25.11.2009

Des lingots d’or fourrés au Tungstène dans le système financier international?

24h Gold

“Gold Finger –Du nouveau dans l’opération Grand Schlem avec une touche de tungstène”

J’ai déjà parlé d’irrégularités dans les contrats d’or physique qui ont eu lieu à Londres, en Angleterre, au cours de la première semaine d’octobre 2009. En particulier, les contrats impliquant au moins une banque centrale [La Banque d’Angleterre] pour résoudre les problèmes de livraison des contrats de J.P. Morgan et Deutsche Bank, qui n’auraient pas eu l’or qu’elles avaient vendu à découvert et qu’elles s’étaient engager à livrer. devaient livrer pour respecter leurs contrats. Au même moment, j’avais rapporté deux choses inhabituelles :

1] -des irrégularités dans la publication des listes de lingots du fonds ETF-GLD-or daté du 25 sept-14 oct. ou la liste des barres est passée de 1 381 pages à moins de 200 pages et puis est remontée à 800 pages environ.

2] -des rapports établissant que des barres d’or de 400 onces provenant de “good delivery” [bonne livraison] étaient en fait des briques de tungstènes plaqués-or dans les limites territoriales des coffres certifiés par la LBMA à Hong Kong.

Pourquoi le tungstène?

Si quelqu’un se demandait comment fabriquer de fausses barres d’or, le tungstène à environ 10 $ la livre serait un bon choix parce qu’il a exactement la même densité que l’or, rendant ainsi un faux lingot « trafiqué » au tungstène indissociable d’une vraie barre d’or par une simple pesée.

Malheureusement, il y a plus de détails sordides à relater.

Quand la nouvelle des barres d’or “trafiquées au tungstène” a surgi à Hong Kong, beaucoup de gens ont automatiquement supposé que celles-ci avaient été fabriquées en Chine, parce que la Chine est généralement perçue comme la « capitale de la contrefaçon dans le monde ».

Et maintenant voici ce qui se serait réellement passé, d’après l’analyse que j’ai faite des informations qui m’ont été transmises :

La quantité de barres d’or “trafiquées au tungstène” en question serait en fait comprise entre 5 600 et 5700 lingots de 400 onces « Good Delivery », donc certifiées. [à peu près 60 tonnes métriques]

Tout cela a été apparemment brillamment orchestré par une opération criminelle bien financée.

Quelques heures seulement après que ce plan ait été identifié, les officiels chinois avaient mis un certain nombre de suspects en garde à vue.

Et voici ce que les chinois auraient découvert:

Il y a environ 15 ans – sous l’administration Clinton [pensez Robert Rubin, Sir Alan Greenspan et Lawrence Summers] entre 1,3 et 1,5 millions de briques de tungstène de 400 onces auraient été fabriquées par une raffinerie ultra sophistiquée aux Etats-Unis [plus de 16 tonnes métriques]. Par la suite, 640 000 de ces barres de tungstène auraient reçu un plaquage en or et auraient ÉTÉ transportées à Ft. Knox où elles y seraient restées.

Mes sources possèdent des copies des documents originaux de transport avec la date et le poids exact des barres de « tungstène » transportées à Ft. Knox.

Le surplus de ces 1,3 à 1,5 millions de barres de 400 onces de tungstène aurait aussi reçu un plaquage puis aurait été “vendue” sur le marché international.

En conséquence et apparemment le marché mondial serait littéralement “farci » de barres de 400 onces trafiquées.

Peut-être faudrait il même se demander si les Indiens ont été malins d’acheter 200 tonnes auprès du FMI .

Un train qui déraille au ralenti

Une obscure nouvelle publiée à l’origine dans le N.Y. Post [rédigée par Jennifer Anderson] fin janvier 2004 m’est toujours restée à l’esprit.

Le Procureur Général enquête sur un directeur du NYMEX- Manhattan, New York, bureau du procureur de district, Stuart Smith

Divers- Brève- 2 fév. 2004

« Le bureau du procureur du district de Manhattan enquête sur une personne haut placée au New York Mercantile Exchange. Des sources proches de la bourse disent que Stuart Smith, Senior Vice Président des opérations de la bourse, a reçu un ordre de perquisition provenant du bureau du procureur du district la semaine dernière. Les détails de l’enquête n’ont pas été révélés mais un porte-parole du NYMEX a dit que cela n’était lié à aucun des marchés d’échange. Elle a décliné tout commentaire, sinon qu’aucune charge n’avait été portée. Un porte-parole du procureur du district s’est également refusé à tout commentaire ».

Les bureaux du Senior Vice Président des Opérations –NYMEX- est l’endroit où vous devriez aller pour trouver des documents [numéro de série et fondeur d’origine] de chacune des barres d’or délivrées physiquement à la bourse. Ils ont l’obligation de conserver ces documents. Ces documents précis devraient prouver l’origine de tout l’or physique à la bourse et donc « prouver » que les quantités d’or en question ne peuvent pas provenir des mines américaines parce que les quantités provenant de fondeurs US seraient certainement plus vastes que la production minière domestique.

Nous n’avons jamais su ce qui est arrivé à ce pauvre Stuart Smith –après que ses bureaux aient été « envahis » mais il a pris un congé administratif du NYMEX et on n’en a plus entendu parler depuis. De manière surprenante [ou peut-être pas], il n’y a jamais eu de suivi de la part des média concernant l’histoire à l’origine et le niveau NUL de poursuites provenant du bureau du Procureur général du district Morgenthau qui avait mené la perquisition.

Doit-on croire que les bureaux du NYMEX ont été perquisitionnés et le Sr. Vice-président des opérations s’est retiré…et tout cela pour rien ?

Ces révélations pourraient éventuellement et également fournir un nouveau niveau d’analyse expliquant pourquoi Rothschild est sorti du marché de l’or en 2004 :

« Londres, 14 avril 2004 (Reuters) –NM Rothschild & Sons Ltd, l’unité basée à Londres de la Banque d’investissement Rothschild se retire des activités de négoce des matières premières, y compris l’or à Londres alors qu’elle audite ses opérations, nous communique-t-elle ce mercredi. »

De manière intéressante, Bill Murphy du GATA a spéculé là-dessus en 2004 : Pourquoi Rothschild sort il de ce business à ce moment précis ? « IL Y A UNE PIECE MANQUANTE; ILS SONT AU COURANT D’UN GROS SCANDALE SUR L’OR ET ILS NE VEULENT PAS EN FAIRE PARTIE...”

BILL MURPHY, LEMETROPOLE CAFE, 18 AVRIL 2004

Par coïncidence [peut-être pas?] l’ETF GLD commencé à êtré négocié le 12 novembre 2004

A la lumière de ce qui s’est passé –concernant le fond ETF, GLD –après avoir réexaminé leur prospectus une nouvelle fois, il serait possible de penser que l’ETF GLD aurait été créé dans le but de détourner les investissements en dollars d’investissements dans l’or physique et de un leurre, un ezatz, un substitut fourre tout et surtout une destination potentielle pour des “barres trafiquées au tungstène” qui ne verraient ainsi jamais la lumière du jour, cachés derrières les “boucliers” juridico-énigmatiques de ses statuts :

Extrait du prospectus de GLD page 11

http://www.spdrgoldshares.com/media/GLD/file/SPDRGo...

«  Les lingots alloués au trust (…) peuvent ne pas être équivalents au standard de la London Good Delivery et (… ) , le Trust peut être sujet à une perte.Ni l’administrateur, ni le curateur ne confirment indépendamment la finesse des barres d’or allouées au trust en liaison avec la création du panier. Les lingots d’or exigés par les standards du LBMA pour les lingots délivrés en raison d’un contrat d’or ou les London Good Delivery Standards, les standards exigés par le trust. Si l’administrateur émet cependant un panier contre un or de cette qualité, et que le curateur n’est pas en mesure de satisfaire à son obligation de créditer le Trust du montant de la déficience constatée, le trust peut être sujet à une perte ».

La Fed a aussi été prise en flagrant délit de mensonge :

Patrick Heller de Liberty Coin a écrit récemment:

Un peu plus tôt cette année, le Gold Anti-Trust Action Committee (GATA) a déposé une seconde requête sous l’égide du Freedom of Information Act (FOIA) au Système de Réserve Fédéral pour obtenir des documents de 1990 en relation avec les swaps d’or, l’or swapé ou les swaps d’or proposés.

Le 5 août, la Réserve Fédérale a répondu à cette FOIA en ajoutant deux documents à ceux déjà fournis au GATA en avril 2008, suite à une FOIA précédente. Ces documents ont totalisés 173 pages dont de nombreux passages édités (couverts afin d’omettre des sections du texte). La réponse de la Fed notait aussi qu’il y avait 137 pages de documents non transmis qui étaient exclus de l’obligation de transparence.

Le GATA a fait appel de cette disposition le 20 août. L’appel demandait davantage de détails afin de déterminer la validité et la légitimité de ce droit à l’exemption et une explication de certains documents comme celui posté par la Réserve Fédérale sur son site internet qui évoque des gold swaps non inclus dans les documents communiqués le 5 août.

Le 17 septembre 2009 une lettre du Système de Réserve Fédérale sur papier à en-tête, du Gouverneur de la Réserve Fédérale Kevin M. Warsh a refusé en bloc la demande en appel du GATA. Le texte de la lettre complète peut être examiné sous le lien suivant : http://www.gata.org/files/GATAFedResponse-09-17-200....

« Le premier paragraphe de la troisième page est le plus révélateur. Warsh écrit: “Concernant votre appel, je confirme que les informations qui vous ne vous sont pas dévoilées en raison de l’exemption 4 sont des informations confidentielles commerciales ou financières liées à des opérations de la Banque de Réserve Fédérale qui ont été obtenues dans le sens de l’exemption 4. Ceci inclut des informations liées aux arrangements de swaps avec les banques étrangères pour le compte du Système Fédéral de Réserve et n’est pas le type d’informations généralement rendues publiques. Ces informations ne vous donc pas été communiquées avec raison. »

Ce paragraphe sera probablement l’une des plus histoires les plus importantes de l’année.

Bien que cela ne soit pas dit platement, ce paragraphe admet que la Fed s’est engagée par le passé, et est peut-être actuellement engagée, dans le commerce des gold swaps. La lettre de Warsh contredit les affirmations précédentes de la Fed auprès du GATA qui réfutaient tout engagement passé de la Fed dans les swaps-or pendant la période allant du 1er janvier 1990 à nos jours.

[Peut-être de manière plus importante], voici la seconde FOIA du GATA concernant la demande sur les swaps or de la Réserve Fédérale. Les 173 pages de documents reçus en réponse à la seconde FOIA portent tous une date précédent la requête de 2007 ce qui signifie qu’ils auraient du être rendus publics en réponse aux demandes de FOIA d’avant 2007. Ceci établi la probabilité que la Réserve Fédérale a échoué à rechercher adéquatement ou à divulguer les documents pertinents. De plus, la réponse de la Fed admet qu’elle possède des copies des documents pertinents qui sont apparus pour la première fois sur le site web du Département du Trésor mais a omis de les porter à la connaissance du public dans ses réponses aux FOIA.

Maintenant que le Gouverneur de la Réserve Fédérale Warsh a admis que la Fed a menti par le passé sur les implications de cette dernière dans l’or, il devrait être clair pour tout le monde que la Fed ment sur la véritable nature des secrets qu’elle détient

Rob Kirby

KirbyAnalytics.com

26.05.2009

Indice Case shiller - mars 2009 (publié en mai)

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18.05.2009

Les Chinois achètent de l’or. Le dollar en a-t’il encore pour bien longtemps ?

 

Il y a quelques semaines, avant le sommet du G20, le gouverneur de la banque centrale chinoise a fait un discours remarqué laissant entendre qu'il fallait mettre fin au rôle actuel dominant du dollar américain comme monnaie internationale de réserve, pour se tourner vers une monnaie supranationale plus stable et moins facilement manipulable par un gouvernement.

Zhou Xiaochuan avait alors mentionné les Droits de tirage spéciaux (DTS), une monnaie artificielle inventée par le FMI en 1969 et basée sur un panier d'autres monnaies-papier nationales. Des commentateurs avaient perçu cette déclaration comme une mise en garde du gouvernement chinois envers les autorités américaines: Nous sommes votre principal créancier. Si vous cherchez à régler vos problèmes en créant trop d'argent, en dépréciant votre monnaie et en diluant ainsi la valeur de nos réserves, nous pourrions réagir en diversifiant nos actifs et en cessant de vous prêter toujours plus de milliards.

Les Chinois sont en effet les plus grands détenteurs de titres en dollars, leurs réserves s'élevant à environ 2 billions $. Si le dollar venait à être dévalué, ils perdraient beaucoup.

Cela fait des années qu'on voit venir ce crunch inévitable résultant des politiques inflationnistes de la Fed, des politiques mercantilistes des Chinois et d'autres pays émergents, et des déséquilibres monétaires qui découlent de ces politiques. La différence est que maintenant, ces déséquilibres atteignent peut-être un point critique et les Chinois pourraient être sur le point de faire autre chose que simplement lancer des messages plus ou moins subtils.

À la fin du mois d'avril, le gouvernement chinois a annoncé qu'il avait augmenté ses réserves d'or de 76% au cours des six derniers mois et a demandé au FMI de vendre ses réserves de façon à pouvoir en acheter davantage. On ne parle donc plus de morceaux de papier dont la valeur artificielle ne tient qu'à un sceau apposé par des bureaucrates, comme les DTS, mais d'un actif solide. Le signal envoyé non seulement aux gouvernements mais aux marchés est beaucoup plus clair. Comme le souligne un très intéressant article rapportant la nouvelle, « ...quite a few experts said the move solidifies gold's place as a monetary asset, and shows that it's destined for a brighter future ».

Voilà un pas dans la bonne direction, qui va probablement accélérer l'effondrement inévitable du dollar
.

La Fed, qui alimente l'économie mondiale depuis des décennies avec du faux argent, encore plus depuis la rupture du dernier lien du dollar avec l'or sous Nixon en 1971, est la première source mondiale d'inflation monétaire et de distorsions économiques. Cette situation permet aux Américains de vivre au-dessus de leurs moyens. Le statut de monnaie internationale de réserve du dollar a en effet contribué à financer beaucoup plus facilement leurs guerres impérialistes, leur consommation irresponsable et leur endettement vertigineux. Les dollars additionnels créés qui se retrouvent dans des voûtes de banques étrangères ne suscitent en effet pas de hausses de prix aux États-Unis – tant que les étrangers veulent en accumuler toujours davantage – ce qui aurait rendu une telle politique inflationniste insoutenable. En utilisant le dollar comme principale devise pour les transactions internationales et l'accumulation de réserve, le reste du monde subventionne à toutes fins pratiques le pouvoir d'achat des Américains.

Pendant ce temps, les États-Unis sont toutefois devenus un pays socialiste avec une économie de moins en moins productive et compétitive, la banqueroute du secteur automobile n'étant que l'exemple actuel le plus patent. Leur économie n'est plus aussi dominante qu'au moment où le système de Bretton-Woods a été mis en place après la Seconde Guerre mondiale. Sur la base de ce qu'ils produisent et de la demande étrangère pour leurs biens et services, les Américains devraient, aujourd'hui, avoir un niveau de vie bien moins élevé. La crise actuelle met au jour de façon encore plus évidente toutes ces distorsions et tous ces déséquilibres.

