18.03.2009
Trois raisons pour lesquelles JFK a été assassiné
Len Hart
The Existentialist Cowboy
Mercredi 24 septembre 2008

Tout comme l’Empire romain, les États-Unis sont, pour toujours, marqués par le meurtre. Dans nos vies, les meilleurs et les plus brillants sont exterminés devant nos yeux par la pratique lâche, invisible, indistincte du mal à l’état pur, et par la marque de de la plus vile ambition. Ceux qui ont bénéficié le plus du meurtre de JFK en sont très certainement coupables.
JFK a essayé d’ôter le pouvoir de la Fed (Réserve fédérale des États-Unis, NDLR), d'abolir l’allocation d‘épuisement du pétrole et de « briser la CIA en mille morceaux ». Aucun président depuis n’a osé agacer autant de gens puissants et impitoyables. « Qui bono ? » ( à qui profite le crime..? NDLR)
JFK a essayé d’ôter à la Réserve Fédérale son pouvoir de prêter de l’argent au gouvernement avec intérêts.
L’action aurait court-circuité la Fed en rendant au gouvernement le pouvoir et l’autorité d’émettre la monnaie. L’Ordre exécutif 11110 a donné au gouvernement la capacité de créer sa propre monnaie – supportée par l’argent [En tant que métal – NdT] ! Cela aurait pu mettre la Fed en faillite.
Contexte et notions de base en économie : pour payer ses factures, le gouvernement étasunien emprunte de l’argent à la Réserve Fédérale de New York. Les billets de la Réserve Fédérale ne sont soutenus par quoi que ce soit. Les « certificats d’argent » émis sous l’autorité de l’ordre de JFK auraient été soutenus par l’argent métal détenu par le gouvernement. S’il y en avait eu suffisamment en circulation, le gouvernement n’aurait plus emprunté à la Fed pour payer ses obligations. Il l’aurait fait avec des « certificats d’argent » émis par le gouvernement lui-même.
Comme toute marchandise, les billets de la Réserve Fédérale sont sujets aux lois de l’offre et la demande. La demande pour les billets de la Réserve Fédérale aurait pu s’effondrer. La Fed elle-même aurait pu être poussée à la faillite.
L’Ordre exécutif 11110 aurait pu empêcher la dette nationale d’atteindre son niveau actuel. Il aurait rendu au gouvernement la possibilité de rembourser sa dette, sans avoir à emprunter des « billets » sans valeur à la Fed et avoir à les rembourser plus tard avec intérêts.
L’Ordre exécutif '11110 n’a jamais été abrogé. On se demande pourquoi aucun autre président n’a jamais pris la peine de l’utiliser. Se pourrait-il que cela ait un rapport avec le fait que l’ordre de JFK l’ait rendu très, très impopulaire dans tout l’establishment bancaire ? En fait, JFK a été brutalement assassiné à Dallas juste cinq mois après avoir émis cet ordre. Les certificats d’argent ne furent plus émis. L’argent facile pour la Fed était resté intact.
L’ « arrangement » préféré de la Fed lui permet de créer littéralement l’argent qu’elle prête au gouvernement avec intérêts.
Les propriétaires privés de la Réserve Fédérale n’ont pas un milliard de dollars à prêter au gouvernement, ni n’en ont besoin. Tout ce qu’ils font c’est de le créer, via une écriture comptable, et émettre un chèque à l’ordre du gouvernement étasunien comme un prêt en échange d’obligations étasuniennes. Le gouvernement étasunien a son compte bancaire à la banque de la Réserve Fédérale, il est donc très facile d’encaisser ce chèque (FDRS)
C’est un arrangement, sinon une escroquerie. Il est évident qu'aucun argent réel n’est échangé. On ne voit jamais les agents du gouvernement sortir des bureaux de la Fed – entourés de gardes armés – transportant des pièces en métal précieux, ou, bien sûr, quelque chose de valeur. La Fed crée une écriture dans ses livres ! Le gouvernement crée une écriture dans ses livres ! Et vous pensiez que deviez travailler dur pour gagner de l’argent !
« Si le peuple américain permet un jour aux banques privées de contrôler l’émission de la monnaie, d’abord par inflation, puis par déflation, les banques et les corporations qui croîtraient autour d’elles déposséderaient le peuple de toute propriété jusqu’à ce que leurs enfants se réveillent sans logis, sur le continent que leurs pères ont conquis. » (Thomas Jefferson) .
JFK a menacé d’abroger l’allocation d’épuisement du pétrole !
Il a toujours été question de « prix du pétrole » à la base et des profits qui s’accumulent chez « les grandes entreprises pétrolières » ! Ayant grandi au Texas, je peux attester de l’histoire suivante, très courte et révélatrice :
« Ross Sterling, l’ancien propriétaire de « Humble Oil », fut élu gouverneur du Texas et prit le poste le 20 janvier 1931. La Commission des Chemins de fer du Texas, sous le contrôle des grands producteurs de pétrole, essayèrent de limiter la production de pétrole (prorationing) dans les nouveaux terrains de l’Est du Texas. Le 31 juillet 1931, la Cour fédérale soutenue par un groupe de producteurs de pétrole indépendants décida que la Commission des chemins de fer du Texas n’avait pas le droit d’imposer un prorationing (obligation de production, NDLR).
Les grandes compagnies de pétrole comme la Humble Oil étaient en faveur du prorationing et Sterling subit de fortes pressions pour intervenir. Le 16 août 1931, Sterling déclara la loi martiale dans les comtés de Rusk, Upshur, Gregg et Smith. Dans sa proclamation, Sterling déclara que « les producteurs de pétrole indépendants dans ces comtés étaient dans un état d’insurrection » et que « l’exploitation imprudente et illégale du pétrole devait être arrêtée jusqu’à un temps où les dites ressources pourraient être proprement conservées et développées sous la protection des autorités civiles. »
Sterling ordonna ensuite au commandant de la Garde Nationale, Jacob F. Wolters, de fermer sans délai chaque puits de pétrole et/ou puits de gaz naturel. » Wolters qui était le lobbyiste en chef de plusieurs compagnies de pétrole majeures au Texas, fut immédiatement d’accord avec cette décision. Wolters utilisa plus d’un millier de soldats pour s’assurer que les puits de pétrole dans l’Est du Texas cessent la production. La Commission des Chemins de fer du Texas avait maintenant sous contrôle ferme les champs de pétrole les plus prolifiques au monde. Elle contrôlait maintenant la fourniture du pétrole aux États-Unis. Et résultat, le prix du pétrole commença à croître. (L’industrie pétrolière texane et l’assassinat de JFK)
Humble devint plus tard « Exxon ». Il ne s’agit pas seulement de prix mais de profits. Exxon se garantissait littéralement des profits énormes grâce à un tour de passe-passe comptable : « l’allocation d’épuisement du pétrole » est comme une dépréciation, mais de plus c'est un concept abstrait. La dépréciation est souvent visible. Les machines s’usent, la perte d’utilité est réelle. D’un point de vue comptable, « l’allocation d’épuisement du pétrole » est juste un remboursement énorme, littéralement un paiement pour du pétrole que vous NE TROUVEREZ PAS PLUS TARD ! Maintenant – comment aimeriez-vous être payé MAINTENANT pour l’argent que vous NE GAGNEREZ PAS PLUS TARD quand l’affaire que vous avez MAINTENANT n’est plus profitable ?
Bonne affaire, peut-être la meilleure de toutes les bonnes affaires réalisées par la Fed. Je ne vois pas d’autre industrie qui ait réussi aussi efficacement à ébranler le gouvernement. Je peux penser à quelque affaire dans lesquelles vous êtes payés en avance de l’argent que vous ne gagnerez pas dans l’avenir.
En 1962, JFK scella son destin. Il décida de prendre en main l’industrie du pétrole du Texas. Il persuada le Congrès de « supprimer la distinction entre les profits rapatriés et les profits réinvestis à l’étranger ». La loi s’appliqua à toutes les industries mais sembla ne pas affecter l’industrie du pétrole. Les grands pontes du pétrole du Texas observèrent la chute de moitié (soit de 30 à 15 %) des profits des investissements étrangers.
En tant que président, Lyndon B. Johnson, abandonna les plans pour abolir la vache sacrée de l’industrie du pétrole, la vache qu’elle trayait régulièrement. L’allocation d’épuisement du pétrole ne fut abrogée qu’à la présidence de Jimmy Carter qui est toujours injurié au Texas. On ne soupçonnerait jamais que Carter fait partie des MEILLEURS présidents en termes de performance économique. Sur ce point, Carter fait partie des chanceux ; ce n’est que son « passé historique » qui a été assassiné.
