12.05.2008

Jénine...Jénine

Quelques jours après l’invasion de Jénine par l’armée israélienne, un vieil homme se fraye un chemin parmi les décombres des habitations du camp de réfugiés et implore Allah. Dans cette petite enclave palestinienne mise à feu et à sang, des hôpitaux ont été éventrés sous les bombardements aériens et un nombre important d’habitants dont des enfants, des femmes, des vieillards et des handicapés ont été touchés par l’offensive de l’armée israélienne. Choqués par la densité du drame, des résidents témoignent des atrocités et des massacres commis; ils expriment leur révolte contre l’oppression et contre les humiliations subies. Les traumatismes liés à l’agonie d’enfants et à la mort d’innocents s’ajoutent aux ambitions, aux espoirs et aux rêves annihilés. Impuissant, le peuple palestinien crie sa souffrance et sa colère au reste du monde.

Interdit en Israël, un document-choc, tourné à chaud et dédié au producteur Iyad Samudi, tué par les soldats israéliens quelques jours après la fin du tournage. Prix du meilleur film au Festival international du film de Carthage en 2002, Prix International du Documentaire et du Reportage Méditerranéen 2003.

Biographie: Mohamed Bakri est né en 1953 en Galilée. En 1976, il est diplômé de l’Université de Tel-Aviv. Acteur de théâtre et de cinéma, il a tourné avec Costa Gavras, Rashid Masharawi, Ali Nasser et Uri Barrabash.

 


jenin..jenin
envoyé par zacharim

23.04.2008

Le bruit des bottes et le silence des pantoufles.

Messieurs George Bush, Nicolas Sarkozy, Alain Finkelkrault, André Glucksman, Bernard Kouchner, Pierre Lelouch, Alexandre Adler, Alain Madelin, Romain Goupil et tous leurs amis...



© Hadi Mizban / AP

Cette photo d'une petite fille irakienne qui exulte de joie devant son papa allongé près d'elle vous est tout spécialement dédiée...

Elle a été prise à la sortie d'une école, et a été relayée par toutes les agences de presse du monde arabe. Elle n'a pas été publiée dans un seul journal occidental.

Article original : http://www.alpheratz.net/BushCo/an_iraqi_girls_face_says_...

Article en français : Le Post.

03.04.2008

Quand la vérité est un crime

PARIS - Le sous-préfet de Saintes (Charente-Maritime), Bruno Guigue, a été limogé après avoir publié sur le site Internet "oumma.com" une tribune "très violemment anti-israélienne", a-t-on appris samedi auprès du ministère de l'Intérieur.

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, mise au courant mercredi du contenu de cette tribune, a "pris immédiatement un décret mettant fin aux fonctions du sous-préfet" qui a tenu des "termes tout à fait inacceptables" et violé son "devoir de réserve", explique-t-on de même source.

Bruno Guigue a notamment déclaré dans sa tribune publiée le 13 mars qu'Israël est le "seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles". Il a également évoqué "les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer durant le shabbat". AP 

Note de P&P : Revenons sur les propos de Bruno Guigue qui ont manifestement déclenché les foudres du gouvernement français par l'intermédiaire de son ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie :

1/Bruno Guigue a déclaré « les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles » :

Malheureusement les cas d’assassinat d’enfants palestiniens par les snipers de Tsahal sont largement documentés, Bruno Guigue a simplement dit une vérité :
http://www.webarabic.com/wa-forum/lofiversion/index.php/t...
http://www.wmaker.net/alterinfo/L-extermination-des-enfan...
http://www.infos-dieppoises.fr/Archives2002/TemoinsPalest...

 

Il est à noter que l’occupation de la Palestine a fait plus de 50.000 victimes dont une majorité de civils palestiniens. Outre les snipers, Israël a développé des techniques d’assassinat et de génocide toujours plus inhumaines :
- bombardements de civils
- embargo
- bombes incendiaires  (armement déclaré illégal)
- armes à l’uranium appauvri (armement déclaré illégal)

- ...

2/ Bruno Guigue a également déclaré « les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer durant le shabbat »

A ce jour, 8.500 Palestiniens croupissent dans les prisons israéliennes dont 102 femmes, 2 bébés et 450 enfants de moins de 17 ans.

Là aussi la pratique généralisée de la torture est un fait avéré depuis des décennies, confirmé par des dizaines d’ONG dont la Ligue des Droits de l’Homme ou Amnesty International.

Du reste l’Etat d’Israël ne se cache même plus de ces pratiques puisque la Haute Cour de Justice israélienne a officiellement légalisé la torture en 2000.

Bien sûr ces abominations se font sous couvert de la morale, du bien et de la religion. De la même façon que les tortionnaires d’Abu Ghraïb cessent probablement de torturer pendant Noël afin de célébrer la naissance de Jésus Christ.

Le limogeage du sous-préfet Guigue fait partie des ces décisions politiques où la vérité est combattue par les pouvoirs en place. De telles pratiques peuvent nous rappeler les épisodes les plus sombres de l’histoire de l’Humanité.

Pour conclure je souhaite partager avec vous cet extrait de 11 Septembre, L’Ultime Vérité qui met bien relief ce décalage dramatique entre les faits avérés concernant Israël et les décisions et conclusions qui en sont tirées :

« Winston Churchill témoigna devant la commission Peel, déclarant que la population autochtone arabe n’avait pas plus de droits sur la Palestine qu’un « chien devant une gamelle n’a, au fond, de droit sur celle-ci, même s’il est là depuis très longtemps. » Il reconnut ensuite qu’« aucun mal ne fut fait à ces gens en ce qu’une race plus forte, plus talentueuse ou en tous cas pour ainsi dire plus civilisée, soit arrivée pour les remplacer. »

Finkelstein fait part du paradoxe fondamental auquel il fut confronté au cours de l’écriture de son ouvrage :

Pendant la préparation des chapitres de ce livre dédiés au respect par Israël des droits de l’Homme dans les territoires occupés, je pris connaissance des quelques milliers de pages, littéralement, des rapports sur les droits de l’Homme publiés par diverses organisations farouchement indépendantes et très professionnelles – Amnesty International, Human Rights Watch, B'Tselem (le centre d’information israélien pour les droits de l’Homme dans les territoires occupés), le comité public contre la torture en Israël, les médecins pour les droits de l’Homme – Israël – chacune disposant de sa propre équipe autonome d’observateurs et d’enquêteurs.

