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08/10/2009

Pédophilie d'un ministre étouffée par la "Justice"

« Yves Bertrand fut l'un des hommes les plus puissants de France. Directeur Central des Renseignements Généraux de 1992 à 2004, il exerça ses fonctions sous l'autorité d'une dizaine de ministres. Cette longévité exceptionnelle à un poste aussi sensible fut longtemps considérée comme suspecte par ses détracteurs. En effet, la Direction des RG - véritable police politique au service du pouvoir en place - représente un poste hautement stratégique voué par définition à évoluer au rythme de l'alternance politique. Homme de l'ombre par excellence, et malgré sa réputation sulfureuse, Yves Bertrand sut très habilement gagner la confiance de François Mitterrand puis de Jacques Chirac.


Sa dernière phrase est hallucinante ! »

06/10/2009

Pédophilie décomplexée

Un grand (et triste) moment de ponérologie : Frédéric Mitterrand, défenseur du pédophile Polanski, collègue de nos amis promoteurs de la pédophilie (Jack Lang et Kouchner), pédophile autoproclamé et - accessoirement - ministre de la Culture, dédouané de ses actes sur une émission du service public :


Rappelons, pour rafraîchir la mémoire des lecteurs, que les illustres modèles Lang et Kouchner prônaient il n' y a pas si longtemps la "libération" du tabou que constitue la "sexualité infantile". Florilège :

" pédophilie douce  …  Dans les années soixante-dix,… ,des pétitions circulaient avec, parmi les signataires, Bernard Kouchner, Jack Lang, le philosophe Scherer, Philippe Sollers.  … , tous ont compris qu'il n'était plus question de se poser en victimes des lois archaïques d'une société qui opprimerait la sexualité des enfants."
Source : Boite à pandore n°44 d'après le journal internet de l' "Humanité".


Jack Lang en remet une couche en 1991:
"La sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXIe siècle d’en aborder les rivages."

Source : Boite à pandore n°21 d'apèrs journal "Gay Pied" du 31 Janvier 1991.


et en suivant un lien donné par M. Charlton, on trouve :

Publié en 1976 dans un journal allemand, le député Vert Daniel Cohn-Bendit narrait ses relations avec des enfants dans le cadre d’un programme écolo-baba "anti-autoritaire".

" Mon flirt permanent avec les enfants" écrivait-il, "prit bientôt un tour érotique. Je pouvais parfaitement sentir comme les petites filles de cinq ans avaient appris à m’exciter (...) il m’est arrivé que plusieurs fois des enfants m’ont ouvert la braguette et ont commencé à me caresser. Selon les circonstances, j’ai réagi de façons diverses. Quand ils le voulaient, je les ai caressés alors on m’a accusé de perversion. "

Source : Blod Dbminos d'après l’hebdomadaire britannique The Observer, et National Hebdo.

Le hasard faisant décidément très bien les choses, en plus de leur déclarations défendant la pédophilie nos chers Cohn-Bendit, Lang et Kouchner ont plusieurs points communs :
- ils durent depuis des décennies en haut de la pyramide politique (signe d'un grand humanisme)
- deux d'entre eux ont quitté la gauche pour rejoindre Sarkozy (signe d'une excellente capacité d'adaptation)
- Ils ont à plusieurs reprises démontrer leur attrait pour l'idéologie sioniste (preuve de vrais convictions égalitaires et démocratiques)

À cette liste de dégénérés nous servant de politiques et de donneurs de leçons, ne manquait donc plus qu'un pédophile ministre de la Culture : c'est chose faite.

20/06/2009

Bernard Kouchner : l’anti Best of

Lundi 15 juin 2009

Agoravox

Une vidéo réquisitoire contre le ministre des Affaires étrangères.

Bernard Kouchner est aujourd’hui l’une des principales têtes de Turc des internautes. Est-ce mérité ? Est-ce exagéré ?

Cette virulence à l’endroit de l’ancien French doctor s’explique peut-être par le décalage entre la formidable image que l’homme a eue pendant si longtemps et les récentes révélations sur certaines de ses activités peu compatibles avec l’humanisme dont il se voulait l’un des emblèmes.

La vidéo a été intitulée par son auteur : Kouchner, médecin du rire... En effet, on rit. Jaune.

04/02/2009

Bernard Kouchner, un grand condamné d’avance

PROCÈS TV / mercredi 4 février par ANAËLLE VERZAUX

Avant que le scandale de l’affaire Kouchner éclate, Bakchich, Daniel Mermet et les Mutins de Pangée orchestraient le procès de Bernard Kouchner au théâtre Dejazet à Paris. Deux extraits vidéos.

Bien avant le scandale de l’affaire Bernard Kouchner qui éclate ces jours-ci, le « Tribunal des condamnés d’avance », dans sa séance du 25 novembre puis dans celle du 1er décembre 2008, au théâtre Dejazet à Paris, a jugé le ministre des Affaires étrangères. Il était accusé notamment de détournement de l’humanitaire et de l’abbé Pierre avec préméditation, opportunisme et retournement de veste avec précipitation, bidonages lucratifs et trafic d’influence médiatique en réunion.

Jugé par l’auguste présidence de Daniel Mermet (France Inter), il a été défendu avec panache par les avocats Jacques Vergès puis Christophe Clerc. Et évalué par le procureur Philippe Cohen (Vendredi).

Se sont succédés à la barre des témoins : Jean Bricmont (enseignant chercheur), Francis Christophe (journaliste), Jean-Marc Daniel (économiste, ex diplomate), Xavier Harel (La Tribune), Lime (écrivain), Jean-Baptiste Naudet (Le Nouvel Obs), Frédéric Pagès (Le Canard Enchaîné), Marc-Antoine Pérouse de Montclos (enseignant chercheur en sciences-politiques) Bertrand Rothé (prof et Bakchich), François Ruffin (journaliste), Sylvie Thienot (Actrice) et Anaëlle Verzaux (Bakchich).

Après la diffusion intégrale du procès dans l’émission de Daniel Mermet, Là-bas si j’y suis, sur France Inter, Bakchich en diffuse deux extraits vidéos : L’exposé des faits par le Président de séance, Daniel Mermet, suivie du témoignage de Xavier Harel sur les petites affaires de Bernard Kouchner en Afrique, et la plaidoirie de Maître Jacques Vergès.

Bernard Kouchner, le fric et l’Afrique :

Le 1er décembre, Bakchich n’avait pas encore dégoté la facture de 817 000 euros d’Africa Steps et Imeda, adressée à la Trésorerie Générale du Gabon. Elle est publiée sur notre site internet depuis le 13 janvier 2009.

La plaidoirie de Maître Jacques Vergès :

Le procès de Bernard Kouchner au tribunal des condamnés d’avance est une production Bakchich, Daniel Mermet et Les Mutins de Pangée.

Préparation : Bakchich et Daniel Mermet

A la caméra et au montage : Les Mutins de Pangée.

Pour écouter ou réécouter le procès, rendez-vous sur le site non officiel de Là-bas si j’y suis.

