12.05.2008

Jénine...Jénine

Quelques jours après l’invasion de Jénine par l’armée israélienne, un vieil homme se fraye un chemin parmi les décombres des habitations du camp de réfugiés et implore Allah. Dans cette petite enclave palestinienne mise à feu et à sang, des hôpitaux ont été éventrés sous les bombardements aériens et un nombre important d’habitants dont des enfants, des femmes, des vieillards et des handicapés ont été touchés par l’offensive de l’armée israélienne. Choqués par la densité du drame, des résidents témoignent des atrocités et des massacres commis; ils expriment leur révolte contre l’oppression et contre les humiliations subies. Les traumatismes liés à l’agonie d’enfants et à la mort d’innocents s’ajoutent aux ambitions, aux espoirs et aux rêves annihilés. Impuissant, le peuple palestinien crie sa souffrance et sa colère au reste du monde.

Interdit en Israël, un document-choc, tourné à chaud et dédié au producteur Iyad Samudi, tué par les soldats israéliens quelques jours après la fin du tournage. Prix du meilleur film au Festival international du film de Carthage en 2002, Prix International du Documentaire et du Reportage Méditerranéen 2003.

Biographie: Mohamed Bakri est né en 1953 en Galilée. En 1976, il est diplômé de l’Université de Tel-Aviv. Acteur de théâtre et de cinéma, il a tourné avec Costa Gavras, Rashid Masharawi, Ali Nasser et Uri Barrabash.

 


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envoyé par zacharim

08.04.2008

Stichomythie à Sarkozy

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Dans ce monde où les pathocrates jurent de protéger
le peuple des menaces qu’ils ont eux-mêmes créées

Dans ce monde où les psychopathes traquent la vermine
les humains trop nombreux devront connaître famine

Dans ce monde où les synocrates orchestrent savamment
révolutions, tortures, suicides et bombardements

Dans ce monde où les oligarques tirent ficelles
des journalistes, politiciens et maquerelles

Ici les psychopathes dictent ce que peuple sait
contrôlent média central, alternatif, opposé

Oswald, Ruby, rares sont les coupables désignés
auteurs des crimes et délits dont ils sont accusés

Oussama, pion des USA hèle ses talibans
terroristes depuis une grotte en Afghanistan

L’Irak déploie ses armes de destructions massives
livre pétrole, sable, misère mais point d’ogive

Libéralisme ou communisme, vaines illusions de choix
torturé par Charybde ou supplicié par Scylla

Conservent le peuple aveugle, esclave de ses peurs
guerre froide, choc des religions, leviers de la terreur

Flammes orientales siéent au pompier pyromane
péril jaune détrône peurs russes ou musulmanes

Israël, Europe, USA, empire colonial
traquent, pillent, brûlent tel un despote féodal

Médias et autres laquais s’émeuvent pour le Tibet
dans l’indifférence Iraq et Palestine sont démembrées

La Chine, de l’Occident nouveau bouc émissaire
occulte guerres, rapines, crises et cimetières

Ouvrier responsable dans son usine de Canton
de l’actionnaire rapace et ses relocalisations

Yuan, devise huée, coupable des maux financiers
paravent du chaos par les banquiers prémédité

Pestiférés, sorcières puis chinois portent l’opprobre
masquant le mal global grondent les discours sinophobes

Médias, patrons, politiques jouent la farce olympique
conspuent l’autocratique rejoignent le bal des cyniques

Courbettes et affection pour Israël ou la Lybie
plus tatillon avec Pékin parait le Sarkozy

Sarkozy abat l'oeuvre gaulliste.

Sarkozy en visite à Kaboul le 22 décembre (Eric Feferberg/Reuters)

1745298742.jpgQuelques pages dans un petit carnet de note illustrent la distance parcourue en un peu plus d'un an dans le positionnement international de la France. Mes premières notes portent sur un "briefing" d'un conseiller de l'Elysée à l'époque de Jacques Chirac, en novembre 2006:

"L'Otan ne doit pas apparaître comme le gendarme d'un monde occidental bien pensant"... "l'Otan n'est pas l'alpha et l'omega de l'organisation de la sécurité internationale"... "le risque est que l'Otan devienne le club occidental de sécurité qui s'étendra au monde entier."

Quelques pages plus loin, des notes toutes fraîches, lors d'un "briefing" de l'ère Sarkozy, il y a quelques jours:

"Pendant trente ans, la France a été hypocrite. Elle a fait chier tout le monde, et elle y allait. On a joué au gaullisme à peu de frais. Nicolas Sarkozy dit clairement des choses qui étaient déjà dans les faits... Sa vision du monde: la France est dans le bloc occidental, c'est assumé, et c'est une rupture... L'Otan devient globale, y compris en Afrique".

 

"Situer la France au sein de sa famille occidentale"

Ces deux postures, à un an d'intervalle, sont au coeur du virage de la politique étrangère française, et ce tournant passe par l'Afghanistan, où la France va envoyer des renforts militaires, et par Bucarest, où Nicolas Sarkozy participe mercredi et jeudi au Sommet de l'Alliance atlantique.

Le successeur de Jacques Chirac assume son positionnement en des termes que n'auraient jamais employés ses prédécesseurs. "Relisez son discours de politique étrangère le plus important, celui qu'il a prononcé devant le corps diplomatique le 18 janvier", souligne notre "briefeur". On est allé voir, et, de fait, il affiche la couleur:

"J’ai d’abord voulu situer, franchement et nettement, et là est la première rupture, la France au sein de sa famille occidentale. (...) En se plaçant clairement dans sa famille occidentale, la France, et c’était mon objectif, accroît sa crédibilité, sa marge d’action, sa capacité d’influence à l’intérieur comme à l’extérieur de sa famille. D'ailleurs, comment espérer avoir de l'influence sur sa famille politique si, dans le même temps, on n'y a plus sa place ou si les membres de cette famille politique se méfient de vous? La capacité d'influence de la France sur sa famille occidentale tient à la clarté de son engagement et de ses choix.".