À l’exception d’un seul point mineur, je n’ai pas trouvé un seul aspect légal ou un seul fait sur lequel ces organisations de défense des droits de l’Homme diffèraient.

Pour ce qui est de la situation d’Israël en regard des droits de l’Homme, on peut parler non seulement d’un consensus fort – comme sur les questions historiques – mais aussi d’un consensus unanime. Toutes ces organisations s’accordent sur le fait que, par exemple, les détenus palestiniens sont systématiquement maltraités et torturés, leur nombre total se comptant désormais probablement en dizaines de milliers.

Si comme je l’ai souligné un large consensus existe quant aux faits, une anomalie évidente apparaît pourtant : qu’est ce qui explique la controverse passionnée qui perdure autour du conflit israélo-palestinien ? Pour expliquer ce pseudo-paradoxe, il faut tout d’abord, à mon avis, opérer une distinction fondamentale entre les controverses réelles et celles qui sont artificielles. Pour illustrer ces vraies différences d’opinion, penchons-nous sur la question des réfugiés palestiniens.

Les parties intéressées peuvent s’accorder sur les faits, et pourtant aboutir à des conclusions diamétralement opposées en termes moraux, légaux et politiques. Ainsi, comme je l'ai mentionné précédemment, les chercheurs s'accordent tous pour dire que les Palestiniens furent l’objet d’un nettoyage ethnique en 1948.

Benny Morris est l’historien israélien expert du domaine ; bien qu’ayant contribué plus que quiconque à la clarification de ce qui s’était exactement passé, il conclut néanmoins que, moralement, c’était une bonne chose – juste comme, de son point de vue, l’annihilation des indiens d’Amérique avait été une bonne chose – que, légalement, les Palestiniens n’ont aucun droit de retourner sur leurs terres, et que, politiquement, la grosse erreur que commit Israël en 1948 fut de ne pas « mener un programme plus vaste d’expulsions et de nettoyage de tout le pays – sur l’intégralité du territoire israélien jusqu’au Jourdain » ciblant les Palestiniens.

Quelque écœurantes qu’elles soient moralement, ces conclusions ne peuvent pas être qualifiées de fausses.

Revenons au monde des hommes normaux : il leur est possible de s’accorder sur les faits et sur leurs implications morales et légales, tout en aboutissant à des conclusions politiques divergentes.

Noam Chomsky reconnaît que, dans les faits, les Palestiniens furent bien expulsés, et qu'il s’agit moralement d’un crime majeur, et que les Palestiniens disposent légalement du droit de revenir. Il conclut pourtant que l’application de ce droit n’est politiquement pas possible, que le revendiquer serait inefficace, et que faire miroiter cet espoir illusoire (d'après lui) aux réfugiés palestiniens est en effet profondément immoral.

D'autres maintiennent au contraire qu’un droit moral et légal n’a aucun sens s’il ne peut être appliqué, et que la mise en œuvre du droit au retour est réellement possible.

Il ne nous intéresse pas de reconnaître qui a tort et qui a raison mais de savoir que, même parmi des gens honnêtes et respectables, il peut exister de réelles et légitimes différences en matière de jugement politique.

Ceci étant dit, il faut toutefois souligner que – à tous les niveaux, parmi ceux qui partagent des valeurs morales ordinaires – l’ampleur des désaccords politiques reste relativement limitée, quand celle des convergences se montre relativement importante1.

Le paradoxe souligné par Finkelstein relève, selon nous, d’une question de conscience.

Le mépris évident de la vie de centaines de milliers de Palestiniens est une réalité avec laquelle il nous faut compter aujourd’hui. Nous pourrions nous demander ce qui fait qu’une personne demeure insensible à la douleur et à la souffrance d’autrui. Nous constatons bien une telle attitude chez les sionistes. Nous l'observons aussi chez les dirigeants britanniques et chez les dirigeants étasuniens actuels. Nous voyons également qu'un motif inquiétant prend forme dans les relations entre ces groupes, et parmi les dirigeants des autres nations, qui promeuvent le mensonge de la « terre d’Israël donnée par Dieu ». Ces derniers n'ont plus aucun repères moraux. Ou peut-être pouvons-nous nous demander s’ils n'ont jamais eu de repères moraux.

La question demeure alors de savoir qui est à l’origine de ce mensonge. Existe-t-il un lien entre une mystification aussi monstrueuse et une incapacité à ressentir la souffrance d'autrui, à agir avec une vraie conscience ? »

09.03.2008

Devoir de mémoire.

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Dessin original publié par le blog Sarkostique

02.03.2008

Israël prépare la Shoah à Gaza

La violence sans limite pratiqué par l’État hébreu contre les Palestiniens à Gaza continue. Le vice-ministre israélien de la Défense a menacé les Palestiniens d’un « holocauste » et de passer à la phase d’opérations militaires terrestres et au plan d’invasion préparé par Ehud Barak depuis sa nomination au poste de ministre de la Défense au sein du gouvernement Olmert, en juin 2007. Dans ce but, le vice-ministre de la Défense aurait supervisé l’entraînement de 30000 soldats d’élite.

