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21/03/2009

Gaza : des soldats israéliens racontent leurs crimes

NOUVELOBS.COM | 21.03.2009 | 17:44

Les révélations se multiplient sur les humiliations et actes de vandalisme contre des civils et leurs maisons, et l'assouplissement des règles d'engagement lors du conflit dans la bande de Gaza.

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Militaires israéliens à la frontière avec le nord de la bande de Gaza (Reuters)

L'opération "Plomb durci" de l'armée israélienne dans la Bande de Gaza apparaît sous un nouveau jour, avec une série de témoignages de soldats, a-t-on appris samedi 21 mars. Les révélations se multiplient sur les humiliations et actes de vandalisme contre des civils et leurs maisons, et l'assouplissement des règles d'engagement, qui a eu des morts pour conséquence, provoquant l'ouverture d'une enquête.

Tsahal a ordonné une enquête

Le gouvernement israélien a toujours affirmé avoir tout tenté pour éviter les victimes civiles pendant les trois semaines de cette offensive qui s'est achevée à la mi-janvier. Leur nombre élevé a pourtant suscité les condamnations de la communauté internationale.
Mais jeudi, soit deux mois après la fin de l'offensive, Tsahal a ordonné une enquête sur ses propres soldats, après ces témoignages selon lesquels certains soldats ont tiré, parfois un peu trop vite et de manière indiscriminée, comptant sur le fait que l'assouplissement des règles d'engagement les protégerait.
Ces révélations sèment le trouble et suscitent des interrogations, dans un pays où Tsahal, un des principaux piliers d'Israël, bénéficie d'un respect considérable, mais où, déjà, la guerre du Liban de l'été 2006 avait ébranlé des certitudes. Pourtant, Ehoud Barak, le ministre de la Défense, a réaffirmé jeudi ce qu'Israël se répète: son armée est "la plus éthique au monde".

Israël aurait violé les lois de la guerre

Ces témoignages sont d'autant plus troublants qu'ils viennent conforter les accusations des Palestiniens et des organisations de défense des droits de l'Homme, selon lesquelles Israël aurait violé les lois de la guerre à Gaza.
Ces témoignages ont été publiés dans la lettre d'information en ligne d'une école militaire, transmise aux journaux israéliens Haaretz et Maariv, qui en ont publié des extraits jeudi et vendredi, et que l'agence de presse américaine Associated Press a obtenus dans leur intégralité.
Le directeur de l'institut militaire, Danny Zamir, a qualifié la discussion entre soldats "d'instructive", mais également "consternante et déprimante": "vous êtes en train de décrire une armée avec des normes très basses".
L'un des soldats décrit comment une Palestinienne et ses deux enfants ont été tués, atteints par un sniper, pour avoir mal compris ce qu'un soldat israélien leur ordonnait et pris le mauvais chemin: le tireur embusqué n'avait pas été informé que les civils avaient reçu l'autorisation de sortir de la maison qu'il surveillait, et a donc ouvert le feu quand il les a vus approcher.

Une vieille femme abattue

Un autre raconte la mort d'une vieille femme, abattue alors qu'elle marchait sur la route et qu'il n'était pas clair qu'elle constitue un danger. "J'ai simplement eu l'impression que c'était un meurtre de sang froid", raconte le soldat identifié uniquement sous le nom d'"Aviv".
Et "Aviv" de raconter également comment sa propre unité a reçu ordre d'investir une maison par la force et de tirer à vue sur toute personne s'y trouvant. "J'appelle ça meurtre", a estimé le soldat. "En haut, ils disaient que c'était autorisé, parce que quiconque restait dans le secteur et dans la ville de Gaza était dans les faits condamné, et un terroriste, parce qu'ils n'avaient pas fui".
Le jeune homme explique ensuite qu'il a insisté pour qu'on donne cinq minutes aux habitants pour évacuer, une attitude qui a déclenché des protestations parmi ses camarades. Selon lui, les soldats se comportaient comme si "à l'intérieur de Gaza, vous avez le droit de faire ce que vous voulez, d'enfoncer les portes des maisons sans autre raison que le fait que c'est cool". "Ecrire 'Mort aux Arabes' sur les murs, prendre les photos de famille et leur cracher dessus, juste parce que vous pouvez le faire", a-t-il ajouté.