JFK a menacé de « briser la CIA en mille morceaux »
Nous savons que la CIA avait comploté avec des « exilés cubains » en Floride pour aider à l’invasion de Cuba. Les deux entités agissaient sans l’autorisation du gouvernement, sans déclaration de guerre du Congrès qui seul a le pouvoir de déclarer la guerre – du moins c’est ce que dit ce « fichu morceau de papier », la constitution des États-Unis.
De toute évidence, à cause de Cuba, la CIA était plus motivée à assassiner JFK que l’était Lee Harvey Oswald. La CIA voyait Kennedy comme une menace pour la « sécurité nationale » et, du point de vue CIA/exilés cubains, il le prouva lorsqu' il refusa d’ordonner un soutien aérien pendant l’invasion de la Baie des Cochons. L’axe CIA/exilés cubains ne pardonna jamais à JFK cet « acte de trahison ».
C’est à ce moment de notre histoire que le nom de George Bush apparaît. C’était en 1959 – l’année où Fidel Castro prit le pouvoir à Cuba – que George Bush mit sur pied « Zapata Offshore » au sein d' un siège social à Houston.
« George doit avoir été un fréquent visiteur de la Nouvelle Orléans. A cause de sa propriété familiale sur Jupiter Island, il aurait aussi été un fréquent visiteur de la région de Hobe Sound. Et puis, il y avait les opérations de forage de Zapata Offshore dans le détroit de Floride. Sur toutes ces activités, les documents biographiques officiels et les rapports annuels de Zapata Offshore sont extrêmement obscurs.
….
Selon Joseph McBride de The Nation, « une source, qui a des liens étroits avec la communauté du renseignement, confirme que Bush commença à travailler pour l’agence en 1960 ou 1961, utilisant son entreprises pétrolière comme couverture pour des activités clandestines. » Au moment de l’assassinat de Kennedy, nous avons un document officiel du FBI qui fait référence à « M. George Bush de la Central Intelligence Agency, » et malgré des démentis officiels, il y a toutes les raisons de penser qu’il s’agit bien de l’homme de la Maison Blanche. Le mystère de George Bush en tant que possible agent secret s’articule sur quatre points, dont chacun représente un des grands scandales politiques et d’espionnage de l’histoire étasunienne d’après-guerre. Ces quatre points cardinaux sont :
1. L’invasion avortée de Cuba à la Baie des Cochons, lancée les 16-17 avril 1961, préparée avec l’aide de la « Station de Miami » de la CIA (connue aussi sous le nom de code JM/WAVE). Après l’échec des débarquements amphibies de la Brigade 2506, Miami station sous le leadership de Theodore Shackley, devint le centre de l’Opération Mongoose, une série d’opérations secrètes dirigées contre Castro, Cuba, et peut-être d’autres cibles.
2. L’assassinat du président John F. Kennedy à Dallas le 22 novembre 1963 et la dissimulation des vrais responsables de ce crime.
3. Le scandale du Watergate, commençant avec une visite en avril 1971 à Miami en Floride de E. Howard Hunt au dixième anniversaire de l’invasion de la Baie des Cochons pour recruter des agents pour l’Unité des Investigations Spéciales de la Maison Blanche (les « plombiers » et plus tard les cambrioleurs du Watergate) parmi des vétérans cubains/américains de la baie des Cochons.
4. L’affaire Iran-Contra, qui devint un scandale public au cours des mois d’octobre-novembre 1986, dont plusieurs des figures centrales, comme Felix Rodriguez, étaient aussi des vétérans de la Baie des Cochons.
Le rôle de George Bush dans l'affaire du Watergate et le complexe surprise/Iran-Contra d’octobre sera traité en détail plus loin dans ce livre. Pour l’instant, il est plus important de voir que trente ans d’opérations secrètes, à beaucoup de points de vue, forment un seul ensemble continu. C’est particulièrement vrai pour les dramatis personae . Georgie Anne Geyer désigne l’évidence dans un récent livre : « …un cadre cubain tout nouveau apparaît maintenant de la Baie des Cochons. »
Les noms Howard Hunt, Bernard Barker, Rolando Martinez, Felix Rodriguez et Eugenio Martinez vont apparaître au cours du quart de siècle suivant, souvent de manière décisive, à maintes reprises dans les plus dangereuses crises de politique étrangère de l’Amérique.
Il y eut des missions par avion de Cubains pour la CIA au Congo et même pour des Portugais en Afrique ;
1. Des Cubains étaient les cambrioleurs du Watergate ; des Cubains ont joué un rôle clé au Nicaragua, dans l’Irangate, dans l’action américaine dans le Golfe Persique.
2. Felix Rodriguez nous dit qu’il a été infiltré à Cuba avec les autres membres de la « Grey Team » en conjonction avec les débarquements de la Baie des Cochons, c’est le même homme que nous retrouverons diriger les fournitures contra en Amérique Centrale durant les années 1980, travaillant sous la supervision directe de Don Gregg et George Bush.
3. Théodore Shackley, le chef de station JM/WAVE, apparaîtra plus tard dans la campagne présidentielle de Bush en 1979-80.
…
Le document du FBI identifiant George Bush comme agent de la CIA en novembre 1963 a été d’abord publié par Joseph McBride dans The Nation en juillet 1988, juste avant que Bush ne reçoive la nomination républicaine pour la présidence. La source de McBride a observé : « Je sais que [Bush] a été impliqué dans les Caraïbes. Je sais qu’il a été impliqué dans la suppression de d’éléments après l’assassinat de Kennedy. Il y avait une très nette inquiétude du fait que des groupes cubains allaient attaquer Castro et essaient de faire accuser la CIA. » (Webster G. Tarpley & Anton Chaitkin, George Bush : The Unauthorized Biography – chapitre VIII-b – La Baie des Cochons et l’assassinat de Kennedy.)
J’ai récemment cité le résumé d’Albert Speer du Troisième Reich, qu’il a servi admirablement pendant si longtemps, avec la meilleure architecture fasciste dont le Mark pouvait rêver ! Speer a résumé le Troisième Reich. Il a dit qu’il avait été bâti sur des platitudes creuses, sans significations. La même chose peut être dite du Parti Républicain en Amérique :
« Le discours inaugural de George Bush du 21 janvier 1989 fut globalement un oratoire éminemment fade et oubliable. Le discours fut pour sa plus grande part un rabâchage de sa campagne électorale, avec les références rituelles à « un millier de points de lumière » et la promesse creuse quand il parla de l’inondation de drogue qu'il aurait combattue durant la plus grande partie de la décennie…
La performance de Bush durant la crise de Panama fut particulièrement sinistre à cause du déséquilibre mental clairement émergeant du président. Plusieurs crises durant les conférences de presse de Noriega avaient semblé être d’authentiques coups de sang publics. Les obsessions racistes et sexuelles atteignaient la masse critique dans le subconscient de Bush. Ces grossièretés n’ont pas reçu l’attention qu’elles auraient méritée de la part des journalistes, des commentateurs de la télévision et des experts, qui préféraient plutôt les ignorer soigneusement.
Ce fut durant ces journées déclinantes de 1989 que la désintégration mentale de Bush devint certaine, annonçant les plus grandes colères à venir. »
Chapitre XXIII, La fin de l’histoire
Comment nous rappellerons-nous la « présidence » depuis le meurtre de JFK ? Je me rappellerai ces années pour ce qui n’a pas été accompli parce que JFK a été assassiné – les rêves qui sont toujours inaccomplis, les espoirs qui ont été déçus ! Je me rappellerai une domination du Parti Républicain distinguée par sa célébration de la médiocrité. Je me rappellerai un Parti Républicain qui a récompensé la malhonnêteté et transformé le mal en banalité. Il a fallu une horrible guerre et des millions de mort pour écraser le Troisième Reich ! Que faudra-t-il pour écraser la souveraineté oppressive du Parti Républicain de cinquante années ? S’il vous plait dites-le moi ! Nous avons du pain sur la planche.
Traduction : Henri R. pour Futur Quantique
Toute l’affaire de la Baie des Cochons
14:17 Publié dans Ponérologie étasunienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cia, jfk, kennedy, johnson, dallas, texas, exxon, fed
16.11.2008
Etats-Unis: faillite de deux banques régionales, les 18e et 19e de l'année

Le siège du FDIC (Federal Deposit Insurance Corporation)
© AFP/Archives Karen Bleier
Les banques régionales américaines Franklin Bank et Security Pacific Bank ont été fermées par les autorités de tutelle, devenant les 18e et 19e établissements à faire faillite depuis le début de l'année aux Etats-Unis, a annoncé vendredi l'agence gouvernementale FDIC.
