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26/03/2010

Devoir de réserve des gendarmes : Ce que dit la loi

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Viré de la gendarmerie pour avoir dénoncé une réforme rompant avec l’histoire de la gendarmerie… Notre ami Sarko a peut-être bien eu la main un peu lourde, parce qu’en droit, la « Grande Muette », c’est has been.



Un arrêt de la CEDH donne le ton


Le gendarme qui s’est fait radié hier par un décret signé Sarko, est un grand amateur de liberté d’expression – qu’hommage lui soit rendu –  et on lui doit d’être à l’origine d’un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme datant de quelques mois (15 septembre 2009, no 30330/04) qui nous précise de manière très circonstancié dan quelles conditions les militaires peuvent l’ouvrir. Même si ça défrise l’autorité, et que ça mine le moral des troupes. Eh oui…

Jean-Hughes Matelly, officier de gendarmerie depuis 1992, était jusqu’à hier un gendarme de haut rang : affecté depuis le 15 février 2002 au commandement des écoles de gendarmerie nationale à Maisons-Alfort, et par ailleurs titulaire d’un doctorat de science politique sur les problématiques d’exercice de la police judiciaire et chercheur associé au Centre d’Études et de Recherches sur la Police de Toulouse. Il a publié de nombreux articles spécialisés et des ouvrages. Bref, ce poulet est un gadin.

En janvier 2003, il avait publié dans la très sérieuse revue « Les Cahiers de la Sécurité Intérieure » un article intitulé « Une obligation de résultat pour les gendarmes ? », dans lequel il décortiquait les nouvelles méthodes managériales en fonction d’objectifs chiffrés. L’article n’était passé inaperçu, et Jean-Hughes avait développé son point de vue dans divers grand médias, de manière aussi argumentée que polémique.

Dans les jours qui avaient suivi, il avait reçu de son commandement l’ordre verbal de ne plus communiquer avec la presse écrite et audiovisuelle, puis il se fit infliger un blâme pour violation d’un « règlement militaire » et pour « manquement à l’obligation de réserve dans l’expression écrite ou orale ».

S’en était suivi toute une série de recours, ce jusqu’à une arrêt de la CEDH. Un arrêt très intéressant, fondé sur l’article 10 qui protège la liberté d’expression.

D’abord, « La Grande Muette », ce n’est pas le truc. « La Cour rappelle que l’article 10 ne s’arrête pas aux portes des casernes. Il vaut donc pour les militaires comme pour l’ensemble des autres personnes ».
On ne devra donc raisonner par l’absolu « On se la ferme », mais par l’absolu « Vas-y tout doux ».

La CEDH pose le principe de ce relativisme : « L’Etat doit donc pouvoir imposer des restrictions à la liberté d’expression là où existe une menace réelle pour la discipline militaire, le fonctionnement efficace d’une armée ne se concevant guère sans des règles juridiques destinées à empêcher de saper cette discipline. Les autorités nationales ne peuvent toutefois pas s’appuyer sur de telles règles pour faire obstacle à l’expression d’opinions, quand bien même elles seraient dirigées contre l’armée en tant qu’institution. »

Applications aux gendarmes : « La Cour estime qu’en embrassant une carrière militaire, le requérant a accepté les devoirs et responsabilités liés à la vie militaire et ne pouvait méconnaître les obligations dérivant de son statut particulier. » Embrassons, embrassons, il en restera toujours quelque chose.

La Cour rappelle qu’il s’agissait d’articles grands publics, évoquant une manipulation des chiffres de la délinquance, « fait de nature à porter atteinte à la crédibilité de ce corps militaire, et à la confiance du public dans l’action de la gendarmerie elle-même ». Dans ces conditions, le devoir de réserve avait été dépassé. Mais, et la Cour souligne que c’est un « élément déterminant de cette affaire », les sanctions prononcées avaient été très modérées.



La loi français embraye, mais la pratique...