Appelons cela l'Atlantisme décomplexé... C'est donc le choix de l'engagement au côté des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, signifié par les deux grands voyages et deux grands discours prononcés par le Président à Washington en novembre et à Londres la semaine dernière. Le choix du retour plein et entier dans les structures militaires de l'Otan qui semble quasiment acquis. Dans le même temps, on entend dans les allées du pouvoir des phrases comme "Kohl-Mitterrand, Verdun, le sentimentalisme franco-allemand, c'est fini"... Un choix stratégique qui tourne le dos à quarante ans d'histoire, et, de fait, renvoie le gaullisme au musée des lubies françaises: une partie de l'UMP appréciera.

Faire intervenir l'Otan en Afrique?

Les Américains ont répondu positivement à l'ouverture que leur a offerte Sarkozy. On a ainsi vu défiler à Paris des responsables américains qui venaient flatter l'égo national en soulignant que les Français étaient les seuls en Europe, avec les Anglais, à savoir se battre, et qu'on avait besoin d'eux en Afghanistan:

"Les Allemands arrivent là-bas avec le mauvais matériel et ne veulent pas se battre, alors que vous, les Français, vous êtes bien entraînés et motivés, et avez l'expérience du désert"...

Le choix de Sarkozy aurait du sens s'il y avait une stratégie clairement définie, au-delà du repositionnement dans l'espoir de prendre la tête d'une défense européenne ressortie de la naphtaline. L'Otan n'a pas de stratégie évidente, ni sur sa manière de gagner face aux talibans en Afghanistan, ce qui ne l'empêche pas d'accroître ses effectifs, ni sur son rôle dans l'organisation de la sécurité mondiale.

Or, les deux nouveaux meilleurs amis de la France trainent toujours le boulet de leur engagement en Irak, et le lègueront sans doute à leurs successeurs, très prochainement à Washington, et peut-être aussi à Londres. Et, dans une fuite en avant de dernière minute, George Bush force la main à ses alliés pour engager des démarches d'adhésion pour l'Ukraine et la Géorgie, au grand dam de Vladimir Poutine qui sera vendredi à Bucarest pour faire, lui aussi, des adieux fracassants à ses ennemis préférés de l'Otan, et, sans doute, leur dire ses quatre vérités.

L'Otan est devenue incontournable: cette alliance militaire qui n'avait pas tiré un seul coup de feu avant la chute du mur de Berlin, est aujourd'hui en plein essor, non seulement en récupérant les uns après les autres tous les pays ex-communistes, mais surtout en devenant, de fait, le bras armé occidental dans le monde entier. Oubliés les vieux débats sans fin sur le "hors zone", c'est-à-dire sur les interventions hors du "théâtre" historique de la guerre froide, au coeur de l'Europe. A Paris, on est même prêt à envisager de voir l'Otan intervenir en Afrique, drôle de rupture avec la Françafrique!

Dans un monde où les institutions multilatérales comme l'ONU ont perdu toute capacité d'intervention, où les menaces sont diffuses et multiples, le discours sarkozyste a une logique de "bloc" qui peut sembler rassurante. Elle a toutefois l'inconvénient de s'aligner sans conditions sur des pompiers pyromanes, qui portent, avec leur unilatéralisme de la guerre d'Irak et leur incapacité à favoriser la moindre avancée dans les conflits du Moyen-Orient en général, une responsabilité majeure dans la dégradation du climat international. Pas vraiment rassurant, et les prochaines années montreront si la France ne sera pas sortie de son ambiguité diplomatique à ses dépens, pour paraphraser le Cardinal de Retz que Nicolas Sarkozy a choisi d'ignorer

Article original publié par Rue 89.

Note de P&P : Sarkozy qui pendant des années a mangé au râtelier du gaullisme vient de fouler aux pieds l’un des acquis majeurs obtenu par Charles De Gaulles : une véritable indépendance militaire et donc stratégique et militaire pour la France.

En intégrant l’OTAN Sarkozy vient de sacrifier cette liberté. La France a remis sa destinée géostratégique et militaire dans des mains étrangères. La France a fait acte d’allégeance aux Etats-Unis et s’est soumise à l’idéologie de ceux qui tirent les ficelles de Bush comme de Sarkozy.

Cette idéologie est barbare, xénophobe et terrifiante  vise au conflit global. L’émergence d’un bloc « blanc occidental judéo chrétien dominant » incluant Israël, l’Europe et les Etats-Unis et légitimant son existence à travers la haine, la peur, la stigmatisation et la destruction de l’autre, pillant les ressources, exterminant ses opposants et contrôlant ses habitants.

Au premier rang de ces cibles nous retrouverons bien sûr les pays musulmans - au sein desquels Liban et Palestine tiennent une place de choix - mais aussi la Chine et la Russie.

Citoyens français nous payons des impôts qui servent à couvrir nos mains du sang des enfants d’Afghanistan. Demain les innocents d’Irak, de Palestine ou d’Iran rejoindront leurs rangs.

Sarkozy a sacrifié l’indépendance militaire de la France sur l’autel de l’allégeance étasunienne (sans consultation du parlement), de même il a sacrifiée l’indépendance politique et financière de la France sur l’autel de l’oligarchie européenne (dans le total mépris du choix populaire clair exprimé par le référendum d’avril 2006).

L’OTAN comme l’Union Européenne sont des entités opaques et technocratiques n’ayant aucune légitimité démocratique. Le citoyen n’y a pas de poids, pas de rôle, pas de pouvoir. Son seul droit y est de travailler de consommer et de payer. Le fruit de notre labeur ainsi collecté alimente ces mêmes organisations et les cliques qui les contrôlent.

03.04.2008

Quand la vérité est un crime

PARIS - Le sous-préfet de Saintes (Charente-Maritime), Bruno Guigue, a été limogé après avoir publié sur le site Internet "oumma.com" une tribune "très violemment anti-israélienne", a-t-on appris samedi auprès du ministère de l'Intérieur.

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, mise au courant mercredi du contenu de cette tribune, a "pris immédiatement un décret mettant fin aux fonctions du sous-préfet" qui a tenu des "termes tout à fait inacceptables" et violé son "devoir de réserve", explique-t-on de même source.

