17.08.2008

Le Free Gaza et le SS Liberty voguent vers Gaza

samedi 16 août 2008 - 08h:12

Yvonne Ridley - Press TV

Quand vous lirez ceci, nos deux bateaux le Free Gaza et le SS Liberty devraient avoir quitté le vieux port de Chania en Crète, malgré des prévisions du temps pessimistes et l’annonce de tempêtes.

Nos capitaines ont décidé qu’il est temps de quitter le quai pour des raisons de sécurité et nous longeons donc la côte crétoise pour aller embarquer le reste de nos passagers qui nous attendent patiemment à Chypre.

Il se pourrait que le voyage soit difficile, mais sans entrer dans trop de détails, nous courons sans doute plus de risques en restant à l’arrêt.

Par le passé, Israël a utilisé le Mossad et Kidon pour saboter et détruire des opérations pacifiques ayant pour but d’aider les Palestiniens ou de manifester une solidarité à leur égard.

Depuis la Crête, nous nous dirigerons vers Larnaka, à Chypre, pour prendre le reste du groupe et naviguer vers Gaza afin de briser le siège médiéval que lui impose Israël.

Les médias s’intéressent à nouveau au voyage et il y a des journalistes qui veulent se joindre à nous, tandis que d’autres envisagent de louer leurs propres bateaux … tant mieux, plus on sera nombreux, mieux cela vaudra. Ne serait-ce pas merveilleux d’avoir une immense flottille ?

Les médias s’inquiètent toutefois parce qu’Israël a par le passé ouvert le feu sur des journalistes, en a tués ou arrêtés quand ils essayaient de faire connaître la vérité sur l’occupation brutale de la Palestine.

La lecture d’un communiqué de Reporters sans frontières, publié ce matin me l’a rappelé. Le groupe de défense des droits humains condamnait l’annonce par les Forces israéliennes d’occupation (FIO) de l’arrestation d’Ibrahim Hamad, ingénieur du son travaillant pour l’agence de presse palestinienne Ramattan depuis six mois, sans engager de poursuites contre lui et sans le traduire en justice.

Hamad a été arrêté par des soldats israéliens chez lui à Qalandiyah près de la ville de Ramallah en Cisjordanie le 15 juillet. « L’armée israélienne ne peut sous aucun prétexte procéder à l’arrestation de journalistes ou de collaborateurs des médias sans raison », a dit Reporters sans frontières « Si elle reproche quelque chose à un journaliste, elle doit le dire et communiquer les motifs d’une telle arrestation. C’est pourquoi nous demandons la libération immédiate de Hamad”, a déclaré l’organisation.

Contactée par Reporters sans frontières, la direction de Ramattan a vivement condamné l’arrestation et demandé la libération de son employé. Elle a exigé que les autorités israéliennes donnent les raisons de l’arrestation d’Ibrahim Hamad. “Ce n’est pas la première fois que nos employés sont arrêtés par l’armée israélienne”, a indiqué l’agence.

Les Israéliens se vantent de leur démocratie … ces actions ne sont pas celles d’un État démocratique, mais bien celles d’un État brutal qui essaie d’écraser ceux qui se consacrent à dire la vérité sur les horreurs commises par le régime sioniste et sur sa volonté de mener à son terme, délibérément et lentement, le génocide du peuple palestinien.

Dans quelques jours, nous pourrons voir exactement comment les Israéliens réagiront devant un groupe de militants pacifiques qui veulent arriver à Gaza armés uniquement de leur amour et de leur soutien pour leurs frères et sœurs palestiniens.

Si Israël est vraiment une démocratie libre et ouverte, alors sa marine nous laissera passer, le Mossad cessera de tenter de saboter notre voyage et tous les journalistes à bord, moi-même y compris, pourront dire la vérité sur ce qui se passe dans la plus grande prison à ciel ouvert de la terre, appelée Gaza.

Entre temps, je demande instamment aux FIO de libérer notre frère Ibrahim Hamad et de lui permettre de continuer son travail dans les médias.

Article original : Freegaza - Traduction : amg

 

25.06.2008

Israël prépare une nouvelle agression

AP - Vendredi 20 juin, 16h53

JERUSALEM - L'armée israélienne a refusé vendredi de confirmer ou de démentir une information du "New York Times", selon laquelle son aviation a effectué début juin un vaste exercice en prévision d'une éventuelle attaque contre l'Iran.

Note de P&P : Le silence d'Israël ressemble au désormais fameux test de l'orteil : on orchestre une pseudo fuite dans les médias et sans se mouiller on observe les réactions de l'opinion publique. Si ça tourne au vinaigre on dit par exemple que c'est une invention des médias en quête de sensationalisme.

 

Selon le quotidien new yorkais, qui cite vendredi des responsables américains, plus d'une centaine de F-16 et F-15 israéliens ont réalisé cet exercice grandeur nature dans la première semaine de juin au-dessus de la Méditerranée orientale et la Grèce. Les avions ont parcouru quelque 1.500km, à peu près la distance séparant l'Etat hébreu de la centrale iranienne de Natanz, où sont installés des centrifugeuses destinées à enrichir de l'uranium.

Note de P&P : Nulle mention ici du fait que cet uranium est destiné exclusivement à un usage civil et que son taux d'enrichissement est très largement inférieur aux concentrations nécessaires à une application militaire. 

 

Des appareils ravitailleurs et des hélicoptères pour le secours aux pilotes ont participé à ces manoeuvres militaires, a ajouté le "New York Times". L'armée de l'air israélienne "s'entraîne régulièrement pour diverses missions afin de faire face aux défis posés par les menaces" contre l'Etat hébreu, a commenté l'armée. Le porte-parole du gouvernement Mark Regev s'est refusé à tout autre commentaire.

"Israël a toujours été en position de se défendre contre tout adversaire et toute menace", a déclaré le Premier ministre Ehoud Olmert dans un entretien paru mercredi dans le magazine allemand "Der Spiegel".

Note de P&P : Vous aurez noté la délicieuse hyperbole : "faire face aux menaces", Israël détient un arsenal de 200 ogives nucléaires, a tenté d'envahir le Liban il y a quelques mois et conduit des maneuvres militaires grandeur réelle alors que l'Iran tente de produire de l'électricité d'origine nucléaire. Alors au-delà des mensonges proférés des médias : qui menace qui ? 

 

Selon un responsable du Pentagone qui a requis l'anonymat, "il a été signalé qu'un important exercice a eu lieu, auquel des dizaines et des dizaines d'appareils ont participé. Nous surveillons tous les jours, et cela a été signalé".