Le fameux devoir de réserve est une obligation générale des fonctionnaires, dont le régime est essentiellement jurisprudentiel. Le Conseil d’Etat, statuant en matière disciplinaire, rappelle régulièrement que « le devoir de réserve s'impose à tout agent public. » (Conseil d'Etat, N° 97189, 28 juillet 1993)

Le Code de la défense inclut désormais ces règles.

Article L. 4121-1 : « Les militaires jouissent de tous les droits et libertés reconnus aux citoyens. Toutefois, l'exercice de certains d'entre eux est soit interdit, soit restreint dans les conditions fixées au présent livre ».

Article L. 4121-2 : «  Les opinions ou croyances, notamment philosophiques, religieuses ou politiques, sont libres.

« Elles ne peuvent cependant être exprimées qu'en dehors du service et avec la réserve exigée par l'état militaire. Cette règle s'applique à tous les moyens d'expression. Elle ne fait pas obstacle au libre exercice des cultes dans les enceintes militaires et à bord des bâtiments de la flotte.

« Indépendamment des dispositions du code pénal relatives à la violation du secret de la défense nationale et du secret professionnel, les militaires doivent faire preuve de discrétion pour tous les faits, informations ou documents dont ils ont connaissance dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions. En dehors des cas expressément prévus par la loi, les militaires ne peuvent être déliés de cette obligation que par décision expresse de l'autorité dont ils dépendent.

« L'usage de moyens de communication et d'information, quels qu'ils soient, peut être restreint ou interdit pour assurer la protection des militaires en opération, l'exécution de leur mission ou la sécurité des activités militaires ».

Ce cadre légal est en lui-même nickel, mais la décision prise contre Jean-Hugues parait bien décalée, par l'inadéquation entre le fait reproché et la sévérité de la mesure. Il n'y avait ici aucune trahison des secrets du service, mais une analyse d'ordre général, rare et utile dans le débat d'idées.



Et cette nouvelle affaire ?

Le fait est la publication d’une tribune sur Rue89, « La gendarmerie enterrée, à tort, dans l'indifférence générale », signée non en tant que militaire, mais comme chercheur, et en cosignature avec deux autres chercheurs Christian Mouhanna et Laurent Mucchielli (CNRS, CESDIP). L’article était une synthèse d’un autre texte plus fouillé, publié dans une revue scientifique, et il traitait d’un sujet d’importance : Un projet de loi « portant dispositions relatives à la gendarmerie » qui en pratique anticipait sur le rattachement de la gendarmerie à la police nationale. Vous trouverez ci-dessous le texte en cause. Le ton est sévère, mais les arguments se tiennent, et c’est un débat d’ampleur national qui bénéficié ainsi d’un éclairage avisé sous cette triple signature.

Alors, la mesure de radiation résistera-t-elle aux recours en justice ? Nous verrons, mais le débat est à mon avis très ouvert.

L’auteur a fait preuve d’une prudence certaine, en n’apparaissant pas comme haut gradé, mais comme membre d’une équipe de chercheurs ; le texte traite d’une question de grand intérêt, et apporte au débat ; le texte critiquait des choix politiques, mais était un éloge de l’action de la gendarmerie, notamment dans son rôle social ; enfin, la sanction prononcée est d’une extrême sévérité. Nous attendrons avec intérêt le futur et second arrêt

Jean-Hugues de la CEDH…

 

Article original :  20 Minutes / Actualités du droit

26/06/2008

Communiqué Alter Info (2)

Après avoir prorogé son arrêt à deux reprises, la Cour d'appel a confirmé son ordonnance de référé du 14 janvier 2008 et doublé, de surcroît, le montant des dommages et intérêts accordés à nos détracteurs.

L'arrêt n'est pas une surprise aux yeux des initiés. Il est donc inutile de le commenter.

Je constate seulement que la vraie balance de la justice de la France, celle dont l'esprit inspire la politique étrangère du pays, obéit à une autre pérennité du sentiment d'équité de la nation et à une autre conception de la civilisation de la liberté. A partir de l'instant où le Président de la République proclame que la fondation d'un Etat palestinien est une priorité de notre diplomatie , que Jérusalem ne sera pas annexée à Israël et que l'expansion des colonies sera immédiatement et totalement arrêtée dans les territoires occupés , j'ai le sentiment que les historiens de la jurisprudence constateront, une fois de plus, un retard des juristes sur le cours de l'histoire du monde .