Bruno Guigue a notamment déclaré dans sa tribune publiée le 13 mars qu'Israël est le "seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles". Il a également évoqué "les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer durant le shabbat". AP 

Note de P&P : Revenons sur les propos de Bruno Guigue qui ont manifestement déclenché les foudres du gouvernement français par l'intermédiaire de son ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie :

1/Bruno Guigue a déclaré « les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles » :

Malheureusement les cas d’assassinat d’enfants palestiniens par les snipers de Tsahal sont largement documentés, Bruno Guigue a simplement dit une vérité :
http://www.webarabic.com/wa-forum/lofiversion/index.php/t...
http://www.wmaker.net/alterinfo/L-extermination-des-enfan...
http://www.infos-dieppoises.fr/Archives2002/TemoinsPalest...

 

Il est à noter que l’occupation de la Palestine a fait plus de 50.000 victimes dont une majorité de civils palestiniens. Outre les snipers, Israël a développé des techniques d’assassinat et de génocide toujours plus inhumaines :
- bombardements de civils
- embargo
- bombes incendiaires  (armement déclaré illégal)
- armes à l’uranium appauvri (armement déclaré illégal)

- ...

2/ Bruno Guigue a également déclaré « les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer durant le shabbat »

A ce jour, 8.500 Palestiniens croupissent dans les prisons israéliennes dont 102 femmes, 2 bébés et 450 enfants de moins de 17 ans.

Là aussi la pratique généralisée de la torture est un fait avéré depuis des décennies, confirmé par des dizaines d’ONG dont la Ligue des Droits de l’Homme ou Amnesty International.

Du reste l’Etat d’Israël ne se cache même plus de ces pratiques puisque la Haute Cour de Justice israélienne a officiellement légalisé la torture en 2000.

Bien sûr ces abominations se font sous couvert de la morale, du bien et de la religion. De la même façon que les tortionnaires d’Abu Ghraïb cessent probablement de torturer pendant Noël afin de célébrer la naissance de Jésus Christ.

Le limogeage du sous-préfet Guigue fait partie des ces décisions politiques où la vérité est combattue par les pouvoirs en place. De telles pratiques peuvent nous rappeler les épisodes les plus sombres de l’histoire de l’Humanité.

Pour conclure je souhaite partager avec vous cet extrait de 11 Septembre, L’Ultime Vérité qui met bien relief ce décalage dramatique entre les faits avérés concernant Israël et les décisions et conclusions qui en sont tirées :

« Winston Churchill témoigna devant la commission Peel, déclarant que la population autochtone arabe n’avait pas plus de droits sur la Palestine qu’un « chien devant une gamelle n’a, au fond, de droit sur celle-ci, même s’il est là depuis très longtemps. » Il reconnut ensuite qu’« aucun mal ne fut fait à ces gens en ce qu’une race plus forte, plus talentueuse ou en tous cas pour ainsi dire plus civilisée, soit arrivée pour les remplacer. »

Finkelstein fait part du paradoxe fondamental auquel il fut confronté au cours de l’écriture de son ouvrage :

Pendant la préparation des chapitres de ce livre dédiés au respect par Israël des droits de l’Homme dans les territoires occupés, je pris connaissance des quelques milliers de pages, littéralement, des rapports sur les droits de l’Homme publiés par diverses organisations farouchement indépendantes et très professionnelles – Amnesty International, Human Rights Watch, B'Tselem (le centre d’information israélien pour les droits de l’Homme dans les territoires occupés), le comité public contre la torture en Israël, les médecins pour les droits de l’Homme – Israël – chacune disposant de sa propre équipe autonome d’observateurs et d’enquêteurs.

À l’exception d’un seul point mineur, je n’ai pas trouvé un seul aspect légal ou un seul fait sur lequel ces organisations de défense des droits de l’Homme diffèraient.

Pour ce qui est de la situation d’Israël en regard des droits de l’Homme, on peut parler non seulement d’un consensus fort – comme sur les questions historiques – mais aussi d’un consensus unanime. Toutes ces organisations s’accordent sur le fait que, par exemple, les détenus palestiniens sont systématiquement maltraités et torturés, leur nombre total se comptant désormais probablement en dizaines de milliers.

Si comme je l’ai souligné un large consensus existe quant aux faits, une anomalie évidente apparaît pourtant : qu’est ce qui explique la controverse passionnée qui perdure autour du conflit israélo-palestinien ? Pour expliquer ce pseudo-paradoxe, il faut tout d’abord, à mon avis, opérer une distinction fondamentale entre les controverses réelles et celles qui sont artificielles. Pour illustrer ces vraies différences d’opinion, penchons-nous sur la question des réfugiés palestiniens.

Les parties intéressées peuvent s’accorder sur les faits, et pourtant aboutir à des conclusions diamétralement opposées en termes moraux, légaux et politiques. Ainsi, comme je l'ai mentionné précédemment, les chercheurs s'accordent tous pour dire que les Palestiniens furent l’objet d’un nettoyage ethnique en 1948.

Benny Morris est l’historien israélien expert du domaine ; bien qu’ayant contribué plus que quiconque à la clarification de ce qui s’était exactement passé, il conclut néanmoins que, moralement, c’était une bonne chose – juste comme, de son point de vue, l’annihilation des indiens d’Amérique avait été une bonne chose – que, légalement, les Palestiniens n’ont aucun droit de retourner sur leurs terres, et que, politiquement, la grosse erreur que commit Israël en 1948 fut de ne pas « mener un programme plus vaste d’expulsions et de nettoyage de tout le pays – sur l’intégralité du territoire israélien jusqu’au Jourdain » ciblant les Palestiniens.

Quelque écœurantes qu’elles soient moralement, ces conclusions ne peuvent pas être qualifiées de fausses.

Revenons au monde des hommes normaux : il leur est possible de s’accorder sur les faits et sur leurs implications morales et légales, tout en aboutissant à des conclusions politiques divergentes.

Noam Chomsky reconnaît que, dans les faits, les Palestiniens furent bien expulsés, et qu'il s’agit moralement d’un crime majeur, et que les Palestiniens disposent légalement du droit de revenir. Il conclut pourtant que l’application de ce droit n’est politiquement pas possible, que le revendiquer serait inefficace, et que faire miroiter cet espoir illusoire (d'après lui) aux réfugiés palestiniens est en effet profondément immoral.