Un autre responsable du ministère américain de la Défense a noté que ces manoeuvres peuvent être interprétées comme un signal envoyé à l'Iran et au reste de la communauté internationale. "C'est une des appréciations que l'on peut faire de cet exercice. Ils (les Israéliens), comme le reste de la communauté internationale sont inquiets au sujet de l'Iran, et l'Iran a fait part de ses intentions hostiles à l'égard des Israéliens", a-t-il dit.

Note de P&P : Il est piquant de constater comment l'armée étasunienne parle au nom de la communauté internationale. Au-delà de ces habituelles dérives hégémonistes, la Russie, l'Inde, la Chine, pour n'en citer que quelques-uns ont des points de vue forts différents et bien plus justes sur les menaces qu'Israël et les Etats-Unis exercent sur l'Iran. 

 

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a réaffirmé jeudi sa détermination à poursuivre le programme nucléaire iranien, assurant que les pressions internationales n'avaient pu briser la "volonté de la nation iranienne".

Il s'agissait de sa première déclaration depuis que le groupe des Six (les cinq permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne) a présenté le 14 juin à Téhéran de nouvelles propositions pour l'inciter à suspendre l'enrichissement d'uranium. Le gouvernement iranien avait déjà fait savoir qu'il n'accepterait pas l'offre des Six si elle impliquait le gel des activités sensibles.

Note de P&P : L'Iran se retrouve menacé parce qu'il développe du nucléaire exclusivement civil alors que ceux-là même qui profèrent ces menaces sont armés jusqu'au dents et ont utilisé sur des populations civiles armes nucléaires et autres armes chimiques.

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a déjà adopté trois séries de sanctions à l'encontre de l'Iran pour son refus de suspendre des activités l'enrichissement, susceptible de servir à la fabrication d'armes nucléaires. Téhéran assure que son programme nucléaire est destiné uniquement à des fins civiles et revendique son droit à l'indépendance énergétique.

Note de P&P : Dans leur exercice de propagande les journalistes auraient pu ajouter que le caractère exclusivement civil de ce programme a été officiellement attesté par l'AIEA.

 

A Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a mis en garde contre tout usage de la force contre l'Iran. "Le droit international protège clairement l'intégrité territoriale de l'Iran et de tout autre" pays, a-t-il dit.

Note de P&P : Malheureusement seul le droit du plus fort est respecté dans le monde des psychopathes. Après l'Afghanistan (pour un soi-disant terroriste, agent de la CIA, qui court toujours), l'Irak (pour des armes de destruction massives inventées de toute pièce), le Liban (pour avoir eu l'outrecuidance de se défendre contre des agression israéliennes), l'Iran (pour le développement d'armes nucléaires fantasmées) semble être le prochain sur la liste des cibles des malades au pouvoir à Washington ou à Tel Aviv. 

 

Selon Martin Van Creveld, spécialiste des questions de défense à l'Université hébraïque de Jérusalem, Israël se prépare de "longue date" à ce type d'opérations, qui a des précédents. En 1981, l'aviation israélienne avait bombardé la centrale nucléaire irakienne d'Osirak, pour mettre fin au programme nucléaire de Saddam Hussein alors au pouvoir. En septembre 2007, Israël a bombardé une installation en Syrie, un réacteur nucléaire construit avec l'aide nord-coréenne selon des responsables américains.

Note de P&P : De fait l'invasion de la Palestine en 1947, le génocide du peuple palestinien qui dure depuis plus de 60 ans, les nombreuses guerres menées contre ses voisins font qu'Israël se prépare de longue date. On peut même se demander si la vocation fondamentale d'Israël n'est pas d'être en permanence sur le pied de guerre, oeuvrant depuis la genèse à la destruction systématique de l'autre. Dans ce monde-là il y a deux types d'individus : les élus et les autres... 

 

D'après M. Van Creveld, un raid israélien en Iran permettrait probablement de "paralyser les plus importantes installations nucléaires iraniennes". Mais, ajoute-t-il, "je serais très surpris si Israël pouvait mettre KO tout le programme, qui selon tous les renseignements apparaît à grande échelle, bien dissimulé et bien dispersé". AP

Note de P&P : "programme...à grande échelle, bien dissimulé et bien dispersé", ici M. Van Creveld prépare le terrain pour des mois de bombardements et de massacres intensifs. C'est un peu comme la chasse à Ben Laden en Afghanistan ou aux armes de destruction massives en Irak, ils sont tellement bien cachés qu'il faut exterminer toute la population, prendre le contrôle du pays (et bien sûr de ses ressources) pour finalement réaliser qu'il n'y a jamais vraiment de Ben Laden (tel qu'on nous le présente), d'armes de destruction massive iraquiennes ou de programme nucléaire militaire iranien.

07.06.2008

Flambée du pétrole et attaque contre l'Iran

Après un début de séance positif, les Bourses européennes n'ont cessé de creuser leurs pertes cet après midi dans le sillage de la remontée en flèche des cours du pétrole et de statistiques décevantes outre atlantique.

Les indices du vieux continent ont également été pénalisés par l'avertissement de Jean-Claude Trichet concernant une éventuelle hausse des taux au mois de juillet.

Le CAC 40 a terminé en repli de 2,3% à 4795 points et le DJ Eurostoxx 50 a cédé 2,3%. Sur les autres places européennes, la correction était également à l'ordre du jour, le Dax de Francfort a abandonné 2% et la Bourse de Londres s'est repliée de 1,4%, l'Ibex de Madrid signe le plus lourd repli des valeurs européennes avec une baisse de 2,5%.

Wall Street est en lourd repli, le Dow Jones plonge de 2,1% et le Nasdaq affiche un repli de 1,8%.

Les employeurs américains ont supprimé quelque 49 000 emplois, selon le Département du Travail. Ces pertes d'emplois s'avèrent conformes à celles attendues par les économistes (en moyenne 60 000 destructions), mais le taux de chômage a cependant largement augmenté, passant de 5% à 5,5% le mois dernier, soit son niveau le plus important depuis octobre 2004.

Ces nouvelles inquiétantes sur le front de l'emploi aux Etats-Unis ont favorisé une nouvelle rechute du dollar face à l'euro, qui progresse de 0,7% à 1,57 dollar pour un euro.

Ce repli du billet vert nourrit à son tour la flambée du pétrole: le baril de "light sweet crude" a connu une nouvelle poussée en début d'après-midi, s'envolant actuellement de 5,1% et culminant à 134,3 dollars le baril.

Dans un tel contexte, la bonne nouvelle de l'après-midi ne semble pas peser lourd au regard des investisseurs.

