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26/03/2010

Relier les points : meurtre de masse en Haïti, avions fous dans les cieux. Edit Link

Éditeurs SOTT
sott.net
Mardi 9 février 2010


© Associated Press

Invasion par les faucons de pacotille : les troupes étasuniennes atterrissent sur la pelouse du palais présidentiel à Port-au-Prince après sa destruction par une frappe chirurgicale.


Cela fait un an qu’Obama est arrivé au pouvoir dans une vague d’euphorie, beaucoup espéraient qu’il les soulagerait en ces temps difficiles. Il a bien apporté l’espoir pour certains mais pas pour l’humanité. Il a bien apporté le changement, mais malheureusement pour le pire. Derrière l’image minutieusement élaborée d’un homme de paix, derrière l’apparence finement voilée des bonnes intentions, les forces des ténèbres ont utilisé la machinerie gouvernementale étasunienne comme une arme de destruction massive.

Dans le Relier les points de ce mois nous constatons comment, en un seul coup, l’empire du mal a décimé et envahi un pays de plus. La guerre environnementale et la guerre informatique sont passées au premier plan et se sont unies avec les drones tueurs sur la ligne de front de la quête menée par le Pentagone pour une domination totale. Le cadeau spécial d’Al-Qaeda pour Noël a été suivi par une vague de répliques hystériques au cours de janvier qui ont de sinistres implications à de nombreux niveaux.

Avec en toile de fond un climat polaire sur tout l’hémisphère Nord l’édifice du réchauffement planétaire est en train de s’effondrer. La collusion entre les gouvernements des grands pays et les grandes entreprises pharmaceutiques visant à nous vacciner contre une pandémie inexistante masque la seule vraie pandémie qui menace l’humanité : les psychopathes et leurs lots d’assassinats ciblés, guerres, torture, vaccins toxiques…et puis rendent l’humanité responsable de leurs conséquences. Aucun vaccin ne peut protéger nos esprits, seule la conscience de la présence de prédateurs parmi nous le peut. La « grippe porcine » semble s’être estompée, mais les porcs sont toujours parmi nous.

Si en 2010 les événements continuent à ce rythme, alors l’humanité va connaître des moments difficiles. Tenez bon pendant que nous naviguons à travers ce mois de janvier.


Haïti : Meutre & associés


La joie du Nouvel An s’est transformée en désespoir face à la longue souffrance des Haïtiens touchés par un séisme d’une magnitude de 7 parfaitement centré sur Port-au-Prince et qui l’a détruite le 12 janvier. La situation critique d’Haïti écrasé par la domination que les États-Unis exercent sur ses nations satellites avait été quasiment oubliée par un monde absorbé par le cirque médiatique de la guerre contre la terreur. Ce désastre total a fait au moins 150 000 morts et a laissé des centaines de milliers de personnes sans eau, sans nourriture et sans aide médicale. En décembre, Glen Ford a fait un point sur la politique étasunienne en Haïti sous l’ère du président du non-changement [allusion à Obama et au leitmotiv de sa campagne : le changement - NdT] :

La présidence de Barack Obama était censée marquer une nouvelle ère dans la politique internationale des États-Unis, y compris l’Amérique latine, qui s’était manifestement opposé aux provocations, à l’oppression et aux coups d’État de Georges Bush. Ce qui est apparu sous Obama n’est pas une inversion de la politique impérialiste menée sur le continent américain par les États-Unis, mais un ajustement cosmétique. Le président Obama a beaucoup moins recours à un langage belliqueux que son prédécesseur, mais il utilise tous les subterfuges et tromperies imaginables pour maintenir la domination étasunienne dans la région. Et comme tous les tyrans qui ont essuyé un revers, il tente d’instiller la peur dans cet hémisphère en s’attaquant aux pays les plus petits.

La semaine dernière le parti du président Aristide s’est vu interdire la participation aux élections législatives haïtiennes prévues en février. La commission électorale contrôlée par l’oligarchie a prétendu que le parti n’avait pas correctement rempli certains documents. En juin dernier, seulement 10 % de la population a participé aux élections dont le parti d’Aristide était exclu.

Ces deux simulacres d’élections révèlent la véritable nature de la politique menée par Obama dans les démocraties du continent américain. Partout où les États-Unis ont le pouvoir de faire dérailler le processus démocratique, ils le font, et puis ils attendent patiemment qu’une nouvelle opportunité de poignarder leurs voisins dans le dos se présente.

 


© Eduardo Munoz / Reuters

3 février, un Haïtien fait des gâteaux avec de la boue pour les vendre dans le quartier de Cité Soleil à Port-au-Prince. Élaborés à partir de terre, de sel et d’huile végétale, ces gâteaux constituaient déjà l’une des rares options possibles pour les plus démunis en Haïti même avant le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier.

Combien d’entre vous se sont posé la question que nous nous la sommes posée : « Qu’est-ce que les Haïtiens ont fait pour mériter cela ? » Ils ont été battus, maltraités, exploités et négligés depuis l’époque où les Européens ont éradiqué les autochtones pour les remplacer par des Africains enlevés dans leur pays natal et qui à ce jour sont toujours esclaves en Haïti.

Même avant le tremblement de terre, la plupart des Haïtiens n’avaient pas d’eau courante, d’électricité ou de toilettes rudimentaires. 75 % de la population vit avec moins de 2 dollars par jour, et 56 % – 4,5 millions de personnes – vivent avec moins de 1 dollar par jour. D’après l’UNICEF, le 11 janvier il y avait déjà 380 000 orphelins pour une population de 9 millions d’habitants. Le contrôle exercé par le FMI sur l’économie a décimé la production de nourriture, forçant le pays à dépendre de l’importation de céréales venant des États-Unis. Une force de « maintien de la paix » de l’ONU a pris le relais des soldats étasuniens sur place depuis 2004 date de la dernière intervention étasunienne, où Bush avait autorisé l’intervention de mercenaires entraînés par les États-Unis contre Jean-Bertrand Aristide pour avoir osé adopter des mesures mineures visant à améliorer la qualité de vie des Haïtiens. En fait, c’était le deuxième Bush à prendre cette décision. Son père était président lorsqu’Aristide fut évincé au cours d’un coup d’État fomenté par la CIA en 1991. Bien que l’ONU ait été critiquée lorsqu’elle a ignoré « les agissements de » la police nationale haïtienne (une autre promotion des escadrons de la mort entraînés par les États-Unis et œuvrant pour le compte des élites criminelles d’Haïti), l’horrible vérité est que depuis le coup d’État de 2004 l’ONU a été directement impliquée dans l’assassinat ciblé de membres du parti Lavalas dirigé par Aristide et a brisé des manifestations populaires en tuant impudemment des manifestants en plein jour

Finian Cunningham a écrit dans le Gulf Daily News:

Pouvez-vous imaginer combien de vies humaines auraient pu être sauves à l’occasion du tremblement de terre haïtien si une fraction de l’argent dilapidé dans des guerres futiles avait été investie dans le développement économique et social de ce pays ?

Bien sûr, la morale et la logique pleine de sensibilité de cette idée ne s’appliquent pas dans un monde dirigé par la politique internationale de Washington. Cela provient des impératifs et de la logique du capitalisme dominé par les États-Unis, qui nécessite que des pays comme Haïti soient maintenus dans un état de pauvreté au nom des profits d’entreprises et qui nécessitent de focaliser le peuple sur des menaces illusoires afin de dissimuler son besoin de contrôler les ressources géopolitiques (principalement énergétiques). Voilà le véritable visage du système économique que Washington et ses alliés imposent au monde. Et Haïti a retiré le masque de cet horrible visage.

Les médias occidentaux n’ont pas perdu de temps pour tenter de remettre le masque. Les Haïtiens, sous le choc, étaient encore en train de courir en tout sens, couverts de sang et de boue, à la recherche de leurs proches, lorsque les officines médiatiques (majoritairement étasuniennes) ont repris le scénario fictif utilisé à la Nouvelle-Orléans suite à l’ouragan Katrina, faisant un battage énorme autour d’imaginaires « gangs de maraudeurs armés de machettes » et « pillards » saccageant Port-au-Prince. D’après les témoins sur place, les gens étaient généralement coopératifs dans leurs efforts visant à sauver les biens qui pouvaient l’être afin d’assurer leur survie.



© AFP/Getty Images

Les casques bleus de l’ONU continuent comme avant le tremblement de terre… sauf que maintenant ils utilisent des gaz lacrymogènes à la place des balles (avec le monde entier qui regarde et tout ça).

Au milieu de toute cette souffrance, une entreprise étasunienne affrétant des paquebots a maintenu ses croisières, acheminant de riches touristes dénués de conscience vers une plage privée et une jetée détenues par cette entreprise, où les passagers ont débarqué pour une journée de farniente, de fête et de cocktails devant le coucher de Soleil. Que de volonté faut-il pour ignorer l’océan de souffrances juste derrière les clôtures électrifiées et les gardes armés protégeant votre « petit coin de paradis ». Le croisiériste Royal Caribbean, qui a acheté cette plage grâce au pouvoir de persuasion de Bill Clinton, l’a baptisée « Labadee® », en mémoire du Marquis de Labadie, propriétaire d’esclaves qui s’établit en Haïti au XVIIe siècle. Par conséquent, il n’est pas étonnant que ni le croisiériste ni ses clients n’aient ressenti la moindre crise de conscience – dans la mesure où il est juste naturel que les psychopathes et les esclavagistes modernes par procuration s’identifient à leurs ancêtres.

Le lendemain du tremblement de terre des médecins cubains étaient sur les lieux, les Gazaouis frappés par la pauvreté ont donné ce qu’ils pouvaient, la Chine a envoyé des équipes de secours d’urgence, tandis que la plus grande démocratie de la planète envoyait des scientologues, des bibles audio alimentées par énergie solaire (qui peuvent « diffuser les saintes Écritures en Créole haïtien à plus de 300 personnes à la fois ») et des armes. Des tas de grosses armes. Nous savions ce qui se profilait lorsqu’il est apparu que la flotte de navires de guerre, de porte-avions et d’hélicoptères étasuniens étaient remplis d’armes et de munitions, et non pas de nourriture, d’eau ou de médicaments dont le besoin était si pressant. Sûrement seul un cerveau psychopathique pourrait envoyer 10 000 soldats dans ce cauchemar ? Le gouvernement français a élevé la voix lorsque les soldats étasuniens « ont sécurisé » le principal aéroport d’Haïti et ont commencé à détourner les appareils qui apportaient de l’aide. Tout à coup l’empire étasunien a envahi et occupé un pays de plus (encore un autre). Pour couronner le tout, l’ONU a envoyé 3 500 forces de « maintien de la paix » supplémentaires pour éviter que les Haïtiens ne s’organisent pendant cette période flottement du pouvoir. Avec l’aide humanitaire bloquée à l’aéroport Toussaint [aéroport de Port-au-Prince – NdT] et les rues couvertes de cadavres en putréfaction et des bâtiments penchant précairement, une forte réplique d’une magnitude de 6.1 a renforcé la terreur parmi les survivants.

La destruction des coupe-gorges de Port-au-Prince a révélé les brutales répercussions de 100 ans de domination étasunienne par procuration. Les enfants discrètement vendus à des familles plus riches en échange d’argent et d’une promesse qu’il sera élevé dans un environnement plus confortable sont localement connus sous le nom de Restaveks (du français « rester avec »). Invariablement, ils finissent esclaves – souvent ils se retrouvent littéralement enchaînés dans la demeure de leur maître – et traités comme des animaux. Avant le tremblement de terre, le nombre d’enfants esclaves était estimé à 300 000 à ajouter aux 400 000 orphelins. Désormais une campagne d’adoption gratuite ouverte à tous s’organise tandis que l’UNICEF estime qu’un million d’enfants supplémentaires ont perdu leurs parents. Avec un gouvernement haïtien quasiment absent, les gouvernements étrangers et les agences internationales d’adoption ont transféré par avion depuis Haïti vers les pays occidentaux, principalement les États-Unis, des enfants kidnappés dans des camps, des centres médicaux et des refuges. Il s’agit d’une pratique totalement illégale puisque les conventions internationales imposent une période minimum de deux ans pour que les parents réclament leurs enfants suite à un désastre. La voie est grande ouverte pour que les prédateurs de tout genre fassent un festin sur le compte d’un pays traumatisé et rempli d’enfants perdus. Nombre d’entre eux seront vendus pour la somme dérisoire de 50 dollars et deviendront des Restaveks ou des enfants prostitués destinés au commerce sexuel dans les Caraïbes et au-delà.



© Nicolas Garcia/AP
Les agences de l’ONU en Haïti ont entamé une campagne de vaccinations multiples, apparemment pour prévenir d’éventuelles épidémies…

D’ores et déjà un groupe de 10 étasuniens appartenant à New Life Children’s Refuge, une organisation basée dans l’Idaho, a été pris en train de faire passer illégalement 33 enfants à travers la frontière entre Haïti et la République Dominicaine, où il projetait de placer 100 enfants dans un « orphelinat » qui n’est même pas encore construit. Le groupe prétendait que les enfants qu’il avait trouvés étaient abandonnés, mais lorsqu’ils ont été auditionnés, certains des enfants ont déclaré que leurs ravisseurs avaient téléphoné au domicile de différentes personnes et qu’ils avaient offert de prendre les enfants que leur famille ne pouvait nourrir. Les dangers que courent ces enfants sont illustrés par la récente inculpation dans le Connecticut de Douglas Perlitz, fondateur du Projet Pierre Toussaint, accusé d’avoir attiré au moins 18 enfants avec des cadeaux et puis de les avoir agressés sexuellement dans une école qu’il a établie en Haïti.

Les forces étasuniennes ont pris le contrôle des vestiges du palais présidentiel, de trois autres aéroports du pays et ils ont mis en place un blocus naval d’Haïti empêchant les gens de fuir par la mer. Par-dessus le tout, Obama a déployé 10 000 troupes supplémentaires. Où trouve-t-il tous ces soldats disponibles ? L’armée étasunienne n’est-elle pas en manque d’effectifs avec les aventures coloniales qu’elle mène dans d’autres régions ?

Ce n’est pas la première fois au cours de l’Histoire récente que cela se produit. Trois ans de dictature militaire suivirent le coup d’État de 1991 avant que l’ « humanitaire » président Clinton, envoie 20 000 soldats étasuniens de « maintien de la paix » en Haïti en 1994. Comme Michel Chossudovsky l’explique, « l’intervention des militaires étasuniens n’était pas destinée à rétablir la démocratie. Bien au contraire : elle fut décidée afin de prévenir une insurrection populaire contre la junte militaire et ses acolytes néolibéraux. »

Quel sens de l’humour nauséabond a conduit Obama à envoyer Bush II et Clinton en tant qu’ « envoyés humanitaires spéciaux » dans un pays couvert de ruines largement dues aux actions autorisées par ces deux mêmes psychopathes pendant la dynastie qu’ils ont partagée à la barre figurative du navire impérial. Les sous-traitants du Pentagone et les capitalistes du désastre se sont alignés derrière la prise de contrôle militaire, offrant « des escortes armées pour les cargaisons » et « la fin des menaces majeures » dues aux « pillards » et à « l’agitation des travailleurs », tandis que le déploiement des 100 000 maisons mobiles remplies de formaldéhyde ayant accueilli les rescapés de Katrina était sérieusement envisagé.


© Inconnu
Êtes-vous des agents de Blackwater déguisés ? Les forces d’occupation étasuniennes patrouillent dans Port-au-Prince

Et que faisait donc l’armée israélienne en Haïti ? Se pourrait-il que l’État fasciste d’Israël ait réellement voulu aider des êtres humains dans le besoin ? Israël a mis en place des hôpitaux de campagne spécialisés dans les soins d’urgence et équipés d’appareils médicaux de haute technologie afin de réaliser des interventions chirurgicales deux fois plus vite, ce qui a amené le quotidien israélien Maariv à se réjouir du désastre haïtien qui est « une bonne chose pour les Juifs. »

Les médias occidentaux ont suivi en louant la généreuse réaction israélienne, obérant soigneusement le comportement des troupes israéliennes « à la maison » : à Gaza et dans les territoires occupés, où les interventions chirurgicales pratiquées par l’armée israélienne sont notoirement efficaces.

Comme si tout cela n’était pas assez sinistre, la CIA a introduit sa singulière technique dépourvue de conscience permettant le contrôle des foules : des drones surveillant les cieux au-dessus de la zone de la catastrophe, tandis que l’USAID qui constitue son organisation sœur à « façade amicale » a pris le commandement de la distribution de nourriture, ordonnant à un moment aux soldats étasuniens d’interrompre la remise des rations tant qu’elles ne respecteraient pas les « procédures opérationnelles ».

Quel scénario l’armée et les services secrets étasuniens suivent-ils ici ? Il s’agit d’un scénario très particulier préparé à l’avance : Un « plan de crise suite à une catastrophe » en Haïti avait été envisagé par l’armée étasunienne la veille du tremblement de terre. Il se trouve que la DISA, l’Agence des systèmes d’information de défense du Pentagone (Defense Information Systems Agency) était dans les locaux du Centre de commandement américain Sud (U.S. Southern Command) basé à Miami afin de mener une « simulation » consistant à apporter de l’aide à Haïti suite à un cyclone. Le lendemain se produisait le tremblement de terre, et le commandement Sud décida d’appliquer « en vrai » le système de réponse militaire intégré qu’il était censé « tester ». Cela vous rappelle quelque chose ? L’opération Vigilant Guardian du 11 septembre ? Les exercices dans le métro londonien le 7 juillet ?

L’imposante et hautement coordonnée réponse militaire des États-Unis fait sens si un seul « changement » était nécessaire pour mobiliser 20 000 soldats, un porte-avions, le navire-prison USS Bataan, des drones de la CIA, et une grande variété d’équipements de haute technologie dans ce qui constitue immanquablement un plan d’invasion sophistiqué. D’autres révélations aggravent les sinistres implications de l’ « exercice » du Pentagone. Le général de corps d’armée Ken Keen, sous-directeur du commandement américain Sud, a pris un vol pour Port-au-Prince le 12 au matin et à 17 h 00, au moment où le tremblement de terre s’est produit, il était dehors avec toute son équipe d’officiers à l’exception d’un seul. Keen supervise désormais les opérations militaires étasuniennes en tant que commandant du corps expéditionnaire conjoint en Haïti. Selon le Times, le gouvernement britannique a retiré ses navires situés dans les Caraïbes une semaine seulement avant le tremblement de terre, ceci étant « la première fois depuis le XVIIe siècle que la Royal Navy connait une absence significative dans cette région. » La petite île d’Haïti héberge la 4e plus grande ambassade au sein de l’empire étasunien, une forteresse gigantesque faite pour résister aux tremblements de terre et déménagée loin de la ville après le coup d’État de 2004. La nouvelle « ambassade » se trouve désormais dans la banlieue de Tabarre, située comme par hasard à proximité de l’aéroport international Toussaint Louverture


© Daryl Cagle

Pour quelle raison les États-Unis pourraient-ils vouloir une telle ambassade ? Hugo Chavez connaît la réponse : Haïti offre aux États-Unis une position stratégique idéale pour lancer des attaques contre le Vénézuéla. Entourée par les bases étasuniennes de Guantanamo et Puerto Rico, l’île d’Hispaniola fournit aux États-Unis la plateforme de lancement nécessaire à ses aventures impériales en Amérique Latine. À l’instar de la plupart des autres gouvernements, Chavez sait probablement que le tremblement de terre a été délibérément provoqué suite aux ordres des pouvoirs en place qui gèrent l’état de sécurité nationale étasunien, sans que la Maison Blanche en soit forcément informée. Initialement le président vénézuélien a déclaré que les États-Unis utilisaient le tremblement de terre en Haïti comme prétexte pour envahir le pays mais ensuite il a déclaré que les États-Unis avaient provoqué le séisme à l’aide d’une « arme tectonique ». Sa source présumée était un rapport de la flotte Nord russe affirmant que le test d’une « arme sismique » par la marine étasunienne, afin d’être ultérieurement utilisée contre l’Iran, avait «particulièrement mal tourné ». Cette histoire de « test lié à HAARP qui a mal tourné » est probablement de la désinformation ayant pour objectif de déformer le signal émergeant du chaos ambiant et selon lequel le gouvernement secret au sein de la structure hiérarchique des États-Unis a tout à fait délibérément planifié le meurtre de centaines de milliers d’Haïtiens pour atteindre ses fins et réduire toute opposition au silence.
Voici comment l’Agence France-Presse a décrit la décision de la Maison Blanche quant à l’envoi de ses 10 000 premiers soldats en Haïti :

« Mercredi Obama a ordonné un effort rapide ‘coordonné et agressif visant à sauver des vies,’ en Haïti suite au tremblement de terre meurtrier, tandis qu’une importante mission humanitaire étasunienne se mettait en branle, réunissant soldats, navires, avions et équipes de sauvetage. »

 


© Felix Evens / Reuters

Les soldats étasuniens n’ont pas perdu de temps pour « protéger les propriétés privées » des « pillards »

Un « tremblement de terre » meurtrier ? Mère nature « tue » des gens, mais elle ne choisit pas de commettre des « meurtres » ! Est-ce la manière dont les services secrets français nous informent que ce séisme n’était pas naturel ? Est-ce que l’avion d’Ethiopian Airlines qui s’est enflammé puis écrasé juste après son décollage de l’aéroport de Beyrouth le 24 janvier a quelque chose à voir avec cette affaire ? L’épouse de l’ambassadeur de France au Liban faisait partie d’un groupe d’officiels français tués dans ce « crash » tandis que le Times indique qu’il pourrait s’agir d’un sabotage. Trois jours avant l’ « accident », le Premier ministre libanais Saad Hariri rencontrait l’ambassadeur français pour discuter d’« une stabilisation » du Moyen-Orient, situation que certaines personnes ne souhaitent manifestement pas. Plus important encore, juste deux jours avant ce crash suspect, Hariri s’est rendu au palais de l’Élysée pour s’entendre avec le président Sarkozy sur une vente d’armes. Le « rapport de la flotte Nord russe » selon lequel les États-Unis ont « testé une arme sismique » en Haïti est sorti à ce moment-là. Les officiels français ayant rencontré le dirigeant libanais ont-ils été supprimés pour dissuader les services secrets français de révéler la responsabilité des États-Unis dans le tremblement de terre ? Ajouté à l’appel à une enquête de l’ONU sur l’invasion étasunienne lancé par Alain Joyandet, ministre français de la coopération et sa réprimande à l’encontre des États-Unis : « il s’agit d’aider Haïti, il ne s’agit pas d’occuper Haïti » on se demande quelle lutte entre services secrets se déroule dans l’ombre.

En plus de destituer Chavez et de (ré) établir l’hégémonie des États-Unis dans la région, prenant ainsi le contrôle des réserves de pétrole vénézuéliennes, Haïti et les eaux l’entourant pourraient receler d’importantes réserves de pétrole pas encore exploitées, tandis que la prospection d’or et de cuivre s’est révélée concluante.

Israël a certainement choisi un moment intéressant pour annoncer des « recherches en cours sur l’origine des tremblements de terre » conduites en générant des séismes, alors que le 7 février le Pentagone annonçait qu’il planifiait des « simulations de séismes » supplémentaires, qui débuteront en Alaska au cours de ce printemps.

Nous voyons que depuis le 11 septembre le gouvernement étasunien n’a aucun scrupule à éradiquer des pays entiers par « destruction créatrice » [théorie selon laquelle les « destructions créatrices » dont les crises sont des opportunités menant à des innovations, de nouveaux modes de fonctionnement – NdT], faisant des millions de morts et de blessés pour atteindre ses objectifs impérialistes et étancher sa soif de pétrole. Si le gouvernement étasunien avait les moyens de provoquer un tremblement de terre en un lieu donné, hésiterait-il à l’utiliser ? Nombreux sont ceux qui désignent HAARP comme le coupable probable, mais la grande quantité d’énergie nécessaire pour provoquer un tremblement de terre en un lieu donné pourrait nécessiter une méthode d’administration plus précise. Peut-être qu’un premier domaine où chercher est celui des armes spatiales. Le programme d’initiative de défense stratégique de Reagan aussi appelé « guerre des étoiles » n’est pas mort avec l’Union Soviétique. En fait, l’ « empire du mal » était la justification utilisée par le véritable empire du mal pour développer des technologies qui lui permettraient de régir la planète entière :

« La guerre environnementale est définie comme la modification ou la manipulation délibérée de l’écologie naturelle, telle que le climat et le temps, les systèmes naturels tels que l’ionosphère, la magnétosphère, les plaques tectoniques, et/ou le déclenchement d’événements sismiques (tremblements de terre) afin de provoquer délibérément la destruction physique, économique, psychosociale d’une cible géographique ou d’une population, dans le cadre d’une guerre stratégique ou tactique. » (Eco News)


© Ulises Rodríguez / EPA

Cruelle ironie : Un bus de transports publics avec une image du président étasunien Barack Obama traverse le centre du séisme dans le centre-ville de Port-au-Prince

Déjà en 1955, John von Neumann déclarait que « les interventions dans le domaine atmosphérique et climatique… vont se développer à un niveau difficile à imaginer aujourd’hui… ce qui va lier les affaires de chaque nation avec celles des autres, plus fermement qu’une menace nucléaire ou toute autre forme de guerre ne l’aurait pu. » En 1977, les nations de la planète étaient manifestement conscientes des dangereuses implications du développement de « techniques de modifications environnementales » mené par le Pentagone puisque l’assemblée générale des Nations-Unies ratifia une convention internationale interdisant « l’usage militaire ou tout autre usage hostile des techniques de modifications environnementales », qui sont définies comme « toute technique permettant de modifier – via la manipulation délibérée des processus naturels – la dynamique, la composition ou la structure de la Terre, y compris la faune, la flore, la lithosphère, l’hydrosphère et l’atmosphère ou l’espace. »

La déclaration du Pentagone sur sa capacité à modifier le temps sur Terre ou dans l’espace dans le cadre de son arsenal stratégique est publique (ou plutôt l’était jusqu’à ce que le rapport soit retiré d’Internet) :

« [Les modifications climatiques] offrent au belligérant une large variété d’options afin de vaincre ou de contraindre un adversaire… Les modifications climatiques feront partie de la sécurité nationale et internationale et pourront être utilisées unilatéralement… Elles pourront être utilisées à des fins offensives, défensives ou même dissuasives. La capacité de générer des précipitations, du brouillard et des orages autour de la planète ou même de modifier la météo dans l’espace… et la création d’une météo artificielle font toutes partie d’un ensemble intégré de technologies [militaires]. » (Rapport final du document AF 2025 de l’armée de l’air étasunienne US Air Force document AF 2025 Final Report)

En avril 1997, au cours d’une conférence sur le terrorisme, William Cohen le secrétaire à la Défense d’alors, répondant à la question d’un journaliste sans rapport avec ce sujet, glissa quelques remarques curieuses concernant le type d’armes à la disposition de ceux qui sont enclins à terroriser l’humanité. La conversation suivante est reprise mot pour mot d’une retranscription publiée sur le site Internet du département de la Défense que l’on pouvait trouver ici :

Q : Je voudrais spécifiquement vous poser une question sur la vague de panique qui s’est abattue ici à Washington la semaine dernière, et sur ce que nous pourrions avoir appris sur notre niveau de préparation concernant (inaudible), à B’nai Brith.