À l'échelle internationale, les réserves d'or chinoises restent modestes. Mais la Chine est également le principal pays producteur d'or, et c'est la tendance qui est importante. Les Chinois n'ont certainement pas intérêt à ce que le dollar s'effondre à court terme, mais les politiques inflationnistes de la Fed et du gouvernement Obama menacent la valeur de leurs immenses réserves. La situation est intenable à moyen terme et les force à chercher des solutions alternatives.

Le président de Centennial Precious Metals, Michael Kosares, note dans l'article que « China, true to its reputation for patience and steady, long-term progress toward its goals, has taken the golden path and now they want the world to know about it ».

On doit en effet reconnaître que les Chinois manifestent des préférences temporelles plutôt basses. Depuis quatre décennies, leur pays s'ouvre toujours davantage à l'économie de marché et s'enrichit à vive allure. Ils ont une éthique du travail et un sens de l'entrepreneurship développés, et épargnent beaucoup. Le gouvernement chinois, non-démocratique, est moins sujet aux pressions de l'opinion publique et des groupes d'intérêt parasitaires qui tentent de monnayer leur appui politique en échange de transfert de fonds publics et de privilèges, comme c'est le cas dans nos pays occidentaux.

Un tyran étatique reste bien sûr un tyran étatique, mais il y en a qui ont des politiques moins pires que d'autres. Et la Chine aura contribué plus que n'importe quel pays au monde à la mondialisation et à l'avancement de l'économie de marché à la fin du 20e et au début du 21e siècle.

Cette contribution s'avérerait encore plus cruciale si les Chinois décidaient d'appuyer activement le retour de l'étalon-or comme base du système monétaire mondial, en remplacement du système actuel fondé sur les monnaies fiduciaires et la domination du dollar. Les monnaies fiduciaires sont la quintessence du court-termisme. Elles sont sujettes à toutes les manipulations et constituent un levier incontournable de toute politique d'inspiration keynésienne (ou friedmanienne) pour stimuler l'économie. Les États peuvent constamment déprécier leur monnaie pour atteindre des objectifs à court terme, en repoussant les conséquences néfastes à plus tard.

Sauf que le long terme finit toujours par nous rattraper. Et nous payons aujourd'hui pour les politiques désastreuses de la Fed et des autres banques centrales
(y compris celles de la Chine, notons-le, qui sont loin d'être parfaites). Il aurait été impossible de mettre en oeuvre ces politiques, à tout le moins avec une telle ampleur, dans un régime d'étalon-or. C'est pourquoi toute indication d'un retour en force de l'or comme base monétaire ne peut qu'être une bonne nouvelle pour ceux qui croient dans la liberté et la rationalité économique.


Martin Masse est né à Joliette en 1965. Il est diplômé de l'Université McGill en science politique et en études est-asiatiques. Il a lancé le cybermagazine libertarien Le Québécois Libre en février 1998. Il a été directeur des publications à l’Institut économique de Montréal de 2000 à 2007. Il a traduit en 2003 le best-seller international de Johan Norberg, Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste, publié au Québec par l'Institut économique de Montréal avec les Éditions St-Martin et chez Plon en France.


Article original : Martin Masse - Le Quebecois Libre

26.04.2009

En Floride, le désespoir s’installe avec les saisies immobilières

Damien Cave, New York Times
7 février 2009
Traduction : Contre Info

 

L’histoire de l’ascension et la chute du comté de Lehigh Acres, très durement éprouvé par la crise, résume celle de la bulle immobilière et de son éclatement. En quelques mois, les habitants, qui pour la plupart travaillaient dans le secteur de la construction, sont passés de l’euphorie à une situation dramatique, et ils sont nombreux aujourd’hui à devoir lutter pour leur survie. De juin 2007 à juin 2008, le chômage a augmenté de près de 9%. Désormais, pour les services sociaux, la distribution de nourriture est devenue une priorité. En décembre dernier, un quart des résidents ont perçu des bons d’alimentation. Le prix médian des maisons a été divisé par trois, et les saisies se multiplient. Enquête du New York Times au coeur d’une petite communauté qui lutte contre le désespoir.

Le désespoir s’est installé dans cette banlieue excentrée de Fort Myers, qui fut autrefois habitée par la classe moyenne, et résonnait du bruit des chantiers de construction.

La seconde fois où nous avons croisé le regard résolu de Gloria Chilson, elle se trouvait dans un file d’attente bruissante de conversation, parmi les 221 familles attendant de recevoir du pain gratuitement à l’église de la foi luthérienne. Quelques jours plus tôt, nous l’avions aperçue un pâté de maison plus loin parmi des ouvriers du bâtiment licenciés qui fouillaient les sacs poubelles des maisons saisies, ramassant les câbles, les CD, et tout ce qui peut être vendu.

« Je savais que ça allait arriver » nous a dit l’ancienne propriétaire de la maison, tout en regardant des inconnus se servir parmi ses affaires. « prenez ce que vous pouvez, ne vous gênez pas ».

Bienvenue dans le rêve américain, en marche arrière toute. Lehigh Acres est l’une des ces innombrables banlieues que le boom de l’immobilier a radicalement transformée. L’éclatement de la bulle immobilière va maintenant va mettre tout le monde à rude épreuve. Les liens en seront-ils resserrés ou distendus ?

Les changements ont été rapides et frappants dans ces zones qui ne relèvent pas d’une agglomération et sont situées à l’écart de villes telles que Charlotte, Las Vegas et Sacramento. Le moment où l’économie était la plus florissante a été immédiatement suivi par l’une des pires périodes qu’elles aient connues. Elles ont généralement été les dernières à atteindre le sommet et les premières à s’effondrer.

Dans Lehigh Acres, les maisons se vendent avec des rabais de 80% par rapport aux prix atteints lors du pic. Deux ans seulement après l’époque où les offres d’emplois étaient plus nombreuses que les demandes, les fast food licencient ou bien ferment leur porte. La criminalité augmente, les inscriptions dans les écoles diminuent, et un quart des résidents ont perçu des bons d’alimentation en décembre, près de 4 fois plus qu’en 2006.

Le Président Obama prévoit de visiter Fort Myers mardi pour y défendre son plan de relance économique. Mais ici les habitants ont tendance à le considérer comme une médecine douce - cela ne fait pas de mal mais cela ne guérira probablement pas. Dans les communautés religieuses ou les entreprises, les gens demandent plutôt la création « d’industries » et répètent d’une seule voix cette question : « Quel avenir allons-nous nous donner ? »

« C’est une des choses pour laquelle nous luttons : quelle est notre identité ? » dit Joseph Walen, 37 ans, président de la chambre de commerce de Lehigh Acres. « Nous ne voulons pas être la cité dortoir du sud-ouest de la Floride. Nous ne voulons pas être la capitale des saisies immobilières. »

Un héritage des années 50

Lehigh Acres est née avec la spéculation inscrite dans ses gènes, tout comme la Floride et de nombreuses banlieues dans tout le pays,.

Cette époque a débuté dans les années 50 lorsqu’un ponte de la lutte contre les espèces nuisibles de Chicago, Lee Ratner, et plusieurs partenaires, ont acheté des milliers d’hectares de terres agricoles et ont créé 100 000 parcelles. A Fort Myers, située 25 kilomètres à l’ouest, les promoteurs ont laissé peu de place pour les écoles, les parcs ou même les zones commerciales.


Ils vendaient du soleil et une vie paisible

« Ils faisaient venir 20 bus par jour, » se rappelle Bob Elliot, un ancien vendeur de la compagnie de Mr Ratner qui s’est mis à son compte en 1982. « Nous avions 300 clients par jour, 7 jours par semaine. »

En 2000, les parcelles ont toutes été vendues mais la plupart sont restées vides. Seulement 30 000 personnes environ vivaient dans une région représentant à peu près 4 fois la surface de Manhattan. Les promoteurs ont vraiment commencé à arriver en 2004 et ils ont installé des maisons témoins sur Lee Boulevard à coté du bureau de Mr Elliot. On peut encore voir les pancartes en bois aux inscriptions délavées : « parcelles à 50 dollars »

Bill Spikowski, un consultant en urbanisation à Fort Myers, raconte qu’il y avait tant de parcelles sur lesquelles construire et une réglementation si légère que les plus petites entreprises se battaient pour avoir des clients. De 2004 à 2006, selon les statistiques du comté de Lee, les promoteurs ont construit 13 183 maisons à Lehigh Acres - ce qui a quasiment doublé le parc des 15 216 maisons qui existaient en 2000.

Les résidents se souviennent du boom immobilier et du bruit des camions de gravats et des engins de travaux défilant dans les rues, qui étaient entendus dans presque tout le voisinage. Le prix des maisons a doublé puis triplé. Les emplois étaient pléthoriques, tous principalement liés à l’immobilier.

Les signaux indiquant l’apparition de problèmes ont été ignorés. « Les maisons se vendaient parfois trois ou quatre fois en quelques mois, et personne n’emménageait » raconte Mr Elliot.

Puis en 2007, tout est devenu silencieux. Les ventes de maison ont cessé. Les saisies se sont multipliées. Le prix médian des maisons dans la région de Fort Myers est passé de 322 300 dollars en décembre 2005 à 215 200 en décembre 2007. Il est tombé à 106 900 il y a deux mois.

Le travail a disparu avec les profits. Selon le bureau fédéral des statistiques de l’emploi, dans le comté de Lee la perte d’emplois (8,8 %) entre juin 2007 et juin 2008 est plus importante que dans n’importe quel autre comté du pays. Le taux de chômage s’est élevé de 3.5 à 9,8 % entre mars 2007 et novembre 2008.

Lehigh Acres est particulièrement et durement touchée car elle dépendait de l’activité du bâtiment. C’est la ville où résident les charpentiers et les employés de la lutte antinuisible du sud-ouest de la Floride, car elle est plus abordable proche de leur lieu de travail. Depuis le printemps dernier, le mode de vie qui leur était habituel a cessé d’exister.

La spirale descendante

L’apparition des babioles à 1 dollar fut le premier signe des difficultés. En début d’année dernière, les vide-greniers et les ventes aux enchères immobilières sont devenus plus fréquents à Lehigh Acres car les familles vendaient ce qu’elles pouvaient pour survivre. Plus personne ne semblait prêt à acquérir de maison. Rapidement, en raison des saisies, des maisons sont restées vides, et elles attirent la criminalité comme des aimants.

Les pilleurs désossent les climatiseurs pour revendre la ferraille. Et les dealers se sont installés sur des routes isolées, aux panneaux de signalisation bleu délavé des années 50, comme le Boulevard Narcissus ou Prospect Avenue, qui sont bordées seulement de quelques maisons neuves.

En 2007 et 2008 le département du shérif du comté de Lee a muré plus de 100 maisons à Lehigh Acres, dans lesquelles de la marijuana était cultivée. En 2008 la police a saisi plus de 3000 plants pour une valeur avoisinant les 7 millions de dollars.

L’hiver dernier, Charlotte Rae Nicely, la directrice générale des services communaux, s’est rendue compte que de plus en plus d’habitants connaissaient la faim. Elle a constaté l’augmentation de la fréquentation de la soupe populaire qu’elle dirige dans une zone d’activité de bureaux. Des dizaines de nouveaux visages font leur apparition, semaine après semaine, bien que la population diminue.

Voulant connaître la situation des autres associations caritatives, elle a décidé de former un organisme qui coordonne les aides. C’est le premier signe que Lehigh Acres s’organise pour combattre la récession. La mission de cet organisme apparaît dans son nom : Team Rescue (Equipe de Secours).

Les réunions mensuelles rassemblent désormais une demi douzaine d’églises, d’associations à but non lucratif, des commerçants et des représentants du comté, dont le bureau du shérif.

Les discussions au cours d’une récente assemblée se sont centrées sur les nombreux problèmes engendrés par le chômage. Ces difficultés étaient rarement rencontrées il y a encore peu de temps dans les banlieues américaines modernes. Parmi celles-ci, la faim tient le haut du pavé.

Les organisations fournissant gratuitement de la nourriture à Lehigh Acres ont vu la demande augmenter jusqu’à 75 % l’année dernière. Et les gens que l’on sert ne sont plus uniquement les pauvres rencontrés habituellement.

Dans les files d’attente devant l’église de la foi luthérienne, les âges, les ethnies et les anciens statuts sociaux sont mêlés.

Luis Oquendo, âgé de 38 ans, explique qu’il se rend à la distribution de pain hebdomadaire depuis la disparition des emplois à plein temps dans le bâtiment, à l’automne dernier.

Fred Csifortos, 62 ans, un retraité qui survit avec les 650 dollars par mois de son allocation pour incapacité, déclare que la nourriture distribuée gratuitement lui permet d’économiser et d’acheter ainsi les médicaments dont il a besoin.

Megan Brown fait la queue avec ses deux petites filles bien habillées, Kayley et Sydney qui sont âgées de 2 et 4 ans. Elle est venue car elle craint le pire. Son mari a encore son travail, « mais cela devient de plus en plus difficile » dit-elle.

L’organisation Team Rescue, dont fait partie l’église de la foi luthérienne, considère son action comme un succès, non seulement parce qu’elle vient en aide à de plus nombreuses familles mais aussi parce que ses organisateurs sont persuadés que les liens qu’ils créent seront les fondations d’une communauté plus soudée.

Mme Nicely juge particulièrement encourageant le programme nommé « weed and seed » (désherber et semer), initié par le Shérif. Son but est de redonner vie aux quartiers les plus touchés de Lehigh en impliquant les habitants dans des activités communautaires telle que le maintient de l’ordre ou le nettoyage.

Malgré les saisies, les ventes de maison reprennent avec difficulté dans le comté de Lee.

« Il y a 6 mois, on pouvait n’avoir qu’une maison sur 20 faisant l’objet de plusieurs offres » précise Kevin Williamson, un agent immobilier qui habite à Lehigh Acres depuis 22 ans. « Il y a quelques semaines j’en avais une avec 13 offres. »

Mais personne ici ne décrirait Lehigh Acres comme étant tirée d’affaire. Les agents immobiliers disent que les maisons qui se vendent ici partent en général pour seulement 45 000 dollars, soit le tiers du prix de revient de construction. Ils prévoient que les saisies vont continuer à maintenir des prix bas pendant deux années encore.

La croissance des emplois est elle-aussi quasiment nulle. Randy Burns, 50 ans, le propriétaire du Lehigh Discount Furniture, rapporte qu’il reçoit maintenant 15 à 20 appels par semaine de personnes lui demandant de racheter leurs meubles ou de les aider à déménager pour quitter la ville. Lui aussi envisage de partir. « Jusqu’à ce que les saisies cessent, ou que le travail revienne » dit-il, « rien ne changera. »


La dernière des batailles

Ils sont nombreux ici à affirmer que faire vivre une communauté durant une récession qui va s’intensifiant est bien plus dur qu’affronter un ouragan de catégorie 5. La panique est un puissant vent contraire.