Pamphlet religieux

Un autre soldat, "Ram", décrit ce qui semble être une querelle entre soldats laïcs et soldats religieux, et le "fossé profond" entre les informations préalables à l'opération fournies par l'armée et celles fournies par le rabbinat militaire, donnant le sentiment d'une "mission quasi-religieuse". "Leur message était très clair: 'Nous sommes le peuple juif, nous sommes venus sur cette terre grâce à un miracle. Dieu nous a ramenés sur cette terre, et maintenant nous devons nous battre pour chasser ceux qui interfèrent avec notre conquête de cette terre sainte'", dit-il.
Un peu plus tôt cette année, Tsahal avait déjà sérieusement réprimandé un officier pour avoir distribué un pamphlet religieux appelant les soldats à n'avoir aucune pitié avec leurs ennemis: ce document était basé sur les écrits d'un rabbin ultranationaliste, et pas approuvé par le rabbinat militaire, a expliqué l'armée israélienne.
L'offensive militaire israélienne a fait en 22 jours 1.417 morts côté palestinien, dont 926 civils, selon le Centre palestinien pour les Droits de l'homme. Treize Israéliens ont été tués. (avec AP)

21/01/2009

Faites les passer tout de suite en justice !

Interview de Gilad Atzmon par un journaliste iranien

Palestine Think Tank

Traduction Eutopic (révisée par Futur Quantique)

mardi 20 janvier 2009

Kourosh Ziabari : Tout d’abord, j’aimerais connaître votre opinion sur le conflit actuel à Gaza, que certains ont appelé « la bataille la plus catastrophique des dix dernières années. » Que pensez-vous du carnage dont sont victimes les civils, les femmes et les enfants à Gaza ?

Gilad Atzmon : Ce que nous voyons à Gaza est la fabrication d’un déni d’un Holocauste. L’État juif se livre à la barbarie la plus obscène. Et pourtant, le monde ne dit rien. Une fois encore, nous voici confrontés à cette réalité, que le fait d’avoir donné un mandat pour l’installation d’un foyer national pour le « peuple juif » se révèle une erreur grave et meurtrière. La seule question est de trouver un moyen de démanteler cette créature monstrueuse, suicidaire et prédatrice, sans transformer notre planète en une boule de feu.

Kourosh Ziabari : Vous critiquez l’État d’Israël si durement ; cependant, vous avez sans doute remarqué que les médias et les hommes politiques israéliens se contentent de coller une étiquette de « traître » à chacun, simple citoyen, journaliste, professeur, ou analyste, qui, en Israël se permet de condamner l’État juif pour les boucheries et les massacres qu’il commet. Qu’en pensez-vous ?

Gilad Atzmon : D’abord, ce n’est déjà pas si mal d’être un « traître » dans un état assassin. Cependant, je ne me considère pas comme un israélien. Je suis né là-bas, mais il y a longtemps que je n’y vis plus ou même que j’y aie mis les pieds. Une fois que j’ai pris conscience que je résidais sur une terre volée, en qualité d’oppresseur, j’ai empaqueté mes saxos et je suis parti. Dans une certaine mesure, je puis être considéré comme « un Juif qui se déteste et qui en est fier. » Je suis plein de honte de moi-même et de ceux qui étaient mes compatriotes. Je parle de ma honte ; j’écris à ce sujet et je compose ma musique en essayant d’affronter ce sujet.

Kourosh Ziabari : Les officiels israéliens prétendent qu’ils n’ont fait que chercher à riposter en attaquant les bases du Hamas, et qu’ils ont essentiellement tué des gens de l’armée et des militaires. Par ailleurs, ils avaient interdit l’accès de la Bande de Gaza occupée aux journalistes et aux correspondants de guerre, et leur ont interdit de diffuser la réalité. Comment peuvent-ils justifier cette contradiction ? Pourquoi ne permettent-ils pas aux journalistes d’entrer à Gaza s’ils sont tellement sûrs de la vérité de leurs déclarations ?