Il a clairement parlé de « Shoah », qui signifie « incinération » en hébreu, en faisant allusion à celle perpétrée par les Nazis pendant la deuxième guerre mondiale contre les juifs d’Europe. Cette même Shoah longuement exploitée dans la littérature sioniste et qui constitue la base sur laquelle se fonde l’Europe pour traiter avec Israël : ce sentiment de culpabilité qui dicte toute démarche ou initiative politique ou autre, et dont les Arabes sont les premiers à en payer le prix.

L’holocauste a effectivement commencé. On le voit tous les jours sur les écrans de télévisions arabes et mondiales. On voit les corps démembrés et calcinés des enfants de Gaza. Israël ne se soucie même pas de censurer ou d’interdire la diffusion de ces images atroces comme il en a l’habitude pour se donner l’image d’un pays civilisé.

Le châtiment israélien contre les Palestiniens se poursuit. Le blocus imposé à 1,5 millions de personnes amplifie la souffrance des civils, surtout les femmes et les enfants. Ni électricité, ni médicaments, ni nourritures. Les habitations de Gaza sont sans cesse bombardées.

Face à ce massacre quotidien, pas la moindre réaction de la part de la communauté internationale, ni même des pays arabes qui, par leur silence, deviennent aussi complices de l’État hébreu. Ce silence est protégé par le déploiement de bâtiments de guerre américains au large des côtes libanaises. Et comme certains analystes l’expliquent, le destroyer USS Cole a été envoyé, entre autres, pour empêcher la Résistance libanaise de venir en aide aux Palestiniens, victimes d’un impitoyable massacre.

 

Article original : Réseau Voltaire

Le génocide du peuple palestinien s'intensifie

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L'armée israélienne a poursuivi dimanche son offensive dans la bande de Gaza, où plus de 70 Palestiniens ont péri en 48 heures, poussant l'Autorité palestinienne à suspendre tout contact avec Israël. 

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a annoncé la poursuite de l'offensive, baptisée "Hiver chaud", "contre les organisations terroristes" visant à mettre fin aux tirs de roquettes visant le sud d'Israël.

Note de P&P : Olmert perpétue un massacre contre enfants et civils. Ce qu'il appelle organisations terroristes est ce que nous appelions résistance française pendant la deuxième guerre mondiale. 

 

Il a dans le même temps indiqué vouloir préserver les négociations de paix avec l'Autorité palestinienne. Mais le président palestinien Mahmoud Abbas a décidé "de suspendre tous les contacts à tous les niveaux (avec Israël) car ils n'ont aucun sens au regard de l'agression israélienne", selon son porte-parole Nabil Abou Roudeina. 

Note de P&P : Les négociations de paix d'Olmert, les promesses, les pseudo plans de paix, les projets de retrait des territoires occupés, les annonces de réforme, les plans de route, les démantélements de colonies sont les mêmes mensonges répétés depuis des décennies permettant d'entretenir l'illusion auprès des autres nations qui sont au mieux crédules au pire complices.

Depuis 60 ans les faits sont là, têtus et ecoeurants :  la poursuite systématique du génocide du peuple palestinien.
 

Cette nouvelle flambée de violences a précédé l'arrivée mardi dans la région de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice qui veut aider à progresser dans les négociations de paix relancées il y a à peine trois mois. 

"La violence doit cesser et les discussions doivent reprendre", a déclaré la Maison Blanche.

Note de P&P : Les Etats-Unis sont les premiers financeurs d'Israël  et ils ont initié le blocus de la Palestine. Comment ne pas voir la cynique hypocrisie de C. Rice et des faucons néolibéraux ?  Si Mme  Rice voulait vraiment que la violence cesse il faudrait déjà qu'elle arrête de donner des armes à Israël.
 

A nouveau, l'armée israélienne a bombardé le nord de la bande de Gaza, où sept Palestiniens ont été tués. La veille, 63 Palestiniens y avaient péri, dont plusieurs femmes et enfants, selon des sources médicales.

Note de P&P : A l'heure des frappes chirurgicales, des missiles guidés par laser, des satellites pouvant identifier une balle de golf, Israël assassine encore et encore des femmes et des enfants. Quel est le terme attribué à l'élimination systématique et durable de civils ? Un génocide.
 

Dans la localité de Jabaliya, des dizaines de blindés israéliens se frayent leur chemin dans les ruelles étroites aux murs criblés de balles. Des hélicoptères tournoient dans le ciel. Les charges artisanales palestiniennes et les roquettes israéliennes explosent.

Note de P&P : D'un côté les charges artisanales de la résistance palestinienne de l'autre les chars et les hélicoptères d'assaut. Notez la disproportion en terme d'équipements. Nous n'avons pas à faire à une guerre mais à l'élimination planifiée d'une population. Il s'agit d'un génocide.
 

"De ma vie je n'avais vu un tel massacre", dit Fatima Sayed, une habitante de Jabaliya. "Israël nous a chassés en 1948", dit-elle en référence à la première guerre israélo-arabe après la création de l'Etat hébreu. "Maintenant, ils veulent nous tuer tous".

Le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a annoncé la mort de 35 de ses combattants dans l'offensive, et celle d'une dizaine d'autres activistes. Deux soldats israéliens y ont été tués samedi, et deux autres blessés dimanche.

Note de P&P : Les chiffres parlent d'eux-même. D'un côté 70 morts palestiniens dont des civils, femmes et des enfants. De l'autre côté deux soldats israéliens disparus. Vous aurez remarqué que le journaliste mentionne le nombre de morts et de blessés du côté israélien mais seulement le nombre de morts du côté palestinien.

 

Dans la nuit, des appareils israéliens ont rasé les bureaux à Gaza d'Ismaïl Haniyeh, le chef du gouvernement Hamas non reconnu internationalement.

Malgré l'ampleur de l'offensive israélienne, la plus meurtrière depuis 2000, 24 roquettes se sont abattues dimanche sur le sud d'Israël. La police a fait état d'un blessé, et indiqué qu'en soirée un autre engin avait frappé une maison à Ashkelon. 