Les ventes des grossistes ont progressé de 1,4% en avril par rapport à mars, selon le département du Commerce, soit une progression de 12,7% en rythme annuel.

Sur le DJ Eurostoxx 50, Repsol profite de la hausse des cours de l'or noir et affiche la meilleure performance avec un repli de 0,1%, Total céde quant à lui 1%.

D'autres titres tels qu'Arcelor Mittal, très exposés aux cours des matières premières, figure dans le trio de tête des replis les plus mesurés du jour.

L'ensemble du secteur énergétique a moins souffert de la hausse des prix du pétrole. Ainsi, E.ON et Eni cèdent 0,9%, RWE recule de 1,2%, ces scores sont parmi les meilleurs du jour.

A l'inverse, d'autres titres ont pâti de la hausse des cours de l'or noir comme les valeurs automobiles.
Renault recule de 5,6% et signe la plus lourde perte des valeurs paneuropéennes, Daimler recule de 4,7%.

Hors DJ Eurostoxx 50, la chaîne de supermarchés néerlandaise Ahold rétrocède 3,3% après l'annonce une hausse d'environ 8% de son bénéfice net au premier trimestre, notamment grâce aux performances "impressionnantes" de son enseigne Albert Heijn en Europe.

Article original : Cercle Finance

 

Note de P&P : Ce qui n'est pas précisé dans cet article est le caractère exceptionnel de cette hausse, en effet c'est la toute première fois que le baril de pétrole augmente de 11 dollars en un seul jour.

Ce qui n'est pas non plus mentionné est la hausse tout aussi brusque de l'or qui a gagné plus de 25 dollars par once ce même jour.

Cela peut nous rappeler les mouvements spéculatifs qui eurent lieu les jours précédant le 11 septembre 2001 où d'énormes volumes d'options à la vente sur les actions des compagnies aériennes étasuniennes furent prises.

Bien évidemment aucune enquête n'a été mené sur ces délits d'initiés et plus grave sur l'identité de ceux qui connaissaient à l'avance les événements du 11 septembre alors que selon la thèse officielle ces attentats étaient totalement inattendus.

Alors sur quels événements imminents les initiés ont-il spéculé ?

La hausse sensible du pétrole suggère l'anticipation d'une brusque chute de l'offre et/ou d'une brusque hausse de la demande, la hausse du prix de l'or, valeur refuge par excellence marque l'anticipation d'une crise majeure imminente.

Une forte baisse de l'offre de pétrole couplée à une crise majeure pourrait correspondre à une attaque menée contre l'Iran.

Le scénario exact reste à préciser.

Qui attaquera : Israël / les Etats-Unis / une coalition ?

Quand l'attaque aura-t-elle lieu : immédiatement pour que les mouvements de protestations soient pris de vitesse ? Pendant les jeux du cirque (Euro et JO) au cours desquels l'attention des citoyens sera totalement absorbée par les exploits des gladiateurs modernes ? Après les vacances, lorsque la crise mondiale aura vraiment commencé et que les citoyens submergés par l'angoisse et la précarité de leur situation n'uaront plus d'yeux sur l'agonie des enfants iraniens ?

Comment les forces impérialistes justifieront-elles un tel acte d'agression alors qu'il est de notoriété publique que les Etats-Unis comme Israël disposent de centaines de têtes nucléaires et que les rapports de l'AIA et des services secrets étasuniens certifient que les seuls programmes nucléaires iraniens visent une production civile d'électricité.

Comme les attentats du 11 septembre ont permis d'offrir un semblant de justification à l'invasion de l'Afghanistan et les soi-disant armes de destructions massives de Saddam Hussein ont constitué l'excuse préalable à l'invasion de l'Irak, peut-être qu'un ou plusieurs événements terroristes (mini bombe nucléaire par exemple) attribués bien évidemment à des forces liées à l'Iran permettront de justifier une attaque contre cet Etat souverain et multimillénaire abritant plus de 80 millions d'âmes.

28.05.2008

CHIRAC demande à une Europe ‘couchée' de rompre avec les Etats-Unis sur le blocus de Gaza

CHIRAC demande à une Europe ‘couchée' de rompre avec les Etats Unis sur le blocus de Gaza

 
Les dernières déclarations de l’ancien président Jacques Chirac en qualifiant le blocus de Gaza comme « l’un des plus grands crimes contre l'humanité sur Terre », et en demandant aux Européens de lever l’embargo et surtout de dialoguer avec le Hamas, ont provoqué beaucoup d’émoi et de réactions même au sein de sa propre famille politique.

Le CRIF se dit choqué de l’appel de l’ex-président à « tendre la main à un mouvement terroriste » et rappelle que la politique franchement « pro-arabe », « anti-américaine » et pas suffisamment « pro-israélienne » était à l’origine de la montée de l’antisémitisme en France pendant son mandat. Ce qui a provoqué à l’époque l’appel de l’ancien premier ministre israélien Ariel Sharon aux juifs de France de quitter leur pays natal pour « retourner chez eux » en Palestine.

Rassurez-vous mes amis, rien de tout cela ne peut arriver en France. La France est amie avec tout le monde, n’a été complice d’aucun crime, et n’a pas de problème sur la conscience. Mieux encore, depuis l’élection du président Sarkozy, avait récemment déclaré le premier ministre israélien Ehud Olmert, la France et Israël sont en train de vivre une histoire d’amour !

Carter demande à une Europe ‘couchée’ de rompre avec les Etats Unis sur le blocus de Gaza

L’ex-président dit que l’UE est complice dans un crime contre les droits de l’Homme

Jonathan Steele et Jonathan Freeland - The Guardian (lundi 26 mai 2008).


La Grande Bretagne et les autres gouvernements européens devraient s’écarter des Etats-Unis sur le blocus du Gaza, a déclaré hier au Gardian le précédent président US Jimmy Carter. Carter en visitant la ville de Hay située aux frontières avec le pays de Galles, pour e rendre au festival littéraire du Gardian, a décrit la position européenne sur le conflit israélo-palestinienne comme étant « couchée », et son échec à critiquer le blocus israélien de gaza comme « embarrassant ».

En commentant la possibilité de l'Europe de rompre avec les États-Unis dans une interview avec le Guardian, il a dit: « Pourquoi pas ? Ils ne sont pas nos vassaux. Ils occupent une position égale avec les Etats-Unis ».

Le blocus de Gaza dominée par le Hamas, imposé par les États-Unis, l’UE, l’ONU et la Russie - ce qu'on appelle le Quartet - après la victoire électorale du Hamas en 2006, était « l’un des plus grands crimes contre l'humanité sur Terre », car il impliquait « l’emprisonnement de 1,6 millions de personnes, dont un million de réfugiés ». « La plupart des familles à Gaza mangent un seul repas par jour. De voir les Européens approuver cela, c’est embarrassant », a dit Carter.

