01.04.2008
Nicolas Sarkozy annonce des élections anticipées
Fragilisés par des sondages d'opinion en chute constante, victime d'une sévère défaite au cours des dernières élections municipales, contesté au sein de son propre parti et de son propre gouvernement, enlisé dans une crise économique et sociale grandissante, Nicolas Sarkozy vient d'annoncer par la voix de Luc Chatel, nouveau porte-parole du gouvernement, l'organisation d'élections présidentielles anticipées qui "devraient se dérouler avant la fin de l'année 2008".
Les membres du gouvernement, rassemblés ce mardi matin pour un conseil des Ministres particulièrement chargé se sont refusé à tout commentaire. Même son de cloche à l'UMP où le Secrétaire Général, Patrick Devedjian a renouvelé sa confiance à l'égard de Nicolas Sarkozy et a déclaré que "les choix du Président Sarkozy sont souverains et seront en tant que tel respectés et appliqués".
Au Palais Bourbon en plein projet de loi de programme pour la recherche, la nouvelle a fait l'effet d'une bombe, entre incrédulité dans les rangs de la majorité et effervescence du côté de l'opposition. François Hollande a salué "une décision courageuse qui a su prendre en compte l'opinion exprimée par le peuple français" et a demandé que ces élections anticipées soient suivies de nouvelles élections législatives "le divorce avec les Français était depuis longtemps consommé, cette élection anticipée est une opportunité pour vraiment remettre à plat le paysage politique français,..., cette élection n'aura de sens que s'il est suivie de nouvelles élections législatives".
Ségolène Royal, adversaire malheureuse de Nicolas Sarkozy au cours des élections présidentielles de 2007 a appelé à une forte mobilisation et à une reconstruction : "au cours des dernières années, la France a connu de grandes régressions sociales, le temps de la reconstruction est revenue. La France mérite une politique d'éducation et de recherche ambitieuse, une vraie politique de santé et de solidarité...Nous devons rassembler, réconcilier, partager là où les années Sarkozy ont semé les peurs, les haines et le désespoir..."
Un député UMP qui a tenu a conservé l'anonymat a décrit les difficultés et les doutes qu'a traversé Nicolas Sarkozy : "[il] a connu une année extrêmement chargée après l'euphorie de l'élection tout s'est enchainé tellement vite autant dans la sphère professionnelle que personnelle... le divorce avec Cécilia suivi d'un remariage quasi immédiat... On sentait depuis quelques semaines qu'il était à cran, ses dérapages verbaux qui se sont multipliés récemment, puis soudain son mutisme et les voyages et les soirées qui se répétaient...Déjà dans son dernier semblant de remaniement ministériel on sentait qu'il n'était plus vraiment là"
De son côté Jean-Marie Le Pen s'est fendu d'un de ces commentaires laconiques qu'il affectionne : "manifestement Nicolas Sarkozy, le clown de la république a plus d'intérêt pour les strass de la jet-set que pour les responsabilités de chef d'Etat"
Des élections présidentielles anticipées ont déjà eu lieu à deux reprises pendant la Ve République. Le Général de Gaulle fragilisé par les événements de mai 68 s'était retiré de la scène politique en 1969 avant la fin de son mandat . Quelques années plus tard, en 1974, Georges Pompidou, rongé par une longue maladie, décèdait pendant son mandat, entrainant à nouveau l'organisation d'élection anticipées.
Article original AFP
Note de P&P : En espérant que Nicolas Sarkozy tienne ses engagements, qu'il se retire réellement et surtout qu'un président moins pire lui succède.
16:42 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, démission, élections anticipée, pompidou, de gaulle, ve république, dissolution
24.02.2008
Sarkosy tombe le masque au salon de l'agriculture
Changement de présidence et changement de style au Salon de l'agriculture. L'événement était très apprécié de son prédécesseur Jacques Chirac, qui s'y prélassait presque. Là, c'est quasiment au pas de charge que Nicolas Sarkozy a inauguré la plus grande ferme du monde.
A mi-parcours environ, il s'est soudain vu vertement repoussé par un visiteur du salon auquel il s'apprêtait à à accorder une poignée de main. Ambiance surchauffée et cohue, le Chef de l'Etat s'est alors emporté: "Casse-toi, casse-toi pauvre con" a-t-il lancé, avant de reprendre son parcours mouvementé. Un écart de langage qui n'est pas sans rappeler sa colère face aux pêcheurs bretons.
Vous pouvez voir la vidéo de cette pathétique intervention sur cette page du Parisien.
Note de P&P : Il est intéressant de constater comment après s'être vautré dans l'insulte crasse Sarkozy le gaulliste remet immédiatement son masque de gentil président proche du peuple.
En un clin d'oeil il revêt à nouveau son plus beau sourire, se remet à serrer des paluches et enchaine les bons mots comme si de rien n'était.
15:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, salon de l'agriculture, con, chirac, de gaulle, insulte