A lire ou relire sur Bakchich.info

817 000 euros, c’est la somme qu’a réglé en 2008 le Gabon à une boîte de conseil pour laquelle a bossé Bernard Kouchner. La diplomatie française fait encore recette.
En mars 2008, sitôt qu’Omar Bongo eut réglé 817 000 euros à une société pour laquelle a travaillé Bernard Kouchner, il obtenait la tête du secrétaire d’Etat à la Coopération qui le critiquait.
Le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, a concentré tous les errements de la France en Afrique, tout en déshabillant totalement le Quai d’Orsay. Un essai brillant des journalistes Glaser et Smith.
Plainte judiciaire, passage en urgence à l’hôpital, guerre de succession… Le président du Gabon, Omar Bongo, vit une difficile fin d’année. Prémisses de fin de règne ?
En dehors de toute légalité constitutionnelle, le French Doctor est toujours patron de sa boîte de conseils, BK consultants. Qui a travaillé pour des pays envers lesquels le ministre est peu (…)
Diffusion jeudi 4, vendredi 5 et lundi 8 décembre sur France Inter à 15h, du procès en réhabilitation de Bernard Kouchner au Théâtre Dejazet. La sentence, rendue par le tribunal des condamnés d’avance, sera dévoilée lundi 8 décembre à 15 h, dans (…)
Bernard Kouchner, grande figure de l’humanitaire, est le ministre français le plus populaire. Il sera pourtant jugé lundi 1er décembre, au tribunal-théâtre Dejazet.

Bernard Kouchner, la chute d'une idole

 

 

07/08/2008

Humanitaire, magouilles et pédophilie : Kouchner & Sounalet



Condamné à perpétuité en France pour braquage, Sounalet avait purgé trente-trois de prison avant d’être libéré, ce qui présume selon les standards français, qu’il devait être violent.

Il s’engageait à "Pharmacien Sans Frontière", puis à "Médecin Sans Frontière", du groupe de Bernard Kouchner (1), ancien ministre français de la santé. Il devait être vaillant pour son âge. En 1994, à soixante ans, il partait au Rwanda à en plein génocide. Poincaré, Grand reporter pour "France Inter" et "France Info", avait alors couvert l’affaire.

L’association de Kouchner avait fait un centre d’accueil pour trente-six enfants qui n’avaient pas retrouvés leurs familles. Il avait alors signalé les agissements d'un homme qui, sous couvert de mission humanitaire, abusait des enfants rwandais dont il avait la charge, selon ses amis.



L'année d'après, l'ONG fut mise à la porte du pays par les autorités locales et Sounalet rentrait en France. Le bagnard était devenu poète: il publiait un livre de photos, assorties de commentaires lyriques, "au bénéfice des victimes".

En 1996, Sounalet était nommé en Roumanie, président d'une association d'aide à l'orphelinat Popricani, proche de Iasi où vivait Treptow (2). Il vivait parmi les enfants, malgré son casier judiciaire, qui n'est pas de nature à le présumer vierge.

Il opéra un savant harcèlement sexuel, offrant aux jeunes de l’argent, leur promettant d’être les premiers adoptés, ou de leur obtenir un poste d’éducateur dés qu’ils auraient atteints leur majorité. Sans famille, orphelins d’un pays d’une pauvreté infinie, ils devaient y voir une opportunité pour échapper à leur destin. Assaillis par cet homme qui avait fait trente-trois ans de prison, ils n'avaient aucune chance d'échapper aux viols.

Deux mois après le début du scandale Treptow, cinq des victimes de Sounalet étaient devenu des jeunes hommes et l'un éducateur, comme promis. Aux vues de l’impuissance de leur ministre de la justice à sauver Treptow, ils se crurent en mesure d'obtenir justice pour eux-mêmes.

Lorsque la nouvelle de l'incarcération de Sounalet pour perversions sexuelles et corruption de mineurs atteignait la France, le jet privé de Bernard Kouchner atterrissait en Roumanie pour plaider à sa défense. (3)

Au tribunal provincial de Urziceni, l’ancien ministre était entouré de Raymond Aubrac, célèbre résistant (4); Jean-Louis Machuron, fondateur de l'association Pharmaciens sans Frontières ; Pierre Pradier, ancien responsable de Médecins du Monde, Daniel Karlin, célèbre cinéaste, Rémi Lainé, journaliste pour "Gamma", "Libération" (5) et la presse télévisée à TF1 et évidemment: le Grand Reporter Poincaré.



Le Comité de Soutien de Sounalet s'inquiétait qu’il n’y ait des amalgames entre son affaire et celle de Treptow, dont il disait que "devenu politiquement gênant, il avait été accusé d'avoir organisé des parties fines avec des mineurs ce qui, était de notoriété publique mais n'avait jamais semblé gêner personne." (6)

Sounalet se montrait tel en un vieillard, dit mourant d'un cancer (7). Son comité de soutien fut d’une telle prodigalité que l’un des plaignants rétracta sa plainte, à la fureur des quatre autres. En quelques jours, tous les jeunes de la région accouraient, dans l’espoir d'un peu d'argent en échange de faux témoignages. Même le Maire de Popricani vint témoigner, comme s’il avait tenu la chandelle au moment ou Michel Sounalet n’avait PAS violé d’enfant. (8)

Le pédophile plaida au complot, présentant de multiples versions. Il s’agissait de la vengeance de l'ancien pensionnaire devenu employé de l’orphelinat et à qui il aurait reproché son attitude violente envers les enfants. Puis, il s’agissait d’un complot de la Direction de la protection de l´enfance, qu’il avait soupçonné des malversations au détriment des orphelins, et ce pourquoi il songeait porter plainte. Finalement, les plaignants n'avaient dit que des mensonges. En privé, ils auraient reconnus avoir été contraints de mentir à son égard.

"Il a sauvé des milliers d´enfants, alors que toutes les armées fuyaient, dit Monsieur Kouchner. Jamais, au grand jamais, nous n’avons soupçonné Michel, au contraire nous lui avons confié des centaines et des milliers d´enfants. Je ne le regrette pas, je les lui en confierais demain, dès qu’il sortira de prison." (9)

Ce fut relativement efficace, puisque Sounalet ne sera condamné qu’à six cent euro d’amende, et quatre ans de prison, alors qu’il en risquait quinze. Plusieurs appels aux dons avaient été lancés pour financer cette défense. Il aurait vraisemblablement échappé à la prison, si le coût du jet privé, des chambres d’hôtels, pots de vins et restaurants, n’avait pas été immédiatement été proposé aux jeunes. Toutefois les bons contacts aidant, il fut libéré au bout de huit mois, alors que Treptow était condamné à sept ans de prison et $35,000 de dommages. (10)

En mars 2003, une missive privée arrivait en provenance du forum des Balkans: La Roumanie a décidé de bloquer toutes les adoptions. Les deux pédophiles qui s’occupaient d’orphelinats dans la région de Lasi, ont fait adopter des enfants à d’autres pédophiles qu’ils connaissaient. La situation devrait changer en 2007 avec l’entrée de la Roumanie dans l’Union Européenne. (11)

En 2005, Bernard Kouchner faisait une grande mission humanitaire au Niger, le pays le plus pauvre du monde, avec Michel Sounalet, guéri de son cancer et alors âgé de septante et un ans. (12)

Pour le tsunami, la réponse a été cent fois supérieure à la demande, à tel point que les ONG ne savent pas comment dépenser le "pactole". (…) Pour faire suite à ce constat, l’ancien ministre lança un vibrant appel à la solidarité internationale, visant à installer une base logistique alimentaire et de procéder à la distribution de vivres. Une équipe professionnelle était réunie, explique l'association... (13)

Outre le "professionnel" Sounalet: Khélil Aïtout, avec qui le pédophile avait secouru des enfants Rwandais, alors que toutes les armées fuyaient. Ces jeunes victimes de guerre qui avaient été abusées par un homme de la mission. Un autre grand professionnel: Benjamin Sannino, septième lauréat du prix des « supers-vendeurs des luminaires ‘Flash’ de la gamme ‘SANFIL’ ». L’exposé est sensationnel, palpitant, héroïque...