R : Hé bien, cela montre la nature de la menace. Il s’est révélé qu’il s’agissait d’une fausse menace dans de telles circonstances. Mais comme nous l’avons appris dans le milieu des services secrets, nous avions quelque chose appelé – et nous avons ici James Woolsey qui pourra peut-être répondre à cette question sur les taupes fantômes. La simple crainte qu’une taupe ait infiltré un service secret peut provoquer une réaction en chaîne et une traque de cette taupe-là qui peut paralyser l’agence pendant des semaines, des mois voire même des années pendant qu’on la recherche. La même chose s’applique pour la crainte infondée d’une menace concernant l’usage de quelque sorte d’arme chimique ou biologique. Par exemple, il existe certains rapports selon lesquels certains pays ont essayé de produire quelque chose qui ressemble au virus Ebola, et ce serait un phénomène très dangereux, c’est le moins qu’on puisse dire. Alvin Toeffler a décrit comment certains scientifiques essayent de concevoir dans leur laboratoire certains types de pathogènes ethno-spécifiques permettant d’éliminer uniquement certains groupes ethniques ou certaines races ; et d’autres développent des sortes de technologies, des sortes d’insectes pouvant détruire des cultures spécifiques. D’autres s’engagent même dans une forme de terrorisme écologique par lequel ils peuvent altérer le climat, provoquer des tremblements de terre et des éruptions volcaniques à distance à l’aide d’ondes électromagnétiques. Il y a donc un tas d’esprits ingénieux qui œuvrent à découvrir des moyens de répandre la terreur dans d’autres nations.

En effet.


Folie des voyages en avion


© Anonyme
Vous avez le droit de faire la queue

Avez-vous entendu celle du type qui monte à bord d’un avion avec une bombe dans ses sous-vêtements ? Certainement. À part nous donner une occasion de nous amuser de la propagande de la War on Terror®, l’épisode du pirate de l’air aux sous-vêtements piégés a été suivi ce mois-ci par un accès de folie énorme à propos des aéroports et des avions sur toute la planète.

Il était prévisible que la farce des sous-vêtements provoquerait des « mesures de sécurité » et des crises d’hystérie encore plus ridicules. De toute évidence, l’idée la plus exaspérante à laquelle ont pensé nos chers leaders est le scanneur corporel (alias strip-searcher ou pervscanner) comme si la sécurité des aéroports n’était pas déjà suffisamment humiliante. On nous dit que ces gadgets étaient opérationnels depuis longtemps mais étaient gardés en réserve à cause de « soucis d’intimité. » Mais la réelle question sous-jacente dont peu de gens parlent est que les scanneurs émettent des ondes térahertz qui, selon une étude réalisée au Laboratoire National de Los Alamos, pourrait « … dissocier la double hélice de l’ADN, créant ainsi des bulles dans la double hélice qui pourrait interférer significativement avec des processus comme l’expression génétique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Expression_g%C3%A9n%C3%A9tique)  et la réplication de l’ADN. » Ce n’est pas seulement une autre mauvaise plaisanterie à endurer avec notre stoïcisme habituel : c’est une attaque directe de la santé de la population et une preuve supplémentaire que notre bien-être, quels que soient leurs « soucis d’intimité » ou notre « sécurité », n’a jamais présenté d’intérêt à l’élite dirigeante. C’est une chose d’être totalement méprisé alors que notre dignité est piétinée ; c’en est une autre que votre ADN soit perturbé « pour votre protection. » Nous pouvons apprendre à nous adapter au premier ; mais assez tôt il n’y aura pas de moyen  d’éviter le second au cas où vous voudriez prendre l’avion pour aller quelque part.

Toute discussion des dommages causés par la machine à détruire l’ADN est obscurcie par un souci marginal concernant l’exposition aux rayonnements que présente son utilisation, ce qui semble être minime. Le faux débat détourne l’attention des gens vers l’indignation au sujet des soucis d’intimité qui, aussi justifiables soient-ils, sont moins importants en comparaison d’avoir son ADN réduit en pièces. Quoi qu’il en soit, quels que soient les soucis que peuvent avoir les gens, la pathocratie espère les étouffer avec l’histoire absurde du « bavardage d’Internet » sur les sites arabes qui a révélé qu’Al-Qaïda projette d’insérer des ‘bombes chirurgicales’ dans ses terroristes, pour les faire détoner avec une auto-injection par seringue hypodermique. Pouvons-nous suggérer aux commandants imaginaires de l’Al-Qaïda™ inexistant de ne pas s’inquiéter de ce genre de sophistication : les scanneurs corporels ne peuvent même pas détecter les explosifs en poudre.

Remarquez également que, tandis que les aéroports étasuniens offrent une fouille alternative de tout le corps par palpation, le Royaume Uni a refusé catégoriquement aux gens le choix d’éviter le déshabillage térahertz. Les aéroports d’Heathrow et de Manchester ont commencé à utiliser les scanneurs, ainsi que plus de 30 aéroports étasuniens, Amsterdam et dans d’autres grands aéroports européens, en dépit du fait que les législateurs de l’U.E. ne diffuseront qu’en avril leur étude sur les effets biologiques de cette sinistre technologie.


© Spyraal / artchemicalmatter.com

Plus de sécurité pour votre esprit

Il semble que les Pouvoirs en place considèrent les aéroports comme des terrains d’essai, comme des modèles de société du type de société mondiale dirigée par un contrôle extrême dont ils envisagent la mise en place dans chaque aspect de nos vies. Un papier confidentiel des autorités néerlandaises qui a été divulgué décrit un plan pour introduire des unités mobiles de ces zappeurs d’ADN lors d’événements publics comme des matchs de sport où de grandes foules sont amassées. Les aéroports sont le cauchemar en microcosme du Nouvel Ordre Mondial : des centres commerciaux d’une architecture froide où la surveillance totale est la norme, où chacun est suspect, et tout le monde un criminel sans les documents adéquats et un comportement totalement conformiste. À moins d’être un des surveillants, bien entendu. (Pour un aperçu de la manière dont les psychopathes et leurs cousins moins déviants vivront dans un système parallèle, regardez le manuel de dépistage de l’administration de la sécurité des transports US qui a été posté « par inadvertance » sur Internet et décrit les règles spéciales pour dépister les diplomates, les agents de la CIA, les policiers et les divers agents de la Pathocratie).

Alors que les voyages par avion continuent sur ce chemin, nous devons nous demander si le plan n’est pas d’arriver de façon graduelle à une interdiction complète ? Israël vient de mettre à niveau sa sécurité des voyages internationaux avec un nouveau système Hi-Tech de contrôle biométrique qui exige un prélèvement d’empreintes et une imagerie du visage, ainsi que la question des ‘cartes intelligentes’ à la place des cartes d’embarquement en papier. Ces ‘ingénieux’ Israéliens développent aussi un système qui projette des images et des symboles sur de grands écrans dans les aéroports que soi-disant seuls les terroristes reconnaîtraient et trahiraient ainsi leurs intentions ‘terroristes’ par de subtiles réactions comportementales. L’idée est que bien qu’ils puissent ne rien avoir fait, ils ont néanmoins pensé à faire quelque chose de criminel ! Mais bien entendu avec les aéroports qui rendent les gens de plus en plus nerveux, cette technologie piègera quiconque ayant une conscience parce que seuls les psychopathes peuvent rester calmes et échapper sans se faire remarquer aux scanneurs qui lisent le cerveau. Au fait, le nom de la société qui vend cette technologie est WeCU Technologies. We C U… Nous vous voyons (We see you) ? Oh, très futé. Diaboliquement intelligent.

Pour ne pas être surpassés dans le domaine du pré-crime, les technocrates allemands ont annoncé le développement d’un nouveau système de sécurité pour les aéroports qui implique un réseau de scanneurs laser et de détecteurs chimiques pour identifier les suspects. Les États-Unis ont annulé les visas de ceux suspectés de liens terroristes sans s’inquiéter de spécifier combien de visas avaient été annulés ou si les ‘liens’ suspectés étaient moins ténus que le soupçon de porter des sous-vêtements. De vagues incidents « liés à la sécurité » ont abouti à des réactions hystériques dans les avions et les aéroports en Inde, au Royaume Uni et aux États-Unis, où dans un cas, l’aéroport de Newark est devenu un chaos total avec des avions au départ bloqués au sol et des centaines de passagers forcés d’attendre un nouveau contrôle alors que tout le monde était évacué du terminal principal… tout cela parce qu’un homme avait été accidentellement au mauvais terminal et essayait de revenir sur ses pas. Apparemment, marcher dans la mauvaise direction d’un couloir à sens unique est maintenant considéré comme ‘terroriste’.

Avec ce niveau de contrôle obsessionnel, vous penseriez que rien en dehors des règles ne pourrait arriver près d’un aéroport – de toute façon pas un aéroport US – pourtant un sans-abri à réussi à voler et faire écraser un avion dans un aéroport municipal du Maryland, tandis qu’un citoyen français a acheté et piloté un avion en Floride mais fut accusé de vol et forcé d’atterrir par des avions militaires parce qu’il ne pouvait pas parler en anglais aux contrôleurs aériens !


© Fred R. Conrad/The New York Times

Michael Hicks, 8 ans, boy scout junior à Clifton au New Jersey, soupçonné de terrorisme

Un cas typique de ce que cette folie du contrôle peut faire aux êtres humains est celui de l’infortuné Mike Hicks âgé de 8 ans, qui se trouve avoir le même nom qu’une personne sur l’infâme ‘no-fly list’ (liste d’interdiction de vol – NdT) et a donc dû endurer un harcèlement à l’aéroport depuis l’âge de 2 ans. Dans un autre exemple glaçant de ce que les surveillants peuvent nous faire, un vol passant par Dublin avait été choisi pour amusement ; où huit « marchandises de contrebande » avaient été mises par des inconnus dans les bagages de passagers qui ne se doutaient de rien à l’aéroport de Bratislava en Slovaquie. Sept ont été détectés par la sécurité de l’aéroport, mais la huitième – 90g d’explosif prototype ou d’hexogène, pas moins ! – avait été mis dans le bagage d’un électricien slovaque qui vit à Dublin et n’avait pas été trouvé jusqu’à ce qu’il reçoive un coup de fil amical de la police de Dublin pour confirmer qu’il était bien revenu chez lui. On ne lui dit rien d’autre jusqu’à ce qu’un raid de police massif impose l’évacuation de toute sa rue dans le centre de la ville. Imaginez maintenant l’histoire de couverture au parfum de terreur si les explosifs avaient accidentellement explosé. Pensez aussi aux implications de ce petit incident pour chacun de nous. Avec quelle facilité deviendrions-nous tous des kamikazes involontaires si les marionnettistes le décidaient ? Les précédents attentats terroristes ont-ils été fabriqués de cette manière ? Ou bien les faiseurs de troubles ont-ils un ‘petit quelque chose’ mis dans leur bagage, leur accordant des vacances prolongées au Guantanamo Beach Resort ?

Il y a eu un autre fil de haute étrangeté concernant les aéroports et le transport en général qui semble être relié à un nombre élevé de coupures de courant ce mois-ci, dont certaines sont expliquées par des causes naturelles, comme le temps, mais d’autres qui restent un mystère. Bien que nous n’ayons pas d’explication pour ceux-ci, nous avons remarqué dans le passé que ces événements similaires qui se produisent de façon rapprochée, mais en divers endroits distincts, tendent à signaler que les choses sont sur le point de devenir très intéressantes.

Souvenez-vous, ce sont juste des cas du mois précédent :

L’accident d’avion le plus mortel du mois a été le crash dans la Mer Méditerranée du vol Ethiopian Airlines 409 en provenance de Beyrouth. Le Boeing 737 a été décrit par les témoins comme « du feu tombant du ciel ». Marla Pietton, épouse de l’ambassadeur français au Liban était à bord. L’armée libanaise a déclaré que l’avion était en feu peu après le décollage, tandis qu’un représentant officiel a ajouté que certains témoins ont rapporté que l’avion s’est cassé en trois morceaux. Avec tous ces éléments d’information, il est curieux que le président libanais Michel Suleiman ait écarté immédiatement le sabotage – contredisant d’autres rapports qui suggéraient immédiatement un sabotage ou « ne l’avaient pas écarté. » Peut-être que Suleiman voulait éviter par avance la conclusion inconfortable et probable. En supposant un moment qu’il y a eu délit, si l’épouse de l’ambassadeur de la France était la cible, qui envoyait un message à la France, et pourquoi ?

On a retrouvé la boîte noire mais n’espérez pas que la vérité soit dite.


Cyberguerre contre la Chine

À la fin de 2007, le directeur général du MI5 du Royaume Uni a envoyé une lettre à 300 PDG et chefs de sécurité britanniques les avertissant d’être sur leurs gardes au sujet de « pirates informatiques chinois sponsorisés par le gouvernement qui exécutaient des attaques de surveillance électronique. » Ce mois-ci, Google Inc, suivant une « consultation étroite avec le département d’État des États-Unis »,

a relevé le défi de la Chine en disant qu’il ne voulait plus censurer les résultats de recherche sur son service chinois.

Le premier moteur de recherche au monde a déclaré que la décision faisait suite à une cyberattaque qui visait, le croit-il,  à récolter des informations sur les activistes des droits de l’homme chinois.


© Budi Putra

Saisie d’écran de Baidu (moteur de recherche chinois le plus populaire) après qu’il ait été piraté par… hum, des ‘cyberterroristes iraniens’

Menés par un tollé des médias étasuniens, les commentateurs ont encensé la noble décision de Google de prendre position pour les droits individuels quand la société monstre a accusé ce mois-ci le gouvernement chinois de lancer une cyberattaque qui lui permettait de pirater les comptes Gmail de « douzaines d’activistes des droits de l’homme » en Chine, en Europe et aux États-Unis. Le diable dans les détails était qu’il n’y avait pas des « douzaines » mais juste deux comptes Gmail piratés « très probablement par suite d’attaques d’hameçonnage ou de logiciels malicieux » qui étaient limités à acquérir des informations de base comme la date de création du compte Gmail, plutôt que le contenu des courriels en eux-mêmes. De plus, ces deux comptes ont été piratés en réalité en décembre, néanmoins Google a choisi de le rendre public le 13 janvier, le jour même où son concurrent Baidu, le moteur de recherche le plus populaire en Chine, subissait une réelle cyberattaque paralysante qui l’a mis hors service pendant 4 heures. La page d’accueil de Baidu a été redirigée sur « l’Iranian Cyber Army » (Cyberarmée iranienne) qui revendiquait l’attaque !

Il semble que [Baidu] a eu son DNS piraté par « l’Iranian cyber Army », les mêmes types qui ont piraté Twitter il y a quelques semaines. Le processus, appelé contamination du cache DNS, est la corruption d’une table de système de noms de domaine d’un serveur Internet en remplaçant une adresse Internet par celle d’un autre, une adresse malhonnête, dans ce cas celle que l’Iranian Cyber Army veut que vous voyiez.

L’implication évidente (et ridicule) fut que l’attaque venait d’Iran. Suite à une enquête, Baidu a intenté un procès pour dommages dans un tribunal de New York contre son fournisseur de service d’enregistrement de nom de domaine, Register.com Inc, qui est accusé de logiciel « modifiant illégalement et malicieusement » derrière son domaine, entrainant une contamination du cache DNS qui a corrompu le système de nom de domaine de Baidu. Incidemment, Larry Kutscher, PDG de Register.com a été dans le passé directeur général de la Gestion des Richesses chez Goldman Sachs.

Bien entendu, cela a été complètement ignoré par les médias occidentaux qui ont encensé la prise de position de Google contre les méchants censeurs gouvernementaux communistes chinois. Oui, la Chine n’autorise pas Twitter dans ses réseaux, mais qui peut les blâmer étant donné ses capacités de cheval de Troie visibles dans les « révolutions douces » de la CIA en Moldavie et en Iran ? La Chine sait que le concept de la « liberté d’expression » de certains gouvernements se résume à une couverture pour bombarder les pays visés avec une propagande fabriquée conçue pour semer la discorde et dévergonder les populations. Ce que condamnent Google, le gouvernement US et les médias occidentaux comme « censure croissante », le gouvernement chinois dit que c’est son droit de protéger ses réseaux d’une influence malveillante. Écoutons la version chinoise de l’histoire :

Vendredi, la Chine a écarté fermement les accusations des États-Unis à propos de Pékin restreignant la liberté d’Internet et avertissant que ces revendications étaient dommageables aux relations entre les deux nations.

« Les États-Unis ont critiqué la politique chinoise d’administrer l’Internet et ont insinué que la Chine restreint la liberté d’Internet, » a déclaré Ma Zhaoxu, porte-parole du ministre des Affaires étrangères. « L’Internet de la Chine est ouvert et géré selon la loi.”
[…]
Fu Mengzi, un chercheur des Instituts chinois pour les Relations contemporaines internationales, a déclaré que les nations souveraines doivent superviser le contenu d’Internet pour maintenir la sécurité sociale.

« Chaque pays a les droits de protéger sa sécurité nationale et les États-Unis ne font pas exception, » a-t-il affirmé, en ajoutant que les citoyens chinois du net ont suffisamment d’accès aux informations dont ils ont besoin en accord avec les lois.

Ce que la Chine a fait est de sauvegarder la sécurité du flux de l’information sur Internet, a-t/il dit.

« Il est faux d’établir une fausse dichotomie entre la liberté d’Internet et la supervision, » a-t-il ajouté.

Fu a aussi fait remarquer que Google a violé les lois chinoises en fournissant des liens vers des sites pornographiques et en enfreignant les droits de la propriété intellectuelle.

 


© Anonyme

Le gouvernement chinois, comme tous les centres de pouvoir, est manifestement ponérisé, mais le plus intéressant que nous ayons entendu est la propagande centrée sur les États-Unis via des outils dociles comme Google. L’establishment psychopathique US accusant la Chine de faire ce qu’il fait lui-même, démontre nettement cette dissonance. Google a accusé plus tard les « pirates chinois » de cyberattaques contre 20 autres grandes sociétés, pourtant aucune d’entre elles n’a choisi de se manifester et de confirmer ce point. Puis le Washington Post a augmenté l’hystérie en prétendant que 34 sociétés avaient été attaquées, y compris les marchands de morts Northrop Gruman, et que cela faisait partie d’une vaste campagne d’espionnage chinoise. Tout ceci était de la fiction bien sûr, fournie par des « sources industrielles et le Congrès, » une Peur Rouge moderne créée pour justifier l’attaque de « l’ennemi. »

Au moment où Hillary Clinton s’est manifestée pour soutenir publiquement les accusations spécieuses de Google, la puanteur de l’hypocrisie atteignait des niveaux insupportables. L’État de sécurité nationale US surveille habituellement toutes les communications électroniques, pas uniquement aux États-Unis, mais partout où vont ses tentacules de surveillance globale.  Nous avons une expérience directe de la censure de Google, où les résultats de recherche de Sott.net étaient régulièrement omis des listings de Google. Et en ce qui concerne Google StreetCam ? Google s’en fiche « d’enlever les restrictions de censure » ; tout ce dont il se soucie est de supprimer les entraves à la propriété de toute information, tout en servant ses maîtres en même temps. C’est ce que le PDG de Google, Eric Schmidt, noble patriote qu’il est, pense réellement de votre vie privée :

« Si vous avez quelque chose que vous voulez que personne ne sache, peut-être que vous ne devriez pas le faire en premier lieu. […] Si vous avez réellement besoin de ce genre de vie privée, la réalité est que les moteurs de recherche – y compris Google – gardent cette information pendant quelque temps et il est important de se souvenir, par exemple, qu’aux États-Unis nous sommes tous sujets au Patriot Act et il est possible que toutes ces informations puissent être rendues disponibles aux autorités. »

La quête de Google pour la domination mondiale avance sans entraves dans la sphère d’influence de l’empire US (démontré récemment par un amendement proposé au Royaume Uni qui accorderait essentiellement à Google une immunité de copyright sous la loi anglaise)  mais lutte pour pénétrer la part de marché de 77 % de Baidu en Chine. Et c’est là où se raccordent les intérêts de Google et du gouvernement US.

La dernière fois qu’une vague de cyberattaques » contre des cibles étasuniennes a été attribuée à un pays du Sud-Est asiatique, il est apparu rapidement que la source des attaques remontaient à des serveurs au Royaume Uni. La nouvelle cyberarmée multi-agences du Pentagone, « CyberCommand », venait d’entrer en ligne juste avant les attaques, il semble donc raisonnable de suggérer que c’était un test de ses capacités. Nous suggérons que cet enthousiasme soudain de Google pour le gouvernement chinois ce mois-ci était synchronisé comme un leurre pendant que le CyberCommand lançait sa première attaque en temps réel contre Baidu en utilisant « l’Iranian Cyber Army » comme mandataire de faux drapeau.

© scroogle.org

NSA et Google fusionnés en une seule entité… ou bien étaient-ils tout le temps dans la même équipe ?

Cette vengeance des États-Unis était-elle due au fait d’avoir été complètement éclipsés par les Chinois à la conférence de Copenhague en décembre, peut-être ? Ou bien une démonstration de force en face de la réticence chinoise à approuver des sanctions contre l’Iran ? Insouciante, la Chine a répondu à la provocation implacable de la meilleure manière possible ; avec la vérité :

“Derrière ce que l’Amérique appelle la liberté d’expression se trouve une machination politique brute. Comment les troubles après l’élection iranienne sont-ils arrivés ? […] Ce fut à cause d’une guerre en direct lancée par l’Amérique, via les vidéos de YouTube et les microblogs de Twitter, de rumeurs répandues, de scissions créées, attisées et de discorde semée entre les partisans des factions réformistes conservatrices. »

[...]

« Nous avons peur qu’aux yeux des politiciens étasuniens, seule l’information contrôlée par les États-Unis soit de l’information libre, seules les nouvelles reconnues par les États-Unis sont des nouvelles libres, seuls les discours approuvés par les États-Unis sont des discours libres, et seul le flot d’information qui sied aux intérêts étasuniens est un flot d’information libre. »

La machination politique brute a bouclé la boucle avec la nouvelle que Google, la plus grande société de recherche d’Internet au monde, va former une alliance scandaleuse avec la NSA, l’organisation de surveillance électronique la plus puissante au monde, au nom de la cybersécurité contre la cyberguerre qu’ils viennent de lancer en secret.


Cible : Iran


©eyeranian.net

Pendant que le ‘monde civilisé’ réprimande le gouvernement iranien pour sa brusque réponse aux « protestations d’opposition » (en réalité des tentatives du renseignement occidental pour amplifier les troubles en Iran), divers groupes terroristes mandatés ont augmenté la guerre secrète durant tout le mois de janvier. Le Pakistan a déjoué une opération quand il a arrêté et accusé certains étasuniens armés dans sa région frontalière avec l’Iran. Puis un physicien impliqué dans le programme de recherche nucléaire de l’Iran a été assassiné en plein jour à Téhéran. Le soutien du scientifique au candidat défait à la présidence Mir-Hossein Mousavi a été cité comme preuve de son assassinat par le régime iranien, mais même le Haaretz a admis qu’il n’y avait pas de précédent pour un meurtre aussi violent commit par le régime iranien. Les États-Unis ont nié naturellement toute implication, mais un groupe monarchiste basé à Los Angeles, l’Iran Royal Association, a revendiqué la responsabilité du meurtre seulement quelques heures après l’incident. Puis un système explosif improvisé » a visé le gouverneur général de la province, Khorassan Razavi, tuant un passant. Le Parti de la Libre Vie du Kurdistan (PJAK), un groupe militant kurde basé au Kurdistan irakien, a rejoint le parti attaquant lorsqu’il a revendiqué la responsabilité de l’assassinat d’un procureur d’état iranien près de la frontière turque. Cela fut suivi par une explosion puissante qui a traversé une base militaire au sud du pays.

De toutes les directions, des groupes aux idéologies séparatistes concurrentes et avec des racines communes dans l’appareil militaro-renseignement du Méchant Empire ont été préparés à infiltrer l’état iranien là où c’est possible et exécuter des actes violents de terrorisme. Le Jundullah attaque de l’Est, le Moudjahidines-e Khalq (MKO) de l’Ouest, le PJAK du Nord et les factions royalistes rivales – l’ Iran Royal Association et l’assemblée du royaume d’Iran – attaquent partout où les envoient leurs maîtres-espions aux États-Unis.

Malgré le carnage croissant et le fait d’être assiégé de tous côtés, le gouvernement iranien est déterminé à maintenir une image de force. Les enquêtes sur les émeutes du Jour d’Achoura à la fin du mois de décembre ont établi que le MKO basé en Irak avait joué un rôle central dans l’instigation des émeutes. Avec une similarité frappante avec le meurtre de Neda Soltani, « la martyre de la démocratie » tuée dans des circonstances suspectes en juin dernier, le neveu de Mousavi a été tué par une arme rare, c’est-à-dire une arme qui n’est pas utilisée par les forces de sécurité iraniennes, loin du lieu des manifestations.


