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01/08/2010

Evacuation de familles sans logement à la Courneuve



En bas de la tour Balzac, dont ils ont été expulsés, des familles, des femmes et des enfants sans logement sont évacués par des CRS.

27/01/2008

Régime Sarkozy : banane et vichy

Romain Dunand a comparu hier à Paris pour avoir comparé la politique de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, à celle de Vichy

L’accusé de réception fut plutôt rude. Pour un mail qu’il avait envoyé en décembre 2006 au ministère de l’Intérieur, Romain Dunand, Sanclaudien de 35 ans, militant de la confédération nationale du travail (C.N.T.) et du Réseau d’éducation sans frontières, était convoqué hier au tribunal de Grande instance de Paris. Le message ne contenait pas de virus mais fit visiblement l’effet d’une bombe dans les services du ministre de l’Intérieur de l’époque Nicolas Sarkozy. Fin 2006, Romain Dunand avait envoyé ce courriel en réaction à l’arrestation à Marignane d’un militant marseillais de Réseau d’éducation sans frontière, Florimond Guimard, lors d’une manifestation en soutien à un père de famille sans papiers en cours d’expulsion.

« Salutations antifascistes »

Dans ce message adressé au nom de la CNT-Jura au ministre Nicolas Sarkozy, Romain Dunand avait entre autres écrit « voilà donc Vichy qui revient. Pétain a donc oublié ses chiens (...) ». Il critiquait aussi une « politique qu’il faut bien qualifier de raciste » avant d’adresser ses « salutations antifascistes » au ministre. Des termes qui ont valu à leur auteur d’être interrogé par les gendarmes puis cité à comparaître par le parquet de Paris pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique », une infraction passible de six mois d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende.

Décision le 14 février

Hier, au cours de l’audience de la 10e chambre du tribunal de grande instance, le Haut-Jurassien n’a pas contesté son message, qu’il a jugé « légitime », mais son caractère outrageant. Il a estimé qu’il y avait « similitude entre la politique actuelle d’expulsions massives de sans-papiers et celle de Vichy ». Son avocate, Me Marianne Lagrue, a expliqué que son client avait voulu faire « un parallèle politique ». « C’était une politique qui était visée, pas une personne », a-t-elle insisté en plaidant la relaxe. Le procureur a estimé pour sa part que « la liberté d’expression a des limites : c’est l’outrage ». La représentante du parquet a requis une amende de 750 euros et un euro symbolique de dommages et intérêts à l’encontre de Romain Dunand. Le jugement a été mis en délibéré au 14 février.

Julien Vandelle (avec AFP)

Le Progrès, édition du Jura, 18 janvier 2008


Rectificatif au Progrès

Monsieur Vandelle, au Progrès de saintClaude,

Par souci de clarté, nous tenons à rectifier auprès de vos lecteurs deux contrevérités qui se sont glissées dans votre article intitulé « Un Sanclaudien accusé d’outrage à Nicolas Sarkozy », paru dans Le Progrès, édition du Jura, le 18 janvier 2008 :

Sur la présentation des faits (« le message [...] fit visiblement l’effet d’une bombe ») : Le procureur de la République, informé en février 2007 par M. Sarkozy de l’existence de ce courriel soi-disant « outrageant » envoyé le 19 décembre 2006, a soigneusement attendu le 11 mai 2007 pour lancer la procédure. Il n’aura échappé à personne que l’élection de M. Sarkozy à la Présidence de la République venait d’avoir lieu le dimanche précédent cette date. Nous laissons à chacun le soin d’en tirer les conclusions qui conviennent. Notre camarade Romain, s’il est bien l’un des deux co-mandatés par notre syndicat (CNT interco Jura) afin d’assurer la réponse aux alertes dans le cadre de notre implication dans le réseau Éducation sans frontières jurassien, n’est pas « membre de la section anarchiste du Groupe Lucio ». Vous souhaitant bonne réception de ces informations, recevez, Monsieur Vandelle, nos salutations syndicales,

Vous trouverez [ci-dessus] le dernier communiqué du RESF relatif à cette affaire - laquelle affaire n’est qu’un épiphénomène dans l’industrialisation des rafles et des expulsions d’« étrangers » conduite aujourd’hui en France - politique à laquelle nous, avec bien d’autres, continuerons à nous opposer activement, en paroles et en actes.