D'autres maintiennent au contraire qu’un droit moral et légal n’a aucun sens s’il ne peut être appliqué, et que la mise en œuvre du droit au retour est réellement possible.

Il ne nous intéresse pas de reconnaître qui a tort et qui a raison mais de savoir que, même parmi des gens honnêtes et respectables, il peut exister de réelles et légitimes différences en matière de jugement politique.

Ceci étant dit, il faut toutefois souligner que – à tous les niveaux, parmi ceux qui partagent des valeurs morales ordinaires – l’ampleur des désaccords politiques reste relativement limitée, quand celle des convergences se montre relativement importante1.

Le paradoxe souligné par Finkelstein relève, selon nous, d’une question de conscience.

Le mépris évident de la vie de centaines de milliers de Palestiniens est une réalité avec laquelle il nous faut compter aujourd’hui. Nous pourrions nous demander ce qui fait qu’une personne demeure insensible à la douleur et à la souffrance d’autrui. Nous constatons bien une telle attitude chez les sionistes. Nous l'observons aussi chez les dirigeants britanniques et chez les dirigeants étasuniens actuels. Nous voyons également qu'un motif inquiétant prend forme dans les relations entre ces groupes, et parmi les dirigeants des autres nations, qui promeuvent le mensonge de la « terre d’Israël donnée par Dieu ». Ces derniers n'ont plus aucun repères moraux. Ou peut-être pouvons-nous nous demander s’ils n'ont jamais eu de repères moraux.

La question demeure alors de savoir qui est à l’origine de ce mensonge. Existe-t-il un lien entre une mystification aussi monstrueuse et une incapacité à ressentir la souffrance d'autrui, à agir avec une vraie conscience ? »

17.03.2008

Quand le créateur songe à sacrifier sa créature

Depuis quelques semaines le refrain entonné en choeur par les instituts de sondages et les médias de masse au sujet de Nicolas Sarkozy peuvent nous laisser perplexe. Voici ce qu'écrivait Opinionway le 12 mars 2008 :

La cote du Premier ministre continue de grimper à 55%, contre seulement 41% pour le président de la République.
41% des Français se disent satisfaits de l'action menée par Nicolas Sarkozy en mars, un taux inchangé par rapport à février, selon un sondage OpinionWay publié mercredi 12 mars dans Métro. De son côté, la cote de popularité de François Fillon progresse de 2 points à 55%.
Si l'action du président contente, comme le mois dernier, 41% des personnes interrogées, 56% des sondés se déclarent "mécontents", soit 2 points de moins qu'en février. 3% ne se prononcent pas. Le Premier ministre lui poursuit son ascension avec 55% d'opinions favorables, en hausse de 2 points. 39% des Français (-6 points) se disent "mécontents" de son action à la tête du gouvernement. 6% d'entre eux ne se prononcent pas.

Article original Challenge

Les autres instituts de sondage que ce soit Ipsos ou Sofres tiennent le même discours.

Comment se fait il que ceux-là même qui ont porté Sarkozy aux nues, qui ont manipulé l'opinion, enjolivé les faits, mutiplié les unes et les couvertures, obéré les dérives, muselé les concurrents se jettent soudain en pâture sur celui qu'ils idolâtraient encore il y a quelques semaines ?

Certainement qu'il est de plus en plus difficile d'entretenir le mensonge tant le décalage entre le discours médiatique sur Sarkozy et sa réalité devient gigantesque. A fortiori l'approche du naufrage de Sarkozy pendant les élections municipales rend de plus en plus suspects des sondages lénifiants.

C'est bien ici que se trouve la limite de l'exercice de propagande, vous devez mentir pour faire avaler les excès, délires, manipulation, injustices du régime mais vous ne pouvez pas trop mentir au risque de perdre votre crédibilité et d'éveiller la suspicion chez le citoyen. Quand les médias de masse parlent de "41% de français se disent satisfaits de l'action de Sarkozy", il semble sage d'interpréter "au grand maximum 41% de français se disent satsifaits de l'action de Sarkozy" et le chiffre réel doit plutôt fluctuer aux alentours de 20 ou 30%.

Au delà des exercices d'équilibristes des organes de propagande, peut-être aussi que Sarkozy commence à lasser voir à inquiéter ses "employeurs".  

Pour illustrer ce propos utilisons une analogie cinématographique. Nous connaissons tous les célèbres films de James Bond et autres oeuvres du genre qui nous ont initiés aux arcanes du métier d'agent secret et à ses principaux objectifs qui peuvent être résumés de la manière suivante :

Point n°1 : Mener à bien la mission.

Point n°2 : Ne pas être découvert.

Le problème avec notre bien-aimé président est que celui-ci ferait manifestement un bien piètre agent secret. Amusons-nous à évaluer l'agent Sarkozy sur les deux critères mentionnés ci-dessus.

Point n°1 : Passable 12/20.

Sarkozy a déboulonné systématiquement les droits et les libertés des français, il a encouragé les intégrismes et augmenté les antagonismes entre les populations chrétiennes et les populations musulmanes de France, il a encore appauvris les plus pauvres et enrichi les plus riches et il a fait émerger un état policier, il a mis en oeuvre une politique étrangère pro-américaine, pro-israélienne et anti-arabe.

Point n°2 : Catastrophique 3/20.

C'est bien ici que le bât blesse, force est de constater que l'agent Sarkozy n'est pas un modèle de discrétion. Même le citoyen le moins attentif aura peine à croire qu'il s'agit là d'un président habitant sa fonction, servant une vision politique ambitieuse et intelligente,  et oeuvrant au bonheur de la population française. Alors que dans le cadre de sa mission Nicolas Sarkozy aurait dû jouer les cartes de la tempérance, de la retenue, de l'élégance, du raffinement, de l'intelligence, enfin tous les attributs d'un chef d'état qui entretient l'illusion, l'intéressé s'est tout au contraire pris au jeu. 