© Anonyme
Pas touche à l’Iran

Un crash d’avion, un accident de train et un séisme ont ponctué un mois turbulent en Iran. De manière typiquement schizoïde, le lauréat du Prix Nobel de la Paix 2009 a ordonné qu’une chaîne d’unités de missiles Patriot « défensifs » soit installée autour de l’Iran « pour dissuader l’Iran de frapper les cibles étasuniennes » une fois que le siège économique de l’Iran commencera sérieusement. Ces « cibles étasuniennes » sont les unités de missiles qui sont positionnées dans les fiefs arabes le long du Golfe Persique. Au moins une chose est sincère avec Obama : contrairement au prélude au choc et effroi en Irak, il ne va pas y avoir de tentatives pour convaincre les Nations Unies de violer la loi internationale et d’approuver des « sanctions paralysantes » cette fois-ci.
Le directeur de la CIA Leon Panetta est allé en Israël le 1er février pour un congrès de sorcières avec Netanyahu, Barack et Meir Dagan, son homologue du Mossad. La dernière fois qu’il était allé au Moyen-Orient début décembre pour discuter des opérations au Yémen avec des représentants saoudiens, les États-Unis avaient lancé des missiles de croisière contre des villages au Nord Yémen dans un contexte d’une ridicule attaque terroriste sous faux drapeau dans le ciel de Detroit. Nous pourrions décrire la visite de Panetta comme un mauvais « présage », mais de toute façon tout ce que font ces psychopathes a des conséquences destructrices pour la planète et les personnes:
Les chefs du renseignement de Washington anticipent (planifient) un nouveau 11 septembre d’ici six mois


Barack le Barbare

Afghanistan



© John D McHugh
Conquête des cœurs et des esprits en Afghanistan

Malgré la remarquable performance en double langage d’Obama, le véritable État de l’Union est affreux. Élu sur une vague de protestations contre les guerres d’agression, le lauréat du Prix Nobel de la Paix 2009 a plutôt supervisé l’expansion et le raffinement du massacre sur les « théâtres de guerre » du Pentagone. Voilées légèrement par le vernis du gouvernement démocratique, neuf années de construction de la nation étasunienne en Afghanistan ont abouti à un vaste réseau de bases secrètes d’où les meilleurs psychopathes de la CIA dirigent le mauvais traitement des hommes dans des centres de torture qui font ressembler Guantanamo à un centre de vacances au bord de la plage. On ne nous permet pas d’entendre beaucoup le côté afghan de l’histoire, mais les nouvelles qu’il y a plus de soldats US qui se sont suicidés que tués par l’ennemi », rien qu’en 2009, attestent du cauchemar vivant qu’est devenu l’Afghanistan.

2010 a commencé avec une enquête des Nations Unies confirmant que les troupes US avaient tirés huit enfants endormis de leur lit une nuit de fin décembre, menotté certains, puis les avaient abattus. C’est un cas choquant mais tristement peu probable d’être unique alors que les raids innombrables sur les villages terrifiés sont maintenant un événement nocturne en Afghanistan. Le plus jeune avait 11 ans. Avant d’avoir pu reprendre notre souffle, le New York Times a continué par un compte rendu de soldats US lançant du chocolat de leur convoi afin d’exciter des enfants dans la rue. Une foule s’était rassemblée au moment où un des soldats a pensé qu’il serait drôle de lancer une grenade avec le chocolat. Quatre enfants furent tués, avec un grand nombre de mutilés.

Au moins sous l’empereur Bush II, les envahisseurs prétendaient qu’ils comprenaient qu’il était mal de viser délibérément des civils. Cela a totalement changé sous l’empereur ‘pas de changement’ ; l’ordre est maintenant de tuer quiconque est en vue. En une seule semaine à la mi-janvier, les forces des États-Unis et de l’OTAN ont été déployées pour « pacifier les indigènes » en ouvrant le feu avec leurs « armes de Jésus » lors de deux manifestations différentes par des Afghans non armés, pendant que des drones Predator tiraient des missiles dans une foule de « suspects » dans une troisième manifestation. La vengeance étasunienne contre les Talibans à cause du 11/9 a nourri la vengeance étasunienne contre les Afghans pour oser résister.


Fabriqué en Israël

Nous n’avons pas été surpris d’apprendre que ces drones sans conscience ont été d’abord développés en Israël et testés sur des réfugiés palestiniens au début des années 1980. Aujourd’hui, Israël entraîne les opérateurs potentiels de drones d’autres pays dans cette forme ‘d’art’ Hi-Tech : des soldats allemands sont les derniers clients à recevoir des instructions des maîtres, après quoi ils aideront leurs homologues britanniques et étasuniens à terroriser d’innocents Afghans.

La poursuite de l’horreur en Afghanistan est la main cachée du renseignement militaire occidental qui déplace les pièces sur l’échiquier selon ce qui est dicté par le pouls de la géopolitique :
Contre-insurrection étasunienne en action : Des hélicoptères de Blackwater transportent par air des ‘terroristes talibans’ en AfPak

Les découvertes du Daily Mail indiquent que les deux commandants militants les plus recherchés, […] rapportés au début comme ayant été blessés gravement pendant l’opération anti-militants de l’armée pakistanaise, […] ont été secrètement emmenés en Afghanistan par les membres de Blackwater (Xe-Services)

[...]

Les découvertes du Daily Mail indiquent en outre que c’est la même région où des troupes US ont quitté leur poste dans l’intention de permettre aux militants pakistanais en fuite de se regrouper.

 

Pakistan



Une année après son invasion secrète du Pakistan, Barack le Barbare a ordonné que les assassinats télécommandés soient accrus ce mois-ci, avec pour résultat un record de 123 innocents descendus au cours d’un minimum de 12 attaques de drones de la CIA. Ce nombre peut probablement être multiplié plusieurs fois alors que les statistiques publiées ne se soucient pas de tous ceux assassinés comme « insurgés ».  Un développement inquiétant pour les Pakistanais est le déploiement simultané de multiples drones : dans un incident rapporté, 17 missiles ont été tirés en quelques minutes par 8 drones. Le New York Times a rapporté « 10 militants tués au cous de ce tir au dindon. Nous ne vous croyons pas. À ce rythme, les États-Unis sont sur le chemin pour battre les 700 civils de l’an dernier mitraillés dans au moins 44 attaques de drones distinctes.

Les hommes de main locaux (du gouvernement du Pakistan) veulent participer à l’action, convaincre les États-Unis de leurs donner quelques drones et démontrer leur « bonne foi » en envoyant des avions de chasse aider les Saoudiens à assassiner les villageois yéménites. L’infrastructure sociale et physique du Pakistan continue à se détériorer à un taux alarmant avec des coupures de courant étendues se produisant au milieu d’un hiver glacé et une Justice de sa Cour Suprême réprimandant le renseignement pakistanais pour surveiller « un règne de terreur comme la Gestapo où quiconque peut entrer à l’improviste dans une maison pour capturer n’importe qui. »

Après avoir menti effrontément tout au long de 2009, le gouvernement US a admis que les célèbres armées voyous Blackwater et DynCorp opèrent au Pakistan. Plus de 600 personnes ont été explosées ou abattues au cours des trois derniers mois de 2009 ; le rythme s’est accéléré cette année avec horreur après horreur, terrorisant les villes du Pakistan.

 



Le Dr Aafia Siddiqui, citoyenne étasunienne et ses enfants ont été torturés dans le goulag Bagram de l’Amérique

L’insistance d’Obama pour que les Étasuniens « regardent vers l’avenir » à propos de poursuivre ou non  en justice pour torture les représentants officiels de l’administration Bush et sa prise de position sur la fermeture du goulag de Guantanamo ont été bien mises en évidence ce mois-ci par un porte-parole de la Maison Blanche qui a confirmé que l’escadron de la mort de Cheney est bien vivant et actif, sauf que maintenant les citoyens US sont également du gibier. Glen Greenwald explique que « les citoyens étasuniens sont maintenant placés sur une « liste noire » secrète de personnes dont le président a personnellement autorisé l’assassinat. »

Dans un exemple ahurissant de la manière dont les États-Unis sont devenus ponérisés, une scientifique du système nerveux étasunienne a été accusée de tentative de meurtre et condamnée à 20 ans d’emprisonnement par un jury à New York, fondée sur des preuves fournies par ses tortionnaires au centre de détention de Bagram en Afghanistan. Aafia Siddiqui aurait été arrêtée par les forces secrètes afghanes en 2008. Des documents contenant des formules d’explosifs et d’armes chimiques avec des notes faisant référence à des « attaques à grande quantité de victimes » à New York furent trouvés dans son sac à main. Elle a été aussi accusée de faire partie d’Al-Qaïda. Au cours d’un de ses interrogatoires (séances de torture), elle aurait supposément tiré avec un fusil sur des « agents US ». Il n’existe aucune preuve légale que le fusil qui aurait été utilisé n’ait jamais tiré. De surcroît, aucun des agents n’a été touché, bien qu’elle l’ait été. Le tribunal non autorisé l’a empêchée de parler et pour une bonne raison. Le Dr Siddiqui avait en fait été détenue et torturée au goulag de Bagram depuis 2003. Ses mots d’adieu à la salle d’audience quand le verdict a été prononcé : « C’est un verdict venant d’Israël, pas de l’Amérique. »

Irak


© Mohammed Jalil/EPA

En dehors de l’Alhamraa, un homme porte une fillette blessée

Barack peut avoir promis la fin de la « guerre en Irak », mais jusqu’à ce qu’il dénonce les cancers qui se répandent comme un incendie de forêt et le taux de mortalité infantile galopant, il est personnellement responsable du génocide continu du peuple irakien. Le gouvernement irakien, bien que déformé à la naissance, fait croître au moins un semblant de structure en intentant des procès aux Étasuniens et aux Britanniques pour leur utilisation barbare des bombes à l’uranium appauvri. Il a aussi initié la limitation des opérations de Blackwater, mais au vu des événements en Irak ce mois-ci, son travail a été amputé. Il y a eu des voitures piégées dans les villes de Najaf, Samarra et Kabala, tandis qu’une série d’explosions bien coordonnés ont tué plus de 120 personnes en une semaine à Bagdad. Attendez-vous à beaucoup plus de terreur sous faux drapeau de la part des « spécialistes de la contre-insurrection »  cherchant à opposer les Sunnites aux Chiites aux Kurdes dans la période précédent les élections de mars.  Obama s’attend certainement à des troubles : les États-Unis violent encore les termes de son Accord du statut de forces (SOFA) avec l’Irak en déployant 21 000 soldats pour « empêcher une possible tension entre Kurdes et Arabes » à Kirkuk et Mosul, où n’existe pas une telle tension entre Kurdes et Arabes.

Vous souvenez-vous de l’infâme photo du détenu encapuchonné forcé de se tenir comme le Christ sur une boîte avec des électrodes fixées à chaque main ? Dans son témoignage à la Commission des Crimes de Guerre en Malaisie en 2007, le professeur Ali Shalal a raconté sa première séance d’interrogatoire aux mains d’agents israéliens et étasuniens à Abu Grahib en 2003.

La première question qu’ils m’ont posée fut, « Êtes-vous sunnite ou chiite ? » J’ai répondu que c’était la première fois de ma vie qu’on me posait cette question. J’ai été surpris par cette question, car en Irak il n’y a pas cette distinction ou différence. L’interrogateur étasunien a répliqué que je devais répondre directement aux questions et ne pas répondre à côté des questions. Puis il a dit qu’en Irak il y a les Sunnites, les Chiites et les Kurdes.

Briser l’Irak en trois sous-unités en lutte a longtemps été un but du sionisme, il est donc intéressant de noter qu’à part de l’accuser d’être un membre de la résistance irakienne, les tortionnaires du professeur Shalal l’ont accusé formellement du « délit » d’être « antisioniste et antisémite. »


L’héritage de Blair

Il est bien connu que, bien avant le 11/9, les néoconservateurs aux États-Unis ont transplanté dans la politique étrangère étasunienne le but du sionisme de partager l’Irak. Au Royaume Uni, l’Enquête Chilcot sur la guerre d’Irak, à part des critiques légères sur Tony Blair au cours d’un « cuisinage » de 6 heures, a révélé que les États-Unis et le Royaume Uni ont conspiré avant le 11/9 pour instiguer un soulèvement contre le régime de Saddam en promettant une « aide » aux dissidents (vraisemblablement de type militaire), des contrats pétroliers, des annulations de dette et des marchés commerciaux une fois qu’il aurait été renversé du pouvoir. Tout cela au nom de l’Irak « rejoignant la communauté internationale », le même euphémisme utilisé aujourd’hui pour instiguer un soulèvement contre Ahmadinejad et isoler l’Iran de la communauté internationale. Bien entendu, une fois le 11/9 arrivé, ce coup d’état contre Saddam s’était évaporé. La mission était maintenant de décimer totalement la société irakienne, d’effacer sa mémoire collective, puis le laisser subsister comme un état vassal faible dont les ressources étaient mûres pour être pillées et qui ne présenterait plus une menace à l’hégémonie régionale d’Israël.

Le but de l’Enquête était d’enterrer le crime sous une avalanche de pinaillages juridiques. Juste au moment où  Blair devait faire face au cirque des médias, le gouvernement a monté le niveau de la terreur à « grave » et Lord Hutton, qui présidait cet autre récent lavage de cerveau britannique, a placé discrètement sous scellés tous les dossiers sur le dénonciateur David Kelly pour une période allant jusqu’à 70 ans après sa mort.


© Anonyme

« Je n’ai pas de regrets » furent les mots d’adieu de Blair à l’enquête Chilcot. Et pourquoi devrait-il en avoir ? Il ne sait pas ce que le regret signifie, il est un psychopathe après tout. Il n’était pas le seul technocrate avec une vision du monde pathologique pour honorer l’enquête : Simon McDonald, le conseiller en chef de la politique étrangère de Gordon Brown, a dit que les sociétés britanniques avaient « fait assez bien » dans une récente vente aux enchères de droits du pétrole irakiens et que la Grande-Bretagne avait un accès privilégié » au gouvernement du Premier ministre al-Maliki. Et pas étonnant !  Vous avez détruit la souveraineté de ce pays, puis installé un gouvernement fantoche qui est aux ordres. Le culot du gouvernement britannique passé et présent d’utiliser cette enquête publique dans la légalité de l’invasion pour se réjouir des richesses pillées au peuple irakien pendant que des millions de personnes étaient assassinées, des millions de personnes étaient chassées de leur maison, des générations entières traumatisées par l’horreur de voir les avions britanniques réduire en pièces leurs êtres chers, les soldats britanniques violer leurs femmes, les soldats britanniques battre leurs enfants, les soldats britanniques torturer leurs grand-mères ad nauseam. Tout cela prendra une éternité à guérir.

Le régime britannique doit aux Irakiens une dette qu’il ne pourra jamais rembourser. Il opère depuis longtemps au-delà des limites de l’humanité normale, saturé de psychopathes sans conscience envers le bien-être de ses propres sujets ou de ses sujets conquis. Des trois centres de pouvoir principaux comprenant l’Axe du Mal, le Royaume Uni est le plus ancien et le plus largement responsable d’avoir créé les deux autres. Le pays le plus surveillé au monde étend la zone de guerre domestique depuis son laboratoire irlandais jusqu’au « pays », avec des drones tournant en l’air et des soldats patrouillant bientôt dans les rues d’une manière régulière.


Complot de la grippe

De la même manière que l’invasion et le génocide massif des Irakiens étaient fondés sur des mensonges, le programme de vaccination massive contre la grippe porcine était fondé sur des mensonges. Il est devenu évident que les vaccins imposés aux populations étaient plus dangereux que la grippe elle-même. Aux États-Unis, où 61 millions de personnes ont été vaccinées, le nombre total de morts dus à la grippe porcine en 2009 fut bien moindre que le nombre de morts dus à la grippe saisonnière. Environ 20 % des 11 000 morts, selon les statistiques émanant du Center for Disease Control, sont décédés après avoir été vaccinés. La traînée de destruction grandit chaque jour : il y a des histoires horribles de femmes enceintes qui font des fausses couches suite à la vaccination, une fille en Angleterre est devenue aveugle en prenant du Tamiflu et un cas d’encéphalomyélite à forte propagation résultant en des lésions cérébrales chez un garçon chinois.

Le Dr Wolfgang Wodarg, président du Comité de la Santé au Conseil européen, qualifie la pandémie de grippe porcine « d’un des plus grands scandales médicaux du siècle » et estime que les pays européens ont dépensé 2 milliards de dollars rien qu’en préparatifs d’urgence (c’est-à-dire en excluant les milliards dépensés pour les vaccins), gaspillant leurs maigres budgets de santé pour combattre une urgence sanitaire publique qui n’existe tout simplement pas :

« Les gouvernements ont conclu des contrats avec les fabricants de vaccins où ils garantissent des commandes à  l’avance et assument presque toute la responsabilité. De cette manière, les fabricants de vaccins sont assurés  de faire des gains énormes sans risques financiers. Ils attendent donc juste que l’OMS dise « pandémie » et active les contrats. »

 


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« Monde sans nucléaire »

Des enquêtes du Conseil de l’Europe et du Parlement européen ont reconnu qu’il y avait un complot entre Big Pharma et l’OMS, alors que certains des responsables de la promotion de l’hystérie font maintenant machine arrière, admettant que la grippe porcine a été « survendue. » En la qualifiant de fausse pandémie, le Dr Wodarg a expliqué que les principales sociétés pharmaceutiques ont placé leurs gens aux postes clés de l’OMS et autres organisations influentes. Wodarg a aussi exposé comment « Le vaccin développé par Novartis était fabriqué dans un bio réacteur à partir de cellules cancéreuses, une technique qui n’avait jamais été utilisée auparavant. » Quoique prudente à critiquer l’escroquerie dans le contexte de « mauvaise gestion absolue », cette révélation publique d’une « opération massive de désinformation » et de « panique organisée » semble avoir neutralisé la pression vers des vaccinations obligatoires. Les gouvernements abandonnent leurs commandes de vaccins. Pour l’instant. Mais que faire des millions de vaccins inutilisés ? Vendez-les aux pays pauvres, bien sûr !

Simon Jenkins a écrit dans The Guardian que « la grippe porcine était aussi insaisissable que les ADM (NdT : armes de destruction massive) ; la menace réelle est le syndrome du savant fou. » Il a probablement davantage raison qu’il ne le pense :

C’est pourquoi les gens sont encore plus sceptiques des scientifiques. Pourquoi devraient-ils croire ce que disent les « experts » quand ils peuvent se tromper autant et avec autant d’impunité ? Les armes de destruction massive, les virus mortels, les radiations nucléaires, le réchauffement planétaire… pourquoi devrions-nous en croire un seul mot ? Et il n’y a qu’un pas entre ne pas croire et ne pas s’en soucier.

L’incidence complète de cette escroquerie n’a pas encore été révélée. Le système immunitaire de nombreuses personnes est maintenant plus compromis qu’il ne l’était auparavant. La propagande implacable pour imposer de force les vaccins dangereux n’a pas diminué. La campagne du H1N1 peut avoir avorté, mais le complexe médico-pharmaceutique a d’autres armes dans son arsenal, dont la plus importante est la capacité à contrôler ce qui est publié dans les journaux scientifiques. Les gens ne peuvent être autorisés à savoir que les pandémies réelles comme l’autisme sont grandement dues au thiomersal dans les vaccins. Combiné à l’effet cumulatif de la surcharge toxique de notre nourriture et notre environnement, le prochain virus pourrait être le dernier coup de pouce qui aboutirait à des pertes massives en vies humaines. À ce moment-là, les gens pourraient être trop confiants pour s’en soucier. Entre-temps, l’escroquerie porcine a laissé derrière elle des programmes de vaccination massive qui seront activés à l’initiative de la Pathocratie.


Climategate, le retour

Les mensonges sont comme des barrages qui retiennent les eaux de la vérité. Si un barrage a une fissure ou un petit trou, la pression des eaux les élargira bientôt, rendant cela encore plus difficile de réparer le dommage. Avec le temps, le barrage peut très bien s’effondrer.


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Erreur à donner froid dans le dos : Le Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat (GIEC) a affirmé à tort que les glaciers de l’Himalaya fondraient d’ici 2035.

C’est ce qui arrive au conte de fées du Réchauffement Global. Les courriels divulgués qui nous ont donné le Climategate ont été suivis de vérités encore plus embarrassantes. Il est apparu que les pontes de la science derrière le rapport de 2007 du GIEC, qui prétendaient de façon alarmante que les glaciers de l’Himalaya pourraient disparaître d’ici 2035, ont admis que la revendication avait été prise dans un document du World Wildlife Fund (WWF), qui lui-même était basé sur un article du magazine New Scientist, publié huit ans avant le rapport de 2007 du GIEC. L’article de 1999 du New Scientist était basé sur une courte interview téléphonique de Syed Hasnain, un scientifique indien peu connu travaillant alors à l’université Jawaharlal Nehru à Delhi. Et devinez quoi ? Hasnain a admis depuis que sa revendication sur les glaciers de l’Himalaya était de la « spéculation » ; elle n’était pas appuyée sur une quelconque recherche formelle et d’ailleurs il ne se référait qu’à une partie des glaciers. Les gars, désolé pour la confusion !

Ce rapport de 2007 du GIEC est le document maintenant honteux à propos duquel les scientifiques du Climategate du CRU en Angleterre et aux États-Unis, afin de devancer les demandes sur la liberté d’information qui auraient exposé leur manipulation des faits autour de la théorie, se sont envoyés des courriels discutant de la destruction de leurs communications enregistrées concernant les données épineuses transmises au GIEC. Aujourd’hui, le Dr « spéculation » Hasnain mène l’équipe de recherche des glaciers d’un groupe de réflexion environnemental indien dirigé par le Dr Rajendra Pachauri, chef du GIEC. (Tel est le chemin que vous emprunterez dans le groupe lucratif de la Science du Climat  si vous laissez votre imagination compenser votre incompétence.)

Pourquoi jetteraient-ils donc par la fenêtre toute rigueur scientifique ? F. William Engdahl observe que cette peur des glaciers était un argument de vente majeur pour l’ordre du jour du GIEC, étant donné que la fonte de l’Himalaya implique des inondations massives en Inde, en Chine, en fait toute la région entourant le plateau tibétain. Et ils ont exploité cet argument de vente ! Vous voyez, la société dans laquelle le Dr Pachauri est directeur général et le Dr Hasnain membre supérieur du personnel, l’Energy and Resources Institute (TERI) basé à Delhi, a reçu une part substantielle d’une contribution de 500 000 dollars de la part d’une des œuvres de bienfaisance étasuniennes, la Carnegie Corporation, et avec une part dans une étude de 3 millions d’euros financée par l’U.E., accordée largement grâce à la spéculation glaciaire à effet « boule de neige » du Dr Hasnain. Cela semble être un des principaux moyens par lesquels les grands gouvernements et les grandes sociétés soudoient les scientifiques. Sous couvert de bienfaisance, d’organisations non gouvernementales (ONG), de cercles de réflexion et de groupes de recherche, ils offrent de grandes subventions pour le type de recherche ‘juste’. Cela sélectionne naturellement les scientifiques et chercheurs ‘justes’ qui sont volontaires pour prostituer la science au nom du « réchauffement global anthropique. »
Il est évident qu’un ordre du jour d’intérêts personnels et non de science a dû se trouver derrière le rapport de 2007 du GIEC quand nous considérons les erreurs mathématiques et factuelles qu’il contient. Comment les glaciers de l’Himalaya peuvent-ils rétrécir de 500 000 à 100 000 kilomètres carrés quand il n’y a que 33 000 kilomètres carrés de glaciers himalayens ?! Il déclare spécifiquement que le glacier Pindari a rétréci de 2840 mètres en 120 ans à une vitesse de 135,2 mètres par an, quand la vitesse réelle n’est que de 23,5 mètres par an.

 


© Chip Bok gocomics

De surcroît, le Dr Murari Lal, le coordonnateur en chef du chapitre du rapport sur l’Asie, a admis que la revendication sur le glacier n’avait été incluse dans le rapport que pour augmenter la pression sur les dirigeants mondiaux. Selon ses propos,

« C’était relié à plusieurs pays de cette région et à leurs sources. Nous pensions que si nous pouvions le souligner, cela impacterait les décideurs politiques et les politiciens et les encouragerait à entreprendre une action concrète.

« Cela avait de l’importance pour la région, donc nous pensions que nous devions le mettre. »

Sauf que ce n’était pas vrai, Dr Lal. Oh, nous allions oublier – vous ne vous souciez pas de cela. Le rapport du GIEC continue en déclarant incorrectement que 55 % des Pays-Bas se trouvent sous le niveau de la mer, alors que seulement 26 % des Pays-Bas se trouvent en réalité en dessous du niveau de la mer. Et puis il y a « l’Amazongate » !

Le GIEC a fait une revendication importante dans son rapport de 2007, citant encore le WWF comme son autorité : le changement de climat pourrait mettre en danger « jusqu’à 40 % » de la forêt amazonienne – aussi iconique pour les partisans du réchauffement que ces glaciers himalayens et les ours polaires. Il s’avère que ce rapport du WWF était cosigné par Andy Rowell, un militant de campagne anti tabac et pour la sécurité de l’alimentation qui a travaillé pour le WWF et Greenpeace et a contribué aux journaux britanniques écologiques les plus engagés. Rowell et son coauteur prétendaient que leurs résultats étaient fondés sur un article de Nature. Mais, il apparaît que le point central de cet article n’était pas du tout le réchauffement global mais les effets du déboisement.

Si le Climategate et le Glaciergate sont les attaques nº 1 et n° 2 contre la science du climat, voici l’attaque n° 3 :

Le programmeur informatique E. Michael Smith et le météorologue Joseph d’Aleo ont enquêté sur les manipulations des données au Goddard Science and Space Institute à l’université Columbia à New York et le NOAA National Climate Data Center à Ashville en Caroline du Nord. Ils ont trouvé que globalement les stations situées au sol pour collecter les données utilisées pour l’analyse des températures ont été systématiquement sélectionnées tout en ignorant les stations rurales et à haute altitude et en se basant seulement sur les stations situées dans les régions urbaines et côtières ; excluant de cette manière 75 % des données des stations utilisées avant les années 1990. Puisque les villes et les régions côtières sont naturellement plus chaudes, les chiffres résultants donnent l’impression que la planète s’est réchauffée au cours des dernières décennies par rapport aux décennies antérieures. Voici l’interview avec Smith et D’Aleo, à regarder absolument, où ils expliquent leurs découvertes.

http://www.youtube.com/watch?v=AsQfr7wRZsw

(Voir ici l’interview intégrale non retouchée. Pour un fichier pdf d’une introduction préliminaire de leur rapport, voir ici.)

Remarquez que l’East Anglia Institute qui était au centre du Climategate est alimenté en données par deux agences étasuniennes, la NASA et la NOAA, donc la recherche de Smith et D’Aleo placerait le « centre » de la fraude du réchauffement global chez ces deux agences gouvernementales étasuniennes. Sans être découragée, la NASA continue à nous assurer que la dernière décennie a été la plus chaude !