"Sur place à Maradi, l’Armée nigérienne a sécurisé l’aéroport afin que ni les habitants, ni les animaux ne traversent la piste d’atterrissage. Le gouverneur est présent, ainsi que la télévision nationale et des médias internationaux : TV Niger, Times de Londres, BBC world, Reuters, AP. C’est l’avion de Bernard Kouchner qui arrive..." (14)

Sous prétexte que l'équipe du Programme Alimentaire Mondial ne déchargeait pas les vivres assez rapidement, elle était écartée sur le tarmac même: les membres de l’association de Monsieur Kouchner louait un entrepôt et les y déchargeaient eux-mêmes, en attente de l’arrivée d’une ONG membre du réseau associatif français.

Ce serait donc là où le "pactole" va ? (15)

(1) à croire qu'ils ne vérifient pas le background de leurs employés. Ce que je ne crois pas. Il faudrait donc que Sounalet ait des liens quelconques avec des personalités influentes dans ces ONG... Ce qui semble confirmé par le reste de l'article. Pour la petite histoire au Rwanda: Kouchner qui avait d'abord évoqué un génocide au 20h, est rapidement revenu sur ses déclarations (rappelé à l'ordre par Mitterand sans doute) pour expliquer qu'il n'y avait PAS de génocide au Rwanda (alors que ça se passait sous ses yeux et que dès le départ les témoignages crédibles se multipliaient dans l'indifférence coupable).

(2) à cette époque la Roumanie est au plus profond de la misère. Les images d'enfants abandonnés dans les orphelinats datent de cette époque: déjà lors des années 80 de remboursement de la dette externe par Ceausescu, les conditions de vie dans ces orphelinats s'étaient durcies. Dans les années 90 de la corruption généralisée (l'économie parallèle représentait 40% du PIB selon des études de l'ONU), et de la misère généralisée, autant dire que les orphelins sont devenus le dernier souci du régime capitaliste en place (tous d'anciens apparatchiks communistes ayant retourné leur veste pour rester au sommet). Il est de notoriété publique que les pédophiles de l'Ouest venaient se servir des enfants abandonnés en Roumanie...
D'ailleurs, si les Roumains ont une réputation de mendiants en France, et bien il vous faut savoir que les Français ont une réputation de... pédophiles en Roumanie. Et oui chacun juge en fonction de ce qu'il voit...

(3) la peur de révélations de Sounalet? La rapidité avec laquelle Kouchner accourt à de quoi laisser pantois...

(4) Klaus Barbie au cours de son procès affirme que c'est Raymond et Lucie Aubrac qui ont donné Jean Moulin, ce qui explique pourquoi il a été si facilement relâché (même si la version cinématographique tente de nous vendre une évasion héroïque digne des meilleures séries B).

(5) Journal qui faisait l'apologie de la pédophilie dans les années 70. Il faut savoir qu'à cette époque de libération sexuelle, les forces les plus gauchisantes plaidaient pour les relations sexuelles "consenties" avec les enfants... Comme si les enfants facilement manipulables étaient en mesure de consentir librement. Ainsi, plusieurs éditos de ce journal ont fait l'apologie de la pédophilie sous les plumes de Cohn Bendit notamment. Michel Polac fera également l'apologie de la pédophilie en relatant par écrit dans des mémoires parues il y a plusieurs années, comme il séduisit et se soulageat au contact d'un jeune adolescent... Il faut croire que dans certains milieux, la pédophilie était quelque chose de naturel.

(6) reconnaissance implicite du crime?

(7) toujours ce jeu de la pauvre victime incapable de faire du mal à une mouche...

(8) tous les roumains à cette époque savaient que la justice était totalement corrompue. Ce genre d'affaire est monnaie courante... Encore aujourd'hui.

(9) que craint donc monsieur Kouchner?

(10) ultra classique comme verdict, on fait payer les victimes pour qu'elles s'écrasent.

(11) les scandales de pédophilie ouest européenne avaient politiquement pris des proportions énormes à l'époque. Un véritable tourisme sexuel s'était développé, et les autorités fermaient les yeux. Il semble que l'exaspération des roumains, et la publicité faite autour de quelques affaires qui ont retenti à l'extérieur du pays, aient amené le gouvernement à prendre des mesures symboliques. Mais après ça, on pouvait continuer à trouver des enfants sur catalogue dans les milieux de la prostitution roumaine.

(12) qui nous fera croire à une rémission spontanée durant son court séjour en prison? Décidemment, toujours les mêmes vieux trucs. Est ce monsieur Kouchner qui avait fait ce diagnostic opportun?

(13) il faut savoir que Médecins du Monde et certaines autres ONG ont été épinglées pour leur gestion opaque. Disposant de sources de financement publiques (nationales, européennes, extra-européennes) et privées (les dons) et n'étant pas soumises aux mêmes obligations comptables et de gestion que des entreprises à but lucratif, certaines ONG se sont fait remarquer pour leurs pratiques douteuses, pratiques couvertes par les appuis politiques dont elles disposent. Ainsi, les salaires de PDG versés de manière arbitraire à certains de leurs dirigeants (qui ne semble agir que devant les caméras), tandis qu'en bout de chaine les bénévoles travaillent pour presque rien et sans aucune protection sociale (retraite...). Scandaleux.

(14) quel accueil digne d'un chef d'état

(15) Kouchner a reconnu que lors de sa première mission au Biafra (qui était déjà une mission Barbouzarde), il a aidé les rebelles en leur fournissant des dollars contre la monnaie locale qui ne valait plus rien, dollars qui ont servi à acheter des armes... Ainsi les caisses de produits humanitaires étaient remplies de billets. A l'époque certaines rumeurs accusait son organisation de livrer des armes, profitant du fait qu'on ne tire pas sur une ambulance (sauf en Israël).
Il faut savoir que le soutien apporté aux rebelles Biafrais a provoqué une catastrophe humanitaire. C'est quand Kouchner est intervenu sur ordres de Foccart et De Gaulle que la catastrophe humanitaire s'est déclenché... En effet, ce qui n'aurait du être qu'une rebellion matée en quelques semaines par les armées Nigeriannes, est devenu une révolte qui a duré près de 3 ans et qui a fait 2 millions de morts... Kouchner est connu pour être intervenu dans tous les conflits barbouzards: exemple, il est intervenu en Somalie, vraisembablement pour appuyer les rebelles favorables aux américains. Que livrait il? De simples sacs de riz valent de l'Or en période de famine, donc il aurait pu se contenter de cela... Mais qui sait? Qui vérifie le contenu des avions cargo? Qui les décharge? Ses propres équipes! Il est aussi intervenu au Kosovo où il a bloqué des enquêtes de l'ONU contre les activités mafieuses de l'UCK: trafics de drogue et de femmes... Monsieur Kouchner, véritable "parrain" de l'humanitaire?

Article original : Blog de Cismigiu


Note de P&P : C'est le même Bernard Kouchner, brillantissime ministre des Affaires étrangères, qui a signé une pétition en faveur de la "pédophilie douce", qui a soutenu à plusieurs reprises une guerre en Iran ou qui a empoché 25000 dollars pour un rapport commandé par Total minimisant la dictature birmane.

Avec de tels "amis" au sein de son gouvernement, la France n'a pas besoin d'ennemis.

14/07/2008

Lang, Kouchner et Cohn Bendit aiment les enfants... à leur manière

En visitant le site des Editions Liberté de Paul Emile Charlton et en particulier sa rubrique "Boite à pandore", quelques citations de nos chères élites peuvent laisser songeur :

" pédophilie douce  …  Dans les années soixante-dix,… ,des pétitions circulaient avec, parmi les signataires, Bernard Kouchner, Jack Lang, le philosophe Scherer, Philippe Sollers.  … , tous ont compris qu'il n'était plus question de se poser en victimes des lois archaïques d'une société qui opprimerait la sexualité des enfants."
Source : Boite à pandore n°44  d'après le journal internet de l' "Humanité".