Je me félicite de ce que la conscience universelle montre avec constance son chemin à la science du droit .

Je suis contraint d'en appeler une dernière fois au soutien financier de nos généreux lecteurs et amis.

Le Parquet de Mulhouse attendait l'arrêt de la Cour d'appel pour donner suite ou non à la plainte en pénal déposée contre moi par les deux associations qui nous accusent d'antisémitisme. J'ai donc été convoqué par la PJ de Mulhouse pour faire une déclaration prouvant ma bonne foi.

Alter Info restera fidèle à la lutte contre les masques qui, de Montaigne à nos jours, ont fait de tous les grands écrivains et penseurs français des héros universels de la droiture de la raison .

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Article original : Alterinfo

08/03/2008

Eric Pepin – Le Higher Balance Institute attaque SOTT en justice à niveau de 4,47 M$


©Oregonian
Eric J. Pepin

Hier, tandis que je mettais la touche finale au prochain épisode de la série d’articles sur les comètes, FedEx apporta un paquet de courrier de notre agent agréé aux États-Unis. Il s’agissait d’une « Plainte et demande de jugement par jury » enregistré dans l’État d’Oregon par la SARL Higher Balance Institute de Eric Pepin. La raison ? Une discussion sur le Forum SOTT qui commence ICI.


Bien, c’était assez distrayant quand vous pensez au fait que la discussion à laquelle il fait objection était centrée sur plusieurs articles de journaux qui décrivent ses visites rapprochées au système judiciaire d' Oregon pour des accusations d’abus sexuel.

Le document légal que j’ai reçu fait 10 pages, je vais donc juste le résumer ici. Si vous voulez le lire en entier (c’est incroyablement comique !) allez ICI pour le pdf.

TRIBUNAL DEPARTEMENTAL AMERICAIN DE L’OREGON

N° civil : CV ’08-0233 HA

PLAINTE ET DEMANDE DE JUGEMENT AVEC JURY

HIGHER BALANCE, LLC, 
Société à Responsabilité Limitée de l’Oregon , fonctionnant sous le nom HIGHER 
BALANCE INSTITUTE, Plaignant

contre

QUANTUM FUTURE GROUP, INC, 
Société de Californie, et LAURA 
KNIGHT- JADCZYK, Accusés.

Le plaignant Higher Balance LLC, fonctionnant sous le nom de Higher Balance Institute ("HBI") présente officiellement cette plainte contre les accusés Quantum Future Group, Inc. ("QFG") et Laura Knight-Jadczyk et déclare ce qui suit :

…les accusés ont commis des torts intentionnels ciblant intentionnellement HBI dans l’État de l’Oregon ; les accusés savaient que HBI est un résident de l’État de l’Oregon ; la conduite délictueuse des accusés provoque un tort économique à HBI dans l’État de l’Oregon ; les poursuites en justice de HBI proviennent des activités des accusés en rapport avec l’État de l’Oregon ; et l’exercice de juridiction à l’encontre des accusés est raisonnable en considérant leur mauvaise conduite intentionnelle dirigée contre un résident de l’État de l’Oregon.

Comme cette cour a une juridiction personnelle spécifique à l’encontre des accusés, le tribunal est adapté dans ce département et division sous 28 U.S.C. 1391(a)(3)

Allégations générales :

HBI est une société basée dans l’Oregon avec plus de 40 000 clients dans le monde entier. HBI a pour but d’aider ses clients à soulager le stress, réduire l’anxiété, et réaliser l’équilibre émotionnel et l’illumination spirituelle par des techniques de méditation. La majorité des revenus de HBI proviennent de la vente en ligne de ses livres et CDs, qui sont conçus pour aider ses clients à apprendre ces techniques de méditation.

