16.10.2009

Le dessous du prix Nobel de la paix 2009

Si l’attribution du prix Nobel de la paix a donné lieu à un concert de louanges parmi les dirigeants de l’alliance atlantique, elle a aussi suscité le scepticisme dans le monde. Plutôt que de débattre des bonnes raisons qui pourraient a posteriori justifier ce choix étonnant, Thierry Meyssan expose la corruption du Comité Nobel et les liens unissant son président, Thorbjørn Jagland, aux collaborateurs d’Obama.


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Madeleine Albright et Thorbjørn Jagland, lors d’une réunion au siège de l’OTAN.

 

« Ce matin, en écoutant les nouvelles, ma fille est entrée et m’a dit : “Papa, tu es Prix Nobel de la paix” » [1]. Telle est la touchante histoire que le président des États-Unis a raconté à des journalistes complaisants pour attester qu’il n’avait jamais souhaité cette distinction et en était le premier surpris. Sans chercher plus loin, ceux-ci ont immédiatement titré leurs journaux sur « l’humilité » de l’homme le plus puissant du monde.

À vrai dire, on ne sait ce qui doit le plus surprendre : l’attribution d’une si prestigieuse distinction à Barack Obama, la mise en scène grotesque qui l’accompagne, ou encore la méthode utilisée pour corrompre le jury et détourner ce prix de sa vocation initiale.

En premier lieu, rappelons que, selon le règlement du Comité Nobel, les candidatures sont présentées par des institutions (des parlements nationaux et des académies politiques) et par des personnalités qualifiées, principalement des magistrats et les anciens récipiendaires. En théorie, une candidature peut-être présentée sans que le candidat en ait été averti. Cependant, lorsque le jury prend sa décision, il établit un lien direct avec l’impétrant de sorte qu’il en soit informé une heure avant la conférence de presse. Pour la première fois de son histoire, le Comité Nobel aurait omis cette courtoisie. C’est, nous assure son porte-parole, qu’il n’osait réveiller le président des États-unis en pleine nuit. Peut-être ignorait-il que des conseillers se relayent à la Maison-Blanche pour recevoir les appels d’urgence et réveiller le président si nécessaire. Au demeurant, le comité Nobel avait au moins informé le journaliste Gerhard Helsok qui avait annoncé la nouvelle la veille sur la chaîne norvégienne TV2.

La gentille saynète de la petite fille annonçant le Prix Nobel à son papa ne suffit pas à dissiper le malaise provoqué par cette distinction. Selon le vœux d’Alfred Nobel, le prix récompense « la personnalité ayant [au cours de l’année précédente] le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix ». Dans l’esprit du fondateur, il s’agissait de soutenir une action militante et non de décerner un brevet de bonnes intentions à un chef d’État. Les lauréats ayant parfois bafoué le droit international postérieurement à la réception de leur prix, le Comité Nobel a décidé, il y a quatre ans, de ne plus récompenser un acte particulier, mais de n’honorer que des personnalités ayant consacré leur vie à la paix. Ainsi, Barack Obama aurait été le plus méritant des militants de la paix en 2008 et n’aurait commis aucune atteinte majeure au droit international en 2009. Sans parler des personnes toujours détenues à Guantanamo et Bagram, ni des Afghans et des Irakiens confrontés à une occupation étrangère, qu’en pensent les Honduriens écrasés par une dictature militaire ou les Pakistanais dont le pays est devenu la nouvelle cible de l’Empire ?

Venons-en au cœur du propos, à ce que la « communication » de la Maison-Blanche et les médias anglo-saxons veulent cacher au public : les liens sordides entre Barack Obama et le Comité Nobel.

En 2006, l’European Command (c’est-à-dire le commandement régional des troupes US dont l’autorité couvrait alors à la fois l’Europe et l’essentiel de l’Afrique) sollicita le sénateur d’origine kenyane Barack Obama pour participer à une opération secrète inter-agences (CIA-NED-USAID-NSA). Il s’agissait d’utiliser son statut de parlementaire pour mener une tournée en Afrique qui permettrait à la fois d’y défendre les intérêts des groupes pharmaceutiques (face aux productions hors brevets) et de repousser l’influence chinoise au Kenya et au Soudan [2]. Seul l’épisode kenyan nous intéresse ici.

La déstabilisation du Kenya

Barack Obama et sa famille, accompagnés d’un attaché de presse (Robert Gibbs) et d’un conseiller politico-militaire (Mark Lippert), arrivent à Nairobi dans un avion spécial affrété par le Congrès. Leur appareil est suivi d’un second avion, celui-ci affrété par l’US Army, et transportant une équipe de spécialistes en guerre psychologique commandée par le général prétendument à la retraite J. Scott Gration.
Le Kenya est alors un plein boom économique. Depuis le début de la présidence de Mwai Kibaki, la croissance est passée de 3,9 à 7,1 % du PIB et la pauvreté a reculé de 56 à 46 %. Ces résultats exceptionnels ont été obtenus en réduisant les liens économiques post-coloniaux avec les Anglo-Saxons et en leur substituant des accords plus équitables avec la Chine. Pour casser, le miracle kenyan, Washington et Londres ont décidé de renverser le président Kibaki et d’imposer un opportuniste dévoué, Raila Odinga [3]. Dans cette perspective, la National Endowment for Democracy a suscité la création d’une nouvelle formation politique, le Mouvement orange, et complote une « révolution colorée » à l’occasion des prochaines élections législatives de décembre 2007.

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Le sénateur Barack Obama faisant campagne pour son « cousin » Raila Odinga.

 

Le sénateur Obama est accueilli comme un enfant du pays et son voyage est hyper-médiatisé. Il s’ingère dans la vie politique locale et participe aux meetings de Raila Odinga. Il appelle à une « révolution démocratique », tandis que son « accompagnateur », le général Gration, remet à Odinga 1 million de dollars en liquide. Ces interventions déstabilisent le pays et suscitent les protestations officielles de Nairobi auprès de Washington.
À l’issue de cette tournée, Obama et le général Gration vont au rapport chez le général James Jones (alors patron de l’European Command et suprême commandeur de l’OTAN) à Stuttgart, avant de retourner aux États-unis.

L’opération continue. Madeleine Albright, en qualité de présidente du NDI (la branche de la National Endowmement for Democracy [4] spécialisée dans le traitement des partis de gauche) fait le voyage de Nairobi où elle supervise l’organisation du Mouvement orange. Puis John McCain, en qualité de président de l’IRI (la branche de la National Endowmement for Democracy spécialisée dans le traitement des partis de droite) vient compléter la coalition d’opposition en traitant de petites formations de droite [5].
Lors des élections législatives de décembre 2007, un sondage financé par l’USAID annonce la victoire d’Odinga. Le jour du vote, John McCain déclare que le président Kibaki a truqué le scrutin en faveur de son parti et qu’en réalité, c’est l’opposition conduite par Odinga qui a gagné. La NSA, de concert avec des opérateurs locaux de téléphonie, adresse des SMS anonymes à la population. Dans les zones peuplées par des Luos (l’ethnies d’Odinga), ils disent « Chers Kenyans, les Kikuyus ont volé l’avenir de nos enfants… Nous devons les traiter de la seule manière qu’ils comprennent… la violence ». Tandis que dans les zones peuplées par des Kikuyus, ils sont rédigés ainsi : « Le sang d’aucun Kikuyu innocent ne sera versé. Nous les massacrerons jusqu’au cœur de la capitale. Pour la Justice, établissez une liste de Luos que vous connaissez. Nous vous enverrons les numéros de téléphone où transmettre ces informations ». En quelques jours, ce pays paisible sombre dans les violences communautaires. Les émeutes font plus de 1 000 morts et 300 000 déplacés. 500 000 emplois sont détruits.
Madeleine Albright est de retour. Elle propose sa médiation entre le président Kibaki et l’opposition qui tente de le renverser. Avec finesse, elle s’écarte et place sur le devant de la scène l’Oslo Center for Peace and Human Rights. Le directoire de cette ONG respectée est nouvellement présidé par l’ex-Premier ministre de Norvège, Thorbjørn Jagland. Rompant avec la tradition d’impartialité du Centre, il dépêche deux médiateurs sur place, dont tous les frais sont pris en charge par le NDI de Madeleine Albright (c’est-à-dire in fine sur le budget du département d’État des États-Unis) : un autre ancien Premier ministre norvégien, Kjell Magne Bondevik, et l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan (le Ghanéen est très présent dans les États scandinaves depuis qu’il a épousé la petite nièce de Raoul Wallenberg).
Obligé pour rétablir la paix civile d’accepter le compromis qu’on lui impose, le président Kibaki accepte de créer un poste de Premier ministre et de le confier à Raila Odinga. Celui-ci entreprend immédiatement de réduire les échanges avec la Chine.

