique ? Une impression de vide, de dégoût, de décalage totale par rapport à la réalité de la souffrance enduréechaque jour par des millions de personnes.

Ces dirigeants en apparence abrutis, superficiels (cf Bush Junior), constituent une excellente diversion et permettent d'entretenir l'illusion selon laquelle de tels crétins seraient bien incapables de toute machination, conspiration, manipulation ou autre plan d'envergure. Cela est pourtant compatible, dans la mesure où ces dirigeants effectivement neuneus sont contrôlés par des individus qui, eux, sont tout sauf idiots, et dont les stratagèmes sont aussi fins que diaboliques.

 

Le peuple hypnotisé par les fascinateurs(2) va-t-il enfin sortir de son coma, arrêter d'entretenir l'illusion, et enfin voir la réalité en face ?

 

(1) Édition n°584, qui contient en outre un long article sur les Narcisse français – ou la crème de l'intelligentsia

(2) "Les fascinateurs sont caractérisés par un égotisme pathologique. Ces personnes se sentent très tôt forcées par quelque cause interne, de faire un choix entre deux possibilités: soit de forcer les gens à penser et ressentir les choses comme elles le font, elles ; soit de se sentir solitaires et différentes, un défaut pathologique d’adaptation à la vie sociale. Parfois le choix doit se faire entre “charmer le serpent” et le suicide.

La répression réussie de l’auto-critique ou de concepts déplaisants du champ de la conscience donne graduellement lieu aux phénomènes déjà cités de pensée inversive, de pseudo-logique, pseudo-moralisme, et de blocages inversifs. Ils finissent par affluer si abondamment qu’ils noient le mental de l’homme moyen. Tout doit être subordonné à leur conviction surcompensatoire qu’ils sont exceptionnels, parfois mêmes messianiques. Une idéologie se fait jour, en partie véridique, et dont la valeur est censée être supérieure. Mais l’analyse des fonctions exactes d’une telle idéologie dans la personnalité du fascinateur, montre qu’il s’agit là d’un moyen d’auto-séduction, utile dans le balayage des associations auto-critiques vers le subconscient. Le rôle de cette idéologie dans l’instrumentalisation d’autrui sert lui aussi les objectifs du fascinateur..."

– Andrew Lobaczewski, Ponérologie Politique

 

Article original : Prayers for Rain pour Futur Quantique

11/06/2008

La sarkozysation de l'audiovisuel français se poursuit


La sarkozysation de l'audiovisuel français

Martin Bouygues, propriétaire de la principale chaîne de télévision française, TF1, a confirmé la nomination de Jean-Claude Dassier à direction de l’information de TF1 et celle de Laurence Ferrari comme nouvelle présentatrice du journal de 20h, en remplacement de Patrick Poivre d’Arvor (dit « PPDA ») qui occupait cette fonction depuis 19 ans.

Martin Bouygues est un milliardaire proche du président Nicolas Sarkozy. Il fut le témoin de son mariage avec Cécilia et est le parrain de leur fils Louis.

Au lendemain de l’élection présidentielle, Martin Bouygues a nommé le directeur adjoint de campagne électorale de M. Sarkozy, Laurent Solly, directeur adjoint de TF1.

Jean-Claude Dassier est le père d’Arnaud Dassier, conseiller pour la communication Internet de Nicolas Sarkozy et directeur de la communication internet de l’UMP (le parti de Nicolas Sarkozy).

Le Journal de 20h de TF1 est la principale source d’information des Français. Il atteint souvent 40 % de parts de marchés (environ 8 millions de téléspectateurs).

Selon le Daily Telegraph, Laurence Ferrari aurait eu une liaison avec Nicolas Sarkozy lorsque son mariage avec Cécilia battait de l’aile. Une source proche de l’Élysée indique qu’elle se serait séparée de son mari, Thomas Hugues, après un discret week-end à Marrakech avec le président, mais elle aurait dû céder la place au mannequin italien Carla Bruni, sélectionnée par le conseiller en communication de la présidence. Les magazines français Closer et Metro, qui s’étaient fait l’écho de cette aventure ont été condamnés à la demande de Mme Ferrari pour « atteinte à la vie privée », bien que cette information soit indispensable à la compréhension politique du nouveau paysage audiovisuel français.