L'armée israélienne avait lancé mercredi des opérations ponctuelles à Gaza également meurtrières, après la mort d'un Israélien par l'explosion d'une roquette à Sdérot (sud). Depuis mercredi, plus de 100 Palestiniens ont péri.

"Israël n'a aucune intention de cesser, ne serait-ce que pour un moment, les combats contre les organisations terroristes", a prévenu M. Olmert.

Note de P&P : En quelques jours Ehud Olmert a déjà exterminé plus de 100 Palestiniens. Il a tué femmes et enfants. Mais Ehud Olmert veut plus de sang. Il ne cessera pas. 

Ce qu'Ehud Olmert appelle "organisations terroristes" constitue les derniers mouvements de résistance qui préservent le peuple palestinien du génocide que mène Israël.
 

"Le but de l'opération, qui est de mettre fin aux tirs de roquettes, ne sera pas atteint dans les deux prochains jours, nous continuerons nos activités et devons nous préparer à une escalade", a affirmé le ministre de la Défense Ehud Barak, ajoutant que le Hamas "paiera le prix" de "la dégradation de la situation". 

Note de P&P : Ce n'est pas le Hamas qui paye le prix. Ce sont en très grande majorité des civils, des femmes et des enfants qui sont assassinés par Israël. Si Barak veut que les tirs de roquettes s'arrêtent, qu'il se retire des territoires qu'il occupe illégalement, qu'il cesse le génocide du peuple palestinien.
 

Dimanche soir, l'aviation israélienne a lancé deux autres raids, respectivement au nord de Gaza et dans le camp de Chatti contre la maison d'un activiste palestinien qui a été endommagée, selon des témoins.

Note de P&P : Ce que le journaliste appelle "activiste" est un résistant palestinien qui lutte contre l'occupation illégale et barbare menée par Israël. Au lieu de mentionner les attaques ayant détruit un bâtiment, le journaliste aurait pu se pencher sur celles qui ont conduit à la mort de tant de  femmes et d'enfants.
 

En brouille avec M. Abbas, le Hamas, a appelé à la formation d'un cabinet d'union nationale d'urgence. 

En Cisjordanie, des milliers de Palestiniens ont protesté contre l'offensive israélienne, et un Palestinien de 13 ans a été tué par des soldats israéliens. Des manifestations de protestation ont aussi éclaté en Egypte, au Maroc et en Jordanie.

A New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné les violences à Gaza comme dans le sud d'Israël. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon tout en reconnaissant à Israël le droit de se défendre, a critiqué "l'usage disproportionné et excessif de la force qui a tué et blessé tant de civils, y compris des enfants".

 Plusieurs pays arabes ont condamné l'opération israélienne, et le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a affirmé qu'Israël serait "déraciné". 

Les derniers décès portent à 6.267 le nombre de personnes tuées dans les violences israélo-palestiniennes depuis 2000, pour la plupart des Palestiniens, selon un bilan établi par l'AFP.

Note de P&P : 6000 Palestiniens assassinés depuis 2000 selon l'AFP (et certainement beaucoup plus en réalité). Plus de 100 Palestiniens tués par l'armée israélienne au cours de la semaine dernière. Chaque jour des enfants sont assassinés par l'armée israélienne. Pendant ce temps, les gesticulations pathétiques de Sarkozy, la cérémonie des Oscars, la stigmatisation du méchant terroriste musulman remplissent les ondes. 

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

 

Article original TV5 - 2/3/8. 

15.02.2008

Nicolas Sarkozy : culpabiliser plutôt que solutionner

L'historien Henry Rousso, spécialiste de l'Occupation, critique vivement vendredi la proposition de Nicolas Sarkozy de faire parrainer par chaque élève français de CM2 un enfant français victime du génocide des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale.

"La nouvelle initiative apparaît incongrue, jetée dans l'espace public comme d'autres annonces présidentielles. le bruit médiatique vient, une fois de plus, troubler le respect et le silence des morts de l'histoire", écrit-il dans Libération.

Il estime qu'il n'y avait nul besoin de relancer le travail de mémoire sur cet épisode de l'Histoire en France, où beaucoup a déjà été fait à ce titre. Par ailleurs, selon l'historien, la méthode présidentielle est morbide et inutile.

"Le choix des enfants juifs exterminés pour être nés juifs n'est édifiant en rien, sinon de l'immense barbarie du XXe siècle", écrit-il.

"Une fois encore, seule émerge du passé une mémoire mortifère, seule est digne d'être remémorée avec éclat une histoire criminelle (...) le passé est devenu un entrepôt de ressources politiques ou identitaires, où chacun puise à son gré ce qui peut servir ses intérêts immédiats", conclut l'historien.

Note de P&P : On peut légitimement s’interroger sur les véritables motivations qui ont poussé Nicolas Sarkozy a faire une telle proposition et à cibler spécifiquement cet événement.

Comme le souligne justement l’historien Henry Rousso le XXe siècle regorge malheureusement de barbaries. Génocides des Amérindiens, des Arméniens, des Aborigènes... Déportation des Juifs, des Tziganes, des homosexuels, des communistes, des francs-maçons. Esclavagisme et colonisations à outrance.

Alors plutôt que d'instiller encore plus de culpabilité et de morbidité dans le cœurs de nos enfants qui n’ont vraiment pas besoin de cela, pourquoi est-ce que Nicolas Sarkozy ne se pencherait-il pas sur des drames actuels qu’en tant que chefs d’état il peut et doit appréhender ?

Pourquoi Nicolas Sarkozy ne se penche-t-il pas sur le génocide dont est actuellement victime le peuple iraquien ? Pourquoi Nicolas Sarkozy ne se penche-t-il pas sur le génocide dont est actuellement victime le peuple palestinien ?