Petits cadeaux entre amis

Si l’opération kenyane s’arrête là, la vie des protagonistes continue. Thorbjørn Jagland négocie un accord entre la national Endowment for Democracy et l’Oslo Center, qui est formalisé en septembre 2008. Une fondation jointe est créée à Minneapolis qui permet à la CIA de subventionner indirectement l’ONG norvégienne. Celle-ci intervient pour le compte de Washington au Maroc et surtout en Somalie [6].
Obama est élu président des États-Unis. Odinga proclame plusieurs jours de fête nationale au Kenya pour célébrer le résultat de l’élection aux États-Unis. Le général Jones devient conseiller de sécurité nationale. Il prend Mark Lippert comme chef de cabinet et le général Gration comme adjoint.
Durant la transition présidentielle aux USA, le président de l’Oslo Center, Thorbjørn Jagland, est élu président du Comité Nobel, malgré le risque que représente pour l’institution un politicien aussi retors [7]. La candidature de Barack Obama au Prix Nobel de la paix est déposée au plus tard le 31 janvier 2009 (date limite réglementaire [8]), soit douze jours après sa prise de fonction à la Maison-Blanche. De vifs débats animent le Comité qui ne parvient toujours pas à s’accorder sur un nom début septembre, comme le prévoir le calendrier habituel [9]. Le 29 septembre, Thorbjørn Jagland est élu secrétaire général du Conseil de l’Europe à la suite d’un accord en sous-main entre Washington et Moscou [10]. Ce bon procédé en appelait un autre en échange. Bien que la qualité de membre du Comité Nobel soit incompatible avec une fonction politique exécutive majeure, Jagland ne démissionne pas. Il argue du fait que la lettre du règlement interdit le cumul avec une fonction ministérielle et ne dit rien du Conseil de l’Europe. Il rentre donc à Oslo le 2 octobre. Le jour-même, le Comité désigne le président Obama, Prix de la paix 2009.

Dans son communiqué officiel, le Comité déclare sans rire : « Il est très rare qu’une personne, à l’instar d’Obama, ait réussi à captiver l’attention de tous et leur donner l’espoir d’un monde meilleur. Sa diplomatie est basée sur le concept que ceux qui dirigent le monde doivent le faire sur un socle de valeurs et de comportements partagés par la majorité des habitants de la planète. Pendant 108 ans, le comité du prix Nobel a cherché à stimuler ce type de politique internationale et ces démarches dont Obama est le principal porte-parole » [11].

De son côté, l’heureux lauréat a déclaré : « Je prends la décision du comité Nobel avec surprise et une profonde humilité (…) J’accepterai cette récompense comme un appel à l’action, un appel lancé à tous les pays pour qu’ils se dressent face aux défis communs du XXIe siècle ». Ainsi donc, cet homme « humble » estime incarner « tous les pays ». Voilà qui n’augure rien de pacifique.

 

Article original : Thierry Meyssan, Réseau Voltaire


[1] « Déclaration de Barack Obama à l’annonce du prix Nobel de la paix 2009 » , Réseau Voltaire, 9 octobre 2009.

[2] Sur le détail de cette opération, voir Le Rapport Obama, par Thierry Meyssan, à paraître.

[3] Raila Odinga est le fils de Jaramogi Oginga Odinga, qui eut pour principal conseiller politique le père de Barack Obama.

[4] « La NED, nébuleuse de l’ingérence "démocratique" », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 janvier 2004.

[5] Jadis les États-Unis avaient créé un parti à eux au kenya, dirigé par Tom Mboya. Il s’agissait à l’époque de lutter contre l’influence russe et —déjà— chinoise.

[6] L’Oslo Center a également participé à la déstabilisation de l’Iran, lors de l’élection présidentielle, en acheminant des fonds vers l’ancien président Khatami.

[7] Vice-président de l’Internationale socialiste, Thorbjørn Jagland est un fervent partisan de l’OTAN et de l’entrée de la Norvège dans l’Union européenne. Il fréquente les élites mondialistes et a participé aux travaux du Council on Foreign Relations, de la Commission trilatérale et du Groupe de Bilderberg. Son bilan politique a été entaché par plusieurs scandales de corruption touchant ses proches, notamment son ami et ministre du Plan Terje Rød Larsen (l’actuel coordinateur de l’ONU pour les négociations au Proche-Orient).

[8] 205 candidatures ont été déposées. Mais, conformément au règlement seules 199 ont été jugées recevables. Ce chiffre ayant été atteint, le Comité Nobel n’avait pas la possibilité d’ajouter des noms supplémentaires au cours de ses délibérations.

[9] Le prix devait être décerné le 9 octobre. Pour des raisons d’organisation, le lauréat aurait dû être déterminé au plus tard au 15 septembre.

[10] Bien que les États-Unis ne soient pas membres du Conseil de l’Europe, ils y ont une grande influence. Moscou ne tenait pas à Jagland, mais voulait faire barrage au Polonais Wlodzimierz Cimoszewicz.

[11] « Communiqué du Comité Nobel norvégien sur le prix de la Paix 2009 », Réseau Voltaire, 9 octobre 2009.

 

 

30.05.2009

Les photos censurées montrent des prisonniers violés par des soldats US

Libertés Internets

28 mai 2009

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© The Alder
Scènes de tortures quotidiennes pratiquées en toute légalité dans les géôles étasuniennes

 

Seymour Hersh parle même de vidéos dans lesquelles on entend “le cri d’enfants violés et torturés devant leurs parents”…Et si tout cela vous paraît incroyable, si vous vous dites “Ce n’est pas possible, les Etats-unis ne font pas cela”, allez donc interroger un survivant de My Lai au Vietnam ou bien un paysan Salvadorien des années 1980…

[Gregor Seither - IES News Service - 27/05/2009]

(…) Antonio Taguba, l’officier de l’Armée U.S. qui a mêne l’enquête sur les actes de torture et de maltraitance commmis sur les prisonniers d’Abou Ghraib à Bagdad par des soldats U.S, a confirmé, dans un interview à la presse britannique, que parmi les photos saisies chez les geoliers tortionnaires, figurent en effet des images de soldats U.S. entrain de violer des prisonnières et de commetre des abus sexuels sur des prisonniers. Sur au moins une photo on pourrait voir un soldat U.S. entrain de violer une prisonnière irakienne et sur une autre, un soldat interprète entrain de sodomiser un prisonnier.

D’autres photos montrent les soldats entrain d’introduire des objets divers dans l’anus ou le vagin de prisonniers/ères, comme par exemple une matraque, des fils électriques ou encore un tube de néon. Une autre photo montrerait un géolier entrain d’arrcher les vètements d’une prisonnière, exposant sa poitrine.

Le Major General Taguba a précisé, dans son interview accordé au Daily Telegraph, que ces photos figuraient déjà dans son rapport de 2004 et qu’à l’époque il avait déjà signalé les nombreux témoignages de viols et d’abus sexuels commis par les soldats U.S. à Abou Ghraib.  L’Administration U.S. avait volontairement empéché la publication de ces photos.

Aujourd’hui encore, le nouveau président U.S. Barack Obama tente d’empécher la divulgation de ces 2 000 photos, affirmant qu’elles risquaient de provoquer la colère du monde arabe et donc mettre en danger les troupes U.S. à travers le monde. Les photos ne documentent pas seulement les abus et actes de torture commis à Abou Ghraib mais également des atrocités commises en Afghanistan et en Irak, de 2001 à nos jours.

Le Maj Gen Taguba, qui a demandé sa mise à la retraite de l’armée en 2007, a déclaré qu’il approuvait la décision d’Obama de ne pas publier ces photos :

“Ces images montrent des cas de torture, de viol et d’actes incroyablement indécents. Je ne vois pas l’utilité de les révélér au public à moins de les verser à un dossier légal. La seule conséquence d’une telle publication serait de mettre nos troupes en danger, les seuls défenseurs de notre politique étrangère, à un moment où nous avons le plus besoin d’eux.

Il n’est pas nécessaire de montrer ces images, leur seule description dans mon rapport est déjà suffisante pour se faire dresser les cheveux sur la tête. Vous pouvez me croire.”

En avril dernier, l’administration Obama avait déclaré qu’elle était prête à révéler ces photos, suite à un jugement en faveur de la American Civil Liberties Union (ACLU) qui en avait exigé la publication. Mais c’était sans compter avec le puissant lobby militaire à Washington qui a mené une campagne tenace pour faire disparaître ses photos en usant de l’argument de la “sécurité de nos troupes”.

Début mai, Barack Obama a donc fait volte face en déclarant : “A mon avis, l’unique conséquence directe de leur publication, sera d’enflamer l’opinion publique anti-Américaine et exposer nos troupes à un grand danger.”

26.05.2009

Indice Case shiller - mars 2009 (publié en mai)

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28.02.2009

Pourquoi le monde se sent-il mal ?

Strike the Root
Mardi 27 janvier 2009

 

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Considérez ces évènements:

1. Un président qui a commencé deux guerres 'agressives, qui porte la responsabilité de la mort de milliers d'Étasuniens, celle de centaines de milliers d'Iraquiens et d'Afghans, quitte ses fonctions en toute liberté, sans que le crime soit mentionné, sans qu'il en éprouve des répercussions négatives.

2. Pendant ce temps, la même population qui a pourtant une expérience intime avec les mensonges des politiciens semble complètement enthousiasmée par un président beau parleur qui promet du changement et qui demande des sacrifices.

3. Le Congrès qui avait un taux de satisfaction de 14 % et qui vient juste de voter un renflouement malgré l'objection d'une majorité d'Étasuniens, a eu un taux de réélection supérieur à 95 %

4. Des millions d'Étasuniens expriment leur soutien aux militaires alors que ces mêmes personnes sont tuées, blessées sans raison et qu'elles sont séparées de leurs familles et de leur travail productif au pays.

5. Une population qui a majoritairement cru que l'achat de biens non productifs comme ceux de l'immobilier pourrait les rendre riches à jamais. Et ce, sans expliquer de façon cohérente comment cela serait possible.

6. Les chercheurs qui sont sur des pistes alternatives pour expliquer le SIDA et le cancer voient leurs fonds de fonctionnement coupés et les résultats de leur recherche piétinés; tandis que d'autres qui essayent d'améliorer la vie en fournissant des aliments sains sont attaqués.

