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31/05/2009

Il faut à tout prix stopper le groupe Bilderberg

 

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© inconnu
Charlie Skelton est le seul journaliste à avoir traité la conférence Bilderberg 2009 ... au risque de sa vie.

 

 

Charlie Skelton, journaliste pour le journal britannique The Guardian, et qui a commencé la couverture de l’évènement de la réunion des Bilderbergs dans une atmosphère détendue, est désormais averti du traitement épouvantable que la police et les agents secrets lui ont fait subir. Ce qu’il a subit n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend, si nous nous référons au programme du groupe Bilderberg, et plus précisément des cartes d’identités et micro puces sous cutanées destinées à être implanté sous la peau.

(Nous précisons que la carte d’identité n’existe pas au Royaume Uni. Mais un projet de loi récent vise à rendre obligatoire le port de la carte d’identité.)

Au début, la couverture de l’événement prenait la forme d’une satire, Charlie Skelton a quitté la Grèce hier, pétrifié jusqu’à l’os en raison de la manière dont il a été harcelé, détenu, par les autorités grecques pendant plusieurs jours, et ce pour avoir pris de simples photos de l’Hotel ou se trouvait les membres du groupe Bilderberg.

« Mon expérience durant ces derniers jours en Grèce m’a dégouté » « Nous devons nous battre, nous battre, nous battre, maintenant, tout de suite, de tout notre cœur, pour stopper le projet de carte d’identité »

« Je peux vous dire désormais que l’argument qui consiste à dire « Si je n’ai rien fait de mal, je n’ai donc rien à craindre des autorités» n’est que foutaise, plus que ça, c’est une connerie. »

« J’ai appris quelque chose durant ces fouilles, cette détention, que j’ai du subir à cause du groupe Bilderberg. J’ai passé la semaine à vivre un cauchemar. Durant cette semaine, j’ai eu un clair aperçu d’un monde ou la police règne en maitre sans gardes fous. Ça m’a terriblement meurtri »

Skelton ajoute que la carte d’identité fera de tout citoyen un suspect potentiel, et ce serait « la fin de toutes choses » précisant que des plans sont également en cours pour substituer la carte d’identité par une puce sous cutanée pour une plus grande efficacité et un suivi total de la population.

Durant la précédente réunion des Bilderberg à Washington en 2008, une source du journaliste d’investigation Jim Tucker lui a dit que le groupe Bilderberg était en discussion pour pucer les hommes à grande échelle. Ce plan serait présenté sous le prétexte de la lutte anti-terroriste. Les « gentils citoyens » seraient autorisées à voyager librement aussi longtemps que leur puces pourront être scannées et les informations stockées dans une base de données.

Charlie Skelton a mis en lumière le fait que les autorités grecques étaient en situation de force pour harceler et intimider les journalistes en raison du faible nombre présent à l’évènement. Aujour’dhui, Charlie Skelton, appelle tous les journalistes citoyens à se rendre au prochain lieu du meeting du groupe Bilderberg en 2010.

« Si les grands noms de la presse refusent de couvrir cet événement annuel, c’est alors un devoir pour les journalistes citoyens que d’accomplir cette tache nécessaire : les médias du peuple. Trouvez vous une caméra ou un appareil un photo, et rejoignez nous pour le prochain rendez vous des bilderbergs en 2010. Aucune idée ou cette réunion se tiendra, mais habituellement, on le découvre quelque jours auparavant »

La réunion des Bilderberg a été une fois de plus marqué par un black out absolu de la part des médias alors que 150 des personnalités les plus importantes de la planète décidaient en secret de l’avenir de tout un chacun. Un sommet du G20 ou le Forum Economique Mondial aurait systématiquement fait l’objet de milliers de reportages dans les médias. Le Groupe Bilderberg en raison de son caractère secret devrait normalement attirer les journalistes à la recherche d’un scoop. Aucun des médias américain n’ont osé abordé le sujet.