Franklin Bank, basée à Houston (Texas), contrôlait au 30 septembre quelque 5,1 milliards de dollars d'actifs, a précisé la FDIC, l'agence chargée de garantir les dépôts bancaires.
Ses dépôts, de 3,7 milliards de dollars, et ses 46 agences bancaires seront repris par une autre banque texane, Prosperity Bank. Celle-ci rachètera environ 850 millions de dollars des actifs de Security Pacific Bank (pour l'essentiel des crédits qu'elle a alloués).
Security Pacific Bank, basée à Los Angeles (Californie), disposait au 17 octobre de 561 millions de dollars d'actifs.
Ses dépôts, de 450 millions de dollars, et ses quatre agences seront repris par une autre banque californienne, Pacific Western Bank. Celle-ci rachètera moins d'un dixième des actifs de Security Pacific Bank, soit 52 millions de dollars.
Dans les deux cas, la FDIC a indiqué qu'elle allait "conserver les actifs restants pour s'en débarrasser plus tard".
La FDIC, qui assure les dépôts de plus de 8.000 banques à travers le pays, a estimé que ces faillites auraient pour elle un coût de respectivement 1,4 à 1,6 milliard de dollars, et 210 millions de dollars.
Article original : Le Point
Note de PP : Au-delà de l’annonce de ces faillites en plein week end, il est intéressant de constater que ces deux banques ont été rachetées par d’autres banques.
Ce type de manoeuvre n'est pas une première dans la sphère bancaire. La Reserve fédérale de New York et JP Morgan Chase ont volé au secours de la banque d’affaires Bear Stearns en mars 2008
En août 2008 la société de capital-investissement américaine Lone Star rachète à la casse 90.8% du capital de la petite banque IKB qui selon la thèse officielle avait pris trop de risque sur les subprimes (c'est bien la seule).
HBOS le principal prêteur hypothécaire au Royaume-Uni a été sauvé par Lloyds TSB.
En octobre 2008, BNP rachète Fortis tandis que les « actifs douteux » de Fortis seront rassemblés dans une structure indépendante dont la charge sera supporté par l’Etat belge (privatisation des profits, nationalisation des pertes, rien de nouveau sous le soleil).
Bank of America rachète Merril Lynch la troisième banque d’affaires de la planète pour 44 milliards de dollars.
Force est de constater qu'en ces temps d'hyper crise bancaire où chaucn semble au bord de la faillite les fusion-acquisitions vont bon train. N’est-il pas paradoxal à l’heure où les banques croulent sous les actifs pourris qu’elles soient en mesure de mettre des milliards sur la table pour racheter des concurrentes ?
Finalement ce phénomène de concentration pourrait bien être délibérement orchestré grâce en particulier au plan Paulson. Ainsi assisterions-nous à la mise en place progressive d’un monopole bancaire mêlant sphère publique (gouvernement, fonds des contribuables,…) et sphère privée (banque fédérale, banques d’investissement,…)
Le plan Paulson soutiendrait les banques « amies » (qui seront les futurs piliers de ce cartel bancaire) leur permettant de financer le rachat de concurrents faillitaires.
Parallèlement le plan Paulson devrait continuer à favoriser les élites et à plonger un peu plus le peuple étasunien dans la misère. En effet l’essentiel des activités financières actuelles outre-atlantique vise à racheter les actifs « pourris ».
Sans nul doute seules les banques faisant partie des élus auront droit à ses rachats. Grace à la complexité de ces actifs et la difficulté à évaluer leur niveau de risque, il sera aisé qu’à l’issue de rachat massif d’actifs (avec l’argent des contribuables étasuniens) les quelques produits qui auront de la valeur soient revendus à vil prix aux banques « amies ».
On peut également craindre que la FDIC (fonds public de garantie des dépôts bancaires) arrivera tout ou tard au bout de ses capacités de sauvetage vu le rythme des faillites bancaires qui devrait encore accélérer en 2009. Alors l’illusion des dépôts garantis invoquée par les politiciens étasuniens et européens pourrait voler en éclat.
20:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fdic, faillites, banques, crise, subprimes, fed
10.09.2008
Manipulations du cours de l'or
Depuis maintenant plusieurs années, un certain nombre de personnes dans l'arène financière allèguent qu'il existe une conspiration active dont le but est d'étouffer le prix de l'or. Certains voient cela comme une affaire sinistre se tramant en coulisses. D'autres prétendent que c'est simplement la manière dont marche le monde et que cela se passe au grand jour, si seulement on sait où regarder.
Parmi ces derniers, il y a le Gold Anti-Trust Action Committee (GATA), source d'une grande partie de ce qui a déjà été écrit sur le sujet au cours des dernières années. Afin de mieux comprendre leur point de vue, nous avons envoyé Doug Hornig interviewer Chris Powell, cofondateur, secrétaire et trésorier du GATA.
Doug Casey
Le GATA, nous dit Chris, s'intéresse à la politique publique de truquage, ou de « régulation », si vous préférez être poli, des marchés des changes et plus particulièrement de l'or, par les banques centrales.
« Et nous n'avons pas besoin de spéculer quant à ce qu'ils font, car ils l'ont déjà confessé de plusieurs manières. Bien sûr, ils ne l’ont pas clairement expliqué aux gens. Ils ne font pas le tour des médias pour leur demander de comprendre ce qu’ils font. Mais si vous êtes assez attentifs, vous pourrez trouver ces confessions un peu partout. »
Nous avons demandé à Chris de définir précisément qui ils sont.
« Les banques centrales et leurs agents, les banques d'affaires, nous a-t-il répondu. « Les banques centrales comprennent la Banque Centrale Européenne (BCE) ainsi que celles de presque tous les pays européens, dont l'Angleterre, ainsi que la Réserve Fédérale et le ministère des Finances des États-Unis. En fait, ce sont tous les grands possesseurs d'or occidentaux. Chacun communique directement avec l’autre, ainsi que par l'intermédiaire de la BIS, la Bank for International Settlements (qui fait par ailleurs l'objet d'un article, La banque la plus puissante dont vous n'ayez jamais entendu parler, dans le numéro du 7 mars 2006 de What We Now Know). »
Le monde des mouvements monétaires internationaux peut parfois être déroutant, même pour ceux d'entre nous qui le suivent régulièrement, nous nous sommes donc demandés également ce que sont les banques d'affaires. Chris nous a expliqué qu'elles peuvent effectivement être des banques d'affaires, mais que leur définition est en réalité plus large.
« Une banque d'affaires est n'importe quelle maison d'investissement qui travaille dans le marché de l'or, vend, achète, emprunte ou prête de l'or. Elle n'a pas besoin d'être une « vraie banque ». Cela peut être une grande société de courtage telle que Goldman Sachs. »
Cela a entraîné la question de savoir qui manipule le marché, ce qui a soulevé plus de questions que de réponses : Que font-ils ? Comment le font-ils ? Et pourquoi le font-ils ? Chris a d'abord répondu à la première.
« Il existe parmi les banques centrales un plan de régulation du marché des changes, coordonné dans une certaine mesure par la BIS, dans laquelle toutes les banques centrales sont représentées. Ces dernières l'ont parfaitement reconnu.
« Je me suis penché sur le sujet pour la première fois aux alentours de 1998, lorsque j'ai commencé à lire les écrits de Bill Murphy (trader de contrats à terme, et cofondateur du GATA). Il tempêtait contre ce qu'il voyait de collusion pour étouffer le prix de l'or et de l'argent, laquelle semblait impliquer toujours les mêmes suspects, Goldman Sachs, Morgan Chase, Citibank et d'autres institutions de ce genre. Après qu'il ait continué ainsi pendant quelques mois, je lui ai envoyé un e-mail en lui disant qu'il semblait exister beaucoup de preuves indirectes pour étayer sa thèse, mais que si cette dernière était vérifiée, elle violerait la loi antitrust américaine, le Sherman Act, le Clayton Act, ainsi que d'autres.
« Ces lois interdisent toute collusion afin d’interférer avec le prix de n'importe quel bien en libre-échange. C'est exactement ce que font les banques avec l'or. »
Chris et Bill ont créé le GATA afin d'essayer de faire prendre conscience aux gens de ce qui se passait, et s’ils le pouvaient, de pousser les organismes de contrôle du gouvernement à faire quelque chose. Une tâche difficile, étant donné que le ministère des Finances était complètement absorbé par toute l'affaire.