Jack Lang en remet une couche en 1991:
"La sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXIe siècle d’en aborder les rivages."

Source : Boite à pandore n°21 d'apèrs journal "Gay Pied" du 31 Janvier 1991. 


et en suivant un lien donné par M. Charlton, on trouve :

Publié en 1976 dans un journal allemand, le député Vert Daniel Cohn-Bendit narrait ses relations avec des enfants dans le cadre d’un programme écolo-baba "anti-autoritaire".

" Mon flirt permanent avec les enfants" écrivait-il, "prit bientôt un tour érotique. Je pouvais parfaitement sentir comme les petites filles de cinq ans avaient appris à m’exciter (...) il m’est arrivé que plusieurs fois des enfants m’ont ouvert la braguette et ont commencé à me caresser. Selon les circonstances, j’ai réagi de façons diverses. Quand ils le voulaient, je les ai caressés alors on m’a accusé de perversion. "

Source : Blod Dbminos d'après l’hebdomadaire britannique The Observer, et National Hebdo. 


Le hasard faisant décidément très bien les choses, en plus de leur déclarations défendant la pédophilie nos chers Cohn-Bendit, Lang et Kouchner ont plusieurs points communs :
- ils durent depuis des décennies en haut de la pyramide politique (signe d'un grand humanisme)
- deux d'entre eux ont quitté la gauche pour rejoindre Sarkozy (signe d'une excellente capacité d'adaptation)
- Ils ont à plusieurs reprises démontrer leur attrait pour l'idéologie sioniste (preuve de vrais convictions égalitaires et démocratiques)

17/03/2008

Quand le créateur songe à sacrifier sa créature

Depuis quelques semaines le refrain entonné en choeur par les instituts de sondages et les médias de masse au sujet de Nicolas Sarkozy peuvent nous laisser perplexe. Voici ce qu'écrivait Opinionway le 12 mars 2008 :

La cote du Premier ministre continue de grimper à 55%, contre seulement 41% pour le président de la République.
41% des Français se disent satisfaits de l'action menée par Nicolas Sarkozy en mars, un taux inchangé par rapport à février, selon un sondage OpinionWay publié mercredi 12 mars dans Métro. De son côté, la cote de popularité de François Fillon progresse de 2 points à 55%.
Si l'action du président contente, comme le mois dernier, 41% des personnes interrogées, 56% des sondés se déclarent "mécontents", soit 2 points de moins qu'en février. 3% ne se prononcent pas. Le Premier ministre lui poursuit son ascension avec 55% d'opinions favorables, en hausse de 2 points. 39% des Français (-6 points) se disent "mécontents" de son action à la tête du gouvernement. 6% d'entre eux ne se prononcent pas.

Article original Challenge

Les autres instituts de sondage que ce soit Ipsos ou Sofres tiennent le même discours.

Comment se fait il que ceux-là même qui ont porté Sarkozy aux nues, qui ont manipulé l'opinion, enjolivé les faits, mutiplié les unes et les couvertures, obéré les dérives, muselé les concurrents se jettent soudain en pâture sur celui qu'ils idolâtraient encore il y a quelques semaines ?

Certainement qu'il est de plus en plus difficile d'entretenir le mensonge tant le décalage entre le discours médiatique sur Sarkozy et sa réalité devient gigantesque. A fortiori l'approche du naufrage de Sarkozy pendant les élections municipales rend de plus en plus suspects des sondages lénifiants.

C'est bien ici que se trouve la limite de l'exercice de propagande, vous devez mentir pour faire avaler les excès, délires, manipulation, injustices du régime mais vous ne pouvez pas trop mentir au risque de perdre votre crédibilité et d'éveiller la suspicion chez le citoyen. Quand les médias de masse parlent de "41% de français se disent satisfaits de l'action de Sarkozy", il semble sage d'interpréter "au grand maximum 41% de français se disent satsifaits de l'action de Sarkozy" et le chiffre réel doit plutôt fluctuer aux alentours de 20 ou 30%.

Au delà des exercices d'équilibristes des organes de propagande, peut-être aussi que Sarkozy commence à lasser voir à inquiéter ses "employeurs".  

Pour illustrer ce propos utilisons une analogie cinématographique. Nous connaissons tous les célèbres films de James Bond et autres oeuvres du genre qui nous ont initiés aux arcanes du métier d'agent secret et à ses principaux objectifs qui peuvent être résumés de la manière suivante :

Point n°1 : Mener à bien la mission.

Point n°2 : Ne pas être découvert.

Le problème avec notre bien-aimé président est que celui-ci ferait manifestement un bien piètre agent secret. Amusons-nous à évaluer l'agent Sarkozy sur les deux critères mentionnés ci-dessus.

Point n°1 : Passable 12/20.

Sarkozy a déboulonné systématiquement les droits et les libertés des français, il a encouragé les intégrismes et augmenté les antagonismes entre les populations chrétiennes et les populations musulmanes de France, il a encore appauvris les plus pauvres et enrichi les plus riches et il a fait émerger un état policier, il a mis en oeuvre une politique étrangère pro-américaine, pro-israélienne et anti-arabe.

Point n°2 : Catastrophique 3/20.

C'est bien ici que le bât blesse, force est de constater que l'agent Sarkozy n'est pas un modèle de discrétion. Même le citoyen le moins attentif aura peine à croire qu'il s'agit là d'un président habitant sa fonction, servant une vision politique ambitieuse et intelligente,  et oeuvrant au bonheur de la population française. Alors que dans le cadre de sa mission Nicolas Sarkozy aurait dû jouer les cartes de la tempérance, de la retenue, de l'élégance, du raffinement, de l'intelligence, enfin tous les attributs d'un chef d'état qui entretient l'illusion, l'intéressé s'est tout au contraire pris au jeu. 

Il a oublié les spécificités de sa mission, il a commencé à s' "y croire", à s'"enflammer": yachts privés, réception de dictateursjournalistes méprisés, doublement de salaire, jets privés, insultes, déclarations incohérentes, invectives, déclaration fiscale curieuse, divorce scabreux, mariage cocasse, dérives jet set, état d'ébriété au G8, ...

Ces dérives constituent un véritable problème car pour que celui qui accepte le rôle de président puisse mener à bien sa mission une condition
préalable est que l'illusion liée à cette fonction soit maintenue aux yeux des masses.

Et c'est certainement cette accumulation de bourdes qui a alerté ceux qui tirent les ficelles du pantin Sarkozy : "il fait n'importe quoi", "il a pété les plombs, "il ne suit pas le scénario", "il va tout faire capoter", "les français y croient de moins en moins", "on a beau enjoliver et censurer, les informations filtrent", "ça devient de plus en plus compliqué d'entretenir l'illusion"...

Alors à travers quelques articles beaucoup moins dithyrambiques qu'auparavant et la publication de sondages peu reluisants (souvenez vous ce sont ces mêmes faiseurs d'opinion qui annonçaient avec force certitude Balladur vainqueur en 95 et un duel Chirac-Jospin en 2002), ceux qui tirent les ficelles ont décidé de se distancier de cet individu dangereux.

Une autre régle fondamentale dans le métier d'agent secret est de ne jamais révéler l'identité de son employeur. Peut-être pouvons-nous tenter de mieux comprendre qui tire les ficelles du pantin Sarkozy.