La criminalité évidente de nos dirigeants et la pensée troublée et passive des prolos sont devenues la norme. Les deux vont ensemble et créent un écosystème symbiotique de tyrannie. La fraude, le vol et le meurtre se sont généralisés autant que la somme des mensonges racontés et crus a atteint de nouveaux sommets. L'irresponsabilité a été socialisée et les honnêtes gens en quête du bien sont inquiétés.

Ceux parmi nous qui ne veulent guère plus que la paix et la liberté ne dirigent pas le monde. La quête de la liberté est en contradiction avec le contrôle exercé sur d'autres personnes. Il est ainsi facile d'en déduire que ceux qui cherchent le pouvoir ont des motivations étrangères aux nôtres.

Ce n'est que récemment que j'ai compris les implications de tout ceci. En dépit de toutes les preuves attestant du contraire, je supposais que tous ceux qui recherchaient le pouvoir avaient un ressenti similaire au mien à propos de la morale. Je ne pouvais tout simplement pas voir la raison pour laquelle ils avaient un comportement et des justifications non-éthiques. Je savais déjà que les États fonctionnent selon un code que la majorité d'entre nous ne suivent pas dans nos propres vies. Je supposais néanmoins qu'un homme qui agit en contradiction des lois morales devait s'en sentir coupable. Un jour pourtant une idée m'est venue : Et s'il ne se sentait pas coupable ?

Si son ambition est humble, il se comportera comme un criminel commun, un prédateur. Il ment pour obtenir des avantages, il utilise la force pour obtenir ce qu'il veut et vole sans problèmes de conscience. L'absence de sentiment de culpabilité au sujet de comportements non-éthiques le motive a poursuivre ses actes criminels.

Les petites opérations criminelles présentent un gros problème, celui de se faire prendre. La perspective de faire de la prison se révèle peu attrayante. Pourtant, même la grande probabilité de se faire arrêter et emprisonner n'empêche pas les criminels communs d'envisager leur carrière avec peu de sophistication et ils en paient d'ailleurs souvent le prix. D'autres personnes au fonctionnement similaire trouvent des manières d'éviter ces problèmes. Un esprit criminel peut tout autant que des gens normaux développer des intérêts croissants et trouver la manière de les poursuivre à des niveaux supérieurs. En usant de plus d'intelligence et d'une plus grande patience, il peut mener une carrière ambitieuse dans la criminalité. Avec cet objectif en tête, on peut aisément voir que l'État est le moyen le plus efficace pour y parvenir.

Dès lors qu'un criminel joint ses forces à celles de l'État en devenant un employé, il peut mentir dans son intérêt, utiliser la force pour parvenir à ses fins, et voler sans conscience tout comme le fait un opérateur à la petite semaine. Les opportunités de dommages potentiels n'ont pas de limites si l'on choisit intelligemment certains emplois. Si un homme aime, par exemple, soumettre les autres au supplice, il pourra devenir policier et poser lui-même les preuves. Un autre, qui voudrait tuer des gens, pourrait ainsi devenir un officier militaire et indiquer «accidentellement» les coordonnées d'une maison qu'il souhaite voir bombardée. Quoi qu'ils fassent, l'État les protégera des conséquences naturelles de leurs actions. S'ils sont malins, il y a de grandes chances qu'ils ne se fassent jamais prendre, jamais punir et il est même probable qu'ils soient cités.

J'ai trop souvent cru que les personnes qui travaillaient pour l'État appréciaient ces emplois uniquement à cause des horaires souples , des bons salaires et de la retraite. Ce type de carrière offre aux prédateurs, en plus de tout cela, le bénéfice alléchant de pouvoir satisfaire leurs pulsions criminelles sans risquer de châtiments.

Il se trouve que ce type de personnalité est désignée d'un nom scientifique : psychopathique. Au cas où vous penseriez que je vous raconte des sottises, voici une citation extraite de Scientific American:

Superficiellement charmants, les psychopathes ont tendance à donner aux autres une bonne impression à la première rencontre et les observateurs sont frappés par leur normalité. Pourtant, ils ne pensent qu'à eux-1 mêmes, ils sont malhonnêtes et ne sont pas fiables. Par moment, ils ont des comportements irresponsables sans raison apparente autre que le simple plaisir qu'ils procurent. Presque entièrement dénués de culpabilité, d'empathie et d'amour, ils ont des relations occasionnelles, détachées et romantiques. Ils trouvent couramment des excuses à leurs actes irresponsables et souvent infâmes, préférant plutôt accuser les autres. Ils apprennent rarement de leurs erreurs, pas plus des retours négatifs de leurs actions et ils ont du mal à contrôler leurs pulsions.

Cela ressemble à la définition exacte de ceux qui cherchent le pouvoir politique. L'article se poursuit en disant que les domaines dans lesquels ils sont surreprésentés pourraient inclure «la politique, les affaires et les activités de divertissement. Pourtant, les preuves scientifiques de cette conjecture intrigante sont à l'état d'ébauche. Il se trouve pourtant qu'il existe des preuves de cela, beaucoup plus solides que l'article ne le laisse entendre.

Dans son livre Ponérologie Politique, Andrew Lobaczewski déclare que 6 % de la population présentent des caractéristiques psychopathiques. Les implications de ce phénomène, qu'il a identifiées juste après la seconde guerre mondiale, sont atterrantes. Il suggère de plus qu'un autre 12 % de la population présentent de hauts risques d'avoir une pensée du type psychopathique. Dans un monde dominé par des structures hiérarchiques, ces individus prennent le contrôle des positions clés et engendrent ce que l'on peut appeler une «pathocratie ». Lobaczewski anticipe par ses écrits, la réalité actuelle:

À l'intérieur de ce système [pathocratique], l'homme normal est rendu coupable de ne pas être né psychopathe et il n'est considéré comme bon à rien sauf pour exécuter les plus durs labeurs, combattre et mourir afin de protéger un système de gouvernement qu'il ne peut suffisamment comprendre, ni même considérer comme étant le sien. Un réseau d'individus psychopathes ou apparentés, se renforçant en permanence, commence à dominer et à faire de l'ombre aux autres personnes.

Les gens normaux n'ont pas considéré la possibilité que certaines personnes apparemment ordinaires puissent n'avoir aucune inhibition morale. Ils font l'erreur de croire que leurs dirigeants ont de bonnes intentions. Ceux qui sont les employés des psychopathes mettent en oeuvre les plans de leurs patrons, aveugles à la réalité. Quelle que soit l'envergure de leur «échec», les dirigeants peuvent toujours rappeler leur bonne intention proclamée et se protéger du gibet. En fait, plus ils font de dégâts, plus on est appelé à donner plus de pouvoir à leurs services déficients afin qu'ils puissent «prévenir» qu'une telle chose ne puisse se reproduire.

Leur objectif principal est de trouver la limite de leurs actions tout en échappant aux conséquences et nous ne voyons aucun signe indiquant qu'ils ont atteint les limites que la population peut accepter. Peu importe les épreuves qu'ils provoquent, la majorité des gens leur donnent le bénéfice du doute à chaque fois et ils continuent ainsi à soutenir le système. Cette croyance qu'ont les bonnes personnes a conduit au démocide du XXe siècle qui n'est toujours pas mis en doute jusqu'aujourd'hui.

Lorsque l'on a accepté la possibilité que les psychopathes aient pris le contrôle de la société, on trouve des quantités de preuves pour soutenir cette hypothèse. Hitler, Staline, Mao et Pol Pot sympathisaient-ils avec leurs victimes ou ressentaient-ils de la culpabilité ? Plus proche de nous, parmi Bush, Cheney, Rove, Rumsfeld ou Clinton,peut-on désigner un seul d'entre eux qui ait présenté un semblant de normalité ? Non, de toute évidence. Ces listes contiennent les noms de personnages dont aucun ne peut répondre à une moralité rationnelle. Si de tels individus ont pu accéder aux plus hauts niveaux du pouvoir, que peut-on en déduire des services subalternes ?

Cela suggère que de tels individus régissent les leviers du pouvoir où que ce soit. Nous vivons une époque où la population dans son ensemble ne peut parvenir à satisfaire ses besoins, pourtant peu d'entre nous semblent en comprendre les raisons. Les sondages indiquent par exemple, que la population se sent concernée par l'éducation et pourtant de décennie en décennie, le système éducatif s'empire considérablement. Quel mystère ! Bien sur, si l'on croit nos maîtres bien intentionnés, la civilisation occidentale n'a pas su en 2000 ans déterminer des manières efficaces de transmettre les savoirs clés aux jeunes générations. Cependant, que se passe t'il si nous acceptons de remettre en question nos croyances en leur bonne volonté un seul instant et que nous envisageons d'autres possibilités ? Si le système éducatif n'arrive pas à remplir les objectifs annoncés depuis des décennies, peut être y a t'il des groupes qui considèrent cela comme un succès ?

