30.04.2009

L'holocause des juifs séfarades par Israël

Teigne et radiations : le pire des secrets maintenus par les fondateurs du parti travailliste israélien
par Barry Chamish
Israelinsider.com, 19.08.2004
http://web.israelinsider.com

Le 14 courant [août 2004 – NdT], à 9 heures du soir, la dixième chaîne télévisée israélienne Channel Ten a présenté un documentaire révélant le pire des secrets maintenus par les fondateurs du parti travailliste israélien : l'exposition délibérée aux radiations de la quasi-totalité des jeunes d'une génération de juifs séfarades.

« Les enfants de la teigne » [« The Ringworm Children »] (dont le titre, en hébreu, signifie littéralement « 100 000 rayons »), mis en scène par David Belhassen et Asher Hemias, a remporté récemment le prix du meilleur documentaire au Festival International de Cinéma de Haïfa. Depuis plusieurs années, il a figuré au programme de tous les festivals de cinéma juif et israélien dans le monde entier. Mais il n'avait encore jamais été présenté à la télévision, en Israël. Il a pour sujet l'irradiation massive de centaines de milliers de jeunes immigrants en Israël, provenant de pays du Maghreb et du Moyen-Orient - des Séfarades.

En voici le synopsis :

En 1951, le directeur général du ministère israélien de la Santé, le Dr. Chaim Sheba, a pris l'avion pour l'Amérique, d'où il a ramené sept appareils de radiographie (à rayons X), que l'armée américaine lui avait cédés.

Ces appareils de radiographie furent utilisés pour une expérience nucléaire massive, une génération complète de jeunes Séfarades étant utilisés en guise de cobayes. Chaque enfant séfarade allait recevoir 35 000 fois la dose maximale de rayons X, dans la tête. A cette fin, le gouvernement américain versa annuellement au gouvernement israélien 300 millions de livres israéliennes. A l'époque, le budget global du ministère israélien de la Santé ne s'élevait, quant à lui, qu'à 60 millions de livres. Les fonds versés par les Américains correspondraient, de nos jours, à deux milliards de dollars.

Afin de circonvenir les parents des victimes, les enfants furent emmenés en « voyage scolaire », et on dira plus tard aux parents que les rayons X étaient un traitement contre une épidémie de teigne. 6 000 des enfants cobayes décédèrent peu après leur irradiation, beaucoup des survivants développant des cancers qui emportèrent des milliers d'entre eux, au fil des années, et qui continuent à tuer certains d'entre eux,
encore actuellement.
Durant leurs années d'interminable agonie, les victimes souffrirent d' affections telles l'épilepsie, l'amnésie, la maladie d'Alzheimer, des céphalées chroniques et des psychoses.

Voilà, dit très froidement, quel est le sujet de ce documentaire. Voir les victimes, à l'écran, c'est bien autre chose.

Voir, par exemple, cette dame marocaine décrivant ce que c'est, que recevoir 35 000 fois la dose autorisée de rayons X dans son crâne: « Je hurlais : Enlevez-moi ce mal de tête horrible ! Enlevez-moi ce mal de tête horrible ! Enlevez-moi ce mal de tête atroce ! Mais le mal de tête n'est jamais parti de ma tête ! »

Ou encore, regarder cet homme, barbu, qui descend une rue, tout voûté : « J' ai la cinquantaine, et tout le monde croit que j'ai au moins soixante-dix ans. Je dois presque me casser en deux, quand je marche, pour ne pas tomber. Avec leurs maudits rayons X, ils m'ont volé ma jeunesse. »

Voir, aussi, cette vieille dame qui a administré les doses mortelles de rayons X à des milliers d'enfants : « On faisait mettre les enfants en rang. Tout d'abord, on leur rasait la tête, et on leur oignait le crâne d'un gel qui les piquait terriblement. Ensuite, on leur mettait un ballon entre les jambes, et on leur donnait l'ordre de ne pas le laisser s'échapper, afin d' être sûrs qu'ils ne bougeraient pas. Les enfants n'avaient pas le reste de leur corps protégé. On ne leur mettait pas de tuniques de plomb. On me disait que cela était excellent pour traiter leur teigne. Si j'avais su les dangers auxquels on exposait ces malheureux enfants, jamais je n'aurais participé à ce travail ! Jamais de la vie ! »

La totalité de leur organisme ayant été exposé aux rayons, le génome des enfants a souvent été altéré, affectant leur descendance. Nous voyons maintenant à l'écran une dame au visage ravagé, qui nous explique : « Mes trois enfants - tous mes enfants. - ont les mêmes cancers dont ma famille a souffert. Allez-vous me dire que c'est une pure coïncidence ? »

La majorité des victimes furent (ou sont) d'origine marocaine, car les juifs marocains représentaient la majorité des immigrants séfarades. La génération empoisonnée devint la classe irrémédiablement pauvre et délinquante du pays. C'était totalement absurde. Les juifs marocains qui s'étaient réfugiés en France sont aujourd'hui prospères et souvent hautement spécialisés. L' explication la plus répandue consiste à dire que la France a accueilli les riches, parmi eux, ou les plus doués. La véritable explication, c'est qu' aucun des enfants juifs marocains immigrés en France n'a eu les cellules cérébrales grillées aux rayons gamma.

Le film démontre que cette opération n'eut rien d'accidentel. Les dangers des rayons X sont étaient connus, à l'époque, depuis plus de quarante ans. Dans un manuel officiel d'utilisation des rayons X datant de 1952, nous lisons que la dose maximale à ne pas dépasser, pour un enfant, était en Israël de 5 Rad. Aucune erreur n'a été commise. Les enfants ont été délibérément irradiés. Il s'agissait d'un empoisonnement volontaire.

