09.12.2009

Des ouvrages essentiels à prix réduits

Les Editions Pilule Rouge - qui sont, entre autres, à l'origine de la diffusion de l'excellent Ponérologie Politique, ouvrage capital que nous citons fréquemment dans nos colonnes - offrent 20% de remise sur tous ses ouvrages pendant la période de Noël.

 

 

 

 

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16.11.2009

Un rabbin colon publie le guide pour tuer des non-Juifs

Quand est-il permis de tuer des non-Juifs ? Le livre Torat ha-Melekh [L’enseignement du roi], qui vient d’être publié, a été écrit par le rabbin Yitzhak Shapira, doyen de la yeshiva Od Yosef Hai dans la communauté de Yitzhar, avec un autre rabbin de la yeshiva, Yossi Elitzur.


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Pour l’extrême-droite juive, fondamentaliste et raciste, il n’y a pas d’âge pour apprendre
à massacrer son prochain, pour peu que l’on bénéficie d’une dérogation divine.

 

Le livre ne contient pas moins de 230 pages sur les lois concernant le meurtre de non-Juifs, une sorte de guide pour quiconque se pose la question de savoir si et quand il est permissible de prendre la vie d’un non-Juif.

Quoique le livre ne soit pas vendu par les grands distributeurs, il a reçu de chaudes recommandations par des éléments de la droite, y compris les recommandations de rabbins importants tels que Yitzhak Ginsburg, Dov Lior et Yaakov Yosef, qui sont imprimées au début du livre. Le livre est distribué via Internet et par la yeshiva, et actuellement le prix de lancement est de 30 shekels l’exemplaire. À la cérémonie commémorative qui s’est tenue ce week-end à Jérusalem pour le rabbin Meir Kahane, tué il y a 18 ans, des copies du livre furent vendues.

Au long du livre, les auteurs traitent en profondeur des questions théoriques de la loi religieuse juive concernant le meurtre de non-Juifs. Les mots « Arabes » et « Palestiniens » ne sont pas mentionnés même indirectement, et les auteurs prennent soin d’éviter de faire des déclarations explicites pour qu’un individu applique la loi de ses propres mains. Le livre contient des centaines de sources de la Bible et de la loi religieuse. Il inclut des citations d’Abraham Isaac Kook, un des pères du Sionisme Religieux, et du rabbin Shaul Yisraeli, un des doyens de la yeshiva Mercaz Harav, la citadelle du Sionisme national-religieux située à Jérusalem.

Le livre débute par une interdiction du meurtre de non-Juifs et la justifie, entre autres choses, au motif de prévenir l’hostilité et toute désacralisation du nom de Dieu. Mais très rapidement, les auteurs passent de l’interdiction à la permission, aux diverses dérogations pour faire mal à des non-Juifs, la raison centrale étant l’obligation de faire respecter les sept lois Noahides, que chaque être humain sur terre doit suivre. Parmi ces commandements se trouvent les interdictions du vol, de l’effusion de sang et de l’idolâtrie. [Les sept lois Noahides interdisent l’idolâtrie, le meurtre, vol, les relations sexuelles illicites, le blasphème et la consommation de la chair d’un animal vivant, et exige des sociétés l’institution de lois justes et de cours judiciaires].

« Quand nous approchons un non-Juif qui a violé les sept lois Noahides et que nous le tuons par souci de faire respecter ces sept lois, aucune interdiction n’a été violée », déclare le livre, qui souligne que tuer est interdit sauf si c’est effectué par obéissance à la décision d’une cour. Mais plus loin, les auteurs limitent l’interdiction, notant qu’elle ne s’applique qu’à un « système approprié concernant les non-Juifs qui violent les sept commandements Noahides ».

