28.05.2009
Le « débat » Obama-Cheney et la menace de dictature aux Etats-Unis
par Joe Kishore
Mondialisation.ca, Le 26 mai 2009
WSWS
L’incroyable confrontation publique entre le président Barack Obama et l’ancien vice-président Dick Cheney survenue jeudi matin a dévoilé la fragilité du gouvernement constitutionnel et la profonde crise de la démocratie américaine.
Lors de son discours public aux Archives nationales de Washington, Obama a accusé la précédente administration de violer la Constitution. Ce discours d’Obama, consacré à la défense de sa décision de fermer le camp de prisonniers de Guantanamo, avait été planifié à la dernière minute. L’objectif était clairement de contrecarrer l’attaque de Cheney, le président en ayant été averti.
L’attaque est survenue seulement quelques minutes après la fin des remarques d’Obama. Cheney, s’adressant à des membres d’un groupe de réflexion de droite du renseignement, a dénoncé le président de façon provocatrice et acerbe. Tournant en dérision les critiques d’Obama sur la politique d’ « interrogatoire musclé » de l’administration Bush, autrement dit la torture, l’ancien vice-président a presque accusé le président de vouloir aider et encourager les ennemis des Etats-Unis.
Cheney se trouve au centre d’une campagne de plus en plus incisive visant à mobiliser l’opposition au Congrès et, encore plus inquiétant, parmi ses alliés politiques et sympathisants dans l’armée et la Central Intelligence Agency, contre l’administration Obama. Le développement de l’influence de cette campagne a été reflété par le vote écrasant mercredi au Congrès qui s’est opposé au plan d’Obama de fermer la prison de Guantanamo. Le Sénat, dont la plupart des démocrates, soutenu par le témoignage du directeur du FBI, Robert Mueller III, qui a soulevé la menace posée par le transfert potentiel de prisonniers vers les pénitenciers des Etats-Unis, a voté contre la proposition de fermeture de Guantanamo.
En tentant de défendre les politiques de son administration, Obama a présenté ses propres décisions comme un certain effort d’arrière-garde désespéré pour rétablir le gouvernement constitutionnel aux Etats-Unis après huit ans d’illégalité endémique de la part de l’administration précédente.
Il a souligné la gravité de la menace posée au pouvoir constitutionnel en faisant remarquer qu’il prononçait son discours dans un couloir qui affichait les documents fondateurs de la démocratie américaine : la Déclaration d’indépendance, la Constitution et la Déclaration des droits. Obama rappela à son auditoire qu’il avait « juré de préserver, protéger et défendre la Constitution », et déclara que « nous ne devons jamais, par opportunisme, tourner le dos à ces principes durables ».
Obama a affirmé que sous la précédente administration, « notre gouvernement a pris des décisions basées sur la peur plutôt que la prévoyance; et bien trop souvent notre gouvernement a changé les faits et les preuves pour les adapter aux prédispositions idéologiques ».
Appelant au rétablissement de « la loi et du jugement en bonne et due forme », Obama a déclaré que « les décisions prises au cours des huit dernières années ont établi une approche légale improvisée pour combattre le terrorisme qui n’était pas efficace et qui ne pouvait être soutenue : un cadre qui n’était pas basé sur nos traditions légales et institutions de longue date et qui ne s’est pas laissé guider par nos valeurs ». Les politiques de l’administration Bush, a-t-il dit, ont miné « la loi ».
Dans la section la plus significative de son discours, qui nous informe sur la nature des luttes politiques qui ont fait rage aux plus hauts échelons de l’Etat, Obama a déclaré que les opposants de sa politique « adopte une perspective qui peut être résumée ainsi : “Tout est permis”. Leurs arguments suggèrent que l’objectif de la lutte contre le terrorisme peut justifier tous les moyens et que le président devrait avoir toute l’autorité voulue pour faire ce qu’il désire, admettant qu’ils soient d’accord avec ce président. »
Ayant recours à des euphémismes contredisant le sérieux de ses déclarations, Obama a mis en garde contre la présence de puissantes forces qui étaient prêtes à rompre avec les normes constitutionnelles : « De temps en temps, a-t-il dit, certains pensent que la sécurité et le succès des Etats-Unis exigent que nous nous éloignions des principes sacrés enchâssés dans cet édifice. Nous pouvons entendre de telles voix aujourd’hui. »
La voix principale à laquelle il faisait référence était celle de Cheney. Le président ne se serait pas senti obligé de répliquer à l’ancien vice-président si Obama le percevait comme un excentrique de droite mécontent. En fait, Obama sait que Cheney, celui qui prenait vraiment les décisions dans l’administration Bush et l’homme qui avait dirigé un gouvernement secret, détient une énorme influence au Pentagone, à la CIA et dans d’autres sections moins connues de la bureaucratie du renseignement et de l’armée qui exerce un vaste pouvoir et qui n’est responsable devant personne.