Il a demandé à l’UE de reconsidérer sa position si le Hamas accepte un cessez-le-feu à Gaza. « « Que les Européens lèvent l’embargo, et qu’ils disent qu’ils vont protéger les droits des Palestiniens à Gaza, et qu’ils envoient même des observateurs au passage de Rafah [le passage de Gaza pour l’Egypte] pour garantir que les Palestiniens ne vont pas le forcer ».

Bien que 27 ans se soient écoulés depuis qu'il a quitté la Maison-Blanche, Carter a récemment rencontré les dirigeants du Hamas à Damas. Il a déclaré une percée en convaincant l'organisation d'offrir un cessez-le-feu à Gaza et un arrêt des tirs des roquettes palestiniennes sur Israël, si Israël cesse ces attaques aériennes et terrestres dans le territoire.

Carter a décrit l’autocensure des gouvernements occidentaux de parler au Hamas comme irréaliste et a déclaré que tout le monde savait qu’Israël négociait avec l'organisation via un médiateur égyptien, Omar Suleiman. C’est Suleiman a proposé l’offre du cessez-le-feu du Hamas à Jérusalem la semaine dernière.

Israël hésitait encore à accepter le cessez-le-feu, a confirmé Carter hier. « J'ai parlé à M. Suleiman avant-hier. J'espère que les Israéliens vont accepter », a-t-il dit.
 
Tout en restant scrupuleusement poli vis-à-vis du Président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et du premier ministre, Salam Fayyad, qui représentent le mouvement Fatah, il a été sévère au sujet de leur exclusion du Hamas. Il a décrit le gouvernement du seul Fatah comme un « subterfuge » visant à contourner la victoire électorale du Hamas il ya deux ans. « Le principal sondeur d’opinions à Ramallah m'a dit l'autre jour que l’opinion publique en Cisjordanie est en train de changer pour le Hamas, parce que les gens croient le Fatah a capitulé devant Israël et les Etats-Unis », a-t-il dit.

Carter a déclaré que la politique du Quartet de ne pas parler au Hamas, tant qu’il n’a pas reconnu Israël, et satisfait à deux autres conditions, a été dessinée par Elliot Abrams, un fonctionnaire du conseil national de sécurité à la Maison Blanche. Il a appelé Abrams « un supporter très militant en faveur d'Israël ». L'ex-président dont son « Centre Carter pour la surveillance des élections » venait de certifier la victoire électorale du Hamas comme libre et équitable, s’était adressé au Quartet durant 12 minutes à sa session de Londres en 2006. Il l'a invité à parler au Hamas, qui venait de proposer de constituer un gouvernement d'unité avec le Fatah, les perdants.

« Le document final du Quartet a été rédigé à l'avance à Washington, et pas une ligne n’a été changée », a-t-il dit.
 
Auparavant, Carter a déclaré à Sky News qu’Hillary Clinton devrait abandonner son combat pour devenir le candidat démocratique à la présidence après le dernier tour des primaires au début du mois de Juin. À l'instar de nombreux super-délégués, il doit encore déclarer son soutien soit à Clinton soit à Barack Obama, mais il a suggéré que l'issue de la course était à prévoir. « Je pense que beaucoup d'entre nous, les super-délégués, vont prendre une décision ... assez rapidement, après les dernières primaires du 3 juin », a-t-il déclaré. « Je pense qu’à ce moment-là, il sera temps pour elle d'abandonner ».

Hier soir, devant une foule dense à Hay, Carter a parlé de son « horreur » de l’implication de l'Amérique (comme d’habitude, on réduit l’Amérique aux Etats-Unis, Ndt) dans la torture des prisonniers, en déclarant qu'il voulait que le prochain président des Etats-Unis s’engage de ne plus jamais le refaire.
 
Il a aussi insinué que George Bush pourrait même faire l’objet des poursuites sur des crimes de guerre une fois qu'il aura quitté la Maison Blanche.
 
Pressé par Philippe Sands QC à propos de la récente reconnaissance de Bush qu'il avait autorisé des procédures d'interrogation largement considérée comme s'apparentant à la torture, Carter a répondu qu'il était sûr que Bush serait en mesure de vivre une pacifique « vie productive dans notre pays ».
 
Sands, un expert juridique international, a déclaré ensuite qu'il avait compris cela comme une « claire confirmation » que, si Bush ne devrait pas rencontrer des soucis dans son propre pays, « ce qui pourrait arriver à l'extérieur du pays est un tout autre sujet ».
 
Article original : The Guardian.
Traduction : Iyad Abbara pour Alterinfo

Mardi 27 Mai 2008

12.05.2008

Jénine...Jénine

Quelques jours après l’invasion de Jénine par l’armée israélienne, un vieil homme se fraye un chemin parmi les décombres des habitations du camp de réfugiés et implore Allah. Dans cette petite enclave palestinienne mise à feu et à sang, des hôpitaux ont été éventrés sous les bombardements aériens et un nombre important d’habitants dont des enfants, des femmes, des vieillards et des handicapés ont été touchés par l’offensive de l’armée israélienne. Choqués par la densité du drame, des résidents témoignent des atrocités et des massacres commis; ils expriment leur révolte contre l’oppression et contre les humiliations subies. Les traumatismes liés à l’agonie d’enfants et à la mort d’innocents s’ajoutent aux ambitions, aux espoirs et aux rêves annihilés. Impuissant, le peuple palestinien crie sa souffrance et sa colère au reste du monde.

Interdit en Israël, un document-choc, tourné à chaud et dédié au producteur Iyad Samudi, tué par les soldats israéliens quelques jours après la fin du tournage. Prix du meilleur film au Festival international du film de Carthage en 2002, Prix International du Documentaire et du Reportage Méditerranéen 2003.

Biographie: Mohamed Bakri est né en 1953 en Galilée. En 1976, il est diplômé de l’Université de Tel-Aviv. Acteur de théâtre et de cinéma, il a tourné avec Costa Gavras, Rashid Masharawi, Ali Nasser et Uri Barrabash.