David Deri insiste sur le fait que, seuls, des enfants séfarades ont été soumis aux rayons X : « J'étais à l'école, et des types sont venus nous chercher pour une promenade. Ils nous ont demandé comment nous nous appelions : les enfants portant des noms ashkénazes se virent ordonner de se rasseoir. Les gamins basanés, eux, se retrouvèrent dans l'autobus. »

Le film présente ensuite un historien, qui commence par donner une histoire condensée du mouvement eugéniste. Changeant de ton, il déclare que l' opération « teigne » était en réalité un programme eugéniste, visant en réalité à éradiquer ce qui était perçu comme les maillons faibles de la société (israélienne). La dame marocaine est de retour, à l'écran : « C' était un Holocauste. Un Holocauste séfarade ! Et ce que je voudrais savoir, c'est pourquoi personne n'a rien fait pour l'empêcher ! »

David Deri apparaît dans le documentaire, cette fois comme participant à un forum, il fait part de la frustration qui fut la sienne lorsqu'il tenta de retrouver son dossier médical d'enfant. « Tout ce qu'il m'importait de savoir, c'était ce qu'ils m'avaient fait. Je voulait savoir qui avait autorisé ce « traitement ». Je voulais remonter la chaîne des commandements. Mais le ministère de la Santé m'a dit que mon dossier avait disparu. » Boaz Lev, porte-parole du ministère de la Santé intervient alors : « Presque tous les dossiers ont disparu, brûlés dans un incendie ».

On nous dit qu'à la fin des années 1940, une loi américaine mit un terme à des expérimentations humaines consistant à soumettre des prisonniers, des handicapés mentaux, et d'autres cobayes, à des radiations. Le programme nucléaire américain devait donc trouver une nouvelle source de cobayes humains : le gouvernement israélien fut d'accord pour le lui fournir.

Voici la composition du cabinet israélien, à l'époque où furent perpétrées les atrocités du « traitement de la teigne » :

Premier ministre : David Ben Gourion ; ministre des Finances : Eliezer Kaplan ; ministre des implantations : Levi Eshkol ; ministre des Affaires Etrangères : Moshe Sharett ; ministre de la Santé : Yosef Burg ; ministre du Travail : Golda Meir ; ministre de l'Intérieur : Amos Ben Gurion.
Le plus haut poste non-ministériel était tenu par le Directeur général du ministère de la Défense : Shimon Peres.

Qu'un programme impliquant un budget de milliards de dollars de fonds fournis par le gouvernement américain ait pu demeurer ignoré du Premier ministre d'un Israël qui avait le plus grand mal à joindre les deux bouts, voilà qui est totalement ridicule. Ben Gourion aurait dû être impliqué dans ces horreurs, c'est sans doute la raison pour laquelle il avait choisi son fils pour occuper le poste de ministre de la Police (Intérieur), au cas où quiconque s'aviserait de mettre son nez dans leurs magouilles.

Le ministre des Finances Eliezer Kaplan reçut une reconnaissance éternelle, son nom étant donné à un hôpital situé près de Rehovot. Mais il n'est pas seul à avoir eu cet insigne honneur. Chaim Sheba, qui dirigeait la société Ringworm Incorporated (Teigne & Co), a vu un grand complexe médical porter son nom. Inutile de préciser que, s'il existe une once de décence dans la profession médicale israélienne, ces hôpitaux devront être débaptisés au plus vite.

Après la fin du film, il y eut un débat télévisé, auquel prirent part un chanteur marocain, David Edri, directeur du Comité de Compensation aux Victimes du traitement de la Teigne aux Rayons X, ainsi que Boaz Lev, porte-parole du ministère de la Santé.

Le présentateur Dan Margalit essaya de se redonner une contenance, après les horreurs qu'il venait de voir. Il expliqua humblement que «l'Etat était pauvre. On vivait une sorte de survie, au jour le jour. » Puis il s'arrêta : il savait qu'il ne saurait y avoir d'excuse aux atrocités subies par les enfants séfarades.

Mais c'est encore le chanteur marocain qui sut, mieux que tous les autres, résumer cette expérience éprouvante : « Je vais faire très mal. Mais il faut dire la vérité. Sinon, jamais les plaies ne se cicatriseront : il y a une personne, encore en vie aujourd'hui, qui sait absolument tout ce qui s'est passé. Cet homme, c'est Shimon Peres. La seule manière de savoir la vérité et de commencer le travail de deuil et de cicatrisation, c'est d'enquêter sur le rôle qui fut le sien dans l'empoisonnement de masse de plus de 100 000 enfants et adolescents séfarades.»

Mais cela n'aura pas lieu, et voici pourquoi : le film a été diffusé en même temps que le plus grand show télé de l'année, la finale du show de sélection des talents d'Israël : « Une Etoile est née ». Le lendemain, la photo de l' étoile israélienne nouveau-née occupait la moitié des premières pages des journaux.

Pas un mot, au sujet « Des enfants de la teigne », dans aucun quotidien. Ni sur Internet. Rien.

Jusqu'à tout récemment.

"the Ringworm Children", 1ere partie (sur 4 – en anglais) :

 

Suite :

http://www.dailymotion.com/harissien/video/x2ase2_genocid... 

http://www.dailymotion.com/video/x2asrd_genocides-sephara... 

http://www.dailymotion.com/video/x2at3y_genocide-sepahrad... 