Jusqu’à l’été 2006, le remplaçant de PPDA au Journal de 20h, durant les week-end et les vacances était Thomas Hugues (alors époux de Laurence Ferrari). Il a été mis à l’éccart et remplacé depuis juillet 2006 par Harry Roselmack dont la nomination n’avait pas été annoncée par Martin Bouygues, mais par Nicolas Sarkozy, décidément très prévoyant.

Article original : Alterinfo 

Note de P&P : C'est l'un des droits absolus de l'Etat de présider à la constitution de l'opinion publique.  [Joseph Goebbels, ministre de la propagande d'Adolf Hitler]

Si Goebbels l'a dit alors on ne peut que s'incliner devant la sage décision prise par notre grand président.

Et quoi de plus efficace en terme de formatage de l'opinion publique que de contrôler les journaux télévisés et en particulier la fameuse messe du 20h ?

27/03/2008

Agoravox, agoraintox ?

Sous prétexte de "journalisme citoyen" (ben voyons...), Agoravox propose aux journalistes et aux dessinateurs de travailler gratuitement. Ami(es) dessineux(ses), ne vous laissez pas abuser... Voici le texte (type) envoyé aux auteurs :

    Bonjour, Nous nous permettons de vous contacter afin de vous présenter le projet AgoraVox. AgoraVox se veut l’une des premières initiatives européennes de "journalisme citoyen" à grande échelle. Notre ambition est de favoriser l’émergence d’une nouvelle forme d’expression indépendante.

    Nous sommes à la recherche de partenaires et de dessinateurs potentiels dans la blogosphère mais aussi au dehors. Nous recherchons des dessinateurs pour illustrer l’actualité ou l’air du temps. Dans le cadre de nos recherches de contributeurs, nous avons retenu votre blog pour sa qualité et l’originalité de vos dessins. Nous souhaiterions vous associer à Agoravox en vous invitant à publier sur le site.

    Pourquoi devenir rédacteur-dessinateur ? Tout simplement pour faire entendre sa voix, pour relater des faits ou donner son sentiment sur l’actualité. Par ailleurs, tout contributeur a la possibilité de personnaliser une page qui lui est consacrée et dans laquelle il pourra, entre autres, mettre un lien vers son blog.

    Vous trouverez également de plus amples renseignements sur le projet AgoraVox, son histoire et sa politique éditoriale en vous rendant directement sur Agoravox Enfin, les modalités de fonctionnement sont directement décrites ici

  En souhaitant vous retrouver très prochainement parmi notre liste de contributeurs. Bien cordialement L’équipe Agoravox

C’est intéressant de lire dans leur "politique éditoriale", le passage suivant :

    En soumettant un article ou un document sur AgoraVox, les rédacteurs acceptent implicitement que celui-ci puisse être librement reproduit sur d’autres sites Internet ou en dehors d’Internet par d’autres médias. Sauf avis contraire clairement exprimé, les rédacteurs acceptent également que le comité de rédaction puisse éventuellement reproduire un article déjà publié sur leur blog ou leur site web et qui est en adéquation avec la politique éditoriale."

Alors les copains et les copines, si vous souhaitez travailler gratos et qu’en plus vos dessins soient repris sans votre accord sur d’autres sites et même sur d’autres médias, n’hésitez plus ! le "média citoyen" vous ouvre grandes les portes du bénévolat.

Article original publié par Bellacio et suivi de nombreux commentaires édifiants quant à la réalité d'Agoravox.

 

Note de P&P : cet article a été initialement publié par Bellacio. Rien de bien méchant au fond. Mais aprè ladite publication les témoignages et commentaires ont commencé à pleuvoir. Je ne vais déflorer l'intégralité de la discussion ici car elle mérite vraiment d'être lue. Pour résumer je me suis permis de copier l'un des commentaires qui me semble bien synthétiser la situation :

Plusieurs éléments relatifs au positionnement d’Agoravox me laissent perplexes :

 le site s’autoproclame citoyen alors qu’il est contrôlé non pas par les citoyens mais par une entreprise privée.

 le site bénéficie du travail bénévole de nombreux citoyens qui croient en cette démarche citoyenne collective, libertaire et qui pour la plupart ne sont pas informés de l’organe qui contrôle Agoravox.

 Cybion, l’entreprise privée qui contrôle Agoravox a effectué des levées de fonds, cela veut dire que des investisseurs institutionnels sont au Conseil d’Administration de Cybion (les banquiers et les citoyens ont-ils les mêmes intérêts ?)

Fort de ces différents constats les véritables objectifs d’Agoravox me semblent clair. Agoravox sous des couverts de démarche citoyenne et un vernis d’émancipation des masses n’est rien d’autres qu’un cheval de Troie permettant aux puissants de ce monde de noyauter les dynamiques citoyennes et de conserver les citoyens dans leur esclavage moderne.

"...Au premier rang, nous placerons la presse officielle. Elle veillera constamment à la défense de nos intérêts, et, par suite, son influence sur le public sera relativement insignifiante. Au second rang, nous placerons la presse semi-officielle, dont le devoir sera d’attirer les tièdes et les indifférents. Au troisième rang, nous placerons la presse qui se donnera l’air de nous faire opposition et qui, dans l’une de ses publications, semblera notre adversaire. Nos véritables ennemis croiront à la sincérité de cette opposition et nous laisseront voir leurs cartes..."

 

26/02/2008

Propagande d'état

2081083425.jpgPARIS (Reuters) - L'esquisse de mea culpa présidentiel après les insultes du Salon de l'agriculture a été insérée par l'Elysée dans l'entretien que publie mardi Le Parisien, a déclaré Dominique de Montvalon, directeur de la rédaction du quotidien, interrogé sur Canal+.
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Note de P&P : Pour information le journal "Le Parisien" est détenu à 25% par l'incontournable Lagardère, ami proche de Sarkozy qui  avait déjà brillé par son objectivité lorsqu'en août 2005, Paris-Match avait publié une photo de Cécilia Sarkozy en compagnie de son amant Richard Attias. Arnaud Lagardère avait alors licencié le directeur de la rédaction pour crime de lèse-Sarkozy et l’avait remplacé par Olivier Royant.

"J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre", explique Nicolas Sarkozy dans cet interview, qui a été "amendée et corrigée" et transmise au journal lundi en fin de soirée par l'Elysée.

"Cette phrase n'a pas été prononcée" devant le panel de lecteurs du Parisien qui a interrogé le chef de l'Etat, a expliqué Dominique de Montvalon. "Ils retrouvent dans le journal quelque chose que le président n'a pas dit, qu'ils n'ont pas entendu."

Note de P&P : Ces petites précisions démontrent une fois de plus, si besoin était, toute l'objectivité des médias de masse qui manifestement se comportent plus comme des succursalles de la propagande sarkozystes que comme des organes de presse indépendants où la recherche et la diffusion de la vérité seraient l'unique mission.

Le Parisien ne s'en cache même pas et déclare que c'est l'Elysée qui corrige les articles. Fort de ce constat il serait peut-être plus juste de parler de publireportage, ou de publicité ?

Si son article est réécrit par l'Elysée, à quoi sert le journaliste du Parisien ?  A donner un vernis d'objectivité au texte ? A entretenir l'illusion du débat contradictoire ? A faire croire à des questions libres et des réponses spontanées ?



Le directeur de la rédaction a précisé que Le Parisien publierait mercredi la version non amendée de l'entretien, qui s'est déroulé lundi matin à l'Elysée.

Dominique de Montvalon a précisé que le rendez-vous à l'Elysée avait été pris la semaine dernière, bien avant la visite au Salon de l'agriculture, où Nicolas Sarkozy a insulté un visiteur qui refusait de lui serrer la main.

"Il est difficile, même quand on est président de ne pas répondre à une insulte. J'ai sans doute mes qualités et mes défauts", a-t-il répondu lundi, des propos retranscrits dans Le Parisien.

Note de P&P : "Il est difficile de ne pas répondre à une insulte"... 4 petits détails tout de même :

1/ C'est Sarkozy qui est allé vers le visiteur du Salon de l'Agriculture et pas l'inverse.
2/ Celui-ci n'a pas insulté Sarkozy il a simplement refusé d'être touché par cet individu (ce qui est fort compréhensible)
3/ Sarkozy le gaulliste, lui s'est vautré dans l'invective crasse avec son "Casse-toi pauvre con"
4/ ce n'est pas la première fois que Sarkozy, chantre de la morale à l'école et pourfendeur de racaille se complait dans la vugarité haineuse, il avait déjà donné un aperçu de ses talents en insultant Azouz Beghag ici et des marins pêcheurs là.



"Ce n'est pas parce qu'on est président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds", formait le reste de la réponse initiale. La phrase "Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre" a été ajoutée, selon Dominique de Montvalon.

 

Note de P&P : Alors non seulement les articles ne sont pas réellement écrits par les journalistes qui les signent mais le contenu même des entretiens est modifié. Qui a dit propagande ? Si vous aviez encore quelques illusions concernant les médias de masse...

Vendez votre télévision, annulez vos abonnements auprès des organes de presse écrite, vous engraisserez d'autant moins les barons sarkozystes et vous pourrez investir tout ce temps économisé à lire de bons livres, vous informer auprès de médias internet moins corrompus, cuisiner, écouter vos enfants, marcher dans la nature,... 

 

Article original Reuters

19/11/2007

Louis Gomez, usager en colère, ignoré 17 ans par les télés, propulsé star du 20h de TF1

Note de P&P : Les grands médias nationaux, qui ont perdu depuis longtemps leur impartialité, appliquent les instructions du gouvernement et participent au travail de sape de l'actuel mouvement de grève.

Un moyen de décrédibiliser ces grèves et de donner des taux de grévistes ou de manifestants inférieurs à la réalité. Une autre manière est de mettre uniquement en exergue l'opinion de quelques usagers nourrissant une rancoeur particulière vis à vis des transports. Cette rancoeur n'ayant parfois rien à voir avec les grèves actuelles. 

 

Chaque fois qu’une grève secoue le pays, il est une catégorie de la population dont tout le monde se soucie : les usagers.

Ces pauvres usagers des transports publics, « pris en otage », qui « galèrent », à cause « de la gène occasionnée par les grévistes », apparaissent tout à coup comme une cause nationale.

C’était le cas la veille de la "journée noire" du mercredi 14 Novembre, au 20h de TF1.

Mais regardez, ceux là semblent bien organisés.

Des tracts, des banderoles, un porte-parole télégénique: en voyant ces images on se dit que tout ça est bien orchestré. Que l’équipe de TF1 a eu bien de la chance de se trouver à la gare pile-poil à ce moment là.

Mais il fallait avoir déjà regardé le JT de la veille pour s’apercevoir que ces usagers-là, décidément, TF1 les aimait bien.

« Certains sont même allé jusqu’à créer une association », explique PPDA. Rendez vous compte, « ils sont même allés jusqu’à créer une association », c’est dire si c’est grave !

Si grave qu’ils ont décidé de manifester pour protester contre ces nouvelles grèves.

PPDA a regardé trop vite le reportage qu'il lance: la journaliste précise dans son commentaire que l'association existe...depuis 17 ans.

Mais quand ils ne manifestent pas, ces usagers qui souffrent n’intéressent pas TF1.

Depuis 17 ans, l'association se plaint régulièrement des mauvaises conditions de transport, en dénonçant notamment les retards chroniques des trains de banlieue, des retards qui empoisonnent leur vie, tous les jours, toute l’année. Grève ou pas grève. Sur son blog, le collectif informe sur ses actions à venir et met en ligne les courriers envoyés aux pouvoirs publics. Avec le temps, il s’est fait connaître des journalistes, grâce notamment aux carnets des retards que tiennent les membres du collectif. Cette action leur a valu deux pages dans Le Parisien, et quelques sujets dans l’édition régionale du 19/20 de France3.

En février dernier, France2 leur avait même consacré un dossier spécial dans son 20h.

Ici, l'équipe de France2 prend le temps de suivre toute une journée une usagère des transports. Un reportage complet, approfondi qui permet aux téléspectateurs de se faire une idée du quotidien de millions de français.

Mais un sujet rare, car la galère des usagers, hors période de grève, n’intéresse pas les JT.

C’est trop banal.

Pas assez télégénique.

Pourquoi ne bloquez-vous pas les voies ?

« Quand on envoie des mails aux journalistes télés, explique à @si Louis Gomez, star de deux jours de TF1, qui préside le comité des usagers Paris Mantes depuis 17ans, la seule chose qu’ils nous demandent c’est: combien serez vous à la manif ? Ou pourquoi ne bloquez vous pas les voies ? Ils recherchent le sensationnel, uniquement. »

M. Gomez n’est pas dupe de ce soudain intérêt, qui lui a valu deux passages coup sur coup au 20 Heures.

« On nous utilise, nous autres les usagers. En nous montrant en colère, on laisse penser aux gens qu’on est contre la réforme, et avec le gouvernement. Du coup, ça influence l’opinion. Si les JT donnent la parole aux usagers, c’est parce que c’est du temps en moins pour développer sur le fond de la réforme, les enjeux. Donc ça les arrange. Et puis franchement, expliquer aux téléspectateurs comment les gens font pour s’organiser avec le covoiturage, la garde des enfants…tout le monde s’en fout, c’est ni plus ni moins que du remplissage ». 

Note de P&P : Les médias nationaux ont tellement de mal à trouver des individus qui soutiennent leur vision du monde qu'ils sont obligés de se rabattre sur des usagers ayant conscience qu'ils sont instrumentalisés et qu'ils ont droit à la parole seulement parce qu'ils disent ce que le gouvernement et ses laquais des médias veulent actuellement entendre. 

 

 

L'inconnue suprême de la République: le salaire du président

Note de P&P : Après des semaines d'investigations, il reste très difficile de connaître le montant exact de l'augmentation que s'est octroyé Nicolas Sarkozy. Le site "Arrêt sur image" nous fait part de son enquête sur ce dossier géré dans la plus grande transparence ;-)

 

Par Aurélie Windels le lundi 12 novembre 2007

Enquête

Le président de la République s'est octroyé une augmentation pour la nouvelle année.Tous les médias en ont parlé. Mais tous semblent en désaccord sur un point pourtant essentiel : le montant réel de ce salaire, au départ et à l'arrivée.

Voici, les chiffres que nous donnaient les JT. Trois chaînes, trois montants différents. Un seul point d'accord : le taux d'augmentation, 140 %.  

Vous pouvez réécouter. Pour TF1, avant augmentation, Sarkozy gagnait 6594 euros. Pour France 2, 6000 euros (net). Pour France 3, 8300 euros.

Mais d'où sort ce chiffre de 140 % d'augmentation ?

Du premier média à avoir sorti l'affaire, Profession politique :

Profession politique

Si on calcule le rapport entre les salaires du président et du Premier ministre, donnés dans l'article, le taux d'augmentation est bien de 140 %.

Mais d'où viennent ces montants de salaires ?

Bruno Botella, le rédacteur en chef de Profession politique, explique à @si que "le montant du salaire de Président, soit 101 488 €, nous l'avons tout simplement trouvé dans le projet de loi de finances pour 2008, dans la partie 'éléments relatifs aux dotations accordées à la Présidence de la République'".

Effectivement, c'est le montant qui y est inscrit et qui semblait devoir rester inchangé entre 2007 et 2008 :

Loi de finances df

"Quant au salaire du Premier ministre, qui devrait donc, à l'avenir, être celui de Nicolas Sarkozy, nous avons eu beaucoup de mal à l'obtenir. C'est en passant quelques coups de fils, notamment à des rapporteurs budgétaires de l'Assemblée, qu'il nous a été donné", raconte Bruno Botella.

Ces premiers chiffres, émanant tous deux de sources parlementaires, paraissent donc être les bons.

Pourtant, dans les dépêches AFP , les données sont différentes.

AFP Général

19 000 € pour le Premier Ministre (soit 228 000 € brut par an) et 7700 € (soit 92 400 € brut par an) pour le président. Le rapport reste plus ou moins le même : + 145 %.

Mais d'où sortent ces nouveaux chiffres ?

Le journaliste de l'AFP explique à @si que "le montant de la rémunération du Premier Ministre nous a été communiqué par Matignon. Quant à celui du Président, je ne sais plus trop d'où il vient, je crois que c'est le député René Dosière qui nous l'a donné".

Bref, toutes les sources possibles et imaginables (il semble toutefois que ni l'INSEE ni l'OCDE n'aient été consultées) sauf...l'Elysée lui-même. La France est ce pays magnifique, où chacun est interrogé sur le salaire du président, sauf le président lui-même.

Et ce n'est pas fini.

Le 7 novembre, Le Monde révèle que l'augmention réelle du salaire du Président serait de 172 %, et non de 140 %.

Le Monde 172%

Nouveau média, nouvelle source. C'est, en effet, Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement (tiens, que faisait-il jusque là?), qui a fourni au journal ces nouvelles indications chiffrées. 7084 € (soit 85 008 € net par an) pour le Président, 19 331 € (soit 231 972 € net par an) pour le Premier ministre. Nouveauté non négligeable, on parle maintenant de salaire net, plus de brut. Ce qui n'éclaircit pas l'affaire.

Ces chiffres sont ensuite officiellement confirmés à l'AFP par Jérôme Chartier, député UMP, membre de la commission des finances.

Impossible de savoir d'où sont ils sont tirés, le député Chartier n'a pas répondu à la demande d'interview d'@si. Mais, d'après un parlementaire, il aurait reconnu lui-même dans les couloirs de l'Assemblée que "ces chiffres n'étaient pas fiables, pas vraiment vérifiés".

L'augmentation est donc passée, en une semaine de 140 à 172 %.

Mais voilà qu'arrive René Dosière, député PS de l'Aisne, vice-président de l'Assemblée, auteur de "L'argent caché de l'Elysée" et travaillant depuis de nombreuses années sur les crédits alloués à la présidence de la République. Textes de lois et calculatrice en main, il affirme que tous les chiffres communiqués aux médias sur la rémunération du chef de l'Etat jusqu'alors sont faux.

AFP Dosière 2

L'augmentation ne serait ni de 140 %, ni de 172 %, mais de 206 %. Nouvelle dépêche de l'AFP.

D'où viennent ces nouveaux chiffres ? Uniquement de documents institutionnels "très faciles à vérifier" nous explique-t-il.

"Je savais que le salaire du Président était calculé sur la base de l'indice G de la grille des traitements de la fonction publique, parce que j'avais posé la question au Premier minsitre, en 2004, à ce sujet. Je suis donc allé chercher quel était le montant de cet indice dans la grille des traitements de la fonction publique 2007."

JO 26 janvier df

"Pour connaître le salaire du Premier Ministre, j'ai fait le calcul en me basant sur les informations données dans l'article 14 de la loi de finances parue dans le Journal Officiel du 8 août 2002 expliquant la manière dont est déterminée la rémunération du chef de Gouvernement. Et je suis arrivé à ces chiffres. 6 806 € (soit 81 671 € brut par an) pour le chef de l'Etat et 20 858 € (soit 250 302 € brut par an) pour le Premier ministre. Pour passer de l'un à l'autre, il faut donc bien une augmentation de 206 %."

La vérification est certes "facile" pour qui se donnerait la peine d'éplucher tous les textes de lois et autres amendements relatifs au sujet, et qui aurait donc 6 mois devant lui...

Pour René Dosière, "c'est l'opacité qui entoure ces chiffres qui pose surtout problème. Le Gouvernement n'a pas du tout communiqué clairement à ce sujet, par la voix d'un Ministre par exemple."

Une communication du gouvernement opaque donne donc des résultats opaques dans les médias. Autant de chiffres que de sources différentes. Du moins, quand il s'agit de parler salaire.

Quand la transparence fait tripler le budget de l'Elysée

Ce n'est pas le cas pour l'autre augmentation proposée dans l'amendement et adoptée par L'Assemblée, celle du nouveau budget alloué à l'Elysée : 100 millions d'euros. En 2007, il était de 32 millions d'euros.

Là-dessus aucun doute, tout le monde s'accorde sur ces chiffres.

Reste un point plus obscur : la raison de ce triplement de ce budget .

Voici comment il a été présenté, défendu par les membres de la majorité et relayé par les médias :

Amendement 2008

"Dans un souci de transparence", les différentes charges qui étaient payées par les ministères avant seront maintenant intégrées au budget de l'Elysée.

D'accord. Vive la transparence !

Un seul souci: ce n'est pas la première fois que cette recherche de "transparence" est invoquée pour expliquer une montée en flèche du budget alloué à la présidence.

Ce fut déjà le cas en 2004, sous Jacques Chirac, après la révélation par Le Monde d'une augmentation de budget considérable depuis la prise de fonction de l'ancien président. Celui-ci avait en effet subi une envolée de 480 % entre 2002 et 2004, passant de 5,49 millions d'€ à 31,9 millions d'€.

L'Elysée se justifiait alors ainsi :

Communiqué Elysée 2004

Et, même en remontant plus loin, en 2001, toujours les mêmes mots, toujours le même "souci de transparence" :

Communiqué Elysée 2001

Jean-François Copé, alors secrétaire d'Etat au Budget, le défendait encore avec vigueur en avril 2007, dans un Lundi investigation, sur Canal +, consacré à l'argent de l'Elysée :

Un budget qui augmente sans relâche depuis 2001, un président que les journalistes n'osent pas interroger personnellement sur son propre salaire: aucun doute, la transparence sur le sujet n'a jamais été si ... transparente.