Faites des pétitions, saisissez vos parlementaires afin qu’ils interrogent le gouvernement. Cela s’est produit il y a quelques jours au pays bas. Citant un article de Paul Joseph Watson(contributeur des sites d’alex jones), un membre du parlement néerlandais a saisi le parlement au sujet de l’implication du premier ministre néerlandais, le ministre néerlandais des affaires européennes, et la reine Beatrix au sein du groupe Bilderberg. Ce même parlementaire a demandé si la ratification du traité de Lisbonne a fait l’objet de discussions durant la réunion du Groupe Bilderberg et de rendre public tous les éléments figurants au programme, ainsi que l’ordre du jour

Article original : Spread The Truth

 

28/02/2009

¡Que se vayan todos! – voilà ce qui dit le mécontentement mondial


Par Naomi Klein

The Guardian, le 8 février 2009

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Le monde ne se soulève pas seulement contre les élites qui gouvernent – mais aussi contre le modèle du capitalisme dérégulé dans son ensemble.

En regardant les Islandais taper sur des pots et des casseroles jusqu’à ce que leur gouvernement tombe, je me suis souvenue d’un slogan populaire des cercles anticapitalistes de 2002 : « Vous êtes Enron. Nous sommes l’Argentine. »

Son message était assez simple. Vous – les politiques et les PDG qui vous pressez aux forums économiques – êtes les cadres impitoyables et les escrocs d’Enron (bien sûr, nous n’en connaissions pas la moitié). Nous – la populace – sommes comme le peuple argentin, lequel, au milieu d’une crise économique effroyablement comparable à la nôtre, est descendu dans la rue en frappant sur des pots et des casseroles. Ils scandaient : « ¡Que se vayan todos! » [Qu’ils s’en aillent tous] – et ils ont forcé quatre présidents successifs à partir en moins de trois semaines. Ce qui rend unique le soulèvement argentin de 2001-2002 est qu’il n’était pas dirigé contre un parti politique en particulier ou même contre la corruption en général. Sa cible était le modèle économique dominant : ce fut la première révolte nationale contre le capitalisme contemporain dérégulé.

Cela a pris du temps, mais de l’Islande à la Lettonie et de la Corée du Sud à la Grèce, le reste du monde a finalement son moment ¡Que se vayan todos! Les matrones islandaises stoïques frappant sur leurs pots alors même que leurs gosses mettent le frigo à sac pour trouver des projectiles (des œufs, c’est sûr, mais des yaourts ?) font écho aux tactiques devenues célèbres à Buenos Aires. Tout comme la colère collective envers les élites qui ont saccagé un pays autrefois florissant et qui pensaient pouvoir s’en tirer à bon compte. Ainsi que Gudrun Jonsdottir, une employée de bureau islandaise de 36 ans, le dit : « J’en ai assez ! Je ne fais pas confiance au gouvernement, je ne fais pas confiance aux banques, je ne fais pas confiance aux partis politiques et je ne fais pas confiance au FMI. Nous avions un bon pays et ils l’ont ruiné. »

Un autre écho : à Reykjavik, les manifestants ne se laisseront pas achetés par un simple changement de visage au sommet de l’Etat (même si le nouveau Premier ministre est une lesbienne). Ils veulent des aides pour les personnes, pas seulement pour les banques ; ils veulent des enquêtes judiciaires sur la débâcle et une réforme électorale profonde.

On peut entendre des exigences similaires en Lettonie, dont l’économie s’est contractée plus brutalement que n’importe quel autre pays de l’UE et où le gouvernement vacille. Pendant des semaines, la capitale a été secouée par les manifestations, dont une émeute à grande échelle, le 13 janvier, avec lancé de pavés. Comme en Islande, les Lettons sont scandalisés par le refus de leurs dirigeants de reconnaître la moindre responsabilité dans ce désastre. Interrogé par Bloomberg TV sur ce qui a déclenché la crise, le ministre de finances letton a haussé les épaules en disant : « Rien de particulier ».

Mais les problèmes de la Lettonie sont vraiment particuliers : la politique qui a permis au « tigre de la Baltique » de croître à un rythme de 12% en 2006 l’amène aussi à se contracter violemment, selon les prévisions, de 10% cette année : l’argent, libéré de toute entrave, sort aussi vite qu’il rentre, avec une grande part qui est détournée vers les poches des politiciens. (Ce n’est pas une coïncidence si beaucoup des grands invalides d’aujourd’hui sont les « miracles » d’hier : l’Irlande, l’Estonie, l’Islande, la Lettonie).