Dans ses remarques devant l’American Enterprise Institute, Cheney est passé à l’offensive contre Obama, traitant personnellement avec mépris l’administration et le président.
Les critiques d’Obama des méthodes d’interrogatoire « sont très injustes envers ceux qui travaillent dans les renseignements et les avocats qui méritent beaucoup mieux pour leurs services dévoués, » a déclaré Cheney. « Le danger ici est la perte de l’emphase sur la sécurité nationale et ce que ça requiert. »
Sur un ton menaçant, Cheney ajouta : « Je conseillerais à l’administration d’être très prudente à l’avenir. »
L’ancien vice-président a pratiquement accusé Obama d’aider les terroristes et de commettre une trahison.
« Divulguer les mémos des interrogatoires étaient absolument à l’opposé des intérêts de sécurité nationale des Etats-Unis, » a-t-il déclaré. « De l’information top secrète se retrouvent maintenant dans les mains des terroristes, qui viennent de recevoir un important ajout dans leur manuel d’entraînement. Partout dans le monde, les gouvernements qui nous ont aidés à capturer des terroristes vont craindre que des opérations conjointes sensibles soient compromises. Et ceux qui travaillent à la CIA se demandent s’ils peuvent dépendre de la Maison-Blanche ou du Congrès pour obtenir un appui lorsque les choses vont se corser. »
Ces mots étaient particulièrement provocateurs et inquiétants, vu qu’ils évoquent délibérément des souvenirs des ressentiments de ceux qui travaillaient à la CIA contre l’administration Kennedy après l’invasion manquée de la baie des Cochons en 1961.
Cheney a joyeusement fait remarquer que la décision de divulguer les mémos a été opposée par des gens à la tête de l’administration Obama, incluant le directeur de la CIA, Leon Panetta, et le directeur du renseignement national, Dennis Blair.
Cheney s’est moqué de la « fausse indignation » de ceux qui ont critiqué les méthodes d’interrogation employées par l’administration Bush. « Au cours de ma longue expérience à Washington, peu de choses ont suscité autant d’indignation artificielle et de faux moralisme que les méthodes d’interrogation utilisées contre quelques terroristes capturés. » Il ajouta que les critiques de ces méthodes « ne sont pas dans une position pour sermonner quiconque sur les “valeurs” ».
Sans ambiguïté, l’ancien vice-président a défendu les techniques d’interrogation de l’administration Bush, insistant que « complètement exclure les méthodes d’interrogations musclées dans le futur est imprudent à l’extrême ».
Il a continué en dénonçant la décision d’Obama de fermer Guantanamo, en lançant un avertissement : « Je pense que le président trouvera, après réflexion, que d’amener les pires terroristes aux États-Unis sera cause de grands dangers et regrets dans les années à venir. »
Ce n’est pas une exagération que d’affirmer que cette confrontation publique entre Obama et Cheney n’a pas de précédent dans l’histoire américaine moderne. Croire que cet échange amer entre le président et l’ancien vice-président ne soulève pas d’importantes questions sur la viabilité de la démocratie américaine est le comble de la complaisance.
Soyons clairs : Cheney parle pour les sections puissantes de la classe dirigeante, soutenue par des sections substantielles de l’appareil militaire et des services du renseignement, qui sont profondément hostiles à la démocratie.
Quant à Obama, sa propre position est minée par des contradictions politiques profondes et insolubles. Son plaidoyer pour que la constitution soit respectée est complètement infirmé par le fait que son administration a accepté sans question les prémisses essentielles sur lesquelles étaient basées la politique étrangère de l’administration Bush : les Etats-Unis mènent une lutte desespérée contre le « terrorisme ».
Tout en s’opposant à certains gestes de l’administration Bush, Obama évite prudemment de défier le mensonge politique fondamental à l’origine de tous ses crimes.
« Al-Qaïda planifie activement une autre attaque contre nous » a déclaré Obama dans le même discours mardi. « Nous savons que cette menace planera sur nous pour longtemps et que nous devons utiliser tous les composantes de notre pouvoir pour la défaire. » Et en fait, a affirmé Obama, son administration mène cette lutte de façon plus cohérente en « luttant contre les extrémistes en Afghanistan et au Pakistan qui nous ont attaqué le 11-Septembre ».
Si Obama dit la vérité (que l’administration précédente a adopté une politique où « tout était permis »), alors les responsables doivent être poursuivis en tant que criminels politiques. Au lieu de cela, Obama est venu à leur défense en les décrivant comme étant trop zélés dans la poursuite d’une noble cause. « Confronté à des menaces incertaines, a-t-il dit, notre gouvernement a pris une série de décisions rapides. Et je crois que ces décisions étaient motivées par le désir sincère de protéger la population américaine. »
En deux occasions, Obama a insisté que personne ne serait amené en justice pour les politiques de huit dernières années. Il s’est opposé à la création d’une commission indépendante et a insisté qu’il n’y aurait aucune tentative de « se concentrer sur le passé ».