Les électeurs ont rejeté l’année dernière une proposition destinée à rattacher Lehigh Acres à la ville voisine, en partie parce que les habitants craignaient des taxes plus importantes. Team Rescue, déployant toutes les forces de combattants unis au front, se demande comment freiner la montée du désespoir.

Depuis peu, l’équipe doit faire face à une vague croissante de familles qui se rendent à de multiples soupes populaires en utilisant différents noms, ou bien rapportent la nourriture aux supermarchés en échange d’argent ou d’autres articles.

Mme Nicely, des services communaux de Lehigh, raconte qu’en novembre elle a commencé à utiliser un feutre marqueur pour noircir les code-barres sur les boites de conserve afin que les épiceries ne les acceptent plus en retour. « Nous avons même été obligés de le faire sur les jouets de Noël » précise-t-elle. Sans de telles mesures, les familles les plus nécessiteuses ne pourraient pas être approvisionnées. Pourtant, elle éprouve souvent un sentiment de déchirement, « Je ne suis pas sure que je ne ferais pas la même chose si j’étais un parent célibataire et que mes enfants aient faim. »

« Les besoins sont si importants maintenant » ajoute-elle, faisant remarquer qu’il y a plus de boites de petits pois que de beurre de cacahouètes sur ses étagères en raison de la demande croissante. « Ils n’ont jamais été aussi forts auparavant. »

Un combat analogue entre cohésion et chaos (sic) transparaissait également lors d’une récente réunion des hommes à l’église évangélique, dont 8 des 15 membres ont été licenciés durant l’année dernière. Même si le groupe a aidé certains de ses membres à faire face, d’autres racontent comment leurs familles ont éclaté à cause des tensions.

Nous y avons rencontré Mme Chilson. Elle a perdu sa maison en partie à cause du boom (s’il n’y avait pas eu de facilités de crédit, elle n’aurait pas pu refinancer son emprunt il y a quelques années), de la crise (qui a causé la perte de l’emploi de son mari qui était contrôleur dans le domaine de la lutte antinuisible) et de dépenses excessives (qui ont engendré une dette de plus de 20 000 dollars sur sa carte de crédit).

Elle et son mari ont habité dans leur maison verte de style ranch durant 18 ans. La nuit où ils ont été mis à la porte, ils sont restés de l’autre coté de la rue en compagnie d’un homme âgé que Mme Chilson avait souvent aidé pour son traitement médical.

Mme Chilson a mis son canapé dans la maison d’un vieil ami, ses steaks congelés dans une autre. Et tandis qu’elle se démenait pour trouver du travail et une location, elle a décidé de remercier ceux qu’elle pouvait.

Un jour, elle a proposé de passer l’aspirateur dans la maison d’une voisine, en remerciement. Mais l’aspirateur est resté silencieux. Mme Chilson a découvert que l’électricité avait été coupée parce que la facture n’avait pas été payée. D’un jour à l’autre, dit-elle, sa voisine quittera Lehigh Acres, comme tout le monde.

 

03.04.2009

4 avril 2009 : journée sans achat

Nous ignorons si ce qui est dit dans l'appel qui suit est vérifié et vérifiable, si "le prix du pain" a baissé au Liban suite à une grève d'achats. Certains parlent de "hoax", prétextant que cet appel n'a été officialisé par aucun mouvement reconnu, comme celui des Casseurs de Pub, par exemple. Ce type de réflexion nous amène à nous interroger sur la capacité des gens à agir de façon libre et spontanée, en dehors de toute structure, de toute autorité. C'est là qu'est l'ironie : ce type d'action doit venir des citoyens eux-mêmes, ils sont concernés en premier chef, en quoi auraient-ils besoin d'une "structure" pour relayer un tel appel et agir ?

Ainsi, nous décidons de relayer l'appel, peu importe d'où il vient, ou qui l'a lancé en premier ; car ce qui importe, c'est avant tout de faire prendre conscience aux gens à quel point ils sont manipulés par les psychopathes qui nous gouvernent (syndicats et autres agents à la solde du système compris). La manipulation consiste à nous faire croire que sans eux, nous ne sommes rien, nous ne pouvons rien. C'est totalement faux, bien évidemment ; c'est l'inverse qui est vrai : sans les gens normaux, qui constituent la majorité de la population, les psychopathes sont rendus totalement impuissants, ils sont perdus dans tous les sens du terme. Leur plus grande peur est que les gens prennent conscience de cela, et se mettent à agir en conséquence, ce qui signerait leur perte. Voilà en partie pourquoi ils mettent l'emphase sur la nécessité pour le peuple d'être "encadré", "contrôlé", "dirigé", "gouverné", "guidé" (sans préciser la fin de la phrase : "vers l'abattoir"). Y compris lorsqu'il s'agit de mouvements et d'actions prétendument contestataires et "anti système".

Avant de vous souhaiter à tous une bonne journée sans achat, rappelons ce passage de l'excellent article "Le truc du psychopathe : faire croire que le mal vient des autres", pour donner une idée de ce qui pourrait VRAIMENT changer les choses :

« Il n’y a que deux choses qui puissent soumettre un psychopathe :

1) un psychopathe plus puissant ;

2) le refus absolu et non-violent de tous les autres à se soumettre à son contrôle, quelles que soient les conséquences. Si toutes les personnes normales aux États-Unis (et ailleurs) arrêtaient tout et refusaient de participer à la réalisation d’un seul objectif du programme psychopathique, s’ils le faisaient en masse, si les gens refusaient de payer les impôts, si les soldats refusaient de combattre, si les fonctionnaires et les fainéants des entreprises refusaient d’aller au travail, si les médecins refusaient de traiter les élites psychopathiques et leurs familles, tout le système s’arrêterait brutalement.

Mais cela ne peut arriver que si les masses SONT INFORMÉES sur la psychopathie dans tous ses horribles détails. Ce n’est que s’ils savent qu’ils ont affaire à des créatures qui ne sont réellement pas humaines qu’ils peuvent avoir la compréhension de ce qu’ils doivent faire. Et ce n’est que quand ils seront suffisamment désespérés, au point que les malheurs que leur infligera le psychopathe au début de leur résistance paraîtront pâles en comparaison, qu’ils auront la volonté de le faire. C’est cela, ou bien la compréhension du monde que les psychopathes sont en train de créer pour leurs enfants, en tout cas l’amour pour l’humanité de demain, qui les motiveront à résister. »

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D'autres pays l'ont déjà fait. Et ils ont réussi à faire baisser le prix des pâtes alimentaires pour l'Italie. Deux jours de grève d'achats a suffit pour faire reculer l'énorme augmentation du prix des pâtes.

Même action au Liban pour le prix du pain, le lendemain de la grève d'achats le prix du pain reprenait son ancien prix.

PARTICIPEZ AU MOUVEMENT NATIONAL SAMEDI 4 AVRIL 2009

LE GOUVERNEMENT ET LES GRANDS FINANCIERS DE CE PAYS SE SOUVIENDRONT :

Vous êtes invités, toutes et tous, ce jour-là à ne RIEN ACHETER surtout pas :
- L'ESSENCE - GAZOIL - TABAC
- JEUX DE HASARD (les jeux de la Française des Jeux)
- ALCOOL
- BOYCOTT DE LA GRANDE DISTRIBUTION (sauf les petits commerces de proximité)
- ESSAYER DE NE PAS ETRE VERBALISE (radars, feu rouge, stop, stationnement…)

Avec un minimum d'organisation, nous pouvons tous y arriver.
Ce message n'est issu d'absolument aucun parti politique ni d'aucun syndicat.

Imaginez l'impact que ce mouvement solidaire national pourrait avoir.

Cette action sera, c'est certain, plus efficace que n'importe quelle grève ou manifestation !

CETTE ACTION FERA CHANGER LES CHOSES…
DIFFUSEZ CETTE INFO A… TOUS VOS CONTACT INTERNET...

FAITES VITE, La date est proche…

PREVENEZ VOS AMIS, COLLEGUES, FAMILLES… qui eux-mêmes préviendront à leur tour, leurs amis, familles, etc.

L'EFFET BOULE DE NEIGE SE FERA NATURELLEMENT

Servons-nous d'internet, cette merveilleuse invention.

AIDONS-NOUS et nous parviendrons à faire reculer la vie chère. Ne dites pas "cela ne servira à rien".

Observez le 5 avril les réactions constatées grâce à vous, grâce à nous.

Cessons de nous plaindre et AGISSONS…

28.02.2009

Relier les points : l’orgie meurtrière d’Israël se heurte aux protestations populaires tandis qu’Obama commence son numéro

SOTT.net
Vendredi 30 janvier 2009

 

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© Maan News Agency

 

Janvier 2009 restera dans l'Histoire comme le mois où les dirigeants de l'État israélien ont révélé leur véritable nature. Au cas où quelqu'un se serait encore demandé si les politiciens israéliens méritaient une place aux côtés de Staline, Hitler, Pol Pot & co, leurs troupes d'assaut ont levé ces doutes en faisant preuve d'une brutalité et d'une barbarie à faire frissonner les plus apathiques. Pour aggraver encore la situation, la machine de relations publiques sioniste a passé la surmultipliée, usant de toutes les tactiques de propagande déployées par l’État: des mensonges colportés par les médias de masse aux mensonges répandus sur Internet par les trolls à la solde de la « Hasbara ».

Mais pour une fois, une grande partie de la population mondiale – dont certains Israéliens – a vu ce génocide pour ce qu'il était et s'y est opposé en manifestant. Ces protestations ont mis dans l'embarras les gouvernements occidentaux en général, et le gouvernement étasunien en particulier, en révélant la pusillanimité d'Obama – et finalement, son approbation – ainsi que la soumission grotesque de l'administration Bush aux plans sionistes.

D'abord, ils sont venus pour les Gazaouis

Voyez-vous, la comparaison entre les Israéliens et les nazis n'est pas une hyperbole. La seule différence entre le ghetto de Varsovie et Gaza, ce sont les noms des groupes impliqués. Le monde connaît déjà cette histoire; mais cette fois-ci, chacun ne devrait-il pas essayer de jouer un rôle un peu différent? Ne devrions-nous pas sonner l'alerte et diffuser l'information de manière intelligente avant que cette vague de folie n'engloutisse de nouvelles victimes innocentes et qu'il n'y ait plus personne pour parler? Mais pour ce faire, il nous faut d'abord comprendre aussi clairement que possible la situation réelle, tout en ne nous racontant pas d'histoires sur un éventuel retour à la «normale», car la situation en Palestine n'est plus normale depuis 1948, année où les pathocrates y ont entamé leur campagne de nettoyage ethnique et de vol de terres.

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Dans son dernier sacrifice sanglant à Yahvé, Israël a tué plus de 1300 Palestiniens, dont 400 femmes et enfants, blessé plus de 5300 personnes et fait des dizaines de milliers de sans-abris. Seules 95 victimes étaient vraiment des combattants de la résistance. Par opposition, 13 Israéliens sont morts au cours de ce conflit - dont 3 civils - et la plupart d'entre eux, à la suite de tirs amis.

Les civils et les infrastructures civiles de Gaza ont été systématiquement et délibérément ciblés. D'après un rapport, les troupes israéliennes ont kidnappé environ 300 civils palestiniens et en ont exécuté une partie, par tirs de fusils ou d'obus. Une autre partie a servi de bouclier humain (vous avez sûrement entendu le mensonge israélien selon lequel ils ne pouvaient éviter de blesser des civils car le Hamas utilisait des boucliers humains?), tandis que, selon des témoins oculaires, les troupes israéliennes ont exécuté des femmes et des enfants individuellement en leur demandant de sortir un à un de leurs maisons. Les enfants ont également décrit de quelle manière leurs parents avaient été exécutés devant leurs yeux alors qu'ils s'étaient déjà rendus;, dans un cas abominable, les soldats israéliens ont joué au « choix de Sophie » en forçant une mère palestinienne à choisir, sur ses dix enfants, cinq qui seraient tués.

 

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© AFP

Selon les associations de défense des droits de l'homme, certaines photos prises lors du conflit prouvent l'usage de phosphore.

 

Non contente du traitement inhumain infligé aux civils palestiniens, l'armée israélienne a choisi d'envoyer un message au monde entier en attaquant le quartier général de l'UNRWA (l'office de secours et de travaux des Nations Unies) avec des bombes au phosphore blanc - un produit chimique qui s'enflamme au contact de l'oxygène et que l'armée israélienne a éhontément utilisé lors de son offensive contre les civils. (Souvenez-vous à quel point, il y a quelques années, on nous rabâchait qu'il fallait soutenir l'invasion en Iraq, et que Saddam était une menace pour le monde car il avait utilisé des armes chimiques contre les Kurdes ?) À tout cela s'ajoutent des cas de victimes dont les blessures correspondent à celles provenant d'explosifs à métal dense et inerte (DIME), qui non seulement provoquent de graves lésions au niveau des organes internes mais tuent aussi lentement en déclenchant des cancers chez les survivants. En outre, on a retrouvé des traces d'uranium appauvri dans les tissus de plusieurs victimes palestiniennes.

L'attaque des locaux de l'UNRWA a fait au moins 15 victimes, et des milliers de tonnes de nourriture destinés aux Gazaouis touchés par la famine ont été brûlées. Trois hôpitaux abritant 500 personnes ont également essuyé des attaques au phosphore. Israël a aussi délibérément entravé les interventions de la Croix Rouge et du Croissant Rouge et a même ciblé des ambulances sous le prétexte grotesque qu'elles étaient suspectées de transporter des « terroristes ».

En bref, Israël a réussi à plonger Gaza dans une sorte d'état existentiel fait d'Horreur et de Terreur – l'enfer sur terre, si vous préférez. Et qu'en dit le gouvernement israélien ? Que ses criminels de guerre ne peuvent être poursuivis, et qu'il va étudier les déclarations à propos de l'usage « inadapté » de phosphore blanc - comme si tout cela n'était qu'un malentendu ou un accident ; comme s'il planait encore des doutes quant aux intentions, à l'illégalité et à l'immoralité de l'attaque de civils avec une arme chimique interdite. Nous nous permettons de lui suggérer d'entamer son enquête par le visionnage de cette nouvelle vidéo sur l'attaque d'une école (apparemment une autre cible «terroriste» selon les critères israéliens).

Mais les psychopathes ne connaissent aucune limite, n'ont aucune d'humanité. Ils ne ressentent aucun remords quant à leurs crimes. Au contraire, ils les commettent avec méthode. Ainsi, les pathocrates israéliens disposaient-ils également d'un plan de relations publiques. Nous avons déjà souligné dans des articles précédents l'accumulation de mensonges à propos du siège de Gaza et des prétextes à cette invasion ; au cours de l'offensive, nous avons constaté qu'Israël menait aussi une guerre de l'information. Qui aurait pu rater les interventions télévisées où Tzipi Livni, la ministre des Affaires étrangères, ouencore Mark Regev, le porte-parole du gouvernement israélien, esquivaient toutes les questions qui leur étaient posées, mentaient éhontément et outrepassaient les limites de la crédibilité ? Mais peut-être ignoriez-vous qu'Israël avait également envoyé ses «troupes» sur Internet, en recrutant une armée de blogueurs voués à la défense de l'image d'Israël. N'avez-vous jamais entendu parler des brigades de la Hasbara, composées d'une armée de «volontaires» pro-Israéliens répandant mensonges et désinformation sur la toile ?