En Lettonie, une grande partie de la colère populaire s’est concentrée contre les mesures d’austérité du gouvernement – licenciements massifs, services sociaux réduits et salaires du secteur public considérablement réduits – toutes qualifiant la Lettonie pour un prêt d’urgence du FMI (non, rien n’a changé). En Grèce, les émeutes de décembre ont fait suite à la mort d’un jeune de 15 ans, abattu par la police. Mais ce qui a conduit ce mouvement à se poursuivre, avec les agriculteurs prenant la tête des étudiants, est une colère généralisée contre la réponse donnée par le gouvernement à la crise : les banques ont obtenu 36 milliards d’euros de subventions tandis que les travailleurs ont vu leurs pensions réduites et les agriculteurs n’ont quasiment rien reçu.

Malgré le désagrément causé par les tracteurs qui bloquent les routes, 78% des Grecs disent que les exigences des agriculteurs sont raisonnables. De façon similaire, la récente grève générale en France – déclenchée en partie par les plans du Président Sarkozy de réduire de façon spectaculaire le nombre d’enseignants – a inspiré le soutien de 70% de la population.

Peut-être que le fil conducteur le plus solide de cette réaction violente mondiale est le rejet de la logique de « la politique extraordinaire » - une expression créée par le politicien polonais Leszek Balcerowicz pour décrire comment, dans une crise, les politiciens peuvent ignorer les règles législatives et se ruer vers des « réformes » impopulaires. Le truc commence à être usé, ainsi que le gouvernement sud-coréen l’a découvert récemment. En décembre, le parti au pouvoir a essayé d’utiliser la crise pour foncer tête baissée dans un accord de libre-échange hautement controversé avec les Etats-Unis. Emmenant la politique des coulisses vers de nouveaux extrêmes, les législateurs se sont enfermés dans la chambre afin de pouvoir voter à huis clos, barricadant la porte avec des bureaux, des chaises et des canapés.

L’opposition en a eu assez : avec des marteaux-piqueurs et une scie électrique, ils sont entrés de force et ont organisé un sit-in de 12 jours dans le parlement. Le vote a été retardé, accordant plus de temps pour le débat – une victoire pour une nouvelle sorte de « politique extraordinaire ». Le modèle est clair : les gouvernements qui répondent à une crise créée par l’idéologie du libre-échange par une accélération de ce même programme discrédité ne survivront pas pour raconter l’histoire. Comme les étudiants italiens sont descendus dans la rue en criant : « Nous ne paierons pas pour votre crise ! »

 

Traduit de l'anglais par JFG/QuestionsCritiques

15/12/2008

Grèce : l’arme des émeutes pour cacher le krach

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Les émeutes qui ont embrasé la Grèce depuis le 6 décembre, lorsqu’un adolescent a été abattu par balle lors d’un affrontement violent avec la police d’Athènes, nous porte à croire que l’oligarchie financière cherche à se servir de ce pays comme laboratoire social.

Par Karel Vereycken

Car en réalité, une seule question hante les esprits de nos élites depuis des mois : « Comment va-t-on gérer la révolte qui monte parmi les classes moyennes ? » Une fois transférée la faillite de la sphère financière à la sphère publique des Etats, in fine, c’est à cette population-là qu’on cherche à faire payer les bourses cassées.