CNT-Jura, 21 janvier 2008

 http://juralibertaire.over-blog.com...

Article issu du site Les Ogres

21/01/2008

Une française interpellée devant l'école de son enfant et contrainte de livrer son compagnon marocain

Mohammed Z., un marocain en situation irrégulière, et Leatitia V., ressortissante française ont décidé de se marier après deux ans de concubinage. Le couple dépose un dossier de mariage auprès de la Mairie de Dijon qui, suspectant un mariage blanc, saisi le Procureur de la République. Une enquête est lancée et le couple est interrogé une première fois par la police. Quelques jours plus tard, le véhicule de Leatita est bloqué par deux voitures de police devant l'école de son fils de trois ans. Les fonctionnaires de police la menotte et l'informent qu'elle doit les conduire à son domicile pour que Mohammed soit interpellé. Leatitia proteste et signale qu'elle doit prendre son fils à la sortie de l'école. Les policiers l'obligent à monter dans leur véhicule en lui disant qu'ils ont prévenu l'école et que l'enfant ne sortira pas. Arrivés devant le domicile du couple, les policiers demandent à Leatitia d'ouvrir la porte. Celle-ci refuse dans un premier temps mais les policiers menacent d'enfoncer la porte. A l'intérieur du logement, Mohammed cède et ouvre. Il est immédiatement interpellé et placé en garde à vue. Ce soir, Mohammed est au centre de rétention du Mesnil Amlelot (Roissy – 77) dans l'attente de son éloignement vers le Maroc. Il doit être présenté demain matin à 9h30 au juge des Libertés de Meaux (salle 208).

Une française interpellée, menotée et contrainte de livrer la personne qu'elle aime ! Une mesure d'élognement prononcée en vue de faire obtsacle à un mariage ! Un couple mixte séparé ! Les Amoureux au ban public dénoncent avec vigueur ces pratiques inadmissibles et ignobles dans un Etat de droit.

Article extrait du site "Les amoureux au ban"

08/06/2007

Chronique de la violence ordinaire

Tabassage immédiat à bord du vol Paris-Bamako

 

lundi 28 mai 2007

 

L’équipe du cinéaste Laurent Cantet était présente dans l’avion. Témoignage

« Nous partions à Bamako tourner quelques scènes de mon prochain film », raconte le réalisateur Laurent Cantet (Ressources humaines, l’Emploi du temps). « Et au moment où les portes de l’avion allaient se refermer, on a entendu des hurlements », poursuit son assistant et directeur de production, Michel Dubois. Une bagarre vient d’éclater à l’arrière de l’appareil d’Air France 796 à destination de la capitale du Mali. Le décollage était prévu à 16 h 40 samedi. L’embarquement s’était passé tout à fait normalement. Les passagers ne savaient pas qu’un sans-papiers en cours d’expulsion de la France vers le Mali devait voyager dans le même avion qu’eux.

« Grande violence »


La suite est racontée par Laurent Cantet, Michel Dubois et des membres de l’équipe de tournage. Ce qu’ils ont vécu était si dur que, dans la nuit de samedi à dimanche, ils ont couché leur témoignage par écrit. Le Réseau Éducation sans frontières (RESF), auquel appartient le cinéaste, s’est chargé hier de le diffuser.

Michel Dubois est assis au fond de l’appareil. Il se retourne. Voit deux personnes en civil tentant de contenir un Noir assis au dernier rang, qui se débat violemment. « On s’est demandé s’il s’agissait d’une agression entre passagers », raconte-t-il. Plusieurs personnes s’interposent. Les individus en civil révèlent alors leur état de policiers. « S’ensuit une scène d’une grande violence, raconte Laurent Cantet. Les flics étaient à genoux sur le mec. L’un semblait vouloir l’étrangler, l’autre lui assénait des grands coups de poing dans le ventre. » Les hurlements du Noir se transforment en râles. « Sous les huées des passagers, l’homme finit par être immobilisé et sanglé », témoignent les collaborateurs de Laurent Cantet. La scène a duré dix bonnes minutes. Dans l’avion, et plus précisément à l’arrière, beaucoup de voyageurs sont Noirs, et réagissent particulièrement mal. « Un passager a filmé la scène avec son téléphone portable », raconte Laurent Cantet. Une policière qui semble être la responsable de l’opération « menace alors d’arrestation les personnes les plus proches et photographie les protestataires ». Elle leur explique que l’homme n’est pas un simple sans-papiers mais un « double peine » ; en clair, un repris de justice condamné à une peine de prison et à l’expulsion de France. Le passager, lui, semble avoir perdu connaissance. « Il a fait une sorte de crise d’épilepsie », témoigne Michel Dubois. Les policiers décident de l’évacuer.