Ainsi, tandis que le bain de sang grandissait, le Premier ministre Ehud Olmert, le ministre de la Défense Ehud Barak et Tzipi Livni sont-ils restés imperturbables face aux conséquences de leurs actes et à la vague mondiale de protestations. Apparemment, ce ne sont pas les manifestations qui les ont poussés à déclarer un cessez-le-feu le 17 janvier : le timing laisse plutôt entendre qu'il s'agissait d'une trêve, de sorte que tous les regards convergent vers Obama et son numéro. En outre, cette pause sera probablement utile pour élaborer une nouvelle stratégie plus susceptible de rallier l'opinion publique à une invasion. Mais une chose était claire: comme un chien d'attaque qui saisit entre ses mâchoires le bras d'une victime, l'intention d'Israël n'a jamais été de lâcher. Ce qui explique la livraison en Israël de 3000 tonnes d'armes avec les « compliments » des États-Unis, ainsi que la propagande anti-iranienne menée pendant l'investiture d'Obama.

Par conséquent, il était inévitable que dix jours plus tard, la trêve soit à nouveau rompue. Cela s'est produit de la manière habituelle: la mort d'un soldat israélien, provoquée par l'explosion d'une bombe posée au bord d'une route, a été revendiquée par «un groupe au nom inhabituel, jusqu'alors sans lien connu avec le Hamas, le mouvement islamiste actuellement au pouvoir.» Ah oui, encore une fois, le mystérieux groupe «terroriste / militant » est sorti de sa tanière pour offrir un prétexte bien pratique au moment opportun. Tzipi Livni bavait en aboyant « je me fiche de qui a tiré... comme le Hamas contrôle Gaza, il est responsable de tout ce qui s'y produit. À chaque fois que Gaza nous ciblera en faisant exploser une bombe, en lançant un missile ou en faisant passer [des armes], Israël répliquera. » Et il a effectivement répliqué par une attaque aérienne et un nouvel envoi de chars d'assaut, de troupes et d'hélicoptères vers Gaza. Le Premier ministre Ehud Olmert a laissé planer la menace d'attaques supplémentaires, et a déclaré que cette incursion n'était qu'un début et que la véritable réponse d'Israël était encore à venir; ainsi, Dieu seul sait ce qui va advenir et quelle horreur va s'abattre à nouveau sur le peuple palestinien. En effet, tout indique une nouvelle vague de violence imminente.

Qu'importe si les frontières de Gaza étaient encore en grande partie verrouillées et si, au cours de ces dix jours, des rapports ont indiqué que c'était Israël - une nouvelle fois – qui avait commis les agressions.

Sans commentaire

L'indigne réaction des États-Unis à l'attaque de Gaza fut – et demeure – pénible à observer. Naturellement, nous n'en attendions pas moins de G.W. Bush, qui a applaudi une dernière fois à cette débauche meurtrière avant de se glisser tel un serpent vers la sortie. Vous souvenez-vous que les résolutions des Nations Unies condamnant Israël furent bloquées par son administration? Le point d'orgue en fut l'humiliation spectaculaire de Condoleezza Rice lorsque Olmert, Premier ministre israélien, appela Bush qui, à son tour, appela Rice pour lui ordonner de ne pas voter pour le cessez-le-feu... qu'elle avait elle-même proposé.

Voici ce que déclara Olmert: «Vendredi, en début de matinée, la secrétaire d'État [Condoleeza Rice] envisageait de soumettre la résolution de cessez-le-feu au vote du Conseil de sécurité des Nations Unies, et nous avons refusé qu'elle vote en sa faveur ». Il a ajouté: « J'ai dit: "appelez-moi le président Bush". Ils ont essayé et m'ont dit qu'il était au milieu d'un discours à Philadelphie. J'ai répondu "ça m'est égal, je dois lui parler maintenant." Il est descendu de l'estrade, est sorti et a pris le téléphone ».

Voici ce que m'a écrit un ami après avoir lu la dépêche annonçant que le Premier ministre Olmert avait ordonné au président Bush de descendre de la tribune d'où il prononçait un discours et de recevoir les consignes d'Israël quant au vote des États-Unis sur la résolution des Nations unies : « Le 11 septembre, on interrompt le président Bushalors qu'il lit une histoire à des écoliers, pour lui annoncer que le World Trade Center a été – et il continue sa lecture. Aujourd'hui, Olmert appelle à propos d'une résolution de l'ONU alors que Bush fait un discours, et celui-ci quitte la tribune pour prendre l'appel. Existe-t-il une meilleure illustration de la relation maître - esclave? »

Le lobby israélien ? Quel lobby israélien ? Israël ne contrôle pas les États-Unis… ou en tout cas, c'est ce qu'ils voudraient nous faire croire.

Barack Obama, le héros du jour aux yeux de chacun, n'a malheureusement pas fait beaucoup mieux. Alors que des centaines de femmes et d'enfants périssaient et que le monde entier élevait la voix, le président élu se cachait à Hawaï et appliquait la politique du « sans commentaire ». Les journalistes ont seulement pu lui extirper la remarque selon laquelle il était « soucieux » et qu'il en aurait beaucoup plus à dire après son investiture. Nous avons donc attendu. Alors que l'intéressé n'en a pas dit beaucoup plus depuis, nous avons atteint le sommet de l'ignominie lorsque, suite à la rupture du nouveau cessez-le-feu et d'une nouvelle attaque d'Israël contre Gaza, la secrétaire d'État Hillary Clinton a déclaré que les États-Unis soutenaient «le droit d'Israël à se défendre».

«Les salves de roquettes qui se rapprochent de plus en plus des régions fortement peuplées d'Israël ne peuvent pas rester sans réponse », a-t-elle déclaré lors de sa première conférence de presse au Département d'État.

Hillary faisait probablement la grasse matinée le lendemain du bal d'investiture, lorsque la marine israélienne a bombardé Gaza cinq jours après le début du cessez-le-feu, faisant 7 blessés, dont 5 pêcheurs. Qu'en est-il du droit de la Palestine à la légitime défense ou des Droits de l'Homme le plus fondamentaux du peuple palestinien ?

Mais que les partisans d'Obama ne s'inquiètent pas, Barack a demandé à son émissaire pour le Moyen Orient d'ouvrir des discussions avec Israël (mais pas avec le Hamas, bien évidemment), et soyons sûrs qu'en moins de deux, il va faire régner la paix et la justice dans la région... ou peut-être pas :

Mitchell a déclaré : « le président Obama a souligné que l'Amérique était engagée pour la sécurité d'Israël et qu'elle soutiendrait toujours son droit à se défendre contre toute menace légitime ».

Ceci, cher lecteur, résume le changement apporté par Obama. Voici le nouveau patron, c'est le même que l'ancien. Selon Obama, le Hamas représente une menace légitime, et il est inutile de discuter avec lui ; Israël a le droit de bombarder Gaza quand bon lui semble, et Bush est engagé envers Israël. Pardon, nous voulions dire Obama.

Le pouvoir au peuple

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© Murad Sezer/AP

Des manifestants turcs scandent des slogans islamiques tout en faisant brûler un drapeau israélien devant la mosquée Beyazit, à Istanbul, le 9 janvier.

 

Les dirigeants étasuniens, qui, a priori,font partie des rares individus sur cette planète en position de changer la situation au Moyen-Orient, ont lamentablement failli aux yeux du monde entier en ignorant les principes les plus élémentaires d'humanisme et de moralité. Par opposition, des foules entières ont élevé la voix – comme le bon sens le dictait. Nous parlons ici de manifestations de grande ampleur sur toute la planète (par exemple à Londres, à Naples, au Pakistan, à Washington, à Moscou ou à Paris), dont nombre d'hommes politiques, moultes journalistes officiant dans les mass-médias ou sur Internet, des organisations non gouvernementales, des employés de l'ONU – dont le président actuel de l'Assemblée Générale des Nations unies (mais pas son secrétaire général, on se demande pourquoi).

Étant donné que ceux d'entre nous qui osent critiquer Israël sont souvent traités d' « antisémites », soulignons que nombre de juifs et d'Israéliens pourvus d'une saine conscience ont condamné l'offensive contre Gaza. Ehud Barak a dû annuler sa visite dans une université de Tel-Aviv après avoir été fort légitimement traité de meurtrier par les étudiants. Apparemment, la pathocratie israélienne prend ces événements de façon trop personnelle : ainsi, 700 Israéliens ont -il été arrêtés pour avoir protesté contre la guerre. Une autre leçon dont nous gratifie le Phare de la Démocratie au Moyen-Orient.

Ailleurs, des juifs connus ont également même au sein des parlements de leurs pays. Un ex-capitaine de l'armée de l'air israélienne a eu la décence de prendre la parole et d'appeler un chat un chat en parlant de crimes de guerre au cours d'un entretien avec la BBC, tandis qu'un groupe de rabbins et de leaders de la vie communautaire, culturelle et religieuse achetait une page entière dans le New York Times pour pousser Obama à faire pression en faveur d'un cessez-le-feu.

Sur une note plus sombre, on trouve aussi des individus pathologiques chez les Juifs. Nous en avons eu quelques exemples ce mois-ci. Comparez et confrontez les rabbins étasuniens mentionnés au paragraphe précédent avec ce document publié par le rabbinat de l'armée israélienne qui demande à ce qu'il n'y ait pas de pitié pour les ennemis d'Israël. Prenez le temps de regarder cette vidéo tournée à New York lors d'une manifestation de soutien à Israël: ainsi, vous verrez que l'on emploie le terme « pathologique » à raison. Remarquez bien leur réaction lorsque leurs fantasmes et leur partialité sont confrontés aux faits et aux arguments les plus évidents.

Bien que la plupart des médias de masse occidentaux rechignent à condamner Israël comme il le mérite, notons quelques exceptions honorables venant de journalistes qui, pour une fois, ont fait leur boulot et ont posé les bonnes questions aux porte-parole israéliens (mais pour cela, il aura malheureusement fallu un crime de guerre aussi flagrant que le bombardement d'un bâtiment des Nations unies) : voyez cet entretien entre Alex Thomson et Jon Snow diffusé sur Channel 4, et l'émission 60 minutes de CBS, traitant de l'apartheid israélien.

De son côté, la BBC mérite de perdre tous ses téléspectateurs pour avoir refusé de diffuser un appel à la solidarité pour Gaza, sous prétexte que cela compromettrait son «impartialité» (comme si elle en avait jamais eu). Vous pouvez être sûrs que notre société a un sérieux problème si les gens commencent à croire que tendre la main à ceux qui ont cruellement besoin d'aide dénote un manque – rien n'est plus faux ! Mais la réaction de la BBC est probablement due à la peur de « ceux-dont-le-nom-ne-doit-pas-être-prononcé », c'est-à-dire les sionistes qui tirent les ficelles du pouvoir à Londres et à Washington.

Est-ce trop demander aux médias que de couvrir consciencieusement les plaintes pour crimes de guerre déposées par des avocats internationaux contre 15 dirigeants israéliens – dont Olmert, Livni et Barak ? Cela ne mérite-t-il pas au moins autant d'attention que les dossiers sur (par exemple) Slobodan Milosevic ou Saddam Hussein ?

En conclusion, nous ne sommes pas antisémites. Les véritables antisémites se trouvent parmi les sionistes forcenés qui agissent au sein du gouvernement israélien et dans ses coulisses. Après tout, à l'exception des Palestiniens, qui est le plus menacé par les décisions psychopathiques du gouvernement israélien ? La réponse est les juifs israéliens. Avant, un antisémite était celui qui n'aimait pas les juifs; aujourd'hui, c'est celui que le gouvernement sioniste israélien et ses officines n'aiment pas, ou quiconque dit la vérité sur ce qui se passe en Palestine et au Moyen-Orient.

Un avertissement

Laura Knight-Jadczyk a récemment écrit sur le forum de SOTT :

« Hitler [utilisait l'énergie sexuelle de ses auditeurs pour alimenter leur "radicalisme"]. Il représentait un attrait pour une société incomparablement meurtrie psychologiquement –conséquence du christianisme allemand. Rien d'étonnant dans ce processus.

Il existe de nombreux livres sur la psychopathie d'Adolf Hitler et sur son art de manipuler les frustrations sexuelles et les inhibitions des gens - en répondant à leurs désirs cachés et en suggérant que s'ils le suivaient, leur souffrance morale et leurs besoins physiques seraient enfin satisfaits. »

Effectivement, l'énergie sexuelle – comprise à un niveau psychique, pas nécessairement le sexe tel qu'on l'entend habituellement – peut alimenter l'hystérie des foules sur des sujets qui n'ont apparemment rien à voir, comme les problèmes politiques ou sociaux. Nous observons aujourd'hui ce phénomène, combiné à différents degrés de pathologie, chez les manifestants pro-israéliens qui veulent voir tous les Palestiniens morts et qui pensent que les musulmans constituent un problème essentiel en raison de leurs pratiques rituelles, mais qui estiment que la circoncision ne pose aucun problème (vous avez bien regardé la vidéo des manifestants de New York, n'est-ce pas ?) Encore une fois, la mentalité et l'attitude de ces individus et d'une grande partie de la population israélienne recèle des similitudes objectives avec l'Allemagne nazie – tant au niveau de leur fanatisme choquant que de leur refus de voir la réalité en face.

Mais il y a plus. Jusqu'à maintenant, le monde, animé d'une colère juste et légitime, a protesté contre les activités terroristes d'Israël. Mais il existe un vrai risque que les foules soient à nouveau manipulées par les psychopathes fascinateurs au pouvoir et retournent leur colère contre les juifs en général. Nous n'en sommes pas encore là, mais si nous retenons les leçons de l'Histoire, il s'agit là d'une possibilité que nous ne pouvons exclure et qui nous impose la plus grande vigilance.

La haine, la rancune, la suspicion à l'encontre d'Israël s'intensifient en raison des crimes qu'il commet contre ses voisins, et deson mépris flagrant envers le reste du monde. Les dirigeants internationaux pourraient bien décider prochainement qu'il est temps de rééquilibrer la répartition des pouvoirs et d'agir en conséquence ; et ils pourraient trouver des moyens de mobiliser les foules en en canalisant l'énergie « sexuelle ». Une fois les deux parties plongées dans l'hystérie, seule une confrontation majeure et tragique pourra advenir.

Triste ironie que de réaliser qu'en fait, les Israéliens pourraient finalement devenir les victimes qu'ils croient déjà être, en raison de leur manque de pensée critique et d'objectivité quant à leurs dirigeants, leurs mythes et les fondements même de leur pays. En effet, depuis la création de l'État d'Israël, nul besoin d'être un génie pour réaliser que ce projet n'a jamais été autre chose qu'une formule mortelle, une bombe à retardement et un piège, tout autant pour les Arabes que pour les juifs, qui se retrouvent regroupés sur un minuscule territoire dans l'attente de leur destruction. En outre, si les sionistes suivent maintenant la voie des nazis, il nous faut garder à l'esprit de quelle façon exacte s'est terminé l'épisode nazi.