En indiquant qu’il ne poursuivra les conspirateurs autour de Cheney, Obama ne continue en fait que sa politique de couardise et d’accommodation qui a caractérisé son administration depuis sa mise en place. Chacune des ces concessions a encouragé les sections les plus à droite de l’Etat et a facilité la conspiration contre les droits démocratiques.
La temporisation d’Obama, ses reculs constants, sont déterminés par les intérêts de classe qu’il représente. Peu importe les critiques qu’il fera de la politique de l’administration Bush, Obama a les mêmes objectifs essentiels. En termes de sa politique intérieure, il a continué à donner d’immenses sommes aux banques et aux investisseurs de Wall Street. En termes de politique militaire, il continue l’occupation de l’Irak tout en élargissant la guerre en Afghanistan et au Pakistan. Sa défense de la légalité est contredite par le fait que son administration a remis sur pied les commissions militaires pour juger les prisonniers de Guantanamo, a refusé de publier les photos sur la torture et, en général, a maintenu les mesures antidémocratiques de son prédécesseur.
Malgré les avertissements que donne Obama sur l’érosion de la démocratie aux Etats-Unis, son administration, par ses actes mêmes, en facilite et en accélère l’effondrement. Il est impossible de combiner la guerre impérialiste avec la démocratie. La dernière ne peut survivre sans une opposition à la première.
Obama est incapable d’exposer le véritable contenu social et politique de l’attaque de Cheney, parce que cela demanderait d’exposer les objectifs politiques et les intérêts de classe réactionnaires qui motivent la « guerre au terrorisme ». De plus, cela demanderait un appel à une large mobilisation du peuple américain en défense des droits démocratiques. Mais dans une époque où l’administration met en œuvre une politique intérieure qui défend les intérêts de l’élite financière, l’administration Obama n’a pas l’intention de soulever le mécontentement populaire.
La défense des droits démocratiques ne peut être entreprise par aucune faction de la classe dirigeante. Les institutions de la démocratie américaine sont déjà dans un état avancé de désintégration.
La défense des droits démocratiques dépend de l’organisation politique indépendante de la classe ouvrière.
Article original en anglais, WSWS, paru le 22 mai 2009.
15:32 Publié dans Ponérologie étasunienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, cheney, débat, dictature
14.10.2008
USA, 600 camps de concentration opérationnels
Note de P&P : Voici une information publiée il y a maintenant deux ans. Il semble toutefois judicieux de la remettre au goût du jour vu les différentes décisions convergentes menant vers la proclamation de la loi martiale sur le territoire étasunien. La séquence et la complémentarité de ces décisions ont été décrites dans un article précédent intitulé "Chronique d'un coup d'Etat annoncé".
Plus de 600 camps d’emprisonnement ont été construits aux Etats-Unis par l’administration Bush, tous pleinement opérationnels et prêts à recevoir des prisonniers. Le personnel de la direction des camps est déjà en place, ainsi que des gardes à plein temps, bien que les camps soient tous vides pour l’instant.
Entourés de miradors (voir photo ci-contre), ces camps sont destinés à être utilisés par la FEMA (Federal Emergency Management Agency - l’agence fédérale chargée de gérer les situations d’urgence) dans le cadre d’une proclamation de la loi martiale.
Les camps font partie du “Rex 84 Program”, un programme prévu “officiellement” pour le cas d’un franchissement en masse de la frontière mexicaine par des immigrés clandestins, afin qu’ils puissent être rapidement arrêtés et placés en détention par la FEMA. Le programme Rex 84 prévoit aussi la fermeture temporaire de nombreuses bases militaires pour les convertir en prisons.
Les plans “Cable spicer” et “Garden plot” sont deux sous-programmes de “Rex 84″ qui seront déclenchés en même temps. “Garden plot” est un programme destiné à contrôler la population, et “Cable spicer” est le programme pour la prise de contrôle des états et de leurs gouvernements par le gouvernement fédéral. La FEMA sera le bras armé exécutif et dirigera toutes les opérations sous l’autorité du président des Etats-Unis.
Les camps de détention sont tous desservis par voies ferrée aussi bien que par la route. Beaucoup disposent également d’un aéroport à proximité. La majorité des camps ont une capacité de 20.000 prisonniers. Le plus vaste de ces camps est situé en Alaska à coté de Fairbanks. Deux autres sont localisé à Palmdale et à Glendale, dans le sud de la Californie.
Article original : Altermedia.