De toute évidence, réussir à inhiber la pensée critique des masses profite à l'État et aux psychopathes. Lorsque des comportements irrationnels, immoraux, illégaux, irresponsables et intéressés sont considérés comme s'ils étaient normaux, on peut en déduire que le système éducatif fonctionne au mieux pour nos maîtres. Je n'ai cité qu'un seul exemple, mais il existe au sein de l'État, une multitude de fonctions à pourvoir procurant ainsi un emploi à ceux détenant toute sorte d'intérêt psychopathique. On devrait de plus, envisager que l'État agit non seulement comme un centre de recrutement pour psychopathes, mais que ce sont probablement des psychopathes qui ont inventé l'État pour prendre le dessus sur nous tous. Je ne peux pas fournir de meilleure explication de l'existence d'une organisation qui échoue dans le domaine éthique et qui suggère une pensée psychopathique un peu partout

Il apparaît que notre bataille pour la liberté n'est pas simplement un conflit entre ceux qui la veulent et ceux qui veulent dominer les autres, mais plutôt une bataille entre les gens normaux et les psychopathes. J'ai trouvé dans l'hypothèse de la psychopathie, une force de pouvoir explicatif incroyable de notre monde : Le monde se sent mal parce que les psychopathes le dirigent. Dans un pays habitué à dédaigner et à ridiculiser toute idée qui se distingue de la moyenne, les explications cohérentes d'un phénomène social observable ne sont pas beaucoup rapportées. Sans la compréhension des lois physiques, nous n'aurions jamais obtenu les améliorations considérables de notre qualité de vie découlant des développements technologiques. De la même façon, sans une compréhension de nos systèmes sociaux, nous ne nous sortirons jamais de la tyrannie que nous infligent les psychopathes. Nous devrions passer le mot et explorer ce filon de pensée avec la plus grande vigueur.

 

Traduction française: Lionel P. pour Futur Quantique

 

 

21.01.2009

« Nous sommes tous des Palestiniens » : Gaza, la guerre et la solidarité internationale

David Wiebe

Global Research

Vendredi 16 Janvier 2009

The Bullet

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© Jordanian Times

Les Jordaniens manifestent contre le massacre.


Aux quatre coins de la planète, les bombardements israéliens sur Gaza ont provoqué horreur et consternation. Le nombre élevé de victimes dans les territoires occupés à la densité démographique record a déclenché une vague mondiale de condamnations et de manifestations. En Europe, en Amérique du Nord, au Moyen-Orient, en Amérique Latine, en Afrique et en Asie, des millions de personnes ont manifesté contre la version israélienne de la doctrine « choc et effroi ». Le nombre et la taille des manifestations témoignent de la solidarité internationale pour la cause palestinienne, et ouvrent de nouveaux fronts contre le sionisme et la politique étrangère des États-Unis dans cette région.

Solidarité internationale envers la Palestine

Au Moyen-Orient, par exemple, des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées et ont battu le pavé au Liban, en Turquie, en Syrie, en Jordanie, à Dubaï, en Arabie saoudite, en Libye et en Égypte. À de nombreuses reprises, ces manifestations ont critiqué la collusion des régimes arabes avec Israël et les États-Unis, ce qui a provoqué une sévère répression. Des manifestations et des émeutes ont également eu lieu dans les territoires occupés de la Cisjordanie et ont subi une répression organisée par Israël et le Fatah. À l’intérieur même des frontières d’Israël, se sont aussi déroulées des manifestations mobilisant des Arabes, des communistes, des anarchistes et des juifs, émaillées par quelques actes de « désobéissance civile ».

Les témoignages de solidarité à l’extérieur du Moyen-Orient n’ont pas été moins impressionnants, en particulier en termes de participation, d’implication et de représentation politique.

Dans le cadre de la journée mondiale de manifestation du 3 janvier, plus de 60 000 personnes se sont rassemblées dans les rues de Londres pour protester contre la guerre et la complicité du Royaume-Uni. Après la manifestation, plus d’un millier de chaussures ont été lancées sur la façade de la résidence du Premier ministre à Downing Street. Des manifestations de solidarité ont également eu lieu dans des villes anglaises plus modestes comme Birmingham, Manchester, Liverpool ou Newcastle. Le 10 janvier, plus de 100 000 personnes ont manifesté bruyamment et énergiquement à Londres.

La taille et la magnitude de ces manifestations ne peuvent être surestimées : pour la première fois, elles placent la lutte palestinienne comme symbole central et rassembleur du mouvement pacifiste en Grande-Bretagne, même dans les petites villes et agglomérations.

Les manifestations dans le reste de l’Europe ont été similaires. Le week-end des 3 et 4 janvier, plus de 20 000 personnes ont défilé dans les rues de Paris, et 10 000 à Berlin et à Francfort. Des manifestations ont également eu lieu à Stockholm, Helsinki, Rome, Lyon, Madrid, Amsterdam et d’autres grandes villes du vieux continent. Après une manifestation à Athènes devant les ambassades d’Israël et des États-Unis, une marionnette à l’effigie de Georges Bush a été brûlée, ainsi que de nombreuses banques. Fortes d’une longue tradition de solidarité avec la Palestine, les villes de Belfast et de Dublin ont organisé des manifestations. Le 8 janvier, en Norvège, au moins 40 000 personnes ont battu le pavé à Oslo et dans 5 autres villes dans le cadre d’un défilé organisé par près de 80 organisations. Le week-end dernier, les cortèges à Paris, Berlin et dans les autres grandes villes européennes ont rassemblé un nombre élevé de participants, dont 100 000 manifestants à Madrid. En Grèce, une manifestation prévue pour le 15 janvier a obligé le gouvernement à annuler un contrat avec l’armée étasunienne, qui espérait utiliser le port d’Astakos comme point de transit pour une livraison supplémentaire d’armements à destination d’Israël.

Ces manifestations en Europe ont projeté le problème palestinien sur l’avant-scène du mouvement pacifiste et ont déclenché de nouveaux appels à une campagne de boycott et de désinvestissement, et à une condamnation des dirigeants israéliens pour crimes de guerre. Les manifestations ont également obligé de nombreux gouvernements européens à demander un cessez-le-feu immédiat à Gaza et à geler le nouvel accord commercial liant Israël à l’Union Européenne.

Dans l’hémisphère Sud, des manifestations ont également eu lieu à Sydney et à Melbourne, en Australie, ainsi qu’à Auckland, en Nouvelle-Zélande, où un monument dédié à Israël a été couvert de sang et de peinture.

Dans la même veine, le 5 janvier, les étudiants de Delhi, en Inde, ont jeté 200 chaussures sur l’ambassade israélienne avant d’être arrêtés. Au cours des deux dernières semaines, à Srinagar, au Cachemire, la police a eu recours à plusieurs reprises aux gaz lacrymogènes et aux matraques contre des centaines de manifestants qui chantaient « Tous avec les Palestiniens » et « À bas Israël ».

En Afghanistan, des manifestations ont été organisées autour des mosquées de Kaboul et d’Herat où des milliers de personnes ont entonné : « Mort à Israël, aux États-Unis et à la Grande-Bretagne ».

Des manifestations ont également eu lieu la semaine dernière en Corée du Sud, en Indonésie, en Malaisie et en Thaïlande où des milliers de personnes ont exprimé leur colère.

En Amérique Latine, les gouvernements équatoriens et brésiliens ont accusé Israël de « crime contre l’Humanité » et de « terrorisme d’État », tandis que le président vénézuélien Hugo Chavez et le président bolivien Evo Morales expulsaient les ambassadeurs israéliens. Les citoyens ont manifesté dans tout le sous-continent américain, au Mexique, au Nicaragua, en Colombie, en Bolivie, en Argentine, au Costa Rica et à Cuba.

Les manifestations en Amérique du Nord

Même en Amérique du Nord, la colère contre les bombardements et l’invasion terrestre s’est clairement exprimée. Au Canada, des centaines de personnes se sont rassemblées à Ottawa, Halifax, Winnipeg et Vancouver. À Toronto, plus de 10 000 personnes ont participé à la manifestation du 3 janvier organisée par une large coalition de groupes pacifistes et d’organisations de soutien à la Palestine. Le 7 janvier, 8 femmes juives ont été arrêtées après avoir occupé le consulat israélien dans le centre ville de Toronto. À Montréal, 4 000 personnes se sont rassemblées pour une manifestation d’urgence contre la guerre. Jeudi dernier, 30 personnes ont occupé le consulat d’Israël à Montréal pour demander l’expulsion du consul général et l’arrêt immédiat de l’invasion israélienne et du siège de Gaza. Au Canada, ces manifestations et la campagne « Boycott, désinvestissement esanctions » ont été soutenues par nombre d’organisations syndicales, dont le syndicat canadien des postiers et le syndicat canadien de la fonction publique, qui ont tout deux diffusé un communiqué dénonçant les actions perpétrées par Israël à Gaza.

Le plus étonnant, peut-être, concerne les manifestations aux États-Unis. Dans plus de 100 villes étasuniennes, petites ou grandes, des milliers de personnes ont rejoint les manifestations depuis le début des bombardements le 27 décembre.

Par exemple, il y a deux week-ends, plus de 20 000 personnes se sont rassemblées dans le quartier de Manhattan à New York. Ce fut la manifestation de soutien à la Palestine la plus importante jamais organisée dans cette ville, elle a mobilisé de nombreux groupes issus des communautés arabes et des partis de gauche.

San Francisco en particulier a été le théâtre de manifestations animées. Au cours des deux dernières semaines, des centaines de personnes se sont lancées dans des manifestations et des actes de désobéissance civile, dont un « sit-in » dans la rue, organisé par 50 activistes juifs s’opposant à l’occupation. Les cortèges ont également rassemblé un nombre record de participants à Boston, Houston, Washington, Seattle, Chicago, Cleveland, Minneapolis, Nashville, Denver, Kansas City, la Nouvelle Orléans, Portland, Orlando, Philadelphie, Los Angeles, Atlanta, Greenville, Sioux Falls, Toledo, Dayton, Raleigh, Des Moines et Oklahoma City, sans compter les autres villes. Plus récemment, le 14 janvier, 15 activistes juifs ont tenté de paralyser le consulat d’Israël à Los Angeles en bloquant sa route d’accès et en s’attachant au portail d’entrée.

