15.05.2008
L'Iran va rejoindre l'Afghanistan, l'Iraq et le Liban
15/5/8 - Article original : Réseau Voltaire , traduction : Marie-Ange Patrizio
Silence assourdissant en Italie sur les perspectives d’une grande guerre moyen-orientale amorcée par une attaque balistique et aérienne états-unienne et israélienne contre une présumée base iranienne d’entraînement des terroristes qui tuent les GI’s en Irak. Silence du gouvernement Berlusconi, silence de la majorité et de la minorité parlementaire, silence des politologues et experts militaires, silence des mass médias. On en parle et on en écrit aux États-Unis et en Europe, pas en Italie. La dernière, et la plus alarmante, annonce d’une apocalypse éminente a été donnée par le périodique de droite The American Conservative : sous le titre « La guerre avec l’Iran peut être plus proche qu’on ne l’imagine » Philip Giraldi, ex fonctionnaire de la CIA, se réfère à une réunion du Conseil de sécurité nationale qui a approuvé les plans d’attaque par missiles Cruise contre une base d’Al-Qods (les gardiens de la Révolution) où seraient entraînés les militants irakiens engagés dans la guérilla contre les troupes d’occupation. La secrétaire d’État Condoleeza Rice, le secrétaire au Trésor Henry Paulson, le conseiller pour la Sécurité nationale Stephen Hadley, le président Georges Bush et le vice-président Dick Cheney ont approuvé le plan opérationnel, tandis que le secrétaire à la Défense Robert Gates s’est exprimé en faveur d’un renvoi de l’opération. Deux jours avant, le 7 mai, la Maison-Blanche, par l’intermédiaire des dirigeants de la région kurde en Irak, avait envoyé une communication officielle au gouvernement iranien, demandant à ce dernier d’admettre ses interférences dans le pays voisin et de prendre l’engagement formel d’interrompre son appui aux différents groupes de militants qui se battent contre les troupes d’occupation. Réponse immédiate de Téhéran : aucune discussion n’est possible tant que les États-Unis ne suspendront pas les infiltrations d’agents et le soutien qu’ils fournissent aux dissidents iraniens. D’où la décision de l’Administration Bush d’envoyer un signal « non équivoque », c’est-à-dire balistique, à la direction iranienne. On peut présumer — conclut la note informative de The American Conservative — qu’il s’agira d’une attaque de précision ciblée contre les dispositifs d’Al-Qods sur une base aux environs de Téhéran, qui évitera des pertes chez les civils : il reviendra au président de donner l’ordre de mission dès que les préparatifs seront au point.
Le 10 mai, la Maison-Blanche a admis officieusement qu’une réunion du Conseil de sécurité nationale avait eu lieu et qu’elle avait eu pour thème la visite du président à Jérusalem cette semaine, pour participer aux célébrations du 60ème anniversaire de l’État d’Israël, ainsi que pour relancer les négociations de paix, argument repris ensuite par Georges Bush le 12 mai.
Non moins alarmants sont les développements de ces dernières semaines : un second porte-avions avec chasseurs bombardiers et navires d’appui a rejoint l’imposant déploiement aéronaval états-unien dans le Golfe Persique ; on voit croître de jour en jour le barrage de dénonciations contre le gouvernement de Téhéran, de la part du Département d’Etat, pour de présumées interférences militaires en Irak, alors que se montent désormais à 5 les interceptions d’unités légères iraniennes dans les eaux territoriales par des unités de la marine US ; de vastes champs de mines ont été installés aux frontières ; et malgré les démentis de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA) et de seize agences de renseignement états-uniennes, le vice-président Cheney et le secrétaire d’État Rice ont continué, de concert avec le gouvernement israélien, à dénoncer la potentielle menace nucléaire de Téhéran ; la tentative manquée au Liban de neutraliser le Hezbollah, prélude probable d’une seconde offensive israélienne, peut avoir induit Washington à accélérer le calendrier de l’offensive contre l’Iran.