D’ailleurs John Coleman hôte de l’émission ci-dessus et fondateur du Weather Channel, participe au combat pour la vérité et intente un procès à Al Gore et sa bande pour avoir perpétré « la plus grande escroquerie de l’Histoire, »  la fraude du réchauffement global. Chapeau bas à John.

Maintenant voyons les faits…

Le Pôle Nord menace de se déplacer vers le Sud

Le coup de froid qui a commencé en décembre est devenu un froid record en janvier :


© PA

Des oiseaux se posent sur le quai gelé devant le quartier financier Canary Wharf à Londres – alors que les températures ont chuté au-dessous de celles de l’Antarctique.


© Xinhua

Le 4 janvier, la police armée et des cheminots déblaient la neige de la voie pour libérer un train bloqué près de Jining en Mongolie intérieure. Plus de 1400 passagers ont été évacués.

  • La neige frappe le Sud de l’Espagne pendant qu’un grand gel balaie l’Europe
  • Corée : L’hiver froid actuel précède-t-il une ‘Mini Ère glaciaire ? ‘
  • C’est l’été en Australie… et il neige !
  • La Pologne s’enfonce encore plus dans le grand froid
  • Une tempête de neige ferme les routes dans les prairies canadiennes
  • États-Unis : les précipitations de neige atteignent des records
  • Le coup de froid qui frappe l’Europe s’accompagne de températures en dessous de –34°C
  • Un snowmaggedon bloque Washington : on prédit la chute de neige la plus forte de l’histoire des États-Unis.
  • La capitale des États-Unis s’arrête à cause d’un blizzard violent

Nos compagnons terriens dans le monde des animaux ont également été affectés (les pauvres créatures n’ont jamais eu l’occasion d’aller voir le film d’Al Gore) :


© AFP

Un groupe de phoques essaie de se libérer le 11 janvier 2010 après avoir été emprisonné par la glace dans un étang d’une réserve naturelle à Yantai dans la province de Shandong au Nord-Est de la Chine.

Ce que nous trouvons le plus amusant – mais aussi dérangeant – est comment les partisans du réchauffement cherchent refuge dans le déni, le terme même avec lequel ils étiquettent les incroyants ! Ils attribuent maintenant les températures décroissantes à une « variabilité naturelle » et prétendent qu’une soudaine chute inexpliquée dans la quantité de vapeur d’eau présente dans la haute atmosphère il y a presque dix ans a ralenti substantiellement la vitesse du réchauffement. Leur dernière déclaration accuse l’influence de La Nina pour avoir dérangé les tendances de leur modèle informatique indiquant comment devrait être le climat.


© Anonyme

Il n’y a pas d’Âge glaciaire ici… Rien à voir… Parfaites conditions pour le surf.

Analysez ces commentaires bizarres de Doug Smith, un expert du climat à l’office météorologique britannique :

L’année la plus chaude enregistrée fut 1998 et certaines personnes ont prétendu que si le réchauffement global avait vraiment lieu, nous devrions avoir des années encore plus chaudes depuis lors. Ce n’est pas le cas, je l’admets. Et oui, le temps est absolument terrible à présent. Cependant, je suis sûr que les choses changeront – et nous n’aurons pas à attendre longtemps d’ailleurs…. Nos modèles informatiques indiquent que cette année n’est très probablement pas la plus chaude enregistrée. Même si ce n’est pas le cas, je suis tout à fait sûr qu’un nouveau record se produira dans les prochaines années.

C’est comme si M. Smith veut tellement le réchauffement global qu’il n’a pas d’autre choix que de fuir dans l’illusion. Maintenant, observez comment John Hirst, le météorologue en chef du Royaume-Uni, soutient que ses prédictions de temps plus chaud et d’hivers plus doux sont essentiellement correctes malgré les preuves ‘glaçantes’.

http://www.youtube.com/watch?v=X8BCnX8LIIY

Le journal britannique The Guardian est depuis longtemps un office de propagande pour les réunions folles sur le réchauffement global anthropique. Ses reportages illusoires continuent à être de plus en plus débiles à chaque nouvelle révélation scandaleuse. Il a publié un article nous avertissant d’être prêts pour une élévation du niveau de la mer de sept pieds (2 ,1 m) par suite de la fonte de la banquise, en ignorant complètement le fait que le niveau de la mer ne monte pas ; pas du tout, en réalité il descend !

Tout n’est pas perdu pour le monde de la science bien que le professeur Mojib Latif, membre du GIEC, ait prédit la nouvelle tendance du refroidissement dans un article publié en 2008. De manière similaire, le US National Snow and Ice Data Center admet que la banquise arctique estivale a augmenté de 1,059 millions de km2, soit 26 % ; depuis 2007. « Et en ce qui concerne les ours polaires ?! » s’exclament-ils. Non, leur nombre augmente au point qu’ils deviennent un problème pour les habitants du Canada.


L’exopolitique devient grand public

À mesure que la fréquence des observations d’OVNI et facteur de haute étrangeté associé augmente régulièrement chaque mois [regardez ici Our Haunted Planet (notre planète hantée) pour une liste des observations, photos et vidéos], nous avons remarqué un pic significatif dans les articles de la grande presse sur les visiteurs « extraterrestres » et d’une source en particulier : le Daily Telegraph britannique. Couvrant la conférence de la British Royal Society sur « La détection de la vie extraterrestre », les articles du Telegraph se sont abstenus de manière surprenante des caricatures petits-hommes-verts-de-Mars stéréotypées habituellement déployées pour ridiculiser les millions de témoins d’OVNI, et à la place ont soulevé assez intelligemment certaines des questions en citant la recherche des astronomes et des physiciens.

La recherche des extraterrestres devrait commencer sur Terre, pas dans l’espace, selon un scientifique

Les extraterrestres pourraient ne pas être amicaux, avertit un astronome

M. Marek Kukula, astronome public au Royal Observatory à Greenwich a déclaré : « Une partie de moi est avec les enthousiastes et j’aimerais qu’on essaye d’établir un contact préliminaire avec une civilisation plus sage et plus pacifique. »

Mais il a averti : « Nous pourrions aimer supposer que s’il existe une vie intelligente, elle est sage et bienveillante, mais bien entendu nous n’en avons pas la preuve. »

« Étant donné que les conséquences d’un contact peuvent ne pas être ce que nous espérions, alors nous avons besoin que les gouvernements et les Nations Unies soient impliqués dans toutes les discussions. »

L’article suivant a été publié en novembre. Nous ne pouvons nous empêcher de remarquer que la même image d’un Gris aux yeux d’insecte en face de ce qui semble être un écran de télé parasité a été utilisée dans l’article ci-dessus avertissant que nos voisins cosmiques pourraient ne pas venir pacifiquement.


© Getty

« Les extraterrestres sont actuellement tout autour de nous et nous observent en permanence, »
a déclaré M. Filipoy aux médias bulgares.

Les extraterrestres ‘existent déjà sur Terre’, prétendent des scientifiques bulgares

Des extraterrestres d’outre espace sont déjà parmi nous sur Terre, disent des scientifiques du gouvernement bulgare qui prétendent déjà être en contact avec une vie extraterrestre.

Un travail sur le déchiffrage d’un ensemble complexe de symboles qui leur a été envoyé est en cours, ont déclaré des scientifiques du Space Research Institute.

Ils affirment que les extraterrestres répondent actuellement à 30 questions qu’on leur a posées.

Lachezar Filipoy, directeur adjoint du Space Research Institute de l’académie des sciences bulgare, a confirmé la recherche.

Il a affirmé que les chercheurs du centre analysaient 150 crop circles dans le monde qui répondent aux questions, selon eux.

« Les extraterrestres sont actuellement parmi nous et nous observent en permanence, » a déclaré M. Filipoy aux médias bulgares.

Hummm, le Telegraph a-t-il été choisi pour la prochaine phase de divulgation contrôlée ? Un deuxième article du Telegraph a été publié le même jour :

Il est probable que les extraterrestres nous ressemblent et se comportent comme nous

Les extraterrestres pourraient non seulement nous ressembler, mais posséder nos points faibles comme l’avidité, la violence et une tendance à exploiter les ressources des autres, prétend le professeur Conway Morris.

Ils pourraient venir en paix, mais aussi rechercher un endroit pour vivre et se servir en eau, minéraux et carburant, doit-il déclarer à une conférence à la Royal Society à Londres.

 



Un vaisseau extraterrestre plane au-dessus de Manhattan dans une scène de la superproduction « Independance Day » de 1996. [Sott.net : La photo et la légende accompagnaient l’article original]

Le Telegraph n’était pas seul à couvrir la conférence. Un article de Reuters a demandé, « Sommes-nous seuls ? Nous pourrions le découvrir bientôt » avec une image d’accompagnement du film Independance Day.

« En effet, nous vivons à une époque très excitante, » a dit Martin Rees, astronome et président de la Royal Society.

Et à en juger par les 250 esprits scientifiques éminents réunis à Londres pour assister à la conférence de la Royal Society sur « La détection de la vie extraterrestre, » il n’est pas le seul enthousiaste.

La réunion qui se termine jeudi est la première dans les 350 ans d’histoire de la Royal Society à discuter des formes de vie extraterrestres.


Climat de l’espace

En ordre chronologique, voici certains des contacts les plus frappants que le cosmos a fait avec notre planète bleue au cours du mois précédent :

Il y a un type dans un bar regardant sa boisson quand…


© Mark Reis, The Gazette

Le chasseur de météorites Robert Ward tient un panneau du plafond au Red Rock Lounge,
montrant les dommages qu’il croit causés par une météorite.

Éclats de météorite au dessus de Montréal

Un météore illumine Muldoon en Alaska

Un météore bleu brillant ‘crépite’ en illuminant tout le ciel au-dessus du comté d’Orange en Californie.

Un météore au dessus du Montana ‘illumine le ciel avec une lumière bleue’

Un météore bleu brillant passe au-dessus du Maryland


©Anthony Nugnes, Silver Spring, Md.

Queue de dragon : une traînée de fumée laissée par le météore du Maryland

Une boule de feu multicolore passe au-dessus de la Pennsylvanie et du Delaware

Une météorite s’écrase dans le bureau d’un docteur en Virginie


© Linda Welzenbach/Smithsonian National Museum of Natural History

La météorite qui s’est écrasée dans le bureau d’un docteur en Virginie le 18 janvier 2010

Méduse cosmique détectée dans les aurores boréales ! Ou bien est-ce seulement la réflexion d’un satellite ?


© Per-Arne Mikalsen

M. Mikalsen a dit qu’il était impatient de découvrir ce qui a provoqué le phénomène en haut à droite de cette image.

Comme quelque chose provenant d’Armageddon : une boule de feu passe en brillant au-dessus de l’Irlande


Déchirement du voile

Le pouvoir ponérisé prospère dans l’obscurité. Par sa nature même, il a besoin des mensonges, des secrets et des demi-vérités pour atteindre ses buts. La plupart des gens avec une conscience supposent que tous les autres en ont une. Ironiquement, cela les empêche d’atteindre la conclusion logique : le bien-être de l’humanité n’est pas le souci de ceux qui règnent par l’égoïsme et qui sont préparés à détruire tous les autres pour accomplir leurs objectifs. Par leurs fruits, vous les reconnaîtrez.

L’invasion d’Haïti illustre cela sur une plus grande échelle. Aussi difficile que cela puisse être d’admettre que le gouvernement des États-Unis profitera du malheur des Haïtiens – peu importe qu’il ait provoqué un séisme pour apporter ce malheur – c’est ce que nous disent ses actions ‘sur le terrain’.

Parce qu’attribuer une conscience à des actions inhumaines inconscientes est absurde et parce que ces actions aboutissent à une tragédie et de grandes souffrances, la plupart des gens se trouvent dans l’apathie avec un sentiment d’impuissance. S’ils combattent pour quelque chose, ils dirigent invariablement leurs énergies vers des causes stériles créées par les personnes mêmes qui nous mentent. Considérez la fraude du réchauffement global. Les personnes de bonne volonté l’ont acheté vraiment, et ce n’est que maintenant que la Nature a présenté un appel au réveil qu’elles ont une chance de voir au travers des mensonges.

Il y a de l’espoir. Chaque trou minuscule dans le voile laisse passer un rayon de lumière qui change la qualité de tout ce que nous pouvons voir. C’est un processus d’apprentissage exponentiel ; plus il y a des fuites, plus notre vision s’améliore ainsi que nos chances de percer le voile encore et encore jusqu’à ce que tout l’édifice des mensonges devienne si affaibli qu’il fera face à un effondrement imminent.

La voie est libre ; agissons.

Traduction française: Équipe Signes des Temps

16/06/2009

La grande, internationale, démoniaque et vraiment effrayante menace iranienne

par William Blum
Mondialisation.ca, Le 9 juin 2009

 

Les Etats-Unis « font face à une menace nucléaire iranienne » - article du Chicago Tribune et autres grands journaux, 26 mai 2009.

« La menace croissante des missiles de la Corée du Nord et de l’Iran » - article dans le Washington Post et autres grands journaux, 26 mai 2009.

« La menace iranienne dépasse les clivages religieux. Malgré leur sectarisme, les communautés musulmanes devraient s’opposer aux tentatives de l’Iran ... d’étendre l’extrémisme shiite et son influence à travers le monde. » - éditorial du Boston Globe, 27 mai 2009.

« Un mal purulent. On ne peut rester les bras croisés devant la menace iranienne » - titre de Investor’s Business Daily, 27 mai 2009.

Voici un très petit échantillon des journaux américains, en deux jours.

« 51% des israéliens soutiennent une frappe israélienne immédiate contre les sites nucléaires iraniens » - BBC, 24 mai 2009.

Après son entrée en fonction, le jour de la commémoration de l’Holocauste (Holocaust Memorial Day), le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit : « nous ne permettrons pas à des négationnistes [le président iranien Mahmoud Ahmadinejad] d’entreprendre une nouvel holocauste. » Haaretz, 14 mai 2009.

A l’instar de la paranoïa clinique, « la menace iranienne » est insensible aux arguments rationnels.

Deux nouveaux romans viennent d’être publiés par de grandes maisons d’édition américaines, des thrillers qui décrivent un Iran en possession de l’arme nucléaire et qui présentent tous les dangers qui en découleraient -Banquo’s Ghost par Rich Lowry & Keith Korman, et The increment par David Ignatius. « Bombe, bombe, bombe, bombardons l’Iran » déclare un officiel de la CIA dans le dernier roman. L’autre raille l’idée même d’un « dialogue » avec l’Iran tout en laissant entendre que la torture est acceptable. (1)

Le 12 mai, à New York City, un débat était organisé sur le sujet « la voie diplomatique avec l’Iran est une impasse. » (en bon français : « faut-il bombarder l’Iran ? ») Répondant par l’affirmatif, on y trouvait Liz Cheney, ancienne fonctionnaire du Département d’Etat (et fille d’un certain criminel de guerre qui n’a toujours pas été jugé) et Dan Senor, ancien porte-parole de l’Autorité provisoire de la Coalition à Bagdad. Leurs « contradicteurs » étaient R. Nicholas Burn, ancien sous-secrétaire d’Etat, et Kenneth Pollack, ancien membre du Conseil de Sécurité Nationale et analyste de la CIA et auteur de « The Threatening Storm : The Case for Invading Iraq » (la tempête qui menace : plaidoyer pour une invasion de l’Iran), un livre qui, sans surprise, n’est pas resté longtemps sur les rayons. (2)

Voilà ce qu’on appelle un « débat » sur la politique étrangère US dans l’Amérique de la première décennie du 21ème siècle après Jésus-Christ – quatre éminents membres de l’establishment. Si un tel « débat » avait été organisé dans l’Union Soviétique pendant la Guerre Froide (« la détente avec les États-Unis est une impasse »), les grands médias américains auraient éclaté de rire, et à l’unisson. Le débat avait été organisé par la conservatriceFondation Rosenkranz, mais même si une organisation libérale (par opposition à progressiste ou de gauche radicale) avait organisé un tel débat, il y aurait probablement eu un éventail idéologique plus large chez les participants, mais il est peu probable par contre qu’on aurait entendu contester un seul des mythes concernant l’Iran.

Voici les mythes en question, que j’ai déjà abordés dans d’autres écrits, mais comme ils sont systématiquement matraqués dans les médias, je pense qu’il faut rappeler les contre arguments.

L’Iran n’a pas droit aux armes nucléaires : il n’y a pourtant aucune loi internationale qui dit que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Chine, Israël, la France, le Pakistan, et l’Inde ont droit aux armes nucléaires, mais pas l’Iran. L’Iran a toutes les raisons de se sentir menacé. Cela dit, le rapport conjoint des services de renseignement des Etats-Unis, le National Intelligence Estimate (NIE), de décembre 2007, intitulé Iran : intentions nucléaires et capacités, prend soin de préciser, en caractères gras et italiques : « le NIE ne pense pas que l’Iran cherche à acquérir des armes nucléaires. » Plus loin : « nous estimons avec une grande certitude qu’à l’automne 2003, Téhéran avait mis fin à son programme de développement d’armes nucléaires. »

Ahmadinejad est un négationniste : je n’ai pas encore lu quelque chose d’Ahmadinejad qui affirme simplement, clairement et sans ambiguïté que ce que nous appelons l’Holocauste n’a jamais eu lieu. Par contre, il a fait remarquer cette particularité que l’injustice de l’Holocauste qui s’est produit en Europe a donné lieu à la création d’un état pour les juifs dans le Moyen Orient et non en Europe. Pourquoi les Palestiniens sont-ils en train de payer pour un crime allemand ? demande-t-il. Et il a aussi remis en question le chiffre de 6 millions de juifs tués par l’Allemagne nazie, comme beaucoup d’autres l’ont déjà fait et de tous horizons politiques.

Ahmadinejad a prôné le recours à la violence contre Israël : sa remarque de 2005, « rayer Israël de la carte », est non seulement une traduction douteuse mais en plus a été mal interprétée, comme le démontre sa déclaration l’année suivante : « le régime sioniste disparaîtra bientôt, comme a disparu celui de l’Union Soviétique, et l’humanité connaîtra la liberté » (3). A l’évidence, il ne faisait pas allusion à la violence contre Israël puisque la dissolution de l’Union Soviétique s’est déroulée pacifiquement.

L’Iran n’a pas le droit de fournir des armes au Hamas et au Hezbollah : par contre, les Etats-Unis, nous dit-on, ont tous les droits de fournir des armes à Israël et l’Egypte.

Le fait qu’Obama se déclare prêt à « dialoguer » avec certains « ennemis » comme l’Iran, plus que l’administration Bush, sonne plutôt bien. Mais il n’est pas besoin d’être trop cynique pour penser qu’il ne s’agit là que d’une phrase destinée à l’opinion publique. Seul compte un changement de politique. Pourquoi Obama ne déclare-t-il pas tout simplement que les Etats-Unis n’attaqueront pas l’Iran si l’Iran n’attaque pas en premier les Etats-Unis, Israël, ou n’importe quel autre pays ? De plus, l’administration Bush a eu plusieurs contacts avec les Iraniens.

Il faut aussi garder à l’esprit ceci : le Washington Post, du 5 mars 2009, a écrit : « un haut fonctionnaire israélien à Washington » a affirmé que « Il est peu probable que l’Iran lance ses missiles contre Israël à cause de la certitude d’une riposte ». C’était la dernière phrase de l’article et, selon une recherche poussée dans la base Nexis [base de données des articles parus dans la presse – NDT], il n’a été repris par aucun autre média anglophone dans le monde.

En 2007, lors d’une conversation privée, le ministre israélien des affaires étrangères Tzipi Livni a dit que selon elle « les armes nucléaires iraniennes ne représentent pas une menace existentielle pour Israël. » Elle a aussi « critiqué les exagérations du Premier ministre (israélien) Ehud Olmert sur les enjeux de la bombe iranienne, en affirmant qu’il tentait de rallier l’opinion publique en jouant sur la peur. » Ceci fut publié sur Haaretz.com, le 25 octobre 2007 (édition papier du 26 octobre) mais dans aucun média US, ni aucun autre média anglophone dans le monde sauf la BBC qui a cité l’agence de presse iranienne Mehr, le 27 octobre.

Est-ce un oiseau ? Est-ce un avion ? Non, c’est ChangeMan !

Au mois de janvier 2006 j’avais été invité à participer à une foire du livre à Cuba, où un de mes livres venait d’être traduit en espagnol et devait être présenté. Tous mes frais étaient pris en charge par le gouvernement cubain et j’étais impatient de participer. [note du traducteur : le précision de Blum sur les dépenses vient du fait que l’administration US « autorise » certains voyages d’américains à Cuba, mais « à condition » que ceux-ce n’y dépensent pas plus qu’une somme minime – env. 150 dollars, de mémoire, et « tout compris » - au cours de leur séjour, sinon ce serait considéré comme une violation de l’embargo] Mais il y avait un petit problème – le gouvernement des Etats-Unis ne m’a pas donné l’autorisation d’y aller. Ma demande d’autorisation de voyage à Cuba avait déjà été rejetée une fois en 1998 par l’administration Clinton. (A cette occasion j’y suis allé quand même et j’ai eu beaucoup de chance à mon retour de ne pas me faire attraper par la police des frontières, ce qui m’aurait valu une amende de plusieurs milliers de dollars.) J’en parle parce que les supporters d’Obama voudraient nous faire croire – comme ils le croient eux-mêmes - que leur ChangeMan a été très occupé à changer beaucoup de choses importantes, Cuba n’étant qu’un exemple parmi d’autres. Mais je n’ai toujours pas le droit de voyager à Cuba.

Le seul véritable changement opéré par l’administration Obama concernant Cuba est que les Cubano-américains ayant de la famille sur l’île sont autorisés à s’y rendre et à envoyer de l’argent sans limitation de montant. Le 13 avril, la Maison Blanche a publié une liste de plusieurs autres mesures concernant les compagnies de téléphone, mais leur signification pratique n’est pas claire, particulièrement en ce qui concerne l’accès à Internet pour Cuba. Les anticastristes américains ont toujours mis les déficiences d’accès à Internet à Cuba sur le dos de la fameuse « censure communiste », alors que l’accès technique à Internet et le coût prohibitif des communications sont principalement entre les mains et du ressoirt de sociétés américaines. Microsoft, par exemple, interdit à Cuba d’utiliser certaines fonctions de Messenger, son service de messagerie instantanée. (4) Et Google a bloqué l’accès pour Cuba à de nombreuses fonctions. (5) Le Venezuela et Cuba travaillent actuellement sur un projet de câble sous-marin qui leur permettra d’être moins dépendants des gringos.

L’embargo économique tous azimuts des Etats-Unis, qui provoque des difficultés aux dépens du peuple cubain, est toujours en place. Voici ChangeMan lors d’une récente conférence de presse :

Journaliste : merci M. le Président. Vous avez entendu de nombreux dirigeants d’Amérique latine dire qu’ils voulaient la levée de l’embargo contre Cuba. Vous avez dit que son maintien constituait un moyen de pression important. Mais en 2004, vous étiez en faveur de la levée de l’embargo. Vous avez dit qu’il n’avait pas réussi à améliorer le niveau de vie des gens, qu’il faisait souffrir les innocents, et qu’il était temps de reconnaître que cette politique avait échoué. Qu’est-ce qui vous a fait changer d’opinion ?

Président : Eh bien, 2004, ça parait loin. Qu’est-ce que je faisais en 2004 ?

Journaliste : vous vous présentiez au Sénat.

Président : C’était pendant – je me présentais au Sénat. C’est ça.

(6)Oui, c’est ça. Il ne faut pas confondre rhétorique de campagne électorale et le monde réel de ChangeMan.

Le cas des Cinq Cubains est un autre exemple où ChangeMan pourrait porter secours. Ce détournement scandaleux de la Justice où Cinq Cubains, envoyés aux Etats-Unis pour tenter d’empêcher de futures attaques terroristes contre Cuba organisées par les anticastristes en Floride, ont été eux-mêmes été arrêtés par le FBI sur la base d’informations fournies par le gouvernement cubain comme contribution à la lutte contre le terrorisme. (7)

Les Cinq Cubains sont en prison aux Etats-Unis depuis plus de 10 ans. Vers le 15 juin, la Cour Suprême doit rendre une décision quant à la recevabilité de leur appel. L’administration Clinton les a fait arrêter. L’administration Bush a poursuivi la persécution froide, cruelle et sans fondements pendant huit années de plus. Mais voici l’administration ChangeMan. Youpi ! Oh... à la fin du mois de mai, l’administration ChangeMan a demandé à la Cour de rejeter la demande des Cinq, et le 2 juin, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a déclaré lors d’une réunion de l’Organisation des Etats Américains : « je veux insister sur le fait que les Etats-Unis sous l’administration Obama a adopté une politique totalement différente envers Cuba. » (8)

Une autre occasion pour ChangeMan de voler au secours concerne encore Cuba – la fermeture de la prison de Guantanamo. Mais notre héros une fois de plus montre un manque de courage politique et d’imagination. S’il existe vraiment des éléments qui indiquent que certains détenus représentent un réel danger, qu’on les juge devant un tribunal civil aux Etats-Unis, qu’ils puissent jouir de leurs droits, d’une véritable défense, en rejetant tous les éléments à charge gardés secrets et les aveux obtenus sous la torture. S’ils sont déclarés coupables – et avec un jury américain dans un procès pour « terrorisme », ce serait probablement le cas – qu’on les emprisonne dans une des prisons de haute sécurité des Etats-Unis, qui hébergent déjà 355 hommes qualifiés de « terroristes ». (9) Les nouveaux venus ne représenteront pas plus un danger que ceux qui y sont déjà enfermés.

Cependant, s’ils sont déclarés innocents, alors qu’on les libère. Ce qui serait beaucoup plus simple que de leur trouver un pays d’accueil, y compris les Etats-Unis. Jusqu’à présent, Washington a sans cesse répété au monde entier qu’ils étaient « de la pire espèce ». Il n’est pas étonnant alors qu’aucun pays n’accepte de les accueillir. Mais s’ils sont jugés et acquittés, la situation serait totalement différente.

Alors, M. Obama, on attend votre coup de fil.

Cela fait partie de l’idéologie de l’Amérique que de faire semblant qu’elle n’a pas d’idéologie.