Lorsque les deux hommes se mirent au travail et commencèrent à publier sur Internet, d'autres personnes qui s'étaient intéressées au sujet se firent connaître et contribuèrent au GATA de leurs propres preuves et recherches.
« Il est embarrassant d'admettre », déclare Chris, « qu'il nous a fallu quelques années pour comprendre que les banques d'affaires servent simplement de façade aux banques centrales, en leur fournissant une couverture dans le marché de l'or. Ce dont nous nous plaignions était effectivement vrai, mais ce n'était pas une violation ordinaire de la loi antitrust ; tout simplement, des entités en théorie privées prêtaient une couverture aux politiques internationales des banques centrales et des ministères des Finances. » En d'autres termes, les banques centrales décident du prix de l'or, et les banques d'affaires exécutent les souhaits des banques centrales.
Le GATA pense que la couverture sous laquelle les banques centrales agissent a été si totalement dévoilée qu’on ne peut manquer de le remarquer, à moins de fermer volontairement les yeux. Et il se sert de ce qui a été dit publiquement pour soutenir sa thèse.
Par exemple, certains mots clés ont été prononcés par l'ancien président de la Fed, Alan Greenspan, lorsqu'il est apparu devant le Congrès en juillet 1998. Greenspan expliquait pourquoi la CFTC (Commodity Futures Trading Commission) ne devait pas s'occuper de la réglementation des produits dérivés échangés sur le marché de gré à gré.
Greenspan argumentait qu’ « il n'y a aucune raison de croire que les swaps d'actions ou les produits dérivés de crédits peuvent influencer davantage le prix des actifs sous-jacents que ne le fait le trading conventionnel de valeurs. »
On pourrait penser Greenspan coupable d'une surprenante naïveté, ou peut-être de quelque chose un peu plus sinistre, mais nous en reparlerons un autre jour. Ce qui est important de noter ici, c'est que l'or, en plus d'être une monnaie fondamentale, est également une matière première, et en tant que telle, il est de la responsabilité de la CFTC de surveiller le marché de l'or.
Il a écarté la nécessité pour la CFTC de réguler les produits dérivés de l'or, expliquant au Congrès qu'il n'y avait rien à craindre, car « les banques centrales se tiennent prêtes à louer des quantités plus importantes d'or au cas où son prix augmenterait. »
Oups. Je parie qu'il regrette que cela lui ait échappé. Comme Chris le fait remarquer, « Greenspan était en train d'expliquer au Congrès que le but du leasing de l'or n'était pas ce que les banques centrales avaient dit au monde entier, à savoir gagner un peu d'argent sur un actif mort. Le vrai but du leasing de l'or était d'en étouffer le prix. Ses remarques se trouvent toujours sur le site Internet de la Réserve Fédérale. » (C'est le cas, nous avons vérifié).
Il existe d'autres confirmations du plan de truquage des prix par les banques centrales, par exemple, l'aveu plutôt évident de William R. White, président du département monétaire et économique de la BIS. Fin juin 2005, White a ouvert la quatrième conférence annuelle de la BIS sur le thème « Passé et Avenir de la Coopération entre les Banques Centrales », une élite réunissant « les banques centrales et les intellectuels ». Parmi ces derniers, se trouvaient « des économistes et historiens de l'économie », ainsi que pour la première fois, « des experts en politique intéressés par les processus politiques et autres, ainsi que par le développement d'institutions visant à supporter de tels processus. »
Le discours de White énumérait cinq « objectifs intermédiaires de la coopération entre les banques centrales ». Le cinquième et dernier de ces objectifs consistait à « fournir des crédits internationaux et des efforts conjoints afin d'influencer les prix des actifs (plus particulièrement ceux de l'or et des échanges internationaux) lorsque les circonstances les feront juger utiles. » (Les italiques sont de nous.)
Utiles à qui ? En tout cas, probablement pas à l'investisseur moyen.
Ensuite, il y a l'accord de Washington, signé en septembre 1999 par les représentants de la BCE et des banques centrales d'Autriche, de Belgique, de Finlande, de France, d’Allemagne, d'Irlande, d’Italie, du Luxembourg, des Pays-Bas, du Portugal, de l’Espagne, de la Suède, de la Suisse et de l'Angleterre, accord expliquant comment les banques coopèreraient à la régulation du marché de l'or. (L'accord a été annoncé aux États-Unis, et bien que ces derniers ne soient pas signataires, on peut considérer qu'à défaut d'y participer directement, ils le soutiennent). En outre, l'accord définit une limite à la quantité totale d'or pouvant être vendue chaque année par l'ensemble des banques.
La prétendue raison de l'accord de Washington était de contrôler la quantité d’or vendue par les banques centrales, afin de maintenir un prix élevé et de protéger la valeur des réserves d'or de ces banques. Cela fait sens. De plus, il servirait de mécanisme d'autocontrôle pour les signataires, dans le cas où l'un d'entre eux serait tenté d'en vendre trop.
Mais Chris n'y croit pas.
« Je pense que les raisons qu'ils ont données étaient très fourbes », dit-il, « et qu'elles étaient en fait le contraire de ce pourquoi cet accord a été conclu. Ils ont dit qu'ils allaient réguler le marché de l'or en coordonnant leurs ventes et leur leasing afin de soutenir son prix. En réalité, je pense qu'ils voulaient contrôler le prix de l'or, s'assurer que ce contrôle de leur échappe pas, protéger leurs agents, les banques d'affaires, et les positions courtes dans l'or que ces banques ont prises sur l'ordre des banques centrales. »
En d'autres termes, ils voulaient maintenir le prix de l’or plus bas que ce qu'il ne devrait être.
Chris voit cet accord comme un écran de fumée, une manière de tromper tout le monde, excepté les initiés, quant à ce qui se passe réellement. Il permet aux banques centrales de dire qu'elles prennent l'initiative de limiter les ventes d'or, ce qui est vrai en ce qui concerne l'or physique. Mais tandis qu'elles font cela d'un côté, elles font monter le prix de l'action dans les marchés dérivés (les ventes à terme, les options, les swaps et les ventes à découvert), maintenant ainsi le prix de l'or artificiellement bas.
Cet argument est appuyé par les statistiques de la BIS, qui montrent que les transactions des dérivés de l'or sont passées de 234 à 354 milliards de dollars au cours du premier semestre 2006, un record. Cependant, la progression a été très irrégulière. Pour toute l'année 2005, l'activité des dérivés a en réalité chuté. Ainsi, il est difficile de tirer une conclusion définitive.
Néanmoins, l'argument selon lequel les banques centrales ont travaillé dur afin d'étouffer le prix de l'or est recevable. Afin de comprendre pourquoi les banques feraient une telle chose, au lieu d'agir pour ce qui, de l'extérieur, semblerait servir leurs intérêts, il faut comprendre ce qui se passait en coulisses pendant le long marché baissier de l'or.
Chris explique : « Je suis convaincu que l'objet du plan d'étouffement du prix de l'or n'était en réalité pas l'or lui-même. L'or n'était que la partie visible de l'iceberg. L'objectif était de booster le marché obligataire du gouvernement, de maintenir les taux d'intérêt à un bas niveau et de donner l'illusion d'un dollar fort ».
Afin d'accomplir cela, il fallait que les banques centrales incitent les banques d'affaires à coopérer, ce qu'elles ont fait.
« En vendant l'or à découvert », nous explique Chris, « les banques d'affaires ont trompé le monde quant au niveau d'inflation et d'augmentation de la masse monétaire, et au fond, elles ont vendu l'or à découvert afin d'acheter des obligations au gouvernement américain et d'empocher la différence. Si vous êtes certain que le prix de l'or est en train de baisser, vous le vendez à découvert et utilisez les recettes pour acheter des obligations du gouvernement. Vous obtenez 5 % sur les obligations du gouvernement, et le prix de l'or perd 5 % par an, ce qui vous permet de clore profitablement le découvert, et d’effectuer une transaction sans risques. Vous obtenez 10 %, tant que les banques centrales veulent bien vous soutenir en vendant plus d'or afin de continuer à faire descendre son prix. Et je pense que tout le monde se satisfaisait de cela. Les institutions financières, recrutées en tant qu'agents des banques, étaient satisfaites de leurs profits faciles. Le ministère des Finances était satisfait parce que cela boostait le prix des obligations et maintenait les taux d'intérêt à un niveau bas. Et le monde entier était trompé quant à l’augmentation massive de la masse monétaire. Ça a marché pendant un temps, jusqu'à ce qu’ils ne commencent à s'inquiéter de la diminution de leurs réserves d'or. »
Les réserves diminuent-elles vraiment ? , avons-nous demandé.