Bien sûr le patronat français est clairement partie prenant : les cadeaux fiscaux, les accointances avec les dirigeants de médias, suppression de la pub sur les chaines publiques, le yacht de Bolloré,  le parrain Bouygues, la liste est tellement longue qu'elle en est presque risible. Et peut-être que ces liens sont un peu trop évidents.

Si l'on y regarde de plus près, une seconde piste apparait. Vous vous souvenez certainement de la série de nominations d'individus ayant ouvertement reconnu leur vision sioniste comme Attali, Strauss-Kahn, Zimeray, Kouchner ou Klarsfeld.

Vous pouvez également ajouter à cette liste substantielle de personnalités toutes nominées par notre cher président les liens présumés entre celui-ci et les services secrets israéliens.

En outre, il est intéressant de constater que depuis le revirement de situation qui a débuté en février Sarkozy a fait plusieurs mouvements notables et convergents :

1/ Il a effectué une intervention très remarquée devant le CRIF le 14 février 2008,

2/ Il a envoyé Kouchner le 17 février 2008 à Jérusalem

3/ Il a reçu en grande pompe Shimon Perez le 11 mars 2008,

4/ Il a annoncé un voyage en Israël pour mai 2008 avec un discours devant la Knesset. 

Etonnante activités autour d'Israël pour un président qui, c'est le moins qu'on puisse dire, fait actuellement face à des dossiers de politiques interne assez urgents.

Ces rencontres rapprochées peuvent nous rappelez ces films où l'agent secret est dans la panade et appelle, frénétique et haletant, son QG avec son super téléphone miniature multifonction afin de recevoir les instructions de ses chefs.

Quel pourrait être le contenu de ces instructions ? Améliorer la forme ? Accélérer le dossier iranien ? Fermer les yeux sur Gaza ? Accélérer l'embrasement des cités ?

Un peu de tout cela peut-être. Nous ne pouvons que conjecturer, l'avenir dira si nous étions dans le vrai. 

23/01/2008

Sarkozy-Kouchner : effets de manche diplomatiques

Sarkozy-Kouchner : effets de manche diplomatiques

Selon l’industrie audio-visuelle et la presse, le règne de Sarkozy devait enfin permettre à la France de retrouver « la place qu’elle mérite » dans les affaires du monde. Cependant, l’activité diplomatique de Sarkozy et Kouchner ne fait que souligner le déclin du poids de la France dans le monde, sur les plans économique, politique et militaire.

Prenons, par exemple, la politique adoptée vis-à-vis de l’Iran. Nous avons déjà évoqué, dans un récent article, la déclaration fracassante de Kouchner, qui menaçait de lancer une guerre contre l’Iran. Dans les 24 heures, Kouchner a dû dissiper un soi-disant malentendu. En menaçant de déclencher une guerre, il prétendit avoir voulu envoyer un « message de paix » ! Depuis, cette affaire a connu un rebondissement très intéressant. Tellement intéressant, en fait, que les médias l’ont pratiquement ignoré.

Un rapport des services secrets américains a affirmé dans des termes catégoriques qu’il n’existe aucun risque, à court et moyen terme, que l’Iran se dote de l’arme nucléaire. Ceci démolit d’un seul trait, non seulement la propagande mensongère de la Maison Blanche, mais également celle de Sarkozy et Kouchner.

Dans les faits, les Etats-Unis n’ont pas les moyens de mener une guerre contre l’Iran. Ils pourraient, tout au plus, lui infliger des raids aériens, lesquels ne manqueraient pas de déstabiliser davantage le Moyen-Orient. Quant à la France, elle serait tout simplement incapable de mener une action militaire conséquente contre l’Iran.

Autre exemple : la visite du dictateur Kadhafi en France. Ce dernier a plus ou moins traité Sarkozy de menteur, sans que celui-ci ne juge opportun de se défendre. L’épisode a eu au moins le mérite de montrer que la France n’était pas en position de force. Sarkozy a dû faire des pieds et des mains pour obtenir ses fameux « dix milliards » d’euros de contrats – chiffre dont la réalité reste à confirmer.

En Afghanistan, Sarkozy s’est engagé à augmenter le contingent français. Sur le terrain, les troupes françaises s’enlisent, aux côtés des soldats américains, dans une guerre qu’ils ne peuvent pas gagner. Si la puissance américaine, dont les dépenses militaires sont vingt fois plus élevées que celles de la France, ne parvient pas à maîtriser la situation en Afghanistan, quelle différence ferait le renforcement de la présence militaire française ? Même dans l’éventualité – complètement exclue, en fait – d’une consolidation des positions de la coalition étrangère en Afghanistan, les bénéfices économiques et stratégiques seraient exclusivement récoltés par les Etats-Unis, comme c’est le cas en Irak, au grand désarroi de son allié britannique.

Lors de son passage très médiatisé en Egypte, Sarkozy a tenu à afficher son alignement sur la politique des Etats-Unis. Il menace la Syrie, non d’une guerre, cette fois, mais … de ne plus lui parler. Voilà qui doit faire trembler le Hezbollah et leurs alliés Syriens et Iraniens !

La situation au Liban est la conséquence de la défaite de l’invasion israélienne, en 2006. La France a soutenu Israël dans cette aventure meurtrière, et la victoire du Hezbollah a considérablement augmenté son prestige et son soutien populaire.

L’envoi des soldats français au Liban, après le retrait des Israéliens, avait pour objectif officiel d’aider l’armée libanaise à désarmer le Hezbollah. Cependant, l’armée libanaise n’a pas levé un petit doigt pour résister à l’agression israélienne, en 2006. Et voilà que la France lui demande, avec son aide, de désarmer les vainqueurs ! L’armée française, comme l’armée libanaise, est incapable de désarmer le Hezbollah – et, sur le terrain, rien n’a été fait dans ce sens. C’est cette impuissance qui a incité la diplomatie française à s’en remettre à la bonne volonté de la Syrie pour freiner le Hezbollah. Que perd donc le gouvernement syrien si, désormais, la France refuse de lui parler ? Absolument rien.

Toujours à partir du Caire, Sarkozy a insisté pour que le gouvernement israélien fasse des concessions facilitant la création d’un Etat palestinien indépendant. Des déclarations de ce genre permettent aux chefs d’Etat arabes, tels Moubarak, de justifier leur connivence avec Bush et ses alliés. Personne ne les prend au sérieux. Les exigences de Sarkozy ne seront suivies d’aucun effet. Il y va des intérêts vitaux de l’impérialisme israélien.

Dans le domaine diplomatique, Sarkozy brasse de l’air. Il veut donner l’apparence d’une puissance qui n’existe pas, dans les faits. Et quand l’inimitable Kouchner s’entretient avec le dictateur militaire Musharraf, au Pakistan, et déclare sans rire que ce dernier est pour la démocratie – pendant que l’armée et la police brutalisent le peuple –, c’est non seulement pour faire plaisir à Bush, mais aussi pour que l’impérialisme français apparaisse comme un facteur dans une situation où, dans les faits, ses « prises de position » ne comptent pas pour grand chose.

 

Article issu du site La Riposte 

19/09/2007

Nettoyage de l'Iran au Kouchner

Indalecio ALVAREZ AFP - Mercredi 19 septembre, 08h14

PARIS (AFP) - Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner se rend mercredi à Washington pour sa première visite officielle aux Etats-Unis au moment où la crise du nucléaire iranien accélère le rapprochement franco-américain en cours depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.

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La question de l'adoption de nouvelles sanctions contre l'Iran au Conseil de sécurité, ou, faute d'accord, en dehors de l'ONU dans le cadre européen, doit être au coeur de ses entretiens vendredi avec son homologue américaine Condoleezza Rice.