Il a oublié les spécificités de sa mission, il a commencé à s' "y croire", à s'"enflammer": yachts privés, réception de dictateursjournalistes méprisés, doublement de salaire, jets privés, insultes, déclarations incohérentes, invectives, déclaration fiscale curieuse, divorce scabreux, mariage cocasse, dérives jet set, état d'ébriété au G8, ...

Ces dérives constituent un véritable problème car pour que celui qui accepte le rôle de président puisse mener à bien sa mission une condition
préalable est que l'illusion liée à cette fonction soit maintenue aux yeux des masses.

Et c'est certainement cette accumulation de bourdes qui a alerté ceux qui tirent les ficelles du pantin Sarkozy : "il fait n'importe quoi", "il a pété les plombs, "il ne suit pas le scénario", "il va tout faire capoter", "les français y croient de moins en moins", "on a beau enjoliver et censurer, les informations filtrent", "ça devient de plus en plus compliqué d'entretenir l'illusion"...

Alors à travers quelques articles beaucoup moins dithyrambiques qu'auparavant et la publication de sondages peu reluisants (souvenez vous ce sont ces mêmes faiseurs d'opinion qui annonçaient avec force certitude Balladur vainqueur en 95 et un duel Chirac-Jospin en 2002), ceux qui tirent les ficelles ont décidé de se distancier de cet individu dangereux.

Une autre régle fondamentale dans le métier d'agent secret est de ne jamais révéler l'identité de son employeur. Peut-être pouvons-nous tenter de mieux comprendre qui tire les ficelles du pantin Sarkozy.

Bien sûr le patronat français est clairement partie prenant : les cadeaux fiscaux, les accointances avec les dirigeants de médias, suppression de la pub sur les chaines publiques, le yacht de Bolloré,  le parrain Bouygues, la liste est tellement longue qu'elle en est presque risible. Et peut-être que ces liens sont un peu trop évidents.

Si l'on y regarde de plus près, une seconde piste apparait. Vous vous souvenez certainement de la série de nominations d'individus ayant ouvertement reconnu leur vision sioniste comme Attali, Strauss-Kahn, Zimeray, Kouchner ou Klarsfeld.

Vous pouvez également ajouter à cette liste substantielle de personnalités toutes nominées par notre cher président les liens présumés entre celui-ci et les services secrets israéliens.

En outre, il est intéressant de constater que depuis le revirement de situation qui a débuté en février Sarkozy a fait plusieurs mouvements notables et convergents :

1/ Il a effectué une intervention très remarquée devant le CRIF le 14 février 2008,

2/ Il a envoyé Kouchner le 17 février 2008 à Jérusalem

3/ Il a reçu en grande pompe Shimon Perez le 11 mars 2008,

4/ Il a annoncé un voyage en Israël pour mai 2008 avec un discours devant la Knesset. 

Etonnante activités autour d'Israël pour un président qui, c'est le moins qu'on puisse dire, fait actuellement face à des dossiers de politiques interne assez urgents.

Ces rencontres rapprochées peuvent nous rappelez ces films où l'agent secret est dans la panade et appelle, frénétique et haletant, son QG avec son super téléphone miniature multifonction afin de recevoir les instructions de ses chefs.

Quel pourrait être le contenu de ces instructions ? Améliorer la forme ? Accélérer le dossier iranien ? Fermer les yeux sur Gaza ? Accélérer l'embrasement des cités ?

Un peu de tout cela peut-être. Nous ne pouvons que conjecturer, l'avenir dira si nous étions dans le vrai. 

Sarkozy, savant mélange de discrétion et de dignité

Nicolas Sarkozy semble avoir bien du mal à contrôler ses pulsions primaires. Au cours de la réception d'une délégation israélienne et en présence de sa femme, vous allez le voir, hypnotisé, plongé son regard plutôt deux fois plutôt qu'une dans le décolleté de Bar Rafaeli. Classe !



09.03.2008

Le PC accusant le nucléaire militaire iranien provenait d'Israël

Nucléaire Iranien et Faux Documents : ils ont été fournis par le groupe terroriste du MEK qui les a fort probablement obtenus du Mossad
L'administration de G.W.Bush a depuis longtemps mis en avant les « documents du PC portable « - des documents techniques de 1000 pages supposés venir d'un PC portable iranien volé – comme preuve solide des intentions iraniennes de fabriquer une arme nucléaire. Actuellement, les accusations basées essentiellement sur ces documents restent les seuls obstacles à la déclaration par l'AIEA que l'Iran a résolu toutes les questions en suspend concernant son programme nucléaire.

Mais ces documents ont depuis longtemps été considérés par des experts US et étrangers avec beaucoup de suspicion. Des responsables allemands ont identifié la source des documents du PC en novembre 2004 comme étant le MEK (Mujahideen e Khalq, qui en même temps que sa branche armée le NCRI (National Council of Resistance in Iran) est sur la liste terroriste du Département d'Etat US.

De plus, il existe certaines indications que le MEK a obtenu ces documents non pas de sources iraniennes mais du Mossad israélien.

Dans son dernier rapport sur l'Iran, mis en circulation le 22 février, l'AIEA, subissant une forte pression de l'administration Bush, a inclus des descriptifs de plans pour une centrale pour produire du « green salt », spécifications techniques pour tester des explosifs de forte puissance, et l'esquisse d'un porte missile de ré entrée qui semble capable de transporter une charge nucléaire. On a demandé à l'Iran de produire des explications complètes sur ces activités supposées.

Téhéran a dénoncé ces documents sur lesquels reposent ses accusations comme des faux fournis par le MEK, et a demandé des copies des documents pour les analyser, mais les US ont refusé de les fournir.

L'affirmation iranienne est soutenue par des déclarations de responsables allemands. Quelques jours après que le secrétaire d'état Colin Powell ait annoncé l'existence de ces documents de PC portable, Karsten Voight, le coordinateur des relations germano américaines au ministère des affaires étrangères allemand, a dit, et cela a été rapporté par le Wall Street Journal du 22 novembre 2004, que l'information avait été fournie par « un groupe dissident iranien ».

Un responsable allemand connaissant bien la question a confirmé à l'auteur de cet article que le NCRI était à l'origine des documents du PC portable. « Je peux vous assurer que ces documents venaient de l'organisation de résistance iranienne, » a-t-il dit.