« C'est la question à 10 milliards », nous répond Chris. « Le problème, c'est que Fort Knox n'a pas été audité depuis le gouvernement Eisenhower. Aujourd'hui, les banques centrales prétendent posséder plus de 30 000 t d'or dans leurs coffres, mais nos recherches ont trouvé beaucoup de double comptage, et en fait, il y a quelques mois de cela, le FMI lui-même a publié un papier qui admettait que les règles autorisaient les banques membres à procéder au double comptage de l'or. »
Par double comptage, nous avons supposé qu'il voulait dire que ces banques comptaient à la fois l'or physique et l'or en leasing. « C'est correct », répond-il, et il ajoute en plaisantant que « la distribution réelle des réserves d'or dans les banques centrales occidentales est un secret mieux gardé que les plans de construction de l'arme nucléaire, que l'on peut aujourd’hui trouver sur Internet. Vous ne saurez jamais exactement où se trouve tout l'or et qui le possède réellement. »
La question de savoir qui possède l'or est très importante, et elle brouille réellement les cartes. A cause des swaps d’or, il est difficile de savoir qui possède quoi et où. Nous avons demandé à Chris de nous expliquer ce qu'est un swap.
« C'est tout simplement un échange. Imaginons que la Bundesbank et le ministère des Finances américain sont au téléphone. Le ministère des Finances américain dit à la Bundesbank : « écoutez, le prix de l'or est un petit peu haut, nous aimerions en vendre 20 t au cours du mois prochain afin de le faire baisser, ou au moins d'en mettre 20 t en leasing. Pourriez-vous le faire de chez vous pour que nos traces n'apparaissent pas dans la transaction ? En retour, nous en mettrons 20 t à votre nom dans le dépôt de West Point ». La Bundesbank répond : « Aucun problème ». Ils se débarrassent de 20 t en Europe via la London Bullion Market Association, et ils reçoivent un message du ministère des Finances américain qui dit : « Très bien, vous avez maintenant ces lingots à votre nom dans le coffre de West Point ». Et il est à espérer pour la Bundesbank que les lingots sont numérotés et qu'elle pourra venir les voir de temps en temps. »
Nous avons répondu que tout cela avait l'air très alambiqué. Ça a l'air difficile à coordonner.
« Pas vraiment », répond Chris. « Les banques centrales se parlent constamment, elles sont toutes membres de la BIS, qui compile des données très complètes sur les réserves d'or ainsi que sur les produits dérivés et le leasing.
Elles ont vraiment besoin de communiquer, car elles ont besoin de savoir à qui appartient l'or qui tombe aujourd'hui dans le gouffre des contrats à terme. Et la plus grande partie de l'or des banques centrales occidentales, ou en tout cas une grande quantité, est conservée par des trusts américains, que ce soit à Fort Knox, dans le sous-sol du ministère des Finances à New York, ou dans un coffre à West Point.
« D'ailleurs, l'or de West Point a été discrètement reclassifié il y a quelques années, passant de « réserve de lingots d'or » à « réserve de lingots d'or de garde ». Aucune raison n'a été donnée par l'Hôtel de la Monnaie, aucune indication quant à l'identité du possesseur de l'or dont nous avions la garde. Ensuite, en juillet 2001, l'Hôtel de la Monnaie a renommé 94 % des réserves d'or américaines en « stockage profond ». Allez savoir pourquoi ».
En repensant à tout ça, il nous semble que le ministère des Finances, la Fed et les banques centrales européennes adoptaient une attitude très dangereuse. Chris est d'accord et déclare qu’en réalité, le château de cartes s'est presque écroulé lorsque l'or a connu un pic à la fin de l'année 1999, à la suite de l'accord de Washington, et a engendré une courte bousculade.
Avec l'effondrement de Long Term Capital Management encore frais dans la mémoire des gens (il s'était produit seulement un an plus tôt), les banques centrales craignaient que la bousculade de l'or ne soit encore pire, faisant s'effondrer plusieurs des grandes maisons de trading et provoquant peut-être également un effet domino.
Selon les mots de Frank Veneroso, ancien consultant de la banque mondiale, c'était une « crise explosive des dérivés de l'or», et « le secteur public est intervenu pour la désamorcer ».
Et cette intervention fonctionna. L'or redescendit sous la barre des 300 $ et y resta pendant deux ans. Les traders purent relâcher leurs positions courtes sans subir des pertes trop importantes. Bien sûr, depuis lors, une augmentation constante de la demande a fait grimper le prix de l'or toujours plus haut. Le truquage du marché s'est révélé incapable de l'étouffer, mais a tout de même réussi à empêcher le métal d'atteindre son vrai point d'équilibre, selon Chris. Il pense qu’un jour, la situation va finir par basculer. Et à quoi cela ressemblera-t-il ?
“Je ne veux pas faire de prédiction quant à ce qui se passera, ni quand », dit-il. « Mais ce que je pense, c'est qu'un de ces jours, nous nous réveillerons et découvrirons que les banques centrales occidentales se sont rencontrées, peut-être aussi quelques banques centrales asiatiques, et qu'il y aura de nouveaux arrangements monétaires. Peut-être au nom de l'aide aux pays pauvres, les banques centrales vont acheter l'or à 1500 $ l'once ou quelque chose comme ça. Cela se produira probablement pendant la nuit, car je ne pense pas que les banques centrales puissent résister à la fuite régulière des monnaies papier vers les métaux-monnaie. S'ils le font pendant la nuit, tout le monde sera coincé dans le système fiduciaire, et on ne pourra pas y échapper. Soit vous aurez déjà votre or et votre argent, soit vous ne l'aurez pas, et il n'y aura aucune incitation à sortir du système des banques centrales. »
Cela résonna à nos oreilles comme une dévaluation soudaine et massive du dollar.
« Oui », dit Chris, « je m'attends à ça. En fait, c'est de cela dont il est question dans l'accord Plaza, conclu sous Reagan dans les années 80. C'était une dévaluation du dollar. Ils ne vous disent pas que ces choses vont arriver, ils vous disent qu'elles sont déjà arrivées. »
Comme jusqu'à maintenant, nous avions parlé des banques centrales et de la branche exécutive du gouvernement fédéral, nous lui avons demandé si le Congrès lui aussi est au courant de l’affaire.
« Les dirigeants du Congrès, oui », répond Chris. « Nous le leur avons dit. Un ami d'un ami a obtenu au GATA un entretien privé avec Dennis Hastert, président de la Chambre des représentants. La délégation du GATA a rencontré Hastert dans son bureau du Capitole le 10 mai 2000, et nous lui avons tout exposé, ainsi qu’à Spencer Bachus, membre du Congrès originaire de l'Alabama, qui a été président de la sous-commission qui avait compétence sur l'or et l'argent. Non que nous nous en ayons vraiment eu besoin ; quelques mois plus tard, j’en ai déduit que cette rencontre nous avait été accordée non parce que le président de la Chambre des représentants voulait entendre ce que nous avions à dire, mais plutôt parce qu'il voulait savoir ce qui fuyait de toute l’affaire, ce que les gens savaient, et à quel point toute la chose était compromise. Je ne peux pas dire exactement comment je sais cela, car cela mettrait mes sources en danger, mais faites-moi confiance, c'est la vérité.
Voyez-vous, en ce moment, le président de la Cour des Comptes des Etats-Unis ne cesse de répéter que nous sommes en faillite et qu'il faut faire quelque chose immédiatement. Donc, tout le monde au gouvernement sait ce qui se passe. Comme je l'ai dit tout à l'heure, je ne veux pas que le monde entier considère le GATA comme des paranoïaques de la conspiration. Nous voulons juste montrer les preuves qui circulent publiquement, demander aux gens d'approfondir la question et d'en tirer leurs conclusions. Nous essayons juste d'attirer l'attention sur les aveux qui ont déjà été faits. Et de faire en sorte que les gens regardent ces aveux sous une nouvelle lumière. Ou sous n'importe quelle lumière, en ce qui me concerne. »
Un homme averti en vaut deux. Ou comme dit Chris, soit vous avez votre or et votre argent, soit vous ne l'avez pas.