Gary Leupp, professeur d’histoire à la Tufts University, orientaliste et expert des questions moyen-orientales, a tracé, à partir des révélations publiées par The American Conservative, les possibles conséquences catastrophiques de l’attaque états-unienne prévue : d’une réaction militaire iranienne spasmodique et généralisée, à l’engagement dans la guerre de la Syrie et du Liban ; des insurrections armées chiites au renversement des régimes pro-occidentaux jusqu’à de nouvelles alliances, impensables aujourd’hui, comme celle de Téhéran et des Talibans sunnites. Gary Leupp est on ne peut plus pessimiste sur l’éventuelle opposition de l’opinion publique états-unienne qui serait prise dans une grande flambée patriotique de soutien à « nos boys au front » ; quant aux deux candidats démocrates à la présidence, tant Hillary Clinton que Barak Obama ont déjà assuré que, contre l’Iran, « toute option est valable » ; sans parler du républicain McCain, qui a même été décrit par un de ses partisans comme « un Bush aux stéroïdes ». Une grande guerre moyen-orientale rendrait certaine sa déjà probable victoire en novembre ; elle aiderait les États-Unis à dépasser leur plus grave crise économique depuis celle des années Trente ; et dans le projet insensé des neocons, l’interruption des flux énergétiques moyen-orientaux vers la Chine, l’Inde et l’Europe, ainsi qu’une utilisation possible d’armes nucléaires tactiques contre l’Iran, renforcerait l’hégémonie politique militaire du grand empire d’occident sur le monde entier.
Et l’Italie ? « L’Italie fera sa part » comme l’a anticipé l’ex-ministre de la Défense et ultra atlantiste Martino, avec sa proposition de changer les règles d’engagement au Liban, et d’employer directement nos valeureuses troupes sur les champs de bataille afghans. Tous les autres, opposition et gouvernement, journaux et télé journaux préfèrent ignorer le drame imminent qui risque de s’abattre sur l’humanité. C’est ainsi que nous ne savons pas si nous avons augmenté —comme tous les autres pays européens— nos réserves stratégiques de pétrole, si le ministère de la Défense a déjà préparé des plans d’évacuation pour nos soldats dépourvus de tous moyens militaires propres à combattre dans une guerre ouverte, en Afghanistan et au Liban, et de ces centaines de carabiniers et forces spéciales employées à l’entraînement de l’armée et de la police en Irak.
Le gouvernement du bel paese et l’opposition de Sa Majesté préfèrent s’occuper de la nécessité urgente de bâillonner Travaglio [1], de réduire à néant Anno Zero [2]et d’actualiser les diktats contre les femmes de Joseph Ratzinger [3].
| Lucio Manisco Journaliste ; il a été le correspondant de la Rai, et de titres de la presse écrite, pendant plusieurs dizaines d’années aux États-Unis ; ex-fondateur du quotidien Liberazione (organe du Prc), et ancien député européen. |
[2] Émission politique de la chaîne RAI Due, qui a donné plusieurs fois à Travaglio un droit de réplique.
[3] Le 22 mai sera le 30ème anniversaire de la loi 194, autorisant l’interruption volontaire de grossesse en Italie. En recevant avant-hier 800 représentants du Movimento per la vita, qui demande l’abrogation de cette loi, le pape Benoït XVI a ouvert sa remise en question. Une manifestation à l’appel de nombreuses associations laïques, féministes, gays et de centres sociaux, est organisée sous le nom de « Pride laico » en défense de la loi 194, à l’occasion de la visite du pape à Gênes, samedi 17 mai, voir dirittinrete.org
17:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irzan, iraq, afghanistan, invasion, guerre, cheney, cia
23.04.2008
Le bruit des bottes et le silence des pantoufles.
Messieurs George Bush, Nicolas Sarkozy, Alain Finkelkrault, André Glucksman, Bernard Kouchner, Pierre Lelouch, Alexandre Adler, Alain Madelin, Romain Goupil et tous leurs amis...