Obamarama

Avez-vous remarqué la couleur de la robe de Michelle Obama au cours du bal d'investiture ? Difficile de l'ignorer, étant donné la tendance des médias étasuniens à se concentrer sur la forme et à ignorer le fond. Nous, d'un autre côté, sommes plus soucieux du genre de changement qu'apportera Obama, si changement il y a.

Obama a envoyé des signaux mitigés depuis le début de la campagne présidentielle, et aujourd'hui, ces signaux deviennent encore plus conflictuels. Du côté positif, il a signé un décret imposant la fermeture de Guantanamo et des prisons secrètes de la CIA dans un an. Il a ordonné à la CIA d'arrêter de torturer les suspects, et il prépare une interdiction des armes spatiales. Son administration a également publié un décret présidentiel qui rendra plus difficile la dissimulation au public des archives de la Maison Blanche en vertu du dogme de l'immunité présidentielle.

Malheureusement, le diable se cache habituellement dans les détails. Guantanamo sera fermé dans un an, mais nombre d'événements peuvent se produire d'ici là, et s'ils sont suffisamment tragiques, Obama pourra changer d'avis. La torture est interdite, mais comme démontré par l'administration Bush, tout dépend de ce que l'on appelle torture. Il y a une volonté d'interdire les armes spatiales, mais il est encore possible de faire beaucoup de mal sans y avoir recours. Et le décret présidentiel risque de ne pas changer grand-chose puisque, in fine, ce sont l'Attorney general et le Conseiller juridique de la Maison-Blanche qui décident de ce qui sera ou non divulgué. En outre, gardez à l'esprit qu''inaugurer son mandat par des mesures spectaculaires ou superficielles afin de renforcer sa côte de popularitéest une tactique standard ; les choses pourraient bien changer rapidement.

Et maintenant, le côté obscur.

Nous avons déjà souligné plus haut qu’Obama n'avait ni la volonté ni la capacité à s'opposer aux crimes perpétrés par Israël. Il a déjà fait vœu de fidélité à l'AIPAC, groupe de pression pro-israélien. Étant donné le fanatisme radical et l'intolérance de l'AIPAC, la position d'Obama contraste avec ses propres idées progressistes et tolérantes sur la religion. Alors, pourquoi agit-il ainsi ? Manifestement, ce n'est pas vraiment lui qui tient les rênes. Ceux qui tiennent les rênes sont ceux qui ont financé sa campagne, ceux qui contrôlent les médias et les grandes entreprises, son équipe et peut-être ceux qui ont les moyens de faire chanter les politiciens. Qui sait, peut-être Obama est-il un chic type. Mais si c'est le cas, étant donné le contexte, il joue alors le rôle de l’ « idiot utile » dans l'intérêt du système – un système qui avait cruellement besoin d'un ravalement de façade après les terribles années de Bush le cow-boy.

 

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Obama a également promis d'envoyer, même sans autorisation du gouvernement pakistanais, des troupes au Pakistan afin de pourchasser les terroristes. Aussitôt dit, aussitôt fait : seulement quatre jours après la prise de fonction d'Obama, des drones étasuniens Predator ont frappé des cibles (prétendument) « Al-Qaeda » au Pakistan, tuant 18 personnes. Avant qu'il ne tue d'autres innocents, quelqu'un peut-il lui envoyer un courriel sur son Blackberry pour lui expliquer que la War on Terror est une escroquerie ? S'il vous plaît, dépêchez-vous, car son administration a déjà annoncé que les troupes étasuniennes allaient intensifier les opérations en Afghanistan et au Pakistan, laissant augurer une augmentation du nombre de victimes.

Pousser les pays à bout

« Vous voyez, la folie, c'est comme la gravité. Il ne suffit que d'une pichenette ! » Le Joker dans Le Chevalier Noir

Depuis plusieurs mois, nous suivons les tentatives visibles ou secrètes des États-Unis et de leurs alliés pourdéstabiliser le Pakistan. Nous craignons désormais que le Mexique ne rejoigne bientôt la liste des pays cibles. Ne nous demandez pas pourquoi, interrogez plutôt l'État-major interarmées étasunien, qui a diffusé un rapport incluant l'avertissement suivant :

« Un scénario catastrophe pour l'État-major interarmées, et à vrai dire pour le reste du monde, serait l'effondrement rapide et soudain de deux grands pays: le Pakistan et le Mexique ».

Encore un de ces rapports qui, au lieu d'offrir une vision objective de la réalité, semble mettre en avant une réalité désirée en poussant à l'hystérie et en appelant les médias à se focaliser sur le sujet. C'est un peu comme pour les armes de destruction massive de Saddam. Les rapports sur la « possible » existence de ces armes n'a jamais rien prouvé, mais ont finalement fourni un prétexte à l'invasion. (Nous n'insinuons pas que le Mexique aura la même chance que l'Iraq; en revanche, cela pourrait être le cas du Pakistan, comme nous l'avons vu plus haut !)

Dans le cas du Mexique, il est vrai que la corruption, la violence et les cartels de la drogue sont problématiques, comme le souligne le rapport. Les décès liés au trafic de drogue ont augmenté de plus de 117 % en 2008, dépassant les 5000 victimes. Des dépêches scabreuses sont relayées quotidiennement par les médias locaux et contribuent à une atmosphère de plus en plus hystérisée. (Remarquez toutefois que ce rapport étasunien omet de mentionner l'évidence : les cartels de la drogue prospèrent au Mexique grâce à la CIA et aux dealers et consommateurs étasuniens.)

En outre, début novembre 2008, Juan Camilo Mourino, le ministre de l'Intérieur mexicain, est mort dans un accident d'avion à Mexico. José Luis Santiago, ancien vice-procureur général, et d'autres hauts-conseillers ont également trouvé la mort dans cet accident. Ces victimes ayant largement été impliquées dans la lutte contre les groupes de trafiquants, l'opinion publique a donc suspecté un sabotage.

Toutefois, aucune preuve n'est venue pour l'instant étayer la thèse du sabotage. Les enregistrements des voix des pilotes suggèrent une erreur humaine. Il est également improbable que les groupes de trafiquants aient réussi à eux seuls à éliminer la deuxième personnalité la plus importante du gouvernement sans laisser de traces. Par conséquent, s'il y a eu sabotage, alors celui-ci n'a pu être mis en œuvre que par une organisation suffisamment puissante pour mener des opérations clandestines élaborées.

Ce qui nous fait penser à ce rapport de l'armée étasunienne. Peut-être cet accident d'avion fait-il partie de ces coïncidences rares et opportunes - mais si fréquentes depuis quelque temps; peut-être ce rapport était-il motivé par l'opportunisme et avait pour seule vocation de tirer profit de l'atmosphère tendue qui règne chez le voisin du Sud. Mais une chose est claire. Malgré les problèmes que rencontrent le Mexique et le Pakistan, ils n'ont rien de comparable avec ceux de l'Iraq, du Congo ou de Gaza. Et si ces deux pays se retrouvent dans une situation similaire, vous pouvez être sûr que - comme pour l'Iraq, le Congo ou Gaza - ce ne sera pas le fruit d'un accident ni la faute des populations. Il y a toujours quelqu'un de plus puissant pour se mêler de vos affaires.

Passez le gaz

Comme le savent nos fidèles lecteurs, nous suivons les signes d'une éventuelle Ère glaciaire imminente, qui pourrait résulter d'une baisse des éruptions solaires. Nous ne sommes donc pas surpris que cet hiver soit particulièrement rigoureux.

Quiconque vit dans les régions septentrionales d'Europe, d'Asie ou des Amériques sait combien il est important d'affronter l'hiver avec une demeure bien chauffée. Nous dépendons de la technologie pour notre survie, voilà un fait qui devient douloureusement clair lorsqu'on rentre à la maison un jour d'hiver et que pour X raison, le chauffage est en panne ou l'approvisionnement en fuel a été interrompu. Il n'est donc pas excessif de dire que ceux qui fournissent les énergies de chauffage détiennent un pouvoir considérable sur ceux qui en ont si cruellement besoin.

Au cours de cet hiver, nous avons assisté à un tel jeu de pouvoir. Gazprom, le géant russe du gaz, a décidé d'arrêter de fournir l'Ukraine en raison de factures impayées et d'un désaccord sur le prix du gaz pour 2009. Le problème est que Gazprom fournit un quart des besoins en gaz del'Union européenne et 42 % de ses importations, dont la majeure partie transite par l'Ukraine. La fermeture des pipelines ukrainiens a donc également affecté toute l'Europe.

En dehors de savoir si une issue juste et équitable a été trouvée à ce désaccord , deux éléments devraient être soulignés. Premièrement, il s'agit d'un des déplorables effets secondaires de la crise économique mondiale, avec l'Ukraine à moitié en faillite et soutenue par les prêts du FMI et de l'UE - ce qui est une des raisons pour lesquelles elle refuse une augmentation du prix du gaz, même lorsqu'ils étaient largement inférieurs à ceux pratiqués sur le marché européen. Deuxièmement, le gaz a concrètement été utilisé comme une arme. En fait, il pourrait s'agir d'un nouvel épisode de la nouvelle Guerre froide, comme l'a laissé entendre la Russie lorsqu'elle a accusé les États-Unis d'être derrière les décisions de l'Ukraine :

« Nous pensions hier que l'accès au gaz russe était ouvert, mais une fois de plus, il a été bloqué par les Ukrainiens », a déclaré Alexander Medvedev, vice-président de Gazprom. « Il semble qu'... ils suivent des directives qui ne viennent pas de Kiev mais de l'extérieur du pays ».

Le Département d'État a démenti de telles accusations. Medvedev a plus tard expliqué qu'il faisait référence à l'accord stratégique entre l'Ukraine et les États-Unis, été signé le mois dernier à Washington par la secrétaire d'État, Condoleezza Rice. Cet accord renforce les coopérations dans les secteurs de la défense, de l'énergie et du commerce, y compris la fourniture de gaz. Cet accord va également entraîner la mise en place d'une mission diplomatique étasunienne à Simferopol, capitale régionale de la Crimée - une décision qui fera probablement fulminer le Kremlin. Cette région à dominante ethnique russe a fait l'objet de déclarations selon lesquelles Moscou tenterait d'attiser les sentiments séparatistes afin d'affaiblir les dirigeants ukrainiens pro-occidentaux.

Comme la Géorgie, la République Tchèque et la Pologne, l'Ukraine est désormais un pion de plus sur l'échiquier mondial.

Le prophète du Nouvel Ordre Mondial (NOM)

Henry Kissinger est tout excité à l'idée d'un Nouvel Ordre Mondial. Apparemment, on lui a confié la mission de le promouvoir afin que le peuple s'y habitue. Kissinger a publié un article dans l'International Herald Tribune et a fait une apparition à la télévision. Non pas que cela soit inhabituel pour l'intéressé, qui prêche depuis un bon moment déjà.

Gordon Brown est également un membre bien connu de cette étrange secte; il prévient que le NOM doit être établi, sans quoi, « toute notre prospérité » sera menacée. De quelle « prospérité » parle-t-il, qui jouit de cette « prospérité » ? Peut-être s'agit-il de la « prospérité » immobilière ?

La finalité de tous ces événements est tellement évidente qu'elle en serait risible si elle ne visait pas la suppression de nos libertés. Comme Simon Davies et Donald Hunt l'ont récemment expliqué :

Il est important de comprendre que nous sommes dans une Phase de Transition contrôlée. Celle-ci peut nous sembler chaotique, mais elle recèle un ordre sous-jacent. On nous mène vers une nouvelle phase économique, un nouvel Ordre Économique. La frontière entre l'État et les grandes entreprises a disparu depuis longtemps, nous nous retrouvons face à un champ de possibilités toujours plus réduit à mesure que notre environnement change d'une manière de plus en plus inhabituelle. Nous devons tenter de comprendre aussi précisément que possible ce nouvel environnement économique afin de l'appréhender de la bonne manière et de nous en sortir.

Il ne fait aucun doute que nous nous dirigeons vers un gouvernement totalitaire, d'abord à une échelle nationale, puis continentale, en enfin mondiale. [...]

Perdre le cap

Au cours de nos recherches sur les causes du changement climatique de notre planète, nous nous sommes penchés sur les influences cosmiques, telles que les cycles d'éruption solaire. Nous voudrions maintenant ajouter à cette équation le rôle du champ magnétique terrestre en tant que lien possible entre le climat de notre planète et celui du cosmos. En effet, une étude danoise a découvert que le champ magnétique terrestre avait une influence sur notre climat, tandis qu'une autre étude a trouvé un lien entre les rayons cosmiques et le climat de notre planète:

Publiée dans la revue Geophysical Research Letters et menée par des scientifiques britanniques du National Center for Atmospheric Science (NCAS – Centre national pour les sciences atmosphériques) et du Science and Technology Facilities Council (STFC – conseil pour les grands équipements de recherche), cette étude remarquable montre que le nombre de rayons cosmiques à haute énergie atteignant un détecteur enfoui à grande profondeur était étroitement lié aux températures mesurées dans les couches supérieures de l'atmosphère (également connues sous le nom de « stratosphère »). Pour la première fois, des scientifiques ont démontré que cette relation pouvait permettre d'identifier des événements météorologiques qui se produisent soudainement dans la stratosphère durant l'hiver septentrional.

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© Jimmy Raeder/UNH

Modélisation informatique de l'écoulement des vents solaires autour du champ magnétique terrestre le 3 juin 2007. Les couleurs représentent la densité de vents solaires; le rouge pour les hautes densités, le bleu pour les faibles densités. Les lignes tracées en noir marquent les frontières extérieures du champ magnétique terrestre. Remarquez les densités relativement élevées à l'extrémité des flèches blanches; ce sont des vents solaires qui pénètrent dans le champ magnétique terrestre par sa brêche.

 

Une autre étude indique que le champ magnétique solaire pourrait avoir une influence sur la météo et le climat; les cycles solaires permettent en fait de prédire les variations de précipitations. Maintenant, considérez qu'une étude précédente, a établi l'existence de portails magnétiques reliant la terre au soleil, et connus sous le nom d'« événement de flux de transfert » ; et analysez tout cela à la lumière de cette révélation du mois dernier selon laquelle le vent solaire a causé une brêche dans le champ magnétique terrestre.

Toutes ces données peuvent nous aident à expliquer la raison du changement rapide affectant le noyau et le champ magnétique terrestres.

Mais il ne s'agit pas seulement de la Terre et du Soleil. Le lecteur pourrait ajouter à ces énigmes magnétiques la récente découverte, faite grâce à un ballon de la NASA, d'un signal radio extrêmement puissant qui traverse le cosmos :

« L'Univers nous a vraiment pris par surprise », a déclaré Kogut. « Au lieu du faible signal auquel nous nous attendions, nous avons découvert ce puissant signal six fois plus élevé que ce que nous avions prédit. » Des analyses détaillées ont exclu l'hypothèse d'un signal provenant d'étoiles primordiales ou de sources radios connues, dont les gaz situés dans les halos les plus éloignés de notre galaxie. L'origine de ce champ radio cosmique reste mystérieuse.