Oh ! Une femme vient d’être nommée à la Cour Suprême de Justice. Une femme dont les parents sont originaires de Porto Rico. Une Latina ! Une juge latina à la Cour Suprême ! Hourrah pour l’Amérique.

Qu’est-ce que ça peut bien nous faire ? Clarence Thomas est juge à la Cour Suprême. Il est noir. Il est aussi réactionnaire qu’il est possible de l’être. Tout le monde devrait s’en ficher que Sonia Sotomayor soit une femme aux origines latino américaines. La seule chose qui importe c’est sa politique. Son idéologie. Ses positions sur d’importantes questions sociales et politiques. Oui, je sais, nous sommes en train de parler de la Loi, sa majesté la Loi, de juges qui sont des sages, des sages impartiaux, qui étudient les subtilités et l’histoire de la Loi, des experts sur la Constitution des Etats-Unis, insensibles et au-dessus des chamailleries partisanes, qui tiennent compte de la jurisprudence et définissent le cadre des jugements futurs.

N’en croyez pas un mot. Cela pourrait être vrai dans les rares affaires présentées devant la Cour Suprême qui ne touchent à aucune question idéologique. A part ça, les juges sont partiaux comme tout être humain, nommés par un président partial, et confirmés par des membres partiaux du Sénat.

Patrick Martin faisait récemment remarquer sur le site World Socialist Web : « au cours des 12 dernières années, sous deux présidents Démocrates et un président Républicain, le poste de Secrétaire d’Etat (ministre des affaires étrangères – ndt) a été occupé, dans l’ordre, par une femme blanche, un homme noir, une femme noire, une femme blanche. » (10) Et tous adoraient l’Empire. Lorsque l’Empire l’a demandé, ils ont bombardé, envahi et tué ; ils ont renversé, occupé, torturé et menti ; et ils ont tous prêté allégeance à Israël et à leurs multinationales.

Nous voilà à présent avec un président noir. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’est ni Martin Luther King, ni Malcolm X, ni Stokely Carmichael. Ses décisions et ses nominations ont toutes été effectuées dans le cadre d’une politique légèrement à gauche du centre ou franchement conservatrice et impérialiste, à droite. Il réchigne plus à être qualifié de progressiste - où d’être surpris à collaborer avec eux - que d’être qualifié de conservateur. L’Equipe Obama considère la gauche comme une vieille tante excentrique qui se pointe régulièrement aux réunions de famille et qui met tout le monde mal à l’aise et que tout le monde voudrait voir partir.

L’Amérique, et le monde, doivent devenir des adultes. Oubliez la couleur de la personne. Oubliez sa race. Oubliez son sexe. Oubliez ses orientations sexuelles. Oubliez même sa classe sociale d’origine. Et observez la classe sociale que la personne sert. Et comprenez que cette personne ne serait pas dans la position où elle se trouve, ni nominée à une telle position, s’il y avait le moindre doute sur sa loyauté envers les principes capitalistes ou la domination américaine sur le monde.

Il importe peu aussi que le président s’exprime en phrases semi-articulées d’une façon comique ou s’il arrive à faire des phrases complètes et grammaticalement correctes. Gardez un oeil sur sa politique.

Obama

Aux nombreux fans de Barack Obama, à gauche, au centre, à droite, et aux Obamaniacs apolitiques, mon conseil est le suivant : lisez Being there de Jerzy Kosinski, ou regardez le film avec Peter Sellers. Lisez aussi Les Nouveaux Habits de l’Empereur de Hans Christian Andersen.

« Les hommes sombrent collectivement dans la folie, mais ne retrouvent la raison qu’individuellement. » - Charles Mackay, journaliste écossais du 19ème siècle.


Lire l'article original en anglais : Media Disinformation and the "Iranian Threat", The great, international, demonic, truly frightening Iranian threat,
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid..., publié le 5 juin 2009.

Traduction : VD pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info.

Notes

1. Washington Post, May 26, 2009 book review

2. Washington Post, May 15, 2009

3. Associated Press, December 12, 2009

4. Associated Press, June 2, 2009

5. Does Google Censor Cuba ?
http://www.juventudrebelde.co.cu/cuba/2007-09-29/does-goo...

6. White House Press Office, April 19, 2009

7. Cuban Political Prisoners ... in the United States
http://www.killinghope.org/bblum6/polpris.htm
en français http://viktor.dedaj.perso.neuf.fr/spip.php?article211

8. Washington Post, June 3, 2009.

9. "There Are Already 355 Terrorists in American Prisons", Slate Magazine, May 29, 2009
http://www.slate.com/id/2219268/

10. "The fundamental social division is class, not race or gender", World Socialist Web Site, May 28, 2009
http://www.wsws.org/articles/2009/may2009/pers-m28.shtml


William Blum est l’auteur de :

- Killing Hope : US Military and CIA Interventions Since World War 2 (en français : “Guerres Scélérates...”, éd. Parangon)

http://www.legrandsoir.info/Les-guerres-scelerates-interv...

- Rogue State : A Guide to the World’s Only Superpower (en français : “Etat Voyou” éd. Parangon)

- West-Bloc Dissident : A Cold War Memoir

- Freeing the World to Death : Essays on the American Empire

01/06/2009

Qui va confronter les États-Unis et Israël ?

Paul Craig Roberts, 28 mai 2009

Bellaciao

Les grands titres disent : "Obama appelle le monde entier à confronter la Corée du Nord". Les États-Unis, a dit Obama, sont déterminés à protéger "la paix et la sécurité du monde".

Double langage, double pensée, 1984.

La Corée du Nord est un bien petit pays. La Chine par elle-même pourrait régler ce cas en peu de temps. Malgré cela, le président des États-Unis croit qu’il faut le monde entier pour confronter la Corée du Nord.

Ce dont nous sommes témoins, c’est que les gangsters de Washington sont encore à fabriquer une autre menace comme l’étaient les Slobodan Milosevic, Osama bin Laden, Saddam Hussein, John Walker Lindh, Yaser Hamdi, José Padilla, Sami al-Arian, Hamas, Mahmoud Ahmadinejad, et les malheureux détenus que l’ancien secrétaire à la défense Rumsfeld qualifiait de "700 plus dangereux terroristes au monde" et qui furent torturés pendant six ans à Gitmo pour être doucement relâchés par la suite. Juste une autre erreur, désolé.

Le complexe militaro-sécuritaire qui dirige les États-Unis avec le lobby israélien et les banquiers a besoin d’une liste interminable de dangereux ennemis pour que l’argent des contribuables continue à entrer dans leurs coffres.

Le lobby du "Homeland Security" a aussi besoin de menaces sans fin pour convaincre les Américains qu’ils doivent abandonner leurs libertés civiles s’ils veulent vivre en sécurité.

De là, la vraie question : "Qui va confronter les gouvernements des États-Unis et d’Israël?"

Qui va protéger les libertés civiles des citoyens américains et des citoyens israéliens, spécialement celles des dissidents israéliens et des citoyens israéliens d’origine arabe ?

Qui va protéger les Palestiniens, Irakiens, Afghans, Libanais, Iraniens, et Syriens des Americains et des Israéliens?

Pas Obama, et pas les chemises brunes qui dirigent présentement Israël.

La suggestion d’Obama que rien de moins que le monde entier est nécessaire pour stopper la Corée du Nord est époustouflante, mais cette suggestion n’est rien en comparaison avec la garantie d’Obama que les États-Unis vont protéger "la paix et la sécurité du monde".

N’est-ce pas la même Amérique qui a bombardé la Serbie, incluant les bureaux diplomatiques chinois et des trains de passagers, et a libéré le Kosovo de la Serbie pour le donner à un groupe de barons de la drogue musulmans du Kosovo, leur prêtant des troupes de l’OTAN pour protéger leurs opérations ?

N’est-ce pas la même Amérique qui est responsable de la mort d’approximativement un million d’Irakiens, faisant d’innombrables veuves et orphelins et faisant en sorte qu’un Irakien sur cinq se retrouve réfugié ?

N’est-ce pas la même Amérique qui empêche le reste du monde de condamner Israel pour ses attaques meurtrières sur des civils libanais en 2006 et sur Gaza plus récemment, la même Amérique qui a couvert Israël dans sa confiscation de la Palestine au cours des 60 dernières années, une confiscation qui a produit 4 millions de réfugiées palestiniens chassés de leurs maisons et leurs villages par la terreur et la violence israélienne ?

N’est-ce pas la même Amérique qui a tenu des exercices militaires dans des anciennes républiques soviétiques encerclant la Russie avec des bases de missiles ?

N’est-ce pas la même Amérique qui a fait des ruines de l’Afghanistan en bombardant le pays faisant du même coup bien des victimes civiles ?

N’est-ce pas la même Amérique qui a commencé une nouvelle et horrible guerre au Pakistan, une guerre qui dès les premiers jours a produit un million de réfugiés ?

"La paix et la sécurité du monde". "Le monde de qui ?"

À son retour de sa consultation avec Obama à Washington, la chemise brune de premier ministre israélien Benjamin Netanyahu declarait que c’était la responsabilité d’Israël d’éliminer la menace nucléaire de l’Iran.

Quelle menace nucléaire? Les services de renseignements américains sont unanimes dans leur conclusion que l’Iran n’a pas eu de programme d’armes nucléaires depuis 2003. Les inspecteurs l’Agence de l’Énergie atomique rapporte qu’il n’y a aucun signe de programme d’armes nucléaires en Iran.

L’Iran bombarde qui ? Combien de réfugiés fuyant pour leur vie l’Iran fait-il ?

La Corée du Nord bombarde qui ?

Les deux grands pays meurtriers producteurs de réfugiés sont les États-Unis et Israël. À leurs deux, ils ont tué et déplacé des millions de personnes qui n’étaient une menace pour personne.

Il n’y a pas de pays sur terre qui rivalise avec les États-Unis et Israël pour la violence barbare et meurtrière.

Mais Obama nous donne l’assurance que les États-Unis protégeront "la paix et la sécurité du monde." Et la chemise brune Netanyahu assure qu’Israel sauvera le monde de la "menace iranienne".

Où sont les médias ?

Pourquoi les gens ne sont-ils pas tordus de rire ?

31/05/2009

Les viols sont courants au Darfour, selon un groupe de médecins

Le viol employé comme "arme de guerre", en plus des tortures et autres humiliations, est une des méthodes utilisées par les psychopathes pour détruire l'être, dans son âme et dans sa chair. Cet article relate les mêmes exactions ignobles commises sur des femmes et fillettes au Congo.
En voici un extrait : « Lorsqu’un viol est commis devant votre famille » […] « cela détruit tout le monde. J’ai vu des hommes souffrir car ils avaient vu leur femme se faire violer ; ils n’ont plus aucune stabilité mentale. La situation des enfants est encore pire. La plupart du temps, lorsqu’une femme subit autant de violences, elle n’est plus capable d’enfanter. Il est clair que ces viols ne sont pas commis pour satisfaire une quelconque pulsion sexuelle mais pour détruire les âmes. La famille et la communauté entières sont détruites. »

Et c'est bien le but du psychopathe : détruire les êtres physiquement mais surtout psychologiquement, les isoler les uns des autres pour qu'ils ne puissent plus s'unir. Le but est de diviser les êtres entre eux par l'accentuation des différences – religieuses, raciales, sexuelles, politiques, sociales, générationnelles... Le viol en tant que technique de destruction et de division est un nouvel exemple de l'absence totale de conscience qui caractérise les psychopathes ; et c'est d'autant plus grave lorsque ce type d'exaction est orchestré en haut lieu.

De Peter Spielman – Il y a 16 heures

NEW YORK — Une étude menée auprès des femmes qui ont fui le conflit du Darfour au Soudan montre qu'un tiers ont été violées et que la plupart redoutent de subir des sévices sexuels dans les camps de réfugiés au Tchad, a établi le groupe américain Physicians for Human Rights (médecins pour les droits humains).

L'étude publié dimanche souligne que la moitié des viols perpétrés au Darfour sont attribuables aux milices Janjawid, alliées au gouvernement de Karthoum, et le reste aux villageois tchadiens, près des camps de réfugiés gérés par l'ONU. Ils s'attaquent aux femmes quand elles vont chercher du bois ou du fourrage pour le bétail en dehors du camp.

L'ONG souhaite que ces viols, qualifiés de crime de guerre, soient jugés, et engage la Cour criminelle internationale à lancer des mandats d'arrêts contre les principaux suspects soudanais. Les médecins demandent aussi une meilleure protection des réfugiés au Tchad par la police locale et les soldats de la paix, protégeant notamment la quête de bois.

La question est hautement décriée par le gouvernement soudanais, qui nie qu'aient lieu des violences systématique ou des viols de femmes.

Trois médecins et un chercheur ont interviewé 88 femmes en novembre au camp de réfugiés de Farchana, au Tchad, où plus de 20.000 personnes déplacées du Darfour sont sous la garde de 2.000 soldats tchadiens, à 55 km de la frontière avec le Soudan.

Parmi ces 88 femmes interrogées, 29 ont subi un viol "confirmé ou très probable", selon l'organisation. Trois femmes ont été violées deux fois. Dix-sept viols ont eu lieu au Darfour, et 15 au Tchad. Par ailleurs, cinq femmes ont témoigné avoir assisté à des viols collectifs par les miliciens au Darfour.

Les membres de l'ONG considèrent "hautement probable" un viol quand la victime s'est évanouie lors de l'agression, et présente des séquelles visibles, ou si elle a reconnu dans un premier temps avoir été violée, avant de nier les faits par la suite pour dissimuler sa honte.

Le conflit au Darfour dure depuis 2003 et oppose des rebelles africains de la province de l'ouest du Soudan au gouvernement de Karthoum, qui a une attitude discriminante à leur encontre ou les néglige. Le conflit a entraîné la mort de 300.000 personnes et fait 2,7 millions de déplacés. Environ 250.000 Darfouri ont fui au Tchad, où ils vivent dans des camps de réfugiés.

Le groupe reconnaît que sa méthode d'enquête -des interviews menées dans les camps de réfugiés avec l'accord des chefs de ces camps, et auprès de femmes informées par le bouche-à-oreille-ne permet pas de tirer des conclusions sur la situation générale au Darfour, ou parmi la population des réfugiés du camp de Farchana.

La culture musulmane en vigueur au Darfour ne facilite pas la déclaration des viols. Les femmes redoutent l'ostracisme qui les frapperait ensuite, et elles craignent des représailles du gouvernement.

Les enquêtes ont encore été compliquées par l'expulsion de 13 ONG étrangères décrétée par le gouvernement soudanais après le lancement d'un mandat d'arrêt contre le président Béchir par la Cour criminelle internationale. Omar el-Béchir est notamment poursuivi pour les viols perpétrés à l'encontre des populations du Darfour.

Entre octobre 2004 et février 2005, Médecins sans frontières a rapporté avoir traité 500 victimes de viols au sud et à l'ouest du Darfour. Ces atteintes aux droits humains sont répétées, dans les villages où apparaissent les hommes en armes porteurs de turbans et d'uniformes kaki, à cheval ou à dos de chameau. Ces attaques sont généralement suivies de pilonnage aérien de l'armée soudanaise.

"Les femmes darfouri (africaines) sont appelées esclaves par leurs assaillants et les hommes sont tués. Les agresseurs brûlent systématiquement les villages et confisquent le bétail", d'après le rapport de Physicians for Human Rights.

Une victime rapporte par exemple qu'à 13 ans, quatre hommes arabes armés et à cheval ont attaqué la ferme de sa famille au village, dans le Darfour. Ils ont tué son père et l'ont violé.

"Quand ils ont tué mon père, ils ont vu que j'étais une petite fille", a témoigné la victime, membre de la tribu Masalit. "Je n'avais pas d'énergie ou de force pour m'opposer à eux. Ils ont commencé à abuser de moi, j'ai saigné, c'était tellement douloureux. J'ai été malade pendant sept jours. Je ne pouvais plus me tenir debout".

Au Tchad, les réfugiés ne risquent plus d'être massacrés par les miliciens arabes ou bombardés par les avions soudanais, mais ils sont toujours exposés aux viols, à la faim et aux privations.

En 2007, le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies avait documenté 52 cas de viols, en recueillant les témoignages dans 12 camps au Tchad, mais estimé que le chiffre était sûrement très sous-évalué.

xo/v0292

Sur le Net : http://darfuriwomen.phrblog.org r

30/01/2009

"Nous pouvons détruire n’importe quelle capitale européenne"

Bellaciao, Mercredi 28 janvier 2009

Un Professeur israélien : 

Nous avons les moyens de détruire n’importe quelle Capitale européenne.

Par Nadim Ladki

http://iraqwar.mirror-world.ru/arti...

www.martinvancreveld.com/biography/

(IAP News) - Ce professeur et historien militaire israélien a laissé comprendre qu’Israël pourrait se venger l’holocauste en exterminant des millions d’Allemands et d’autres Européens.

Lors d’une interview publiée à Jérusalem vendredi, le professeur Martin Van Crevel a déclaré qu’Israël avait « la capacité d’atteindre la plupart des capitales européennes avec ses armes nucléaires ».

« Nous possédons plusieurs centaines d’ogives atomiques et de fusées et pouvons atteindre nos cibles dans toutes les azimuts, et même Rome. La plupart des capitales européennes font partie des cibles potentielles de notre Armée de l’air ».

Creveld, un Professeur d’Histoire militaire à l’Université hébraïque de Jérusalem, a précisé que la « déportation collective » par Israël était la seule stratégie efficace à appliquer aux Palestiniens.

« Les Palestiniens doivent tous être expulsés. Les gens qui luttent dans ce but (Le Gouvernement israélien) attendent simplement la venue de "la bonne personne au bon moment". Il y a seulement deux ans, 7 ou 8 % des Israéliens étaient d’avis que ce serait la meilleure solution, il y a deux mois c’était 33 %, et maintenant, selon un Sondage Gallup, le chiffre est de 44 % pour ».

Creveld a déclaré qu’il était sûr que le Premier ministre israélien Ariel Sharon avait déjà voulu expulser les Palestiniens.

« Je pense qu’il est tout à fait possible qu’il ait voulu le faire. Il voulait intensifier le conflit. Il savait que rien d’autre ne pourrait réussir ».

A la question de savoir « s’il s’inquiétait du fait qu’Israël deviendrait un état voyou s’il mettait en oeuvre une déportation génocidaire à l’encontre des Palestiniens, Creveld a cité les paroles de l’ancien Ministre israélien de la Défense Nationale, Moshe Dayan, qui avait déclaré "Qu’Israël devait être comme un chien enragé, trop dangereux pour qu’on le contrôle ».

Creveld soutient qu’Israël ne se soucie pas du fait de devenir un « état voyou ».

« Nos forces armées ne sont pas au trentième rang, mais aux deuxième ou troisième rang mondial. Nous avons la capacité de détruire le Monde avec nous. Et je peux vous assurer que cela arrivera avant qu’Israël ne disparaisse ».

http://www.iap.org

http://www.rense.com/general34/esde.htm

Martin van Creveld

Biographie

Martin van Creveld, Ancien professeur de l’Université hébraïque de Jérusalem, est un des auteurs leaders mondiaux sur l’histoire militaire et la stratégie, avec une spécialité sur les guerres du futur.

Il a écrit vingt ouvrages : “Supplying War” (1978), “Command in War” (1985), “The Transformation of War” (1991), “The Changing Face of War : Lessons of Combat from the Marne to Iraq” (2006), and “The Culture of War” (2008).). Il a aussi publié largement sur d’autres sujets, y compris des histoire sur les états, les femme et le Féminisme et l’Histoire américaine. Ces ouvrages ont été traduits en dix-sept langues.

Traduct Gilong.

Vous ne croyez pas que ça mériterait la « Une » des médias européens. Plus quelques intervention au Sénat à l’Assemblée ou aux autres instances des autres états européens.

L’indignation des Partis et Syndicats, et une mobilisation des citoyens qu’une bande de fachos religieux azimutés de la calebasse menace d’exterminer ?

Pourtant si c’était un quelconque jobard Iranien, ou Russe, ou Chinois, ou Vénézuélien, qui faisait cette déclaration, et qui soit publié dans la presse, je n’ose imaginer le ramdam et les tambours qui nous gonfleraient à longueur de journée.

S’il y avait simplement UN seul « vrai » journaliste, et UN seul « vrai » organe de presse, en France et en Europe, cette nouvelle qui court depuis trois jours sur le Web international aurait, au minimum, été reprise. Au moins pour la dénoncer comme fausse, (Mais hélas après vérification elle est vraie. Et surtout on sait tous depuis des lustres qu’Israël a de quoi raser la moitié de la Planète), ou si elle était vraie afin d’exiger que ceux qui ont la responsabilité de notre protection « expliquent » à ces gens qu’on va s’occuper d’eux sérieusement. Comme on s’est occupé d’autres en d’autres temps.

Mais c’est vrai qu’avant qu’on s’occupe des Maîtres à penser nazis des Sionistes d’aujourd’hui, nos dirigeants d’alors les ont financé puis ont attendu qu’on assassine 50 millions de gens, dont 5 millions de Juifs, (entre autres), avant de décider de faire quelque chose.

Bonne nuit et dormez bien.

En 1933 y en a qui faisaient de même… Pendant que Grand-Papa Bush et Wall-Sreet finançaient Hitler.

En 1938 y en a qui faisaient de même… Pendant qu’on exterminait la Tchécoslovaquie et la Pologne.

Juste après il se sont réveillés… Un peu tard pour continuer à vivre.

G.L.

15/01/2009

Analyse du complot Israël-Égypte-Arabie saoudite

En complément de l'article "La guerre israélienne est financée par l'Arabie saoudite", Thierry Meyssan présente son analyse de la situation dans cette vidéo :

14/01/2009

Envoi d’armes US d’une ampleur exceptionnelle en Israël : Les États-Unis et Israël projettent-ils d’étendre la guerre au Moyen-Orient ?

Global Research, Michel Chossudovsky, 11 janvier 2009

Original : www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=11743

Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info

 

Envoi d’armes des États-Unis d’une ampleur exceptionnelle en Israël : Les États-Unis et Israël projettent-ils d’étendre la guerre au Moyen-Orient ?

Une très grosse livraison d'armes des États-Unis pour Israël, se composant de 3000 tonnes de « munitions, » est prévue voguer vers Israël. La taille et la nature de cette expédition sont qualifiées d"« insolites » 

Sous couvert d’anonymat, un courtier a déclaré, « L’envoi inhabituel de 3000 tonnes de munitions en une seule fois, cela fait beaucoup.  « Cela (ce type de demande) est assez rare et il n'en a pas été mentionné beaucoup sur le marché toutes ces années, » a-t-il ajouté. À Londres, les courtiers maritimes qui s’étaient spécialisés dans le passé dans le transport d’armes pour l'armée étasunienne et britannique, ont dit que ce genre d’affrètement vers Israël est rare. (Reuters, 10 janvier 2009).

Une compagnie de la marine marchande grecque a été chargée par le Pentagone de livrer les armes à Israël :

Les documents du ravitaillement maritime vus par Reuters montrent que les États-Unis ont cherché à louer un navire marchand pour expédier des centaines de tonnes d'armes vers Israël depuis la Grèce en fin de ce mois-ci.

L'US Navy's Military Sealift Command a déclaré que le navire devrait transporter 325 conteneurs standards de 20 pieds de ce qui était enregistré sous le nom de « munitions, » en deux voyages séparés depuis le port grec de Astakos jusqu’au port israélien d'Ashdod dans la deuxième moitié de janvier.

Sur le manifeste de cargaison, l’identification de « matières dangereuses » évoque des substances explosives et des détonateurs, mais aucun autre détail n’y figure. (Ibid)

Il est à noter qu’une expédition similaire exceptionnellement importante de munitions des États-Unis vers Israël avait été programmée en début décembre :

Les documents indiquent que le navire allemand loué début décembre par les États-Unis transportait aussi une énorme cargaison d'armes, pesant plus de 2,6 millions de kg [2600 tonnes], et rempli de 989 conteneurs standards de 20 pieds, à Ashdod depuis la Caroline du Nord. (Press TV, 10 janvier 2009).

Ces grandes expéditions de munitions concernent-elles l'invasion de Gaza ?

Selon Reuters, la demande du Pentagone de transporter des munitions dans un navire de commerce a été faite le 31 décembre, 4 jours après le début des bombardements aériens sur Gaza par les avions de chasse F16.

Les analystes ont conclu à la légère, sans preuve, que les 2 expéditions de « munitions » sont destinées à approvisionner les forces armées d’Israël pour aider son invasion militaire à Gaza.

Un analyste militaire chevronné de Londres, qui a refusé d'être nommé, a indiqué que, à cause du calendrier, les expéditions pourraient être « irrégulières » et liées à l'offensive contre Gaza. (Reuters, 10 janvier 2009).

Ces rapports sont extravagants. La livraison de munitions précède toujours l'attaque d'une opération militaire. Les munitions requises pour l'« Opération Plomb Jeté » ont été déterminées en juin 2008. Suite à la demande de Tel Aviv dans le cadre du programme étasunien d'aide militaire à Israël, le Congrès a approuvé en septembre 2008 le transfert de 1000 Guided Bomb Units 39 (GBU-39), des bombes brise bunker, de petit diamètre, guidées par GPS et de haute précision.

Les bombes GBU-39 produites par Boeing ont été livrées à Israël en novembre. Elles ont été utilisées lors des premiers raids aériens sur Gaza :

L’Air Force d’Israël (IAF) a utilisé les nouvelles GBU-39 Small Diameter Bombachetées aux États-Unis dans les récentes attaques contre Gaza. Le [Jerusalem] Post a mentionné les nouvelles armes, commandées en septembre et arrivées le mois dernier [novembre], et déjà mises à l'action avec les avions de chasse de l’IAF. Ces armes ont été larguées par les F-15 Boeing de l’IAF, car jusqu'ici ces bombes de petit diamètre ne peuvent être utilisées que par ce type d'avion.

Il est hautement improbable que le gros de l'armement inclus dans ces deux grandes expéditions, qui doit arriver en Israël vers fin janvier, soit destiné à servir dans l'opération militaire menée par Israël à Gaza. La GBU-39 est légère (130 kg). Le poids total de l'expédition des GBU-39 (1000 unités) serait de l'ordre d'un modeste 130 tonnes. En d'autres termes, les spécifications de la GBU-39 ne correspondent pas à la description de l'expédition d’armement « exceptionnellement grande » et « lourde. »


GBU-39

 

Le scénario de l'escalade

L'expédition commandée le 31 décembre est de l'ordre de 3000 tonnes, une cargaison de « munitions » très grosse et pesante indiquant un transfert d’armes lourdes vers Israël.

