03.04.2008
Troupes françaises en Afghanistan
Mesdames, Messieurs les Députés et Sénateurs,
A l'heure où les députés PS déposent une motion de censure contre le gouvernement Fillon suite à la décision de renforcer de près de 1000 hommes la présence française en Afghanistan (après que notre ex-candidat président eût affirmé le contraire en Avril avant les élection), il apparaît de plus en plus nécessaire de resituer le débat sur les origines de ce conflit.
Après les terribles attentats du 11 septembre 2001 G.W. BUSH déclare la guerre aux terroristes estimés responsables de cette tragédie et l'Afghanistan est désigné comme hébergeant leur chef: Oussama Ben Laden.
Le 21 septembre 2001, en direct sur CNN, le porte parole du gouvernement afghan a déclaré qu'il livrerait Oussama Ben Laden à la justice américaine sur présentation de preuves, dont l'existence "accablante" avait été simplement affirmée la veille par Colin Powell. Où sont les preuves? Elles n'ont jamais été présentées. Oussama Ben Laden n'est à ce jour même pas recherché par le FBI pour les attentats de 2001…
La situation actuelle en Afghanistan
Où en est l'Afghanistan aujourd'hui ? Depuis l'occupation étrangère, la production de pavot a atteint des records en 2007 et 47 civils en moyenne meurent pour chaque militaire tombé. Les complexes souterrains afghans de Tora Bora décrits dans les journaux comme des installations dignes d'un James Bond, n'étaient finalement que de simples grottes vides. Mais tout cela est resté dans l'imaginaire collectif, comme suffisant pour justifier une invasions et des bombardements souvent meurtriers pour une population sous le feu de la guerre depuis des décennies.
L'arrestation de Ben Laden fut un véritable échec. On se souviendra aussi de la fuite du mollah Omar en moto. Ben Laden n'a jamais été capturé alors que des militaires français affirment l'avoir eu dans leur viseur. Bref l'invasion punitive de l'Afghanistan, déclarée le 7 octobre 2001 sous le nom pompeux de "Liberté immuable" a surtout servi à justifier l'occupation d'un pays stratégiquement important pour l'acheminement des ressources pétrolières de la mer Caspienne. Ainsi Amid Karzaï, ancien conseiller de l'industrie pétrolière américaine Unocal, fut parachuté président par le biais de négociations financières et de fausses élections « démocratiques » …
De la même manière, L'ancien secretaire d'etat Colin Powell a menti sur les ADM en Irak , l'administration Bush ayant finalement reconnu en 2005 que ces armes n'existaient pas. De même l'Anthrax brandi par Colin Powell en plein hémicycle de l'ONU s'est avéré être de la simple farine et les seules souches détectées aux USA provenaient de laboratoires américains. Il est donc urgent de réfléchir au raisons qui justifieraient la présence de militaires français dans dans croisades justifiées par des manipulation médiatiques.
L'exemple Japonais
Le 10 janvier dernier, le Sénat japonais a refusé de voter la prorogation de l'aide aux troupes de l'OTAN stationnées en Afghanistan (2 navires japonais ravitaillent les troupes de l'OTAN en carburant). Le Premier ministre japonais n'a dû son salut vis-à-vis de Washington qu'avec l'aide d'une procédure exceptionnelle dite du vote à la majorité des 2 tiers, employée pour la première fois depuis que le Japon a recouvré sa souveraineté en 1952. Pourquoi ? L'AFP n'a pas diffusé les raisons : Un sénateur japonais centriste, M. Yukihiro Fujita, a publiquement, et avec le soutien de son parti, mis en doute les allégations de Washington quant à la responsabilité de l'Etat afghan dans les attentats de Septembre 2001. Aucune enquête japonaise indépendante n'a été menée. Tout a été décidé sur la foi de simples "renseignements confidentiels" fournis par Washington, attitude qu'une contre-enquête citoyenne internationale en cours remet en cause, et dont le courageux Sénateur s'est fait l'écho. Cette contre-enquête appelle à la réouverture officielle du dossier 11 Septembre 2001. Car c'est bien là l'origine du déclenchement de la guerre globale contre les terroristes .