[Etc…]

L’accusé QFG gère un site Internet connu sous le nom de Signs of the Times (« SOTT »). QFG publie des articles et sponsorise des forums concernant diverses théories du complot et organisations prétendument corrompues, sur le site Internet SOTT.

Les employés et agents de QFG, incluant l’accusée Laura Knight-Jadczyk, servent en tant qu’administrateurs et modérateurs des forums SOTT. Les employés et agents de QFG, incluant l’accusée Laura Knight-Jadczyk, publient des commentaires et des analyses sur les forums SOTT. Ces employés et agents agissent dans les limites de leur action pour QFG quand ils servent d’administrateurs et modérateurs du site Internet SOTT et quand ils publient des commentaires et des analyses sur le site Internet SOTT.

Les forums SOTT sont disponibles en ligne à tout public.

…De nombreux clients existants et potentiels de HBI lisent le site Internet SOTT comme source de médias alternatifs…

PREMIÈRE PLAINTE POUR RÉPARATION– Diffamation – Calomnie

…Commençant en mai 2006, QFG a sponsorisé un forum sur le site Internet SOTT concernant HBI sous l’en-tête « COINTELPRO . »

Commençant en novembre 2007, les accusés ont publié intentionnellement plusieurs fausses accusations sans fondement et dérogatoires concernant HBI sur le site Internet SOTT incluant, mais non limité à :

  • HBI est une « façade pour la pédophilie » ;
  • HBI est une organisation « cointelpro » ;
  • La méditation, telle que vendue par HBI, est un acte qui fait « tomber en confluence avec une réalité psychopathique » ;
  • Les personnes associées à HBI doivent faire attention d’éviter des harcèlements sexuels de la part des membres de HBI ;
  • HBI escroque le public ;
  • « Une conduite sexuelle suspecte a lieu à HBI ; et
  • HBI « endort les gens plus profondément. »

En publiant ces déclarations sur un forum Internet public, les accusés ont publié et communiqué de fausses accusations sans fondement concernant HBI à des tiers, incluant des clients existants et potentiels de HBI.

Les déclarations des accusés tendent à soumettre HBI à la haine, au mépris et au ridicule et tendent à diminuer l’estime, le respect, la bonne volonté et la confiance dans lesquels HBI est tenu par le public et par ses clients.

Les accusés ont fait ces fausses déclarations en connaissant leur fausseté ou avec indifférence irréfléchie pour la vérité.

Comme résultat des déclarations fausses et diffamatoires des accusés, HBI a souffert de dommages généraux sous la forme de perte de réputation selon un montant à définir au tribunal, mais en tout cas, pas inférieur à 500 000 dollars. HBI a aussi souffert de dommages spéciaux sous la forme de perte de revenu en montants à déterminer au tribunal, mais en tout cas, pas inférieur à 834 732 dollars.

Les déclarations diffamatoires des accusés sont toujours disponibles au public sur le site Internet SOTT et sont facilement trouvées par des recherches sur Internet associées à HBI. La conduite des accusés cause un tort irréparable, et HBI est habilité à une injonction empêchant la diffamation continue des accusés contre HBI.

DEUXIÈME PLAINTE POUR RÉPARATION: Faux jour

Les accusés ont dépeint HBI sous un mauvais jour devant le public sur des questions qui intéressent HBI. Etc

…dommages économiques … pas inférieurs à 834 732 dollars.

TROISIÈME PLAINTE POUR RÉPARATION: Ingérence intentionnelle dans des relations économiques – Ingérence dans des relations d’affaires

Les accusés se sont ingérés intentionnellement dans de nombreuses relations d’affaire en communiquant les informations fausses et diffamatoires listées…

…dommages économiques … pas inférieurs à 97 299 dollars.

HBI… a aussi souffert de dommages sous la forme de perte de réputation … dommages … pas inférieurs à 500 000 dollars.