Selon les déclarations de l'armée étasunienne, les munitions doivent être entreposées pour un usage « de toute urgence » dans l'éventualité d'un conflit :

Cette expédition programmée auparavant est routinière et non pour aider dans la situation actuelle à Gaza. ... Les militaires étasuniens pré-positionnent des stocks de sécurité dans certains pays, en cas de besoin de toute urgence. (Reuters, 10 janvier 2009, souligné par l’auteur)

Quelle que soit la nature de ces grandes cargaisons d'armes, elles sont destinées à servir lors d’une opération militaire future au Moyen-Orient.

Depuis le lancement de la Theater Iran Near Term Operation (TIRANNT) en mai 2003, un scénario d'escalade impliquant des actions militaires contre l'Iran et la Syrie a été envisagée. TIRANNT a été suivie par une série de plans militaires afférents à l'Iran. De nombreuses déclarations officielles et des documents militaires étasuniens indiquent l'élargissement de la guerre au Moyen-Orient.

Ces expéditions suggèrent que le « scénario de l'escalade, » non seulement existe, mais est passé en plus à une étape de planification militaire israélo-étasunienne plus active.

Si ces armes seront utilisées ou non n’est pas connu. La question centrale, à cet égard, est de savoir si l'invasion de Gaza fait partie d'une aventure militaire plus grande contre le Liban, la Syrie et l'Iran, dans laquelle des armes lourdes des États-Unis, bombes brise bunker comprises, seront utilisées.

L’histoire des envois d’armes étasuniennes en Israël

Le stockage en Israël de bombes brise bunker made in USA est en cours depuis 2005 :

Les États-Unis vendront à Israël près de 5000 bombes intelligentes lors de l'un des plus grands marchés d’armes entre ces deux alliés depuis des années.

Parmi les bombes que recevra l'armée de l'air [israélienne], il y a 500 bombes brise bunker d’une tonne capables de transpercer des murs de béton de deux mètres d'épaisseur, 2500 bombes ordinaires d’une tonne, 1000 bombes d’une demie tonne, et 500 bombes d’un quart de tonne. Les bombes achetées par Israël incluent des versions aéroportées, des unités guidées, le mode d’emploi des bombes et des détonateurs. Elles sont guidées par un satellite israélien utilisé par les militaires.

La vente augmentera les fournitures de bombes intelligentes israéliennes. Le Pentagone a déclaré au Congrès que les bombes sont destinées à maintenir l'avantage qualitatif d'Israël [contre l'Iran], et à mettre en avant les intérêts stratégiques et tactiques des États-Unis. (Jewish Virtual Library,  21-22 septembre 2004, Haaretz / Jerusalem Post).

Les expéditions actuelles de bombes brise bunker made in USA ont été mises en route en 2005. Les États-Unis ont approuvé en avril 2005 la livraison de :

quelque 5000 « armes intelligentes lancées des airs, » incluant quelque 500 bombes brise bunker BLU 109. Ces munitions (enrobées d’uranium) seraient plus « adéquates pour viser l'ensemble des cibles iraniennes, à l'exception peut-être de l'installation enterrée à Natanz, qui pourrait exiger la brise bunker BLU-113 [plus puissante, une variante de la GBU 28]. » (Voir Michel Chossudovsky, Planned US-Israeli Nuclear Attack on Iran, Global Research, 1er mai 2005).

La BLU-109 est plus petite que la GBU 28. « C’est une ogive de 2000 livres pouvant être utilisée avec un kit de guidage GPS [...], et qui peut percer jusqu'à 15 pieds de béton armé. » (Voir F16.net).

Selon le New York Times, en août 2006, au summum de la guerre contre le Liban, une importante cargaison de bombes GBU 28 de 2,2 tonnes a été envoyée en Israël.

La GBU 28 est produite par Raytheon. Utilisée contre l'Irak lors de la guerre du Golfe en 1991, elle a la capacité de percer quelque 20 pieds de béton armé. (Haaretz, 9 novembre 2008). Contrairement aux bombes GBU 39 (130 kg) contre Gaza, chaque GBU-28 a un poids important de 2,2 tonnes.

Selon Federation of American Scientists, « la Guided Bomb Unit-28 (GBU-28) est une arme spécialement développée pour transpercer les centres de commandement irakiens fortifiés, profondément enterrés. La GBU-28 est une arme conventionnelle de 5000 livres à guidage laser, qui utilise une ogive pénétrante de 4400 livres. »

(Pour une représentation visuelle, voir « Bob Sherman, How the GBU-28 works, » USA Today en ligne).

 


GBU-28


      Vidéo de démonstration de la GBU 28 sur YouTube

Ces expéditions d'armes récentes vers Israël, d’une importance exceptionnelle, financées par l'aide militaire étasunienne à Israël, font partie de l'accord de 2004 entre Washington et Tel-Aviv.

Comme mentionné ci-dessus, il y a une histoire de livraison de bombes brise bunker (incluant la GBU 28) qui remonte à 2005. Bien que la nature et la composition de ces dernières cargaisons d'armes soient inconnues, on soupçonne qu'elles comportent la version brise bunker lourde, notamment des bombes GBU-28.

Il convient de noter à cet égard que, l'été dernier, Israël a demandé au Pentagone de fournir des bombes brise bunker GBU-28. Le but déclaré était de les utiliser dans l'éventualité d'une opération militaire dirigée contre l'Iran.

En septembre 2008, selon la presse étasunienne et israélienne citant des fonctionnaires du Pentagone, la demande de Tel-Aviv a été rejetée. Selon ces rapports, Washington a refusé catégoriquement de livrer la cargaison de bombes brise bunker GBU 28, pour qu’elle soit utilisée pour attaquer les installations nucléaires iraniennes. « À la place, » Washington a accepté de livrer la légère GBU-39 pour l’utiliser contre Gaza.

Les États-Unis ont « rejeté une demande israélienne d'équipements militaires et l’aide qui permettrait d'améliorer la capacité d'Israël à attaquer les installations nucléaires iraniennes. »

Les Étasuniens ont considéré la demande [d'Israël], transmise au plus haut niveau (et rejetée), comme un signe du stade de préparation avancé d'Israël pour attaquer l'Iran. Ils ont donc mis en garde Israël contre toute attaque, disant que ce genre d’intervention saperait les intérêts étasuniens. Ils ont aussi demandé à Israël de leur donner un préavis au cas où ils décideraient malgré tout d’attaquer l'Iran. Début septembre, Haaretz a signalé que la demande comportait des bombes « brise bunker » GBU-28.

Selon AP, les États-Unis ont convenu à la mi-septembre de vendre à Israel 1000 bombes « brise bunker » GBU-39 à la place, qui, selon les experts militaires israéliens, « pourraient constituer une nouvelle arme puissante » contre Gaza.

De cette manière : quand Israël a demandé aux États-Unis des armes que ces derniers pensaient pouvoir servir à bombarder l'Iran, ils ont dit non, ajoutant explicitement qu'ils ne souhaitaient pas voir d’attaque israélienne contre l'Iran. Et il n'y a pas eu d’attaque israélienne contre l'Iran. (Defense Update.com, décembre 2008).

La désinformation médiatique

Les déclarations officielles et les communiqués de presse sont bidon. Israël et les États-Unis ont toujours agi en étroite coordination. Washington « n’exige pas qu’Israël lui fournisse un préavis » avant une opération militaire :

Le rapport d’Haaretz suggère que l'administration Bush était intransigeante et ne voulait pas que les Israéliens attaquent l'Iran. En fait, le rapport laissait penser que les États-Unis abattraient tout avion israélien essayant d'attaquer l'Iran :

Autorisation de l’espace aérien : Toute attaque contre l'Iran pourrait apparemment exiger de passer à travers l'espace aérien irakien. Pour ce faire, il y aurait nécessité d’un couloir aérien que le les avions de combat israéliens pourraient traverser sans être pris pour cible par les avions étasuniens ou les missiles antiaériens. Les Étasuniens ont aussi rejeté cette demande. Selon un compte rendu, pour esquiver le problème, les Étasuniens ont répondu aux Israéliens de demander l'autorisation au Premier Ministre irakien, Nouri al-Maliki, dans le style : « Si vous voulez, arrangez-vous avec lui. » (Haaretz 9 novembre 2008).

Ce rapport israélien est trompeur. Israël est l'allié des États-Unis. Les opérations militaires sont étroitement coordonnées. Israël n'agit pas sans l'approbation de Washington et les États-Unis n’abattent pas les avions de son plus proche allié.

Nature et composition des dernières livraisons d'armes des États-Unis vers Israël

Ces envois de munitions anormalement grands devraient en principe nécessiter l'aval du Congrès. À notre connaissance, il n'existe pas de dossier public sur l'approbation de ces envois exceptionnellement grands de « munitions » vers Israël.

La nature et la composition de l'expédition sont inconnues. La demande de livraison d’Israël de GBU 28 de 2,2 tonnes a-t-elle été acceptée par Washington, en contournant le Congrès ? Des bombes GBU 28, pesant chacune 2,2 tonnes, font-elles partie des expéditions de 3000 tonnes vers Israël. Des mini-bombes nucléaires tactiques brise bunker sont-elles incluses dans l'arsenal d'Israël ? Ce sont les questions à poser au Congrès des États-Unis.

Les deux expéditions de « munitions » sont prévues arriver en Israël respectivement au plus tard le 25 et le 31 janvier.

Le Secrétaire Robert Gates, qui reste à la tête du Département de la Défense, assure la continuité de l'ordre du jour militaire.

Préparation à une confrontation avec l'Iran : Renforcement du système de défense antimissile d’Israël

Début janvier, le Pentagone a envoyé en Israël quelque 100 militaires de l’US European Command (EUCOM) pour aider à installer un nouveau système radar d’alerte précoce sophistiqué en bande X. Ce projet fait partie de l'aide militaire pour Israël approuvée par le Pentagone en septembre 2008 :

Le gouvernement israélien a demandé ce système pour l’aider à se défendre contre une éventuelle attaque de missiles de l'Iran. Le Secrétaire à la Défense Robert M. Gates a signé l'ordre de déploiement à la mi-septembre. ....

Selon les fonctionnaires de l'US Missile Defense Agency, dès qu’il sera pleinement opérationnel, ce système pourra suivre et identifier tout petit objet à grande distance et à très haute altitude, notamment dans l'espace. La défense antimissile d’Israël s’intégrera aussi au réseau mondial de détection de missiles des États-Unis.

« Cela permettra aux Israéliens de suivre les missiles balistiques à moyenne et longue portée cent fois mieux que ce que permet leur radar actuel, » a déclaré Morrell. Il aura ... une portée plus que double de celle du radar de défense antimissile d'Israël et accroîtra son temps d’engagement disponible. »

Cela, dit-il, permettra d'améliorer grandement la capacité défensive d'Israël. « Il y a une menace grandissante de missiles balistiques dans la région, notamment en provenance d'Iran, » a déclaré Morrell. « Et personne dans la région ne devrait se sentir plus nerveux que les Israéliens au sujet de cette menace. Et il est clair qu'ils le sont, et ils ont demandé notre aide. (Defense Talk.com, 6 janvier 2009, souligné par l’auteur).

Le nouveau système radar en bande X « permet l'interception précoce, dès le lancement sur le territoire ennemi au lieu du territoire ami » (Sénateur Azzolina Joseph, Protecting Israel from Iran's missiles, Bayshore News, 26 décembre 2008).

Le radar en bande X intégrerait la défense antimissile d'Israël dans le réseau de détection mondial des États-Unis, qui comporte des satellites, des navires de l’Advanced Electronic Guided Interceptor System, en Méditerranée, dans le Golfe Persique et en Mer Rouge, ainsi que les radars et les intercepteurs au sol du système Patriot. » (Ibid)

Ce que cela signifie, c'est que Washington fait la pluie et le beau temps. Les États-Unis, plutôt qu’Israël, pourront contrôler le système de défense : « Ceci est, et restera, un système radar étasunien, » a déclaré le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell. « Alors ce n'est pas quelque chose que nous donnons ou vendons aux Israéliens, c'est quelque chose qui nécessitera du personnel des États-Unis pour fonctionner. » (Cité dans Israel National News, 9 janvier 2009, souligné par l’auteur).

En d'autres termes, l'armée étasunienne contrôle le système de la défense aérienne d'Israël, qui est intégré au système mondial de défense antimissile des États-Unis. Dans ces circonstances, Israël ne peut pas lancer de guerre contre l'Iran sans l’aval du haut commandement des États-Unis.

Les grandes expéditions de munitions des États-Unis, qui devraient arriver en Israël après la prise de fonction de Barack Obama à la présidence des États-Unis et comme Commandant en Chef, font partie du programme plus général de coopération militaire US-israélienne en relation avec l'Iran.

Le renforcement de la défense antimissile d'Israël conjugué aux grandes expéditions d’armes étasuniennes, font partie d'un scénario d'escalade, qui pourrait sous l’administration Obama entraîner le monde dans une guerre élargie au Moyen-Orient.

Une nouvelle Guerre froide ?

Il y a eu renforcement des capacités militaires des deux côtés. L'Iran a répondu à l'initiative israélo-étasunienne, en étoffant son propre système de défense antimissile avec le soutien de la Russie. Selon des rapports (21 décembre), Moscou et Téhéran ont tenu des pourparlers sur la fourniture par la Russie de systèmes de défense aérienne à moyenne portée, en particulier des systèmes sol-air de défense antimissile S-300. » (Asian Times, 9 janvier 2009).

13/01/2009

Israël a exécuté des prisonniers, selon le député israélien Jamal Zahalka

Vendredi 9 janvier 2009, dabio.net (édité par Futur Quantique)

Extrait :

Des informations très graves faisant état des exécutions extrajudiciaires des prisonniers palestiniens.

L’information a été révélée par un député arabe israélien Jamal Zahalka. Selon le député, « des prisonniers palestiniens auraient été exécutés par l’armée israélienne ». Intervenant de la ville de Nassirya, en Israël, le député arabe israélien n’a pas hésité à donner le nom d’une des personnes sommairement exécutée qui s’appelle Samir Rachid Mahamat, exécuté à Jabalaya. Des femmes ayant reçu l’ordre de se rendre, auraient été exécutées et leurs corps gisaient jusqu’à hier, selon le député arabe israélien.  Difficile de croire qu'un pays comme Israël puisse commettre des exécutions aussi graves ! [Note de P&P : hélas non, il n'est pas difficile de "croire" une telle chose : il n'y a qu'à constater chaque jour les massacres et les horreurs commis par Israël, et ce depuis la création de cette pathocratie en 1948] Le député Jamal Zahalka a reconnu avoir envoyé en urgence une lettre au Ministre de la défense Ehoud Barak et à la Croix rouge demandant une enquête sur des rapports selon lesquels les forces de Tsahal auraient tué des prisonniers de guerre palestiniens à Gaza. 

Plus de détails dans cet article (en anglais)

Combien de divisions ?

Uri Avnery, écrivain et journaliste israélien
Dimanche 11 janvier 2009, France Palestine

IL Y A PRÈS de soixante dix ans, au cours de la Seconde guerre mondiale, un crime odieux fut commis dans la ville de Léningrad. Pendant plus de mille jours, une bande d’extrémistes appelée "l’Armée rouge" ont pris les millions d’habitants de la ville en otage et provoqué les représailles de la Wehrmacht allemande dans les centres de population à l’intérieur de la ville. Les Allemands n’ont eu d’autre alternative que de bombarder la population et d’imposer un total blocus qui a causé la mort de centaines de milliers de personnes.

Quelque temps avant cela, un crime semblable avait été commis en Angleterre. La bande à Churchill se cachait dans la population londonnienne, utilisant les millions de citoyens comme boucliers humains. Les Allemands ont été obligés d’envoyer leur Luftwaffe et de réduire la ville en ruines. Ils ont appelé cela le Blitz.

C’est la description qui serait faite dans les livres d’histoire aujourd’hui – si les Allemands avaient gagné la guerre.

Absurde ? Pas plus que les descriptions quotidiennes dans nos médias, qui répètent ad nauseam : Les terroristes du Hamas utilisent les habitants de Gaza comme "otages" et exploitent les femmes et les enfants comme "boucliers humains", ils ne nous laissent aucune alternative que de procéder à des bombardements massifs, dans lesquels, à notre grand regret, des milliers de femmes, d’enfants et d’hommes désarmés sont tués et blessés.

DANS CETTE GUERRE, comme dans toute guerre moderne, la propagande joue un rôle majeur. La disparité entre les forces, entre l’armée israélienne – avec ses avions, ses hélicoptères de combat, ses drones, ses navires de guerre, son artillerie et ses tanks – et les quelques milliers de combattants du Hamas légèrement armés, est peut-être de un à un million. Sur le plan politique, le fossé entre eux est encore plus grand. Mais en termes de propagande de guerre, le fossé est presque infini.

Presque tous les médias occidentaux ont au début répété la ligne de propagande officielle israélienne. Ils ont presque entièrement ignoré la version palestinienne de l’histoire, et n’ont fait aucune mention des manifestations quotidiennes du camp de la paix israélien. La raison avancée par le gouvernement israélien ("l’Etat doit défendre les citoyens contre les roquettes Qassam") a été acceptée comme la pure vérité. L’autre version, selon laquelle les lancements de Qassam sont des représailles pour le siège qui affame le million et demi d’habitants de la bande de Gaza, n’a pas du tout été mentionnée.

C’est seulement quand les horribles scènes venant de Gaza ont commencé à être montrées sur les écrans des télévisions occidentales, que l’opinion publique mondiale a commencé à changer.

Certes, les chaînes occidentales et israéliennes n’ont montré qu’une toute petite partie des événements meurtriers qui apparaissent 24 heures sur 24 chaque jour sur la chaîne arabe Al Jazira, mais une photo d’un enfant mort dans les bras de son père terrifié est plus forte qu’un millier de phrases bien structurées du porte-parole de l’armée israélienne. Et c’est ce qui est décisif à la fin.

La guerre, toute guerre, est le royaume des mensonges. Si on en appelle à la propagande ou à la guerre psychologique, tout le monde accepte l’idée qu’on a le droit de mentir pour son pays. Celui qui dit la vérité prend le risque d’être traité de traître.

L’ennui est que c’est pour celui qui la porte lui-même que cette propagande est la plus convaincante . Et après, vous vous convainquez qu’un mensonge est la vérité, vous falsifiez la réalité, et vous ne pouvez plus prendre de décisions rationnelles.

Un exemple de ce processus entoure l’atrocité la plus choquante de cette guerre : le bombardement de l’école de l’ONU Fakhura dans le camp de réfugiés de Jabaliya.

Dès après que l’événement a commencé à être connu dans le monde, l’armée a "révélé" que des combattants du Hamas avaient tiré des obus de mortier depuis l’entrée de l’école. Pour preuve, ils ont fourni une photo aérienne qui montrait en effet l’école et le mortier. Mais peu de temps après, le menteur officiel de l’armée admettait que la photo datait de plus d’un an. En bref : une falsification.

Par la suite, le menteur officiel a déclaré que "nos soldats étaient ciblés de l’intérieur de l’école". Il fallut à peine un jour pour que l’armée soit obligée d’admettre vis-à-vis d’un agent de l’ONU que c’était un mensonge aussi. Personne n’a tiré de l’intérieur de l’école, et aucun combattant du Hamas ne se trouvait dans l’école, qui était pleine de réfugiés terrifiés.

Mais cette reconnaissance n’avait plus vraiment d’impact. Entre temps, les Israéliens avaient été complètement convaincus qu’"ils tiraient de l’intérieur de l’école", et les présentateurs de télévision avaient annoncé cela comme un fait.

Il en va de même pour les autres atrocités. Chaque bébé est transformé, en mourrant, en terroriste du Hamas. Chaque mosquée bombardée devient instantanément une base du Hamas, chaque immeuble d’habitation une cache d’armes, chaque école un poste de commande terroriste, chaque bâtiment du gouvernement civil un "symbole de l’administration Hamas". Ainsi l’armée israélienne garde sa pureté et reste "l’armée la plus morale du monde".

LA VÉRITÉ est que les atrocités sont le résultat direct du plan de guerre. Il reflète la personnalité d’Ehoud Barak – dont le mode de pensée et les actions sont ce que l’on appelle "alinéation morale", un trouble sociopathe.

L’objectif réel (A part gagner des sièges aux prochaines élections) est de mettre fin au gouvernement Hamas dans la bande de Gaza. Dans l’imagination de ses concepteurs, Hamas est un envahisseur qui a pris le contrôle d’un pays étranger. La réalité est bien sûr toute autre.

Le mouvement Hamas a obtenu la majorité dans des élections éminemment démocratiques qui ont eu lieu en Cisjordanie, à Jérusalem-est et dans la bande de Gaza. Il a gagné parce que les Palestiniens étaient arrivés à la conclusion que l’approche pacifique du Fatah n’avait rien obtenu d’Israël – ni gel de la colonisation, ni libération des prisonniers, ni aucun pas en direction de la fin de l’occupation et de la création d’un Etat palestinien. Le Hamas est profondément enraciné dans la population – pas seulement comme mouvement de résistance qui lutte contre l’occupant étranger, comme l’Irgun et le groupe Stern dans le passé – mais aussi comme organisation politique et religieuse qui fournit des services dans les domaines social, éducationnel et médical.

Pour la population, les combattants du Hamas ne sont pas un corps étranger, mais les fils des familles de la bande de Gaza et d’autres régions de Palestine. Ils ne "se cachent pas derrière la population", la population ne les considère que comme ses défenseurs.

Donc, toute l’opération est basée sur de fausse hypothèses. Transformer sa vie en enfer ne conduit pas la population à se soulever contre le Hamas, mais au contraire, à l’unir derrière le Hamas et à renforcer sa détermination à ne pas se rendre. La population de Léningrad ne s’est pas dressée contre Staline, pas plus que les Londoniens ne se sont retournés contre Churchill.

Celui qui donne l’ordre d’une telle guerre avec de telles méthodes dans un territoire si densément peuplé sait qu’il causera des massacres de civils. Apparemment cela ne l’a pas troublé. Ou il a cru qu’"ils changeront de voie" et que "cela engourdira leur conscience" de sorte qu’à l’avenir ils n’oseront plus résister à Israël.

Une autre priorité pour les donneurs d’ordre de la guerre était de réduire au maximum les victimes parmi les soldats, sachant que l’état d’esprit d’une large partie de l’opinion pro-guerre changerait s’il y avait de telles victimes. C’est ce qui est arrivé dans la première et la seconde guerres du Liban.

Cette considération joue un rôle particulièrement important parce que toute la guerre fait partie de la campagne électorale. Ehoud Barak, qui a remonté dans les sondages dans les premiers jours de la guerre, savait que son score chuterait si des images de soldats morts défilaient sur les écrans de TV.

Donc une nouvelle doctrine a été utilisée : pour éviter les pertes parmi nos soldats, tout détruire sur leur passage. Les auteurs de cette idée n’étaient plus seulement prêts à tuer 80 Palestiniens pour sauver un soldat israélien, come c’était le cas, mais 800. L’économie de victimes de notre côté est le commandement premier, qui cause un record du nombre des victimes civiles de l’autre côté.

Cela signifie le choix conscient d’une sorte de guerre particulièrement cruelle – et c’est son talon d’Achille.

Un homme sans imagination, comme Barak (son slogan électoral : "Pas un brave type, mais un leader") ne peut pas imaginer comment les braves gens à travers le monde réagissent aux actions comme l’assassinat de familles entières, la destruction de maisons sur la tête de leurs habitants, les cortèges de garçons et de filles dans leur linceul blanc prêts à être inhumés, les reportages sur les gens qui trouvent la mort au bout de plusieurs jours parce que les ambulances n’ont pas pu arriver à temps, l’assassinat de médecins et d’infirmiers en route pour sauver des vies, l’assassinat de chauffeurs de l’ONU apportant de la nourriture. Les images des hôpitaux, avec la mort, les morts et les blessés étendus ensemble sur le sol par manque de place, ont choqué le monde. Aucun argument n’est assez fort après l’image d’une petite fille blessée gisant sur le sol, se tordant de douleur en criant "Maman ! Maman !"

Les commanditaires de la guerre ont pensé qu’ils arrêteraient la diffusion de ces images en empêchant la couverture de la presse. Les journalistes israéliens, pour notre honte, ont accepté de se contenter des reportages et photos fournis par le porte parole de l’armée, comme si c’était des informations authentiques, alors qu’eux-mêmes restent à des kilomètres du théâtre des événements. D’autre part, les journalistes étrangers n’étaient pas autorisés, jusqu’à ce qu’ils protestent et soient pris, pour des tours rapides dans des groupes sélectionnés et contrôlés. Mais, dans une guerre moderne, un tel point de vue stérile fabriqué ne peut pas complètement exclure les autres – les cameras sont à l’intérieur de la bande de Gaza, au centre du brasier, et ne peuvent pas être contrôlées. Al Jazira diffuse les images au fil des heures et entre dans toutes les maisons.

LA BATAILLE pour l’écran de télévision est une des batailles décisives de la guerre.

Des centaines de millions d’Arabes, de la Mauritanie à l’Irak, plus d’un milliard de musulmans du Nigéria à l’Indonésie voient les images et sont horrifiés. Ceci a un fort impact sur la guerre. Beaucoup de téléspectateurs considèrent les dirigeants d’Egypte, de Jordanie et de l’Autorité palestinienne comme des collaborateurs d’Israël qui commet ces atrocités contre leurs frères palestiniens.

Les services de sécurité des régimes arabes enregistrent une dangereuse tendance parmi les peuples. Hosni Moubarak, le dirigeant arabe le plus exposé parce qu’il est près du passage de Rafah face aux réfugiés terrifiés, a commencé à faire pression sur les décisionnaires de Washington, qui jusqu’à présent ont bloqué tout appel au cessez-le-feu. Ceux-ci commencent à comprendre la menace pour les intérêts vitaux américains dans le monde arabe et ont soudain changé d’attitude. – ce qui a causé la consternation parmi les diplomates israéliens.

Les gens qui sont en état d’aliénation morale ne peuvent pas comprendre les motivations des gens normaux et deviner leur réactions. "Combien de divisions a le Pape" ironisa Staline. "Combien de division ont les gens de conscience ?" pourra demander Ehoud Barak.