Article original : CaseyResearch
16:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : or, manipulation, marché, finance, investissement, fed, bce
07.08.2008
La cruelle vérité : comment payer l’université
Imaginez que vous soyez une femme de 24 ans, diplômée de l’université avec plus de 65 000 dollars de dettes.
A ce stade vous recherchez un premier emploi qui – si vous avez la chance de le trouver – pourrait vous rapporter 40 000 dollars par an.
Et vous vous trouvez coincée, avec des paiements mensuels de près de 600 dollars sur vos emprunts consolidés.
Ces remboursements représenteront plus du quart de votre paie, chaque mois, et ceci pendant 20 ans.
Est-ce que cet enseignement universitaire en vaut la peine ?
C’est une question que nombre de parents et d'enfants se posent, tandis que les coûts universitaires continuent d'augmenter deux fois plus vite que l’inflation.
En 2007-2008, le coût global moyen d'un enseignement universitaire privé est de 32 307 dollars par an. Dans une école publique, la moyenne est de 13 589 dollars par an. Nombre d’écoles coûtent beaucoup, beaucoup plus cher.
Étant donnés les temps économiques difficiles et les taux d’intérêt relativement hauts des prêts étudiants, il ne faut pas s’étonner que ces familles s’interrogent sur les coûts.
En moyenne, les diplômés de l’université gagnent 1 million de dollars de plus dans leur vie que ceux qui sortent juste du lycée – en supposant qu’ils continuent à travailler durant toute leur vie. Mais le fardeau immédiat des prêts étudiants va demander une réflexion ardue dans les semaines qui viennent.
C’est l’époque de l’année où les candidats à l’université reçoivent leurs formulaires d’admission – et les courriers, désormais tout aussi importantes proposant des aides financières. Ces documents renseignent la famille au sujet du montant qu'elle doit s'attendre à devoir débourser, selon les chiffres basés sur la Free Application for Federal Student Aid (FAFSA).
Le dossier comprend également une liste des types d’aide que l’école est susceptible d'offrir à l’étudiant.
On trouvera certainement une combinaison de bourses directes et de bourses d’étude, de programmes travail-études, et de prêts étudiants fédéraux.
Mais il peut y avoir encore un écart.
Peut-être la famille ne peut-elle pas contribuer aux frais demandés. Peut-être l’école n’offre-t-elle pas assez d’aide financière.
Ce n’est pas juste le coût direct de l’école, mais c’est la différence qui est importante.
Sur CollegeAnswer.com, figure un outil en ligne pour analyser et comparer les offres d’aide financière, ce qui sans cela peut représenter un vrai casse-tête. Ce site vous fera aussi parcourir la procédure pour comprendre la lettre d’attribution et prendre une décision fondée sur des comparaisons.
Quelque chose de capital : Si vous avez décidé d’accepter l’aide, faites-le savoir immédiatement à l’école. Puis allez voir les prêteurs suggérés par l'établissement – ou d’autres – pour sécuriser vos emprunts « Stafford ».
De nombreuses institutions financières, en difficulté par rapport aux taux de crédits, réduisent les fonds disponible pour les prêts étudiants fédéraux. Votre demande de prêt peut avoir été validée, mais c’est à vous qu'il appartient de contacter directement la banque, de vous occuper des formalités administratives, et enfin de finaliser la transaction.
Quand l'aide n’est pas suffisante
Par contre, que faites-vous si vous recevez cette lettre et que l’aide financière proposée n’est pas suffisante ?
Plusieurs voies se présentent. Tout d’abord, si les circonstances financières de la famille ont changé, pour raison de perte d’emploi, par exemple, il est important de réviser votre FAFSA – et de contacter le bureau d’aide aux étudiants pour les avertir de tout changement de situation. Vous pouvez être en mesure de recevoir une aide d'un montant supérieur...
Si le manque d’aide a un impact négatif et rend l’inscription impossible, l’expert en aide financière Reecy Aresty de Paylessforcollege.com conseille aux étudiants d’écrire une lettre polie à l’école, demandant une aide additionnelle. Il suggère d’écrire au lieu de téléphoner, il sera donc plus difficile pour leur administration de vous ignorer.
Aresty conseille que vous demandiez de « l’aide », pas de « l’argent ».
Sa règle : « Si vous ne demandez pas, vous n’aurez pas ! »
Un autre site Internet utile est SimpleTuition.com, qui peut vous aider à trouver la solution idoine à travers les alternatives mentionnées dans la lettre initiale.
Parmi ces alternatives « bouche-trou » : prêts privés pour étudiants, prêts ADDITIONNELS accordés aux parents, ou des prêts sur valeur nette de la propriété immobilière, si vous y êtes éligible. Vous pouvez en réalité chercher et comparer les fournisseurs de prêts étudiant privés sur leur site, y compris les taux et autres renseignements sur BankingMyWay.com.
Les taux d’intérêt ont un nouvel impact
Commençant cette année, les prêts « Stafford » ont un taux fixe de 6,8% pour la durée du prêt. Les prêts PLUS aux parents ont un taux fixe de 8,5%. Les nouveaux prêts « Stafford » contractés après le 1er juillet ont un taux de 6%.
(Il est honteux que le Congrès ait décidé de « fixer » les taux au moment où la Réserve Fédérale commençait à en réduire le montant. Les prêts étudiants sont maintenant relativement plus chers que les années précédentes, ajoutant encore au coût pour intégrer une université.)
Cela en vaut-il la peine ?
Cela dépend du fardeau que l’étudiant et la famille veulent porter. Il peut y avoir certainement des alternatives moins chères, comme les universités communautaires, les universités en ligne et les cours du soir.
Vous seul pouvez décider si votre enseignement vaut la charge financière induite. Mais le moment pour y penser est avant que vous ne vous trouviez pris dans le piège du prêt-étudiant. Et ceci est la Cruelle Vérité.
Terry Savage est une experte en finances personnelles et apparaît aussi comme commentatrice à la télévision nationale sur des questions liées à l’investissement et aux marchés financiers. Sa colonne sur les finances personnelles dans le Chicago Sun-Times est diffusé au niveau national. Elle a été la première femme courtier au Chicago Board Options Exchange et elle est une conseillère en investissement accréditée pour les actions et contrats à terme. Savage a actuellement le poste de directrice de la Chicago Mercantile Exchange Corp.
Article original : Futur Quantique.
Note de P&P : Le formidable système libéral étasunien tant adulé par notre cher président propose donc à ses citoyens de s'endetter pour 20 ans avant même de commencer leurs vies professionnelles.
Malheureusement les évolutions économico-financières actuelles ne devraient pas arranger cette triste situation.
En effet d'une part les taux d'intérêts vont continuer à monter afin de juguler l'hyperinflation qui mine l'économie étasunienne (bien que cette mesure soit vaine dans la mesure où la Fed créé en parallèle des tonnes de dollars) mais surtout la situation quasi faillitaire de la plupart des banques étasuniennes rend la disponibilité de crédits de plus en plus faibles.
Après avoir douloureusement impacté le marché des prêts immobiliers, le "credit crunh" touche désormais les secteurs des prêts étduiants et des prêts industriels.
Pour ceux qui auraient encore des réserves (!) concernant la situation du système bancaire étasunien, il est intéressant de noter que quelques jours seulement après la faillite d'Indymac, plus grosse faillite bancaire depuis 24 ans, First Priority Bank of Bradenton vient de fermer ses portes et constitue la 8e faillite bancaire de l'année aux USA.
Inutile de chercher des articles en français sur la faillite de First Priority ou sur la série de 8 faillites qui vient de secouer le secteur bancaire étasunien, il n'y en a pas.
D'ailleurs il est tout aussi inutile de s'inquiéter, tel le nuage de Tchernobyl, la crise économico financière n'oserait passer la frontière française, je vous le jure sur la tête d'André Maginot !
12:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : indymlac, faillite, banque, crise, prêt, credit crunch, fed
04.06.2008
Vous pouvez vous rendormir, la crise est terminée
Les ventes de logements neufs sont tombées de 27,9% sur un an au premier trimestre 2008, pour s'établir à 26.700 unités, et le niveau des stocks n'a jamais été aussi élevé, ont annoncé mardi les services de l'Equipement du ministère de l'Ecologie.
Sur cette période, les ventes sont en recul dans 18 des 22 régions de France métropolitaine. La baisse est particulièrement forte en Limousin (-64,8%), Lorraine (-68,4%) et Auvergne (-67,9%), a précisé le ministère dans un communiqué.