…La conduite des accusés était délictueuse et justifie des dommages et intérêts…

QUATRIÈME PLAINTE POUR RÉPARATION: Ingérence intentionnelle dans les relations économiques – Avantage économique prospectif

L’ingérence des accusés a diminué l’estime, le respect, la bonne volonté, et la confiance dans lesquels HBI est tenu par le public, entravant ainsi la capacité de HBI à obtenir de nombreux nouveaux clients avec lesquels HBI avait une relation d’affaire prospective. … dommages à déterminer au tribunal…

…Sur sa première plainte pour réparation, qu’il soit attribué à HBI des dommages généraux et spéciaux en montants à déterminer au tribunal, mais de toute façon, pas inférieurs à 1 334 732 dollars, et que les accusés soient interdits de poursuivre leur diffamation continue à l’encontre de HBI.

…Sur sa deuxième plainte pour décharge, qu’il soit attribué à HBI des dommages en montant à déterminer au tribunal, mais de toute façon, pas inférieurs à 1 334 732 dollars et que les accusés soient interdits de continuer à dépeindre HBI sous un mauvais jour.

…Sur sa troisième plainte pour décharge, qu’il soit attribué à HBI des dommages en montants à déterminer au tribunal, mais de toute façon, pas inférieurs à 597 299 dollars, plus dommages punitifs, et que les accusés soient interdits de poursuivre leur ingérence continue dans les relations d’affaires prospectives de HBI.

…Sur sa quatrième plainte pour décharge, qu’il soit attribué à HBI des dommages en montants à déterminer au tribunal, mais de toute façon, pas inférieurs à 1 205 000 dollars plus des dommages punitifs, et que les accusés soient interdits de poursuivre leur ingérence continue dans les relations d’affaires de HBI.

… Qu’il soit attribué à HBI un intérêt de pré-jugement et post-jugement sur tous les dommages recouvrés.

…Qu’il soit attribué à HBI ses dépenses et frais encourus dans cette action ; …

Harry et David exigent un jugement par jury sur toutes questions en jugement.

25e jour de février 2008



Bullivant houser Bailey PC 

Renee E. Rothauge
Chad M. Colton
Tel 503.228.6351
Avocats pour Higher Balance Institute

Whoah! Ça c’est du costaud, hein ? C’est comme si on s’était acharné sur ce pauvre type sans raison aucune !

Mais ce n’est pas tout à fait le cas. L’article original sur Eric Pepin qui fut porté à votre attention en page 5 du fil de forum susmentionné mentionne :

Un homme d’Aloha de 39 ans qui promet un éveil spirituel au moyen de livres et CDs de méditation qu’il vend sur Internet est confronté à des accusations d’abus sexuels.

Le détective Mike Smith de la police de Beaverton a dit qu’Eric J.Pepin dirigeait ce qui semble être une secte depuis de son Higher Balance Institute sur Southwest Second Street à Beaverton.

Pepin a comparu mardi au tribunal criminel du comté de Washington sur un chef d’accusation relatif à l’utilisation d’un enfant dans une vidéo à caractère sexuel explicite, deux chefs d’accusation au second degré d’abus sexuel, et quatre chefs d’accusation au troisième degré d’abus sexuel. Il a été relâché après avoir déposé 26 750 dollars en liquide, soit 10% des 267 500 dollars de liberté sous caution. Un jugement a été prévu pour le 12 septembre.

Utiliser un enfant dans une vidéo sexuelle est un crime de Mesure 11, punissable par un minimum obligatoire de 5 ans et 10 mois de prison.

Jamison Dwight Priebe, 21 ans, qui travaille pour Pepin et vit à la même adresse dans le bloc 19600 de Southwest Cooperhawk Court à Aloha, a lui aussi été arrêté sur un chef d’accusation d’utilisation d’un enfant dans une vidéo sexuelle et un abus sexuel au troisième degré.

Priebe et Pepin se sont retrouvés à la prison du comté de Washington la semaine dernière après qu’un grand jury ait déposé des actes d'accusations secrets. Priebe fut relâché après avoir payé 25 375 dollars pour sa liberté sous caution et il attend la mise en accusation pour lundi.