Ne vous attendez pas à ce qu'Al Gore parle de la relation possible entre les champs magnétiques et le changement climatique !

Le réchauffement climatique se refroidit

Janvier a encore compliqué la «mission» des catastrophistes du réchauffement climatique, qui ont de plus en plus de mal à étayer leurs assertions au vu des faits. Régulièrement, apparaissent des preuves en contradiction totale avec ce qu'on a imposé au public.

Une fois de plus, le documentaire d'Al Gore, Une vérité qui dérange, a été révélé pour l'entreprise de mystification et de mensonge qu'il s'avère être.

La surface de la calotte glaciaire, censée se réduire a fortement crû au cours de l'année passée, pour atteindre un niveau similaire à celui de 1979. La réduction de la surface de la calotte glaciaire et les fontes qui en découlent sont censées induire une élévation globale du niveau des océans, mais il apparaît que la vitesse d'élévation du niveau des océans a désormais baissé de 20 %. Ce qui en soi pourrait signaler un refroidissement global des océans.

Même si peu (voire aucun) des partisans du réchauffement climatique acceptent de discuter du refroidissement de l'Antarctique, qui dure depuis des décennies, ils se raccrochent aux données selon lesquelles l'Antarctique occidental a connu un réchauffement faible mais perceptible. Des membres du British Antarctic Survey viennent de découvrir des preuves démontrant que l'activité volcanique ainsi qu'une couche de cendres volcaniques pourraient être à l'origine du décalage entre le refroidissement continu de l'Antarctique oriental et le réchauffement mesurable de l'Antarctique occidental.

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© inconnu

L'analyse des dépôts de calcite réalisée par le Centre de climatologie de Nouvelle-Zélande montre que l'optimum climatique médiéval a touché toute la planète.

Les alarmistes du réchauffement climatique utilisent rapidement leurs dernières cartes. Une des tactiques utilisées par de nombreux membres de la communauté défendant le réchauffement climatique consiste à nier ou à minimiser les données historiques relatives à l'optimum climatique médiéval. Ils suggèrent qu'il n'a jamais eu lieu ou qu'il s'agissait seulement d'un phénomène local au niveau des terres entourant l'Atlantique Nord. Mais des recherches menées par le Centre de climatologie de Nouvelle-Zélande ont permis de mettre au jour des preuves supplémentaires démontrant que l'optimum climatique médiéval fut bien un phénomène global. Ces recherches concernent les taux d'isotopes d'oxygène et de carbone trouvés dans les dépôts de calcite des stalactites et stalagmites de Nouvelle-Zélande et qui sont en relation directe avec les cycles de réchauffement et de refroidissement climatique. Les données couvrent les 4000 dernières années et montrent un réchauffement indiscutable sur la période 900-1100 ap. J. – l'optimum climatique médiéval.

Ce mois-ci, nous avons également remarqué que le Science and Public Policy Institute (SPPI –Institut des sciences et des politiques publiques) de Washington avait une nouvelle fois accusé le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), preuves à l'appui, d'avoir manipulé délibérément des données dans le but d'accréditer la thèse politique du réchauffement climatique. La publication du SPPI, Temperature Change and CO2 Change – A Scientific Briefing [Changement de température et changement de concentration en CO2 – une introduction scientifique] met en lumière le fait qu'aucune des modélisations informatiques du climat établies par le GIEC n'intègre les données tangibles démontrant que les températures ont chuté de manière systématique au cours des huit dernières années.

Les faits deviennent plus clairs dès lors qu'on se met à rechercher par soi-même et à étudier les preuves présentées par des scientifiques et des experts qui ne font pas partie du camp soutenant la thèse du réchauffement climatique. Dans une majorité de cas, les données sont manipulées à des fins politiques, et une grande quantité de données et d'informations existantes sont dissimulées au grand public. À ce sujet, de plus en plus de voix - scientifiques, journalistes et citoyens en général - commencent à s'élever.

Quelques déclarations récentes :

Le changement climatique face à la réalité

Harrison Schmitt rejoint les sceptiques du réchauffement climatique

L'ex superviseur de la NASA, John Theon, rejoint le camp des sceptiques

La fraude au réchauffement climatique

 

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© Richard Firestone

Incrustations de particules de fer au milieu de trous carbonisés à la surface d'une défense de mammouth retrouvée en Alaska. Le détail montre comment la défense a été perforée.

Ce mois a également vu l'arrivée de nouvelles preuves concordant avec les recherches menées par SOTT sur l'origine cométaire des catastrophes. La dernière preuve en date nous vient d'un groupe de chercheurs, dont James P. Kennett, de l'université de Californie à Santa Barbara, et Douglas J. Kennett, de l'université de l'Oregon. Leurs précédentes recherches avaient permis de découvrir une fine couche de terre noire située quelques dizaines de centimètres sous la surface, couvrant la majeure partie de l'Amérique du Nord et contenant de l'iridium et d'autres débris vieux de 13 000 ans. À cette époque, la Terre subit un violent changement géologique et climatique, mettant fin à la dernière ère glaciaire et provoquant l'extinction de nombreuses espèces. D'après ces chercheurs, l'iridium découvert dans cette couche de terre montre que cette catastrophe fut causée par un impact cométaire. Mais les sceptiques exigeaient davantage de preuves. Les nouvelles recherches font apparaître de nombreux éléments révélant la présence de nano diamants dans cette couche de terre, preuve supplémentaire et encore plus solide étayant la théorie d'un impact explosif.

Une autre preuve qui a refait surface ce mois-ci et qui soutient l'hypothèse de l'origine cosmique de nombreuses catastrophes subies par notre planète nous vient du chercheur Richard Firestone. Ses derniers travaux ont mis au jour des fragments microscopiques de météorites dans des défenses et des restes d'os fossilisés de mammouths, espèce aujourd'hui disparue.

Grelotons avec Mère Nature

Janvier et février connaissent généralement les températures les plus basses de l'année dans l'hémisphère nord. Cette année, décembre a entamé les hostilités un peu plus tôt que prévu, et les fortes vagues de froid et phénomènes météorologiques du mois de janvier ont renforcé la tendance aussi bien en Europe qu'aux États-Unis.

 

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© Deutsche Presse-Agentur

D'épais blocs de glace recouvrent une partie de l'Elbe, à Dresde.

 

En Espagne, une violente tempête aura marqué la fin du mois de décembre. Ce qui suivit fut cependant beaucoup plus violent. L'air arctique a recouvert la majeure partie du vieux continent, entraînant la fermeture de la Tour Eiffel et générant des records de froid. En Bavière, les températures ont chuté jusqu'à -34,6 °C. Ces températures polaires ont touché un vaste territoire et fait de nombreuses victimes. Mais ces conditions extrêmes et ce froid intense ont fait le bonheur de certains: les canaux hollandais ont gelé pour la première fois depuis 12 ans, permettant à de milliers de personnes de s'adonner au patin à glace, une des activités favorites des Hollandais.

Cette vague de froid extrême s'est légèrement atténuée vers la fin du mois, tandis qu'une tempête exceptionnelle balayait l'Espagne et la France, avec des vents à 193 km/h et des pluies torrentielles. En France, plus de 1,7 million de foyers se retrouvèrent sans électricité et 21 victimes furent dénombrées.

De l'autre côté de l'Atlantique, en Amérique du Nord, une vague de froid record aura accompagné la nouvelle année. En Alaska, contrée habituée à des températures extrêmement basses, janvier aura battu des records. Le début du mois fut marqué par des températures de -46 °C dans une partie de l'Alaska Les avions étaient cloués au sol et les véhicules totalement immobilisés, tandis que le froid persistait. Certaines régions ont enregistré des températures de -51 °C pendant plus de deux semaines. Au cœur du Canada, la ville de Saskatoon a établi un record de 24 jours d'affilée en dessous de -25 °C. Aux Éetats-Unis, dans la région du Nord-Ouest Pacifique, janvier aura débuté par de graves inondations en Oregon et dans l'État de Washington, tandis que ces territoires battaient le record de chute de neige établi le mois précédent.

À la mi-janvier, cette vague de froid s'est abattue sur une région allant du Midwest à la côte atlantique, les températures chutant par endroits jusqu'à -38 °C

 

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© Tim Rand / Associated Press

Jardin recouvert de branches à Paragould, dans l'Arkansas, le 28 janvier 2009. La tempête de glace qui a touché la région a terrassé des arbres, des pylônes et des lignes électriques. La majeure partie de la ville a été privée d'électricité.

 

Une vague de tempêtes mortelles aura marqué la fin du mois. L'Arkansas a été le plus touché, avec des couches de verglas atteignant les 10 centimètres. Au moins 21 personnes ont trouvé la mort et dans plusieurs États, plus de 900 000 foyers se sont retrouvés dans le noir

Février s'annonce d'ores et déjà morose pour le tiers Est des Éetats-Unis, alors qu'une nouvelle tempête exceptionnelle se prépare et devrait causer des dégâts à partir du 1er février. Les prévisionnistes comparent la puissance potentielle de cette dépression à la tempête hivernale dévastatrice de 1993. Sa trajectoire déterminera si elle causera essentiellement des pluies torrentielles, ou bien un épisode neigeux avec des chutes potentielles cumulant entre 30 et 60 centimètres.

Un symbole de ce que cet hiver a jusqu'ici représenté pour les Nord-Américains est la glace d'une épaisseur exceptionnelle qui a envahi le fleuve Saint-Laurent. Cette couche atteint les 15 mètres par endroits, et plusieurs navires ont dû être secourus par des brise-glaces.

Autres événements hivernaux notables du mois de janvier: en Chine, Shanghai connaît son hiver le plus froid depuis 18 ans, tandis qu'au Moyen-Orient, une montagne se retrouve pour la première fois entièrement recouverte de neige.

Surf extrême

Par considération pour l'esprit curieux de nos chers lecteurs, rappelons qu'en mai 2008, une vague géante inattendue avait fait une douzaine de victimes en Corée du Sud. En septembre, nous avons appris que l'Australie connaissait un nombre croissant de « vagues scélérates », apparemment dues aux changements climatiques. Et puis, en décembre, une série de vagues géantes ont détruit un parc d'attractions à Cannes, dans le sud de la France :

« C'est comme s'il y avait eu la guerre. Les camions ont été renversés, les manèges brisés. Il n'y a plus rien. Les manèges ne sont même pas cassés. Ils ont explosé. C'est comme s'il y avait eu des bombes », a déclaré Jean-Philippe Boubier, un forain, à l'AFP.

Le service de communication de la ville de Cannes a confirmé l'ampleur des destructions : « C'est une catastrophe, c'est sans précédent », a affirmé la porte-parole de la mairie, Iris Perben.

À votre avis, qu'est-ce qui peut bien arriver à la mer ?

L'heure des sorcières

Pendant que vous tentez de répondre à cette question, soulignons que les témoignages d'observations d'OVNIs et de phénomènes paranormaux deviennent de plus en plus bizarres ces derniers temps. Voici un (petit) échantillon :

 

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© CNN

Accident d'OVNI rapporté dans le tabloïde The Sun

 

Un OVNI a détruit une éolienne en Grande-Bretagne. L'objet a été décrit comme « tentaculaire ». Cette affaire – et l'on peut s'en étonner – a été largement reprise par les médias de masse britanniques.

Apparemment, les petits hommes verts n'ont pas appris à conduire à gauche, puisque, selon une dépêche, un autre OVNI se serait écrasé dans une cour de récréation, à nouveau en Grande-Bretagne. Selon les témoignages, il s'agissait d'une « étrange machine ressemblant à un missile », qui a fait un bruit assourdissant en percutant le sol. Puis elle a décollé et a disparu en l'espace de quelques secondes, laissant derrière elle une trainée de débris et d'empreintes de pas. La police a quadrillé la zone de l'accident.

Au Vénézuéla, cinq personnes rapportent avoir observé une « créature lumineuse ressemblant à un félin » qui courait sur la mer. Elle était d'un blanc brillant, transparente comme un hologramme, et lorsqu'elle a disparu, les « poissons ont commencé à faire des bonds hors de l'eau tout le long du bord de mer, comme s'ils avaient été électrocutés.

 

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© La Dépêche du Midi

Image d'un bolide observé au-dessus de la région toulousaine le samedi 17 janvier 2009.

 

Un étrange OVNI ou un météore a été observé dans le ciel toulousain. Selon l'un des témoins:

« j'ai soudain vu une sorte de carré rouge qui brillait comme du feu. L'objet a fait un arc dans le ciel. C'était vraiment très gros. »

La Pennsylvanie est témoin d'd'apparitions de mystérieuses créatures et d'OVNIs. On parle d'une vague d'OVNIs dans cette région. Un témoin a décrit un objet qui « flottait dans le ciel comme une pieuvre. »

Nous suspectons qu'il ne sera pas aisé de balayer ce genre d'affaires en usant de l'explication standard des « lanternes chinoises ».

Quelques leçons

L'idée selon laquelle l'humanité dans son ensemble serait en quelque sorte plus civilisée ou évoluée est grotesque. Les mêmes massacres barbares et gratuits qui ont émaillé l'Antiquité ou le Moyen Âge se reproduisent de nos jours ; la seule différence est qu'à la place des haches et des catapultes, les empires modernes utilisent des hélicoptères Apache et du phosphore blanc. Au lieu d'asseoir la légitimité de leurs dieux via des rituels pratiqués dans les temples – histoire de laver le cerveau des foules – ils lancent des campagnes de relations publiques par l'intermédiaire des médias, et envoient leurs partisans envahir les forums virtuels.

Dans la même veine, le contraste entre, d'un côté, les gens de conscience qui ont protesté contre le génocide, et, de l'autre, les paroles et les actes froids et immoraux des dirigeants israéliens – ainsi queles critiques timorées émises par la plupart des dirigeants et personnalités de notre planète –, fait voler en éclats la notion selon laquelle nous sommes tous fondamentalement les mêmes. Ce n'est pas le cas. Comme nous le répétons constamment sur sott.net, l'humanité est divisée entre ceux qui sont doués d'empathie et de conscience et ceux qui en sont dénués. Tandis que ces derniers représentent une minorité de la population, leur absence de principes, leur ambition, leur capacité à se reconnaître entre eux leur permettent de gravir les échelons sociaux et de se regrouper en élites.

Voilà où se situe le véritable conflit. Les gens dotés d'une vie émotionnelle intérieure relativement normale aspirent à une existence paisible et à être aussi heureux que possible. Les gens dénués de cette capacité à ressentir la souffrance d'autrui recherchent le pouvoir et en abusent. Nous sommes conscients de la gravité des dégâts qu'ils peuvent provoquer, et avons étudié leurs méthodes. Mais qu'en est-il de la majorité de la population? Que peut-elle y faire ? Sa voix a-t-elle un quelconque effet sur les plans des psychopathes ?