Pourquoi Nicolas Sarkozy ne se penche-t-il pas sur le génocide dont est actuellement victime le peuple iraquien ? Pourquoi Nicolas Sarkozy ne se penche-t-il pas sur le génocide dont est actuellement victime le peuple palestinien ?

 

Article original  Reuters.

10.02.2008

L’IRAQ menacée de malnutrition sévère et de famine

La réduction des rations alimentaires menace l’Irak de malnutrition sévère et de famine

Alors que sévissent déjà malnutrition, inflation incontrôlée et chômage de masse, le ministère irakien du Commerce se prépare à restreindre la fourniture d’aliments et de produits hygiéniques de base subventionnés dans le cadre du Système de distribution public (Public Distribution System- PDS).

Le ministère a insisté pour dire que ces restrictions étaient inévitables parce qu’on ne lui avait pas promis un budget adéquat pour 2008. Mohammed Hanoun, chef de cabinet au ministère du Commerce, a dit à l’agence de presse Al-Jazirah le mois dernier : « En 2007 nous avons demandé 3.2 milliards de dollars dans le but d’organiser la distribution des produits alimentaires de base. Mais comme le prix des aliments importés a doublé en un an, nous avons demandé 7,2 milliards de dollars. Notre demande a été refusée.»

Le ministre du Commerce, Abid Falah al-Soodani a dit au parlement irakien : « Puisque nous ne disposerons pas du soutien financier du gouvernement l’an prochain, nous allons réduire les produits de 10 à 5 et les quantités des autres produits ne seront pas les mêmes que cette année et que dans les années passées ».

Selon Al-Jazirah les premières modifications dans ce sens prendront effet ce mois-ci. Les produits de base comme le lait maternisé, le thé, les pois chiches, le savon et les détergents courants ne seront plus distribués. Seuls la farine, le sucre, le riz, l’huile alimentaire et le lait en poudre seront disponibles. La quantité mensuelle de ces produits tombera, selon l’agence de presse de l’Onu, IRNI, à tout juste 9 kilos de farine, trois kilos de riz, deux kilos de sucre, un litre d’huile alimentaire et 250 grammes de lait en poudre par membre d’une famille disposant d’une carte de rationnement.

Une modification supplémentaire sera introduite en juin. Un contrôle du revenu sera introduit qui enlèvera à tous ceux qui ont un emploi leur donnant salaire modeste la carte de rationnement nécessaire pour bénéficier de cette assistance mensuelle. On estime à 5 millions le nombre de personnes qui n’auront plus ainsi accès au PDS.

Le PDS a été introduit par le régime Baathiste sous Saddam Hussein pour répondre à court terme aux sanctions imposées par les Nations unies pendant la guerre du Golfe de 1990-1991. L’assistance alimentaire s’est poursuivie après cette guerre orchestrée par les Etats-Unis, l’Onu refusant de lever l’embargo commercial parce que l’Irak devait alors prouver qu’il avait détruit ses « armes de destruction massive » chimiques ou biologiques.

A la fin de 1996 l’Onu, réagissant aux protestations à propos du coût humanitaire de ces sanctions, introduisit le programme « pétrole contre nourriture » sous lequel on permit à l’Irak de vendre une certaine quantité de pétrole, le produit pouvant être utilisé pour acheter des aliments et des produits de première nécessité, pour payer les réparations au Koweït ou pour financer les frais administratifs engendrés par les inspections d’armes de l’Onu.

Si le programme du rationnement alimentaire contribua à empêcher une famine de masse, l’Irak fut néanmoins incapable d’acheter des médicaments essentiels, ce qui entraîna une augmentation drastique de la mortalité infantile et une forte chute générale de l’espérance de vie. On estime que le régime des sanctions a causé, entre 1991 et 1998, la mort d’un million d’Irakiens y compris un demi-million d’enfants.

Denis Halliday, un des responsables chargés d’imposer le régime des sanctions à l’Onu, démissionna de ses fonctions en octobre 1998, déclarant : « Nous sommes en train de détruire toute une société. C’est aussi simple et aussi effrayant que cela. C’est illégal et c’est immoral ».

Au moment de l’invasion de mars 2003, quasiment toute la population irakienne était dépendante du programme de rationnement pour satisfaire à ses exigences alimentaires de base. L’occupation militaire américaine ne pouvait par conséquent guère faire autrement que de continuer ce programme. Elle a cependant lamentablement échoué pour ce qui est de le rendre accessible à la population.

En 2004, une étude réalisée par le World Food Program (WFP) trouva qu’au moins 6,5 millions d’Irakiens dépendaient fortement du programme de rationnement alimentaire et qu’outre ceux-ci, 3,9 millions de personnes souffriraient d’« insécurité alimentaire » si elles en étaient exclues. Le WFP estima qu’au moins 27 pour cent des enfants irakiens souffraient déjà de malnutrition chronique. Beaucoup parmi les Irakiens les plus pauvres ne consommaient pas leur ration, mais ils en vendaient une partie sur le marché pour les aider à obtenir l’argent nécessaire à l’achat d’autres choses essentielles, comme les habits ou le loyer.

Trois ans plus tard, l’organisme de charité Oxfam International estime que seuls 60 pour cent des Irakiens sont encore en mesure d’obtenir leur ration, contre 96 pour cent en 2004. Des problèmes de sécurité empêchent un grand nombre de gens de se rendre dans les centres de distribution proches de chez eux. Des milices ethniques et sectaires, promues par les forces d’occupation américaines, se servent de l’assistance alimentaire pour entretenir leurs systèmes de patronage. Le WFP a annoncé cette année qu’il essaierait de fournir une aide alimentaire d’urgence à plus de 750.000 Irakiens chassés de chez eux par la violence et qui n’ont pas accès au PDS.