Smith a affirmé qu’un homme âgé de 20 ans et qui travaillait auparavant pour Pepin, prétend avoir été abusé sexuellement quand il avait 17 ans, au bureau de Higher Balance dans le bloc 11900 de Southwest Second Street à Beaverton et à l’ancienne maison en ville de Pepin.

En appelant mercredi au Higher Balance Institute, la personne qui répondit fut un "Personal Star Reach Coach," qui renvoya les questions à l’avocat de Pepin, Sam Kauffman.

« Les accusations sont fausses, et nous sommes confiants que M. Pepin sera acquitté,» a dit Kauffman.

Le site Internet de Pepin prétend qu’il a localisé plus de 100 personnes disparues et en fuite, de même que des sous-marins de l’U.S. Navy, grâce à une capacité psychique qu’il appelle « vision à distance. »

Les systèmes de méditation de Pepin, qu’il vend entre 79 et 149 dollars, aident les clients à développer leur « sixième sens » et à l’appliquer « vers l’intérieur pour éveiller un univers dimensionnel dans l’esprit, » dit le site Internet.

Selon une déclaration sous serment que Smith a déposé avec une demande d’un mandat de perquisition, le suspect a dit à la police que les clients Internet qui s’extasient sur les enseignements de Pepin sont des hommes et des femmes habituellement âgés de plus de 35 ans. Mais l’homme a affirmé que Pepin lui a dit qu’il devrait recruter des « hommes de belle apparence » entre 18 et 24 ans en vue de travailler pour lui.

Les minutes du jugement disent aussi que Pepin savait que l’homme avait 17 ans quand il le força à exécuter des actes sexuels.

Le garçon, a écrit Smith, « fut enseigné par Pepin à croire que le contact sexuel n’était qu’une nécessité spirituelle. » Mais après un moment, dit la déclaration sous serment, le garçon décida qu’il était utilisé par Pepin, qui lui payait des repas et lui donnait 200 dollars après les rapports sexuels.

L’homme contacta la police de Beaverton au mois de janvier.

Smith a déclaré que les personnes qui pourraient avoir eu des contacts sexuels avec Pepin en étant mineur devraient l’appeler au 503-526-2280.

Smith a rapporté que l’homme accusant Pepin fit part à la police qu’il avait rencontré un des disciples de Pepin à Beaverton Town Square en avril 2004. Il a affirmé à Smith que le recruteur l’invita à rencontrer Pepin et le vit faire une démonstration de lévitation.

Pepin se présenta en robe décorée avec les mots « Maître Eric » et un symbole triangulaire et dit à la victime d’enlever sa chemise, a dit le détective.

« C’est une secte, » a dit Smith, « à chaque fois qu’un type s’imagine être le maître, le chef. »

Dans une autre histoire d’Associated Press trouvée ICI, nous lisons :

Le détective Mike Smith de la police de Beaverton a déclaré que Pepin dirigeait le Higher Balance Institute à Beaverton. Smith affirme que la robe décorée de « Maître Eric » fut trouvée au cours d’une fouille.

On m’a faussement accusée d’essayer d’initier une secte, donc je devrais normalement avoir eu de la sympathie pour Pepin, mais quand j’ai lu la phrase sur la robe, j’ai failli m’étouffer en buvant mon thé. Je pense que c’est la raison pour laquelle je n’ai pas réussi comme chef de secte (à part le fait que je ne sois pas intéressée par ce job) – Je porte rarement autre chose que des survêtements et des chaussons et je passe mon temps à travailler !

En tout cas, bien qu’un grand jury ait trouvé qu’il y avait assez de preuves pour inculper Pepin, il fut en fin de compte acquitté au tribunal devant un juge comme le rapport suivant nous en informe :

Le dirigeant d’un institut acquitté des accusations de rapports sexuels avec mineur

HOLLY DANKS – HILLSBORO – Un juge du comté de Washington a décrit le chef d’une société métaphysique de vente par Internet comme manipulateur, contrôleur et a déclaré son témoignage incroyable, puis l'a acquitté mercredi des accusations de rapports sexuels avec un mineur.