Le livre inclut une autre conclusion qui explique qu’un non-Juif peut être tué même s’il n’est pas un ennemi des Juifs. « Dans toute situation où la présence d’un non-Juif met en danger des vies juives, le non-Juif peut être tué même si c’est un Gentile vertueux pas du tout responsable de la situation qui a été créée », disent les auteurs. « Quand un non-Juif aide un meurtrier de Juifs et cause la mort de quelqu’un, il peut être tué, et dans tous les cas quand la présence d’un non-Juif pose un danger à des Juifs, le non-Juif peut être tué ». Une des dérogations pour tuer des non-Juifs, d’après la loi religieuse, s’applique dans un cas de din rodef [la loi du « poursuivant » d’après laquelle celui qui suit un autre avec une intention meurtrière peut être tué de manière extrajudiciaire] même si le poursuivant est un civil. « La dispense s’applique même quand le poursuivant ne menace pas de tuer directement, mais seulement indirectement », indique le livre. « Même un civil qui vient en aide à des combattants est considéré comme un poursuivant et peut être tué. Quiconque assiste l’armée des malfaisants d’une quelconque manière renforce les meurtriers et est considéré comme un poursuivant. Un civil qui encourage la guerre donne au roi et à ses soldats la force pour continuer. Par conséquent tout citoyen de l’État qui s’oppose à nous qui encourage les soldats combattants ou exprime de leurs actions une satisfaction est considéré comme un poursuivant et peut-être tué. Pareillement, quiconque affaiblit notre propre État par la parole ou par une action similaire est considéré comme un poursuivant ».

Les rabbins Shapira et Elitzur déterminent qu’on peut aussi faire du mal à des enfants parce qu’ils sont des « entraves ». Les rabbins écrivent ce qui suit : « Entraves - on trouve souvent les bébés dans cette situation. Ils bloquent le chemin du secours par leur présence et le font complètement de force. Néanmoins, ils peuvent être tués parce que leur présence aide le meurtre. Il est justifié de tuer des bébés s’il est clair qu’ils grandiront pour nous nuire, et dans une telle situation on peut leur faire du mal délibérément, et pas seulement pendant le combat avec des adultes ».

De plus, les enfants du meneur peuvent être touchés pour faire pression sur lui. Si l’attaque des enfants d’un mauvais chef va l’influencer pour qu’il ne se comportent pas méchamment, on peut leur faire du mal. « Il vaut mieux tuer les poursuivants que tuer d’autres », déclarent les auteurs.

Dans un chapitre intitulé « Mal délibéré à des innocents », le livre explique que la guerre est dirigée principalement contre les poursuivants, mais ceux qui appartiennent à la nation ennemie sont aussi considérés comme ennemis parce qu’ils assistent des meurtriers.

La rétorsion a aussi une place et une fonction dans ce livre des rabbins Shapira et Elitzur. « Pour vaincre les ennemis, nous devons nous comporter envers eux dans un esprit de représailles et de mesures pour mesures », écrit-il. « Les représailles sont absolument nécessaires pour que cette méchanceté ne vaille pas le coup. Par conséquent, parfois nous faisons des actes cruels pour créer le bon équilibre de la terreur ».

Dans une note de bas de page, les deux rabbins écrivent d’une manière qui semble permettre à des individus d’agir par eux-mêmes, hors de toute décision du gouvernement ou de l’armée : « Une décision par la nation n’est pas nécessaire pour permettre de verser le sang du royaume du mal », écrivent les rabbins. « Même des individus de la nation attaquée peuvent les frapper ».

À la différence des livres de loi religieuse publiés par les yeshivas, cette fois-ci les rabbins ont ajouté un chapitre contenant les conclusions du livre. Chacun des six chapitres est résumé en points principaux de plusieurs lignes, qui exposent, entre autres choses : « Dans la loi religieuse, nous avons trouvé que les non-Juifs sont généralement suspects de verser le sang juif, et dans la guerre, cette suspicion devient bien plus grande. On doit considérer de tuer même des bébés, qui n’ont pas violé les sept lois Noahides, à cause du danger futur qui sera causé s’ils sont autorisés à devenir aussi mauvais que leurs parents ».