 


jenin..jenin
envoyé par zacharim

08.04.2008

Stichomythie à Sarkozy

772533361.jpg

 

 

 

 

 

Dans ce monde où les pathocrates jurent de protéger
le peuple des menaces qu’ils ont eux-mêmes créées

Dans ce monde où les psychopathes traquent la vermine
les humains trop nombreux devront connaître famine

Dans ce monde où les synocrates orchestrent savamment
révolutions, tortures, suicides et bombardements

Dans ce monde où les oligarques tirent ficelles
des journalistes, politiciens et maquerelles

Ici les psychopathes dictent ce que peuple sait
contrôlent média central, alternatif, opposé

Oswald, Ruby, rares sont les coupables désignés
auteurs des crimes et délits dont ils sont accusés

Oussama, pion des USA hèle ses talibans
terroristes depuis une grotte en Afghanistan

L’Irak déploie ses armes de destructions massives
livre pétrole, sable, misère mais point d’ogive

Libéralisme ou communisme, vaines illusions de choix
torturé par Charybde ou supplicié par Scylla

Conservent le peuple aveugle, esclave de ses peurs
guerre froide, choc des religions, leviers de la terreur

Flammes orientales siéent au pompier pyromane
péril jaune détrône peurs russes ou musulmanes

Israël, Europe, USA, empire colonial
traquent, pillent, brûlent tel un despote féodal

Médias et autres laquais s’émeuvent pour le Tibet
dans l’indifférence Iraq et Palestine sont démembrées

La Chine, de l’Occident nouveau bouc émissaire
occulte guerres, rapines, crises et cimetières

Ouvrier responsable dans son usine de Canton
de l’actionnaire rapace et ses relocalisations

Yuan, devise huée, coupable des maux financiers
paravent du chaos par les banquiers prémédité

Pestiférés, sorcières puis chinois portent l’opprobre
masquant le mal global grondent les discours sinophobes

Médias, patrons, politiques jouent la farce olympique
conspuent l’autocratique rejoignent le bal des cyniques

Courbettes et affection pour Israël ou la Lybie
plus tatillon avec Pékin parait le Sarkozy

Sarkozy abat l'oeuvre gaulliste.

Sarkozy en visite à Kaboul le 22 décembre (Eric Feferberg/Reuters)

1745298742.jpgQuelques pages dans un petit carnet de note illustrent la distance parcourue en un peu plus d'un an dans le positionnement international de la France. Mes premières notes portent sur un "briefing" d'un conseiller de l'Elysée à l'époque de Jacques Chirac, en novembre 2006:

"L'Otan ne doit pas apparaître comme le gendarme d'un monde occidental bien pensant"... "l'Otan n'est pas l'alpha et l'omega de l'organisation de la sécurité internationale"... "le risque est que l'Otan devienne le club occidental de sécurité qui s'étendra au monde entier."

Quelques pages plus loin, des notes toutes fraîches, lors d'un "briefing" de l'ère Sarkozy, il y a quelques jours:

"Pendant trente ans, la France a été hypocrite. Elle a fait chier tout le monde, et elle y allait. On a joué au gaullisme à peu de frais. Nicolas Sarkozy dit clairement des choses qui étaient déjà dans les faits... Sa vision du monde: la France est dans le bloc occidental, c'est assumé, et c'est une rupture... L'Otan devient globale, y compris en Afrique".

 

"Situer la France au sein de sa famille occidentale"

Ces deux postures, à un an d'intervalle, sont au coeur du virage de la politique étrangère française, et ce tournant passe par l'Afghanistan, où la France va envoyer des renforts militaires, et par Bucarest, où Nicolas Sarkozy participe mercredi et jeudi au Sommet de l'Alliance atlantique.

Le successeur de Jacques Chirac assume son positionnement en des termes que n'auraient jamais employés ses prédécesseurs. "Relisez son discours de politique étrangère le plus important, celui qu'il a prononcé devant le corps diplomatique le 18 janvier", souligne notre "briefeur". On est allé voir, et, de fait, il affiche la couleur:

"J’ai d’abord voulu situer, franchement et nettement, et là est la première rupture, la France au sein de sa famille occidentale. (...) En se plaçant clairement dans sa famille occidentale, la France, et c’était mon objectif, accroît sa crédibilité, sa marge d’action, sa capacité d’influence à l’intérieur comme à l’extérieur de sa famille. D'ailleurs, comment espérer avoir de l'influence sur sa famille politique si, dans le même temps, on n'y a plus sa place ou si les membres de cette famille politique se méfient de vous? La capacité d'influence de la France sur sa famille occidentale tient à la clarté de son engagement et de ses choix.".

Appelons cela l'Atlantisme décomplexé... C'est donc le choix de l'engagement au côté des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, signifié par les deux grands voyages et deux grands discours prononcés par le Président à Washington en novembre et à Londres la semaine dernière. Le choix du retour plein et entier dans les structures militaires de l'Otan qui semble quasiment acquis. Dans le même temps, on entend dans les allées du pouvoir des phrases comme "Kohl-Mitterrand, Verdun, le sentimentalisme franco-allemand, c'est fini"... Un choix stratégique qui tourne le dos à quarante ans d'histoire, et, de fait, renvoie le gaullisme au musée des lubies françaises: une partie de l'UMP appréciera.

Faire intervenir l'Otan en Afrique?

Les Américains ont répondu positivement à l'ouverture que leur a offerte Sarkozy. On a ainsi vu défiler à Paris des responsables américains qui venaient flatter l'égo national en soulignant que les Français étaient les seuls en Europe, avec les Anglais, à savoir se battre, et qu'on avait besoin d'eux en Afghanistan:

"Les Allemands arrivent là-bas avec le mauvais matériel et ne veulent pas se battre, alors que vous, les Français, vous êtes bien entraînés et motivés, et avez l'expérience du désert"...

Le choix de Sarkozy aurait du sens s'il y avait une stratégie clairement définie, au-delà du repositionnement dans l'espoir de prendre la tête d'une défense européenne ressortie de la naphtaline. L'Otan n'a pas de stratégie évidente, ni sur sa manière de gagner face aux talibans en Afghanistan, ce qui ne l'empêche pas d'accroître ses effectifs, ni sur son rôle dans l'organisation de la sécurité mondiale.

Or, les deux nouveaux meilleurs amis de la France trainent toujours le boulet de leur engagement en Irak, et le lègueront sans doute à leurs successeurs, très prochainement à Washington, et peut-être aussi à Londres. Et, dans une fuite en avant de dernière minute, George Bush force la main à ses alliés pour engager des démarches d'adhésion pour l'Ukraine et la Géorgie, au grand dam de Vladimir Poutine qui sera vendredi à Bucarest pour faire, lui aussi, des adieux fracassants à ses ennemis préférés de l'Otan, et, sans doute, leur dire ses quatre vérités.