« On l’a vu passer avec les yeux révulsés, la langue qui pendait, de la bave autour de la bouche, rapporte Laurent Cantet. Quelqu’un l’a ensuite aperçu par le hublot dans une ambulance avec un masque à oxygène. » Les témoins sont sous le choc. « Beaucoup imaginent que l’homme est mort, ce qui fait encore monter d’un cran l’émotion. » Une hôtesse et plusieurs passagères pleurent.

Une fois l’homme débarqué, « une bonne dizaine d’agents de la police de l’air et des frontières [la PAF, ndlr] font irruption dans l’appareil », poursuivent les collaborateurs de Laurent Cantet. Le cinéaste pense que les policiers sont à la recherche de celui qui a filmé la scène. Mais ils ne parviennent pas à l’identifier. Et repartent avec Michel Dubois. « J’ai été désigné par la responsable de l’opération comme celui qui avait mené l’opposition à cette action extrêmement violente », témoignait-il hier. De nouveau des passagers protestent, refusant de s’asseoir et de se calmer. Un policier remonte alors à bord de l’avion pour leur proposer, selon Laurent Cantet, « un marché incroyable : Michel pourrait réembarquer à condition que l’expulsé le soit aussi ». Un autre policier indique que Michel Dubois a été placé en garde à vue, et menace les protestataires du même sort.

Vol annulé

L’affrontement dure depuis une bonne heure. Il est près de 18 heures. Le commandant de bord annonce que le vol est annulé. Dans son message, il évoque « les « manœuvres » d’un individu refusant d’être reconduit dans son pays d’origine », et « les manifestations d’une minorité de passagers », affirment les collaborateurs du cinéaste. Dans l’aérogare, les policiers sont toujours, selon Laurent Cantet, à la recherche du photographe. Michel Dubois, lui, a été relâché vers 22 heures. Apparemment sans que des poursuites aient été engagées contre lui, affirmait hier son avocate, Dominique Noguères.

Du côté d’Air France, un porte-parole de la direction banalisait l’affaire, confirmant qu’un « reconduit à la frontière a protesté, à la suite de quoi il y a eu une petite réaction d’hostilité, semble-t-il, de certains passagers ». Le commandant de bord, estimant alors « que les conditions de sécurité n’étaient pas entièrement réunies pour que le vol ait lieu sereinement », a préféré l’annuler.

Du côté du gouvernement, le ministère de l’Intérieur, dont dépend la PAF, renvoie désormais sur le nouveau ministère de l’Immigration, de l’Intégration, du Codéveloppement et de l’Identité nationale. La version des policiers telle que la rapporte un collaborateur du ministre Brice Hortefeux est évidemment différente. Selon lui, l’expulsé est un « ressortissant malien âgé de 50 ans faisant l’objet de deux interdictions du territoire ». Calme dans un premier temps, l’homme se serait ensuite montré « surexcité », ameutant les passagers, « assénant un coup de tête et mordant l’un des trois policiers qui l’escortaient si bien que la PAF a dû intervenir pour prêter main-forte à l’escorte ». Pris d’un malaise, le Malien aurait ensuite été débarqué de l’avion et examiné par un médecin qui a jugé son état compatible avec un placement en garde à vue. Sous le coup d’une plainte pour « opposition à une mesure d’éloignement, refus d’embarquement et coups et blessures contre un policier », il sera jugé aujourd’hui en comparution immédiate.