Certaines choses manquent dans beaucoup de centres de distribution à cause des retards dans les livraisons et aussi à cause du vol généralisé, si bien que ceux qui peuvent avoir accès à ces centres ne peuvent les obtenir. La quantité de nourriture disponible est tombée de 35 pour cent sous l’occupation américaine, selon certains experts cités par l’agence de presse onusienne IRIN. La qualité des aliments a elle aussi fortement diminué et les gens doivent à présent consommer des produits de qualité inférieure ou ayant dépassé la date limite de consommation.

En même temps la misère sociale est omniprésente. Le chômage officiel est de 17,6 pour cent, 38,1 pour cent de la main-d’œuvre étant classée comme sous-employée. L’inflation annuelle est estimée à plus de 20 pour cent, alors qu’elle était de 52,8 pour cent en 2006, année où le gouvernement a aboli un subventionnement du pétrole permettant aux Irakiens de payer l’essence et le gazole à des prix parmi les plus bas au monde. Oxfam estime qu’au moins quatre millions de personnes vivent dans une situation que cette organisation qualifie de « pauvreté absolue ».

La réduction de l’aide alimentaire ne fera que renforcer les immenses difficultés auxquelles fait face la population irakienne. Un travailleur de la santé dit à Dahr Jamail, du Service International de presse (IPS), le mois dernier : « Ma femme et moi avons cinq garçons et six filles si bien que la ration nous coûte cher quand il faut l’acheter. Je ne peux pas payer à la fois la nourriture et d’autres choses comme l’école, les vêtements et le docteur. »

Dans les couches les plus démunies de la société irakienne, des centaines de milliers de gens sont menacés de malnutrition et de famine pure et simple. Une mère de deux enfants de Bagdad a dit ainsi à Al-Jazirah : « s’ils réduisent la quantité des rations alimentaires, nous seront à la rue car l’argent pour payer les factures devra servir à payer la nourriture. Si on nous considère aujourd’hui comme une famille pauvre, demain nous seront considérés comme vivant dans la misère absolue ».

Un homme au chômage a dit à cette agence de presse : « réduire le nombre de produits subventionnés fera de mes fils des enfants sous-alimentés et nous mettra dans une pauvreté pire que tout ce que nous avons vu jusque là ». Mohammed Falah Ibrahim, un expert en alimentation travaillant pour le ministère de la Santé, avertit : « Il devrait y avoir un plan complémentaire mis en place afin de garantir que l’aide financière atteint les familles pauvres qui seront touchées par ces mesures, sinon beaucoup d’Irakiens pourraient mourir de faim. »

On presse par ailleurs le gouvernement du premier ministre Nouri al-Maliki de fournir des finances suffisantes dans le cadre du prochain budget pour maintenir le programme d’aide alimentaire.

Ali al-Sistani, le principal religieux chiite, qui est sensible aux dangers représentés par le mécontentement social parmi la population chiite pauvre des villes, a demandé à ce que le changement du système de rationnement alimentaire soit annulé. Son porte-parole, Abdulmahdi al Karbalaai a dit au journal Azzaman le 6 décembre « [le gouvernement] sait-il que 60 pour cent du peuple irakien dépend de la ration alimentaire ? Qu’arrivera-t-il à ces gens si le gouvernement réalise son plan ? La souffrance augmentera et la famine s’installera en Irak ».

Le gouvernement Maliki dit qu’il ne peut pas trouver l’argent supplémentaire pour nourrir la population, mais son budget de 2007 a alloué 7,3 milliards de dollars à la construction d’un appareil militaire et policier pour assister l’armée américaine dans la répression de l’opposition à l’occupation, ce qui représente une augmentation de quelque 150 pour cent.

L’administration Bush, qui est responsable de l’existence de cette catastrophe sociale et qui dépense quelque 15 milliards de dollars par mois pour maintenir ses forces d’occupation en Irak et en Afghanistan, ne fournit qu’une aide humanitaire dérisoire.

http://www.wsws.org/francais/News/2008/jan08/Irak-j07.shtml

http://internationalnews.over-blog.com/article-15546977.h...

Article original par James Cogan publié par Bellacio

 

27.01.2008

Évasion de Gaza ou transfert volontaire ?


Par Mike Whitney , le 24 janvier 2008

​​​​Évasion de Gaza ou transfert volontaire ?Oubliez tout ce que vous avez lu sur la « Grande Fuite » de Gaza. C'est entièrement des bêtises. La totalité de la farce a été cuite par un groupe de réflexion israélien, comme moyen de débarrasser la Palestine de ses autochtones. Voici un extrait du journal israélien Arutz Sheva, qui explique les véritables mobiles derrière l'incident:

​​​​Aryeh Eldad, un membre de la Knesset israélienne, salue l'exode arabe vers l'Égypte, comme la preuve que le transfert volontaire est effectivement une option.

​​​​« La gauche israélienne continue à prétendre que de telles choses, comme le transfert volontaire n'ont pas lieu, en ignorant tout simplement la réalité, » a dit Eldad.


​​​​Transfert volontaire. Et voilà !.

​​​​Ainsi, en s'enfuyant, les Palestiniens sont juste tombés dans un piège. Ils se sont maintenant exilés en Égypte de leur propre gré. Nous devrons attendre pour voir combien seront autorisés à revenir.