L’importance du mouvement grandissant de soutien à la Palestine.

Ces manifestations sont importantes à plus d’un titre.

Premièrement, elles ont à nouveau galvanisé une bonne partie du mouvement pacifiste qui était relativement inactif depuis la défaite du sénateur John Kerry, candidat démocrate aux élections présidentielles de 2004.

Deuxièmement, ce sont les premières manifestations sur le sol étasunien qui mettent la Palestine au cœur du mouvement pacifiste. Dans le passé, le mouvement avait été gravement divisé sur le fait d’inclure ou pas le problème de la Palestine dans une campagne plus large ciblant la politique étrangère des États-Unis au Moyen-Orient. Dans un tel contexte, les manifestations actuelles constituent un moment critique où le problème de la Palestine peut devenir le thème majeur défendu par le mouvement pacifiste. Tandis que l’UFPJ (United For Peace and Justice – Unis pour la paix et la justice) a pour l’instant évité d’organiser une manifestation de grande ampleur, il a appelé ses sympathisants à participer à la manifestation organisée à Washington par ANSWER (Act Now to Stop War & End Racism – Agir maintenant pour arrêter la guerre et mettre fin au racisme) et de nombreuses organisations arabes, musulmanes et palestiniennes. La pression et la mobilisation provenant de la base devront être maintenues afin que les grandes organisations pacifistes restent focalisées à long terme sur la Palestine.

Troisièmement, ces manifestations reflètent un changement important dans la manière dont le peuple perçoit la politique israélienne. D’après un sondage mené par l’institut Rasmussen, les Étasuniens sont extrêmement divisés quant au conflit actuel, avec 44% qui y sont favorables et 41% qui s’y opposent. Toutefois, parmi les sympathisants démocrates, 55% s’opposent à l’opération israélienne contre 31% qui la soutiennent. Ces chiffres ont une très grande importance étant donné le soutien total offert à Israël par les leaders du parti démocrate, les membres du Congrès et les grands médias. En effet, ce sondage suggère qu’un nombre croissant d’Étasuniens remettent en question et s’opposent au consensus des élites sur la question israélienne.

Quatrièmement, ces manifestations font naître l’espoir que le mouvement pacifiste soit indépendant de la future administration Obama. Bien que ce dernier ait un long historique d’échanges avec les communautés palestinienne et arabes de Chicago, et a promis une nouvelle approche de la politique étrangère des États-Unis au Moyen-Orient, ses dernières prises de position sur l’Afghanistan, l’Iran, l’Iraq et la Palestine exigent du mouvement pacifiste des protestations etune stricte opposition. Par exemple, la décision d’Obama de rester silencieux sur le conflit actuel qui sévit à Gaza contraste fortement avec ses condamnations des attaques terroristes de Bombay, et ressemblent à une approbation implicite des actions israéliennes. Dans un tel contexte, il est bon que les pacifistes et les activistes soutenant les Palestiniens aient d’ores et déjà manifesté devant l’hôtel de villégiature d’Obama à Hawaï et devant son quartier général temporaire à Washington. Ces manifestations entretiennent l’espoir que le mouvement anti-guerre ne sera pas récupéré et marginalisé par l’administration Obama, qui est remplie de vétérans issus des gouvernements Clinton et Bush II.

Cinquièmement, ces manifestations se trouvent justifiées par les actions de soutien à la Palestine qui sont organisées à l’échelle localedepuis quelques années. Toutes les grandes villes étasuniennes (et canadiennes, ainsi que la plupart des villes européennes) disposent d’un large éventail d’actions de soutien à la Palestine, depuis les festivals de films ou les groupes de poésie jusqu’aux campagnes sur le droit au retour des réfugiés, le siège de Gaza, et le « Boycott, désinvestissement, sanctions ». Des manifestations sont organisées régulièrement devant les consulats israéliens et des campagnes de boycott ciblent de nombreuses sociétés liées à Israël.

Les activistes palestiniens et arabes issus de la diaspora dirigent ces luttes à travers l’Amérique du Nord et sont généralement unis autour de (1) la critique d’Israël et de l’apartheid ; (2) l’appel à un boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël et (3) , pour résoudre le conflit, la demande d’n seul État avec bi-nationalité et d’un droit au retour pour les réfugiés palestiniens.

Comme démontré par ces manifestations, cette dynamique autour de la Palestine a gagné en ampleur et en signification. En fait, il est tout à fait possible que la Palestine devienne bientôt le problème central du mouvement pacifiste et de la gauche radicale aux États-Unis. Tandis que les médias et les élites politiques continuent à soutenir inconditionnellement Israël comme principal allié de l’impérialisme étasunien au Moyen-Orient, émergent parmi les activistes de base de tout le pays des signes distincts d’opposition à cette alliance et à l’oppression du peuple palestinien.

Aux États-Unis et dans le reste du monde, nous assistons à l’émergence d’un mouvement global de solidarité pour la cause palestinienne. De New York à Londres, de Caracas à Beyrouth, ce mouvement rallie des individus de toutes nationalités et de toutes confessions ; il affirme que « Nous sommes tous des Palestiniens »  et soutient le droit à la résistance contre l’occupation, la colonisation et le terrorisme d’État.

En tant que telles, ces manifestations posent les fondations potentielles permettant d’isoler et de sanctionner Israël à travers une campagne de boycottet de désinvestissement, comme demandé par les institutions civiles palestiniennes aux quatre coins de la planète. Tout comme le massacre de 1976 à Soweto, en Afrique du Sud, qui entraîna l’imposition de sanctions contre le régime de l’apartheid, la guerre contre Gaza pourrait déclencher le même type de réaction internationale à l’encontre de l’État sioniste.

La dimension mondiale des dernières manifestations fait naître l’espoir d’une telle perspective.

David Wiebe est écrivain, chercheur et activiste de gauche, il est originaire du Canada mais vit aujourd’hui aux États-Unis. The Bullet est un projet du Projet Socialiste.

Traduction : Axel D. pour Futur Quantique

14.01.2009

Envoi d’armes US d’une ampleur exceptionnelle en Israël : Les États-Unis et Israël projettent-ils d’étendre la guerre au Moyen-Orient ?

Global Research, Michel Chossudovsky, 11 janvier 2009

Original : www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=11743

Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info

 

Envoi d’armes des États-Unis d’une ampleur exceptionnelle en Israël : Les États-Unis et Israël projettent-ils d’étendre la guerre au Moyen-Orient ?

Une très grosse livraison d'armes des États-Unis pour Israël, se composant de 3000 tonnes de « munitions, » est prévue voguer vers Israël. La taille et la nature de cette expédition sont qualifiées d"« insolites » 

Sous couvert d’anonymat, un courtier a déclaré, « L’envoi inhabituel de 3000 tonnes de munitions en une seule fois, cela fait beaucoup.  « Cela (ce type de demande) est assez rare et il n'en a pas été mentionné beaucoup sur le marché toutes ces années, » a-t-il ajouté. À Londres, les courtiers maritimes qui s’étaient spécialisés dans le passé dans le transport d’armes pour l'armée étasunienne et britannique, ont dit que ce genre d’affrètement vers Israël est rare. (Reuters, 10 janvier 2009).

Une compagnie de la marine marchande grecque a été chargée par le Pentagone de livrer les armes à Israël :

Les documents du ravitaillement maritime vus par Reuters montrent que les États-Unis ont cherché à louer un navire marchand pour expédier des centaines de tonnes d'armes vers Israël depuis la Grèce en fin de ce mois-ci.

L'US Navy's Military Sealift Command a déclaré que le navire devrait transporter 325 conteneurs standards de 20 pieds de ce qui était enregistré sous le nom de « munitions, » en deux voyages séparés depuis le port grec de Astakos jusqu’au port israélien d'Ashdod dans la deuxième moitié de janvier.

Sur le manifeste de cargaison, l’identification de « matières dangereuses » évoque des substances explosives et des détonateurs, mais aucun autre détail n’y figure. (Ibid)

Il est à noter qu’une expédition similaire exceptionnellement importante de munitions des États-Unis vers Israël avait été programmée en début décembre :

Les documents indiquent que le navire allemand loué début décembre par les États-Unis transportait aussi une énorme cargaison d'armes, pesant plus de 2,6 millions de kg [2600 tonnes], et rempli de 989 conteneurs standards de 20 pieds, à Ashdod depuis la Caroline du Nord. (Press TV, 10 janvier 2009).

Ces grandes expéditions de munitions concernent-elles l'invasion de Gaza ?

Selon Reuters, la demande du Pentagone de transporter des munitions dans un navire de commerce a été faite le 31 décembre, 4 jours après le début des bombardements aériens sur Gaza par les avions de chasse F16.

Les analystes ont conclu à la légère, sans preuve, que les 2 expéditions de « munitions » sont destinées à approvisionner les forces armées d’Israël pour aider son invasion militaire à Gaza.

Un analyste militaire chevronné de Londres, qui a refusé d'être nommé, a indiqué que, à cause du calendrier, les expéditions pourraient être « irrégulières » et liées à l'offensive contre Gaza. (Reuters, 10 janvier 2009).