Pour faire accepter cet « état d’exception économique », certains pensent instaurer l’état d’exception tout court. Au début des années 1970 en Italie, cela s’appelait la « stratégie de la tension », combinant attentats aveugles, exécutions ciblées, terrorisme idéologique et tentatives de putsch.
Or, que voit-on en Grèce ? A quelques jours d’une grève générale programmée de longue date pour réunir en un front commun les forces politiques contestant une politique de casse sociale sans pareille (privatisation du secteur de l’éducation, des retraites et de la santé ; corruption des grands partis et même de l’église), le mouvement social se retrouve pris en otage par les casseurs.
Sur ce terrain fertile, la rage de quelques milliers d’adolescents cagoulés, les koukoulofori, souvent issus de la bourgeoisie, a fini par contaminer aussi bien « la génération des 600 euros », ces trentenaires hyper-diplômés condamnés aux petits boulots sous-payés, que les jeunes paupérisés des faubourgs. Cette « conjonction » de forces, qui, en France, fait fantasmer tous ceux qui sont en mal d’un « nouveau mai 68 », qui s’est opéré grâce au réseautage sur la toile via Facebook et Hi5, s’avère une véritable aubaine pour ceux qui veulent que rien ne change.
Zoé Kazakis, une étudiante en économie de 22 ans et coordinatrice de la mobilisation entre sa faculté et d’autres établissements du pays, est optimiste mais furieuse. « Nous nous battons contre les privatisations depuis longtemps. Les gens sympathisent de plus en plus avec nous. La crise touche tout le monde, mais le gouvernement est complètement absent. Ma mère, par exemple, dirige un laboratoire médical, mais on doit vivre à crédit depuis plusieurs mois parce que l’organisme qui la paie n’a pas reçu d’argent de l’Etat. Le gouvernement se fout de nous. On voit défiler des milliards, mais la vie est de plus en plus chère ici, plus encore qu’à Paris. »
Pour le peuple grec, la situation est intenable. Si la Grèce paie sa dette publique, qui atteint 93,8% du PIB, c’est en broyant les services publics. Au pays d’Hippocrate, depuis le 21 novembre, le gouvernement a coupé les vivres aux caisses d’assurance maladie, et les hôpitaux et pharmacies se sont brutalement retrouvés à court de moyens. Endettés à hauteur de 4 milliards d’euros de dettes et devant payer les fournisseurs, les hôpitaux en sont réduits à un « service minimum », reportant parfois les interventions médicales faute de gants ou de seringues.
Si l’on a médiatisé à outrance les pilleurs qui ont même mis le feu au Musée d’archéologie nationale d’Athènes, rien ou presque n’a filtré sur le combat en faveur d’un changement de cap économique. Pourtant, comme le rapportait la correspondante de Libération : « Toute la semaine passée [précédant les émeutes], les CRS grecs ont interdit par la force l’entrée du ministère de la Santé à des infirmières, médecins et employés administratifs venus protester contre le non-paiement de leurs salaires, blessant de nombreux manifestants. »
Pendant que les étudiants reprennent le slogan de la révolte étudiante de 1973 contre la dictature des colonels, revendiquant « du pain, de l’éducation et la liberté », les casseurs ont saccagé ou brûlé près de 400 magasins, banques et bâtiments publics désignés comme symbole d’un Etat qui opprime, provoquant pour 50 millions d’euros de dommages.
A la veille de la grève générale, Zoé Kazakis n’hésite pas à dénoncer ces dérives : « Nous sommes débordés par des gens bizarres. Des types qui ne sont pas étudiants et qui sont très violents lors des manifestations. Ce sont eux qui envoient des blocs de marbres sur les policiers et les pompiers. Ce matin, je me suis rendue à la faculté de Polytechnique, où le mouvement a commencé. Il n’y avait plus d’étudiants, mais plein de gars étranges qui faisaient des feux. Quand je leur ai demandé qui ils étaient, ils m’ont dit de dégager. Je me demande vraiment qui sont ces casseurs. Selon moi, il est possible qu’ils soient manipulés par les autorités pour faire dégénérer les manifestations. Car les étudiants sont pacifiques. Nous manifestons avec les profs. Même mes parents et mes grands-parents seront dans la rue demain à l’occasion de la grève générale. »

En tout cas, les émeutes, téléguidées ou pas, permettent de masquer l’implosion du faux miracle économique d’un pays membre de la zone euro, pulvérisé par le surendettement, les placements douteux des finances publiques et la corruption. Comme le dit l’écrivain Takis Théodoroupolos, Athènes se retrouve aujourd’hui face aux mêmes peurs qu’au Ve siècle.
Non pas la peur des barbares, mais celle de la dissolution du tissu social, celle de la perte de cohésion de la cité, celle de la fin du politique.