L'Otan est devenue incontournable: cette alliance militaire qui n'avait pas tiré un seul coup de feu avant la chute du mur de Berlin, est aujourd'hui en plein essor, non seulement en récupérant les uns après les autres tous les pays ex-communistes, mais surtout en devenant, de fait, le bras armé occidental dans le monde entier. Oubliés les vieux débats sans fin sur le "hors zone", c'est-à-dire sur les interventions hors du "théâtre" historique de la guerre froide, au coeur de l'Europe. A Paris, on est même prêt à envisager de voir l'Otan intervenir en Afrique, drôle de rupture avec la Françafrique!

Dans un monde où les institutions multilatérales comme l'ONU ont perdu toute capacité d'intervention, où les menaces sont diffuses et multiples, le discours sarkozyste a une logique de "bloc" qui peut sembler rassurante. Elle a toutefois l'inconvénient de s'aligner sans conditions sur des pompiers pyromanes, qui portent, avec leur unilatéralisme de la guerre d'Irak et leur incapacité à favoriser la moindre avancée dans les conflits du Moyen-Orient en général, une responsabilité majeure dans la dégradation du climat international. Pas vraiment rassurant, et les prochaines années montreront si la France ne sera pas sortie de son ambiguité diplomatique à ses dépens, pour paraphraser le Cardinal de Retz que Nicolas Sarkozy a choisi d'ignorer

Article original publié par Rue 89.

Note de P&P : Sarkozy qui pendant des années a mangé au râtelier du gaullisme vient de fouler aux pieds l’un des acquis majeurs obtenu par Charles De Gaulles : une véritable indépendance militaire et donc stratégique et militaire pour la France.

En intégrant l’OTAN Sarkozy vient de sacrifier cette liberté. La France a remis sa destinée géostratégique et militaire dans des mains étrangères. La France a fait acte d’allégeance aux Etats-Unis et s’est soumise à l’idéologie de ceux qui tirent les ficelles de Bush comme de Sarkozy.

Cette idéologie est barbare, xénophobe et terrifiante  vise au conflit global. L’émergence d’un bloc « blanc occidental judéo chrétien dominant » incluant Israël, l’Europe et les Etats-Unis et légitimant son existence à travers la haine, la peur, la stigmatisation et la destruction de l’autre, pillant les ressources, exterminant ses opposants et contrôlant ses habitants.

Au premier rang de ces cibles nous retrouverons bien sûr les pays musulmans - au sein desquels Liban et Palestine tiennent une place de choix - mais aussi la Chine et la Russie.

Citoyens français nous payons des impôts qui servent à couvrir nos mains du sang des enfants d’Afghanistan. Demain les innocents d’Irak, de Palestine ou d’Iran rejoindront leurs rangs.

Sarkozy a sacrifié l’indépendance militaire de la France sur l’autel de l’allégeance étasunienne (sans consultation du parlement), de même il a sacrifiée l’indépendance politique et financière de la France sur l’autel de l’oligarchie européenne (dans le total mépris du choix populaire clair exprimé par le référendum d’avril 2006).

L’OTAN comme l’Union Européenne sont des entités opaques et technocratiques n’ayant aucune légitimité démocratique. Le citoyen n’y a pas de poids, pas de rôle, pas de pouvoir. Son seul droit y est de travailler de consommer et de payer. Le fruit de notre labeur ainsi collecté alimente ces mêmes organisations et les cliques qui les contrôlent.

03.04.2008

Quand la vérité est un crime

PARIS - Le sous-préfet de Saintes (Charente-Maritime), Bruno Guigue, a été limogé après avoir publié sur le site Internet "oumma.com" une tribune "très violemment anti-israélienne", a-t-on appris samedi auprès du ministère de l'Intérieur.

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, mise au courant mercredi du contenu de cette tribune, a "pris immédiatement un décret mettant fin aux fonctions du sous-préfet" qui a tenu des "termes tout à fait inacceptables" et violé son "devoir de réserve", explique-t-on de même source.

Bruno Guigue a notamment déclaré dans sa tribune publiée le 13 mars qu'Israël est le "seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles". Il a également évoqué "les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer durant le shabbat". AP 

Note de P&P : Revenons sur les propos de Bruno Guigue qui ont manifestement déclenché les foudres du gouvernement français par l'intermédiaire de son ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie :

1/Bruno Guigue a déclaré « les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles » :

Malheureusement les cas d’assassinat d’enfants palestiniens par les snipers de Tsahal sont largement documentés, Bruno Guigue a simplement dit une vérité :
http://www.webarabic.com/wa-forum/lofiversion/index.php/t...
http://www.wmaker.net/alterinfo/L-extermination-des-enfan...
http://www.infos-dieppoises.fr/Archives2002/TemoinsPalest...

 

Il est à noter que l’occupation de la Palestine a fait plus de 50.000 victimes dont une majorité de civils palestiniens. Outre les snipers, Israël a développé des techniques d’assassinat et de génocide toujours plus inhumaines :
- bombardements de civils
- embargo
- bombes incendiaires  (armement déclaré illégal)
- armes à l’uranium appauvri (armement déclaré illégal)

- ...

2/ Bruno Guigue a également déclaré « les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer durant le shabbat »

A ce jour, 8.500 Palestiniens croupissent dans les prisons israéliennes dont 102 femmes, 2 bébés et 450 enfants de moins de 17 ans.

Là aussi la pratique généralisée de la torture est un fait avéré depuis des décennies, confirmé par des dizaines d’ONG dont la Ligue des Droits de l’Homme ou Amnesty International.

Du reste l’Etat d’Israël ne se cache même plus de ces pratiques puisque la Haute Cour de Justice israélienne a officiellement légalisé la torture en 2000.

Bien sûr ces abominations se font sous couvert de la morale, du bien et de la religion. De la même façon que les tortionnaires d’Abu Ghraïb cessent probablement de torturer pendant Noël afin de célébrer la naissance de Jésus Christ.

Le limogeage du sous-préfet Guigue fait partie des ces décisions politiques où la vérité est combattue par les pouvoirs en place. De telles pratiques peuvent nous rappeler les épisodes les plus sombres de l’histoire de l’Humanité.