Ces rapports sont extravagants. La livraison de munitions précède toujours l'attaque d'une opération militaire. Les munitions requises pour l'« Opération Plomb Jeté » ont été déterminées en juin 2008. Suite à la demande de Tel Aviv dans le cadre du programme étasunien d'aide militaire à Israël, le Congrès a approuvé en septembre 2008 le transfert de 1000 Guided Bomb Units 39 (GBU-39), des bombes brise bunker, de petit diamètre, guidées par GPS et de haute précision.

Les bombes GBU-39 produites par Boeing ont été livrées à Israël en novembre. Elles ont été utilisées lors des premiers raids aériens sur Gaza :

L’Air Force d’Israël (IAF) a utilisé les nouvelles GBU-39 Small Diameter Bombachetées aux États-Unis dans les récentes attaques contre Gaza. Le [Jerusalem] Post a mentionné les nouvelles armes, commandées en septembre et arrivées le mois dernier [novembre], et déjà mises à l'action avec les avions de chasse de l’IAF. Ces armes ont été larguées par les F-15 Boeing de l’IAF, car jusqu'ici ces bombes de petit diamètre ne peuvent être utilisées que par ce type d'avion.

Il est hautement improbable que le gros de l'armement inclus dans ces deux grandes expéditions, qui doit arriver en Israël vers fin janvier, soit destiné à servir dans l'opération militaire menée par Israël à Gaza. La GBU-39 est légère (130 kg). Le poids total de l'expédition des GBU-39 (1000 unités) serait de l'ordre d'un modeste 130 tonnes. En d'autres termes, les spécifications de la GBU-39 ne correspondent pas à la description de l'expédition d’armement « exceptionnellement grande » et « lourde. »


GBU-39

 

Le scénario de l'escalade

L'expédition commandée le 31 décembre est de l'ordre de 3000 tonnes, une cargaison de « munitions » très grosse et pesante indiquant un transfert d’armes lourdes vers Israël.

Selon les déclarations de l'armée étasunienne, les munitions doivent être entreposées pour un usage « de toute urgence » dans l'éventualité d'un conflit :

Cette expédition programmée auparavant est routinière et non pour aider dans la situation actuelle à Gaza. ... Les militaires étasuniens pré-positionnent des stocks de sécurité dans certains pays, en cas de besoin de toute urgence. (Reuters, 10 janvier 2009, souligné par l’auteur)

Quelle que soit la nature de ces grandes cargaisons d'armes, elles sont destinées à servir lors d’une opération militaire future au Moyen-Orient.

Depuis le lancement de la Theater Iran Near Term Operation (TIRANNT) en mai 2003, un scénario d'escalade impliquant des actions militaires contre l'Iran et la Syrie a été envisagée. TIRANNT a été suivie par une série de plans militaires afférents à l'Iran. De nombreuses déclarations officielles et des documents militaires étasuniens indiquent l'élargissement de la guerre au Moyen-Orient.

Ces expéditions suggèrent que le « scénario de l'escalade, » non seulement existe, mais est passé en plus à une étape de planification militaire israélo-étasunienne plus active.

Si ces armes seront utilisées ou non n’est pas connu. La question centrale, à cet égard, est de savoir si l'invasion de Gaza fait partie d'une aventure militaire plus grande contre le Liban, la Syrie et l'Iran, dans laquelle des armes lourdes des États-Unis, bombes brise bunker comprises, seront utilisées.

L’histoire des envois d’armes étasuniennes en Israël

Le stockage en Israël de bombes brise bunker made in USA est en cours depuis 2005 :

Les États-Unis vendront à Israël près de 5000 bombes intelligentes lors de l'un des plus grands marchés d’armes entre ces deux alliés depuis des années.

Parmi les bombes que recevra l'armée de l'air [israélienne], il y a 500 bombes brise bunker d’une tonne capables de transpercer des murs de béton de deux mètres d'épaisseur, 2500 bombes ordinaires d’une tonne, 1000 bombes d’une demie tonne, et 500 bombes d’un quart de tonne. Les bombes achetées par Israël incluent des versions aéroportées, des unités guidées, le mode d’emploi des bombes et des détonateurs. Elles sont guidées par un satellite israélien utilisé par les militaires.

La vente augmentera les fournitures de bombes intelligentes israéliennes. Le Pentagone a déclaré au Congrès que les bombes sont destinées à maintenir l'avantage qualitatif d'Israël [contre l'Iran], et à mettre en avant les intérêts stratégiques et tactiques des États-Unis. (Jewish Virtual Library,  21-22 septembre 2004, Haaretz / Jerusalem Post).

Les expéditions actuelles de bombes brise bunker made in USA ont été mises en route en 2005. Les États-Unis ont approuvé en avril 2005 la livraison de :

quelque 5000 « armes intelligentes lancées des airs, » incluant quelque 500 bombes brise bunker BLU 109. Ces munitions (enrobées d’uranium) seraient plus « adéquates pour viser l'ensemble des cibles iraniennes, à l'exception peut-être de l'installation enterrée à Natanz, qui pourrait exiger la brise bunker BLU-113 [plus puissante, une variante de la GBU 28]. » (Voir Michel Chossudovsky, Planned US-Israeli Nuclear Attack on Iran, Global Research, 1er mai 2005).

La BLU-109 est plus petite que la GBU 28. « C’est une ogive de 2000 livres pouvant être utilisée avec un kit de guidage GPS [...], et qui peut percer jusqu'à 15 pieds de béton armé. » (Voir F16.net).

Selon le New York Times, en août 2006, au summum de la guerre contre le Liban, une importante cargaison de bombes GBU 28 de 2,2 tonnes a été envoyée en Israël.

La GBU 28 est produite par Raytheon. Utilisée contre l'Irak lors de la guerre du Golfe en 1991, elle a la capacité de percer quelque 20 pieds de béton armé. (Haaretz, 9 novembre 2008). Contrairement aux bombes GBU 39 (130 kg) contre Gaza, chaque GBU-28 a un poids important de 2,2 tonnes.

Selon Federation of American Scientists, « la Guided Bomb Unit-28 (GBU-28) est une arme spécialement développée pour transpercer les centres de commandement irakiens fortifiés, profondément enterrés. La GBU-28 est une arme conventionnelle de 5000 livres à guidage laser, qui utilise une ogive pénétrante de 4400 livres. »

(Pour une représentation visuelle, voir « Bob Sherman, How the GBU-28 works, » USA Today en ligne).

 


GBU-28


      Vidéo de démonstration de la GBU 28 sur YouTube

Ces expéditions d'armes récentes vers Israël, d’une importance exceptionnelle, financées par l'aide militaire étasunienne à Israël, font partie de l'accord de 2004 entre Washington et Tel-Aviv.

Comme mentionné ci-dessus, il y a une histoire de livraison de bombes brise bunker (incluant la GBU 28) qui remonte à 2005. Bien que la nature et la composition de ces dernières cargaisons d'armes soient inconnues, on soupçonne qu'elles comportent la version brise bunker lourde, notamment des bombes GBU-28.

Il convient de noter à cet égard que, l'été dernier, Israël a demandé au Pentagone de fournir des bombes brise bunker GBU-28. Le but déclaré était de les utiliser dans l'éventualité d'une opération militaire dirigée contre l'Iran.

En septembre 2008, selon la presse étasunienne et israélienne citant des fonctionnaires du Pentagone, la demande de Tel-Aviv a été rejetée. Selon ces rapports, Washington a refusé catégoriquement de livrer la cargaison de bombes brise bunker GBU 28, pour qu’elle soit utilisée pour attaquer les installations nucléaires iraniennes. « À la place, » Washington a accepté de livrer la légère GBU-39 pour l’utiliser contre Gaza.

Les États-Unis ont « rejeté une demande israélienne d'équipements militaires et l’aide qui permettrait d'améliorer la capacité d'Israël à attaquer les installations nucléaires iraniennes. »

Les Étasuniens ont considéré la demande [d'Israël], transmise au plus haut niveau (et rejetée), comme un signe du stade de préparation avancé d'Israël pour attaquer l'Iran. Ils ont donc mis en garde Israël contre toute attaque, disant que ce genre d’intervention saperait les intérêts étasuniens. Ils ont aussi demandé à Israël de leur donner un préavis au cas où ils décideraient malgré tout d’attaquer l'Iran. Début septembre, Haaretz a signalé que la demande comportait des bombes « brise bunker » GBU-28.

Selon AP, les États-Unis ont convenu à la mi-septembre de vendre à Israel 1000 bombes « brise bunker » GBU-39 à la place, qui, selon les experts militaires israéliens, « pourraient constituer une nouvelle arme puissante » contre Gaza.

De cette manière : quand Israël a demandé aux États-Unis des armes que ces derniers pensaient pouvoir servir à bombarder l'Iran, ils ont dit non, ajoutant explicitement qu'ils ne souhaitaient pas voir d’attaque israélienne contre l'Iran. Et il n'y a pas eu d’attaque israélienne contre l'Iran. (Defense Update.com, décembre 2008).