Pour creuser le sujet : focus
http://www.solidariteetprogres.org/article4923.html

Source : Alterinfo

 

Note de P&P : toujours les mêmes tactiques ponérologiques qui se retrouvent, que ce soit en Grèce, en France (manifs anti CPE, mouvements de grèves), aux USA ou ailleurs : les autorités, voyant la grogne monter et ayant peur que la situation leur échappe, détournent le mouvement revendicatif – pacifique – en l'infiltrant par le biais d'agents provocateurs à leur service. En criminalisant le mouvement, on effraie la population, de sorte que les gens ne soutiennent pas les manifestants, qui sont montrés comme des terroristes. Les bonnes gens s'en remettent au pouvoir pour rétablir l'ordre et arrêter ces "casseurs". Des mesures répressives sont ainsi établies avec l'assentiment de la population : couvre-feu (rappelons-nous les émeutes de 2005 en France), arrestations arbitraires/rafles, condamnations, espionnage de la population. L'élite psychopathique reste au pouvoir, et l'État fasciste s'instaure.

D'autre part, pour ceux qui croiraient encore à l'illusion d'une révolution populaire spontanée, nous leur recommandons la lecture des Protocoles des Sages de Sion. Nous estimons que ces protocoles sont faux et qu'ils ont de forts relents antisémites. Toutefois les mécanismes qu'ils décrivent correspondent étonnament aux dynamiques actuelles. Il faut alors supprimer le terme "juif" de ces protocoles et le remplacer par "élites psychopathes" pour obtenir une description précise de la réalité.

Tout porte effectivement à croire que les révolutions sont fomentées par ceux-là mêmes qui tirent les ficelles en coulisses.

Extrait des Protocoles des Sages de Sion :

La « grande » révolution

Quand la populace s’aperçut qu’au nom de la liberté on lui accordait toute espèce de droits, elle s’imagina être la maîtresse et essaya de s’emparer du pouvoir. Naturellement, comme tout autre aveugle, la masse se heurta à d’innombrables obstacles. Alors, ne voulant pas retourner à l’ancien régime, elle déposa sa puissance à nos pieds. Souvenez-vous de la Révolution française, que nous appelons « la Grande » ; les secrets de sa préparation, étant l’œuvre de nos mains, nous sont bien connus.

 

Combien de mouvements populaires ont été infiltrés et téléguidés ? Combien de mouvement pacifiques et populaires ont été contaminés par quelques casseurs non identifiés ?

Si vous avez encore des doutes sur l'infitration des grèves et des manifestations par des agents provocateurs directement soutenus par le gouvernement afin de décrédibiliser un mouvement auprès de l'opinion public et de justifier une répression policière disproportionnée, jetez un oeil à cette vidéo :

 

Ce film a été tourné dans le cadre du sommet de Montebello réunissant sous forte protection policière les présidents américain George W. Bush Jr, mexicain Felipe Calderón et le premier ministre canadien Stephen Harper pour discuter du projet de Partenariat de Sécurité et de Prospérité (PSP), les 20 et 21 août 2007.

On y voit trois individus, visage masqué par des foulards, qui se tiennent à proximité d'une ligne de policiers anti-émeute de la Sûreté du Québec (SQ), sur le parking d'une station-service de Montebello. L'un d'eux tient un pavé dans la main.

Les trois individus sont rapidement interpelés par David Coles, président du Syndicat Canadien des communications, de l'Energie et du Papier (SCEP), qui les informe qu'ils ne sont pas les bienvenus : "lâchez ce pavé, c'est notre manifestation, c'est un rassemblement de retraités, de grand-mères et de grand-pères"

En réponse le dirigeant syndical se fait bousculer par les types masqués. La scène attire l'attention et déclenche un attroupement. Quelques manifestants accusent alors les trois types d'être des policiers, certains allant jusqu'à chercher à leur arracher leur foulard. "Ces trois types sont des flics !", se met à crier Coles. "Lâchez ce pavé Monsieur le policier", dit-il ensuite. Si le but de ces types était de passer inaperçu, alors le moins que l'on puisse dire c'est que c'est plutôt raté.

D'ailleurs, au lieu de fuir discrétement, le trio s'approche de la ligne antiémeute. L'un d'eux se penche à l'oreille d'un des policiers en uniforme de combat, et semble lui murmurer quelques mots. Puis, les trois types masqués feignent de forcer la ligne policière, et sont immobilisés au sol, menottés et arrêtés.

Certains observateurs n'ont pas manqué de souligner la douceur des policiers, qui contrastait fortement avec les quatre autres arrestations de manifestants survenues au cours de la même journée.