Même si les auteurs prennent soin, comme indiqué, d’utiliser le terme « non-Juif », il s’en trouvera certainement pour interpréter la nationalité des « non-Juifs » responsables de mettre en danger le peuple juif. Ceci est renforcé par la brochure « La voix juive » publiée sur Internet depuis Yitzhar, qui commente le livre : « Il est superflu de faire remarquer que nulle part dans le livre il n’est écrit que les déclarations ne concernent que les non-Juifs d’autrefois ». Les éditeurs de la brochure n’ont pas oublié une remarque cuisante en direction des services de sécurité (GSS), qui se donneront certainement la peine de se procurer une copie. « Les éditeurs suggèrent au GSS qu’ils attribuent le prix de la sécurité d’Israël aux auteurs », déclare la brochure, « qui ont donné aux enquêteurs le choix de lire les conclusions résumées sans avoir besoin d’une étude du livre entier en profondeur ».

Un étudiant de la yeshiva Od Yosef Hai à Yitzhar a expliqué d’où, de son point de vue, les rabbins Shapira et Elitzur ont tiré le courage de parler si librement sur un sujet tel que le meurtre de non-Juifs. « Les rabbins n’ont pas peur de poursuites parce que dans ce cas, Maimonides [le rabbin Moses ben Maimon, 1135-1204] et Nahmanides [rabbin Moses ben Nahman, 1194-1270] devraient être aussi traînés en justice, et de toute façon, ceci est une recherche sur la loi religieuse », a dit l’étudiant de la yeshiva. « Dans l’État juif, personne n’est ainsi en prison pour avoir étudié la Torah ».

* Note du traducteur : Ces interprétations religieuses ont été traitées de manière détaillée dans : Israel Shahak et Norton Mezvinsky, « Jewish Fundamentalism in Israel », Pluto Press (1999).

9 novembre 2009 - Vous pouvez consulter cet article en anglais sur http://didiremez.wordpress.com/2009...


Article français : Info Palestine, traduction : JP Bouché

11.02.2009

Un best-seller controversé ébranle les fondations de l’État israélien

Sott.net

Joshua Holland
AlterNet
mercredi 28 janvier 2009

Et si tout le récit de la diaspora juive était historiquement faux ?

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Et si les Arabes palestiniens qui vivent depuis des décennies sous la botte de l’État israélien moderne descendaient en fait de ces mêmes « enfants d’Israël » décrits dans l’Ancien Testament ?

Et si la plupart des Israéliens actuels ne descendaient pas du tout des anciens Israélites, mais étaient en réalité un mélange d’Européens, de Nord-Africains et d’autres peuples ? Et s’ils n’étaient pas « revenus » sur le bout de terre que nous appelons maintenant Israël pour y établir un nouvel État consécutivement à la tentative d’extermination dont ils avaient fait l’objet pendant la Seconde Guerre mondiale, mais étaient arrivés dans ce pays pour y déporter de force des gens dont les ancêtres vivaient là depuis des millénaires ?

Et si le récit de la diaspora juive – l’histoire que les juifs du monde entier racontent tous les ans lors de la Pâque juive, et qui détaille l’exil des juifs antiques hors de Judée, les années passées à errer dans le désert, leur évasion hors des griffes de Pharaon – était entièrement faux ?

C’est la thèse explosive de l’ouvrage Comment le peuple juif fut inventé, de la plume de l’universitaire de Tel Aviv Shlomo Sand (ou Zand). Un ouvrage qui a provoqué des remous dans toute la société israélienne lors de sa publication l’an dernier. Après avoir passé 19 semaines sur la liste des best-sellers en Israël, ce livre est maintenant traduit dans une douzaine de langues et sera publié cette année aux États-Unis chez Verso.

Sa thèse a des répercussions qui vont bien au-delà de quelque débat académique antédiluvien. Peu de conflits modernes sont autant attachés à l’histoire antique que ce cycle de bains de sang entre Israéliens et Palestiniens, qui dure depuis des décennies. Chaque groupe revendique le même lopin de terre – que les trois grandes religions abrahamiques tiennent pour sacré – en se fondant sur les liens antiques qui les unissent à ce territoire et sur les identités nationales formées sur de longues périodes. Il n’y a probablement pas d’autre endroit sur Terre où le présent est aussi intimement lié au passé antique.