17:57 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fema, camps de concentration, loi martiale, dictature
11.08.2008
Le Dalaï Lama succède aux dictateurs Assad et Kadhafi
Difficile d'y voir clair dans le grand imbroglio des relations franco-chinoises sur fond de polémique à propos de la visite du dalaï lama en France. Seule certitude pour l'instant : l'Elysée a annoncé mercredi que le président français ne rencontrerait pas le chef spirituel tibétain lors de son séjour en France du 11 au 23 août. En revanche, il faisait savoir que la Première Dame de France serait "présente à la cérémonie religieuse présidée par le Dalaï Lama qui marquera l'inauguration, le 22 août, d'un important temple bouddhiste ". Hier matin, une dépêche de l'agence Reuters mentionnait que le temple en question se trouvait dans l'Hérault.
Compte tenu du programme officiel du dalaï lama, il ne peut s'agir que du temple de Lérab Ling, principal édifice d'un centre de retraite bouddhiste implanté en bordure du causse du Larzac, sur la commune de Roqueredonde.
A l'Elysée, une responsable du service de communication tenait à préciser que "M me Sarkozy serait présente auprès du dalaï lama, mais qu'il ne s'agissait pas d'une rencontre. Elle assistera juste à la cérémonie religieuse". Et d'ajouter qu'il n'était pas prévu d'entretien personnel entre la Première Dame et sa Sainteté.
"Ce n'était pas prévu"
A Lérab Ling, Céline de Bohan, chargée des relations avec la presse, ne cachait pas sa surprise : "Nous apprenons la venue de M me Sarkozy par la presse. Ce n'était pas prévu". Dans le centre bouddhiste, où l'on se prépare de longue date à accueillir le dalaï lama pour une cérémonie à caractère strictement religieux, voilà que l'on se trouve désormais confronté à gérer un événement d'une tout autre dimension en termes de sécurité et de présence médiatique. L'occasion, pour Céline de Bohan, d'insister sur le caractère "non public" de la cérémonie de ce 22 août. Une limitation qui n'est pas directement liée à la présence de M me Sarkozy, mais à la configuration même du site. "Nous avons actuellement à Lérab Ling 400 personnes en retraite de longue durée, plus un millier d'autres prévues pendant ce mois d'août. Nous sommes au complet", précise M me de Bohan.
Ce n'est pas la première fois que le dalaï lama vient en ce lieu. Il était déjà là en septembre 2000 pour cinq journées d'enseignement public donné devant plusieurs milliers de disciples et d'auditeurs.
Cette fois, il est présent pour inaugurer le temple dont la construction sur le site a été achevée en 2006.
La venue du leader spirituel tibétain sur les hautes terres du Languedoc-Roussillon n'est pas le fruit d'un simple hasard. Elle est liée à la personnalité du maître spirituel, Sogyal Rinpoché, qui préside aux destinées de ce centre d'enseignement et de retraite depuis son ouverture en 1992.
Sogyal Rinpoché est né au Kham, au Tibet Oriental, et il fut reconnu alors comme l'incarnation de Lérab Lingpa Terton Sogyal, un maître du 13 éme dalaï lama, prédécesseur de l'actuel 14 éme . Autant dire que le lien spirituel entre les deux hommes est particulièrement fort.
Article original : L'Indépendant
Note de P&P : Sarkozy nous avait déjà habitué à rencontrer les grands de ce monde comme Tom Cruise, le sémillant scientologue, Arnold Schwarzenegger, le sympathisant nazi stéroïdé, Assad le fossoyeur du Liban ou Kadhafi, le dictateur lybien restait célèbre pour l'attentat de Lockerby et ses 270 victimes.
Carla Bruni poursuit donc cette série de rencontre avec les grands humanistes de nos temps et annonce une rencontre avec le Dalaï Lama pour le 22 août. Un article de Pouvoir et Psychopathie a déjà jeté quelques éclairages atypiques sur ce charmant personnage. Pour ceux qui douteraient encore de l'intégrité de l'intéressé, voici quelques clichés illustrant le parcours de sa "sainteté" :

Ici nous voyons le grand chef spirituel poser avec Aum Shinrikyo le fondateur de la secte japonaise éponyme. Parmi de nombreux meurtres, actes terroristes et autres détournements de fonds, il restera célèbre pour son attentat perpétré le 20 mars 1995 dans le métro de Tokyo qui fit 12 morts et 5500 blessés.

02:51 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : dalai lama, sarkozy, bruni, harrer, aum, secte, dictature
13.12.2007
Sarkozy recoit Kadhafi en faisant matraquer les étudiants
Article paru sur le site Indymédia :
En cette journée des droits de l'homme, Sarkozy reçoit Kadhafi
Mais ce 10 décembre 2007, le vent souffle sur Montpellier, le pays est plus que jamais divisé, pendant ce temps notre bien aimé roi reçoit le colonel dictateur Kadhafi.