16.03.2009

Rapport n°9 sur les violations israéliennes des droits humains

Agressions des forces d’occupation israéliennes contre les Palestiniens et leurs biens dans les territoires palestiniens occupés et maintien du siège contre la bande de Gaza dans la semaine du 5 au 11 mars :

  • 5 Palestiniens dont un mineur ont été tués par les FOI, 4 dans la bande de Gaza, et un mineur en Cisjordanie ;
    • l’une des victimes à Gaza a été exécutée extrajudiciairement ;
  • 26 Palestiniens dont 6 mineurs et une femme ont été blessés par des tirs israéliens ;
  • les avions israéliens ont continué à bombardé la bande de Gaza ;
    • des attaques intensives sur la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte ont obligé les civils à évacuer leurs maisons ;
  • les FOI ont mené 40 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie ;
  • 54 Palestiniens ont été arrêtés ;
  • un autre Palestinien a été arrêté sur un check-point de Cisjordanie ;
  • 18 maisons ont été transformées en postes militaires ;
  • les FOI ont maintenu le siège sur les TPO et ont isolé la bande de Gaza du monde extérieur ;
  • les mesures pour créer une majorité démographique juive à Jérusalem-Est se sont poursuivies ;
  • les FOI ont ordonné l’évacuation et la démolition de 129 maisons ;
  • 1 000 civils palestiniens sont menacés d’avoir leurs maisons démolies par l’occupant ;
  • la municipalité israélienne de Jérusalem a obligé 2 familles à démolir leurs maisons dans Jérusalem ;
  • la colonisation de la Cisjordanie s’est poursuivie ainsi que les attaques des colons contre les Palestiniens et leurs biens ;
  • les FOI ont confisqué 222 dunums (22,2 hectares) de terre palestinienne à Ramallah et Hébron ;
  • les colons ont attaqué des véhicules civils palestiniens sur les routes près de Naplouse.

(JPG)

Des membres de la « Famille » Yassin assis sur les décombres de leurs maisons à Al Zaytoun à l’est de Gaza ville.


Bande de Gaza

  • 1,5 million de Palestiniens sont privés de leurs droits, en particulier ceux de se déplacer et de disposer des conditions de vie primaires : se nourrir, se soigner et s’instruire ;
  • la majorité de la population n’a pas accès à l’eau potable ;
  • des centaines de milliers d’habitants sont victimes de fréquentes coupures de courant qui les affectent grandement ;
  • les postes frontière de Rafah et de Beit Hanoun n’ont laissé passer qu’un nombre très restreint de patients ne pouvant pas être soignés sur place et quelques internationaux ;
  • des restrictions supplémentaires ont encore été ajoutées aux précédentes concernant l’entrée de diplomates, de journalistes, d’internationaux et d’organisations humanitaires ;
  • les bébés prématurés sous incubateurs nécessitant une alimentation électrique permanente sont en permanent danger de mort ;
  • le niveau de vie moyen s’est encore détérioré, le chômage et la pauvreté ayant encore augmenté ;
  • plus de 900 Gazaouis prisonniers en Israël sont privés de visite depuis juin 2007.

Article original : Info-Palestine

 

Note : Force est de constater que le génocide du peuple palestinien n'a pas cessé. Les sionistes ont simplement "levé le pied" le temps de constituer un nouveau gouvernement.

Nous pouvons faire confiance au faucon ultranationaliste Netanyahou pour accélérer ce conflit et en déclencher d'autres dès qu'il aura mis en place son gouvernement.

04.02.2009

Bernard Kouchner, un grand condamné d’avance

PROCÈS TV / mercredi 4 février par ANAËLLE VERZAUX

Avant que le scandale de l’affaire Kouchner éclate, Bakchich, Daniel Mermet et les Mutins de Pangée orchestraient le procès de Bernard Kouchner au théâtre Dejazet à Paris. Deux extraits vidéos.

Bien avant le scandale de l’affaire Bernard Kouchner qui éclate ces jours-ci, le « Tribunal des condamnés d’avance », dans sa séance du 25 novembre puis dans celle du 1er décembre 2008, au théâtre Dejazet à Paris, a jugé le ministre des Affaires étrangères. Il était accusé notamment de détournement de l’humanitaire et de l’abbé Pierre avec préméditation, opportunisme et retournement de veste avec précipitation, bidonages lucratifs et trafic d’influence médiatique en réunion.

Jugé par l’auguste présidence de Daniel Mermet (France Inter), il a été défendu avec panache par les avocats Jacques Vergès puis Christophe Clerc. Et évalué par le procureur Philippe Cohen (Vendredi).

Se sont succédés à la barre des témoins : Jean Bricmont (enseignant chercheur), Francis Christophe (journaliste), Jean-Marc Daniel (économiste, ex diplomate), Xavier Harel (La Tribune), Lime (écrivain), Jean-Baptiste Naudet (Le Nouvel Obs), Frédéric Pagès (Le Canard Enchaîné), Marc-Antoine Pérouse de Montclos (enseignant chercheur en sciences-politiques) Bertrand Rothé (prof et Bakchich), François Ruffin (journaliste), Sylvie Thienot (Actrice) et Anaëlle Verzaux (Bakchich).

Après la diffusion intégrale du procès dans l’émission de Daniel Mermet, Là-bas si j’y suis, sur France Inter, Bakchich en diffuse deux extraits vidéos : L’exposé des faits par le Président de séance, Daniel Mermet, suivie du témoignage de Xavier Harel sur les petites affaires de Bernard Kouchner en Afrique, et la plaidoirie de Maître Jacques Vergès.

Bernard Kouchner, le fric et l’Afrique :

Le 1er décembre, Bakchich n’avait pas encore dégoté la facture de 817 000 euros d’Africa Steps et Imeda, adressée à la Trésorerie Générale du Gabon. Elle est publiée sur notre site internet depuis le 13 janvier 2009.

La plaidoirie de Maître Jacques Vergès :

Le procès de Bernard Kouchner au tribunal des condamnés d’avance est une production Bakchich, Daniel Mermet et Les Mutins de Pangée.

Préparation : Bakchich et Daniel Mermet

A la caméra et au montage : Les Mutins de Pangée.

Pour écouter ou réécouter le procès, rendez-vous sur le site non officiel de Là-bas si j’y suis.