Au coeur de l’idéologie sioniste, on trouve le récit – connu de toutes les familles juives – de l’exil, de l’oppression, de la rédemption et du retour. Bouté hors de son royaume par les Romains il y a environ 2000 ans, le « peuple juif » - les fils et filles de la Judée antique – a erré sur la Terre, sans racines, et, en tous lieux, dut subir une cruelle répression – de l’esclavage en Égypte aux massacres espagnols du XIVe siècle et aux pogroms russes du XIXe siècle, en passant par les horreurs du Troisième Reich.

Cette vision de l’Histoire anime tout autant les sionistes que la minorité influente mais réactionnaire – aux États-Unis comme en Israël – qui croit que Dieu a légué un « Grand Israël » – une terre qui englobe l’État actuel ainsi que les Territoires Occupés – au peuple juif, et qui résiste à toute tentative pour créer un État palestinien sur la terres biblique.

Inventer un peuple ?

L’argument central de Sand est que les Romains n’ont pas expulé des nations entières hors de leurs territoires. Sand estime que peut-être 10 000 Judéens antiques furent vaincus au cours des guerres romaines, et que les habitants restants de l’antique Judée y démeurèrent, se convertirent à l’islam et se mélangèrent à leurs conquérants quand les Arabes conquirent la région. Ils devinrent les ancêtres des Arabes palestiniens d’aujourd’hui, dont beaucoup sont maintenant des réfugiés, exilés de leur patrie au cours du XXe siècle.

Tom Segev, un journaliste israélien, a résumé cette thèse dans une critique du livre publiée dans Ha’aretz :

« Il n’y a jamais eu de peuple juif, uniquement une religion juive, et l’exil n’a jamais existé – et donc, il n’y a pas eu de retour. Sand rejette la plupart des récits bibliques sur la formation de l’identité nationale, y compris l’Exode hors d’Égypte et –ce qui est tant mieux – les horreurs de la conquête sous Josué. »

Mais cela soulève la question suivante : si l’antique peuple de Judée n’a pas été expulsé en masse, alors comment se fait-il que le peuple juif soit dispersé de par le monde ? Selon Sand, qui relate en détail l’histoire de plusieurs groupes appartenant à ce que l’on nomme de façon conventionelle la diaspora juive, certains étaient des juifs qui émigrèrent de leur plein gré, et, par la suite, la majorité étaient des convertis au judaïsme. A contrario de la croyance populaire, Sand soutient que le judaïsme était une religion évangélique qui, à ses débuts, recherchait activement de nouveaux adeptes.

Ce récit a une signification très importante en regard de l’identité nationale israélienne. Si le judaïsme est une religion plutôt qu’ « un peuple » qui descend d’une nation dispersée, alors cela remet en question la justification centrale au fait que l’État d’Israël reste un « État juif ».

Et cela nous amène à la deuxième affirmation de Sand. Il soutient que l’histoire de la nation juive – la transformation du peuple juif en tant que groupe partageant une identité culturelle et une foi religieuse en un « peuple » vaincu – est une invention relativement récente, initiée au XIXe siècle par des érudits sionistes et développée par les universitaires israéliens. Selon Sand, il s’agit d’ une sorte de conspiration intellectuelle. Segev déclare : « Tout cela n’est que pure fiction et mythe qui servirent de prétexte à l’établissement de l’État d’Israël. »

Sand se fait taper sur les doigts ; ses arguments sont-ils valables ?

Les répercussions de l’argumentation de Sand vont très loin ; « les chances que les Palestiniens soient les descendants de l’antique peuple judaïque sont bien plus grandes que celles que vous ou moi soyons ses descendants, » a-t-il déclaré à Ha’aretz. Sand soutient qu’Israël devrait être un État au sein duquel tous les habitants de ce qui était autrefois la « Palestine britannique » partagent tous les droits et responsabilités de la citoyenneté, plutôt que d’être maintenu comme État « juif et démocratique », tel qu’on le définit actuellement.