Comme c’est en train d’advenir, ils en ont. Pas nombreuses. Pas très rapides de réaction. Pas très fortes et organisées. Mais, à un certain moment, quand les atrocités dépassent les bornes, et que les masses de protestataires se regroupent, cela peut décider d’une guerre.

L’ERREUR de compréhension de la nature du Hamas a conduit à une erreur d’appréciation des résultats. Non seulement Israël est incapable de gagner la guerre, mais Hamas ne peut pas la perdre.

Même si l’armée israélienne parvient à tuer tous les combattants du Hamas jusqu’au dernier, le Hamas gagnerait. Les combattants du Hamas seraient considérés comme les parangons de la nation arabe, les héros du peuple palestinien, les modèles pour l’émulation de tous les jeunes du monde arabe. La Cisjordanie tomberait dans les mains du Hamas comme un fruit mûr, le Fatah disparaîtrait dans un océan d’oubli, les régimes arabes seraient menacés d’effondrement.

Si la guerre prend fin avec le Hamas encore debout, meurtri mais invaincu, face à la puissante machine militaire israélienne, elle ressemblera à une fantastique victoire, une victoire de l’esprit sur la matière.

Ce qui restera dans la conscience du monde sera l’image d’Israël comme un monstre tâché de sang, prêt à tout moment à commette des crimes de guerre et pas prêt à accepter la moindre contrainte morale. Ceci aura de graves conséquences pour notre avenir à long terme, notre place dans le monde, notre chance de parvenir à la paix et à la tranquillité.

Au final, cette guerre est un crime contre nous-mêmes aussi, un crime contre l’Etat d’Israël.

Article écrit en hébreu et en anglais le 10 janvier 2009, publié le 11 sur le site de Gush Shalom – Traduit de l’anglais "How Many Divisions ?"

Folie guerrière

Camillo ‘Mac’ Bica

Truthout (commentaire Sott.net)

Mercredi 24 décembre 2008

Je me suis toujours considéré comme un libre penseur, un philosophe errant sans prétention, à la recherche d’un mode de vie différent, plus sensé. Toutefois, les autres perçoivent ma différence, ma « quête spirituelle » comme quelque chose d’anormal, comme une preuve évidente de ma folie. Peut-être devrais-je faire une pause et réévaluer ma situation. Après tout, on n’admet pas aisément que l’on est fou. J’imagine que cela fait partie de la folie que d’entretenir une façade de salubrité mentale, de se considérer comme normal et de considérer tous les autres comme fous.

Toutefois, une chose dont je suis certain, c’est que je n’ai pas toujours été fou. Je ne suis pas né fou. Je pense que la folie m’a contaminé ; cela s’est produit au Viêt-Nam, pendant la guerre. C’est un effet de la guerre, voyez-vous, la guerre mène les gens à la folie. Névrose de guerre, obusite, syndrome de da Costa, syndrome de stress post-traumatique. Tous ces meurtres et ces morts peuvent rendre fou n’importe qui.

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© Crystal Green

Certains – à les entendre – survivent très bien à la guerre. Nombreux sont ceux qui tirent même profit de ses « vertus ». Mais les effets de la guerre ne sont pas toujours apparents. Personne ne ressort de la guerre sans cicatrice au corps et à l’âme. Chaque guerre, toute guerre, n’importe quelle guerre. Il n'y a aucune vertu dans la guerre.

Je pense que parmi ceux que la guerre n’a pas rendu fous, bon nombre étaient déjà fous avant. Mais leur folie était d’une nature différente, plus agressive, plus froide. J’ai connu des gens comme ça. On ne peut pas dire que je les appréciais. Cependant, je les trouvais chanceux de ne rien éprouver face aux meurtres et à la mort. En fait, leur perversité faisait qu’ils aimaient ça, ils prenaient plaisir à ces activités, à l’excitation, au pouvoir. Ils devenaient anges vengeurs, à l'égal des dieux, ayant droit de vie et de mort, mais surtout de mort. Ces malades détestaient voir la guerre toucher à sa fin. Pour moi, la guerre n’a pas de fin.

Pourtant, les événements s’arrangent parfois pour le mieux, puisque ma différence, ma folie m’ont probablement sauvé la vie. Voyez-vous, les personnes normales, et même certains fous, ne peuvent vivre dans de telles conditions, dans une guerre sans fin. J’imagine que j’ai eu de la chance. Parfois, la folie vous aide à supporter la situation. Parfois, j’aimerais être encore plus fou que je ne le suis déjà.

Une profonde introspection a révélé les causes de ma différence, la nature de ma folie. Il s’agit d’une cruelle sagesse permettant – ou, mieux, imposant – une vision objective. J’ai vu l’horreur de la guerre, sa futilité, tout ce gâchis. J’ai enduré l’hypocrisie et l’arrogance des personnes influentes et des nantis, et j’ai toléré l’ignorance et l’étroitesse d’esprit des soumis et des suiveurs. Les partisans malsains de la guerre, qui affichent et prêchent leur patriotisme avec des autocollants ostentatoires à l’arrière de leur voiture, avec des mots qui ne sont pas suivis d’actes, contaminés par l’hystérie de la guerre, mais loin d’elle, bien à l’abri. Ils prétendent reconnaître nos sacrifices, tandis qu’ils applaudissent le massacre en cours, acceptant par leurs mots, leurs actes ou leur passivité d’envoyer d’autres hommes et femmes au combat pour qu’ils y meurent, y soient mutilés, y deviennent fous.

Et lorsqu’ils ne tirent plus profit du carnage, leur ruban jaune patriotique et leur compassion superficielle s’évanouissent rapidement, remplacés par l’apathie et l’indifférence. Les survivants qui reviennent au pays ne sont plus traités comme des héros, mais comme des parias, des épaves et des fardeaux pour l’économie. Ils mythifient les morts à renfort de mémoriaux et de discours sur les pertes et les souffrances passées et futures. Des paroles exaltantes et prophétiques, déclamées par des individus qui cautionnent le carnage devant d'autres individus qui ignorent tout du sacrifice.

Il fut un temps où j’essayais d’expliquer ce qu’est la guerre afin qu’ils comprennent et qu’ils connaissent son horreur, croyant naïvement que la guerre était due à un manque d’information, de compréhension, de discernement et de vision. Mais la folie m’a libéré, elle m’a permis de réaliser que la guerre ne provient pas de telles lacunes mais qu’elle est le fruit d’un excès de cupidité, d’ambition, d’intolérance et de soif de pouvoir. Et nous sommes ses jouets, la chair à canon, ressource dispensable dans cette quête impitoyable de richesse, de pouvoir, de domination et d’impérialisme.

Et désormais, j’accepte et honore ma différence, ma folie, qui condamne les hypocrites et les arrogants, les ignorants et les mesquins, pour leur responsabilité collective et pour leurs meurtres, mutilations et crimes contre l’humanité. Et j’offre ma folie comme présage à leur future responsabilité ; responsabilité envers l’humanité dans les tribunaux de l’histoire, et envers le dieu qu’ils invoquent si souvent pour encourager et légitimer leur sacrilège guerrier.

Note : Voilà pourquoi une compréhension du monde intérieur et du monde extérieur, avec toutes leurs facettes magnifiques ou terrifiantes, y compris une bonne compréhension des processus pathocratiques, est si essentielle ; en vérité, les hommes et les femmes ne sont pas tous égaux, il y a des prédateurs parmi nous, qui nous traquent, nous contrôlent, nous exploitent et nous instrumentalisent à leurs propres fins… les psychopathes et les pathocrates au pouvoir.

La structure sociale pathologique s’étend progressivement au pays tout entier et crée ainsi une « classe nouvelle » au sein de la nation. Cette classe de déviants privilégiée se sent en permanence menacée par « les autres” » c’est-à-dire par la majorité des gens normaux. Et les pathocrates ne se font aucune illusion quand à leur sort personnel, si jamais le système humain normal était restauré…

Les pathocrates n’ont jamais possédé aucun talent pratique, et la perennité de leur règne leur a dénié tout possibilité de s’adapter aux exigences du travail normal. Si les lois de l’humain normal devaient être restaurées, ces pathocrates et leur entourage pourraient être soumis à un jugement, … ils seraient menacés dans leur liberté et leur existence – pas seulement dans leur position et leurs privilèges. Parce qu’ils sont incapables du moindre sacrifice, la survivance du système qui leur convient le mieux devient un impératif moral. Ce qui menace le système doit être combattu par toutes sortes de ruses psychologiques témoignant d'une absence de scrupules, qui peut choquer par sa perversité, à l'égard de « ces autres » – les inférieurs. [..] 

La pathocratie survit grâce au sentiment d’être menacée par la société des gens normaux ainsi que par d’autres pays dans lesquels subsistent, sous diverses formes, le système humain normal. Pour les dirigeants, rester au sommet est une question de vie ou de mort.

Nous pouvons alors nous interroger prudemment : un tel système est-il capable de renoncer à son expansion politique et territoriale et se contenter de ses possessions du moment ? Que se produirait-il si une telle situation permettait d’assurer la paix intérieure, l’ordre et une relative prospérité nationale ?

La grande majorité de la population du pays tirerait alors parti de toutes les possibilités émergentes et mettrait à contribution ses aptitudes supérieures pour étendre le champ de ses activités ; grâce à un taux de naissances supérieur à celui des pathocrates, son pouvoir augmenterait. Cette majorité serait alors rejointe par certains enfants des classes privilégiées qui n’auraient pas hérité de ces gènes-là. La domination de la pathocratie commencerait alors à s’affaiblir, imperceptiblement mais régulièrement, pour aboutir à une situation où la société des gens normaux prendrait le pouvoir. Vision de cauchemar pour les pathocrates.

La destruction biologique, psychologique, morale et économique de cette majorité est donc une nécessité « biologique ». À cette fin, de nombreux moyens sont mis en oeuvre, à commencer par les camps de concentration et les guerres contre un ennemi résolu et bien armé qui affaibliront et anéantiront le pouvoir humain qui les menace – c’est-à-dire celui qui met en péril la domination des pathocrates. Une fois morts, les soldats seront alors célébrés et vénérés tels des héros, ce qui est bien utile pour éduquer une nouvelle génération fidèle à la pathocratie en place.

Ponérologie Politique (traduction révisée)

 

Traduit par Axel D. pour Futur Quantique

12/01/2009

Portrait du jour : Tzipi Livni, criminelle de guerre n°2

Tzipora, l’oiseau de malheur, tueuse née et diplômée

Par AEH, 11 janvier 2009

quibla.net


une vraie prédatrice

Aux côtés du Premier ministre Ehud Olmert, qu’elle aurait dû remplacer après sa fausse démission pour affaires de corruption, d’Ehud Barak, ministre de la Défense, de Shimon Pérès, Président de la République et du chef d’État-major au nom de beau-fils idéal, Gaby Ashkenazi, Tzipi Livni est une des 5 principales responsables des crimes de guerre commis depuis le 27 décembre à Gaza. Elle est actuellement 2ème vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères. Madame Livni serait l’une des principales inculpées par la Cour pénale internationale de La Haye au cas où celle-ci se déciderait (un jour, peut-être) à inculper les auteurs de l’Opération « Plomb jeté ». Autant faire sa connaissance. Car Tzipi a le crime dans le sang. Et elle pourrait se défendre toute seule puisqu’elle dispose d’une solide formation juridique. Tzipora (« oiseau » en hébreu) n’est pas la fille de n’importe qui. Ses parents, Eitan Livni, et Sara Rosenberg, des immigrants polonais, furent le premier couple juif marié dans l'État d'Israël, le 16 mai 1948, au lendemain de sa proclamation. Eitan et Sara étaient des combattants de l’Irgoun, une des trois organisations sionistes de combat (avec la Haganah et le Palmach) qui devaient ensuite constituer l’armée d’Israël. Directeur des opérations de l'Irgoun, Eitan fut celui qui organisa l'attentat contre le siège de l’administration britannique, situé dans l'hôtel King David à Jérusalem le 22 juillet 1946 (91 morts, 46 blessés). Plus tard il fut membre du Likoud et parlementaire. Une carte d'Israël Sur sa pierre tombale au cimetière Nahalat Itzhak, à Tel-Aviv, est gravée une carte du « Grand Israël biblique », dont les frontières s'étendent au-delà du Jourdain. Au centre, un fusil à baïonnette et les mots «Rak Kach» («seulement ainsi» en hébreu), la devise de l’Irgoun. Sacrée hérédité !

Née à Tel Aviv le 5 juillet 1958, est devenue lieutenant lors de son service militaire, puis a été recrutée par le Mossad, pour lequel elle a opéré comme « agent de terrain » en Europe, de 1980 à 1984. Basée à Paris, elle a durant ces années travaillé avec les commandos du Mossad chargés d’éliminer des résistants palestiniens, qualifiés bien sûr de « terroristes ». Elle a donc appris à tuer dès sa prime jeunesse.

Elle a enchaîné sur des études de droit à la fac de Bar-Ilan, après quoi elle a ouvert un cabinet spécialisé en droit public et commercial. En 1996, elle est nommée directrice de l'Office des sociétés d'État. Dans ce rôle, elle est chargée de la privatisation des compagnies et des monopoles d'État. Une tueuse donc, mais une tueuse néolibérale.

De 2001 à 2003, elle est ministre de la Coopération régionale au sein du 29ème gouvernement dirigé par Ariel Sharon, puis de l'Agriculture et du Développement rural. En 2003, au sein du 30ème gouvernement elle est successivement Ministre du Logement, de l'Intégration, de la Justice et des Affaires Étrangères (cette dernière fonction lui étant assignée suite aux nombreuses démissions de membres du Likoud suite à la fondation de Kadima fin 2005).

Le 12 novembre 2005, elle est la première personnalité politique de droite à prendre la parole pendant la commémoration officielle des dix ans de l'assassinat d'Yitzhak Rabin. En novembre 2005, elle quitte le Likoud pour rejoindre Ariel Sharon dans son nouveau parti, Kadima.

Le 1er décembre 2005, elle déclare que le Mur de l’apartheid construit par l’État juif en Cisjordanie constituera la future frontière avec les Palestiniens : « On n'a pas besoin d'être un génie pour voir que cette barrière aura des implications sur la future frontière » [...] Ce n'était pas la raison de son installation mais cette barrière pourrait avoir des implications politiques. »

Le 5 janvier 2006, suite à l'hospitalisation du Premier ministre Ariel Sharon, elle déclare aux journalistes : « Nous prions pour Ariel Sharon, et je ferai personnellement tout mon possible pour aider le Premier ministre par intérim à assumer ses fonctions et à prendre les bonnes décisions », mettant fin en même temps aux rumeurs qui prétendaient qu'elle pourrait succéder à Sharon à la tête de Kadima. Ce dernier remporte les élections et Tzipi Livni se positionne troisième sur cette liste, ce qui l'assure de participer au gouvernement. Le 4 mai 2006, elle entre dans le gouvernement d'Ehud Olmert en tant que Ministre des Affaires Étrangères et Vice-Premier Ministre.

Elle est troisième parmi les têtes de liste du parti Kadima aux élections législatives israéliennes de 2006. Elle devient donc membre de la 17e Knesset après la victoire du parti aux élections.

Suite à la défaite israélienne au Liban en août 2006, Ehud Olmert est de plus en plus critiqué par l'opinion publique israélienne pour sa mauvaise gestion de cette guerre. Fin avril 2007, une version intérimaire du rapport Winograd qui analyse les raisons de la défaite est publiée. Livni appelle alors à la démission d'Olmert, mais ne présente pas sa propre démission, se proposant même comme son successeur à la tête du parti Kadima s'il venait à démissionner. Le 2 mai 2007, Livni se déclare opposée à des élections anticipées et affirme ne pas vouloir démissionner de son poste pour faire tomber le gouvernement, tout en se confirmant prête à prendre le poste de Premier ministre par intérim. Son appel est  ignoré par Olmert. Elle subit le feu de la presse qui souligne son manque de courage politique et la surnomme « Tzipi the Knife » (Tzipi le couteau).

Après le témoignage accablant de l'homme d'affaires Morris Talansky, elle critique le manque de probité d'Olmert et se présente comme la « Madame Propre » de la classe politique israélienne mettant en avant son intégrité et sa droiture. Désormais pour les sondages, elle est la seule à pouvoir concurrencer Benjamin Netanyahou, le leader du Likoud. Pourtant, les sondages sont peu optimistes quant à la victoire de Tzipi Livni, qui serait alors la deuxième femme Premier Ministre en Israël après Golda Meir. Le Premier ministre est ulcéré par son manque de loyauté, mais elle ignore Olmert et multiplie les réunions avec la base du parti. En outre, elle brigue le poste de Premier Ministre. [P&P : trahison, déloyauté, opportunisme ; des qualités qui ne manqueront pas d'évoquer un certain président nain de la république française. Quand on en a vu un, on les a tous vus]

Le 31 juillet 2008 Ehud Olmert annonce sa démission mais déclare qu’il quittera ses fonctions après des élections internes au parti Kadima. Tzipi Livni est pressentie gagnante dans la course à la présidence du parti contre Shaul Mofaz l'actuel Ministre des Transports soutenu par Olmert.

Le 22 septembre 2008, elle est chargée par le président Shimon Pérès de former le prochain gouvernement. Son échec oblige Shimon Pérès à convoquer des élections anticipées en 2009, qui auront lieu le 10 février et verront sans aucun doute une victoire de Benjamin Netanyahou et du Likoud qu’il contrôle désormais.

Dernier détail sur cette dame : elle est … végétarienne affichée et agit politiquement pour la défense des animaux ! Elle a obtenu l'interdiction de production de foie gras en Israël et est assez mal vue de certains lobbies de l'agro-alimentaire.

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Lire Ehud Barak, criminel de guerre n°1

10/01/2009

Guerre et gaz naturel : invasion israélienne et gisements gaziers au large de Gaza

Global Research, Michel Chossudovsky, 8 janvier 2009

Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info, révisée par Fausto Giudice

Samedi 10 Janvier 2009
Guerre et gaz naturel : Invasion israélienne et gisements gaziers au large de Gaza
L'invasion militaire de la Bande de Gaza par les forces israéliennes, est en relation directe avec le contrôle et la possession de réserves stratégiques de gaz offshore.

Il s'agit d'une guerre de conquête. Découvertes en 2000, d’immenses réserves de gaz gisent au large de la côte de Gaza.

Des droits d’exploitation gazière et pétrolière de 25 ans, signés en novembre 1999 avec l'Autorité Palestinienne (PA), ont été accordés à British Gas (BG Group) et à son partenaire d’Athènes, Consolidated Contractors International Company (CCC), propriété des familles libanaises Sabbagh et Koury.

 Les droits sur le gaz offshore se montent respectivement à 60 pour cent pour BG, 30 pour cent pour CCC, et 10 pour cent pour le Fonds d'investissement de l'Autorité Palestinienne (Haaretz, 21 octobre 2007).

L’accord PA-BG-CCC inclut l’exploitation des gisements et la construction d'un gazoduc. (Middle East Economic Digest, 5 janvier 2001).

La licence de BG couvre la totalité de la zone maritime au large de Gaza, laquelle est contiguë à plusieurs installations gazières offshore israéliennes. (Voir la carte ci-dessous). Il convient de noter que 60 pour cent des réserves gazières le long de la côte de Gaza et d’Israël appartiennent à la Palestine.

BG Group a foré deux puits en 2000 : Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2. British Gas estime que les réserves sont de l'ordre de 1,4 billions de pieds cubes (plus de 39 milliards de m3), évaluées à environ 4 milliards de dollars. Ce sont les chiffres publiés par British Gas. La taille des réserves de gaz palestiniennes pourraient être bien plus importantes.



Carte 1



Qui est propriétaire des gisements gaziers

La question de la souveraineté sur les gisements gaziers de Gaza est cruciale. Du point de vue juridique, les réserves de gaz appartiennent à la Palestine.

La mort de Yasser Arafat, l'élection du Hamas au gouvernement et la débâcle de l'Autorité Palestinienne ont permis à Israël d'établir un contrôle de facto sur les réserves de gaz offshore de Gaza.

British Gas (BG Group) a eu à traiter avec le gouvernement de Tel-Aviv. De son côté, le gouvernement du Hamas a été court-circuité en ce qui concerne les droits d'exploration et d’exploitation sur les gisements gaziers.

L'élection du Premier ministre Ariel Sharon en 2001 fut un tournant majeur. La souveraineté de la Palestine sur les gisements de gaz offshore fut contestée à la Cour Suprême israélienne. Sharon déclara sans ambiguïté qu’« Israël n'achèterait jamais de gaz à la Palestine, » laissant entendre que les réserves gazières au large de Gaza appartiennent à Israël.

En 2003, Ariel Sharon opposa son veto à un premier accord, qui aurait permis à British Gas d’alimenter Israël en gaz naturel des réserves offshore de Gaza. (The Independent, 19 août 2003).

La victoire électorale du Hamas en 2006 a favorisé le déclin de l'Autorité Palestinienne, qui est s’est retrouvée confinée à la Cisjordanie, sous le régime fantoche de Mahmoud Abbas.

En 2006, British Gas « a été à deux doigts de signer un accord de pompage de gaz vers l'Égypte. » (Times, 28 mai 2007). Selon des rapports, le Premier Ministre britannique Tony Blair est intervenu pour le compte d'Israël en vue de faire capoter l'accord avec l'Égypte.

L'année suivante, en mai 2007, le cabinet israélien a approuvé une proposition du Premier ministre Ehud Olmert, « d'acheter du gaz à l'Autorité Palestinienne. » Le contrat proposé était de 4 milliards de dollars, avec des bénéfices de l'ordre de 2 milliards de dollars, dont un milliard pour les Palestiniens.

Toutefois, Tel-Aviv n'avait pas l'intention de partager les revenus avec la Palestine. Une équipe de négociateurs israéliens a été constituée par le cabinet israélien pour arriver à un accord avec le BG Group en court-circuitant à la fois le gouvernement du Hamas et l'Autorité Palestinienne :

Les autorités de la défense israélienne veulent que les Palestiniens soient payés en biens et en services, et insistent sur le fait qu’aucun argent ne doit aller au gouvernement contrôlé par le Hamas. (Ibid, souligné par moi, MC.)

L'objectif était avant tout de rendre caduc le contrat signé en 1999 sous Yasser Arafat entre BG Group et l'Autorité Palestinienne.

Dans le cadre de l’accord avec BG proposé en 2007, le gaz palestinien des réserves au large de Gaza devait être acheminé par un gazoduc sous-marin vers le port israélien d'Ashkelon, transférant de cette façon le contrôle sur la vente du gaz naturel à Israël.

 L'accord a échoué. Les négociations ont été suspendues :

     «  Meir Dagan, le chef du Mossad, s’est opposé à l'opération pour raison sécuritaire, prétextant que cela pourrait financer le terrorisme » (Gilad Erdan, membre de la Knesset allocution à la Knesset sur « L'intention du Vice-Premier Ministre Ehud Olmert d'acheter du gaz aux Palestiniens alors que le paiement servira le Hamas, », 1er mars 2006, cité dans l’article du général (ER) Moshe Yaalon, Does the Prospective Purchase of British Gas from Gaza's Coastal Waters Threaten Israel's National Security? Jerusalem Center for Public Affairs, octobre 2007)

L'intention d’Israël était d'empêcher que de possibles redevances soient payées aux Palestiniens. En décembre 2007, Le BG Group s’est a retiré des négociations avec Israël, et, en Janvier 2008, il a fermé son bureau en Israël. (site Internet de BG).

Le plan d'invasion à l’étude

Selon des sources militaires israéliennes, le projet d'invasion de Gaza dans le cadre de l'« Opération Plomb Jeté » a été mis en branle en juin 2008 :

Des sources proche de la direction de la Défense ont déclaré que le ministre de la Défense Ehud Barak a chargé les Forces de Défense Israéliennes de se préparer à l'opération il y a plus de six mois [juin ou avant juin], bien qu’Israël ait commencé à négocier un accord de cessez-le-feu avec le Hamas. (Barak Ravid, Operation "Cast Lead": Israeli Air Force strike followed months of planning, 27 décembre 2008).

Ce même mois, les autorités israéliennes ont pris contact avec British Gas, dans le but de reprendre des négociations cruciales sur l'achat du gaz naturel de Gaza :

À la fois le directeur général du Ministère des Finances, Yarom Ariav, et le directeur général du Ministère des Infrastructures Nationales, Hezi Kugler, ont convenu d’informer BG du souhait d'Israël de renouer les pourparlers.

Les sources ont ajouté que BG n'a pas encore officiellement répondu à la demande d'Israël, mais que des cadres de l'entreprise pourraient sans doute aller dans quelques semaines en Israël pour des conversations avec certains fonctionnaires du gouvernement. Globes online-Israel's Business Arena, 23 juin 2008)

La décision d'accélérer les négociations avec British Gas (BG Group) coïncidait chronologiquement avec la planification de l'invasion de Gaza, amorcée en juin. Il semblerait qu’Israël était soucieux de parvenir à une entente avec BG Group avant l'invasion, qui était déjà à un stade avancé de préparation.

Et qui plus est, ces négociations avec British Gas ont été conduites par le gouvernement Ehud Olmert qui savait que l’invasion militaire était à l’étude. Selon toute vraisemblance, un nouvel arrangement politico-territorial « d'après-guerre » a aussi été envisagée par le gouvernement israélien pour la Bande de Gaza.

De fait, les négociations entre British Gas et les responsables israéliens étaient en cours en octobre 2008, 2 à 3 mois avant le début des bombardements du 27 décembre.

En novembre 2008, le Ministère israélien des Finances et le Ministère chargé des Infrastructures Nationales ont ordonné à Israel Electric Corporation (IEC) d’engager des négociations avec British Gas, pour l'achat de gaz naturel provenant de la concession de BG au large de Gaza. (Globes, 13 novembre 2008).

«  Yarom Ariav, directeur général du Ministère des Finances, et Hezi Kugler, directeur général du Ministère des Infrastructures Nationales, ont écrit récemment à Amos Lasker, PDG d’IEC, l'informant de la décision du gouvernement de permettre aux négociations d'aller de l'avant, conformément à la proposition cadre approuvée plus tôt cette année.