Les Allemands ont été très impliqués dans la collecte de renseignements et d'analyse concernant le programme nucléaire iranien. Selon un article publié dans le Washington Post du reporter Dafna Linzer, après que Colin Powell ait fait mention pour la première fois en public des documents du PC portable fin 2004, des responsables US ont dit qu'il avait été volé d'un iranien que les renseignements allemands avaient essayé de recruter, et avait été donnés à des responsables de renseignements d'un pays non cité en Turquie.

Le compte rendu allemand des origines des documents du PC portable contredit l'insistance des responsables des renseignements US auprès des journalistes William J. Broad et David Sanger en novembre 2005, a affirmer que ces documents ne venaient pas de groupes de résistance iraniens.

Malgré le fait qu'il était porté sur la liste des groupes terroristes, le MEK était le favori des néo conservateurs au Pentagone, qui proposait en 2003-2004 de l'utiliser pour déstabiliser l'Iran. On sait que les Etats-Unis ont utilisé pendant des années des renseignements fournis par le MEK sur des questions concernant l'armée iranienne. Ce groupe a été considéré comme une source crédible de renseignements sur le programme nucléaire iranien après 2002, principalement parce qu'il avait identifier la centrale de Natanz comme un site nucléaire.

La source allemande a dit qu'il ne savait pas si les documents étaient authentiques ou pas. Cependant, des analystes de la CIA et des responsables européens et de l'AIEA, qui ont eu accès officiellement aux documents du PC portable en 2005, étaient très sceptiques quant à leur authenticité.

Un article de Julian Borger du Guardian de fin février citait un responsable de l'AIEA disant qu' « il y a un doute sur la provenance de l'ordinateur. »

Un diplomate européen de haut rang haut qui a examiné les documents a été cité dans le New York Times de novembre 2005 disant « je peux fabriquer ces données. Cela semble magnifique, mais le doute pèse sur elles. »

Scott Ritter, l'ancien officier des renseignements US qui a aussi été chef inspecteur en Irak pour l'ONU de 1991 à 1998 a fait remarqué dans une interview que la CIA a la capacité de tester et d'identifier les documents du PC portable par le biais de tests d'expertise qui révéleraient quand les différentes versions des différents documents ont été créées.

Le fait que l'Agence n'ait pu éliminer la possibilité d'une falsification, indique, selon Ritter, qu'elle avait choisi, soit de ne pas mener ses tests, ou que les tests avaient révélé la fraude.

Bien qu'ayant eu à son crédit le coup pour les renseignements sur Natanz en 2002, l'efficacité générale des renseignements du ME concernant le programme nucléaire iranien reste très médiocre. La CIA continue de fournir à l'AIEA des renseignements venant du groupe iranien sur des soit disant activités liées à des armes nucléaires depuis ces cinq dernières années, sans en identifier la source.

Mais ces renseignements se sont avérés être non crédibles. Un haut responsable de l'AIEA a dit au Los Angeles Times en février 2007, que depuis 2002 « pratiquement tous les renseignements qui nous sont parvenus se sont révélées faux. »

L'ancien sous directeur des renseignements au Département d'Etat pour le Moyen Orient et l'Asie du Sud, Wayne White, doute que le MEK puisse actuellement avoir les contacts nécessaires au sein de la bureaucratie et de la communauté scientifique iraniennes pour fournir des renseignements tels que ceux fournis sur Natanz ou les documents du PC portable. « Cela m'est très difficile de croire que les supporters du MEK n'ont pas été chassés de la bureaucratie iranienne » dit White. « Je pense qu'ils n'ont pas de sources clés au sein du gouvernement iranien. »

Dans son article de février 2006 sur les documents du PC portable, la journaliste du Post Linzer a dit que les analystes de la CIA ont d'abord spéculé qu'un « autre pays, tel qu'Israël, avait fabriqué la preuve » Ils ont ensuite « écarté cette théorie », écrivait-elle, sans expliquer pourquoi.

Depuis 2002, de nouvelles informations ont fait surface indiquant que le MEK n'a pas obtenu lui même les données sur Natanz mais les a reçu de l'Agence de renseignement israélienne le Mossad. Yossi Melman et Meier Javadanfar, qui sont co auteurs d'un livre sur le programme nucléaire iranien publié l'année dernière écrivent que « des officiers israéliens des renseignements très haut placés « leur avaient dit fin 2006 que les renseignements israéliens avaient eu connaissance de Natanz un an avant la conférence de presse du groupe iranien. Ils ont expliqué qu'ils avaient choisi de ne pas faire de révélation publique « pour protéger la sécurité des sources qui ont fourni les informations ».

Shahriar Ahy, un conseiller de l'héritier de la monarchie Reza Pahlavi a dit à la journaliste Connie Bruck que les informations détaillées sur Natanz n'étaient pas venues du MEK mais « d'un gouvernement ami et cela n'était pas parvenu seulement aux mujahideens mais à d'autres groupes d'opposition ».

Bruck a écrit dans le New Yorker le 16 mars 2006 que quand on lui a demandé si le « gouvernement ami » c'était Israël, Ahy a souri et a dit « le gouvernement ami ne voulait pas en être la source publiquement. Si le gouvernement ami le donne publiquement aux US, alors cela sera reçu différemment. C'est mieux que cela vienne d'un groupe d'opposition. »

Israël a maintenu des relations avec le MEK depuis la fin des années 90, selon Bruck, dont une assistance apportée à l'organisation, dans les transmissions radio/TV du NRCI de Paris vers l'Iran. Un diplomate israélien a confirmé qu'Israël a trouvé le MEK « utile » a rapporté Bruck, mais le responsable a refusé d'en dire plus.

Gareth Porter -  Source et Copyright Inter Press Service

Traduction Mireille Delamarre pour planetenonviolence 04 Mars 2008

Gareth Porter est historien. Son dernier livre « Penis of Dominance : Imbalance of Power and The road to War in Vietnam (University of Califormia Press).