Pour conclure je souhaite partager avec vous cet extrait de 11 Septembre, L’Ultime Vérité qui met bien relief ce décalage dramatique entre les faits avérés concernant Israël et les décisions et conclusions qui en sont tirées :

« Winston Churchill témoigna devant la commission Peel, déclarant que la population autochtone arabe n’avait pas plus de droits sur la Palestine qu’un « chien devant une gamelle n’a, au fond, de droit sur celle-ci, même s’il est là depuis très longtemps. » Il reconnut ensuite qu’« aucun mal ne fut fait à ces gens en ce qu’une race plus forte, plus talentueuse ou en tous cas pour ainsi dire plus civilisée, soit arrivée pour les remplacer. »

Finkelstein fait part du paradoxe fondamental auquel il fut confronté au cours de l’écriture de son ouvrage :

Pendant la préparation des chapitres de ce livre dédiés au respect par Israël des droits de l’Homme dans les territoires occupés, je pris connaissance des quelques milliers de pages, littéralement, des rapports sur les droits de l’Homme publiés par diverses organisations farouchement indépendantes et très professionnelles – Amnesty International, Human Rights Watch, B'Tselem (le centre d’information israélien pour les droits de l’Homme dans les territoires occupés), le comité public contre la torture en Israël, les médecins pour les droits de l’Homme – Israël – chacune disposant de sa propre équipe autonome d’observateurs et d’enquêteurs.

À l’exception d’un seul point mineur, je n’ai pas trouvé un seul aspect légal ou un seul fait sur lequel ces organisations de défense des droits de l’Homme diffèraient.

Pour ce qui est de la situation d’Israël en regard des droits de l’Homme, on peut parler non seulement d’un consensus fort – comme sur les questions historiques – mais aussi d’un consensus unanime. Toutes ces organisations s’accordent sur le fait que, par exemple, les détenus palestiniens sont systématiquement maltraités et torturés, leur nombre total se comptant désormais probablement en dizaines de milliers.

Si comme je l’ai souligné un large consensus existe quant aux faits, une anomalie évidente apparaît pourtant : qu’est ce qui explique la controverse passionnée qui perdure autour du conflit israélo-palestinien ? Pour expliquer ce pseudo-paradoxe, il faut tout d’abord, à mon avis, opérer une distinction fondamentale entre les controverses réelles et celles qui sont artificielles. Pour illustrer ces vraies différences d’opinion, penchons-nous sur la question des réfugiés palestiniens.

Les parties intéressées peuvent s’accorder sur les faits, et pourtant aboutir à des conclusions diamétralement opposées en termes moraux, légaux et politiques. Ainsi, comme je l'ai mentionné précédemment, les chercheurs s'accordent tous pour dire que les Palestiniens furent l’objet d’un nettoyage ethnique en 1948.

Benny Morris est l’historien israélien expert du domaine ; bien qu’ayant contribué plus que quiconque à la clarification de ce qui s’était exactement passé, il conclut néanmoins que, moralement, c’était une bonne chose – juste comme, de son point de vue, l’annihilation des indiens d’Amérique avait été une bonne chose – que, légalement, les Palestiniens n’ont aucun droit de retourner sur leurs terres, et que, politiquement, la grosse erreur que commit Israël en 1948 fut de ne pas « mener un programme plus vaste d’expulsions et de nettoyage de tout le pays – sur l’intégralité du territoire israélien jusqu’au Jourdain » ciblant les Palestiniens.

Quelque écœurantes qu’elles soient moralement, ces conclusions ne peuvent pas être qualifiées de fausses.

Revenons au monde des hommes normaux : il leur est possible de s’accorder sur les faits et sur leurs implications morales et légales, tout en aboutissant à des conclusions politiques divergentes.

Noam Chomsky reconnaît que, dans les faits, les Palestiniens furent bien expulsés, et qu'il s’agit moralement d’un crime majeur, et que les Palestiniens disposent légalement du droit de revenir. Il conclut pourtant que l’application de ce droit n’est politiquement pas possible, que le revendiquer serait inefficace, et que faire miroiter cet espoir illusoire (d'après lui) aux réfugiés palestiniens est en effet profondément immoral.

D'autres maintiennent au contraire qu’un droit moral et légal n’a aucun sens s’il ne peut être appliqué, et que la mise en œuvre du droit au retour est réellement possible.

Il ne nous intéresse pas de reconnaître qui a tort et qui a raison mais de savoir que, même parmi des gens honnêtes et respectables, il peut exister de réelles et légitimes différences en matière de jugement politique.

Ceci étant dit, il faut toutefois souligner que – à tous les niveaux, parmi ceux qui partagent des valeurs morales ordinaires – l’ampleur des désaccords politiques reste relativement limitée, quand celle des convergences se montre relativement importante1.

Le paradoxe souligné par Finkelstein relève, selon nous, d’une question de conscience.

Le mépris évident de la vie de centaines de milliers de Palestiniens est une réalité avec laquelle il nous faut compter aujourd’hui. Nous pourrions nous demander ce qui fait qu’une personne demeure insensible à la douleur et à la souffrance d’autrui. Nous constatons bien une telle attitude chez les sionistes. Nous l'observons aussi chez les dirigeants britanniques et chez les dirigeants étasuniens actuels. Nous voyons également qu'un motif inquiétant prend forme dans les relations entre ces groupes, et parmi les dirigeants des autres nations, qui promeuvent le mensonge de la « terre d’Israël donnée par Dieu ». Ces derniers n'ont plus aucun repères moraux. Ou peut-être pouvons-nous nous demander s’ils n'ont jamais eu de repères moraux.

La question demeure alors de savoir qui est à l’origine de ce mensonge. Existe-t-il un lien entre une mystification aussi monstrueuse et une incapacité à ressentir la souffrance d'autrui, à agir avec une vraie conscience ? »

17.03.2008

Quand le créateur songe à sacrifier sa créature

Depuis quelques semaines le refrain entonné en choeur par les instituts de sondages et les médias de masse au sujet de Nicolas Sarkozy peuvent nous laisser perplexe. Voici ce qu'écrivait Opinionway le 12 mars 2008 :

La cote du Premier ministre continue de grimper à 55%, contre seulement 41% pour le président de la République.
41% des Français se disent satisfaits de l'action menée par Nicolas Sarkozy en mars, un taux inchangé par rapport à février, selon un sondage OpinionWay publié mercredi 12 mars dans Métro. De son côté, la cote de popularité de François Fillon progresse de 2 points à 55%.
Si l'action du président contente, comme le mois dernier, 41% des personnes interrogées, 56% des sondés se déclarent "mécontents", soit 2 points de moins qu'en février. 3% ne se prononcent pas. Le Premier ministre lui poursuit son ascension avec 55% d'opinions favorables, en hausse de 2 points. 39% des Français (-6 points) se disent "mécontents" de son action à la tête du gouvernement. 6% d'entre eux ne se prononcent pas.

Article original Challenge

Les autres instituts de sondage que ce soit Ipsos ou Sofres tiennent le même discours.

Comment se fait il que ceux-là même qui ont porté Sarkozy aux nues, qui ont manipulé l'opinion, enjolivé les faits, mutiplié les unes et les couvertures, obéré les dérives, muselé les concurrents se jettent soudain en pâture sur celui qu'ils idolâtraient encore il y a quelques semaines ?