​​​​Les médias ont joué leur rôle habituel dans le fiasco de Gaza, en essayant de faire ressembler ça à un coup majeur des « cerveaux terroristes » du Hamas contre Israël. Ce n'est qu'une manière de détourner l'attention du rôle d'Israël dans la crise humanitaire en cours. Voici comment Ha'aretz a résumé la situation :

​​​​Le Hamas a réalisé un véritable coup d'État. Non seulement, une fois de plus, cette organisation a démontré être une entité disciplinée et déterminée, et un adversaire infiniment plus subtil que l'Organisation de Libération de la Palestine. Israël, l'Égypte et l'Autorité Palestinienne sont forcés à présent de trouver de nouveaux accords communs pour contrôler les frontières, qui dépendront probablement des bonnes grâces du Hamas.... L'action d'hier du Hamas a été tout sauf spontanée. C'était une autre étape dans la campagne qui a commencé dans l'obscurité de la nuit de dimanche à Gaza. Alors que Gaza était largement plongé dans la noirceur télévisée, les enfants palestiniens armés de bougies ont été faits sortir pour une marche de protestation et des manifestations organisées en prime time en soutien aux branches égyptienne et jordanienne des Frères Musulmans. (La violation de la frontière de Gaza montre à Israël que le Hamas est responsable, Ha'aretz)

​​​​Bêtises. Israël n'est pas plus victime que les enfants palestiniens étaient « armés » de bougies. Les bougies sont symbole d'espoir, quelque chose qui fait cruellement défaut sous la domination israélienne. La vérité est qu'Israël a été meurtri par des médias pour avoir interrompu l'alimentation, l'eau, l'énergie et les fournitures médicales à 1,5 million de civils (dont certains sont morts à l'hôpital quand le courant a été coupé sur leurs respirateurs), alors ils ont cherché un moyen de faire volte-face sans paraître faiblir. Ha'aretz voudrait nous faire croire que notre sympathie pour les femmes et les enfants affamés résulte de la propagande que nous avons vu dans un média « appartenant à des Palestiniens. »

​​​​Quelle rigolade, un média « appartenant à des Palestiniens. »

​​​​Le Hamas ne présente aucune menace pour Israël, il ne contrôle rien et certainement pas la frontière. Ils ont même suspendu toute attaque suicide depuis qu'ils ont remporté les élections démocratiques il y a un an et demi. Mais ça ne suffit pas à Israël, dont l'objectif est d'anéantir toute trace de solidarité arabe et de nationalisme palestinien. La quasi totalité des 4.000 articles diffusés actuellement par Google News se conforment à ce même conte absurde d'« astucieux terroristes » qui se sont montrés plus rusés qu'Israël et ont libéré leur peuple. Ce n'est qu'une autre façon pour dissimuler la barbarie criminelle des 60 longues années d'occupation.

​​​​En vérité, le Hamas n'a probablement rien à voir dans la destruction du mur. C'est juste un élément du plan d'Israël pour exiler davantage de Palestiniens.

​​​​Selon l'article d'Arutz Sheva, Hosni Moubarak, le Président égyptien, a décidé de suivre les ordres de Khaled Mashall, le chef du Hamas, et « d'ignorer les appels israélien à fermer la frontière. Mashaal semblait indiquer que le Hamas a fait valoir sa souveraineté sur le nord du Sinaï, appelant le Monde Arabes à tirer profit du nouveau bastion du groupe islamiste pour fournir de l'aide directement, sans ingérence israélienne. »

​​​​C'est maintenant un peu gros à avaler. Dit autrement, la marionnette étasunienne Hosni Moubarak, qui obtient 2 milliards de dollars d'aide par an des États-Unis, a soudainement décidé de prendre ses ordres auprès du chef d'un groupe qui est sur la liste des organisations terroriste du Ministère des Affaires Étrangères afin de pouvoir remplir ses obligations d'« Arabe loyal » ?

​​​​Ridicule.

​​​​D'ailleurs, le Hamas n'a pas d'intérêt dans le nord du Sinaï, ni aucune autre ambitions territoriales. Son seul but est de résister à l'occupation israélienne.

​​​​Jusqu'à présent, on estime que 350.000 habitants de Gaza ont fui à travers la frontière depuis mercredi [NDT : à l'instant, le 25 janvier à 12 heures, la radio parle de 700.000 habitants de Gaza partis en Égypte, et de la fermeture de la frontière par l'Égypte]. La police égyptienne n'a rien fait pour les empêcher d'entrer dans le pays. « Un grand nombre sont restés en Égypte... voyageant vers les centres de population du sud égyptien. »

​​​​Le 24 janvier 2008, la Jewish Telegraphic Agency a rendu compte de ceci :

​​​​Les responsables israéliens ont proposé la prise de la succession de la responsabilité du soutien de la Bande de Gaza par l'Égypte.

​​​​Les médias israéliens ont cité des membres du gouvernement Olmert disant jeudi que, après que les Palestiniens aient débordé la frontière entre Gaza et l'Égypte, il existe l'opportunité d'exiger que Le Caire s'occuper des besoins du territoire côtier.


​​​​Matan Vilnaï, le Vice-Ministre de la Défense, a déclaré à la radio de l'armée : « Nous devons comprendre que, si la Bande de Gaza est ouverte de l'autre côté, elle échappe à notre responsabilité. Nous voulons donc nous en désengager. Nous sommes responsables tant qu'il n'y a aucune alternative. »

​​​​Sommes-nous censés croire que, dans les dernières 24 heures, Israël a décide bon gré mal gré d'abandonner le contrôle de certaines parties de la Bande de Gaza ? Les Israéliens ont consacré un temps considérable à la construction de colonies de façon à éliminer toute possibilité de création d'un État palestinien. Il est hautement improbable que leurs plans pour Gaza soient pris moins sérieusement. En fait, nous sommes certainement en train de voir à l'instant une manifestation de ces plans dans l'expulsion de 350.000 Palestiniens [NDT : 700.000 à présent, soit près de la moitié des Gazaouis].

​​​​Yaakov Katz, du Jerusalem Post, élucide pourquoi la destruction du mur de la frontière sert les objectifs à long terme de la politique israélienne :

​​​​Sans même le savoir, mercredi l'Égypte a aidé Israël à accomplir son désengagement de la Bande de Gaza. Le Président égyptien Hosni Moubarak a déclaré avoir ouvert le passage aux Gazaouis, car ils étaient « affamés par le siège israélien, » ce qui a prouvé au monde que son pays est parfaitement capable de s'occuper de la nourriture et des soins médicaux des Palestiniens.