Le même jour, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité doivent se réunir au niveau des directeurs politiques dans la capitale américaine pour envisager un troisième train de sanction contre Téhéran.

M. Kouchner a estimé dimanche que le monde devait se "préparer au pire", c'est à dire à la possibilité d'une "guerre" avec l'Iran. Il a demandé des sanctions européennes, tout en appelant à "négocier jusqu'au bout" pour éviter que Téhéran ne se dote de l'arme atomique.

...

Le 27 août, le président Nicolas Sarkozy avait donné le ton en déclarant que la politique de "sanctions croissantes" vis-à-vis de Téhéran avait pour but de "permettre d'échapper à une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran".

L'option de nouvelles sanctions contre l'Iran en dehors du cadre de l'ONU, reflétant la crainte que la Russie et la Chine ne s'opposent au troisième train de sanctions envisagé, ne pouvait que plaire à Washington.

D'autant plus que la visite de Bernard Kouchner intervient après une série de gestes français vis-à-vis des Etats-Unis qui ont instauré une nouvelle donne dans les relations franco-américaines, après une période de défiance sous la présidence de Jacques Chirac, qui s'était vivement opposé à l'intervention américaine en Irak.

Sa visite à Bagdad fin août -la première d'un membre du gouvernement français depuis la chute de Saddam Hussein en 2003- avait été saluée avec chaleur à Washington.

Lors de la guerre en Irak, il était allé à contre-courant de l'opinion dominante en regrettant que la France se soit désolidarisée des Américains. "Si nous avions continué à être à leur côté, nous aurions pu éviter la guerre", avait-il déclaré.

Aux Etats-Unis, "il est remarquablement placé pour dire 'moi j'incarne autre chose que ce que la politique française a incarné dans le passé'", estime François Heisbourg, président de l'International institute for strategic studies (IISS) de Londres.

En souhaitant un rapprochement avec l'Otan ou en redéployant des avions français opérant en Afghanistan à Kandahar (sud) au lieu de Douchanbé (Tadjikistan), Paris vient également de marquer sa volonté de rester solidaire des Américains.

M. Kouchner a toutefois cherché à se démarquer des critiques, en assurant que "la diplomatie française ne prend pas ses ordres à Washington".

Après sa visite à Washington, le ministre doit participer, ainsi que de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement ou ministres des Affaires étrangères, à l'assemblée générale de l'ONU à New York. Plusieurs réunions l'y attendent: sur le Darfour, dont il a fait l'une de ses priorités, le Kosovo ou, dès samedi, sur l'Irak.

 

Notes de Pouvoir et Psychopathie :  Pourquoi Kouchner cherche-t-il à se justifier en déclarant que la diplomatie française ne prend pas ses ordres à Washington ?

Après son soutien à la guerre d'agression contre l'Iraq, son rapport favorable à l'intervention des Etats Unis en Birmanie, ses mensonges au Kosovosa nomination aidée par le CRIF, son récent voyage en Iraq, seul un esprit particulièrement dérangé pourrait imaginer que Kouchner soit le laquais des faucons zioconservateurs. 

18/09/2007

Nucléaire iraquien, nucléaire iranien, même combat.

L'article suivant est extrait du site canadien Cyberpress.  

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Mohamed ElBaradei, a récusé lundi la perspective d'un éventuel recours à la force contre l'Iran sur son programme nucléaire, jugeant que les «autres options» étaient loin d'être épuisées.

   
   
   

 
   

«Nous devons toujours nous souvenir que l'usage de la force ne peut être envisagé (que quand) toutes les autres options sont épuisées. Je ne crois pas du tout que nous en soyons là», a-t-il déclaré à la presse au premier jour de l'assemblée générale des 144 pays membres de l'AIEA à Vienne.

«Je crois que ce que nous devons faire, c'est encourager l'Iran à travailler avec l'agence pour clarifier les questions en suspend» sur la nature de son programme nucléaire, a-t-il ajouté.

«D'ici novembre ou décembre nous serons en mesure de savoir si l'Iran agit de bonne foi et si non, nous aurons clairement une autre situation», a souligné M. ElBaradei.

Le chef de l'AIEA s'exprimait au lendemain de propos du chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, selon qui le monde doit se «préparer au pire», c'est-à-dire à la possibilité d'une «guerre» avec l'Iran, si Téhéran persiste dans son refus de suspendre son programme nucléaire.

«Nous avons affaire à un dossier très lié à la paix, à la sécurité et à la stabilité régionale au Proche Orient et c'est pourquoi je demanderai à tout le monde de ne pas se laisser emporter jusqu'à ce que nous soyons parvenus au bout de la procédure» de vérification, a souligné M. ElBaradei.

«J'ai clairement signifié que je ne voyais pas en ce moment de danger clair concernant le programme nucléaire iranien», a ajouté le chef de l'AIEA sur la base des dernières inspections menées par l'agence en Iran.

L'évocation d'une guerre en Iran «relève beaucoup d'un battage politico-médiatique », a encore estimé M. ElBaradei.

L'AIEA s'efforce depuis quatre ans d'établir la nature du programme nucléaire iranien, dont les États-Unis et l'Union européenne redoute qu'il puisse servir à doter ce pays de l'arme atomique.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne Mohammad Ali Hosseini a pour sa part jugé que les déclarations du chef de la diplomatie française «concordent avec la position de la puissance dominante (les États-Unis, ndlr)» et de ce fait «portent atteinte à la crédibilité de la France devant les opinions publiques mondiales».

17/09/2007

Kouchner s'en va-t-en guerre.

Dans sa version numérique du dimanche 16 septembre 2007, Le Monde écrit :

La crise du nucléaire iranien impose de "se préparer au pire" qui "est la guerre", a déclaré dimanche lors d'une interview radio-télévisée le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, tout en affirmant que la négociation devait primer."Il faut se préparer au pire" et le pire, a dit M. Kouchner en répondant à une question, "c'est la guerre".

"On se prépare en essayant d'abord de mettre au point des plans qui sont l'apanage des états-majors, et ça ce n'est pas pour demain", a-t-il poursuivi. "Mais on se prépare en disant "nous n'accepterons pas que cette bombe (atomique iranienne) soit construite, suspendez l'enrichissement de l'uranium et on vous montre que nous sommes sérieux" (...) en proposant "que des sanctions plus efficaces soient éventuellement mises au point".

"Nous devons négocier jusqu'au bout", a dit le ministre. Mais la possession de l'arme atomique par Téhéran serait un "vrai danger pour l'ensemble du monde", a dit M. Kouchner.

Si nous nous penchons sur le parcours de Bernard Kouchner plusieurs éléments convergents peuvent retenir notre attention :


Un certain nombre d'intégristes prennent au pied de la lettre le contenu de l'ancien testament dont ce passage où le "dieu" vengeur et jaloux s'en va d'une tirade psychopathique de plus emplie de haine et de violence :

Deutéronome 7 :

"...Quand l'Éternel, ton Dieu, t'aura introduit dans le pays où tu entres pour le posséder, et qu'il aura chassé de devant toi des nations nombreuses, le Héthien, et le Guirgasien, et l'Amoréen, et le Cananéen, et le Phérézien, et le Hévien, et le Jébusien, sept nations plus nombreuses et plus fortes que toi, et que l 'Éternel, ton Dieu, les aura livrées devant toi, et que tu les auras frappées, tu les détruiras entièrement comme un anathème; tu ne traiteras point alliance avec elles, et tu ne leur feras pas grâce...."