Il y a quelques semaines, le conseil d’administration d’IEC, dirigé par le président Moti Friedman, a approuvé les principes de la proposition cadre. Les pourparlers avec BG Group commenceront dès que le conseil d’administration approuvera l'exemption d’adjudication. ». (Globes, 13 novembre 2008)

Gaza et la géopolitique de l'énergie

L'occupation militaire de Gaza a pour but de transférer la souveraineté des gisements gaziers à Israël, en violation du droit international.

À quoi pouvons-nous nous attendre suite à l'invasion ?

Quelle est l'intention d'Israël en ce qui concerne le gaz naturel de la Palestine ?

Un nouvel arrangement territorial, avec le stationnement de troupes israéliennes et/ou la présence de « forces de maintien de la paix » ?

La militarisation de la totalité du littoral de Gaza, qui est stratégique pour Israël ?

La confiscation pure et simple des gisements gaziers palestiniens et la déclaration unilatérale de la souveraineté israélienne sur les zones maritimes de la bande de Gaza ?

Si cela devait arriver, les gisements gaziers de Gaza seraient intégrés aux installations offshore d'Israël, qui sont adjacentes. (Voir la carte 1 ci-dessus).

Ces diverses installations offshore sont aussi reliées au couloir de transport énergétique d’Israël, qui va du port d'Eilat, le port maritime terminal de l’oléoduc sur la Mer Rouge, au terminal du pipeline à Ashkelon, puis vers Haïfa au nord, et qui pourrait se rejoindre éventuellement le port turc de Ceyhan grâce à un pipeline israélo-turc en projet.

Ceyhan est le terminal du pipeline Transcaspien Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC). « Ce qui est envisagé, c’est de relier le pipeline BTC au pipeline transisraélien Eilat-Ashkelon, aussi connu sous le nom de Tipline  dIsraël. » (Voir Michel Chossudovsky, The War on Lebanon and the Battle for Oil, Global Research, 23 juillet 2006).

 

03/01/2009

Happy new year Gaza : journal d'un humanitaire gazaoui

Par Mohammed Ali | Oxfam | 02/01/2009 | 12H51

Voilà une nouvelle nuit qui commence, une nouvelle nuit sous les bombes israéliennes... Pour nous la nuit sera longue, sans doute pour vous aussi qui allez célébrer le début de cette nouvelle année. Et comme vous, nous avons déclenché le compte à rebours... Ou plutôt un décompte macabre qui, pour l’instant, s’établit à près de 400 morts, parmi lesquels 62 femmes et enfants

Comme toute les nuits depuis le début de l’offensive israélienne, mes deux jeunes enfants, ma femme, ma belle-sœur et moi-même allons dormir tous ensemble, serrés les uns contre les autres dans notre salon au centre de mon petit appartement, comme si nos pauvres murs pouvaient nous protéger contre le déluge de feu.

Et cette nuit ressemblera sans doute aux précédentes: la peur au ventre, nous aurons droit à un énorme feu d’artifice offert par les jets israéliens bombardant des dizaines d’immeubles et de maison, en moyenne un explosion toute les cinq minutes.

La nuit dernière, nous avons suivi les infos à la télé... Le présentateur nous a annoncé qu’une mosquée avait été prise pour cible dans le camp de réfugiés de Jabaliyia, à quelques kilomètres au nord et puis le choc: dans leur maison juste à côté de la mosquée, cinq fillettes, cinq sœurs sont mortes... Brins de vies sacrifiées dans la vaste offensive contre les militants du Hamas. Toute ma famille s’est mise à pleurer devant la télévision...

Ces petits corps sans vie nous hurlaient ce que nous savions déjà: qu’aucun d’entre nous n’était à l’abri, les missiles israéliens pouvaient frapper chacun d’entre nous à tout moment.

Au coeur des ténèbres

Nous dormons à peine... Quand enfin les enfants sont terrassés par le sommeil, une énorme explosion fait trembler toute ma maison. A 500 mètres à peine, les F16 israéliens pilonnent les bâtiments de l’université islamique de Gaza et le port de Gaza city.

C’est à cette université que j’ai fait mes études, j’ai aimé cet endroit comme le lieu qui m’a donné à entrevoir que le monde était plus vaste que les 300 km2 dans lesquels nous vivons confinés depuis notre naissance... Quand j’ai entendu que les F16 l’avaient détruite, c’est comme si tous mes souvenirs heureux étaient eux aussi réduits en poussière.

Le sentiment d’un vide, celui d’être sourd, le bruit de l’explosion est énorme. Mes enfants se remettent à pleurer... Moi je m’empare du téléphone pour appeler ma sœur, qui habite à deux pas de l’université. Elle décroche en pleurs et j’entends les sanglots de ses cinq enfants:

"On est tellement terrorisé... Je ne sais pas où aller, quoi faire... On était en train de dormir, toute la maison s’est mise à trembler..."

J’écoute ma sœur, mais ne trouve pas les mots pour la réconforter... Que pouvais-je dire... Personne n’est en sécurité et tout le monde le sait.

Cauchemars

Il est quatre heure du matin quand, épuisé, je trouve le sommeil... Je jette un dernier regard à ma famille endormie... Sous leurs paupières closes perlent encore les larmes.

J’ai dû dormir quelques minutes à peine quand un horrible cauchemar me réveille... J’étais au milieu de la rue, au milieu des tueries et des bombes et je restais là, tétanisé, ne sachant pas quoi faire de moi-même.

A 6h30, les pleurs de mon fils aîné de 15 mois me réveillent... Je ne dormirais plus et c’est en état de choc que je rejoins le reste de ma famille pour le petit déjeuner. Je ne leur dirais rien de mes cauchemars ni de mes angoisses, je ne veux pas les inquiéter plus encore.

Autour de la table, tous ont une mine terrible, l’insomnie et l’angoisse ont creusé leur sillon sur tous ces visages qui me sont chers. Au moins avons-nous de l’électricité ce matin, la plupart du temps nous vivons dans la pénombre à cause des coupures de courant.

Soudain, ma mère explose en sanglots, la radio vient d’annoncer qu’un missile avait détruit une caserne de pompiers dans le camp de réfugiés de Khan Younis, la caserne se trouve à 80 mètres de la maison de ma grand-mère. Nouveau coup de fil angoissé à mes oncles... Tout le monde était sain et sauf, encore sous le choc de l’explosion qui a détruit toutes les fenêtres de la maison.

Happy new year Gaza

Assis là, autour de la radio avec ma famille, je me suis rappelé une conversation qui me paraît d’un autre temps. Ce n’était pourtant que la semaine dernière, deux jours avant l’offensive israélienne, ma femme me demandait où nous allions passer les fêtes de fin d’année. "Peut-être pourrions-nous emmener les enfants dîner avec des amis."

Finalement, j’ai changé d’avis, nous resterons probablement à la maison chérie... Nous regarderons le reste du monde célébrer à la télé pendant que nous pleurerons nos morts. Le monde en retour nous regardera peut-être trembler et mourir... Bonne année Gaza!

► A lire: Le blog de Mohammed Ali sur le site d'Oxfam

Source : Rue 89

23/08/2008

"Pas la patrouille" (lol) : Sarkozy pouffe devant les cercueils des militaires à Kaboul

Psychopathie en action :

« Si c'était à refaire, je le referais. Pas la patrouille ! Pas le même enchainement des événements !», dit le Président avec un petit rire. A Kaboul mercredi, militaires français et officiels étaient réunis pour rendre hommage aux soldats tués dans une embuscade talibane lundi. Le Président assume peut-être, mais ce petit gloussement était du plus mauvais effet, comme l'explique notamment arrêt sur images.

Source : Marianne

Note de P&P : ce rire compulsif que notre ami Sarkozy a visiblement du mal à réprimer fait irrémédiablement penser à une autre scène, celle de Neil Entwistle, un psychopathe bien propre sur lui qui, durant son procès, s'esclaffe devant la vidéo montrant les corps de sa femme et de son bébé – qu'il a assassinés :

Ainsi, Sarkozy pouffe-t-il impunément et avec la plus totale désinvolture devant ses propres méfaits (10 morts, 21 blessés). Il semble que son masque de santé mentale ait une fâcheuse tendance à glisser de plus en plus régulièrement...

21/08/2008

Alerte rouge dans le Caucase, que cherchent les Etats-Unis ?

Samedi 09 Août 2008

Attaque impérialiste contre l'Ossétie du Sud

 

Il s'est produit des affrontements militaires d'une trés grande gravité entre les armées du régime marionnette de Washington de Géorgie ( le Caucase du Nord ) et la republique autonome d'Ossétie du Sud appuyée par la Russie, y compris le bombardement hier de la capitale autonome de l'Ossétie, Tskhinvali. L'assaut de la Georgie qui a par ailleurs fait 15 morts de soldats russes de maintien de la paix dans leur caserne a entraîné une réaction de la Russie et on peut parler de guerre, avec entrée des chars russes, de l'aviation et de nombreux volontaires venus de l'Ossetie du nord.

Il y aurait eu dans l'attaque géorgienne contre l'Ossetie 1 400 morts, en majorité des civils, selon l'agence de presse russe Interfax, qui cite le chef des séparatistes ossètes, Edouard Kokoity.


Des avis contradictoires sur le nombre des victimes

La capitale ossète,Tskhinvali , a été investie par la Georgie qui a prétendu venir mater les “tendances spératistes”. On compte de nombreuses victimes, mais les communiqués venus des deux camps sont contradictoires. Un porte-parole de l'Agence des Nations unies pour les réfugiés en Ossétie du Sud a aussi indiqué que de nombreux immeubles et maisons avaient été détruits dans le combat.

La Russie n'a pas tardé à réagir, d'autant que des tirs géorgiens avaient tué dix soldats russes dans une caserne de la force de maintien de la paix, à Tskhinvali. Cent cinquante chars et véhicules blindés russes sont entrés en Ossétie du Sud, alors que, à Moscou, se tenait un conseil de sécurité sous la présidence de Medvedev. La Géorgie a fait état du bombardement de sa base aérienne de Vaziani, à 25 km de Tbilissi, par l'aviation russe.

En occident, on présente l'Ossétie commme ayant choisi le séparatisme, mais c'est oublier qu'à l'époque de l'URSS, l'Ossétie du Sud avait le statut de “région autonome” au sein de la RSS de Géorgie, qu'elle est peuplée par une population qui a souvent le double passeport et qu'elle est proche de l'Ossetie du Nord qui est restée russe.

En 1991, elle a proclamé son indépendance envers Tbilissi après la suppression de son autonomie par le premier président géorgien Zviad Gamsakhourdia. Tbilissi a perdu le contrôle du territoire sud-Ossète en 1992 à la suite d'un conflit meurtrier. La paix dans la zone du conflit osséto-géorgien est actuellement maintenue par un contingent composé de trois bataillons (russe, géorgien et ossète), fort de 500 hommes chacun comme soldats de la paix. Dans son attaque de l'Ossétie la Georgie a tué des soldats russes chargés de maintenir la paix.

La Georgie est devenue la marionnette des Etats-Unis

Dans ce conflit nous sommes devant le résultat du dépeçage de l'ex-URSS, dépeçage organisé par les Etats-Unis en particulier par le milliardaire Soros, homme de la CIA, qui a entredtenu une masse d'ONG provoquant des guerres civiles, des mouvements sociaux en profitant de la débandande des institutions et des pouvoirs. Le tout sur la décomposition de l'ancien appareil d'Etat soviétique et la ruée des apparatchiks vers l'appropriation privée des ressources nationales.

Georges Soros, le milliardaire américain a soutenu financièrement les mouvements étudiants géorgiens et le parti de Saakachvili. il a financé la carrière politique de Saakachvili depuis le début. Son influence continue aujourd'hui à être grande sur le nouveau gouvernement géorgien. Des ministres de l'actuel gouvernement sont des anciens collaborateurs du financier américain au sein de sa fondation. Un certain nombre de jeunes conseillers de Saakachvili ont également été formés aux Etats-Unis dans le cadre des échanges universitaires mis en place et gérés par la Fondation privée de Soros. Le gouvernement américain, quant à lui, a doublé son aide économique bilatérale à la Géorgie depuis la révolution. Cette aide annuelle atteint donc aujourd'hui 185 millions de dollars. De plus, la Maison-Blanche est engagée dans un programme de formation des forces spéciales de l'armée géorgienne dans le cadre de la lutte contre le terrorisme islamiste dans la région avec l'aide d'Israël. Les Etats-Unis ont également débloqué de l'argent pour régler la facture énergétique de la Géorgie au lendemain de la révolution de novembre 2003. Il est évident que Soros qui y trouve ses propres intérêts financiers a joué en lien étroit avec la CIA un rôle dans la main mise directe des Etats-unis sur cette zone strétégique d'abord sur un plan énergétique mais pas seulement.(1)

C'est un scénario que l'on a vu s'appliquer dans bien d'autres endroits, cette “balkanisation”, vassalisation est partout y compris en Amérique latine, en Asie, comme en Europe, le moyen d'asseoir la puissance étasunienne face à des pays rebelles. Aujourd'hui c'est l'avancée de l'OTAN, l'installation de missile dirigés contre l'iran mais en fait contre la Russie. Mais pourquoi envahir l'Ossétie indépendante de fait depuis de nombreuses années? S'agit-il de créer une situation irreversible avant le départ de l'actuel hôte de la maison Blanche? Si l'influence de Soros reste déterminante s'agit-il au contraire de jouer la carte dessinée par Obama du renforcement de l'intervention vers l'Afghanistan et vers une zone irano-orientale ?

Pourtant recemment Condolezza rice était à Tiblissi et on imagine mal que l'opération se soit faite sans son aval. Sous l'influence de Washington, qui souhaite l'intégration de la Georgie dans l'OTAN .

Depuis la Georgie est totalement vassalisée aux Etats-Unis et d'un point de vue militaire trés liée à Israël. il est donc peu probable que la Georgie ait lancé l'assaut sur l'Ossétie, tué dans leur caserne des soldats russes du contingent de la paix, sans l'accord des Etats-Unis.

Dans un premier temps la Géorgie, puissamment armée et entraînée par israël a contesté l'organe chargé de régler le conflit - la Commission mixte de contrôle - est coprésidé par la Russie, la Géorgie, l'Ossétie du Nord et l'Ossétie du Sud. Et a suivi le 7 août, l'attaque contre l'Ossetie, le bombardement de sa capitale, les populations civiles qui fuient, on parle d'un désastre humanitaire et c'est enfin l'affrontement direct avec les forces russes.

Une attaque contre l'Ossétie mais aussi contre la Russsie

Aujourd'hui les dirigeants politiques géorgiens prétendent mener une opération de pacification. Tbilissi se dit prêt à arrêter le bain de sang si Tskhinvali [capitale sud-ossète] accepte une négociation directe [sans médiation russe], ce qui signifierait une capitulation des ossètes. Tbilissi promet par ailleurs d'octroyer à la république “une large autonomie au sein de la Géorgie et une aide humanitaire de 35 millions de dollars pour la reconstruction.” Le Premier ministre géorgien Vladimir Gourguénidzé a également proposé “une amnistie juridico-politique pour tous les hauts fonctionnaires de la république autoproclamée” tout en réitérant la volonté de Tbilissi de “poursuivre [l'action militaire] jusqu'au rétablissement de l'ordre”.

Dans son allocution à la nation, citée par l'agence d'information géorgienne Akhali Ambebi Sakartvelo, le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a annoncé que dans la matinée du 8 août, “la majeure partie de l'Ossétie du Sud était libérée et contrôlée par les forces gouvernementales géorgiennes”. Il a ensuite accusé Moscou d'avoir envoyé des bombardiers SU-24 frapper les alentours de la ville géorgienne de Gori [à une cinquantaine de kilomètres de Tskhinvali] et les régions de Kareli et de Variani. Information catégoriquement démentie par la Russie : “C'est du délire, une énième provocation nauséabonde de Tbilissi”, a rétorqué un haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères russe, cité par Izvestia.

Le même jour ce “délire” sur le bombardement de Gori était relayé par toutes les agences de presse occidentales qui faisaient avec une belle unanimité de la Russie l'agresseur.

Lle premier dirigeant russe à avoir réagi à l'escalade de la violence a été le chef du gouvernement Vladimir Poutine. Depuis Pékin, il a regretté le non-respect par la Géorgie de la trêve olympique et a promis “une riposte à l'agression géorgienne”, rapporte le quotidien en ligne russe Vzgliad. L'agence russe Ria Novosti fait état es propos de Wladimir Poutine auprès de Bush affirmant que les peuple russe en particulier ceux du caucase n'accepteront une telle agression contre leur compatriote. Bush parait avoir manifesté de l'embarras. Pour sa part, le président russe Dimitri Medvedev a promis de protéger la population civile ossète dont la majorité possède un passeport russe, informe Vzgliad. “Nous n'accepterons pas la mort impunie de nos concitoyens où qu'ils se trouvent”, a-t-il martelé. Selon Vzgliad, le jour même des troupes et des blindés russes franchissaient la frontière russo-géorgienne et se dirigeraient vers Tskhinvali.

Les Etats-Unis par la bouche de Condoleezza Rice ont réclamé la fin de combat alors que la vraie question est leur implication dans l'assaut. Quant à la communauté internationale, l'OTAN, l'ONU et le Conseil de l'Europe ont appelé les parties à cesser le feu et à s'asseoir autour de la table des négociations. A l'heure actuelle, la pacification semble toutefois être un vœu pieux.

Le Caucase s'embrase ?

La fièvre monte du côté russe, en particulier dans le Caucase, l'agence de presse Ria novosti nous apprend que “les Cosaques ont lancé la formation de bataillons de volontaires pour faire face à une éventuelle aggravation de la situation en Ossétie du Sud, a annoncé mardi aux journalistes le chef (ataman) de la Troupe des Cosaques du Don, Viktor Vodolatski.
“Ces bataillons sont prêts à aller dès demain en Ossétie du Sud”, a indiqué l'ataman. Selon lui, les bataillons sont formés de Cosaques qui ont servi dans l'armée. “Nous voulons que les meilleurs Cosaques qui défendront l'Ossétie du Sud et la Russie en fassent partie”, a souligné l'ataman.
Selon les responsables sud-ossètes, si la Géorgie déclenche une guerre contre la république autoproclamée, on fera appel à ces bataillons. “Dans ce cas-là, les Cosaques auront le statut de militaires sud-ossètes”, a précisé Anatoli Barankevitch, secrétaire du Conseil de sécurité de la république. Ces deniers jours, a-t-il poursuivi, la Géorgie a multiplié ses provocations, “tuant, lors de tirs, six personnes et en blessant 13 autres”.
“Sur les six tués, trois sont des civils”, a-t-il rappelé, ajoutant que l'évacuation des femmes et des enfants des zones menacées par les tirs géorgiens avait été ordonnée le 2 août.”

Au-delà de l'événement

Comme toujours on ne peut dire la véritable signification de l'événement - et a fortiori qui en sortira victorieux- ne peut se comprendre qu'en le renvoyant à la totalité historique qui lui donne sens.

Le fond est ce que nous avons décrit le dépeçage des marches de l'ex-Urss et la tentative de poursuivre l'assaut en particulier à travers l'Otan qui tente d'intégrer la Géorgie et l'Ukraine. Partout ont été installés par de pseudo- révolutions populaires et des élections achetées, manipulées des hommes de paille dont la politique consiste à s'approprier sous couvert de privatisation les ressources du pays, entraînant une aggravation de la situation des populations. Il faut également mesurer que l'entreprise est partie dès Gorbatchev , qui sous couvert de créer un pluripartisme a sollicité partout des partis “nationalistes” ou plutôt régionalistes issus de l'appareil, avec une propagande en faveur des autonomies puis des indépendances.

la Géorgie était l'une des Républiques où le niveau de vie était le plus élevé aux côtés des Pays baltes et certaines régions de la Russie occidentale. Quelques années après la chute de l'Union Soviétique, la Géorgie était dans le peloton de queue des républiques post-soviétiques. Si l'on prend les revenus par habitant, la Géorgie est aujourd'hui dans les trois ou quatre derniers pays de l'ex-Union soviétique. Le PIB a chuté de manière très spectaculaire : le PIB de 1993 représentait 17% de celui de 1989. Au lendemain de la disparition de l'URSS, il y a donc eu une décomposition totale du tissu économique. Depuis 1995-1996, la croissance est redevenue positive. A partir de 1998, la crise financière russe a marqué la Géorgie. La corruption et la criminalisation de l'économie sont également entrées en jeu à partir de la fin des années 90 entravant sérieusement le développement de l'économie. En matière économique, la Géorgie est ainsi devenue un pays en proie à des groupes d'intérêts politico-mafieux qui empêchaient tout investissement étranger. Les seules entreprises étrangères qui sont parvenues à s'implanter dans le pays, notamment dans la distribution d'électricité ou la production de vin ou d'eau minérale, ont du quitter le pays au bout de deux ou trois ans en raison de la pression de ces groupes criminels. Il y eu aussi des enlèvements d'hommes d'affaires a plusieurs reprises.

La révolution de velours, menée en fait directement par les Etats-Unis avec des “experts” et politiciens directement importés de ce pays a été mené contre la corruption et les bandes mafieuses. Il a fait grand bruit de quelques arrestations de responsables politiques impliqués dans la corruption de l'ancien régime. Les ministres de l'Energie, des Transports, le directeur des chemins de fer ou encore le président de la Fédération géorgienne de Football ont ainsi figuré sur la ” black list ” de l'équipe Saakachvili. Mais en fait il y a eu entente entre les nouveaux et les anciens dans le dépeçage et le peuple qui avait accueilli avec soulagement le changement d'équipe a rapidement déchanté.

Qu'est-ce qui peut donc expliquer cette offensive contre une région autonome depuis pas mal de temps et surtout contre l'armée russe ?

Ce qu'il faut voir c'est que le Caucase du sud est une région stratégique d'une très grande hétérogénéité ethnique qui est la région qui sert de lien entre la Russie et l'Asie Mineure, et qui après la chute de l'URSS s'est convertie en une zone de tension et de conflits armées. Le gouvernement de georgie est un agent nord-américain, c'est un avocat new yorkais d'origine géorgienne Mijail Shajashvili, cette situation créée de toute pièce est un des principaux facteurs d'instabilité à cause de la politique intérieure de privatisation et d'hostilité à l'égard de russophones. Du côté Russe, la défense de dignité nationale par Poutine a d'abord consisté à enrayer le dépeçage et cette politique a été menée aussi en s'appuyant sur la résistance des populations russophones à la soumission aux Etats-unis. on retrouve en ukraine un cas de figure comparable. On connait par ailleurs la manière dont la Russie a été conduite à créer autour d'elle un glacis d'alliance dont le plus célèbre est l'organisation de Coopération de shanghai, mais il faut également considérer l'organisation des riverains de la mer Caspienne proche de cette zone. Partout la Russie a sollicité des alliances défensives contre les assauts conjugués de pseudo terroristes et de séparatistes dirigés par des hommes de paille, avec intégration dans l'OTAN.

LParce que l'autre facteur de déstabilisation est le rôle que les etats-Unis et leur allié Israêl prétendent faire jouer à la Georgie. La Georgie, en effet, constitue une des pièces du dispositif contre l'Iran autant qu'un des facteurs de démantélement de l'ex-Union Soviétique, voir de la Russie elle-même. C'est même une chaîne de poudrière qui comprend la Tchétchénie, le Daguestan avec ses réserves et l'enclave arménienne de Nagorno-Karabaj dans le territoire de l' Azerbaidzhan. Pour bien mesurer l'ensemble il faut encore avoir en mémoire que se multiplient dans la même zone les agressions de la Turquie contre les Kurdes, le tout dans le contexte explosif de l'iran.

Derrière ces conflits ethniques il y a en effet le grand jeu pour le contrôle des gazéoduccs et oléoducs. C'est le gaz du Turkménistan et les réserves pétrolières d'Azerbadjian. Les Américains sont actifs depuis longtemps dans cette région en raison des ressources énergétiques de la Caspienne. Ils sont également en train de déplacer leurs bases militaires de l'Europe de l'Ouest vers l'Europe de l'Est et l'Asie centrale officiellement dans le cadre de leur stratégie de lutte contre le terrorisme. Washington envisage notamment d'installer de nouvelles bases en Géorgie ou en Azerbaïdjan. La Géorgie est le véritable verrou stratégique du Caucase car c'est le seul pays qui a un accès à une mer ouverte et qui a une frontière très longue avec le Caucase russe. La Géorgie est un pays clef pour la stabilité régionale dans le Caucase

Alors que le conflit armé paraissait improbable, il semble que celui-ci ait été décidé ce qui est trés inquiétant pour l'embrasement de la zone. S'agit-il d'une mise à feu dont la poudrière serait l'Iran? Avec les Etats-Unis on peut s'attendre à tout.

Danielle bleitrach

(1) Cela dit Soros dont nul ne peut nier le rôle dans la destabilisation qui lui rapporte en général pas mal d'opérations financières est actuellement en crise ouverte avec le gouvernement Bush et un des plus gros soutiens financiers de Obama. C'est un personnage qui s'agite beaucoup mais est-ce lui qui tire les ficelles, on peut en douter, le complexe militaro-industriel étasunien se méfie de cet aventurier, l'utilise.

Article original : Blog Domik 27

 

Note de P&P : Les hommes politiques et les médias de masse occidentaux se gardent bien de rappeler les propos du président géorgien Saakachvily, pur produit des services secrets étasuniens, qui a déclaré en mai 2008 : « Nous sommes la terre de bataille d’une nouvelle guerre mondiale ».

Pour ceux qui auraient encore des doutes sur le pédigré de Saakachvili, ces quelques lignes extraites de Anarkismo concernant le parcours de l'intéressé devraient suffire :

Saakashvili est diplômé en droit de l’université américaine de Columbia (1994) et titulaire d’un doctorat de sciences juridiques de l’université George Washington (1995). C’est à cette époque qu’il développe de nombreux contacts dans la classe politique américaine.

80% des membres du nouveau gouvernement formé par Saakashvili après son élection triomphale à la présidence de la République en janvier 2004 ont étudié et/ou travaillé aux États-Unis ; la plupart d’entre eux pour la Fondation Soros et l’agence américaine d’aide au développement USAID, notoirement très liée au Département d’Etat.

six mois passés en Yougoslavie ont permis à Saakashvili de se familiariser avec la méthodologie de la Révolution de velours ; lui et d’autres jeunes politiciens d’Ukraine, de Moldavie, d’Arménie, d’Azerbaïdjan, etc., ont été formés à la « transition démocratique accélérée » dans un centre situé à 70 km de Belgrade.