Le nombre de logements neufs à vendre a également nettement reculé, au premier trimestre, de 28,3% sur un an à 28.800 logements. Le repli est de 19,3% par rapport au quatrième trimestre 2007.
Cette baisse dépasse même les 60%, en rythme annuel, dans trois régions (Lorraine, Midi-Pyrénés et Auvergne).
"Les mises en vente de logements en immeubles collectifs ont reculé de 29,4% et celles de maisons de 21%", selon le communiqué.
Le niveau des ventes restant inférieur à celui des mises en ventes, le stock de logements neufs proposés à la vente "continue de progresser", selon le texte.
Au 31 mars, ce stock est de "105.600 logements, chiffre qui n'avait jamais été atteint", a souligné le ministère.
Selon lui, le délai d'écoulement de logement reste stable à 11 mois pour le collectif mais passe à 12 mois pour l'individuel.
Quant aux prix au mètre carré, ils ont poursuivi leur progression dans le collectif (+3,7%) mais à l'inverse, dans l'individuel, le prix d'un lot a reculé de 1,8%, selon le ministère.
Article original : Le Monde
Note de P&P : Malgré les déclarations délirantes d'optimisme de nos chers politiciens dont plus que jamais les promesses n'engagent que les quelques derniers illuminés qui continuent à y croire, la crise n'est nullement terminée.
A vrai dire elle ne fait que débuter puisque seulement 200 milliards de dollars d'actifs "pourris" (principalement des prêts hypotécaires insolvables) ont été effacés des comptes des banques de la planète.
Cela signifie que 1000 milliards de dollars de prêts hypothécaires immobiliers restent dans la nature sans parler des milliers de milliards de produits financiers comme les CDS qui intégrent en partie ces prêts hypothécaires et qui hantent les comptes des banques, des compagnies d'assurance et des hedges funds.
Le refinancement de la majeure partie de ces prêts hypothécaires aura lieu à partir de la rentrée 2008, donc après un été où le dollar devrait rester en deça des 1,60 euro grace aux transfusions des banques centrales et où tous les regards seront tournés vers les jeux du cirque de Pékin. La fin 2008 devrait annoncer le véritable début de la crise.
Les banques qui pour 1 dollar détenu investissaient/prêtaient des dizaines voire des centaines de dollars se retrouvent face à des clients qui ne peuvent les rembourser, leurs rentrées d'argent se tarissent alors que les dettes s'accumulent. Elles doivent beaucoup d'argent et elles n'en ont pas. Ainsi la banque privée, abusivement dénommée banque fédérale, qui détient le monopole sur la création de monnaie et le niveau des taux d'intérêts a créé des centaines de milliards qu'elle a cédé aux banques à des conditions extrêmement avantageuses.
De cette manière les banques offrent l'illusion, pour un temps, de ne plus être au bord de la faillite. Cette création de monnaie à destination des banques est extrêmement perverse (qu'attendre d'autre de la part de nos chères élites ?)
En effet, plus d'argent est créé moins il a de valeur. Ainsi les citoyens étasuniens, déjà en faillite, voient les quelques dollars qui leur restent se déprécier encore plus parce que la Fed a décidé de diluer la monnaie afin d'aider les banques. Alors que ce sont ces mêmes banques qui, animées par un insatiable appétît de lucre, ont créé des produits financiers toujours plus acadabrants et ont déclenché cette crise à côté de laquelle 1929 fera figure de promenade de santé.
Ces mêmes banquiers qui ont gagné des milliards de bonus, primes et autres intéressements en sacrifiant l'économie de leur pays se retrouvent à nouveau privilégiés, aidés par la Fed sur le compte des citoyens obligés d'abandonner leur logement et ignorés des plans de soutien financier. Ah le rêve américain, on comprend de mieux en mieux pourquoi Sarkozy bade, telle un cocker servile, la plus grande "démocratie du monde".
Dès le 1er semestre 2007, Pouvoir et Psychopathie annonçait l'immense crise à venir. Celle-ci ne fait que se confirmer jour après jour malgré la propagande éhontée reprise par les politiciens et les médias, il suffit de consulter ses factures pour connaitre la réalité. L'Europe fait face à une inflation grandissante alors que les Etats-Unis ont d'ores et déjà sombré dans l'hyperinflation.
En fait deux facteurs se combinent : d'une part une hausse des matières premières en raison surtout de spéculations grandissantes. Après avoir détruit le marché action (2000) et le marché immobilier (2007) les apprentis sorciers de Wall Street ou de la City se sont retournés vers le dernier gros marché, celui des matières premières.
D'autre part une chute des monnaies en général et du dollar en particulier. Aujourd'hui les propagandistes nous serinent des histoires de rebond du dollar. Nous verrons fin 2008 et nous reparlerons du rebond du dollars. Les banquiers centraux maintiennent artificiellement le dollar au-dessous de 1,60 euros mais cette perfusion ne sera pas éternelle et lorsqu'elle s'arrêtera, alors commencera la véritable chute.
Cette dégringolage découle etre autre des indicateurs économiques US qui sont tous au rouge foncé : consommation en chute libre, donc recul des ventes, profits et cours de bourse s'effondrent, entrainant des licenciements de masse, qui réduisent encore les niveaux de consommation.
Ce phénomène de forte récession est cette fois-ci couplé à une hyperinflation chronique (banques au bord de la faillite -> création de monnaies injectée dans les banques -> perte de valeur de la monnaie -> hausse des prix).
En résumé nous constatons la formation d'une bulle des matières premières et nous nous dirigeons vers l'explosion d'une bulle des monnaies. En effet la valeur du pétrole ou du blé par rapport à l'or restent stables. Ce qui change c'est la valeur des monnaies qui ne cesse de chuter.
Lorsque récession (croissance négative) et hyperinflation se combinent, l'on assiste au terrible phénomène dénommé "recflation".Cela veut dire qu'au-delà des chiffres manipulés par les médias et les agences gouvernementales, les USA connaissent d'ores et déjà des taux de croissance négatifs, avant inflation compris entre 0 et -2% et après inflation de -5 à -10%.
Ce raz de marée ne sera bien évidemment pas circonscrit aux Etats-Unis et dès la fin 2008, il touchera l'Europe de plein fouet. Il ne reste donc que quelques semaines pour adapter notre patrimoine. Fuir les banques (épargnes, prêts, actions, SICAV, assurances-vies), vendre l'immobilier tant qu'il a encore de la valeur, ne pas conserver de monnaies papier, acheter des matières premières, métaux précieux en particulier.
11:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inflation, crise, hyperinflation, récession, etats-unis, fed, lagarde
15.03.2008
Aaron Russo sur le 911, le CFR et Rockefeller [vidéo]
![Aaron Russo sur le 911, le CFR et Rockefeller [vidéo] Aaron Russo sur le 911, le CFR et Rockefeller [vidéo]](http://www.wmaker.net/alterinfo/photo/802089-981722.jpg)
Très impliqué dans la vie politique américaine, il s'est présenté aux élections du gouverneur du Nevada en 1998, sous les couleurs du parti Républicain, où il a fini deuxième, avec presque 30% des votes. IMembre important du Parti Libertarien américain, il a été candidat de ce parti lors des primaires organisées pour l'élection présidentielle de 2004.
22:42 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : aaron russo, bush, rockfeller, warburg, morgan, fed, nwo
18.12.2007
La crise financière pour les nuls
Note de P&P : Suite à plusieurs commentaires d’internautes réalisant l’importance de la finance, de la crise à venir et leurs difficulté à comprendre ce domaine complexe, nous allons tenter de décrypter le plus simplement possible un récent communiqué de l’AFP
FRANCFORT (AFP) - La Banque centrale européenne a mis mardi un montant massif d'argent pas cher à la disposition des banques de la zone euro
Note de P&P : La Banque centrale européenne (BCE) est l’homologue de la Banque Fédérale (Fed) aux Etats-Unis. Leur mission est simple : 1/: fabriquer des billets, 2/ prêter ces billets à un certain taux d’intérêt qu’elles ont défini.
L’AFP nous dit donc ici que la BCE vient d’imprimer tout plein de billets et qu’elle les a prêtés aux banques d’Europe (comme le Crédit Agricole ou la Caisse d’Epargne) à un taux d’intérêt très faible
pour rétablir un semblant d'ordre et de confiance sur les marchés monétaires minés par la crise du "subprime".
Note de P&P : « Le marché monétaire miné par les subprimes » Cela veut dire que les banques (aux USA en particulier) ont prêté énormément d’argent avec très peu de garanties d’être remboursées et qu’elles n’ont plus d’argent (ce qui est un comble pour une banque !)