Familles des victimes, Commission d'enquête
C'est seulement parce que des familles de victimes ont forcé la Maison Blanche à le faire, qu'une simple enquête à valeur administrative a été consentie par la Maison Blanche plus d'un an après (un record de lenteur dans l'histoire de l'administration américaine)… Et le rapport de la Commission d'enquête ne vaut rien car la méthodologie suivie ne permet pas de « judiciariser » ses conclusions.
Ainsi le plus grand attentat de tous les temps sur le territoire des Etats-Unis est en panne d'enquête judiciaire nationale et de procès depuis 6 ans et demi, seules des procédures privées sont en cours, promises au non lieu, et la torture (cf. Guantanamo et les propos de GW BUSH ) a remplacé le renseignement et les investigations, sans résultats crédibles comme vous avez pu le constater depuis.
A la lumière de ces simples constatations préoccupantes, nous vous demandons instamment de surseoir à l'envoi de nos soldats et compatriotes en Afghanistan, car ce serait au nom de raisons que nous sommes à ce jour bien en peine d'identifier avec certitude. Réfléchissons ensemble, ne nous laissons pas gagner par la tentation de l'Atlantisme forcené, mais par une collaboration raisonnée avec avec la nation américaine.
Avec la solennité qui sied à ce risque de tournant diplomatique français, recevez, Mesdames, Monsieurs les Députés et Sénateurs, l'assurance de notre profond respect envers votre fonction et nos institutions.
Paris, le 1er avril 2008
Association ReOpen911
www.ReOpen911.info
11:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 9/11, bush, al qaida, ben laden, fillon, afghanistan
15.02.2008
Quand les peurs l'emportent sur la conscience
PARIS (Reuters) - François Fillon fixe désormais à 26.000 l'objectif pour 2008 de reconduites à la frontière dans le cadre de la lutte contre l'immigration clandestine.
"On s'était fixé un objectif de 25.000 reconduites à la frontière en 2007. On est à 24.000. L'objectif est de 26.000 pour 2008", déclare le Premier ministre dans un entretien à paraître samedi dans Le Figaro Magazine.
Lors d'un déplacement à Marseille le 14 janvier, François Fillon avait déclaré que l'objectif de reconduites à la frontière pour 2008 serait "au moins équivalent" à 25.000.
Article original Reuters
Note de P&P : La politique du gouvernement Sarkozy semble se focaliser de plus en plus sur l'expulsion d'immigrés. Ce gouvernement a-t-il conscience du degré de souffrance et de courage qu'il faut pour quitter sa patrie, sa famille, ses amis et ses racines ?
Ces personnes stigmatisées par Sarkozy et ses laquais sont dans des situations d'extrême faiblesse, d'extrême précarité, d'extrême souffrance et notre bon sens le plus primaire, notre conscience nous indiquent très clairement la seule attitude qui fait sens face à des situations aussi dramatiques : tendre la main, aider, partager, comprendre, protéger.
Demain ce sera peut-être nous qui nous retrouverons du côté des démunis, des déracinés, des faibles. Ne nous semblera-t-il pas alors totalement inhumain d'être séquestré, jugé, stigmatisé, expulsé alors que notre seul délit aura été d'aspirer simplement à vivre ?
Pour faire accepter cette politique barbare le gouvernement déshumanise le débat et réduit son projet à de froids objectifs chiffrés, il invoque des arguments fallacieux touchant à des domaines - économique, financier, sécuritaire - où tout sentiment, toute empathie ont depuis longtemps été éradiqués.
On nous dit que les immigrants sont la source de tous les maux, ils pillent nos biens, violent nos femmes, et subtilisent nos emplois. Cette réthorique boiteuse n'a qu'un seul objectif, celui d'instiller et de renforcer en nous la peur pour que celle-ci obscurcisse notre raison et notre conscience et nous rende esclaves de ceux qui prétendent pouvoir faire disparaitre ces peurs qu'ils ont eux-même créées de toute pièce.