Le juge Steven L. Price, après un procès de cinq jours sans jury, jugea Eric James Pepin, 40 ans, non coupable des deux chefs d’accusation au second degré d’abus sexuel, des quatre chefs d’accusation au troisième degré d’abus sexuel et d'un chef d’accusation d’avoir utilisé un enfant dans une vidéo de conduite sexuellement explicite.

Jamison Dwight Priebe, 21 ans, qui a travaillé pour le Higher Balance Institute de Pepin depuis l’âge de 18 ans, a également été acquitté d’abus sexuel au troisième degré et d’utilisation d’un enfant dans une vidéo pornographique.

« Ceux qui me connaissent m’ont toujours soutenu, » a dit Pepin mercredi à des supporters qui l’enlaçaient. « Ils ont foi en moi, ils prient pour moi. Je leur ai dit que je ne les laisserai pas tomber. Je n’ai rien fait de ce qu’on m’a accusé. Je n’ai été rien d’autre qu’honnête et irréprochable. »

Cependant, Price a dit qu’il était « probable que la conduite alléguée dans tous les chefs d’accusation a eu lieu, » mais qu’il n’était pas convaincu au-delà d’un doute raisonnable. « Il y a un manque de forte corroboration, » comme un tampon dateur sur une bande vidéo de la rencontre sexuelle, a dit le juge.

L’accusateur a témoigné que Pepin lui avait demandé d’ôter sa chemise la première fois qu’ils s’étaient rencontrés au domicile de Pepin à Beaverton en avril 2004.

« Il allait essayer de stabiliser mon énergie et il avait besoin que je lui fasse confiance, » a dit l’accusateur. Pepin a touché les « chakras » de l’adolescent sur son cœur, sa tête et le bas de son abdomen.

« Eric m’a demandé de lui dire tout ce que j’avais fait dans ma vie dont j’avais honte, » a ajouté l’adolescent.

L’accusateur a dit que Pepin lui avait demandé l’âge qu’il avait le premier jour de leur rencontre et qu’il lui avait dit la vérité.

« Il a dit que les étudiants devaient avoir 18 ans parce qu’il ne voulait pas que les parents fassent des histoires, » a dit l’accusateur.

Mais quelques jours après, les deux eurent des rapports sexuels, y compris une rencontre à trois avec Priebe, a témoigné le jeune homme. Pepin appelait cela « traverser le gouffre, » a dit l’accusateur, « s’abandonner à votre professeur, votre maître. »

Pepin a témoigné qu’il était homosexuel et avait eu des relations sexuelles avec la plupart de ses 11 employés, mais pas avant qu’ils aient 18 ans. Pepin a dit qu’il donnait un travail à son accusateur, bien que l’adolescent soit un mauvais travailleur, et continua à être intime avec lui et lui donner de l’argent après qu’il fut licencié, pour l’aider à s’en sortir.

Stephen A. Houze, l’avocat de Pepin, a traité l’accusateur de menteur plus de 100 fois dans son discours de fin de séance et remarqua que Pepin était « le parfait bouc émissaire » parce que la société veut croire le pire d’un homosexuel. Houze a dit que l’accusateur avait présenté ces accusations parce qu’il voulait ébranler Pepin.

Le Higher Balance Institute de Pepin, maintenant sur Northwest Saltzman Road à Cedar Mill, a atteint un chiffre d’affaires annuel de 2 millions de dollars de ventes par Internet de CDs, cassettes et livres de méditation avant son arrestation en juillet.

Pepin se vante d’être un médium et « visualisateur à distance » qui a trouvé des sous-marins perdus et des personnes disparues, et dit qu’il a créé la « pilule psychique » Magneurol6-S qui améliore le fonctionnement du cerveau, soigne les dommages nerveux, accroît les expériences paranormales et soulage le stress à 79 dollars la bouteille.

Andrew Erwin, adjoint du district attorney, a qualifié Higher Balance de n'être rien d’autre qu’une secte sexuelle dirigée par un homme d’affaires à « l’élixir miracle » qui s’attaque à des personnes perturbées.