C'est vrai, on est à la traïne pour nos ventes d'armes, des petites centrales nucléaires feraient du bien à la Lybie, oui nicolas, tu as raison, on est de tout coeur avec toi, Poutine, Bush, Hu jintao, et Kadhafi, on les aime aussi...
Pendant ce temps le président de Montpellier 3 crie à l'attaque des casseurs et autres bloqueurs qui de toute façon ne sont bon qu'à faire les cons et se faire taper dessus. les médias serviles relaient les "angoisses" sécuritaires et autoritaires du mandarin
Vers 11h la brigade d'intervention arrive et sous les yeux de quelques professeurs, elle sème des coups de matraques, des bombes, des gaz, des flash-ball dans les mollets, qu'est ce que vous branlez bande de connasses, retournez en cours et fermez vos gueules, c'est vrai la démocratie n'attend pas, la répression non plus d'ailleurs, la dictature par contre, elle , reste cantonnée dans le tiers-monde... bien loin de paris et des droits de l'homme.
17:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kadhafi, sarkozy, étudiants, matraquage, crs, violence policière, dictature
07.11.2007
Ils pensaient qu'ils étaient libres
Mais alors c'était trop tard
«Personne ne semble s'être aperçu » a dit l'un de mes collègues, un philologue, « du fossé grandissant, après 1933, entre le gouvernement et le peuple, ici en Allemagne. Et il s'est élargi. Vous savez cela ne rapproche pas le peuple de son gouvernement qu'on lui dise que c'est le gouvernement du peuple, une vraie démocratie, ou d'être enrôlé dans la défense civile, ou même de voter. Tout ceci n'a rien à voir avec le fait de savoir qu'on gouverne.
« Ce qui est arrivé c'est que les gens se sont graduellement habitués, petit à petit, à être mis au courant de décisions prises en secret, on leur a fait croire que la situation était trop compliquée et donc que le gouvernement devait agir sur la base d'informations que les gens ne pouvaient pas comprendre, ou, des informations tellement dangereuses que, même si les gens pouvaient les comprendre, elles ne pouvaient être rendues publiques à cause de la sécurité nationale. Et leur sentiment d'identification avec Hitler, leur confiance en lui, a permis que ce fossé s'élargisse et a rassuré ceux qui autrement se seraient inquiétés.
« Cette séparation du gouvernement d'avec le peuple, l'élargissement de ce fossé, s'est faite si graduellement et de façon si peu perceptible, chaque avancée déguisée (peut être même pas intentionnellement) comme mesure temporaire d'urgence ou associée à une allégeance patriotique vraie ou à de vrais objectifs sociaux. Et toutes les crises et les réformes (réformes réelles incluses) occupaient tellement les gens qu'ils n'ont pas vu le lent mouvement sous-jacent d'un processus complet de gouvernement devenant de plus en plus distant.
« Vous me comprendrez quand je dis que mon mode de vie était celui de quelqu'un appartenant à la casse moyenne supérieure allemande. C'était tout ce qui comptait pour moi. J'étais un universitaire, un spécialiste. Puis, brusquement, je m'affairais à toutes ces nouvelles activités, alors que l'université était plongée dans cette nouvelle situation ; rencontres, conférences, interviews, cérémonies, et, par-dessus tout, des publications devaient être rédigées, des rapports, des bibliographies, des listes, des questionnaires. Et en plus de cela, il y avait les demandes dans la communauté, les choses qu'on devait, dont « on attendait » qu'on y participe, qui n'étaient pas là avant, ou n'étaient pas importantes avant. Bien sûr c'était tout un circuit, mais cela consommait l'énergie de chacun, s'ajoutant au travail qu'on voulait vraiment accomplir. Vous pouvez voir comment c'était facile alors de ne pas penser aux choses fondamentales. On n'en avait pas le temps.
« Ceci » disais-je sont les mots de mon ami le boulanger. « On n'avait pas le temps de penser. Il se passait tellement de choses. »
« Votre ami le boulanger avait raison » a dit mon collègue. « La dictature et tout le processus de son installation et de son fonctionnement, c'était avant tout de divertir. Cela fournissait une excuse de ne pas penser pour les gens qui de toute façon ne voulaient pas penser. Je ne parle pas de vos « petites gens » votre boulanger et autres ; je parle de mes collègues et de moi-même, des personnes de savoir, figurez-vous. La plupart d'entre nous ne voulaient pas penser à des choses fondamentales et ne l'avaient jamais fait. Il n'y en avait pas besoin. Le nazisme nous fournissait des choses fondamentales épouvantables sur lesquelles penser, - nous les gens décents, et ils nous maintenaient tellement occupés avec les changements continuels et les « crises » et si fascinés, oui, fascinés, par les machinations des « ennemis de la nation » de l'extérieur et de l'intérieur, que nous n'avions pas le temps de penser à ces choses effrayantes qui grandissaient, petit à petit, tout autour de nous. Inconsciemment, je suppose, nous étions reconnaissants. Qui veut penser ?