Peut-être dans une certaine mesure. Mais il serait erroné de supposer que la bataille a été gagnée lorsque, à la suite de nos protestations, les pathocrates semblent temporairement faire machine arrière. Pour parler clairement, il n'est pas dans leur nature d'abandonner. Les pathocrates, ou psychopathes au pouvoir, savent que dans le futur auquel rêvent et aspirent les êtres humains normaux, il n'y a pas de place pour eux et leurs aspirations déviantes. Piégés dans leur éternel paradigme du « nous contre eux », ils considèrent la poursuite de leur guerre contre l'humanité comme une question de vie ou de mort. Ils se sont plus d'une fois montrés doués pour les manoeuvres stratégiques, mensongères et socialement manipulatoires. Ils ont également quantité de ressources à leur disposition – ce qui n'est pas notre cas. Ils ont le monopole de la violence et régissent la sphère économique.

Alors, que faire ? Nous représentons la majorité. Nous possédons un potentiel de créativité qu'ils n'ont pas. Nous sommes capables de nous sacrifier pour autrui ou pour un principe. Ce qui nous manque, c'est la compréhension et l'éducation. La plupart des gens sont naïfs et oublient aisément les crimes commis le mois dernier. Nous avons toujours cette tentation de fermer les yeux et d'oublier les situations difficiles, ce qui nous fait perdre le fil des événements. Mais si nous comprenions leur manière de penser et ce dont ils sont capables, nous pourrions peut-être éviter à l'humanité dans son ensemble de sombrer dans le chaos et l'injustice.

Imaginez alors ce qui pourrait arriver si un groupe d'individus dotés de conscience et d'empathie partageait comme but la défense de la Vérité. Une vie sans but est comme un voyage sans destination, n'est-ce pas ? Et si nous marquions un point sur la carte et en faisions le but de notre existence ? Même si nous ne l'atteignons jamais ? Même avec les tempêtes et les épreuves qui attendent inévitablement ceux qui se lancent dans une telle entreprise ? Et si, malgré l'improbabilité d'une réussite, nous étions si déterminés à atteindre ce but que nous persévèrerions quand-même, quels que soient les sacrifices nécessaires et ce que nous risquerions de perdre en cours de route ?

Peut-être était-ce que Pablo Neruda avait en tête en écrivant ces vers :

 

Si brusquement tu cesses d'exister,

Si brusquement tu ne vis plus,

Moi je vivrai.

 

Je n'ose pas,

Je n'ose pas écrire:

Si tu meurs.

 

Moi je vivrai.

 

Car là où on ne laisse pas parler un homme

Ma voix s'élève.

 

Là où le bâton s'abat sur les Noirs,

Je ne peux pas, moi, être mort.

Si l'on met en prison mes frères

Il faudra qu'on m'y mette aussi.

 

Quand la victoire,

Non ma victoire,

Mais la grande victoire

Arrivera,

Même muet je devrai parler:

Je la verrai, serais-je aveugle, s'avancer.

 

Mais non, pardonne-moi.

Si toi tu ne vis plus,

Si toi, ma chérie, mon amour,

Si toi

Tu meurs,

Toutes les feuilles tomberont sur ma poitrine,

Il pleuvra sur mon âme nuit et jour,

La neige brûlera mon cœur,

J'avancerai avec du froid, du feu, la mort, la neige,

Mes pieds voudront marcher vers le lieu où tu dors,

Pourtant

Je resterai vivant,

Puisque tu m'auras aimé en toutes choses

Indomptable

Et que tu sais bien, mon amour, que je ne suis pas seulement

Un homme

Mais tous les hommes.

 

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© Milton Maasur MD

"Horizons"

 


http://fr.wikipedia.org/wiki/British_Antarctic_Survey

 

Traduction : Axel D. pour Futur Quantique

Pourquoi le monde se sent-il mal ?

Strike the Root
Mardi 27 janvier 2009

 

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Considérez ces évènements:

1. Un président qui a commencé deux guerres 'agressives, qui porte la responsabilité de la mort de milliers d'Étasuniens, celle de centaines de milliers d'Iraquiens et d'Afghans, quitte ses fonctions en toute liberté, sans que le crime soit mentionné, sans qu'il en éprouve des répercussions négatives.

2. Pendant ce temps, la même population qui a pourtant une expérience intime avec les mensonges des politiciens semble complètement enthousiasmée par un président beau parleur qui promet du changement et qui demande des sacrifices.

3. Le Congrès qui avait un taux de satisfaction de 14 % et qui vient juste de voter un renflouement malgré l'objection d'une majorité d'Étasuniens, a eu un taux de réélection supérieur à 95 %

4. Des millions d'Étasuniens expriment leur soutien aux militaires alors que ces mêmes personnes sont tuées, blessées sans raison et qu'elles sont séparées de leurs familles et de leur travail productif au pays.

5. Une population qui a majoritairement cru que l'achat de biens non productifs comme ceux de l'immobilier pourrait les rendre riches à jamais. Et ce, sans expliquer de façon cohérente comment cela serait possible.

6. Les chercheurs qui sont sur des pistes alternatives pour expliquer le SIDA et le cancer voient leurs fonds de fonctionnement coupés et les résultats de leur recherche piétinés; tandis que d'autres qui essayent d'améliorer la vie en fournissant des aliments sains sont attaqués.

La criminalité évidente de nos dirigeants et la pensée troublée et passive des prolos sont devenues la norme. Les deux vont ensemble et créent un écosystème symbiotique de tyrannie. La fraude, le vol et le meurtre se sont généralisés autant que la somme des mensonges racontés et crus a atteint de nouveaux sommets. L'irresponsabilité a été socialisée et les honnêtes gens en quête du bien sont inquiétés.

Ceux parmi nous qui ne veulent guère plus que la paix et la liberté ne dirigent pas le monde. La quête de la liberté est en contradiction avec le contrôle exercé sur d'autres personnes. Il est ainsi facile d'en déduire que ceux qui cherchent le pouvoir ont des motivations étrangères aux nôtres.

Ce n'est que récemment que j'ai compris les implications de tout ceci. En dépit de toutes les preuves attestant du contraire, je supposais que tous ceux qui recherchaient le pouvoir avaient un ressenti similaire au mien à propos de la morale. Je ne pouvais tout simplement pas voir la raison pour laquelle ils avaient un comportement et des justifications non-éthiques. Je savais déjà que les États fonctionnent selon un code que la majorité d'entre nous ne suivent pas dans nos propres vies. Je supposais néanmoins qu'un homme qui agit en contradiction des lois morales devait s'en sentir coupable. Un jour pourtant une idée m'est venue : Et s'il ne se sentait pas coupable ?

Si son ambition est humble, il se comportera comme un criminel commun, un prédateur. Il ment pour obtenir des avantages, il utilise la force pour obtenir ce qu'il veut et vole sans problèmes de conscience. L'absence de sentiment de culpabilité au sujet de comportements non-éthiques le motive a poursuivre ses actes criminels.

Les petites opérations criminelles présentent un gros problème, celui de se faire prendre. La perspective de faire de la prison se révèle peu attrayante. Pourtant, même la grande probabilité de se faire arrêter et emprisonner n'empêche pas les criminels communs d'envisager leur carrière avec peu de sophistication et ils en paient d'ailleurs souvent le prix. D'autres personnes au fonctionnement similaire trouvent des manières d'éviter ces problèmes. Un esprit criminel peut tout autant que des gens normaux développer des intérêts croissants et trouver la manière de les poursuivre à des niveaux supérieurs. En usant de plus d'intelligence et d'une plus grande patience, il peut mener une carrière ambitieuse dans la criminalité. Avec cet objectif en tête, on peut aisément voir que l'État est le moyen le plus efficace pour y parvenir.

Dès lors qu'un criminel joint ses forces à celles de l'État en devenant un employé, il peut mentir dans son intérêt, utiliser la force pour parvenir à ses fins, et voler sans conscience tout comme le fait un opérateur à la petite semaine. Les opportunités de dommages potentiels n'ont pas de limites si l'on choisit intelligemment certains emplois. Si un homme aime, par exemple, soumettre les autres au supplice, il pourra devenir policier et poser lui-même les preuves. Un autre, qui voudrait tuer des gens, pourrait ainsi devenir un officier militaire et indiquer «accidentellement» les coordonnées d'une maison qu'il souhaite voir bombardée. Quoi qu'ils fassent, l'État les protégera des conséquences naturelles de leurs actions. S'ils sont malins, il y a de grandes chances qu'ils ne se fassent jamais prendre, jamais punir et il est même probable qu'ils soient cités.

J'ai trop souvent cru que les personnes qui travaillaient pour l'État appréciaient ces emplois uniquement à cause des horaires souples , des bons salaires et de la retraite. Ce type de carrière offre aux prédateurs, en plus de tout cela, le bénéfice alléchant de pouvoir satisfaire leurs pulsions criminelles sans risquer de châtiments.

Il se trouve que ce type de personnalité est désignée d'un nom scientifique : psychopathique. Au cas où vous penseriez que je vous raconte des sottises, voici une citation extraite de Scientific American:

Superficiellement charmants, les psychopathes ont tendance à donner aux autres une bonne impression à la première rencontre et les observateurs sont frappés par leur normalité. Pourtant, ils ne pensent qu'à eux-1 mêmes, ils sont malhonnêtes et ne sont pas fiables. Par moment, ils ont des comportements irresponsables sans raison apparente autre que le simple plaisir qu'ils procurent. Presque entièrement dénués de culpabilité, d'empathie et d'amour, ils ont des relations occasionnelles, détachées et romantiques. Ils trouvent couramment des excuses à leurs actes irresponsables et souvent infâmes, préférant plutôt accuser les autres. Ils apprennent rarement de leurs erreurs, pas plus des retours négatifs de leurs actions et ils ont du mal à contrôler leurs pulsions.

Cela ressemble à la définition exacte de ceux qui cherchent le pouvoir politique. L'article se poursuit en disant que les domaines dans lesquels ils sont surreprésentés pourraient inclure «la politique, les affaires et les activités de divertissement. Pourtant, les preuves scientifiques de cette conjecture intrigante sont à l'état d'ébauche. Il se trouve pourtant qu'il existe des preuves de cela, beaucoup plus solides que l'article ne le laisse entendre.

Dans son livre Ponérologie Politique, Andrew Lobaczewski déclare que 6 % de la population présentent des caractéristiques psychopathiques. Les implications de ce phénomène, qu'il a identifiées juste après la seconde guerre mondiale, sont atterrantes. Il suggère de plus qu'un autre 12 % de la population présentent de hauts risques d'avoir une pensée du type psychopathique. Dans un monde dominé par des structures hiérarchiques, ces individus prennent le contrôle des positions clés et engendrent ce que l'on peut appeler une «pathocratie ». Lobaczewski anticipe par ses écrits, la réalité actuelle:

À l'intérieur de ce système [pathocratique], l'homme normal est rendu coupable de ne pas être né psychopathe et il n'est considéré comme bon à rien sauf pour exécuter les plus durs labeurs, combattre et mourir afin de protéger un système de gouvernement qu'il ne peut suffisamment comprendre, ni même considérer comme étant le sien. Un réseau d'individus psychopathes ou apparentés, se renforçant en permanence, commence à dominer et à faire de l'ombre aux autres personnes.

Les gens normaux n'ont pas considéré la possibilité que certaines personnes apparemment ordinaires puissent n'avoir aucune inhibition morale. Ils font l'erreur de croire que leurs dirigeants ont de bonnes intentions. Ceux qui sont les employés des psychopathes mettent en oeuvre les plans de leurs patrons, aveugles à la réalité. Quelle que soit l'envergure de leur «échec», les dirigeants peuvent toujours rappeler leur bonne intention proclamée et se protéger du gibet. En fait, plus ils font de dégâts, plus on est appelé à donner plus de pouvoir à leurs services déficients afin qu'ils puissent «prévenir» qu'une telle chose ne puisse se reproduire.

Leur objectif principal est de trouver la limite de leurs actions tout en échappant aux conséquences et nous ne voyons aucun signe indiquant qu'ils ont atteint les limites que la population peut accepter. Peu importe les épreuves qu'ils provoquent, la majorité des gens leur donnent le bénéfice du doute à chaque fois et ils continuent ainsi à soutenir le système. Cette croyance qu'ont les bonnes personnes a conduit au démocide du XXe siècle qui n'est toujours pas mis en doute jusqu'aujourd'hui.

Lorsque l'on a accepté la possibilité que les psychopathes aient pris le contrôle de la société, on trouve des quantités de preuves pour soutenir cette hypothèse. Hitler, Staline, Mao et Pol Pot sympathisaient-ils avec leurs victimes ou ressentaient-ils de la culpabilité ? Plus proche de nous, parmi Bush, Cheney, Rove, Rumsfeld ou Clinton,peut-on désigner un seul d'entre eux qui ait présenté un semblant de normalité ? Non, de toute évidence. Ces listes contiennent les noms de personnages dont aucun ne peut répondre à une moralité rationnelle. Si de tels individus ont pu accéder aux plus hauts niveaux du pouvoir, que peut-on en déduire des services subalternes ?

Cela suggère que de tels individus régissent les leviers du pouvoir où que ce soit. Nous vivons une époque où la population dans son ensemble ne peut parvenir à satisfaire ses besoins, pourtant peu d'entre nous semblent en comprendre les raisons. Les sondages indiquent par exemple, que la population se sent concernée par l'éducation et pourtant de décennie en décennie, le système éducatif s'empire considérablement. Quel mystère ! Bien sur, si l'on croit nos maîtres bien intentionnés, la civilisation occidentale n'a pas su en 2000 ans déterminer des manières efficaces de transmettre les savoirs clés aux jeunes générations. Cependant, que se passe t'il si nous acceptons de remettre en question nos croyances en leur bonne volonté un seul instant et que nous envisageons d'autres possibilités ? Si le système éducatif n'arrive pas à remplir les objectifs annoncés depuis des décennies, peut être y a t'il des groupes qui considèrent cela comme un succès ?

De toute évidence, réussir à inhiber la pensée critique des masses profite à l'État et aux psychopathes. Lorsque des comportements irrationnels, immoraux, illégaux, irresponsables et intéressés sont considérés comme s'ils étaient normaux, on peut en déduire que le système éducatif fonctionne au mieux pour nos maîtres. Je n'ai cité qu'un seul exemple, mais il existe au sein de l'État, une multitude de fonctions à pourvoir procurant ainsi un emploi à ceux détenant toute sorte d'intérêt psychopathique. On devrait de plus, envisager que l'État agit non seulement comme un centre de recrutement pour psychopathes, mais que ce sont probablement des psychopathes qui ont inventé l'État pour prendre le dessus sur nous tous. Je ne peux pas fournir de meilleure explication de l'existence d'une organisation qui échoue dans le domaine éthique et qui suggère une pensée psychopathique un peu partout

Il apparaît que notre bataille pour la liberté n'est pas simplement un conflit entre ceux qui la veulent et ceux qui veulent dominer les autres, mais plutôt une bataille entre les gens normaux et les psychopathes. J'ai trouvé dans l'hypothèse de la psychopathie, une force de pouvoir explicatif incroyable de notre monde : Le monde se sent mal parce que les psychopathes le dirigent. Dans un pays habitué à dédaigner et à ridiculiser toute idée qui se distingue de la moyenne, les explications cohérentes d'un phénomène social observable ne sont pas beaucoup rapportées. Sans la compréhension des lois physiques, nous n'aurions jamais obtenu les améliorations considérables de notre qualité de vie découlant des développements technologiques. De la même façon, sans une compréhension de nos systèmes sociaux, nous ne nous sortirons jamais de la tyrannie que nous infligent les psychopathes. Nous devrions passer le mot et explorer ce filon de pensée avec la plus grande vigueur.