A lire ou relire sur Bakchich.info

817 000 euros, c’est la somme qu’a réglé en 2008 le Gabon à une boîte de conseil pour laquelle a bossé Bernard Kouchner. La diplomatie française fait encore recette.
En mars 2008, sitôt qu’Omar Bongo eut réglé 817 000 euros à une société pour laquelle a travaillé Bernard Kouchner, il obtenait la tête du secrétaire d’Etat à la Coopération qui le critiquait.
Le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, a concentré tous les errements de la France en Afrique, tout en déshabillant totalement le Quai d’Orsay. Un essai brillant des journalistes Glaser et Smith.
Plainte judiciaire, passage en urgence à l’hôpital, guerre de succession… Le président du Gabon, Omar Bongo, vit une difficile fin d’année. Prémisses de fin de règne ?
En dehors de toute légalité constitutionnelle, le French Doctor est toujours patron de sa boîte de conseils, BK consultants. Qui a travaillé pour des pays envers lesquels le ministre est peu (…)
Diffusion jeudi 4, vendredi 5 et lundi 8 décembre sur France Inter à 15h, du procès en réhabilitation de Bernard Kouchner au Théâtre Dejazet. La sentence, rendue par le tribunal des condamnés d’avance, sera dévoilée lundi 8 décembre à 15 h, dans (…)
Bernard Kouchner, grande figure de l’humanitaire, est le ministre français le plus populaire. Il sera pourtant jugé lundi 1er décembre, au tribunal-théâtre Dejazet.

21.01.2009

Israël doit être jugé par la Cour pénale internationale - Pétition universelle

Source : Tlaxcala

19 janvier 2009

Environ 300 ONG et associations vont saisir le Procureur près la Cour Pénale Internationale, pour qu'une enquête soit ouverte à propos des crimes de guerre commis par Israël à Gaza. Votre soutien est indispensable. Signez et faites circuler cette « pétition universelle ». C'est urgent.

 

A Monsieur le Procureur près de la Cour Pénale Internationale (CPI)

Le droit est la marque de la civilisation humaine. Chaque progrès de l'humanité est allé de pair avec le renforcement du droit. Le défi que nous lance l'agression d'Israël sur Gaza est d'affirmer, au cœur de ces souffrances, qu'à la violence doit répondre la justice. 

Crimes de guerre ? Seuls les tribunaux peuvent condamner. Mais nous devons tous témoigner car un être humain n'existe que dans son rapport aux autres. Les circonstances donnent toute sa dimension à l'article 1er de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1949 « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ». 

La protection des peuples, et non pas celle des Etats, est la raison d'être de la CPI. Un peuple sans Etat est le plus menacé de tous, et, devant l'Histoire il se trouve placé sous la protection des instances internationales. Le peuple le plus vulnérable doit être le plus protégé. En tuant les civils palestiniens, les chars israéliens font saigner l'humanité. Nous avons milité pour que le pouvoir du Procureur général soit au service de toutes les victimes, et cette compétence doit permettre d'adresser au monde entier un message d'espoir, celui de la construction d'un droit international fondé sur le droit des personnes. Et ensemble, un  jour, nous pourrons rendre hommage au peuple palestinien pour tout ce qu'il a apporté dans la défense des libertés humaines.

Campagne débutée le 19/01/2008

PLUS D'INFORMATIONS

SIGNER LA PÉTITION (cliquer et se rendre en bas de page)

20.01.2009

Un génocide n’a pas besoin de chambres à gaz !

Note : Face aux cris d'orfraie de certains indignés qui crient à l'antisémitisme lorsqu'on leur parle de génocide des Palestiniens ou de similitude entre le comportement des nazis vis à vis des juifs hier et celui des sionistes vis à vis des Palestiniens aujourd'hui... face à ceux dont le raisonnement légalistique limite pathologique leur fait nier une telle comparaison puisque "pour les Palestiniens, y a pas de camps de concentration, de chambres à gaz ou de fours crématoires", il est peut-être bon de leur rappeler qu'un génocide est (Wikipédia) : "l'extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d'un groupe ou d'une partie d'un groupe ethniquenationalreligieux ou racial" et que ce n'est pas parce que cela se déroule sur des années (années émaillées de massacres tels Deir Yassin, Jenine, Gaza ou même Sabra et Chatila) que ce n'est pas un génocide, comme le décrit très bien Shulamit Aloni dans cet article :

Journal "Ha’Aretz", Tel-Aviv

9 mars 2003

Cri de colère contre la politique d’Ariel Sharon dans les Territoires palestiniens, par Shulamit Aloni, ex-ministre de la Culture du gouvernement Rabin et leader de la gauche israélienne.

Nous n’avons pas de chambres à gaz ni de fours crématoires, mais il n’existe pas qu’une seule méthode pour commettre un génocide. Le Dr Ya’akov Lazovik écrit dans le journal "Ha’Aretz" que le gouvernement de l’Etat d’Israël et la nation ne sauraient projeter de commettre un génocide. Est-ce là de la naïveté ou de l’hypocrisie ? C’est difficile à dire. On sait bien qu’il n’y a pas qu’une façon de commettre un meurtre, et cela vaut également pour le génocide. L’écrivain Y. L. Peretz parlait de ce “chat vertueux” qui ne fait pas couler le sang, mais étouffe ses victimes.

Le gouvernement israélien, avec son armée et ses instruments de destruction, non seulement fait couler le sang, mais étouffe aussi ses victimes. Comment qualifier autrement le largage d’une bombe de 1 tonne sur une zone urbaine densément peuplée [le 22 juillet dernier, à Gaza], officiellement pour tuer un dangereux terroriste et sa femme ? Bien sûr, les autres personnes - dont des femmes et des enfants - qui ont été tuées ou blessées ne comptent pas. Comment peut-on expliquer qu’on expulse des citoyens de chez eux à 3 heures du matin sous la pluie, puis qu’on place des bombes dans leurs maisons et qu’on s’en aille sans rien leur dire ?

Et comment justifier ce qui s’est passé à Jénine ? Nous n’avons pas détruit tout le quartier, mais seulement 85 maisons ; ce n’était pas un massacre, nous n’avons tué qu’une cinquantaine de personnes. Combien de gens faut-il tuer, combien de maisons faut-il détruire pour que ce soit un crime ? Un crime contre l’humanité tel qu’il est défini par les lois de l’Etat d’Israël et pas seulement par les lois belges.