« Vivre ce processus c'est être absolument incapable de s'en apercevoir – s'il vous plaît essayer de me croire – sauf si quelqu'un a une bien plus grande conscience politique, une acuité, que la plupart d'entre nous n'ont jamais eu l'occasion de développer. Chaque avancée était si petite si inconséquente, si bien expliquée ou, parfois « regrettée », que, sauf si quelqu'un était complètement étranger à tout le processus depuis le début, sauf si quelqu'un avait compris tout ce que ceci voulait dire en principe, ce à quoi devait conduire toutes ces « petites mesures » qu'aucun « allemand patriotique » ne pouvait dénigrer, ce processus on ne le voyait pas se développer de jour en jour, pas plus qu'un fermier dans son champ ne voit pousser son blé. Un jour, il dépasse sa tête.
« Comment ceci peut –il être évité parmi les gens ordinaires, même les gens ordinaires très éduqués ? Franchement je ne sais pas. Je ne vois pas comment, même maintenant. Souvent, souvent depuis que tout cela est arrivé j'ai pesé ces deux grandes maximes « Principiis obsta et Finem respice » - Résister aux commencements et Envisager la fin ». Mais pour résister on doit pouvoir prévoir la fin, où même voir les commencements. On doit prévoir la fin clairement et avec certitude, et comment cela se fera, par des hommes ordinaires ou même des hommes extraordinaires ? Les choses pourraient. Et tout le monde compte sur ce pourraient.
« Vos « petites gens », vos amis nazis, n'étaient pas en principe contre le national socialisme. Des hommes comme moi, qui l'étaient, sont, les plus grands coupables, non pas parce que nous savions plus (ce serait trop dire) mais parce que nous comprenions mieux. Le Pasteur Niemöller a parlé pour les milliers et milliers d'hommes comme moi quand il a parlé ( trop modestement de lui-même) et a dit que quand les nazis ont attaqué les communistes, il était un peu gêné, mais après tout il n'était pas communiste, et ainsi il n'a rien fait, et puis ils ont attaqué les socialistes, et il se sentit un peu plus gêné, mais là aussi il n'était pas socialiste, et il n'a rien fait, et puis les écoles, la presse, les juifs, et ainsi de suite, et il continuait à se sentir malalaise, mais il n'a toujours rien fait. Et puis ils ont attaqué l'église, et c'était un homme d'église, et il a fait quelque chose mais c'était trop tard. »
« Oui » j'ai dit.
« Vous voyez » mon collègue a continué, « on ne vois pas exactement où, comment bouger ». Croyez moi c'est vrai. Chaque acte, chaque évènement est pire que le précédent, mais juste un peu plus mauvais. Vous attendez pour le suivant, puis le suivant. Vous attendez un grand évènement qui choque, pensant que , quand un tel choc arrivera, les autres vous rejoindront pour résister d'une manière ou d'une autre. Vous ne voulez pas agir, ou même parler, seul, vous ne « voulez pas sortir du rang pour faire des histoires ». Pourquoi pas ? Vous n'avez pas l'habitude de le faire. Et ce n'est pas seulement la peur, la peur de se trouver seul, qui vous retient, c'est aussi une véritable incertitude.
« L'incertitude est un facteur très important, et, au lieu de diminuer alors que le temps passe, elle augmente. Dehors, dans les rues, dans la communauté générale, « tout le monde » est heureux. On n'entend aucune protestation, et on n'en voit certainement aucune. Vous savez en France ou en Italie, il y aurait des slogans contre le gouvernement peints sur les murs et les palissades, en Allemagne, en dehors des grandes villes, peut être, il n'y avait même pas cela. Dans votre communauté universitaire, dans votre propre communauté, vous parlez en privé avec vos collègues, certains d'entre eux ressentant certainement ce que vous ressentez ; mais qu'est-ce qu'ils disent : « la situation n'est pas si mauvaise » ou « vous vous imaginez des choses » ou « vous êtes un alarmiste ».
« Et vous êtes un alarmiste. Vous dite que cela va conduire à ceci, mais vous ne pouvez pas le prouver. Ce sont les débuts, oui ; mais comment en êtes vous sûr quand vous ne connaissez pas la fin, et comment le savez vous, ou même vous vous perdez en conjoncture sur la fin ? D'un côté vos ennemis, la loi, le régime, le Parti vous intimident. De l'autre, vos collègues vous traitent de pessimiste ou même de névrosé. Il ne vous reste que vos plus proches amis qui naturellement ont toujours pensé comme vous.