Gilad Atzmon : Je ne pense pas que les Israéliens soient le moins du monde préoccupés par leurs contradictions ou par leurs incohérences. Les Israéliens sont pas non plus concernés par leur image.

Je voudrais essayer d’approfondir. Israël est actuellement le plus grand Ghetto Juif de tous les temps. Le Ghetto Juif est essentiellement un endroit où les Juifs peuvent célébrer leurs idiosyncrasies et leurs symptômes collectivement, entre eux, sans avoir à faire attention à ce qu’ils disent, pensent ou éprouvent. Israël s’est déjà entouré de murs gigantesques dont le seul but est de donner à la ségrégation une signification réelle. Et cependant, le Ghetto juif d’Israël est très différent du Ghetto juif d’europe de l’est. En Europe de l’Est, les Juifs étaient intimidés par la réalité qui les entourait, dans le Ghetto Israélien, ce sont les Juifs qui intimident les autres. Ils répètent que l’entièreté du Proche et Moyen Orient doit être maintenu dans un état d’anxiété permanent.

La mentalité de Ghetto est un outil d’analyse très utile. Il nous aide, par exemple, à comprendre pourquoi le premier ministre Olmert s’est permis de se vanter publiquement d’avoir humilié le président Bush et la Secrétaire d’État Rice. Dans le Ghetto, les Juifs ses sentent en sécurité, ils peuvent s’exprimer librement en restant à peu près sûrs que rien ne filtrera chez les Goyim. Dans le Ghetto, une seul logique s’applique : la logique juive.

Dans les années 50, le premier ministre Ben Gourion a adopté la mentalité du Ghetto juif pour formuler un précepte de politique israélienne qu’il a éloquemment formulé comme suit : « Ce que disent les Goyim n’a aucune importance, la seule chose qui compte est ce que font les Juifs. » Apparemment, ce mantra du Ghetto juif à la Ben Gourion a réussi à séparer les israéliens du reste de l’humanité. Mais cela va plus loin, comme nous le voyons à Gaza et dans tout conflit qui implique Israël. Cela détache le paradigme hébraïque de toute notion d’éthique humaniste.

Cette même philosophie se transpose aisément dans le pragmatisme militaire israélien, mortel : « Ce que les Nations Unies ou le monde entier pense n’a manifestement pas la moindre importance, tout ce qui compte est ce que fait l’armée israélienne. »

Maintenant, je veux parler du sujet des journalistes étrangers. Les chefs militaires israéliens savaient pertinemment, à l’avance, que Gaza allait devenir un bain de sang pour les civils Palestiniens. Ils savaient manifestement à l’avance quel genre d’armement ils allaient employer. Ils ne voulaient surtout pas que des journalistes étrangers fassent état dans les média du monde entier du Massacre de Gaza. Les média internationaux et le « droit de savoir » ne constituent pas un intérêt national israélien. Dans l’État du Ghetto juif, la seule chose qui compte est ce que fait l’armée israélienne.

Les Israéliens voulaient « finir leur travail » d’abord, tuer beaucoup de Palestiniens, détruire gaza, et démanteler son infrastructure, de façon à retrouver le pouvoir de dissuasion qu’il ont perdu depuis bien des années. Des journalistes présents à Gaza auraient pu encombrer leur chemin.

Kourosh Ziabari : En partant d’une description aussi complexe, quelle est, selon vous, la raison principale pour laquelle Israël bloque les bateaux d’aide humanitaire à destination de Gaza ? Y a-t-il quelque chose de mal à laisser passer de la nourriture, des médicaments, des produits de premiers soins destinés à une multitude de gens à qui est refusé tout accès au monde extérieur ?

Gilad Atzmon : La réponse est presque étymologique. Parler d’« effort humanitaire » suppose une certaine familiarité avec la notion d’humanisme ; Comme les Israéliens ne se sentent pas concernés par l’éthique ou par l’humanisme universel, on ne peut pas s’attendre à ce qu’ils soient touchés par des efforts ou des problèmes humanitaires. Au cours des derniers jours, Israël a bombardé des hôpitaux, des écoles, des centres pour réfugiés, et des centres de distribution de l’aide des Nations Unies. Il vaut mieux en prendre son parti : l’État Juif est une organisation criminelle de haut vol qui n’a guère de pareille. Il serait plus sage de s’attendre à ce qu’Israël se comporte comme la personnification du mal ultime, et j’ai le regret de dire qu’en effet ils ne m’ont jamais déçu.