Mieux encore : un couvre-feu et le bouclage d’une ville entière pour permettre à quelques adeptes d’une bande raciste [les ultras des colonies juives] d’entrer dans le caveau des Patriarches à Hébron, des chars qui détruisent des étals de fruits et légumes, des bulldozers abattant des maisons et des généraux qui, dans leur immense orgueil, sont prêts à détruire tout un quartier pour un groupe de voyous de colons. Couvre-feu, bouclages, brutalités, meurtres, destruction des maisons des suspects... on a fait tout cela.

L’ordre qu’a donné Ariel Sharon aux soldats qui sont allés se venger à Qibiah [en Jordanie, en 1956] - “Maximisez les pertes en vies et en biens” - n’a pas été oublié. Aujourd’hui, le Premier ministre Sharon, [le ministre israélien de la Défense] Shaül Mofaz et [le chef de l’état-major] Moshe Yaalon, les trois généraux qui dirigent la politique de ce gouvernement, se comportent comme le chat hypocrite : ils s’emploient à étouffer leurs victimes. Benny Alon, ministre du gouvernement actuel, l’a bien dit : “Rendez-leur [aux Palestiniens] la vie tellement impossible qu’ils partiront d’eux-mêmes.”

C’est ce qui se fait tous les jours. Le chef d’état-major a annoncé qu’il détruisait “pour reconstruire”. Ses actions laissent supposer que, par “construire”, il entend : construire de nouvelles colonies. Pour ne pas être obligée de veiller au bien-être des habitants, l’armée pénètre dans un village, tue, détruit, arrête et se replie. Ceux qui restent au milieu des cendres et des ruines n’ont plus qu’à se débrouiller tous seuls.

Israël ne veut tout simplement pas savoir...

Nombre de nos enfants sont endoctrinés, on leur dit dans les écoles religieuses que les Arabes sont des Amalécites [tribu ennemie des Hébreux] et la Bible nous enseigne qu’il faut anéantir les Amalécites. Un rabbin (Israël Hess) a écrit une fois dans le journal de l’université Bar-Ilan que nous devions commettre un génocide car ses recherches avaient montré que les Palestiniens étaient des Amalécites.

La nation israélienne ne projette pas un génocide ; elle ne veut tout simplement pas savoir ce qui se passe dans les Territoires. La nation obéit aux ordres donnés par ses représentants légitimes. Depuis l’assassinat du Premier ministre légitime [Yitzhak Rabin, en 1995], qui voulait apporter la paix, le doigt est sans cesse sur la détente, la cupidité passe avant tout et il existe toujours une raison pour brutaliser l’ensemble des habitants d’une ville qui en compte des dizaines, voire des centaines de milliers - parce qu’il y a toujours des gens qui sont recherchés. Il suffit qu’une personne soit recherchée pour bombarder et tuer, par erreur bien entendu, des femmes, des enfants, des ouvriers et d’autres êtres humains - en admettant qu’on les considère encore comme des êtres humains.

Bien entendu, avec notre hypocrisie, avec l’adoration que nous vouons à notre “morale juive”, nous faisons en sorte que tout le monde sache que les victimes palestiniennes sont merveilleusement soignées dans nos hôpitaux. Mais nous nous gardons bien de faire savoir combien de Palestiniens sont exécutés de sang-froid dans leur propre maison.

Le génocide dont il s’agit aujourd’hui n’est pas le même que celui dont nous avons été victimes dans le passé. Comme me l’a dit l’un de ces généraux malins, nous n’avons pas de chambres à gaz ni de fours crématoires.

Shulamit Aloni

Futur Quantique

 

19.01.2009

« Papa, je suis en train de mourir »

Ola Attallah

Islamonline
Vendredi 16 janvier 2009

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© Inconnu

Un père en larmes porte son fils.

Ces paroles ne cessent de résonner dans la tête de Kamal Awaga, irradiant des spasmes de douleur dans son corps affaibli et blessé.

Ce sont les derniers mots prononcés par Ibrahim, son fils de 9 ans avant qu’il ne finisse comme cible d’entraînement pour des soldats israéliens.

« Ils ont tué mon fils de sang-froid », dit le père dévasté par la douleur, encore en état de choc.

Ibrahim a rejoint une liste de plus de 350 enfants tués par Israël au cours de la boucherie à laquelle il se livre depuis 3 semaines dans cette bande côtière.

Mais alors que les autres sont tombés sous les balles ou les bombes, le destin d’Ibrahim est encore plus tragique.

Il est devenu une cible d’entraînement pour un groupe de soldats israéliens.

« Les Israéliens n’ont montré aucune pitié pour son innocence », dit son père en larmes depuis son lit à l’hôpital Al-Shefa, à Gaza City.

« ils n’ont montré aucune pitié pour son corps d’enfant », ajoute le père au cœur brisé.

Une journée ensoleillée

Rien au cours de cette journée ne préparait la famille Awaga au tournant tragique qu’allaient prendre les événements.

Ils se sont réveillés par une matinée ensoleillée, après des jours d’enfermement dans une pièce exiguë pour se protéger des bombardements israéliens intensifs.

La mère d’Ibrahim, anéantie, se souvient de la demande de son fils : « Maman, si nous prenions le petit-déjeuner dans le jardin ? J’en ai assez de rester dans cette pièce ». 

Une heure plus tard, la table est mise dans le jardin et la famille espère profiter d’un de ces rares moment de paix, inconscients des regards qui les observent au loin.

Un premier missile emporte le gagne-pain de la famille, tandis qu’un deuxième détruit leur maison. 

« Papa, je suis en train de mourir », gémit Ibrahim à son père qui accourt vers lui à toutes jambes.

« Vite, partons », lance Awaga à sa femme et à ses deux autres enfants, son fils couvert de sang dans les bras.

Mais avant même d’atteindre le portail du jardin, ils essuient un déluge de balles.

Une balle touche la mère à la jambe, une autre touche le père à la taille.