La désinformation médiatique

Les déclarations officielles et les communiqués de presse sont bidon. Israël et les États-Unis ont toujours agi en étroite coordination. Washington « n’exige pas qu’Israël lui fournisse un préavis » avant une opération militaire :

Le rapport d’Haaretz suggère que l'administration Bush était intransigeante et ne voulait pas que les Israéliens attaquent l'Iran. En fait, le rapport laissait penser que les États-Unis abattraient tout avion israélien essayant d'attaquer l'Iran :

Autorisation de l’espace aérien : Toute attaque contre l'Iran pourrait apparemment exiger de passer à travers l'espace aérien irakien. Pour ce faire, il y aurait nécessité d’un couloir aérien que le les avions de combat israéliens pourraient traverser sans être pris pour cible par les avions étasuniens ou les missiles antiaériens. Les Étasuniens ont aussi rejeté cette demande. Selon un compte rendu, pour esquiver le problème, les Étasuniens ont répondu aux Israéliens de demander l'autorisation au Premier Ministre irakien, Nouri al-Maliki, dans le style : « Si vous voulez, arrangez-vous avec lui. » (Haaretz 9 novembre 2008).

Ce rapport israélien est trompeur. Israël est l'allié des États-Unis. Les opérations militaires sont étroitement coordonnées. Israël n'agit pas sans l'approbation de Washington et les États-Unis n’abattent pas les avions de son plus proche allié.

Nature et composition des dernières livraisons d'armes des États-Unis vers Israël

Ces envois de munitions anormalement grands devraient en principe nécessiter l'aval du Congrès. À notre connaissance, il n'existe pas de dossier public sur l'approbation de ces envois exceptionnellement grands de « munitions » vers Israël.

La nature et la composition de l'expédition sont inconnues. La demande de livraison d’Israël de GBU 28 de 2,2 tonnes a-t-elle été acceptée par Washington, en contournant le Congrès ? Des bombes GBU 28, pesant chacune 2,2 tonnes, font-elles partie des expéditions de 3000 tonnes vers Israël. Des mini-bombes nucléaires tactiques brise bunker sont-elles incluses dans l'arsenal d'Israël ? Ce sont les questions à poser au Congrès des États-Unis.

Les deux expéditions de « munitions » sont prévues arriver en Israël respectivement au plus tard le 25 et le 31 janvier.

Le Secrétaire Robert Gates, qui reste à la tête du Département de la Défense, assure la continuité de l'ordre du jour militaire.

Préparation à une confrontation avec l'Iran : Renforcement du système de défense antimissile d’Israël

Début janvier, le Pentagone a envoyé en Israël quelque 100 militaires de l’US European Command (EUCOM) pour aider à installer un nouveau système radar d’alerte précoce sophistiqué en bande X. Ce projet fait partie de l'aide militaire pour Israël approuvée par le Pentagone en septembre 2008 :

Le gouvernement israélien a demandé ce système pour l’aider à se défendre contre une éventuelle attaque de missiles de l'Iran. Le Secrétaire à la Défense Robert M. Gates a signé l'ordre de déploiement à la mi-septembre. ....

Selon les fonctionnaires de l'US Missile Defense Agency, dès qu’il sera pleinement opérationnel, ce système pourra suivre et identifier tout petit objet à grande distance et à très haute altitude, notamment dans l'espace. La défense antimissile d’Israël s’intégrera aussi au réseau mondial de détection de missiles des États-Unis.

« Cela permettra aux Israéliens de suivre les missiles balistiques à moyenne et longue portée cent fois mieux que ce que permet leur radar actuel, » a déclaré Morrell. Il aura ... une portée plus que double de celle du radar de défense antimissile d'Israël et accroîtra son temps d’engagement disponible. »

Cela, dit-il, permettra d'améliorer grandement la capacité défensive d'Israël. « Il y a une menace grandissante de missiles balistiques dans la région, notamment en provenance d'Iran, » a déclaré Morrell. « Et personne dans la région ne devrait se sentir plus nerveux que les Israéliens au sujet de cette menace. Et il est clair qu'ils le sont, et ils ont demandé notre aide. (Defense Talk.com, 6 janvier 2009, souligné par l’auteur).

Le nouveau système radar en bande X « permet l'interception précoce, dès le lancement sur le territoire ennemi au lieu du territoire ami » (Sénateur Azzolina Joseph, Protecting Israel from Iran's missiles, Bayshore News, 26 décembre 2008).

Le radar en bande X intégrerait la défense antimissile d'Israël dans le réseau de détection mondial des États-Unis, qui comporte des satellites, des navires de l’Advanced Electronic Guided Interceptor System, en Méditerranée, dans le Golfe Persique et en Mer Rouge, ainsi que les radars et les intercepteurs au sol du système Patriot. » (Ibid)

Ce que cela signifie, c'est que Washington fait la pluie et le beau temps. Les États-Unis, plutôt qu’Israël, pourront contrôler le système de défense : « Ceci est, et restera, un système radar étasunien, » a déclaré le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell. « Alors ce n'est pas quelque chose que nous donnons ou vendons aux Israéliens, c'est quelque chose qui nécessitera du personnel des États-Unis pour fonctionner. » (Cité dans Israel National News, 9 janvier 2009, souligné par l’auteur).

En d'autres termes, l'armée étasunienne contrôle le système de la défense aérienne d'Israël, qui est intégré au système mondial de défense antimissile des États-Unis. Dans ces circonstances, Israël ne peut pas lancer de guerre contre l'Iran sans l’aval du haut commandement des États-Unis.

Les grandes expéditions de munitions des États-Unis, qui devraient arriver en Israël après la prise de fonction de Barack Obama à la présidence des États-Unis et comme Commandant en Chef, font partie du programme plus général de coopération militaire US-israélienne en relation avec l'Iran.

Le renforcement de la défense antimissile d'Israël conjugué aux grandes expéditions d’armes étasuniennes, font partie d'un scénario d'escalade, qui pourrait sous l’administration Obama entraîner le monde dans une guerre élargie au Moyen-Orient.

Une nouvelle Guerre froide ?

Il y a eu renforcement des capacités militaires des deux côtés. L'Iran a répondu à l'initiative israélo-étasunienne, en étoffant son propre système de défense antimissile avec le soutien de la Russie. Selon des rapports (21 décembre), Moscou et Téhéran ont tenu des pourparlers sur la fourniture par la Russie de systèmes de défense aérienne à moyenne portée, en particulier des systèmes sol-air de défense antimissile S-300. » (Asian Times, 9 janvier 2009).

30.12.2008

Indice Case Shiller octobre 2008

Sans titre.JPG

18.11.2008

Flashback : Afghanistan – quand les Français filment leur bombardement

P&P : Suite aux récentes menaces des Talibans concernant la présence française en Afghanistan, rappelons quelques faits :

EXCLUSIF BAKCHICH TV / lundi 25 août par ÉMILE BORNE

Bernard Kouchner et Hervé Morin étaient auditionnés ce mardi 26 août par nos députés sur la situation en Afghanistan. Le ministre de la Défense n’a pas reculé et a prévenu son monde : « Nous n’avons pas d’autre choix que de continuer l’effort entrepris par la communauté internationale, cet effort sera nécessairement long ». La guerre n’est pas prête de s’arrêter et les soldats français ne reviendront pas de sitôt au pays… Et le ministre de prédire que de nouvelles pertes sont à craindre. Et oui, cette guerre qui ne disait pas son nom commence à montrer son vrai visage. Il était temps. Cité par le Canard Enchainé, le patron des armées, Jean Louis Georgelin, confiait récemment à ses collaborateurs. "Comme je le répète depuis un moment, l’Afghanistan devient un merdier ingérable". On comprend pourquoi, ces jours ci, il s’est fait discret ! « Bakchich » a mis la main sur des images inédites d’une frappe aérienne menée fin 2005 par l’armée française sur les Talibans. A voir avant de lire l’interview d’un officier « proche du dossier », comme on dit.

Ces images d’Afghanistan devaient rester secrètes. Filmées fin 2005 par des soldats français (vidéo de 4’10’’), elles montrent notamment nos forces spéciales en train de bombarder une base de Talibans dans une zone frontalière avec le Pakistan. Ces frappes interviennent dans le cadre de l’opération militaire américaine Enduring Freedom (« Liberté immuable »), lancée en octobre 2001 par les Etats-Unis. Objectif : chasser les Talibans du pouvoir en Afghanistan et traquer Al Qaïda. Les forces spéciales françaises ont participé à Enduring Freedom de 2003 à 2006 avec environ 200 hommes sur le terrain. Ceux-ci appartenaient aux commandos marine, au 1er RPIMa (Régiment de parachutistes d’infanterie de marine), au 13è RDP (Régiment de Dragons parachutistes) et au CPA10 (commandos parachutistes de l’air). Ils opéraient sous commandement américain et, manifestement, l’armée américaine leur a sous-traité différentes actions. Dont ce bombardement.

INTERVIEW

« La visite précipitée de Nicolas Sarkozy à Kaboul a fait apparaître les Français comme des faibles aux yeux des Talibans »

Bakchich a également rencontré un officier français spécialiste de l’Afghanistan qui souhaite conserver l’anonymat. Il revient de ce pays où des combattants talibans lui ont raconté comment ils perçoivent les troupes françaises et leurs bombardements.

Comment les Talibans voient-ils les troupes étrangères présentes en Afghanistan dans le cadre de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) ?

Les Talibans se considèrent du côté du bien et estiment que les forces étrangères se comportent en barbares. Surtout les Américains. Par exemple, ils ne comprennent pas que ces derniers ne procèdent pas à des échanges de prisonniers, ce que les Talibans avaient l’habitude de faire dans le passé. La doctrine de guerre de l’administration Bush les considère en effet comme des terroristes et non comme des soldats. Les Talibans se plaignent aussi que les Américains torturent leurs prisonniers alors qu’eux-mêmes affirment qu’au nom de l’Islam, ils n’ont pas – et ne peuvent pas avoir – recours à ces pratiques. Enfin, ils perçoivent avec le plus grand mépris les bombardements de ce qu’ils appellent les « forces occupantes ». Pour eux, le combat d’homme à homme est une vertu masculine. Le bombardement qui tue sans discernement est considéré comme une pratique injuste.