​​​​Les événements de mercredi, et en particulier la décision de Moubarak d'ouvrir les vannes vers son pays à des centaines de milliers de Palestiniens, démontrent qu'il existe des alternatives à Israël lorsqu'il s'agit d'être le pourvoyeur de Gaza.

​​​​Cela veut tout dire, n'est-ce pas ? Les Palestiniens ne sont vus que comme une nuisance drainant les ressources israéliennes. À présent que le mur a opportunément été renversé, le problème semble résolu.

​​​​Les gens du Hamas n'ont rien à voir avec l'explosion du mur. Et s'ils l'ont fait, ils n'étaient que complices involontaires du plan d'ensemble d'Israël pour déloger davantage de Palestiniens de leur terre et s'absoudre eux-mêmes de toute responsabilité envers ceux qui restent.

​​​​C'est juste un autre sinistre chapitre du « Nouveau Moyen-Orient » de Bush.
 
Note de P&P : Certainement que cet exode programmé des palestiniens de Gaza n'arrange pas seulement Bush et les faucons étasuniens qui le dirigent mais aussi les décideurs israéliens. 



Original : http://www.informationclearinghouse.info/article19151.htm
Traduit au mieux par Pétrus Lombard pour Alter Info

22.01.2008

S'il vous plait, faites quelque chose maintenant pour nous aider, nous à Gaza !


Maintenant, Israël a tout fermé et tout coupé
Les gens dans Gaza vont mourir
Déjà 3 personnes sont décédées aujourd'hui dans des hôpitaux de Gaza suite aux coupures d'électricité.
98% de la Bande de Gaza est actuellement dans le noir.
S'il vous plait, aidez-nous maintenant !
Descendez dans les rues pour demander la levée du siège, Maintenant !


 S'il vous plait maintenant, maintenant, Faites quelque chose pour nous aider, nous à Gaza !

br /> Montrez votre solidarité avec Gaza, organisez quotidiennement des marches aux chandelles jusqu’à la Levée du siège de Gaza !

S’il vous plait maintenant, maintenant, Faites quelque chose pour nous aider, nous à Gaza !

Maintenant, Israël a tout fermé et tout coupé,les gens dans Gaza vont mourir.

Déjà 3 personnes sont décédées aujourd’hui dans des hôpitaux de Gaza suite aux coupures d’électricité.
 
98% de la Bande de Gaza est actuellement dans le noir.
 
Comme il n’y a plus d’électricité, tous les médias à Gaza vont fermer.
 
Israël fait tout ce qu’il peut pour que personne ne sache et ne voit ce qu’il fait à Gaza.
 
S’il vous plait, aidez-nous maintenant !

Descendez dans les rues pour demander la levée du siège, Maintenant !
 
Nous organisons tous les jours des marches aux chandelles et nous vous demandons de faire de même.

S’il vous plait, organisez ces marches et envoyez nous les photos, cela nous aidera beaucoup ici

Abu Ayoub, un Palestinien de Gaza


Comment peut-on rester sans bouger face à un tel drame : la première crise humanitaire au monde créée par l’homme ?

Comment les dirigeants du monde entier et en particulier les Israéliens peuvent-ils dormir la nuit en sachant ce qu’ils imposent à 1 million et demi de personnes dans la Bande de Gaza.

Aujourd’hui, on vient d’apprendre que l’unique centrale électrique de Gaza a cessé de fonctionner en raison de la suspension par Israël des approvisionnements en carburant, plongeant dans le noir et le froid, tous les habitants de la Bande côtière. Depuis 3 jours, Israël a également cessé de livrer les cargaisons de nourriture et de médicaments.

On a appris ce matin que Mahmoud Hussein, âgé de 18 ans, est décédé hier d’un cancer par manque de traitement approprié et après avoir essuyé 3 refus d’Israël suite à ses demandes pour aller se faire soigner à l’étranger.
Mahmoud est la 72ème personne à mourir d’une maladie grave et à qui Israël a refusé un traitement

Cette semaine, Israël a tué 38 Palestiniens et blessé des centaines d’autres.

Samedi, le rapporteur spécial de l'ONU pour les droits de l'Homme dans les territoires occupés, John Dugard, a dénoncé les crimes de guerre "lâches" commis par Israël dans la bande de Gaza lors des raids de la semaine écoulée


Quoi faire ?

• Répondez à l’appel des habitants de Gaza plongés dans le noir et organisez des veillées aux chandelles jusqu’à la levée du siège de Gaza

Des manifestations seront organisées dans le monde entier le 26 janvier et le 23 février prochain. C'-dessous, l'appel du CPAS :

Action mondiale pour Libérer Gaza le 23 février 2008

Dans le cadre de ses activités contre l’occupation israélienne et le siège imposé à la Bande de Gaza, le Comité Populaire Contre le Siège (PCAS) organise une action mondiale pour Libérer Gaza, le samedi 23 février 2008.
Des actions et des manifestations pacifiques auront lieu dans tous les pays arabes, européens et américains.

Dans cet objectif, le PCAS recherche des partenaires, individus, militants pacifistes et organisations, dans les pays cités ci-dessus (et tous ceux qui désirent s’impliquer) .

Le PCAS accepte et apprécie tout aide concernant ces actions et souhaiterait assurer une coordination le plus vite possible.

Le PCAS se réjouit de votre coopération et de votre inscription à cette action

Freegaza.ps@gmail.com
http://www.freegaza.ps/english/


Faites pression sur vos Euro-députés en leur écrivant pour demander à l’Union Européenne de s’écarter des positions israélo-américaines !

Ecrivez aux délégations des différents pays aux Nations Unies
 
Article publié par Alterinfo et par ISM France. Vous y trouverez les adresses Email des députés européens et des délégués de l'ONU.