Terrorisés, les deux frères d’Ibrahim courent s’abriter derrière les décombres de leur maison détruite.

Stand de tir

Alors que les tirs se font plus rares, la famille croit que le cauchemar est fini. Mais les soldats israéliens n’en ont pas encore terminé.

« Lorsque les soldats se sont rapprochés, j’ai pensé qu’ils allaient me tuer », confie Awaga, qui a fait semblant d’être mort.

« Mais ce qu’ils voulaient, c’était mon jeune fils » dit-il, la voix étranglée par ce souvenir atroce.

L’un des soldats s’approche du corps d’Ibrahim, lui attrape une jambe pour le retourner, riant tandis qu’un autre tire dans la tête de l’enfant mort.

Les rires se font plus intenses alors qu’ils le traînènt vers un endroit en hauteur pour commencer leur jeu.

Pendant toute une heure, le père étouffe ses sanglots de douleur devant le spectacle des soldats israéliens se livrant à un concours de tirs sur le cadavre de son fils.

« Ils se servaient de son corps criblé de balles et couvert de sang comme cible d’entraînement. »

« À chaque tir, ils fredonnaient des paroles que je ne comprenais pas, mais ils y prenaient apparemment beaucoup de plaisir. C’était comme s’ils participaient à une fête ».

Lorsqu’ils en eurent assez de cet « exercice », les Israéliens prirent leurs armes et quittèrent la maison.

Quatre jours entiers s’écoulèrent avant que les médecins des urgences parviennent à rejoindre les membres de la famille et à les envoyer à l’hôpital.

« Qu’a fait mon fils pour mériter cela ? » demande Awaga, secouant la tête d’incompréhension.

« Les Israéliens n’ont pas tué mon enfant une seule ou deux fois, ils l’ont tué mille fois ».

Traduction : Axel D. pour Futur Quantique

Comment les nazis traitaient les Juifs – Comment les Israéliens traitent les Palestiniens

adc.org, commentaires de Sott.net

Dimanche 18 janvier 2009

Constamment, le gouvernement israélien nie traiter les Palestiniens comme les Juifs furent traités sous le régime nazi. Mais les nazis, eux aussi, niaient commettre un génocide et des crimes de guerre.

Plutôt que de tenter de prouver par l'écrit que les représentants de l'État d'Israël sont les héritiers idéologiques des nazis, nous publions ci-dessous une série de photos juxtaposées : à gauche, des images illustrant le quotidien des juifs, il y a 68 ans, en Allemagne et en Pologne ; à droite, des images illustrant le quotidien des Palestiniens, aujourd'hui, dans les territoires occupés : ces photos parlent bien plus qu'un long discours. (cliquer pour agrandir)

Murs et barricades pour emprisonner la population

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Postes de contrôle militaires pour empêcher les civils de circuler librement

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Arrestations et brimades
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Destruction des foyers et des moyens de subsistance
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Meurtres d'innocents, de femmes et d'enfants
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07.01.2009

Gaza : la réalité cachée d'un massacre

Ou la manipulation médiatique des médias occidentaux, laquais des sionistes, pour qui cette agression barbare des nazillons sionistes est totalement justifiée, et pour qui la mort d'hommes, de femmes et d'enfants innocents ne s'apparente qu'à de vagues dommages collatéraux – bien nécessaire réponse "défensive" face aux infâmes et "destructrices" roquettes du Hamas. Comparée à l'ignominieuse attaque "antisémite" de la synagogue toulousaine, qu'est ce qu'un enfant palestinien mort ?

Pour ceux qui ont encore du mal à pénétrer la logique d'un psychopathe, rappelons-leur cette phrase d'une des réprésentantes de cette caste particulière d'individus dénués de conscience – Madeleine Albright, pour ne pas la citer :

"La mort d'un demi million d'enfants iraquiens est un prix raisonnable à payer".

Vidéo postée sur YouTube par TVGaza

A Gaza, le génocide à l’Uranium Appauvri a commencé

Parallèlement à l’offensive terrestre A Gaza, le génocide à l’Uranium Appauvri a commencé avec les bombes "GBU-39" fournies par les Etats-Unis

Mise en ligne le : 4 janvier 2009

L’armée israélienne (Tsahal) a lancé hier soir son offensive terrestre contre Gaza - contre le Hamas et son "jihad", selon le gouvernement israélien. La presse, les médias internationaux se focalisent sur l’événement, qui suscite l’indignation ou l’inquiétude de l’opinion mondiale. Celles-ci seront encore plus grandes lorsque se révélera le drame qui a commencé le 27 décembre dernier avec les premiers bombardements israéliens sur Gaza et qui se poursuit de façon invisible, avec l’emploi par l’aviation israélienne de bombes "GBU-39" - une "arme intelligente" issue du "génie militaire" américain, mais aussi une arme génocidaire.

Les caractéristiques de l’engin

Contrairement à une bombe "gravitationnelle" qui tombe par son propre poids, ce qui exige une estimation précise de l’altitude, la distance et la position de l’avion par rapport à la cible, la "bombe intelligente GBU-39" est un missile autopropulsé capable d’atteindre par ses propres moyens et avec une incroyable précision une cible située jusqu’à 60 miles nautiques (110 km) en avant et 40 miles (75 km) à droite ou à gauche de l’avion au moment du largage. Apte à voler par tous les temps, le missile peut même décrire un cercle et frapper une cible fixe située derrière l’avion. Il est guidé vers sa cible par un système embarqué de positionnement par GPS et de calcul de trajectoire. Ce système est préprogrammé mais peut être reprogrammé à tout moment et à distance, à partir des installations au sol.

Répondant à un appel d’offres lancé deux ans plus tôt, la firme Boeing a été retenue en août 2003, après une sévère compétition avec Rayteon, pour développer cette "bombe de faible diamètre" (SDB-Small Diameter Bomb).