 

Traduction française: Lionel P. pour Futur Quantique

 

 

11.02.2009

Du « syndrome grec » au « syndrome guadeloupéen

9 février 2009 (Nouvelle Solidarité), Paris

Solidarité & Progrès

Pas un mot ! Alors qu’une grève générale paralyse la Guadeloupe depuis presque trois semaines et que la Martinique prend le même chemin, Nicolas Sarkozy n’a pipé mot, jeudi, lors de son allocution télévisée, sur les revendications de ces deux départements français. Il avait pourtant sous les yeux l’exemple même d’un capitalisme qu’il prétend vouloir faire disparaître.

De plus, pour la première fois depuis longtemps, s’il ne s’agit pas directement d’émeutes de la faim, ce sont de véritables « émeutes de la pauvreté » qui viennent d’éclater en France.

La Guadeloupe fait partie des 13 régions les plus pauvres d’Europe, avec un PIB qui ne représente que 55,8% de la moyenne européenne. Si, d’après les chiffres officiels, le taux de chômage y atteint les 23% en 2007, on pense que le taux réel avoisine les 40%.

Parti de la Guyane en 2008, c’est en Guadeloupe que la contestation se manifeste actuellement avec le plus de force. Le collectif « Lyanag kont profitasyon, LKP » (Rassemblement contre l’exploitation outrancière), y coalise une cinquantaine de groupements sous la direction d’Elie Domota, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs guadeloupéens (UGTG). Dans sa plateforme de 146 revendications, le LKP demande une réduction immédiate des prix de l’essence, une baisse des prix du transport et de l’eau, un gel des loyers et un accroissement du salaire minimum de 200€. Il s’agit également de relancer la production locale et de baisser les taxes sur les engrais et la nourriture pour le bétail.

Domota rappelle que pour son peuple, « résistance et culture sont liées. Cela remonte au temps où les esclaves puisaient dans les chants et la musique du pays natal la force de résister, de se révolter. » Pour lui, l’archipel est devenu « une colonie de consommation de produits importés vendus au prix fort ». Le 30 janvier, près de 65.000 personnes (15% de la population) ont défilé dans les rues de Pointe-à-Pitre et samedi, encore 50.000 autres à Basses-Terres.

Cette injustice sociale et économique se conjugue avec les aspects les plus détestables de l’héritage colonial dans l’archipel. Le documentaire de Romain Bolzinger, « Les Derniers Maîtres de la Martinique », diffusé parCanal+ vendredi, offrait une accablante radiographie de l’oligarchie locale dominée par les « békés ». A l’écran, on y voyait un industriel béké affirmant qu’il cherchait à « préserver la race blanche » dans sa communauté, avant de regretter que « les historiens ne parlent que des aspects négatifs de l’esclavage ».

En Martinique, c’est la publication d’une enquête réalisée par le quotidien France Antilles à la veille du début de la grève générale qui a mis le feu aux poudres. L’enquête porte sur l’écart avec les prix pratiqués dans l’Hexagone. Cet écart atteint des niveaux scandaleux, que le seul coût du transport ne saurait justifier. Il serait de 34% sur un panier de produits de consommation courante et de 112% pour des produits de grandes marques. D’après Claude Lise, sénateur et Président socialiste du conseil général de la Martinique,« toutes les enquêtes montrent que le panier de la ménagère, avec des produits de première nécessité, est de 20 à 40% plus cher que sur le continent ».

De quoi alimenter une colère qui a poussé, jeudi dernier, 20.000 personnes dans les rues de Fort-de-France, sous la direction du « Collectif du 5 février ». « Des gens qui n’avaient jamais manifesté de leur vie sont descendus, jeudi dans les rues », disait un gréviste.

Même Yves Jégo, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, revenu après une semaine sur place pour discuter la situation avec le Premier ministre, dans leJournal du dimanche du 8 février, évoque « un questionnement sur un enrichissement sans cause des compagnies pétrolières » et est bien obligé d’annoncer que cela pourrait se terminer « par une action judiciaire de l’Etat » contre les sociétés en question.

En tout cas, l’état prérévolutionnaire que crée cette situation fait forcément saliver les troupes d’Olivier Besancenot. Pour lui, la grève générale qui touche la Guadeloupe et la Martinique est forcément « un motif d’inspiration » car « c’est ce qu’il faudrait faire dans les semaines et mois à venir » en métropole.

Par ailleurs, on peut penser que la place Beauvau a vu venir les choses. A en croire le LKP en Guadeloupe, « 17 airbus ont débarqué depuis début janvier avec près de 4000 forces de l’ordre, des chars d’assauts, des munitions, des cercueils en plastique et des vivres ».

Aucune solution purement locale ne permettra de résoudre cette crise d’une façon durable. Si les abus des « profiteurs outranciers » doivent être durement sanctionnés devant une Commission d’enquête parlementaire sur les responsabilités de la crise financière, seul un « Nouveau Bretton Woods » du type préconisé par Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade en France permettra d’instaurer une logique de coopération mutuelle, un véritable nouvel ordre économique mondial plus juste.

Commentaire P&P : Ce qui manque à Cheminade et à son mouvement, c'est une connaissance de la Ponérologie Politique, et de la façon dont des individus déviants s'emparent du pouvoir et imposent un mode de pensée psychopathique à l'ensemble de la population. Ces élites n'ont que faire du bien-être des populations ou d'un "nouveau Bretton Woods". Cette crise a été pensée et voulue.

Notons que la différence entre le « syndrome grec » et le « syndrome guadeloupéen », c’est que ce dernier vient de l’intérieur de la République.

Pour creuser le sujet : focus

30.12.2008

Indice Case Shiller octobre 2008

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26.12.2008

Et comme reverbère quotidien, je m’offrirai madame Thatcher.

thatcher.jpgAnne Ladonne, une Parisienne, mère de trois enfants, regarde défiler la campagne du Kent à travers la fenêtre de l'Eurostar, tout en réfléchissant à voix haute à sa liste de courses : "Pain de mie tranché de chez Marks and Spencers [notre équivalent n'est pas aussi moelleux]. Crackers au fromage pour Noël, sablés au beurre, sauce pour les pâtes Marks and Spencer…" Anne Ladonne, directrice de communication, s'est rendue compte que faire son shopping à Londres et se procurer des articles exotiques qu'elle ne trouvait pas à Paris devenait tout à coup envisageable. La chute de la livre [20 % par rapport à l'euro depuis le début de l'année] est devenue synonyme de bonnes affaires, d'autant que la Grande-Bretagne raffole des promos. "Des pyjamas Primark", songe-t-elle soudain avec enthousiasme.

Londres, autrefois réputée pour ses prix incroyablement élevés, est-elle en train de perdre cette image pour devenir une destination de shopping bon marché ? On se rapproche dangereusement de la parité entre la livre sterling et l'euro alors que la devise de Sa Très Gracieuse Majesté valait encore 1,50 euro en janvier 2007. Les expatriés britanniques payés en livres sterling, qui ont longtemps joui d'un niveau de vie plus enviable qu'en France, sont maintenant à plaindre, tandis que les consommateurs français avisés, s'ils ont les moyens de s'offrir le voyage de Londres, profitent de l'aubaine.

A Kensington High Street, le rendez-vous shopping de nombreux riches expatriés français, Jean-Luc Vuhal, gérant de restaurant, médite sur son triste sort. "C'est dur quand je rentre en France avec des livres, se plaint-il. En revanche, toute ma famille française vient faire des courses ici, acheter des vêtements, des cadeaux de Noël, tout." Ayant détourné les yeux des vitrines parisiennes ces dernières semaines, je remonte cette rue commerçante pour voir dans quelle mesure les bas prix londoniens peuvent remonter le moral des Français.

D'énormes pancartes – de tous les formats – affichent la baisse de la TVA accordée par Gordon Brown [deux points de TVA en moins, dans le cadre du plan de relance]. La réduction incluse, une robe de soirée M&S coûte 55 livres (soit 61 euros). A titre de comparaison, j'ai été horrifiée par le prix de deux robes du même genre dans un grand magasin parisien, le BHV : 89,95 et 145 euros.

Mais le vrai comparatif consiste à faire une pause-café avec pâtisserie. Chez Phillies, situé dans une rue qui donne sur Kensington High Street, où un cinquième de la clientèle est française, l'expresso coûte 1,70 livre (1,90 euro), contre 2,50 euros à la terrasse de mon troquet du coin à Paris. Une part d'excellente tarte Tatin est à 4,50 livres (5 euros), à peu de choses près le même prix qu'à une terrasse de café à Paris. Autre test incontournable : une baguette est en promo chez Tesco à 89 pence [0,99 euro], contre 1,10 euro chez le boulanger*. Mais je sais laquelle je préfère. A Paris, j'avais déjà affronté le Salon des viticulteurs indépendants pour acheter quelques bouteilles de mousseux d'Alsace à moins de 8 euros la bouteille. Tesco propose du cava [vin mousseux catalan] millésimé à 5,99 livres [6,68 euros].

Il y a tout de même quelques avantages à être Britannique, pour peu que vous soyez payé en euros. Un diplômé de l'université de Newcastle de 24 ans, qui tient à garder l'anonymat de peur de passer pour un m'as-tu-vu, explique que son emploi à Paris et sa paie en euros l'aident à rembourser le prêt étudiant qu'il avait contracté en Grande-Bretagne. "Mon salaire et mon pouvoir d'achat augmentent quand je transfère l'argent en livres, explique-t-il. J'ai l'intention de rester plus longtemps en France pour finir de rembourser mes dettes. A ce rythme-là, j'en ai pour trois ans, pas plus."

Article original : Courrier International


Note de P&P : Vous souvenez-vous il y a quelques années ? Les médias reprenaient en chœur l’ « ode à Albion », il n’était plus possible de créer ou de développer une entreprise en France.

L’Angleterre était devnue le nouvel eldorado entrepreneurial, tellement plus attractive avec ses formalités administratives simplifiées, son boom économique, ses financements pléthoriques et surtout ses charges allégées.

Le message subliminal était bien sûr que l’on devait fuir la France au plus vite, cette vieille nation au bord de la ruine, minée par une fiscalité stratosphérique, plombée par son système de retraite, son assurance maladie et son assurance chômage, traînant comme un boulet trop lourd ses écoles et ses trains publics…

De l’autre côté de la Manche, l’histoire était tout autre.

Il y a près de trente ans, Margaret Thatcher arrivait au 10, Downing Street. A l’issue de son premier mandat sa côte de popularité était au plus bas en raison d’une politique ultra-libérale qui avait laissé exsangue la société anglaise.

Le hasard faisant souvent bien les choses, du moins pour nos chères élites, le conflit des Malouines émergea comme par miracle. Soudain l’Angleterre s’entichait d’un bout de cailloux désertique balayé par les vents glaciaux des 50e hurlants.

Quoi de mieux qu’une bonne guerre pour exalter les sentiments patriotiques et resserrer les rangs derrière le leader, défenseur de la fierté nationale et garant de la victoire à venir ?

Quelques centaines de morts plus tard, l’Angleterre sortait victorieuse de ce triste conflit et Thatcher emportait haut la main les élections qui s'ensuivirent.

Elle avait alors quasiment le champ libre. Elle écarta aisément le dernier obstacle qui s’opposait à elle. Les syndicats furent brisés par des mesures ultra-autoritaires, qui après les Malouines ne furent plus perçues comme les excès d’une dirigeante froide et haineuse mais comme la force salvatrice de celle qui avait vaincu le perfide Argentin.

Alors prit place la longue entreprise de démantèlement de la nation anglaise, grande braderie des biens publics, construits, financés, améliorés par des générations de citoyens.

De Thatcher à Brown en passant par Major et Blair, les services publics du pays furent livrés à une privatisation inexorable et particulièrement injuste puisqu’elle transférait les biens du peuple (hôpitaux, écoles, trains) aux plus nantis - les PDG, banquiers, lords dont l’entregent et/ou la fortune permettait de participer à la vente aux enchères du patrimoine public.

Le peuple s’appauvrissait mais le nombre de milliardaires lui ne cessait de croître.

Comme dans les dizaines de pays qui connurent le choc néolibéral, ce pillage fut accompagné par les banquiers qui ouvrirent en grand les vannes de l’argent facile.

Le peuple croulait sous des dettes toujours plus importantes mais les chiffres d’affaire stimulés par les achats à crédit ne cessaient de croître.

Evidemment, ces régimes fondés sur la croissance exponentielle des inégalités et des taux d’endettement ne peuvent durer bien longtemps.

Certes les médias font montre de trésors d’ingéniosité pour dissimuler les atrocités induites par le néolibéralisme lorqu'il sévit au Chili, en Argentine, au Brésil ou en Indonésie. Les « success stories » et les dysfonctionnements des reliquats d’un système public obsolète font les grands titres tandis que la hausse constante des taux de suicide, des sans-abris ou des affaires de corruption est soigneusement passée sous silence.

Mais lorsque ce désastre touche un pays comme l’Angleterre, voisin direct de la France, éternel rival, creuset d’une culture millénaire, il est plus difficile de masquer l’atroce réalité.

Car, en l’espace de quelques années le vent a tourné et l’Angleterre qui, comme les Etats-Unis a adopté le dogme néolibéral à bras ouvert, se retrouve dans une indicible crise de solvabilité. L’Etat, les banques, les entreprises, les particuliers ne sont plus en mesure d’honorer leurs dettes pharaoniques alors que quelques milliardaires, intimes du pouvoir, continuent à accroître leur fortune.

Dans ces pays, à contrario des sociétés ayant préservé leurs services publics, la chute déchenchée par la crise économique n'est nulllement amortie par les prestations chômages, les assurances-maladies, les pensions de retraite non capitalisées, les hôpitaux et les trains indépendants des trous d'air du marché. La crise économique y est intégralement transformée en crise sociale.

Pendant ce temps en France, la police matraque, les SDF crèvent de froid, les rangs de chômeurs s’étoffent, les élites s’engraissent, les droits reculent alors que Sarkozy suit scrupuleusement la voie qui a mené l’Angleterre droit au désastre.

Un dicton anglo-saxon affirme : "un idiot n'apprend rien de ses erreurs, une personne intelligente apprend de ses propres erreurs, un génie apprend des erreurs des autres."

Mainfestement Sarkozy est bien loin de tout éclair de génie. A moins que ce que le peuple perçoit légitimement comme une terrible erreur ne soit considéré par ceux qui l'ont mis au pouvoir comme un immense succès.

 

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