Mais même cet ultime effort pour se faire passer pour d'authentiques délinquants se retournera éventuellement contre eux. Jetez plutôt un oeil à cette photographie...lorsque la réalité dépasse la fiction :

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Sur cette photo prise par un manifestant lors de l'«arrestation», on peut en effet apercevoir clairement que les semelles de chaussures des types masqués et celles des policiers ont la même sculpture et portent le même logo jaune. Et pour couronner le tout, ces types masqués, se baladant pavé à la main dans une manifestation n'ont même pas été accusés.

La crise mondiale savamment mise en oeuvre par nos chères élites devrait encore croître en 2009, apportant avec elle son lot de souffrance, de chômage et de mouvements sociaux.

Lorsque ceux-ci prendront de l'ampleur en Europe en général et dans note douce France en particulier, vous remarquerez peut-être que les médias de masse épiloguent de plus en plus sur "la nuit de violence a embrasé la ville de...", "en fin de cortège des casseurs se sont attaqués aux magasins...", "de nombreux véhicules ont été incendiés...", "de nouvelles violences ont émaillés les manifestattions de...", "de violents combats ont opposé les forces de l'ordre et..."

Lorsque vous entendrez pour la nième fois les débilités mensongères ressassées par les officines médiatiques soumises à quelques-uns des plus grands fabricants d'armes de la planète comme Dassault ou Lagardère, alors peut-être vous remémorerez vous ces images et réaliserez que sous les bons hospice de Sarkozy, CRS et casseurs travaillent main dans la main pour détruire les mouvements populaires qui oeuvrent à préserver les quelques derniers droits des citoyens français.

02/04/2008

Platon et Phaeton

  255466684.jpg Photographie de la comète Mc Naught au-dessus du Chili

Un des prêtres, très âgé, lui dit alors : « Ah ! Solon, Solon, vous autres Grecs, vous demeurez des enfants, et il n’est point de vieillard en Grèce. » À ces mots, Solon lui demanda ce qu’il entendait par là. « Ce que je veux dire, c’est que vous êtes tous restés jeunes en esprit, répondit le prêtre ; car vous ne l'avez instruit d’aucune opinion qui soit fondée sur une antique tradition, ni d’aucune science blanchie par le temps. Et en voici la raison.

    L'humanité a subi bien des destructions, et en connaîtra encore, sous de nombreuses formes ; les plus grandes par le feu et l’eau, et les moindres par mille autres choses. Prenez par exemple l’histoire, qu’on raconte même chez vous, de Phaéton, le fils du Soleil qui, ayant un jour attelé le char de son père et ne pouvant le maintenir dans le sillage paternel embrasa tout ce qui était sur terre et périt lui-même foudroyé. Elle a, il est vrai, l’apparence d’une fable ; mais la vérité qu'elle recèle, c’est que les corps qui circulent dans le ciel autour de la terre dévient de leur course et qu’ils produisent, à de larges intervalles, de grandes conflagrations qui détruisent tout ce qui est à la surface de la terre. Alors ceux qui habitent les montagnes et les endroits élevés et arides sont plus exposés à la destruction que ceux qui demeurent aux rivages des fleuves et de la mer. Nous autres, nous avons le Nil, notre fidèle et constant sauveur, pour nous préserver de cette calamité.

 Quand, d’autre part, les dieux submergent la terre pour la purifier sous les eaux, les habitants de vos montagnes, bouviers et pâtres, échappent à la mort, mais ceux qui résident dans vos villes sont emportés par les fleuves vers la mer. Chez nous au contraire, ni dans ce cas, ni dans aucun autre, l’eau ne dévale des hauteurs sur les campagnes ; elles montent naturellement toujours d'en-bas. C’est pourquoi sont conservées chez nous les traditions les plus anciennes. Mais en réalité, dans tous les lieux où le froid ou la chaleur excessive ne s’y opposent pas, la race humaine subsiste toujours, plus ou moins nombreuse. Aussi tout ce qui s’est fait de beau, de grand ou de remarquable, soit chez vous, soit ici, soit dans tout autre pays dont nous ayons entendu parler, tout cela se trouve ici consigné par écrit dans nos temples depuis les temps immémoriaux, et reste ainsi préservé. » 

Platon, Timée, d’après la traduction d'Emile Chambry pour la version ici présentée.