La SDB-1 ou GBU-39 a reçu sa certification en septembre 2005, sa production en série a débuté en avril 2006, et les premiers exemplaires ont été livrés à l’US Air Force début septembre 2006, en avance sur le calendrier et à un coût moins élevé que prévu (avec un amortissement des recherches sur une commande finale espérée de 24 000 unités). A cette occasion, le Maj. Gen. Jeffrey Riemer, responsable de la coordination du programme entre les différents laboratoires et fournisseurs civils et militaires, déclarait :

"Nous sommes enthousiasmés (excited) par le déploiement de cette arme, la SDB-1, qui vient s’ajouter aux diverses options léthales du F-15E (Strike Eagle) dans la guerre contre le terrorisme."

D’après lui, sa marge d’erreur à l’arrivée ne dépassait pas 1,20 m.

La SDB-1 ou GBU-39/B est un tube long de 1,80 m environ et de 19 cm de diamètre. Une fois lancé, il déploie des ailerons arrière et latéraux qui stabilisent sa trajectoire. Il pèse 130 kg, dont 93 kg pour la tête explosive.

Le F-15E peut en emporter 4 sous son fuselage, avec un attelage BRU-61 d’un poids total en charge de 664 kg, au lieu d’un seul missile ordinairement beaucoup plus lourd. Le lancement de chaque missile est pneumatique et non par mise à feu d’une cartouche explosive, ce qui supprime l’entretien courant, facilite la manutention, et accélère le rechargement de l’avion au retour d’une mission. Celui-ci peut donc effectuer des frappes multiples et des rotations accélérées.

La précision, la fiabilité et la charge explosive limitée de la GBU-39, donc aussi sa moindre "léthalité" (ou capacité meurtrière), réduisent fortement les risques de "dommages collatéraux". Ce qui permet des emplois interdits jusque-là : contre des combattants ennemis situés à proximité immédiate de "troupes amies"... ou au milieu d’une population civile amie, neutre ou ennemie, que l’on est censé épargner d’après les "lois de la guerre" et le droit international. L’idéal, en somme, pour la guerre "anti-guérilla" ou "anti-terroriste"...

Dès le 5 octobre 2006, un mois après leur livraison aux Etats-Unis, deux avions F-15E "Strike Eagles" appartenant à la 494e Escadrille de Combat déployée en Asie du Sud-Est, en utilisaient des exemplaires pour la première fois contre des cibles réelles, en soutien aux troupes terrestres agissant en Irak. Le général North célébrait l’événement dans les termes suivants :

"Grâce à sa taille réduite, nos avions peuvent en emporter sur le champ de bataille un nombre accru, apportant ainsi aux combattants au sol davantage de possibilités de défendre leurs positions, en détruisant avec précision des cibles qui pourraient menacer les vies de soldats américains, de la coalition ou irakiens."

"La SDB est exceptionnellement qualifiée pour des cibles urbaines exigeant une grande précision et des dommages collatéraux réduits, et pour des missions de soutien aérien rapproché auxquelles nos équipages se trouvent confrontés dans le cadre des opérations "Iraqi Freedom" et "Enduring Freedom". Nous sommes maintenant en mesure d’intervenir en des endroits où les dommages collatéraux pourraient être un souci."

La SDB-1 présente une autre caractéristique que la fiche technique de Boeing et la presse israélienne se gardent de préciser. En effet, sur les 93 kg attribués par Boeing à la tête (warhead), 23 sont dus à l’explosif proprement dit, de haute performance. Le reste, soit une cinquantaine de kilos, n’est autre que de l’Uranium Appauvri. Celui-ci présente un avantage supplémentaire : sa haute capacité de pénétration. Il permet à la GBU-39 de percer au moins 90 cm de béton armé (ou plusieurs mètres de terre) avant d’exploser.

Une version capable de frapper des cibles mobiles (SDB2) a été commandée à Boeing, associé cette fois à Lockheed. Il était prévu que son développement en cours aboutisse fin 2009. Certaines de ses caractéristiques annoncées correspondent à celles données par le Jerusalem Post du 28 décembre 2008. Cependant, rien n’autorise à penser que l’armée de l’air israélienne dispose déjà de tels engins - à moins que l’offensive contre Gaza ne leur serve de banc d’essai.

Outre son prix "réduit" (de l’ordre de 100 000 dollars pièce - tout est relatif...), l’ensemble de ses caractéristiques faisaient de la GBU-39, version SDB1, l’arme idéale pour l’offensive israélienne contre Gaza. Sa précision permettait d’atteindre des cibles fixes prédéfinies, tout en réduisant les "dommages collatéraux" dans la population civile (de surcroît avertie par tracts ou par téléphone mobile d’évacuer au plus vite les cibles, c’est-à-dire les maisons ou les sites liés au Hamas, à la fabrication, au stockage ou au lancement de roquettes Qassam contre le sud d’Israël). Ce qui limite aussi les risques, politique et diplomatique, d’être accusé de perpétrer des massacres et des crimes de guerre. Par ailleurs, la capacité de pénétration de la GBU-39 permettait de détruire aussi bien les sites enterrés de lancement de roquettes que les 40 boyaux souterrains sous la frontière entre l’Egypte et Gaza, qui rendent poreux le blocus israélien et qui ont été frappés dès le premier jour de l’offensive aérienne.

En septembre 2008, le Congrès américain a autorisé la vente de 1000 exemplaires à Israël, qui lui ont été livrés dans les premiers jours de décembre. La trève de 6 mois acceptée par le Hamas en juin expirait le 19 décembre. Le 27 décembre, l’offensive israélienne commençait.

Le problème, c’est que la GBU-39, si elle limite les risques de crimes de guerre, entraîne avec certitude le crime contre l’humanité.

Le génocide de Gaza a commencé.

Gaza est une étroite bande de terre hébergeant sur 360 Km2 près d’un million et demi d’habitants, avec une densité de 3823 habitants au Km2.

Le dard des bombes GBU-39 est à l’Uranium Appauvri, disions-nous. Mais appauvri en U235 et enrichi en U238, dont la demi-vie radioactive est de 4,5 milliards d’années.