© Hadi Mizban / AP
Cette photo d'une petite fille irakienne qui exulte de joie devant son papa allongé près d'elle vous est tout spécialement dédiée...
Elle a été prise à la sortie d'une école, et a été relayée par toutes les agences de presse du monde arabe. Elle n'a pas été publiée dans un seul journal occidental.
Article original : http://www.alpheratz.net/BushCo/an_iraqi_girls_face_says_...
Article en français : Le Post.
00:01 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : irak, iraq, génocide, civilsq, usa, bush, guerre
05.11.2007
Why we fight
Why we fight (pourquoi nous nous battons) - 30 octobre 2007.
Petit à petit les documents vidéos sont mis en ligne, deviennent accessibles. J'ai souhaité pendant des années que celui-ci le soit. Un lecteur m'a d'abord trouvé une bande-annonce, en français, de ce film d'une heure trente, initialement diffusé sous le titre " Le Nerf de la Guerre ".
Le choix du titre n'est pas le fait du hasard. Pendant la guerre et dans l'immédiat après-guerre, le cinéaste Américain Frank Capra produisit une série de sept films destinés à expliquer le pourquoi de l'effort militaire entrepris pour vaincre les puissances de l'Axe. Je me souviens parfaitement, étant enfant, avoir vu ces films.