La guerre des 6 jours a vu la défaite de l'Egypte (1). La Palestine (2) subit une occupation illégale et un génocide depuis 50 ans. L'Irak (3)est à feux et à sang. L'Arabie Saoudite (4) est à la botte des Sioconservateurs. Le Liban (5) a subi une attaque majeure. La Syrie (6) est dans la ligne de mire depuis plusieurs années. Et voici maintenant que la guerre contre l'Iran (7) est imminente.

Fort de cets différents constats nous pouvons nous demander qui Kouchner sert réellement ? Les citoyens de notre planète (français et iraniens inclus) ou ceux qui tirent sur ses ficelles ?

13/07/2007

1933 - 2007, deuxième partie.

Il y a quelques semaines nous nous sommes penchés sur les parallèles inquiétants entre l'élection d'Adolf Hitler en 1933 et l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy en 2007. L'article intitulé 1933 - 2007 traite des similitudes entre les spécificités des ces deux individus et entre la situation de leur deux nations d'origine. 

Maintenant que quelques mois de mandat se sont écoulés, nous pouvons commencer a étudier la mise en oeuvre politique de Nicolas Sarkozy et les éventuelles analogies avec des dirigeants comme Adolf Hitler ou Georges W. Bush.

Elimination des adversaires politiques : 

La neutralisation des opposants a constitué l'un des premiers objectifs d'Hitler dès son arrivée au pouvoir.

Voyons le fil des événements à l'issue de l'élection d'Hitler :

Grace à une alliance avec le Parti populaire national (DNVP), Adolf Hitler est élu chancellier le 30 janvier 1933. Moins d'un mois plus tard le Reichtag est en flamme. 

Certains historiens pensent que le soir du 27 février, un détachement de Sections d'Assaut (SA) nazies aurait emprunté un passage souterrain menant de la demeure de Hermann Goering (ministre de l'Intérieur du Land de Prusse) au Reichstag et y aurait répandu des produits hautement inflammables.

La présence de Van der Lubbe sur place au même moment, allumant de son côté de petits foyers d'incendie, n'aurait été qu'une coïncidence à moins que des agents nazis aient poussé le Hollandais à la faute. Toujours est-il que Hitler tire habilement parti de la présence de ce pyromane.

Sitôt après l'incendie, le chancelier révèle sa véritable nature. Dès le 28 février, il attribue l'incendie à un prétendu complot communiste et fait arrêter 4000 responsables du parti. Le même jour, il fait signer par le président von Hindenburg un décret qui suspend toutes les libertés.

Un communiste bulgare, Georgi Dimitrov, est présenté comme la tête du complot. Il est jugé mais échappe à la mort... et deviendra plus tard le maître tout-puissant de son pays !

Le 23 mars 1933 est ouvert près de Munich, à Dachau, le premier d'une longue série de camps de concentration. Il va recevoir les opposants politiques et les suspects. Les nazis peuvent dès lors mener une campagne électorale qui mêle terreur et propagande sans qu'aucun opposant soit en mesure de se faire entendre.

 

[Il est intéressant de constater l'utilisation d'un bouc émissaire (Van der Lubbe dans ce cas) qui participe au complot mais n'y joue finalement qu'un rôle secondaire.

Quelques décennies plus tard Lee Harvey Oswald, un fou solitaire, se retrouvait seul responsable de l'assassinat de John Fitzerald Kennedy alors qu'un complot d'envergure nationale impliquant la CIA, les lobbys pétroliers et militaires, la mafia, les milieux conservateurs du sud et bien sûr le futur président Lyndon Johnson étaient les véritables perprétateurs de l'assassinat. Un tout nouveau documentaire offre une analyse exhaustive et pertinente de ce dossier)

Robert Fitzerald Kennedy connaissait le même sort au moment d'accéder à la présidence des USA. Un détraqué du nom de Shiran Shiran tirait de face sur le candidat. A nouveau un déséquilibré solitaire faisait basculer le destin d'une nation. Le seul problème est que les balles qui tuèrent Bob Kennedy furent tirées à bout portant et derrière le président.]

Terminons ici cette digression et revenons au cas qui nous intéresse.

Avant l'élection de 2007 quatre grandes forces politiques co-existent en France : Le parti socialiste, l'UDF de François Bayrou, l'UMP de Nicolas Sarkozy et le front national. Ces quatres mouvances représentent alors plus des 80 % des votes français.

Grâce à un discours xénophobe fondamentalement similaire à celui de Jean Marie Le Pen mais bénéficiant d'un marketing plus soigné, le candidat Sarkozy rafle l'essentiel des votes du Front National, celui-ci se retrouve à genoux et envisageait il y a quelques jours de vendre son siège.

1er ennemi éliminé par usurpation.

A l'issue du premier tour des élections présidentielles, François Bayrou est crédité de  18,7% des votes, ce résultat flatteur lui donne l'espace pour créer une dynamique centriste qui transcenderait la classique dualité gauche-droite. Dès le 25 avril, François Bayrou annonce la création du mouvement démocrate. Mais,parallélement une trentaine de députés UDF sarkosistes créent le parti du nouveau centre, ils tuent ainsi dans l'oeuf ce que Bayrou avait mis des années à créer.

2e ennemi éliminé par division.

A l'issue du deuxième tour Nicolas Sarkozy est élu alors que deux des trois forces politiques d'"opposition" sont déjà éliminés. Il n'en reste plus qu'un, le parti socialiste. Nicolas Sarkozy va faire basculer un à un des cadres du parti socialistes. Avant même le premier tour, la taupe Eric Besson, porte parole du PS rejoint Nicolas Sarkozy et crache au passage sur son ancien camp. Le bal des girouettes continue avec  l'intégration de Bernard Kouchner et de Jacques Attali. Il y a quelques jours, nous apprenions que Nicolas Sarkozy soutenait la candidature de Dominique Strauss Kahn à la présidence du FMI et que Jack Lang quittait la direction du PS tout en demandant une démission collective de ce parti.

3e et dernier ennemi éliminé par infiltration.


Sarkozy : 3 - Démocratie  : 0
       

03/06/2007

Kouchner Sarkozy quel rapport ?

Le nouveau gouvernement français a été finalisé. Y figure un nom qui peut interpeller : Bernard Kouchner.

Qu'est ce que Bernard Kouchner, co-fondateur de Médecins du Monde, chantre de l'humanitaire paillette peut il avoir en commun avec Nicolas Sarkozy le pourfendeur des sans-papiers, dont les menaces ont été directement stigmatisées par la Ligue des Droits de l'Homme.

Apparemment pas grand chose ne rapproche ces deux hommes.

          De son côté et plus récemment, Nicolas Sarkozy a commenté la tentative d'invasion du Liban par les forces                   israéliennes d'une manière fort personnelle et particulièrement éloignée des informations objectives disponibles           sur ce que l'armée israélienne a fait au Liban  :   "... M. Sarkozy est revenu sur le fait que le Hezbollah était                         responsable de l’agression..."

Peut être que les pères respectifs de MM. Kouchner et Sarkozy ont transmis à leur fils, ce que Bush a certainement transmis à l'actuel président des USA : considérer le contenu de l'Ancien Testament comme la vérité absolue et comme un avenir à réaliser.

Y compris le 7e chapitre du Deutéronome où le dieu vengeur et jaloux s'en va d'une tirade psychopathique de plus, pleine de haine et de violence :

"...Quand l'Éternel, ton Dieu, t'aura introduit dans le pays où tu entres pour le posséder, et qu'il aura chassé de devant toi des nations nombreuses, le Héthien, et le Guirgasien, et l'Amoréen, et le Cananéen, et le Phérézien, et le Hévien, et le Jébusien, sept nations plus nombreuses et plus fortes que toi, et que l 'Éternel, ton Dieu, les aura livrées devant toi, et que tu les auras frappées, tu les détruiras entièrement comme un anathème; tu ne traiteras point alliance avec elles, et tu ne leur feras pas grâce...."