Le raisonnement des banquiers était : « pour toucher commissions et frais de dossiers, prêtons à tous ces ménages pour qu’ils achètent des maisons. Ils gagnent peu mais vu le boom du marché immobilier s’ils ne peuvent pas rembourser on vendra leur maison. »
Le problème c’est que le marché immobilier a commencé à baisser et que la vente de la maison ne permet plus de rembourser le prêt.
Par conséquent, les particuliers ne peuvent plus payer, les banques n’encaissent plus les remboursements des prêts qu’elles ont accordés, elles rentrent donc moins d’argent tout en devant en sortir beaucoup (pour payer leurs employés, leurs loyers,…).
Résultat : les banques n’ont plus d’argent ce qui est quand même problématique. Si vous voulez récupérer vos économies, comme votre banque vous paye-t-elle ? Si vous voulez emprunter pour tel ou tel projet comment votre banque vous finance-t-elle ?
Quant aux « subprimes » c’est un terme de jargon supplémentaire pour parler de ces prêts qui n’auraient jamais du être acceptés, qui ne seront probablement jamais remboursés et qui suite à la folie des grandeurs des banquiers ont été mélangés et ont contaminé d’autres produits financiers.
La BCE avait promis la veille aux établissements un montant illimité de liquidités, et ces derniers ne s'en sont pas privés: 348,6 milliards d'euros à un taux de 4,21% -inférieur aux niveaux pratiqués actuellement sur le marché monétaire- ont été prêtés (alloués) mardi, a annoncé l'institut de Francfort.
Note de P&P : vous avez bien lu « montant illimité de liquidités » c'est-à-dire que les banques d’Europe peuvent emprunter autant de billets qu’elles veulent au taux très bas de 4,21%.
La Banque centrale réalise toutes les semaines une opération de refinancement pour les banques de la zone euro, destinée à les approvisionner en liquidités pour remplir leurs réserves minimum.
Note de P&P : Tentative de contrôle des dommages : rien de grave, de telles opérations sont effectuées toutes les semaines. L’AFP omet soigneusement de préciser que ce n’est pas toutes les semaines que des montants aussi pharaoniques, sans plafond et à des taux aussi bas sont débloqués.
Elles sont obligées de mettre cet argent de côté -qui n'est ni investi, ni prêté- et disposent ainsi d'un coussin de sécurité en cas de crise majeure, ce qui contribue à la stabilité du système bancaire de la zone euro.
Note de P&P : En cas de crise majeure…et si nous étions déjà entrés dans cette crise majeure ? Une chute de 60% du dollar par rapport à l’euro, une baisse de 30% du marché immobilier US, une inflation record aux US depuis les trente dernières années, ça commence à faire pas mal d’indicateurs dans le rouge, non ?
La BCE a évalué le montant nécessaire pour remplir les réserves à 180,5 milliards, mais a alloué quelque 168 milliards de plus. Un montant massif, qui intervient seulement quelques jours après l'annonce d'une vaste action concertée de soutien aux marchés impliquant, outre la BCE, la Réserve fédérale américaine, la Banque d'Angleterre et la Banque
Note de P&P : L’AFP semble mal renseignée. A ce jour le montant des prêts « douteux » (c'est-à-dire qui ne seront probablement jamais remboursés) s’élève à plus de 1000 milliards de dollars et à ce jour les banques ont seulement effacé 100 milliards de dollars de créances douteuses (c'est-à-dire qu’elles ont fait passer en perte 100 milliards de remboursement de prêts qu’elles comptaient initialement encaisser).
L’intégration de 10% de ces prêts douteux a déjà entraîné la suppression de centaines de milliers d’emplois, la création de centaines de milliards de dollars et d’euros, la baisse des taux d’intérêts et l’augmentation de l’inflation. Je vous laisse imaginer ce qu’il en sera lorsque les banques auront annulé les 90% de créances douteuses restantes.
De quoi se poser des questions sur la santé des banques, que la BCE estime peut-être plus mauvaises que redouté.
Pour Jonathan Loynes de Capital Economics, cela "fait monter les inquiétudes sur le fait que les choses vont particulièrement mal dans la zone euro". "Nous avons le sentiment que l'exposition" des banques européennes à la crise du crédit immobilier à risque aux Etats-Unis est "significative", ajoute-t-il.
"C'est simplement une question d'aider les banques sur cette période de fin d'année qui est toujours tendue, mais cette année particulièrement", précise à l'AFP un porte-parole de la BCE.
Les banques bouclent leurs comptes en fin d'année, et veulent présenter à leurs actionnaires le meilleur bilan possible.
Note de P&P : Les banques ressemblent à cet individu qui se jette du 50e étage d’un immeuble. Passant devant le 49e étage, il se dit : « jusque là tout va bien », Passant devant le 48e étage, il se dit : « jusque là tout va bien »…
"Le marché monétaire ne fonctionne pas normalement (...) le besoin en liquidités est plus grand qu'habituellement", souligne-t-il.
BCE et économistes espèrent un retour à la normale au début de l'an prochain, quand les établissements de crédits auront publié leurs comptes de l'année écoulée, qui devraient donner une idée précise de l'étendue des dégâts.
Note de P&P : « BCE et économistes espèrent un retour à la normale au début de l'an prochain » allez, risquons nous à une prophétie, au début de l’année 2008 les choses ne seront pas revenues à la normale, la situation aura même empiré, les banques centrales continueront à imprimer plus de billet et les taux d’intérêt continueront à chuter. L’inflation augmentera encore plus et les banques prendront des mesures drastiques (licenciements, dépôts de bilan,…), le dollar perdra encore du terrain par rapport à l’euro ou au pétrole.
"Nous avons besoin de plus de transparence", insiste le porte-parole de la BCE.
Car les soubresauts actuels sur le marché sont avant tout liés à l'ignorance. Comme les banques ne savent pas à quel point leurs consoeurs sont affectées par la crise du "subprime", elles rechignent à se prêter entre elles et préfèrent parquer les liquidités qu'elles détiennent. D'où la montée des taux sur le marché monétaire, largement au dessus du taux minimum de la BCE actuellement à 4%, car le crédit se fait plus rare.
Note de P&P : Ce que l’AFP oublie de préciser c’est que ces mesures de sauvetage du secteur bancaire consistant à imprimer des tonnes de billets et à baisser les taux d’intérêts ont déjà des conséquences désastreuses sur la vie économique.
Les raisons en sont compréhensibles :
1/ plus vous imprimez de billets plus la valeur de chacun des billets décroît. Ce qui vous coûtait auparavant un billet (que ce soit du pain, de l’eau ou de l’électricité) vous coûte désormais deux billets. C’est pour cela que le prix des matières premières comme le blé, le pétrole ou l’or explosent (en fait c’est la valeur des monnaies, du dollar en particulier, qui s’écroule)
2/ plus vous baissez les taux d’intérêts plus les ménages et les entreprises empruntent et donc dépensent. Ces dépenses augmentent la demande pour tel ou tel produit et augmente donc son prix. Cette mesure renforce encore l’inflation.
La BCE a choisi très tôt, peu après le plongeon des marchés mondiaux en août, d'injecter des liquidités afin de faire comprendre aux banques qu'elles pourront toujours se refinancer à des conditions favorables, et les aider ainsi à retrouver confiance. Jusqu'ici sans succès durable.
Jusqu'à quand va-t-elle continuer? Nous "ne sommes pas en mesure de dire quand" la situation va s'améliorer, reconnaît le porte-parole. Et pour ce qui est des mesures d'aide aux marchés, la BCE ne s'est fixé "aucune limite dans le temps".
Note de P&P : Pour utiliser une analogie, un conducteur (la banque centrale) part de Marseille pour sa destination : Paris (un objectif d’économie saine, croissance forte et inflation maîtrisée), arrivé à Valence le réservoir est en réserve (plus d’argent, inflation en forte augmentation) là le conducteur se dit qu’il faut accélérer pour atteindre le plus rapidement sa destination (imprimer encore plus de billets et réduire encore les taux d’intérêt). Comme vous l’avez compris cette accélération est totalement contre-productive et ne rendra la panne sèche que plus rapide et douloureuse (croissance négative et inflation galopante). Nul doute que certains décideurs dans le monde bancaire ont conscience de cette hérésie. Fort de ce constat nous pouvons conjecturer une crise majeure délibérément orchestrée.
22:25 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : crise, finance, subprimes, fed, bce, dollar, euro