Face à la multiplication des poursuites contre des citoyens ayant tenté de s’opposer à l’expulsion de sans-papiers, les animateurs du RESF -qui défendent les parents sans papiers d’enfants scolarisés- ont annoncé la création d’un collectif de « défense coordonnée des victimes de la criminalisation de la solidarité ».

07/06/2007

Avec Arno Klarsfeld, Sarkozy renforce ses rangs sionistes

Après l'intégration de Bernard Kouchner (supporter de la guerre en Irak) et les jeux de séductions avec Jacques Attali (auteurs d'un ouvrage aux relents clairement eugénistes), Nicolas Sarkozy poursuit la mise en place d'un gouvernement digne des grands régimes fascistes.

Le président de la République a sollicité il y a quelques mois Arno Klarsfeld en tant que médiateur pour les expulsions d'enfants (rien que le titre fait frémir). Arno Klarsfeld est également candidat au poste de député du XIIe arrodissement de Paris.

Penchons-nous sur quelques hauts faits d'Arno Klarsfeld. 

*     D'après Wikipédia : "En 2002, à trente-sept ans, il prend la nationalité israélienne ...Suite à la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidence de la république le 6 mai 2007, la commission d'investiture de l'UMP désigne Arno Klarsfeld comme candidat aux élections législatives dans la 8e circonscription de Paris (XIIe arrondissement)

Nous pouvons légitimement nous interroger sur la présence d'un individu ayant une nationalité autre que française au sein de l'Assemblée Nationale française. En théorie le mandat d'un élu est de défendre les intérêts français. Si demain il y avait un conflit entre la France et Israël, quels intérêts Arno Klarsfeld défendrait il ?

*    Bien qu'ayant passé de dix ans la limite d'âge, il s'engage dans les Magav, les garde-frontières de l'armée israélienne, et est affecté à des check-points autour de Bethléem, en Cisjordanie. Il déclare le 4 décembre 2003 à l'Agence de presse israélienne francophone Guysen : "La haine est un sentiment banni des rangs de Tsahal. Oui, je suis fier de servir au sein de l'armée d'Israël".

 Voilà une analyse bien singulière. Tsahal serait bien la première armée où la haine n'existe pas. Il semblerait malheureusement que la haine soit une émotion inhérente à tout être humain, qu'ils soit israélien ou non, soldat ou civil.

L'opinion d'Arno Klarsfled concernant l'amour qui règne au sein de Tsahal semble bien isolée en regard des nombreux rapports professionnels et circonstanciés sur le sujet.

Dans son livre intitulé Behind Chutzpah (Au-delà De L’Insolence), Norman Finkelstein aborde clairement ce point :

"Pendant la préparation des chapitres de ce livre dédiés au respect des droits de l’Homme par Israël dans les territoires occupés, je lus littéralement des milliers de pages de rapports sur les droits de l’Homme, publiés par de multiples organisations, férocement indépendantes et grandement professionnelles - Amnesty International, Human Rights Watch, B'Tselem (le centre d’information israélien pour les droits de l’Homme dans les territoires occupés), le comité public contre la torture en Israël, les physiciens pour les droits de l’Homme – Israël – chacun disposant de sa propre équipe d’observateurs et d’enquêteurs.

A l’exception d’un seul point mineur, je n’ai pas trouvé un seul aspect légal ou un seul fait sur lequel ces organisations de défense des droits de l’Homme diffèrent.

Concernant la situation d’Israël en terme de droits de l’Homme, on peut parler non seulement d’un consensus fort – mais aussi d’un consensus unanime. Toutes ces organisations sont d’accord sur le fait, par exemple, que les détenus palestiniens sont systématiquement maltraités et torturés, leur nombre total se comptant désormais probablement en dizaines de milliers."

Manifestement Arno Klarsfeld vit dans un autre monde, un monde où ses désirs ont peut être valeur de réalité.

La réalité objective du monde des êtres humains est conforme à ce qu'ont démontré Amnesty International, Human Rights Wath, B'TSelem et bien d'autres :  les détenus palestiniens sont systématiquement maltraités et torturés.

* Arno Klarsfeld a également déclaré : "Si une série de voitures sort de l'usine avec un vice de fabrication et que ces voitures viciées causent des accidents, des blessés et des morts, il est juste de se retourner contre le constructeur. Peut-on agir de même en assimilant le parent au constructeur et l'enfant au produit vicié ?"