Ce film est visible en deux parties, aux adresses :
http://www.dailymotion.com/moebyous/video/xqvqf_why-we-fi...
http://www.dailymotion.com/moebyous/video/xqw0a_why-we-fi...
C'est un de mes lecteurs, Stéphane Roussel, qui a déniché ces fichiers. Je dispose fort heureusement d'un très bon système de documentation. Le film débute par le discours d'adieu, historique, du Président Eisenhower, s'adressant à la nation américaine à la télévision.

Dwight Eisenhower
Vous entendrez son avertissement solennel concernant la naissance du complexe militaro-industriel des Etats-Unis. Puis vous entendrez les déclarations successives de présidents des Etats-Unis :
:

Kennedy
- Nous payerons le prix qu'il faudra et nous supporterons les fardeaux pour la survie et le succès de la liberté.

Lyndon Johnson :
- Nous ne nous battons pas pour des territoires ou des bases. Nous nous battons pour l'auto-détermination.

Ronald Reagan :
- La puissance de l'armée des Etats-Unis est une source de paix, pas de conflits.

Clinton
- Avec une armée forte, employée là où il faut, les Américains jouent un rôle chez eux et dans le monde.
Et pour finir, en voix off, George Bush déclarant
- Notre cause est juste. Peu importe le temps qu'il faudra : nous vaincrons les ennemis de la liberté.
On enchaîne ensuite avec la prise de conscience dramatique d'un brave flic new-yorkais, à la retraite, qui effectuait le 11 septembre 2001 un trajet dans le métro aérien de New York et qui aperçut soudain les tours du World Trade Center en flammes.

Son fils travaillait dans l'une d'entre elles. Il ajoute :
- Je me suis dit que mon fils ne devait pas être là, ne pouvait pas être là, parce que les gens qui se trouvaient dans ces tours allaient mourir.
Vous le suivrez, au long de ce film. Dans un premier temps il pense "il faut que les gens qui ont fait une telle chose paye. Je veux les voir mourir". Alors, convaincu que l'Irak était derrière ces attentats il effectue des démarches auprès de l'armée pour que le nom de son fils soit peint sur une des bombes destinées à l'Irak. Il finit par obtenir satisfaction. Puis, vous l'entendrez dire :
- J'avais fait la guerre au Vietnam. J'étais très jeune et j'ai été placé comme mitrailleur sur un hélicoptère. A chaque mission je tirais sure des petits points qui s'enfuyaient. Nous savons aujourd'hui que Johnson avait menti et que le guerre fut déclenchée sur la base de représailles vis à vis d'actions contre la marine des Etats-Unis qui ne s'étaient jamais produites.