« Mais vous avez moins d'amis maintenant. Certains se sont réorientés vers autre chose ou se sont plongès dans leur travail. Vous n'en voyez plus autant lors des rencontres et des rassemblements. Les groupes informels diminuent en taille, la fréquentation dans les petites organisations baisse, et les organisations elle-même se réduisent. Maintenant dans les petites recnontres avec vos anciens amis, vous avez le sentiment de vous parler à vous-même, que vous êtes isolé de la réalité des choses. Ceci affaiblit votre confiance encore un peu plus et sert encore plus de déterrent pour, pour faire quoi ? C'est constamment clair que si vous allez faire quelque chose, vous devez créer l'occasion de le faire, et, alors vous êtes évidemment un agitateur. Donc vous attendez, et vous attendez.
« Mais le grand évènement qui choque, quand des dizaines, des milliers vous rejoindront n'arrive jamais. C'est la difficulté. C'est le dernier et le pire des actes du régime était arrivé juste après le premier et le plus petit, des milliers, oui des millions, auraient été suffisamment choqués, si, disons, le gazage des juifs en 43 était arrivé juste après les auto collants « affaires allemandes » apparus sur les vitrines des boutiques non juives en 33. Mais bien sûr ce n'est pas comme cela que c'est arrivé. Entre les deux il y a eu certaines de ces petites avancées, certaines d'entre elles imperceptibles, chacune d'entre elles vous préparant à ne pas être choqué par la suivante. Le C n'est pas si pire que le B, et, si vous ne vous êtes pas opposé pour B, pourquoi le faire pour C, Et ainsi de suite jusqu'à D.
« Et un jour, trop tard, vos principes, si vous en teniez compte, tout cela vous rattrape. Le poids de votre propre duplicité est devenu trop lourd, et un incident mineur, dans mon cas mon petit garçon, à peine plus âgé qu'un nourrisson, disant « cochon de juif », fait tout chavirer, et vous voyez que tout, tout, a changé et change complètement sous votre nez. Le monde dans lequel vous vivez – votre nation, votre peuple – n'est pas du tout le monde dans lequel vous êtes né. Les formes sont toutes là, inchangées, toutes rassurantes, les maisons, les boutiques, les emplois, le temps des repas, les visites, les concerts, le cinéma, les vacances. Mais l'esprit, auquel vous n'avez jamais prêté attention parce que vous l'identifiiez avec ces apparences a changé. Maintenant vous vivez dans un monde de haine et de peur, et les gens qui haïssent et ont peur ne le savent même pas eux–mêmes, quand chacun est transformé, personne ne l'est. Maintenant vous vivez dans un système qui règne sans responsabilité même pas devant Dieu. Ce n'était pas l'intention du système lui-même au départ, mais pour se maintenir il a du aller jusqu'au bout.
« Vous avez vous-même été presque jusqu'au bout. La vie est un processus continu, un écoulement, et non pas une succession d'actes et d'évènements. Elle coule à un autre niveau vous transportant avec elle sans aucun effort de votre part. A ce nouveau niveau vous vivez, vous avez vécu chaque jour plus confortablement, avec des nouvelles valeurs morales, des nouveaux principes. Vous avez acceptez des choses que vous n'auriez pas acceptées il y a cinq ans, il y a un an, des choses que votre père, même en Allemagne, n'aurait pu imaginer.
« Soudain tout cela s'écroule, d'un seul coup. Vous voyez ce que vous êtes, ce que vous avez fait, ou plus précisément, ce que vous n'avez pas fait. (car c'est tout ce qui nous était demandé à tous : ne rien faire). Vous vous souvenez de vos précédentes rencontres à votre département à l'université, quand si l'un d'entre vous s'était levé, les autres se seraient levés peut être, mais personne ne s'était levé. Un petit problème, celui d'engager cet homme ou celui là, et vous avez engagé celui-ci plutôt que celui-là. Vous vous souvenez de tout maintenant, et votre cœur se brise. Trop tard. Vous vous être compromis bien au-delà de pouvoir rattraper les choses.
« Et puis quoi ? Vous devez vous tirer une balle. Quelques-uns l'ont fait. Ou « ajuster » vos principes. Beaucoup ont essayé, et certains, je suppose, y sont parvenu ; cependant, pas moi. Ou apprendre à vivre le reste de votre vie avec votre honte. Cette dernière solution est la plus proche, dans ces circonstances, de l'héroïsme : la honte. Beaucoup d'allemands sont devenus ce pauvre genre de héros, beaucoup plus je pense que le monde n'en a conscience ou ne prend la peine d'en avoir conscience. »
Je n'ai rien dit, je ne pensais à rien pour répondre.