L’UA est un redoutable poison chimique et radiologique qui brûle aisément à l’impact et se transforme en particules radioactives extrêmement petites (particules nanométriques de l’ordre du millionième de millimètre) qui échappent à toute barrière et tout type de masque à gaz. Les produits de ces combustions répétées d’uranium voyagent avec les mouvements d’air, contaminent l’atmosphère et pénètrent dans les organismes via la respiration, l’ingestion ou les moindres blessures. Ainsi, la majeure partie de l’uranium se retrouve sous forme d’oxyde d’uranium radioactif invisible dans l’atmosphère que les populations respirent, tandis qu’une autre partie contamine les sols, les sous-sols et les nappes phréatiques.

Les conséquences de l’utilisation de bombes à l’UA en Afghanistan et en Irak sont parfaitement connues, démontrées et dénoncées par de nombreux scientifiques - sinon tous, excepté ceux dont le salaire émarge aux budgets des armées américaine, française, israélienne... et autres. Elles ont été rendues dramatiquement visibles par les photos insoutenables de nouveaux nés malformés.

On imagine sans peine les conséquences catastrophiques que de tels bombardements auront sur la population de Gaza : cancers, malformations congénitales, maladies du système immunitaire... et ce d’autant plus qu’elle souffre de malnutrition chronique et de manque de soins, en raison notamment du blocus israélien.

Lorsqu’il a décidé de larguer des bombes GBU-39 à l’UA sur des zones densément peuplées de Gaza, le gouvernement israélien ne pouvait pas ne pas en connaître les effets. Mais la population israélienne, dont on peut comprendre la lassitude et l’exaspération sous les tirs de Qassam et d’obus de mortiers, les connaît-elle, aujourd’hui encore ? Se doute-t-elle que son gouvernement, tout en déclarant viser les dirigeants, les militants et les installations du Hamas, procède, délibérément ou non, à un « nettoyage ethnique » lent de la population palestinienne, qui sera inéluctablement contaminée, et à une destruction de son environnement ? Mesure-t-elle le risque qu’elle court d’en devenir elle-même victime ? Car il est clair que les mouvements atmosphériques ne s’arrêtent pas aux frontières de Gaza. Sait-elle que, même s’ils reviennent indemnes ou légèrement blessés de cette opération terrestre dont on nous annonce déjà qu’elle sera longue et sanglante, les soldats de Tsahal seront eux aussi marqués à vie dans leurs poumons, leur sang ou leur capital génétique par les effets de cette arme perverse ? On l’a dit, aucun masque ne peut protéger des nanoparticules d’Uranium Appauvri.

Un véritable crime contre l’humanité s’exécute donc sous nos yeux.

S’agissant de l’Irak, ACDN écrivait au président de la République française, le 6 avril 2003 :

"La France doit user de tous les moyens dont elle dispose pour faire cesser le CRIME CONTRE L’HUMANITE qui se déroule sous nos yeux : l’utilisation de munitions à "Uranium Appauvri" par les troupes de la coalition anglo-australo-américaine, utilisation avérée au moins à Bassora et hautement probable sur d’autres champs de bataille irakiens. Les divers composants de l’uranium appauvri ont déjà provoqué depuis la (première) "guerre du Golfe" une catastrophe humanitaire systématiquement sous-estimée ou niée par les dirigeants des puissances concernées (France comprise, puisque les militaires français victimes du "syndrome du Golfe" se voient dénier tout droit, de même d’ailleurs que les victimes des essais nucléaires français). Les milliards de particules radioactives ainsi émises vont transformer l’Irak en une terre inhabitable pour l’éternité, et retomber sur tout l’hémisphère Nord où elles accroîtront, avec la radioactivité ambiante, les "statistiques" anonymes des cancers. A quoi sert-il de lancer une "campagne nationale contre le cancer" si l’on n’intervient pas à temps pour prévenir l’expansion de l’une de ses principales causes ?"

Cette fois, il s’agit de Gaza, de la Palestine et d’Israël.

Cette fois, le président de la République ne s’appelle plus Jacques Chirac, mais Nicolas Sarkozy, et il sera dans la région dès demain pour tenter d’y ramener le calme, à défaut d’une paix véritable.

Cette fois encore, nous lui disons :

"La France doit faire cesser ce crime contre l’humanité."

Mais pour se faire entendre, elle devra s’engager elle-même à ne plus produire, vendre, transférer ni utiliser dans sa propre armée aucune arme à l’Uranium Appauvri. Au lieu de voter, comme elle l’a fait dernièrement en la seule compagnie des Etats-Unis et d’Israël, contre toute résolution de l’ONU cherchant à établir une commission d’enquête sur les effets de l’UA, la France doit enfin travailler à l’interdiction universelle des armes à l’Uranium Appauvri.

En plus, bien sûr, d’oeuvrer à l’établissement d’un cessez-le-feu général et immédiat à Gaza, et à l’instauration d’une paix juste et durable dans la région, seul moyen de désamorcer les haines, d’assurer la cohabitation des peuples, des croyances, des Etats, des cultures, et de sauver les personnes.

Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire, le 4 janvier 2009

"A Gaza, début du génocide à l’Uranium Appauvri" ACDN, 4 janvier 2009. Reproduction partielle ou complète de cet article autorisée sous réserve de renvoyer à la source : www.acdn.net et d’en informer la rédaction.

Signer la pétition pour l’abandon et l’interdiction universelle des armes à UA.

Source : Acdn

 

06.01.2009

Gaza : réaction d'un être humain normal face à l'horreur

Une journaliste (mais néanmoins, ici, un être humain normal, doté d'un cerveau et d'un coeur) pleure en voyant l'horreur des crimes commis contre les Gazaouis. Des images que TF1 ou CNN se gardent bien de nous montrer.

Pour un compte rendu quotidien de l'agression israélienne à Gaza :

Lire le site d'Al-Jazeera en anglais

Regarder Al-Jazeera TV ou ici 

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