Notre brave flic, du temps où il était mitrailleur à bord d'un hélicoptère, au vietnam
Plus loin, il dira :
- Quand j'ai entendu George Bush dire qu'il n'y avait pas d'armes de destruction massive en Irak, je suis resté abasourdi. Vous savez, moi je suis un homme de la vieille école. S'il est un homme qui ne peut pas mentir, c'est le Président des Etats-Unis....
Puis on voit une scène où George Bush est sur les décombres des tours du World Trade Center, tenant familièrement un pompier par l'épaule.

George Bush
- Je vous entends, le Monde vous entend, et les gens qui ont détruit ces tours vont bientôt entendre parler de nous.
Vous avez entendu ces phrase en 2001, rappelez-vous. L'intérêt de ces archives vidéo, accessibles, est que les choses restent. A travers des images d'archives le réalisateur évoque les interventions précédentes des Etats-Unis :

- Guatemala, 1954 : Les Etats-Unis sont intervenus pour protéger leurs intérêts vitaux (...)

- 1958, Liban. La politique américaine au Moyen-Orient est menacée.

- Nous sommes intervenus unilatéralement au Laos, Congo et au Brésil.

- Ronald Reagan envahit la Grenade en 1983.

- Bush père ; " j'ai donné l'ordre d'envoyer des troupes au Panama ".

- Quand on examine l'histoire des Etats-Unis on s'aperçoit que presque tous ont envoyé des troupes dans le monde quand quelque chose ne leur plaisait pas.

Richard Pearle, conseiller de George Bush, vantant le mérite des guerres préemptives
- Avant d'instaurer la démocratie, il faut parfois supprimer un obstacle pour lui faire de la place.
Vous trouverez dans ce film le témoignage des deux pilotes de F-117A qui, le 19 mars 2003, donnèrent le coup d'envoi de l'opération en Irak en larguant des " bombes intelligentes " qui étaient censées ne frapper qu'une des résidences de Saddam Hussein où étaient censés se trouver ses deux fils, d'après les renseignements américains. Non seulement les lieux étaient vides, mais une des bombes tua des civils dans le quartier environnant. Les deux officiers interviewés ne réalisent absolument pas le rôle qu'on leur fait jouer. Vous les entendrez dire

- C'est quelque chose de réaliser le premier acte militaire d'une intervention qui va libérer tout un peuple (...)
- J'ai lâché mes bombes et je me duis dit : Si on a bien fait notre devoir ce soir, tout pourrait être terminé demain.
Dans la seconde partie de l'émission, Donald Rumsfeld, secrétaire d'état à la defense, nous déclare :

- Nos forces armées sont les meilleures de la planète. Notre nation est bénie d'avoir tant d'hommes et de femmes
qui sont prêts à risquer leur vie pour protéger les pays (...). Chaque génération a ses héros. Cette génération aussi
Le recrutement d'un jeune paumé est alors mis en scène. Un garçon de vingt ans, qui se trouve vivre aux crochets de sa mère, se voit sans avenir, sans possibilité de poursuivre des études.

Vint ans. Vient de perdre son seul soutien matériel : sa mère. Une proie facile des recrurteurs de l'US army. L'armée " lui offre sa chance "

Le sergent Michael Valentine, segent recruteur de l'US army
La scène est pathétique. On voit ce pauvre garçon, sans avenir, qui tente de justifier son engagement, comme apprenti pilote d'hélicoptère de combat:

- Vous avez remis de l'ordre dans ma vie. Je sais que je fais le bon choix. J'aurai un bon métier, une bonne retraite (...)
La guerre lui a été présentée comme " un bon métier ".
Lors de la guerre du Vietnam, 61 % des 70.000 morts américains avaient moins de 21 ans.