Il est intéressant de constater comment Arno Klarsfeld compare les êtres humains à des produits (des voitures en l'occurence). Cela nous rappelle la tirade eugéniste de Jacques Attali sur l'euthanasie obligatoire pour ceux qui ont passé les 65 ans car à partir de cet âge ils coûtent trop cher (ou lorsque l'être humain n'est rien de plusqu'une variable économique).  Orwellien n'est ce pas ?

Ces individus n'auraient ils pas connaissance de l'élément fondamental qui distingue les objets des êtres humains (au moins certains d'entre eux) : la conscience ?


* Notons également qu'Arno Klarsfeld a été nommé le 28 juin 2006 "médiateur national" concernant les expulsions d'enfants.

Concrétement Nicolas Sarkozy a donc choisi un sioniste convaincu pour représenter la France dans le cadre des dossiers d'expulsions d'enfants y compris les enfants musulmans, les enfants arabes, les enfants palestiniens,...

En quoi le sionisme est il incompatible avec une pratique impartiale de la fonction de "médiateur national" concernant les expulsions d'enfants ?

Norman Finkelstein nous donne une réponse dans son dernier ouvrage :

Une autre sorte de justification annulait tout injustice infligée à la population autochtone par l’assertion selon laquelle la Palestine était (quasiment) inhabitée avant que les Juifs n’arrivent. Ironiquement, cet argument s’est révélé être la preuve la plus accablante de l’injustice commise : il reconnaît indirectement que, si la Palestine avait été habitée, ce qui était largement le cas, alors l’entreprise sioniste était moralement indéfendable. Ceux qui admettent la réalité d’une présence palestinienne tout en fonctionnant hors des sphères idéologiques sionistes ne peuvent trouver de justification au sionisme autres que le racisme : c'est-à-dire que, dans la grande histoire de l’humanité, la destinée des juifs était simplement plus importante que celle des Arabes. Si ce ne fut pas dit publiquement, cela fut largement développé en privé et c’est ainsi que les britanniques rationalisèrent la déclaration Balfour. Pour Balfour lui-même, «  nous refusons délibérément et légitimement d’appliquer le principe d’autodétermination » pour les « habitants actuels » de la Palestine, parce que «  la situation des juifs hors de la Palestine [est] d’ une importance capitale » et le sionisme prend racine dans une tradition ancestrale, dans les besoins actuels, dans les espoirs futurs, avec une signification bien plus profonde que les désirs ou les souffrances des 700.000 Arabes qui habitent actuellement ces terres ancestrales ».

Comme illustré par cet extrait, le sionisme est une idéologie fondamentalement raciste. et c'est un des représentants de premier plan d'une telle idéologie xénophobe qui s'est retrouvé en charge des dossiers d'expulsion des enfants.

* Une dernière déclaration d'Arno Klarsfeld publiée dans Le Monde le 4 décembre 2001. "Quelle logique il y aurait à un État palestinien exigu, divisé et surpeuplé, alors que la Jordanie est vaste, peu peuplée et habitée majoritairement par des Palestiniens".

Est il vraiment nécessaire de commenter cette déclaration glaçante ?

La Palestine est illégalement occupée depuis 50 ans. Bien au-delà des horreurs de l'apartheid, le peuple palestinien y est purement et simplement la cible d'un génocide. 

Imaginons que l'occupation de la France par les forces allemandes ait perduré. Des millions de français se sont réfugiés en Angleterre. Les réfugiés français revendiquent le droit au retour sur leur terre natale et alors un représentant des forces d'occupation ne trouve rien de mieux à dire que :

"Quelle logique il y aurait à un État français exigu, divisé et surpeuplé, alors que l'Angleterre est vaste, peu peuplée et habitée majoritairement par des français"

Quelle logique M. Klarsfeld ? L'amour d'un Homme pour ses racines, pour le lieux où il est né, pour les amis et la famille qu'il a quitté, l'amour d'un homme pour sa culture, pour son identité, pour une certaine éthique.

Rien de logique M. Klarsfeld, simplement l'amour. Mais vous qui comparez si aisèment les êtres humains à des voitures, savez-vous ce qu'est l'amour ?