Et c'est bien là que se trouvent les fondements de tout régime fascisant : la création de menaces illusoires, l'hégémonie des peurs sur les consciences, et la croyance que le pouvoir en place est le seule en mesure de traiter ces mêmes peurs.
Mettez vous juste un instant à la place de l'autre, oubliez un instant les préjugés qui nous sont sans cesse serinés par les médias de masse et vous verrez alors toute l'infamie de la politique imposée par ce gouvernement.
16:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : émigration, fillon, sarkozy, sangate, reconduction
21.11.2007
Malgré le succès de la grève, les syndicats préparent la trahison du mouvement
Par Peter Schwarz - Extrait de Villepin Blog
Au premier jour de leur grève contre les attaques sur les retraites préparées par le gouvernement du président Sarkozy, les cheminots ont pratiquement paralysé le réseau ferroviaire. D’après la direction de la SNCF, seul un train sur cinq était en circulation, mais de nombreuses gares parisiennes étaient quasi désertées. Les autoroutes autour de la capitale comptaient 350 km de bouchons.
Il n’y avait quasiment aucun train en circulation sur le RER (Réseau express régional), ni sur la plupart des lignes de métro. Electricité et Gaz de France ont aussi été touchés par le mouvement de grève de mercredi.
La grève a enregistré une participation inférieure de dix pour cent au mouvement du 18 octobre, date où les syndicats avaient appelé à la première grève d’un jour contre la « réforme » des retraites. Dans toutes les assemblées générales, les grévistes de la SNCF et de la RATP ont appelé à la reconduction de la grève jeudi.
Mercredi après-midi, les grévistes ont participé à des manifestations dans plusieurs villes, et de nombreux étudiants sont venus défiler pour marquer leur solidarité avec les travailleurs. Une vague de protestations est en train de s’étendre dans les universités pour s’opposer à la nouvelle loi qui est considérée comme le premier pas vers la privatisation. Mercredi, 33 universités sur 85 étaient fermées suite à des mouvements de grève des étudiants.
Plusieurs milliers de manifestants ont défilé à Lille, Marseille, Rennes, Toulouse, Bordeaux et Rouen. Malgré les difficultés de transport, 25 000 personnes se sont rassemblées à la gare Montparnasse à Paris.
L’état d’esprit des manifestants se caractérisait par une forte détermination à résister. Sébastien, qui est ouvrier d’entretien à la Gare Paris Saint-Lazare a dit au World Socialist Web Site que le personnel avait voté à cent pour cent en faveur de la reconduction de la grève. «Pour nous, il n’y a rien à négocier, » a-t-il dit. « Le gouvernement est très dur. Pour gagner, il faut élargir le mouvement, sinon on n’a aucune chance d’y arriver. »
Un jour avant, le président Sarkozy et son gouvernement avaient fortement insisté sur le fait qu’ils se montreraient inflexibles sur leur position. Mardi après-midi, Sarkozy avait pris la parole devant le parlement européen où il a appelé les députés et gouvernements européens à soutenir sa ligne.
« J’ai engagé une politique de réformes, » a-t-il dit. « Ce n’est pas dans l’intérêt de l’Europe qu’elles échouent. C’est grâce à ces réformes, si elles réussissent, et elles réussiront, que la France assainira ses finances publiques, qu’elle respectera ses engagements. »
Sarkozy a ajouté que son élection du mois de mai dernier légitimait ses projets de réformes. « Ces réformes, les Français les ont approuvées. Je leur ai tout dit avant les élections pour pouvoir tout faire après. Ces réformes, je les mènerai jusqu’au bout. Rien ne me détournera de mon objectif. C’est le meilleur service que la France puisse rendre à l’Europe. »
Au même moment, le premier ministre, François Fillon, mobilisait le groupe parlementaire du gouvernement à l’Assemblée nationale. Il est franchement impossible de ne pas aller jusqu’au bout des réformes, a-t-il dit aux députés ravis du parti de la majorité, UMP (Union pour un mouvement populaire) qui, juste quelques semaines auparavant avaient approuvé les 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux accordés aux riches. « Avec votre soutien, le gouvernement fera tout simplement son devoir, » a-t-il déclaré.