Comme on pouvait s’y attendre, Sand a été mis au pilori suivant la formule éprouvée. Ami Isseroff, rédacteur de ZioNation, le blog sur Israël/ le sionisme, a invoqué l’imagerie habituelle de l’Holocauste, accusant Sand d’offrir une « solution finale au problème juif », une solution qui « ne nécessite aucun autodafé, aucun assaillant cosaque , aucune chambre à gaz, aucun crématorium fétide ». Un autre fervent idéologue a qualifié l’ouvrage de Sand de « manifestation supplémentaire du trouble mental qui affecte l’extrême gauche universitaire israélienne. »

Ce genre de rhétorique surchauffée fait partie des paralogismes standards utilisés lors des débats sans fin sur Israël et les Palestiniens – et elle est facilement écartée. Mais l’ouvrage de Sand a également fait l’objet de critiques plus sérieuses. Dans un article critique renommé, Israel Bartal, doyen des Humanités à l’université hébraïque, a sévèrement éreinté la seconde affirmation de Sand, selon laquelle les universitaires sionistes auraient supprimé la véritable histoire de l’expansion du judaïsme par émigration et conversion, privilégiant une version qui légitimerait la quête d’un État juif.

Bartal soulève des questions importantes sur la méthodologie de Sand et souligne l’apparente légèreté de certains détails du livre. Mais, de façon intéressante, en défendant la communauté universitaire israélienne, Bartal soutient la thèse centrale de Sand, lorsqu’il écrit : « Bien que le mythe d’un exil hors de la patrie juive (la Palestine) existe effectivement dans la culture populaire israélienne, il est quasi-inexistant dans les discussions sérieuses sur l’histoire juive. » Bartal ajoute : « aucun historien du mouvement national juif n’a jamais vraiment cru que les origines des juifs soient ethniquement et biologiquement “pures”. » Il fait remarquer que « des groupes importants au sein du mouvement [sioniste] ont exprimé des réserves concernant ce mythe, ou l’ont complètement réfuté. »

« En ce qui me concerne, ce livre ne contient pas une seule idée qui n’ait déjà été présentée » dans les études historiques antérieures. Segev ajoute que « Sand n’a pas inventé [sa] thèse ; 30 ans avant la Déclaration d’Indépendance, elle avait été adoptée par David Ben Gourion, Yitzhak Ben-Zvi et d’autres. »

On peut raisonnablement prétendre que ce mythe antique d’une nation juive exilée jusqu’à son retour au XIXe siècle est de peu de conséquence ; que le peuple juif partage une ascendance génétique commune ou soit constitué d’une mosaïque de peuples éloignés partageant la même foi, une identité nationale commune s’est bien développée au fil des siècles. Mais l’argument central de Sand reste valable, et a d’importantes implications pour le conflit actuel entre Israël et les Palestiniens.

Changer la conversation ?

La raison principale pour laquelle il est si difficile de discuter du conflit israélo-palestinien est que ceux qui défendent le contrôle israélien des Territoires Occupés (y compris Gaza, toujours occupé de facto) ont accompli un travail remarquablement efficace en assimilant tout soutien à l’autodétermination des Palestiniens à un désir de voir Israël détruit. Cette tactique amalgame efficacement toute défense des droits des Palestiniens au spectre de l’extermination des juifs.

Elle a été employée pour les arguments en faveur d’un État unique comme solution au conflit israélo-palestinien. Jusqu’à récemment, défendre la solution d’un « État unique » – un État binational où tous les résidents de ce qu’on appelle aujourd’hui Israël et les Territoires Occupés partageraient tous les droits et responsabilités de la citoyenneté – était une position relativement dominante. En fait, c’était l’un des plans parmi plusieurs envisagés par les Nations Unies quand elles créèrent l’État d’Israël dans les années 1940.

Mais, plus récemment, l’idée d’un seul État binational s’est vue marginalisée – écartée comme une tentative pour détruire Israël littéralement et physiquement, plutôt que comme une entité politique fondée sur l’ethnie et la religion ; une entité héritant d’une population de citoyens arabes de deuxième classe et responsable de la déportation d’une population de réfugiés – les plus anciens réfugiés du monde.