L’accusateur n’a rien eu à gagner en allant à la police et refusa 250 000 dollars de la part de Pepin pour abandonner les accusations d’abus sexuels, a dit Erwin.

« Je suis désappointé, » a dit Erwin à propos des verdicts. « Le juge veut des preuves au-delà du doute et c’est un standard trop élevé. »

Et maintenant Pepin poursuit QFG et votre serviteur pour avoir parlé de ces articles, de les avoir publiés dans un journal et les avoir dispersés sur Internet (bien qu’aucun ne soit plus sur le site Internet du journal, je me demande ce qui se passe à ce propos ?) !!

Notez que Pepin a révélé lui-même ses pratiques de « secte sexuelle » dans son propre témoignage. Nous allons essayer d’obtenir les transcriptions du jugement pour les publier afin que nos lecteurs puissent l’entendre de sa propre bouche ; restez à l’écoute pour cela.

Remarquez aussi que Houze, l’avocat de Pepin, a accusé la victime de porter des accusations parce qu’il voulait ébranler Pepin, bien que le gosse ait refusé 250 000 dollars de pots-de-vin offerts par Pepin. Peut-être est-ce cela qui donna l’idée à Pepin de m’attaquer en justice. Le seul petit détail est qu’il aura beaucoup de mal à toucher ses 4,47 millions de dollars parce que je ne possède rien, je vis dans une maison louée, je conduis une voiture d’occasion et QFG a rarement plus de 1000 dollars en banque à tout moment. Quand nous avons des collectes de fonds, les fonds sont utilisés presque immédiatement, pour payer les emprunts et couvrir les dépenses de base pour le site et l’équipement.

Il est aussi drôle que Pepin attaque QFG qui ne sponsorise qu’un groupe mondial de chercheurs indépendants qui, ensemble, constituent sott.net. QFG ne possède pas sott, et QFG n’a pas d’employés, ni de surveillance officielle de tout ce que les chercheurs de sott.net disent ou font.

Mais la conclusion est la suivante : Eric Pepin est accusé de sa propre bouche d’être un prédateur sexuel. Je veux dire, quel genre de professeur de méditation dit qu’il a des rapports sexuels avec tous ses employés ? Et tous étant des jeunes hommes ?

Non, nous n’allons pas reculer. Nous croyons fermement, en nous basant sur les documents officiels et les enregistrements du tribunal disponibles, que Eric Pepin est un danger pour les personnes innocentes à la recherche d’une formation spirituelle. Manifestement, les jeunes hommes cherchant seulement du sexe, de l’argent et du bon temps seront ravis de prendre ses pilules, écouter ses cassettes et assister à ses retraites. Mais le grand public qui n’est pas au courant de ces choses dans le passé de Pepin, qui ne sont pas au courant que même le juge qui l’a acquitté regrette de l’avoir fait, et que le procureur de l’affaire était aussi convaincu que la justice N’avait PAS été rendue, doit être averti de ce prédateur sexuel parmi nous.

Peut-être qu’Eric Pepin va abattre Sott.net, nous ne savons pas. Nous n’avons pas d’argent pour un grand avocat, nous restons tout juste à flot. Mais même si cela arrive (et nous espérons que nos lecteurs nous aideront comme jamais auparavant), il y en a d’autres qui savent maintenant et je ne pense pas que Eric Pepin et tous ses sbires pourront tous les dépister et les faire taire.

Même si vous ne pouvez pas donner à notre fonds de défense légal, j’apprécierais des lettres de soutien au cours de cette période pénible. Écrivez à sott (à) sott.net et j’essaierai de répondre à tous et chacun.

Et merci à tous nos lecteurs pour leur soutien et encouragement constants.

 

Commentaires :

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« Deux hommes d’Aloha arrêtés sur des accusations d’abus sexuels »

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Des prédateurs sexuels dans la religion

Traduction française: Équipe française SDT.

 

Article original Sott.net - Vendredi 7 mars 2008