Lors de la session plénière au parlement, Fillon a répondu à une question posée par le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, par une référence démagogique à ceux, parmi la population, qui sont hostiles à la grève. « Des millions de Français risquent d’être privés d’une liberté fondamentale, celle de se déplacer, et parfois même celle de travailler, » a-t-il dit.
Des agitateurs de droite dans le camp UMP poussent, depuis un moment, à des actions contre les cheminots. Ils ont préparé un tract et cherchent à organiser des manifestations de soutien au gouvernement. Jusqu’ici Sarkozy et Fillon ont bloqué leur initiative. Ils ne veulent pas envenimer la situation afin de donner aux syndicats la possibilité de capituler d’eux-mêmes. Si toutefois cela ne se produisait pas d’ici la fin de la semaine, la première contre-manifestation devrait se tenir dimanche.
Tout en cherchant à faire campagne contre la grève, Sarkozy et Fillon ont aussi indiqué qu’ils sont prêts à négocier. Suivant les instructions de Sarkozy, le ministre du Travail, Xavier Bertrand a régulièrement rencontré les dirigeants de chaque syndicat un par un, afin de les amadouer et de les monter les uns contre les autres.
Jusqu’à présent, le gouvernement a rejeté le type de réunion au sommet demandé par la CGT (Confédération générale du travail, dominée par le Parti communiste), et qui réunirait syndicats, comités exécutifs des entreprises publiques concernées et le gouvernement. Le gouvernement n’est pas prêt à reculer sur les trois principaux points de sa « réforme » des régimes spéciaux des cheminots. Il insiste pour que se mettent en place des discussions bilatérales entre les syndicats et les comités exécutifs d’entreprise afin de décider de la forme exacte de ces trois points pour chacune des entreprises.
Ces trois points consistent en une augmentation de 37,5 à 40 du nombre d’annuités nécessaires pour avoir droit à une retraite complète, l’indexation des retraites sur les prix et non plus sur les salaires, et l’introduction d’une décote supplémentaire pour ceux qui prennent une retraite anticipée. Par ces mesures, le Trésor espère économiser les quelque 5 milliards qu’il paie chaque année pour compléter les retraites des cheminots, des gaziers et électriciens et des employés de l’Etat qui bénéficient des « régimes spéciaux. » Autrement dit, les retraites relativement basses de ces personnes seront diminuées de quelque 5 milliards d’euros.
Les dirigeants syndicaux n’affichent absolument pas une fermeté ou une détermination qui soit à la mesure de celle du gouvernement. Le dirigeant de la CGT, Bernard Thibaut a fait une concession majeure au gouvernement avant même que la grève ne débute. L’attitude de la CGT est particulièrement importante, étant donné qu’elle jouit de la plus grande influence auprès des cheminots.
Mardi soir, Thibaut a rencontré le ministre du Travail, Xavier Bertrand pour de longues discussions et a accepté la demande du gouvernement de négociations séparées au niveau de chaque entreprise. Afin de permettre à Thibaut de ne pas perdre la face, le gouvernement a consenti à des négociations trilatérales, ce qui signifie qu’à chaque fois, un représentant du gouvernement participera aussi aux pourparlers. Mais il n’y a eu aucun changement quant à position inflexible du gouvernement sur la nécessité des trois points de la « réforme. » Thibaut l’a reconnu indirectement. Mis à part les positions principales, a-t-il dit, il y a « au-delà des positions de principe de nombreuses dispositions qui … justifient des véritables négociations. »
La concession de Thibaut a été bien accueillie par le gouvernement. Le secrétaire général du président, Claude Guéant, a dit au journal Le Monde que l’exécutif avait accepté la proposition faite par la CGT. « Bernard Thibault a fait en sorte que la crise puisse se dénouer dès le premier jour du conflit» a-t-il dit.
Mercredi matin, le ministre du Travail Xavier Bertrand a reçu les représentants des autres syndicats afin de préparer les négociations.