02.03.2008

Israël prépare la Shoah à Gaza

La violence sans limite pratiqué par l’État hébreu contre les Palestiniens à Gaza continue. Le vice-ministre israélien de la Défense a menacé les Palestiniens d’un « holocauste » et de passer à la phase d’opérations militaires terrestres et au plan d’invasion préparé par Ehud Barak depuis sa nomination au poste de ministre de la Défense au sein du gouvernement Olmert, en juin 2007. Dans ce but, le vice-ministre de la Défense aurait supervisé l’entraînement de 30000 soldats d’élite.

Il a clairement parlé de « Shoah », qui signifie « incinération » en hébreu, en faisant allusion à celle perpétrée par les Nazis pendant la deuxième guerre mondiale contre les juifs d’Europe. Cette même Shoah longuement exploitée dans la littérature sioniste et qui constitue la base sur laquelle se fonde l’Europe pour traiter avec Israël : ce sentiment de culpabilité qui dicte toute démarche ou initiative politique ou autre, et dont les Arabes sont les premiers à en payer le prix.

L’holocauste a effectivement commencé. On le voit tous les jours sur les écrans de télévisions arabes et mondiales. On voit les corps démembrés et calcinés des enfants de Gaza. Israël ne se soucie même pas de censurer ou d’interdire la diffusion de ces images atroces comme il en a l’habitude pour se donner l’image d’un pays civilisé.

Le châtiment israélien contre les Palestiniens se poursuit. Le blocus imposé à 1,5 millions de personnes amplifie la souffrance des civils, surtout les femmes et les enfants. Ni électricité, ni médicaments, ni nourritures. Les habitations de Gaza sont sans cesse bombardées.

Face à ce massacre quotidien, pas la moindre réaction de la part de la communauté internationale, ni même des pays arabes qui, par leur silence, deviennent aussi complices de l’État hébreu. Ce silence est protégé par le déploiement de bâtiments de guerre américains au large des côtes libanaises. Et comme certains analystes l’expliquent, le destroyer USS Cole a été envoyé, entre autres, pour empêcher la Résistance libanaise de venir en aide aux Palestiniens, victimes d’un impitoyable massacre.

 

Article original : Réseau Voltaire

Le génocide du peuple palestinien s'intensifie

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L'armée israélienne a poursuivi dimanche son offensive dans la bande de Gaza, où plus de 70 Palestiniens ont péri en 48 heures, poussant l'Autorité palestinienne à suspendre tout contact avec Israël. 

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a annoncé la poursuite de l'offensive, baptisée "Hiver chaud", "contre les organisations terroristes" visant à mettre fin aux tirs de roquettes visant le sud d'Israël.

Note de P&P : Olmert perpétue un massacre contre enfants et civils. Ce qu'il appelle organisations terroristes est ce que nous appelions résistance française pendant la deuxième guerre mondiale. 

 

Il a dans le même temps indiqué vouloir préserver les négociations de paix avec l'Autorité palestinienne. Mais le président palestinien Mahmoud Abbas a décidé "de suspendre tous les contacts à tous les niveaux (avec Israël) car ils n'ont aucun sens au regard de l'agression israélienne", selon son porte-parole Nabil Abou Roudeina. 

Note de P&P : Les négociations de paix d'Olmert, les promesses, les pseudo plans de paix, les projets de retrait des territoires occupés, les annonces de réforme, les plans de route, les démantélements de colonies sont les mêmes mensonges répétés depuis des décennies permettant d'entretenir l'illusion auprès des autres nations qui sont au mieux crédules au pire complices.

Depuis 60 ans les faits sont là, têtus et ecoeurants :  la poursuite systématique du génocide du peuple palestinien.
 

Cette nouvelle flambée de violences a précédé l'arrivée mardi dans la région de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice qui veut aider à progresser dans les négociations de paix relancées il y a à peine trois mois. 

"La violence doit cesser et les discussions doivent reprendre", a déclaré la Maison Blanche.

Note de P&P : Les Etats-Unis sont les premiers financeurs d'Israël  et ils ont initié le blocus de la Palestine. Comment ne pas voir la cynique hypocrisie de C. Rice et des faucons néolibéraux ?  Si Mme  Rice voulait vraiment que la violence cesse il faudrait déjà qu'elle arrête de donner des armes à Israël.
 

A nouveau, l'armée israélienne a bombardé le nord de la bande de Gaza, où sept Palestiniens ont été tués. La veille, 63 Palestiniens y avaient péri, dont plusieurs femmes et enfants, selon des sources médicales.

Note de P&P : A l'heure des frappes chirurgicales, des missiles guidés par laser, des satellites pouvant identifier une balle de golf, Israël assassine encore et encore des femmes et des enfants. Quel est le terme attribué à l'élimination systématique et durable de civils ? Un génocide.
 

Dans la localité de Jabaliya, des dizaines de blindés israéliens se frayent leur chemin dans les ruelles étroites aux murs criblés de balles. Des hélicoptères tournoient dans le ciel. Les charges artisanales palestiniennes et les roquettes israéliennes explosent.

Note de P&P : D'un côté les charges artisanales de la résistance palestinienne de l'autre les chars et les hélicoptères d'assaut. Notez la disproportion en terme d'équipements. Nous n'avons pas à faire à une guerre mais à l'élimination planifiée d'une population. Il s'agit d'un génocide.
 

"De ma vie je n'avais vu un tel massacre", dit Fatima Sayed, une habitante de Jabaliya. "Israël nous a chassés en 1948", dit-elle en référence à la première guerre israélo-arabe après la création de l'Etat hébreu. "Maintenant, ils veulent nous tuer tous".

Le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a annoncé la mort de 35 de ses combattants dans l'offensive, et celle d'une dizaine d'autres activistes. Deux soldats israéliens y ont été tués samedi, et deux autres blessés dimanche.

Note de P&P : Les chiffres parlent d'eux-même. D'un côté 70 morts palestiniens dont des civils, femmes et des enfants. De l'autre côté deux soldats israéliens disparus. Vous aurez remarqué que le journaliste mentionne le nombre de morts et de blessés du côté israélien mais seulement le nombre de morts du côté palestinien.