Kourosh Ziabari : L’emploi de phosphore blanc dans les bombes que l’armée israélienne lâche sur la tête des civils et sur leurs maisons à Gaza me semble une violation manifeste des règles internationales et des Conventions de Genève. Y a-t-il la moindre possibilité de donner à ces crimes de guerre la récompense qu’ils méritent ?

Gilad Atzmon : Je ne suis pas un expert juriste, et je ne puis donc vous donner une réponse appropriée. Cependant, il est très intéressant de noter que, bien que partout dans le monde la condamnation d’Israël pour l’emploi de bombes au phosphore soit quasi unanime, l’armée sioniste n’a pas arrêté l’emploi de ces armes, et que ce n’est pas la première fois qu’ils utilisent des armes non conventionnelles contre des civils en dépit de la condamnation internationale. Nous voyons tous les jours ces bombes mortelles qui explosent sur des cibles civiles. Une fois de plus, nous voyons que ce que peuvent dire les Goyim n’a pas la moindre importance. La seule chose qui compte, c’est ce que font les Juifs, c’est-à-dire tuer des civils Palestiniens. Je voudrais encore ajouter que les lamentations israéliennes sur la nécessité de détruire des armes de destructions massive « potentielles » que d’autres nations pourraient posséder devient pathétique de la part de gens qui disposent eux-mêmes d’un aussi obscène arsenal de têtes nucléaires. Comme ils ne se soucient aucunement du doit international, pourquoi se soucieraient-ils de l’opinion publique internationale ?

Kourosh Ziabari : Provisoirement, même si la guerre s’arrête aujourd’hui et qu’Israël se retire des territoires occupés, le résultat de ce conflit est de plus de 1 300 morts et de la destruction de 70% des infrastructures, des bâtiments, des lieux publics. Comment la véritable justice pourrait-elle s’exercer à propose d’Israël et de ses crimes contre l’humanité ?

Gilad Atzmon : A nouveau, je ne suis pas un expert. Ce n’est pas que je refuse de me prononcer. Mais ma préoccupation est d’abord l’étude de l’identité Juive et Israélienne. Je m’intéresse à la métaphysique de l’inclinaison génocidaire d’Israël. Je réfléchis à une identité qui peut infliger tant de douleur et se livrer à de tels carnage sur des civils innocents. Je m’intéresse à la banalité du mal qui se révèle dans la barbarie ultime d’Israël et dans le soutien qu’apportent à ce mal des institutions juives à travers le monde. Je crois qu’une fois que l’on commence à prendre conscience de ce à quoi nous sommes confrontés, nous pouvons peut-être trouver un moyen de le combattre. Honnêtement, je ne crois pas aux tribunaux internationaux. Il me semble infiniment plus efficace de faire reconnaître à tous à travers le monde que l’État Juif n’est rien d’autre que de la barbarie à l’état pur.

Kourosh Ziabari : Encore une dernière question. Quel message, en tant qu’artiste israélien, souhaitez-vous envoyer au peuple de Palestine, à ces mères qui ont perdu leurs enfants ou à ces enfants traumatisés qui subissent maintenant le choc de se retrouver orphelins ?

Gilad Atzmon : Oh mes chers frères et soeurs. J’ai le coeur brisé en contemplant la mort et le carnage que vous a infligé l’État Juif. Nous voyons tous ce que vous avez subi et nous savons tous que la justice est de votre côté. Je vous supplie de ne pas perdre espoir. Le mal finit toujours par rencontrer sa fin, et il en va de mal avec le mal juif. Israël rencontrera sa fin, même s’il est possible que nous ayons à travailler à faire venir cette fin.

Une chose, cependant, est claire. Le prétendu « Occident libéral » s’est montré lamentablement incapable de vous sauver ; les États Arabes n’ont pas encore tous rejoint votre lutte. