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29/05/2009

Attaqué par le lobby viticole pour avoir détecté des pesticides

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© inconnu
La France est le premier consommateur de pesticides en Europe

 

Novembre 08 : Rappel des faits

Le 24 novembre 2008, le MDRGF , association sans but lucratif dont l’objet est la défense de l’environnement, agréée par le Ministère de l’Ecologie, publie les résultats d’une grande enquête sur les résidus de pesticides dans le raisin menée par 5 ONG de PAN Europe (dont le MDRGF pour la France) de 5 pays européens ( Italie, France, Pays-Bas, Hongrie et Allemagne) dans des magasins appartenant à 16 enseignes différentes. 124 échantillons de raisins issus de l’agriculture intensive ont été analysés au regard de la présence de résidus de pesticides par un laboratoire spécialisé allemand.

Résultats : 99,2% des raisins analysés dans ces 5 pays contenaient des résidus de pesticides! Soit 123 des 124 échantillons testés. Seul un échantillon ne présentait pas de trace de pesticides . En France chaque échantillon contenait en moyenne 8 pesticides différents, un échantillon en contenant même 16 !

Le MDRGF dénonçait cette situation comme inacceptable, pointant la contamination massive des échantillons testés. La presse a très largement repris les résultats de cette enquête qui a permis de mettre une pression très forte sur les pouvoirs publics et les élus à un moment où se discutait au Parlement Européen un paquet de législations sur les pesticides. Cette étude ciblait des chaînes de supermarché pour les pousser à abaisser les teneurs en pesticides qu’elles acceptent dans les fruits et les légumes qu’elles vendent.

 

Février 09 : les producteurs de raisins de table assignent le MDRGF en justice !


Fin janvier 2009, le MDRGF apprend par des journalistes du sud de la France que la Fédération Nationale des Producteurs de Raisin de Table (FNPRT) vient de tenir une conférence de presse avec son avocat pour annoncer qu’ils ont décidé de nous assigner en justice pour avoir, selon eux, dénigré le raisin de table.

Après cette annonce médiatique peu conforme aux pratiques juridiques usuelles, une assignation datée du 2 février a été envoyée au TGI de Paris le 4 février 2009. La partie adverse demande au MDRGF la somme exorbitante de 500 000 Euros, la publication du jugement dans 10 médias nationaux, et la suppression du dossier sur notre site Internet, rien de moins ! Ces demandes sont sans véritable fondement, la publication de l’étude du MDRGF ayant eu lieu en toute fin de période de commercialisation du raisin et ne visant pas à dénigrer le raisin, mais à dénoncer la présence massive de résidus de pesticides sur ces fruits, ce qui est une réalité établie également par les études officielles de la DGCCRF en notre possession.

Une menace qui dépasse de loin la survie du MDRGF.

Cette assignation est bien sûr une menace pour la survie du MDRGF. Notre association ne possédant pas les sommes demandées…loin s’en faut !

Nous sommes convaincus que ce n’est pas un hasard si la FNPRT attaque le MDRGF. Tout d’abord il faut savoir qu’il s’agit d’une sous section de la FNSEA…qui n’a pas beaucoup apprécié le travail du MDRGF ces dernières années qui a contribué à la mise en place d’un plan de réduction de l’usage des pesticides dans le cadre du Grenelle de l’environnement et aussi à l’adoption de mesures intéressantes au niveau européen pour l’exclusion des substances les plus dangereuses.

Une défaite du MDRGF dans le cadre de ce procès menacerait également gravement la liberté d’expression des ONG dans ce pays. En effet, si des cas de jurisprudence ouvrent le droit à la libre critique des marques, il n’en existe pas de semblables pour les produits, comme le raisin, ou tout autre produit agricole. Si le MDRGF perd ce procès, qui osera demain critiquer la présence de résidus de pesticides dans les fraises, ou dans le blé au risque de se voir condamner lourdement ? Quelle organisation de consommateurs osera encore publier un banc d’analyse avec un commentaire un tant soit peu critique ?

Il est donc vital, pour protéger la liberté d’expression des ONG et aussi conserver le droit à la contre expertise citoyenne dans ce domaine des résidus de pesticides, et aussi dans tous les autres, que le MDRGF gagne ce procès.

Ainsi, parce que nous sommes nombreux à penser que cette assignation infondée est injuste et dangereuse nous vous demandons de nous soutenir en signant l’Appel ci-après:

Premiers soutiens au MDRGF dans cette affaire : Jean Marie PELT, Alain BOUGRAIN DUBOURG, Serge ORRU, Philippe DESBROSSES, Corinne LEPAGE, Jean Paul JAUD, Yannick JADOT, Robert LION, André CICOLELLA, Claude AUBERT, Michèle RIVASI, Yves PACCALET…

Appel de soutien aux « Générations Futures »

Parce que la liberté de chacun à pouvoir exprimer une opinion, fondée sur des faits tangibles et reposant sur la bonne foi, est en danger,
Parce que le droit d’informer, sans volonté de nuire ou de dénigrer, est mis en péril,
Parce que le droit de dire, quand la situation l’exige, que certaines substances chimiques font peser une menace environnementale et sanitaire sur nous tous, est remis en cause,
Nous, hommes et femmes engagées en faveur du respect de l’environnement et des droits des générations futures, appelons à soutenir l’action d’information sur les résidus de pesticides dans les aliments menée par l’association MDRGF, aujourd’hui victime d’une attaque sans fondement, menaçant la survie même de cette organisation.
Parce que le combat du MDRGF est le nôtre, nous ne pouvons admettre et tolérer que cette action d’intimidation de la FNPRT, mue par la volonté de faire taire cette association, aboutisse, et nous soutenons le MDRGF dans cette affaire.


Je signe à titre individuel
Nom/ Prénom* :
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Je soussigné (nom/prénom/)…………………………………………qualité** ………………………, signe l’appel de soutien aux « Générations Futures ».

Je signe au nom de mon association (j’ai le mandat de mon CA pour le faire)
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Nom de l’ONG représentée :
Qualité :
Adresse* :
Mail* :
Tel :
Je soussigné (nom/prénom/qualité et nom de l’ONG)………………………, signe l’appel de soutien aux « Générations Futures »

*mentions obligatoires
**si vous signez au nom de votre fonction, ainsi si vous êtes élu par exemple merci de le préciser

Je témoigne de mon soutien en écrivant ci-dessous un message qui sera publié dans le livre d’or du site de soutien à venir : « Ensemble pour les Générations Futures » :
Votre message :

L’ensemble est à renvoyer par email à : mdrgf2@wanadoo.fr ou mdrgf@wanadoo.fr
Ou par la poste : MDRGF 40 rue de Malte 75011 PARIS

Pour plus d’informations merci de contacter :

Nadine Lauverjat – Chargée de mission François Veillerette – Président
Portable: 06.87.56.27.54 Portable: 06.81.64.65.58
mdrgf2@wanadoo.fr
mdrgf@wanadoo.fr


Article original : Le Blog d'Yves Paccalet

 

 

04/04/2009

Citation 2

«Un lobby est comme une fleur nocturne. Il s’épanouit dans l’obscurité et meurt au soleil»

- Steven Rosen, ex-membre de l'AIPAC inculpé pour espionnage à la solde d'Israël.

 

 

26/09/2007

Conduisez à jeun.

Depuis quelques jours les médias se gargarisent de la fin des jachères pour faire face à l'augmentation des prix des céréales. 

Rares sont toutefois ceux qui ont partagé les raisons de cette flambée des prix. Voici un article issu du site "Les amis de la Terre" qui met en lumière les raisons de ce désastre :

 

LETTRE AU JOURNAL SUD-OUEST

Dans son édition du vendredi 7 septembre, Sud-Ouest interviewait Mr Graciet, président de la Chambre d’agriculture des Landes, sur les augmentations du prix des céréales dont le maïs.

Par contre, aucune question n’était posée sur le pourquoi de cette augmentation. Les Amis de la Terre aimeraient apporter quelques éléments de réponse.


La principale raison des augmentations des prix alimentaires sur les 5 continents est dû à la confiscation par la filière éthanol, de millions de tonnes de maïs. Sous prétexte de remplacer le pétrole par des carburants d’origine agricole, des millions d’hectares ne sont plus utilisés pour produire de la nourriture, mais pour alimenter des usines d’éthanol.

En tant que premier réseau écologiste dans le monde, les Amis de la Terre, voient déjà les conséquences partout :
- en un an, le prix du blé en Angleterre, est passé de 150 euros la tonne à 300 euros provoquant une hausse du prix du pain (et en France ?) ;
- pour le seul mois de juillet, les prix du bœuf, du lait et des œufs ont augmenté de 7,5 % aux Etats-Unis ;
- l’Afrique du Sud a vu ses prix alimentaires augmenter de 17% ;
- la Chine a dû stopper toutes les nouvelles plantations de maïs pour faire de l’éthanol, après que le prix du porc ait subi une augmentation record de 42%, l’an dernier ;
- en Inde, les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 11% en un an ;
- au Mexique, le prix du maïs qui est l’aliment de base des plus pauvres, a quadruplé en février entraînant des émeutes de la faim ;
- pire encore, le Programme Alimentaire Mondial de l’ONU qui fournit une aide alimentaire à 80 millions d’humains, ne sait plus comment faire face à de telles augmentations des céréales. Des millions d’humains vont mourir de faim.

Et ce n’est pas fini, l’OCDE, le club des 30 pays les plus riches de la planète prévoit pour les 10 années à venir, une augmentation des prix alimentaires allant de 20 à 50% … Gare aux pauvres !

Mais est-ce que l’éthanol de maïs sert à autre chose qu’à faire grimper les prix ?

Les ministres d’une douzaine de pays de l’OCDE, dont les Etats-Unis, se réunissent aujourd’hui mardi, à Paris, pour discuter, lors de la Table Ronde sur le Développement durable, d’un rapport sur les agrocarburants. On peut y lire que « Le développement actuel des agrocarburants provoque des tensions insupportables qui vont désorganiser les marchés, sans apporter de bénéfices significatifs pour l’environnement ». Dans le meilleur des cas, peut-on lire, les agrocarburants pourraient permettre de diminuer les gaz à effet de serre de 3% mais à un coût exhorbitant. Les seuls agrocarburants intéressants sont la canne à sucre, les huiles usagées et les résidus de papeterie. Dans ce rapport, il est estimé que les Etats-Unis, à eux seuls, dépensent 5 milliards d’euros par an pour aider la filière éthanol, que chaque tonne de CO2 évitée coûte 350 euros et qu’en Europe, ce coût peut être jusqu’à 10 fois plus élevé ! Les auteurs du rapport demandent si l’Union Européenne, plutôt que de prévoir d’utiliser 10% de carburants végétaux d’ici 2020, ne ferait pas mieux d’investir l’argent des contribuables ailleurs.

D’autre part, la seule étude relativement favorable à l’éthanol de maïs – celle de l’ADEME – doit être bientôt revue complètement, tellement elle manque de rigueur scientifique dans ses calculs. Par contre, plusieurs études internationales, indépendantes démontrent très clairement que la quantité d’énergie fournie par un litre d’éthanol est inférieure à la quantité d’énergie nécessaire pour …fabriquer ce litre d’éthanol ! En terme d’indépendance énergétique ou de lutte contre les changements climatiques, l’éthanol de maïs ne sert à rien, voire aggrave ces problèmes.

Quel est alors l’intérêt véritable des agrocarburants et plus spécialement de l’éthanol de maïs ? En créant une nouvelle filière pour le maïs, on a artificiellement gonflé la demande et provoqué volontairement une augmentation des cours. Derrière cette manipulation spéculative, on retrouve tous les acteurs du second Forum Mondial des Agrocarburants qui a eu lieu à Bruxelles ce printemps : d’abord les acteurs de l’agriculture industrielle, tous les géants de la chimie des semences et des OGM (ce sont les mêmes), et leurs alliés du pétrole, de l’automobile, Abengoa et de grandes banques, notamment françaises. Toutes ces industries investissent dans la filière éthanol et ont intérêt à la voir se développer.

Pendant que ces groupes industriels poussent ces filières, les citoyens payent en tant que contribuables ( défiscalisation de 550 euros/ha pour l’éthanol sous forme d’E5 ou d’ETBE, et de 1600 euros/ha pour le E85 !) et subissent en tant que consommateur une augmentation des prix alimentaires. Pour le directeur de Nestlé le plus grand groupe agro-alimentaire mondial, aussi loin qu’on puisse prévoir, les prix resteront élevés. On n’a pas fini de payer !

Alors que ces céréales sont confisquées par la spéculation, le Panel International sur les Changements Climatiques prévoit qu’une des conséquences des changements climatiques pourrait être une diminution de la production agricole dépendante des pluies, allant jusqu’à 50%, d’ici 2020 ! La Banque Mondiale de son côté, constate que 15% de la nourriture mondiale actuelle - dont dépendent 160 millions d’humains - pousse grâce à de l’eau tirée de sources souterraines qui s’épuisent rapidement ou de rivières qui s’assèchent. Et pendant ce temps, l’eau, ici, est scandaleusement gaspillée. En effet, il faut plus de 900 litres d’eau pour faire pousser le maïs nécessaire à produire un litre d’éthanol ! Ce sont des millions de précieux m3 d’eau qui sont gaspillés pour partir en fumée.

Pendant que les céréaliers se réjouissent, dans de nombreux pays, les filières de l’élevage déjà en difficulté, supportent mal ces augmentations. Mais les éleveurs français seront heureux d’apprendre que le Brésil met ses abattoirs aux normes européennes… La délocalisation qui a d’ailleurs déjà commencé peut continuer et nous aurons bientôt des poulets brésiliens sur nos tables, pour la plus grande joie des producteurs landais...

Depuis 30 ans, l’agriculture sert à engraisser les actionnaires des grands groupes industriels et financiers (chimies, semences et maintenant OGM). Il serait temps qu’elle revienne à sa vraie vocation : nourrir la planète.

La quantité de céréales utilisées pour faire le plein d’un 4X4 suffit à couvrir la ration ANNUELLE d’un humain. Les Amis de la Terre posent clairement la question : va-t-on laisser encore longtemps une minorité spéculer sur l’alimentation mondiale et affamer les pauvres ? Non, et nous sommes tous concernés.

Pour continuer, un peu de lecture :

- La situation mondiale vu par la Fédération Internationale des Amis de la Terre et notamment par les groupes du Sud : "Agrocarburants une catastrophe écologique et sociale programmée", voir http://www.amisdelaterre.org/-Les-carburants-.html
- un exemple français, l’usine d’éthanol à Lacq (64) : "OGM, biocarburants et Euralis", voir http://www.amisdelaterre.org/OGM-biocarburants-et-euralis...
- une partie des informations de cet article est tirée d’un article du Guardian, voir la traduction intitulée : " Ethanol de maïs : l’énergie du... désespoir ou comment affamer des millions de pauvres !", http://www.amisdelaterre.org/Ethanol-l-energie-du-desespo...