Certainement qu'il est de plus en plus difficile d'entretenir le mensonge tant le décalage entre le discours médiatique sur Sarkozy et sa réalité devient gigantesque. A fortiori l'approche du naufrage de Sarkozy pendant les élections municipales rend de plus en plus suspects des sondages lénifiants.

C'est bien ici que se trouve la limite de l'exercice de propagande, vous devez mentir pour faire avaler les excès, délires, manipulation, injustices du régime mais vous ne pouvez pas trop mentir au risque de perdre votre crédibilité et d'éveiller la suspicion chez le citoyen. Quand les médias de masse parlent de "41% de français se disent satisfaits de l'action de Sarkozy", il semble sage d'interpréter "au grand maximum 41% de français se disent satsifaits de l'action de Sarkozy" et le chiffre réel doit plutôt fluctuer aux alentours de 20 ou 30%.

Au delà des exercices d'équilibristes des organes de propagande, peut-être aussi que Sarkozy commence à lasser voir à inquiéter ses "employeurs".  

Pour illustrer ce propos utilisons une analogie cinématographique. Nous connaissons tous les célèbres films de James Bond et autres oeuvres du genre qui nous ont initiés aux arcanes du métier d'agent secret et à ses principaux objectifs qui peuvent être résumés de la manière suivante :

Point n°1 : Mener à bien la mission.

Point n°2 : Ne pas être découvert.

Le problème avec notre bien-aimé président est que celui-ci ferait manifestement un bien piètre agent secret. Amusons-nous à évaluer l'agent Sarkozy sur les deux critères mentionnés ci-dessus.

Point n°1 : Passable 12/20.

Sarkozy a déboulonné systématiquement les droits et les libertés des français, il a encouragé les intégrismes et augmenté les antagonismes entre les populations chrétiennes et les populations musulmanes de France, il a encore appauvris les plus pauvres et enrichi les plus riches et il a fait émerger un état policier, il a mis en oeuvre une politique étrangère pro-américaine, pro-israélienne et anti-arabe.

Point n°2 : Catastrophique 3/20.

C'est bien ici que le bât blesse, force est de constater que l'agent Sarkozy n'est pas un modèle de discrétion. Même le citoyen le moins attentif aura peine à croire qu'il s'agit là d'un président habitant sa fonction, servant une vision politique ambitieuse et intelligente,  et oeuvrant au bonheur de la population française. Alors que dans le cadre de sa mission Nicolas Sarkozy aurait dû jouer les cartes de la tempérance, de la retenue, de l'élégance, du raffinement, de l'intelligence, enfin tous les attributs d'un chef d'état qui entretient l'illusion, l'intéressé s'est tout au contraire pris au jeu. 

Il a oublié les spécificités de sa mission, il a commencé à s' "y croire", à s'"enflammer": yachts privés, réception de dictateursjournalistes méprisés, doublement de salaire, jets privés, insultes, déclarations incohérentes, invectives, déclaration fiscale curieuse, divorce scabreux, mariage cocasse, dérives jet set, état d'ébriété au G8, ...

Ces dérives constituent un véritable problème car pour que celui qui accepte le rôle de président puisse mener à bien sa mission une condition
préalable est que l'illusion liée à cette fonction soit maintenue aux yeux des masses.

Et c'est certainement cette accumulation de bourdes qui a alerté ceux qui tirent les ficelles du pantin Sarkozy : "il fait n'importe quoi", "il a pété les plombs, "il ne suit pas le scénario", "il va tout faire capoter", "les français y croient de moins en moins", "on a beau enjoliver et censurer, les informations filtrent", "ça devient de plus en plus compliqué d'entretenir l'illusion"...

Alors à travers quelques articles beaucoup moins dithyrambiques qu'auparavant et la publication de sondages peu reluisants (souvenez vous ce sont ces mêmes faiseurs d'opinion qui annonçaient avec force certitude Balladur vainqueur en 95 et un duel Chirac-Jospin en 2002), ceux qui tirent les ficelles ont décidé de se distancier de cet individu dangereux.

Une autre régle fondamentale dans le métier d'agent secret est de ne jamais révéler l'identité de son employeur. Peut-être pouvons-nous tenter de mieux comprendre qui tire les ficelles du pantin Sarkozy.

Bien sûr le patronat français est clairement partie prenant : les cadeaux fiscaux, les accointances avec les dirigeants de médias, suppression de la pub sur les chaines publiques, le yacht de Bolloré,  le parrain Bouygues, la liste est tellement longue qu'elle en est presque risible. Et peut-être que ces liens sont un peu trop évidents.

Si l'on y regarde de plus près, une seconde piste apparait. Vous vous souvenez certainement de la série de nominations d'individus ayant ouvertement reconnu leur vision sioniste comme Attali, Strauss-Kahn, Zimeray, Kouchner ou Klarsfeld.

Vous pouvez également ajouter à cette liste substantielle de personnalités toutes nominées par notre cher président les liens présumés entre celui-ci et les services secrets israéliens.

En outre, il est intéressant de constater que depuis le revirement de situation qui a débuté en février Sarkozy a fait plusieurs mouvements notables et convergents :

1/ Il a effectué une intervention très remarquée devant le CRIF le 14 février 2008,

2/ Il a envoyé Kouchner le 17 février 2008 à Jérusalem

3/ Il a reçu en grande pompe Shimon Perez le 11 mars 2008,

4/ Il a annoncé un voyage en Israël pour mai 2008 avec un discours devant la Knesset. 

Etonnante activités autour d'Israël pour un président qui, c'est le moins qu'on puisse dire, fait actuellement face à des dossiers de politiques interne assez urgents.

Ces rencontres rapprochées peuvent nous rappelez ces films où l'agent secret est dans la panade et appelle, frénétique et haletant, son QG avec son super téléphone miniature multifonction afin de recevoir les instructions de ses chefs.

Quel pourrait être le contenu de ces instructions ? Améliorer la forme ? Accélérer le dossier iranien ? Fermer les yeux sur Gaza ? Accélérer l'embrasement des cités ?

Un peu de tout cela peut-être. Nous ne pouvons que conjecturer, l'avenir dira si nous étions dans le vrai. 

Sarkozy, savant mélange de discrétion et de dignité

Nicolas Sarkozy semble avoir bien du mal à contrôler ses pulsions primaires. Au cours de la réception d'une délégation israélienne et en présence de sa femme, vous allez le voir, hypnotisé, plongé son regard plutôt deux fois plutôt qu'une dans le décolleté de Bar Rafaeli. Classe !