 

Dans la nuit, des appareils israéliens ont rasé les bureaux à Gaza d'Ismaïl Haniyeh, le chef du gouvernement Hamas non reconnu internationalement.

Malgré l'ampleur de l'offensive israélienne, la plus meurtrière depuis 2000, 24 roquettes se sont abattues dimanche sur le sud d'Israël. La police a fait état d'un blessé, et indiqué qu'en soirée un autre engin avait frappé une maison à Ashkelon. 

L'armée israélienne avait lancé mercredi des opérations ponctuelles à Gaza également meurtrières, après la mort d'un Israélien par l'explosion d'une roquette à Sdérot (sud). Depuis mercredi, plus de 100 Palestiniens ont péri.

"Israël n'a aucune intention de cesser, ne serait-ce que pour un moment, les combats contre les organisations terroristes", a prévenu M. Olmert.

Note de P&P : En quelques jours Ehud Olmert a déjà exterminé plus de 100 Palestiniens. Il a tué femmes et enfants. Mais Ehud Olmert veut plus de sang. Il ne cessera pas. 

Ce qu'Ehud Olmert appelle "organisations terroristes" constitue les derniers mouvements de résistance qui préservent le peuple palestinien du génocide que mène Israël.
 

"Le but de l'opération, qui est de mettre fin aux tirs de roquettes, ne sera pas atteint dans les deux prochains jours, nous continuerons nos activités et devons nous préparer à une escalade", a affirmé le ministre de la Défense Ehud Barak, ajoutant que le Hamas "paiera le prix" de "la dégradation de la situation". 

Note de P&P : Ce n'est pas le Hamas qui paye le prix. Ce sont en très grande majorité des civils, des femmes et des enfants qui sont assassinés par Israël. Si Barak veut que les tirs de roquettes s'arrêtent, qu'il se retire des territoires qu'il occupe illégalement, qu'il cesse le génocide du peuple palestinien.
 

Dimanche soir, l'aviation israélienne a lancé deux autres raids, respectivement au nord de Gaza et dans le camp de Chatti contre la maison d'un activiste palestinien qui a été endommagée, selon des témoins.

Note de P&P : Ce que le journaliste appelle "activiste" est un résistant palestinien qui lutte contre l'occupation illégale et barbare menée par Israël. Au lieu de mentionner les attaques ayant détruit un bâtiment, le journaliste aurait pu se pencher sur celles qui ont conduit à la mort de tant de  femmes et d'enfants.
 

En brouille avec M. Abbas, le Hamas, a appelé à la formation d'un cabinet d'union nationale d'urgence. 

En Cisjordanie, des milliers de Palestiniens ont protesté contre l'offensive israélienne, et un Palestinien de 13 ans a été tué par des soldats israéliens. Des manifestations de protestation ont aussi éclaté en Egypte, au Maroc et en Jordanie.

A New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné les violences à Gaza comme dans le sud d'Israël. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon tout en reconnaissant à Israël le droit de se défendre, a critiqué "l'usage disproportionné et excessif de la force qui a tué et blessé tant de civils, y compris des enfants".

 Plusieurs pays arabes ont condamné l'opération israélienne, et le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a affirmé qu'Israël serait "déraciné". 

Les derniers décès portent à 6.267 le nombre de personnes tuées dans les violences israélo-palestiniennes depuis 2000, pour la plupart des Palestiniens, selon un bilan établi par l'AFP.

Note de P&P : 6000 Palestiniens assassinés depuis 2000 selon l'AFP (et certainement beaucoup plus en réalité). Plus de 100 Palestiniens tués par l'armée israélienne au cours de la semaine dernière. Chaque jour des enfants sont assassinés par l'armée israélienne. Pendant ce temps, les gesticulations pathétiques de Sarkozy, la cérémonie des Oscars, la stigmatisation du méchant terroriste musulman remplissent les ondes. 

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

 

Article original TV5 - 2/3/8. 

28.02.2008

En Israël, les gays sont responsables des tremblements de terre


573252420.jpgLes homosexuels sont responsables de la vague de tremblements de terre qui ont secoué Israël ces derniers mois, a affirmé le 20 février 2008 à la Knesset (Parlement) Shlomo Benizri.

« Nous cherchons des solutions terre à terre pour nous prémunir contre les effets des séismes, et moi je propose un autre moyen : le Talmud nous dit que l’une des causes des secousses telluriques, c’est l’homosexualité (…) Dieu a dit qu’il agiterait le monde pour vous réveiller si vous agitez vos parties génitales là où vous n’êtes pas sensés le faire », a déclaré le député du Shass en plein accord avec son parti.

Israël est un État qui se définit comme juif.

Le Shass est un parti politique de la communauté séfarade, présidé par le rabbin Ovadia Yossef. Celui-ci avait interprété en 2005 l’ouragan Katrina comme une punition divine infligée aux États-Unis parce qu’ils avaient poussé au démantèlement de la colonie de Gush Katif. Avec 9,5 % des voix aux dernières législatives, le Shass est le troisième parti politique israélien avant même le Likoud. Il dispose de 12 députés sur les 120 que compte la Knesset. Son principal leader, Elie Yishai, est ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Emploi. Il avait déclaré, en 2005, que l’homosexualité est une maladie et avait souhaité un prompt rétablissement aux malades.

Plusieurs séismes ont été ressentis ces derniers mois en Israël, dont le dernier en date le 15 février, d’une magnitude de 5 sur l’échelle de Richter, suscitant les craintes d’une secousse tellurique majeure. La vallée du Jourdain, la mer Morte, et, plus au sud, le désert de la Arava et la mer Rouge se trouvent sur la faille syro-africaine, l’une des zones sismiques les plus sensibles du globe.

Article original publié par le Réseau Voltaire

 

Note de P&P : Après des siècles de recherche et des centaines de milliers de victimes la cause des séismes qui frappent notre planète est enfin identifiée.

De la même manière, au Moyen-Age, après des années et des années de recherche de fins limiers avaient découvert la véritable raison des famines et des épidémies en la personne des sorcières.

Une question essentielle reste cependant en suspens. Une sorcière homosexuelle serait-elle capable de générer simultanément épidémies, famines et tremblements de terre ?