La Palestine subit une occupation illégale et un génocide depuis 50 ans. L'Irak est à feux et à sang. L'Arabie Saoudite est à la botte des Sioconservateurs. Le Liban a subi une attaque majeure il y a quelques mois et l'Iran ainsi que la Syrie sont les nouvelles nations dans la ligne de mire.

Revenons à Bernard Kouchner. Michel Collon a publié un article très intéressant sur le passé du french doctor, où nous nous retrouvons bien loin des valeurs humanitaires et humanistes les plus basiques.

"Le co-auteur d'un des plus gros médiamensonges des années 90 vient d'avouer. Instructif pour l'avenir, car les trucs de manipulation sont toujours les mêmes...

Flash-back. Eté 92, guerre en Bosnie. Bernard Kouchner et ses « Médecins du monde » diffusent dans la presse et sur les murs de Paris une pub, frappante et coûteuse. La photo - montage présente des « prisonniers » d'un camp serbe en Bosnie. Derrière des barbelés. Kouchner y accole l'image d'un mirador d'Auschwitz. Son texte accuse les Serbes d' « exécutions en masse ».

Info ou intox ? Intox, reconnaît Kouchner douze ans plus tard. Son récent livre autopublicitaire, Les guerriers de la paix, relate une entrevue avec Izetbegovic (le dirigeant nationaliste musulman au pouvoir à l'époque à Sarajevo), sur son lit de mort :

- Kouchner : C'étaient d'horribles lieux, mais on n'y exterminait pas systématiquement. Le saviez-vous ?
- Izetbegovic : Oui. L'affirmation était fausse. Il n'y avait pas de camp d'extermination quelle que fût l'horreur des lieux. Je pensais que mes révélations pourraient précipiter les bombardements.

Ce médiamensonge a effectivement fait basculer l'opinion vers le soutien aux bombardements. Toute la presse occidentale l'avait diffusé massivement Mais le récent démenti a été passé sous silence. Le public ne peut savoir qu'il a été roulé.

Le demi-aveu de Kouchner et ce silence médiatique posent des questions cruciales :

1° Kouchner savait-il bien plus tôt ?

Réponse : Oui. Dès 1993, un journaliste de France 2, Jacques Merlino, révélait la supercherie dans un bouquin au titre éloquent « Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire ». Il y interviewait le directeur de Ruder Finn, agence US de relations publiques. Lequel, très fier, avouait avoir monté de toutes pièces la campagne des « camps d'extermination » : « Nous avons circonvenu trois grandes organisations juives : B'nai B'rith, American Jewish Committee et American Jewish Congress. Aussitôt, nous avons pu dans l'opinion publique faire coïncider Serbes et nazis. Le dossier était complexe, personne ne comprenait ce qu'il se passait en Yougoslavie, m! ais d'un seul coup, nous pouvions présenter une affaire simple avec des bons et des méchants. »
En mentant, fait observer le journaliste ! Réponse : « Nous sommes des professionnels. Nous ne sommes pas payés pour faire la morale. » onc, Kouchner savait depuis longtemps et ce n'est pas joli - joli à présent de mettre toute la faute sur le dos d'un mort.

2° Les médias ont-ils enterré les preuves de la supercherie ?

Réponse : Oui. Un journaliste allemand Thomas Deichman a montré dès 1994 que l'image des barbelés était truquée, que les « prisonniers » n'étaient pas enfermés. En fait, elle était tirée d'un reportage ITN où ils déclaraient être bien traités, mais la journaliste avait coupé ces déclarations !
On trouvera l'affiche de Kouchner, les commentaires de Deichmann, et notre exposé des trucages dans notre livre Poker menteur. Daté de 1998. Donc, il ne fallait pas attendre aujourd'hui pour rectifier : Dans un reportage-vidéo « Sous les bombes de l'Otan » (1999), nous avions aussi présenté les images tournées par une télé locale, qui démontraient la tricherie du reportage ITN.

3° Kouchner a-t-il été protégé, même par des « critiques de médias » ?
Réponse : Oui. Un exemple : Daniel Schneidermann (Arrêts sur images, France 5) nous avait contacté sur ce dossier, puis nous a écarté du débat pour ne pas nuire à Kouchner. On n'a pas non plus interrogé ses médiamensonges sur le Kosovo et son bilan catastrophique dans cette province. Nous disons bien : médiamensonges, et non erreurs. Son plan de carrière visant le poste de secrétaire - général de l'ONU, il lui faut tout faire pour plaire aux USA.

4° Pourquoi fallait-il présenter une histoire « simple », mais fausse ?
Pour cacher la responsabilité des grandes puissances occidentales dans ce conflit :
- Depuis 1979, la CIA allemande soutenait des extrémistes pour faire éclater la Yougoslavie.
- En 1989, le FMI avait mis la pression néolibérale pour éliminer l'autogestion et les droits travailleurs, excitant la crise et les nationalismes.
- En 1991, l'Allemagne avait armé les extrémistes croates et musulmans avant la guerre.
- De 1992 à 1995, les Etats-Unis ont délibérément prolongé le conflit, comme en atteste l'envoyé spécial européen en Bosnie, lord Owen. http://www.michelcollon.info/reponses_tm.php
- Pour quels intérêts, toutes ces manoeuvres ? Eliminer un système social trop à gauche, mais aussi contrôler les Balkans stratégiques et les routes du pétrole.

5° S'agit-il de nier tous les crimes commis ?
Pas du tout, mais lorsque nos gouvernements cherchent à nous entraîner par une propagande de guerre « bons contre méchants », il est important de repérer leurs intérêts cachés. Et leurs trucages d'infos. Par exemple, s'agissant des camps de prisonniers en Bosnie, l'ONU en avait recensé six croates, deux serbes et un musulman. Et c'étaient plutôt des camps de regroupement en vue d'échanges, et non des camps d'extermination. Mais, les nationalistes croates et musulmans étant "nos" alliés, ou plutôt "nos" agents, Kouchner, Bernard-Henri Lévy et autres invités médiatiques permanents les ont mensongèrement blanchis.
Il faudrait juger les criminels de guerre. Tous les criminels de guerre, dans tous les camps. Mais pas par des tribunaux bidons mis sur pied par une justice des vainqueurs où les USA et l'Otan se placent d'office au-dessus de la loi et même carrément hors-la-loi puisqu'ils violent la Charte de l'ONU à tour de bras.

6° Y a-t-il eu d'autres médiamensonges « réussis » dans cette guerre ?
Oui. Un seul exemple. Quand l'Otan a commencé à bombarder la Yougoslavie, en 1999, elle a affirmé réagir à ce qu'elle appelait un « massacre de 40 civils » par l'armée yougoslave, à Racak, village du Kosovo. Mais Belgrade parlait d'un combat entre deux armées, provoqué par les forces séparatistes albanaises. L'ONU avait commandé un rapport à une commission de légistes dirigée par un docteur finlandais, Madame Ranta. Celle-ci a confirmé la thèse de Belgrade. Mais aucun média n'en a parlé. Le médiamensonge reste intact pour l'opinion. Pourquoi ? Parce que les médiamensonges de Kouchner, BHL et Cie ont permis de diviser la gauche et de l'empêcher de s'opposer à une guerre en réalité injuste. L'opinion publique, ça se travaille. Et la prochaine fois, ça recommencera.