Une animation saisissante, qui monte les incessantes interventions militaires des Etats-Unis dans le monde, depuis 40 ans
Le film continue, montrant le résultat de la farppe aérienne d'initiation de la guerre en Irak. Quatre bombes de 900 kilos, guidées par satellites.

Le premier acte de guerre. Quatre bombes guidées par satellites, de 900 kilos
Et son résultat :

Pendant ce temps-là Rumsfeld :

- Les armes utilisées aujourd'hui ont un niveau de précision dont personne n'aurait osé rêver

- Les membres de ma famille ont péri dans ce bombardement. Les Etats-Unis vont perdre car ils n'ont pas le comportement d'une grande nation
Le film se termine par une vision de l'ambarquement de la " jeune recue " dans la voiture du sergent recruteur, direction le centre d'entraînement, avant le départ " pour le front "

Dans la voiture du sergent recruteur, qui a terminé son boulot. Direction l'Irak
18:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rumsfeld, clinton, guerre, laos, vietnam, brésil, etats-unis
18.09.2007
Nucléaire iraquien, nucléaire iranien, même combat.
L'article suivant est extrait du site canadien Cyberpress.
Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Mohamed ElBaradei, a récusé lundi la perspective d'un éventuel recours à la force contre l'Iran sur son programme nucléaire, jugeant que les «autres options» étaient loin d'être épuisées.
«Nous devons toujours nous souvenir que l'usage de la force ne peut être envisagé (que quand) toutes les autres options sont épuisées. Je ne crois pas du tout que nous en soyons là», a-t-il déclaré à la presse au premier jour de l'assemblée générale des 144 pays membres de l'AIEA à Vienne.
«Je crois que ce que nous devons faire, c'est encourager l'Iran à travailler avec l'agence pour clarifier les questions en suspend» sur la nature de son programme nucléaire, a-t-il ajouté.
«D'ici novembre ou décembre nous serons en mesure de savoir si l'Iran agit de bonne foi et si non, nous aurons clairement une autre situation», a souligné M. ElBaradei.
Le chef de l'AIEA s'exprimait au lendemain de propos du chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, selon qui le monde doit se «préparer au pire», c'est-à-dire à la possibilité d'une «guerre» avec l'Iran, si Téhéran persiste dans son refus de suspendre son programme nucléaire.
«Nous avons affaire à un dossier très lié à la paix, à la sécurité et à la stabilité régionale au Proche Orient et c'est pourquoi je demanderai à tout le monde de ne pas se laisser emporter jusqu'à ce que nous soyons parvenus au bout de la procédure» de vérification, a souligné M. ElBaradei.
«J'ai clairement signifié que je ne voyais pas en ce moment de danger clair concernant le programme nucléaire iranien», a ajouté le chef de l'AIEA sur la base des dernières inspections menées par l'agence en Iran.
L'évocation d'une guerre en Iran «relève beaucoup d'un battage politico-médiatique », a encore estimé M. ElBaradei.
L'AIEA s'efforce depuis quatre ans d'établir la nature du programme nucléaire iranien, dont les États-Unis et l'Union européenne redoute qu'il puisse servir à doter ce pays de l'arme atomique.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne Mohammad Ali Hosseini a pour sa part jugé que les déclarations du chef de la diplomatie française «concordent avec la position de la puissance dominante (les États-Unis, ndlr)» et de ce fait «portent atteinte à la crédibilité de la France devant les opinions publiques mondiales».
17:00 Publié dans Ponérologie française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Iran, nucléaire, kouchner, guerre, armes de destruction massives, AIEA, El Baradei
17.09.2007
Kouchner s'en va-t-en guerre.
Dans sa version numérique du dimanche 16 septembre 2007, Le Monde écrit :
La crise du nucléaire iranien impose de "se préparer au pire" qui "est la guerre", a déclaré dimanche lors d'une interview radio-télévisée le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, tout en affirmant que la négociation devait primer."Il faut se préparer au pire" et le pire, a dit M. Kouchner en répondant à une question, "c'est la guerre".
"On se prépare en essayant d'abord de mettre au point des plans qui sont l'apanage des états-majors, et ça ce n'est pas pour demain", a-t-il poursuivi. "Mais on se prépare en disant "nous n'accepterons pas que cette bombe (atomique iranienne) soit construite, suspendez l'enrichissement de l'uranium et on vous montre que nous sommes sérieux" (...) en proposant "que des sanctions plus efficaces soient éventuellement mises au point".
"Nous devons négocier jusqu'au bout", a dit le ministre. Mais la possession de l'arme atomique par Téhéran serait un "vrai danger pour l'ensemble du monde", a dit M. Kouchner.
Si nous nous penchons sur le parcours de Bernard Kouchner plusieurs éléments convergents peuvent retenir notre attention :
- Bernard Kouchner est l'objet de critiques portant essentiellement sur son implication dans la rédaction d'un rapport commandé par la société TotalFinaElf (suspectée de minimiser certains aspects de la dictature birmane, cette étude rémunérée 25.000 $ a suscité les "regrets" de la FIDH), sur son adhésion à l'interventionnisme diplomatique et militaire des États-Unis, ainsi que sur sa surexposition médiatique.
- Au moment de la nomination de Bernard Kouchner au Quai d'Orsay, Roger Cukierman, le président sortant du CRIF, est intervenu pour que ce ne soit pas Hubert Védrine qui emporte le ministère des Affaires Etrangères. Nous pouvons raisonnablement conjecturer que si Kouchner défendait des positions fondamentalement antisionistes, le président du CRIF n'aurait pas appuyé sa nomination.
- Bernard Kouchner, chantre de l'humanitaire médiatique est moins connu peut être pour le soutien qu'il a apporté à l'invasion de l'Irak par les forces étasuniennes, invasion qui, force est de constater n'avait pas grand chose d'humanitaire. Encore une fois Bernard Kouchner semble avoir joué la carte de l'axe israélo-étasunien dans le cadre de la guerre d'agression lancée contre l'Iraq qui a fait des centaines de milliers de victimes civiles.
Un certain nombre d'intégristes prennent au pied de la lettre le contenu de l'ancien testament dont ce passage où le "dieu" vengeur et jaloux s'en va d'une tirade psychopathique de plus emplie de haine et de violence :
Deutéronome 7 :
"...Quand l'Éternel, ton Dieu, t'aura introduit dans le pays où tu entres pour le posséder, et qu'il aura chassé de devant toi des nations nombreuses, le Héthien, et le Guirgasien, et l'Amoréen, et le Cananéen, et le Phérézien, et le Hévien, et le Jébusien, sept nations plus nombreuses et plus fortes que toi, et que l 'Éternel, ton Dieu, les aura livrées devant toi, et que tu les auras frappées, tu les détruiras entièrement comme un anathème; tu ne traiteras point alliance avec elles, et tu ne leur feras pas grâce...."
La guerre des 6 jours a vu la défaite de l'Egypte (1). La Palestine (2) subit une occupation illégale et un génocide depuis 50 ans. L'Irak (3)est à feux et à sang. L'Arabie Saoudite (4) est à la botte des Sioconservateurs. Le Liban (5) a subi une attaque majeure. La Syrie (6) est dans la ligne de mire depuis plusieurs années. Et voici maintenant que la guerre contre l'Iran (7) est imminente.
Fort de cets différents constats nous pouvons nous demander qui Kouchner sert réellement ? Les citoyens de notre planète (français et iraniens inclus) ou ceux qui tirent sur ses ficelles ?
10:20 Publié dans Ponérologie française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Iran, Kouchner, guerre, deutéronome, CRIF, Etats Unis, Bush