Justement, l’armée française bombarde régulièrement leurs positions. Quel impact cela a-t-il sur la perception qu’ont les Talibans des soldats français ?

La seule chose que les Talibans disent des Français est : « ils bombardent ». Ce qui, à leurs yeux, nous place moralement du mauvais côté. On est donc loin de l’image des Français qui nous est restituée par les grands médias nationaux faisant l’éloge de la « French touch » et du comportement humain des soldats sur le terrain ainsi que dans les villages afghans. Aujourd’hui, les Talibans ne font plus aucune différence entre les Français présents en Afghanistan avec des armes et ceux présents sans armes, comme les humanitaires. Ils se disent que dans les deux cas de figure ce sont des étrangers qui les occupent.

Selon vous, comment a été interprétée la visite de Nicolas Sarkozy en Afghanistan après le décès de dix militaires français au cours d’une attaque talibane le 18 août dernier ?

La visite précipitée de Nicolas Sarkozy à Kaboul leur a fait apparaître les Français comme les faibles ou le ventre mou de la coalition internationale présente en Afghanistan. Ce qui ne peut que les inciter à concentrer désormais sur eux leurs attaques.

Source : Bakchich.info

06.10.2008

L'église de Sarah Palin

Regardez cette vidéo quelque peu... surprenante :

Bacchanales de fous furieux échappés d'un asile ? Possession démoniaque de masse ? Hystérie collective ? Fin de banquet bien arrosé ?

Non, il s'agit tout simplement d'une réunion de fidèles Pentecôtistes s'adonnant au Holy Laughter, le "rire sacré".

Et le vieux bedonnant en train de tituber, un curé défroqué pris d'une crise de démence ? Mais non voyons, c'est le pasteur Kenneth Hagin, un saint homme, ministre de Dieu sur Terre et digne pasteur de cet hilare troupeau.

Vous ressentez un certain malaise, une certaine impression d'obscénité devant ce glaçant témoignage d'intense piété ?

Pourtant, ce type de comportement hystérique** est considéré comme tout à fait normal, et même louable – signe d'un "adombrement" par l'Esprit Saint et d'une spiritualité élevée – au sein de la communauté religieuse de la future (vice) présidente des États-Unis Sarah Palin.

Quand on pense que ce merveilleux refuge de la démocratie et de la liberté que sont les États-Unis – 1ère puissance mondiale, détentrice de l'arme nucléaire – est gouverné par des individus aussi sensés et rationnels, que les décisions qu'ils prennent sont fondées non sur une compréhension objective du monde et sur le bien commun, mais sur une lecture de la Bible (attaque de l'Irak parce que Dieu l'a voulu, Alaska – fief de Palin – choisi par Dieu pour être un des seuls États épargnés lors de l'Apocalypse...), on se sent soudain RASSURE de constater que la population étasunienne est entre de bonnes mains.

Heureusement, nous n'avons pas ça en France, au moins nos gouvernants sont des êtres totalement sain(t)s d'esprit qui respectent parfaitement le principe de laïcité. OUF ! Nous pouvons donc continuer à dormir tranquilles.

 

**Hystérisation : C’est le processus par lequel une société devient plus égoïste/hédoniste (intéressée et égoïste), égotiste (suffisante), égocentrique (narcissique), mensongère (mépris de la vérité), histrionique (excessivement dramatique et émotionnelle), moraliste (critique), ouverte aux écrits schizoïdes (interprétations naïves des actions humaines), et la pensée devient de plus en plus conversive (illogique). Ce processus peut être, et est, manipulé par des éléments ponérogéniques au moyen du traumatisme de masse et de la terreur psychologique constante. Comme l’hystérie est contagieuse, la société devient ainsi de plus en plus arrogante, immorale, rigide. L’utilisation de paramoralismes s’étend de manière similaire. Le pic de l’hystérisation de la société conditionne et cache la genèse de la « pathocratie ». [A.Lobaczewski, Ponérologie Politique]

07.09.2008

Sarah Palin, mère modèle...ou presque

Depuis quelques jours le colistier de John Mac Cain – candidat républicain aux prochaines élections présidentielles est connu, il s’agit de Sarah Palin.

Malgré des études et une carrière fort modestes, Sarah Palin a d’ores et déjà cumulé un nombre impressionnant de casseroles dans de nombreux domaines.

Avant de commencer la lecture de cet article nous vous conseillons de vous munir d’un sachet en plastique ou tout autre récipient, en effet certains passages peuvent choquer les âmes les plus sensibles et légitimement provoquer quelques spasmes stomacaux.

Voici donc un florilège des petits détails qui ne collent pas totalement avec l’image de la mère modèle de 5 enfants, belle, sportive, courageuse, dynamique, humble, religieuse et honnête que veulent nous vendre les médias de masse.

  • En 5 ans, Palin a été exclue de 5 universités
  • Encore aujourd’hui elle est surnommée « Sarah le barracuda » par les anciens élèves de son lycée en raison de son agressivité et de sa méchanceté
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Sur le tee-shirt fiérement arboré par Sarah Palin, on peut lire :
"je suis peut-être pauvre mais je ne suis pas plate comme une limande"

 

  • Palin a trompé son mari avec un collègue de ce dernier
    • Palin a commencé son mandat à Wasilla (7000 habitants à l’époque) avec 4 millions de dollars de réserves et l’a terminé trois années plus tard avec 20 millions de dettes

     

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    Les parents de Sarah Palin entourés de dépouilles d'animaux morts
    regardent leur fille à la télévision

     

    • Malgré les énormes dettes cumulées Palin n’a pas réalisée la station d’épuration qui constituait l’équipement prioritaire, elle a également laissé les infrastructures routières et téléphoniques dans un état déplorable
    • Palin a dit de sa rivale politique Lyda Green, survivante d’un cancer, qu’elle « était un cancer pour l’Etat [de l’Alaska] et une salope. »
    • Palin a engagé une entreprise de lobbying pour obtenir 27 millions de dollars d’aides fédérales rien que pour la ville de Wasilla alors qu’officiellement elle dit s’opposer à ces pratiques
    • Palin a soutenu le projet de « pont vers nulle part » dont le budget approche les 400 millions d’argent public. Lorsque l’opinion publique s’est réveillée, elle a retourné sa veste et s’est opposée audit projet
    • Sarah Palin a menti sur son cinquième enfant qui est en fait celui de sa fille Bristol qui en outre est enceinte d’un deuxième enfant (et encore mineure)

     

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    Photo prise approximativement 3 mois avant la naissance de Trig Palin (qui est enceinte ?)

     

    • Palin soutient ardemment l’extraction pétrolière au sein des réserves naturelles de l’Arctique alors que même Mac Cain s’y oppose
    • Palin utilise le parcours militaire de son fils et sa mobilisation en Irak à partir du 11 septembre 2008 ( !) à des fins électoralistes
    • De 1995 à 2002 le mari de Sarah Palin a milité au sein du parti sécessionniste de l’Alaska. En 1994, Palin a assisté à la convention de ce parti.

     

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    Palin, le sourire au lèvre, pose devant un élan mort

     

    • Palin, intégriste et fanatique catholique, estime que les soldats américains sont en Irak par la volonté de Dieu ou que la construction d’un gazoduc sur une réserve naturelle est le fruit de la volonté divine : « Je pense que la volonté de Dieu doit être accomplie pour unifier les personnes et les entreprises afin de parvenir à la construction de ce gazoduc, donc priez pour cela »
    • Sarah Palin a été rebaptisée, à l’âge de 12 ans, à la Wasilla Assemblies of God, et elle a fréquenté cette église pendant au moins 25 ans avant d’en fréquenter trois autres, toutes ensemble
    • En 2000, Palin a soutenu la candidature de Pat Buchanan, le démagogue ultranationaliste d’extrême droite réputé pour ses déclarations et ses écrits antisémites, xénophobes et homophobes.
    • Palin s'est opposée à ce que les ours polaires et les baleines soient inscrits sur la liste fédérale des espèces menacées, ces animaux vivant dans des zones riches en gaz naturel et pétrole.

     

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    Palin arborant un col en fourrure pose avec le club des Barbares

     

    • Le parrain en politique de Sarah Palin n’est autre que Ted Stevens actuellement poursuivi pour corruption
    • Palin a voulu faire interdire des ouvrages dans la bibliothèque de Wasilla et tenté de virer son responsable qui refusait un tel autodafe
    • Palin a viré le chef de la police de Wasilla car il refusait de licencier l’ancien beau-frère de Sarah Palin (ce dossier a généré l'ouverture d'une enquête)


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    Résultats de la prime à la destruction des loups instituée par Palin

     

    Sarah Palin se retrouve donc co listière de John Mac Cain. Celui-ci est âgé de 72 ans est a subi un quadruple pontage coronarien et lutte actuellement contre un cancer de la peau.

    Si par le plus grand des hasards, John Mac Cain venait à se retirer de la scène politique à l’issue de son élection, Sarah Palin se retrouverait à la tête des Etats-Unis.

    Alors le dernier acte de la grande tragédie de l'empire étasunien pourra débuter.

    Le casting de cette farce grotesque ne peut que nous rappeler ce passage de l’Evangile de Thomas dont la dévôte Palin doit être familière : Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans sont des loups rapaces. [Matthieu 7, 15-16]

     

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