« Je peux vous parler » a continué mon collègue « d'un homme à Leipzig, un juge ; il n'était pas un nazi, sauf théoriquement, mais il n'était certainement pas anti nazi. C'était juste un juge. En 42, ou 43, début 43, je pense que c'est arrivé, un juif a été jugé devant lui dans un cas impliquant, mais seulement accidentellement, des relations avec une femme « aryenne ». C'était un « tort causé à la race » quelque chose que le parti tenait absolument à punir. Dans ce cas, à la barre, le juge avait le pouvoir de condamné l'homme pour une offense « non raciale » et l'envoyer dans une prison ordinaire pour une longue période, le sauvant ainsi du « processus » du parti, ce qui voulait dire un camp de concentration, ou plus probablement la déportation et la mort. Mais l'homme était innocent d'une accusation « non raciale » selon l'opinion du juge, et ainsi, comme juge honnête, il l'a acquitté. Bien sûr, le Parti s'est emparé du juif dés qu'il est sorti du tribunal. »
« Et le juge ? »
« Oui le juge. Il n'a pas pu évacuer ce cas de sa conscience, un cas, où, remarquez, il avait acquitté un homme innocent. Il a pensé qu'il aurait du le condamner et le sauver du Parti, mais comment pouvait-il condamner un homme innocent ? Cela lui pesait de plus en plus et il a du en parler, d'abord à sa famille, puis à ses amis, et puis à des relations. (C'est comme cela que j'en ai entendu parler). Apres le Putsch de 44 il l'ont arrêté. Ensuite je ne sais pas. »
Je n'ai rien dit.
« Une fois que la guerre a commencé » mon collègue a poursuivi, contre « la résistance, la protestation, la critique, les plaintes, les sanctions les plus sévères ont été amplifiées. Une absence d'enthousiasme, ou ne pas manifester d'enthousiasme en public, était considéré comme du « défaitisme ». Vous supposez qu'il y a des listes de ceux dont on s'occupera « plus tard » après la victoire. Goebbels là-dessus était aussi très intelligent. Il promettait continuellement une « orgie de victoire » pour « s'occuper de ceux » qui pensaient que leur « attitude de trahison » avait échappé à l'attention. Et il était sérieux sur ce point, ce n'était pas juste de la propagande. Et cela suffisait à mettre un terme à toute incertitude.
« Une fois que la guerre a commencé, le gouvernement pouvait faire tout ce qui est « nécessaire » pour la gagner; il en a été ainsi avec la « solution finale » du problème juif, dont parlaient en permanence les nazis mais qu'ils n'avaient jamais osé entreprendre jusqu'à ce que la « guerre » et ses « nécessités » leur fassent comprendre qu'ils pourraient le faire et s'en tirer à bon compte. Les gens à l'étranger qui pensaient que la guerre contre Hitler aiderait les juifs avaient tort. Et les gens en Allemagne qui, une fois la guerre commencée, pensaient encore se plaindre, protester ou résister, pariaient sur la défaite des allemands. C'était un pari à long terme. Peu y ont survécu. »
Extraits des pages 166-73 de “They Thought They Were Free : The Germans", 1933-45 de Milton Mayer, publié par University of Chicago Press. ©1955, 1966, 368 pages. ISBN: 0-226-51192-8. All rights reserved.
Traduction bénévole pour information à caractère non commercial, Mireille Delamarre www.planetenonviolence.org
Source : informationclearinghouse.info
Dessin : Jean Pierre Petit
10:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nazisme, dictature, fascination, hitler, Allemagne
06.09.2007
Vidéo : Coup d'Etat contre Hugo Chavez
Le documentaire Coup d'État contre Chavez (Arte, 2004) ou The revolution will not be televised ou encore Chávez, the film, réalisé par Kim Bartley et Donnacha O'Briain, a été tourné alors que les deux réalisatrices préparaient un documentaire sur le président Hugo Chávez au Venezuela.
Elles se trouvaient à l'intérieur du palais présidentiel quand fut déclenché, le 11 avril 2002, le coup d'État conduit par les propriétaires des chaînes privées, les cadres de la compagnie pétrolière du Venezuela, ainsi qu'une poignée de dirigeants militaires avec le soutien, entre autres, des États-Unis, de l'Espagne, de la Colombie et du Salvador.
Le film présente la chronologie du putsch et la mobilisation des millions de Vénézuéliens qui entraina le retour au pouvoir d'Hugo Chávez 48 h après le début du coup, grâce à la garde présidentielle.
Ce documentaire a obtenu, entre autres, deux prix au Grierson documentary awards anglais en 2003 (source : Wikipedia).
Si ce n'est déjà fait vous pouvez voir ce documentaire exceptionnel en cliquant ici
23:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chavez, coup d'état, vénézuela, démocratie, dictature