La plupart des commentaires dans les journaux présument que la CGT va essayer de mettre fin aux grèves soit jeudi soit vendredi et négocier. « La vraie difficulté, pour la CGT, d’après le quotidien Libération, sera d’obtenir dans la négociation des concessions suffisantes pour calmer ses troupes. »
Thibaut s’est jusqu’ici abstenu de s’engager publiquement, mais a laissé entendre qu’il allait dans cette direction. Entouré de caméras de télévision mercredi en tête du cortège parisien, il a expliqué qu’il voulait que la grève se poursuive jusqu’à ce que ses propositions reçoivent « une réaction officielle du gouvernement. »
« La CGT a fait des propositions, » a-t-il dit, « nous attendons la réaction officielle du gouvernement. On devrait recevoir un courrier matérialisant la position du gouvernement. Nous verrons ce qu'il y a dans ce courrier. Je ne peux pas dire à ce stade si le conflit va s'arrêter. »
Des commentaires similaires ont été faits par Didier Le Reste, dirigeant de la CGT cheminots. Quand on lui a demandé si la grève allait se poursuivre, il a répondu « beaucoup dépendra de la réponse du gouvernement. »
Le président Sarkozy a déjà donné l’instruction au ministre du Travail d’envoyer aux syndicats une lettre de proposition de méthode, car, selon les dires du porte-parole du président, David Martinon, il existe une « opportunité pour que l'esprit de responsabilité l'emporte dans le conflit sur la réforme des régimes spéciaux. »
Mercredi encore, le premier secrétaire du PS François Hollande a souhaité qu’« on en termine dès ce soir » avec la grève. « Si le conflit dure, ça va gêner les usagers. Donc je souhaite, j’exige même maintenant, qu’on rentre dès ce matin dans un processus de négociation entreprise par entreprise. »
Si les syndicats mettent fin à la grève, cela représenterait une trahison historique. Ils donneraient à Sarkozy et à son gouvernement la possibilité d’isoler et de monter les uns contre les autres ceux qui sont touchés par cette « réforme » et de faire de la suppression des régimes spéciaux le point de départ d’attaques tous azimuts sur l’ensemble de la classe ouvrière.
Le quotidien conservateur Le Figaro, qui fait fonction de porte-parole de la campagne contre la grève, est bien conscient de la signification plus large de la confrontation actuelle. Dans un éditorial de mercredi, il a, à nouveau, insisté pour dire à quel point une percée contre les cheminots était essentielle pour mener à bien toutes les autres « réformes » du gouvernement. « Mener cette réforme-là, c’est se donner les moyens de mener toutes les autres, » a expliqué le journal.
Note de P&P : La France va écrire dans les jours qui viennent une page essentielle de son histoire.
La réthorique financière avancée par le gouvernement n'a pas de sens (que représentent 5 milliards d'euros face aux 1500 milliards d'euros de budget annuel de l'état ?).
L'enjeu est bien plus important, il est symbolique, psychologique et idéologique. Si Nicolas Sarkozy arrive à réduire encore la retraite modeste des fonctionnaires français au même moment où il augmente son salaire vers des montant délirants, il nous fait implicitement accepter l'inégalité, il piétine le lien social, il fait de l'injustice la normalité, il brise l'espoir et la force des dynamiques du peuple, il annihile la solidarité qui lie encore la société française.
Si la France perd ce combat contre les petits tyrans du gouvernement alors la voie vers la destruction totale des acquis sociaux et des libertés individuelles sera grande ouverte.
S'enchaîneront alors rapidement : la généralisation de nouveaux contrats de travail précaire, l'intégration au système libéral de l'Europe, le démantèlement du système de santé public, la privatisation de ce qu'il reste des entreprises publiques, la réduction supplémentaire des droits de chômage, de formation et de retraite.
Nous nous rapprocherons alors à grand pas du rêve de M. Sarkozy et du cauchemar de tout individu dont la conscience fonctionne encore : l'horreur de l'individualisme matérialiste et de son porte drapeau, les Etats-Unis.
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