19.09.2007

Sarkozy : faites ce que je dis mais pas ce que je fais

Cet article est extrait du site Contrinfo, il date du 15 mars 2007.
 

Selon le Canard Enchainé, Nicolas Sarkozy aurait consenti un rabais de 775 000 euros sur des terrains municipaux au promoteur immobilier Lasserre en avril 1997. Le promoteur lui aurait ensuite vendu « avec une ristourne » le duplex de 233 m2 sur l’île de la Jatte, à Neuilly-sur-Seine, ville dont Nicolas Sarkozy était maire.

Le journal satirique explique que la mairie de Neuilly et la Sem 92, une société d’économie mixte qui dépend du conseil général des Hauts-de-Seine, ont autorisé le promoteur à acheter en deux fois les terrains concernés, la deuxième partie de l’opération s’étant faite à un prix inférieur de 20%, « une sorte de crédit gratuit », selon un haut fonctionnaire cité par Le Canard enchaîné. La « ristourne » a permis au promoteur Lasserre d’économiser à l’époque 2 000 francs par mètre carré, soit les 775 000 euros.

Un joli coup de bonneteau

« L’opération peut se résumer à un joli coup de bonneteau sur les « droits à construire » que le groupe Lasserre était tenu à verser à la ville de Neuilly pour pouvoir édifier trois immeubles sur l’île de la Jatte », écrit le Canard. C’est dans l’un de ces immeubles que le couple Sarkozy a acheté son duplex avec 300 000 euros de réduction.

Nicolas Sarkozy répond dans les colonnes même du journal. Il affirme que « la ville de Neuilly et la Sem 92 ont fait face en 1997 à un effondrement du marché immobilier (...) Dans ce contexte les nombreux promoteurs contactés se refusaient à réaliser la troisième tranche de la ZAC de l’île de la Jatte. (...) Il était indispensable de vendre les terrains et c’est ainsi (que) les parcelles de la troisième tranche » ont été cédées « à un prix adapté à la réalité du marché au seul promoteur qui acceptait de s’engager sur la réalisation de cette troisième tranche ».

Le Canard enchaîné estime que « l’argument de la crise immobilière a bon dos ». Il écrit qu’« en réalité, la chute du marché date de 1992-1993, et non de 1997 », remarquant que la presse économique avait souligné, dès 1996, une amélioration du marché immobilier dans les Hauts-de-Seine, « et particulièrement à Neuilly ».

Montebourg somme Sarkozy de s’expliquer

"Ce n’est pas une question fiscale, là. Ce sont des rapports de mélange d’intérêts", a déclaré sur France 2 Arnaud Montebourg, estimant que le mélange d’intérêts concerne "le pouvoir exercé par le maire de Neuilly qu’il était, le président du Conseil général qu’il était, le président des sociétés d’économies mixtes qui construisaient et des promoteurs immobiliers avec des intérêts personnels au milieu."

"Donc je conseille à Nicolas Sarkozy de faire très vite la lumière. Car si tout ce qui est écrit dans le Canard est exact, cela est très préoccupant par rapport à la probité qu’on est en droit d’attendre d’un responsable public qui se présente à la candidature suprême", a-t-il dit. 

 

Note de Pouvoir et Psychopathie : 

Depuis cette affaire vient de connaitre une avancée supplémentaire avec l'ouverture d'une enquête préliminaire menée par le parquet de Versailles.

Il est piquant de se souvenir de la déclaration de Sarkozy au moment du lynchage de Gaymard en raison de son fameux duplex de 600 m2 : "les Français, confrontés à des difficultés quotidiennes, peuvent s’interroger et juger avec une certaine sévérité ce qui se passe".

 

13.05.2007

Le non-vote de Cécilia Sarkozy.

Cécilia Sarkozy n'aurait pas voté le 6 mai dernier. Cela signifie que Cécilia Sarkozy a refusé de voter pour son mari. Pourquoi celle-ci ne veut elle pas participer à l'accession de son mari à la présidence de la République ?

Une solution aurait été de se rendre au bureau de vote et de glisser un bulletin blanc ou de voter pour S. Royal. Pourtant Cécilia Sarkozy a choisi de ne pas voter pour son mari et que cela soit visible. 

Si comme de nombreux faits semblent le confirmer, Nicolas Sarkozy souffre de tendances psychopathiques marquées qui est mieux placé que Cécilia Sarkozy pour s'en rendre compte ?

Depuis cette perspective-là, nous comprenons mieux pourquoi Cécilia Sarkozy a voulu marquer ouvertement son désaccord.

Auriez vous confiance en un individu qui n'a même pas le crédit de sa propre épouse ?

 

PARIS (Reuters) - dimanche 13 mai 2007
 

Un article du Journal du Dimanche révélant que Cécilia Sarkozy n'aurait pas voté lors du second tour de la présidentielle aurait été censuré par l'actionnaire de référence de l'hebdomadaire, le groupe Lagardère, selon une information parue sur le site internet Rue89.

"Selon nos informations, le Journal du Dimanche a renoncé à publier un article racontant comment Nicolas et Cécilia Sarkozy avaient passé leur dernier dimanche, le 6 mai, jour du second tour", lit-on sur ce site fondé par d'anciens journalistes de Libération.

Selon eux, leurs confrères du JDD auraient "découvert", en consultant le registre du bureau de vote où était inscrite Cécilia Sarkozy que l'épouse du candidat de l'UMP "n'avait pas voté".

Le directeur de la rédaction de l'hebdomadaire dominical, Jacques Espérandieu, a alors demandé à ses journalistes samedi, veille de la parution du journal, d'appeler Cécilia Sarkozy avant de publier l'information, indiquent les rédacteurs de Rue89.

Cécilia Sarkozy n'a pas voulu faire de commentaire, ajoute le site internet.

"A la suite de quoi, plusieurs membres de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy seraient intervenus", affirme Rue89 qui cite notamment Claude Guéant, le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy et Franck Louvrier, son responsable de la communication.

"Finalement, Arnaud Largardère, patron du groupe Lagardère, a exigé que l'article soit remis dans un tiroir", affirme Rue 89.

Le directeur de la rédaction du Journal du Dimanche n'était pas joignable par téléphone dimanche en milieu d'après-midi. Le groupe Lagardère n'a pas non plus pu être joint.

"L'article, illustré d'une photo de la liste d'émargement, mentionnait également de vifs échanges, dans la soirée (du 6 mai), au sein du couple", précise Rue89.

Cécilia Sarkozy n'avait pas accompagné Nicolas Sarkozy au bureau de vote de l'école maternelle Edith Gorce Franklin, sur l'île de la Jatte, le 6 mai contrairement à ce qui s'était produit au premier tour.

Il n'avait pas été alors précisé si elle avait voté par la suite.