Une conclusion logique à cet ouvrage qui révèle la mythologie à la base de la fondation d’Israël serait peut être de redonner à l’idée d’une solution à État unique sa place légitime au coeur du débat sur cette région problématique. Après tout, même si, en un sens, l’ouvrage de Sand brouille les pistes – en soulevant les questions bibliques antiques relatives à l’origine réelle des « enfants d’Israël » – d’un autre côté, il souligne les points communs entre juifs israéliens et Arabes palestiniens. Ces groupes revendiquent tous deux la même terre, ont tous deux subi une répression et une déportation historiques, et chérissent tous deux l’idée d’un « droit au retour ».

Et si les deux groupes partagent en fait des liens bibliques communs, cela soulève alors cette question : pourquoi l’intégralité de ce qui était la Palestine sous mandat britannique devrait-elle demeurer un refuge pour les gens d’une religion, au lieu d’être un pays dans lequel juifs et Arabes bénéficient d’une égale protection – égale protection sous les lois d’un État dont la légitimité ne serait plus jamais remise en question.

Commentaire Sott : Rien de tout ceci n’est nouveau pour les lecteurs de SOTT. On a déjà montré qu’Israël n’était pas une véritable nation, mais un "véhicule" permettant aux psychopathes de mettre en pratique leurs penchants meurtriers.

Ce qui est ahurissant, c’est la façon dont la plupart des gouvernements et des médias les aident à perpétrer cette escroquerie.

Peut-être le livre de Sand apportera-t-il la vérité à davantage de gens. Une autre étincelle de lumière.

Traduction : Henri R. pour Futur Quantique

04.12.2008

Un cocktail de pilules rouges pour les fêtes

Pour les fêtes, la petite (par la taille) maison d'édition indépendante Pilule Rouge fait une promo spéciale sur ses livres.

Promotion Pilule Rouge

PR a pour l'instant publié 5 ouvrages essentiels en Français : L'Onde 1 (Laura Knight-Jadczyk), Ces Mondes qui nous gouvernent (LKJ), L'Histoire secrète du monde (LKJ), Ponérologie Politique (A. Lobaczewski) et 11 septembre l'ultime vérité (LKJ et Joe Quinn). La sortie du volume 2 de l'Onde est en préparation.

Les auteurs, en adoptant une approche scientifique à l'antithèse des théories fumeuses du new age, proposent une analyse de notre réalité basée sur des données multiples : historiques, sociologiques et psychologiques, mais aussi sur la prise en compte de l'aspect hyperdimensionnel du réel.

Pour ceux qui n'ont pas peur de regarder les choses en face, dans ce qu'elles ont de plus sombres. Mais comme dirait l'autre : "La vérité vous rendra libre"...

Alors : “buckle your seat belt, Dorothy, ’cause Kansas is going bye bye” !!

Accrochez-vous, et rendez-vous sur Pilule Rouge

 

20.11.2007

Une vidéo à voir

En suivant ce lien vous pourrez visionner la vidéo de présentation du livre intitulé "L'Histoire Secrète du Monde".

Je ne saurais que vous recommander de lire cet ouvrage. Vous ne le regretterez pas.

Voici un lien vers le site de l'éditeur auprès duquel vous pourrez acquérir votre exemplaire de "L'Histoire Secrète du Monde".

 

 

 

25.04.2007

Accès à l'information ?

Le livre "Ruptures" de Serge Portelli, magistrat, vice-président au tribunal de Paris, président de la 12e Chambre correctionnelle, auteur de nombreux ouvrages, vient d'être empêché de publication avant les élections.

Cet ouvrage concerne le bilan de Nicolas Sarkozy.

Serge Portelli est membre du syndicat de la magistrature. Son livre "Ruptures", dressant le bilan de Sarkozy au ministère de l’Intérieur, devait être publié par Michalon... qui vient mystérieusement d’y renoncer au dernier moment, empêchant toute publication chez un autre éditeur avant les élections.


À défaut de pouvoir le trouver en librairie, il est d'extrême urgence et d'utilité publique de lire et de diffuser par internet cet ouvrage interdit, décrivant les années de pratiques ministérielles de M. Sarkozy que la population est ainsi empêchée de connaître.

Livre téléchargeable en PDF : http://www.oulala.net/Portail/article.p … ticle=2935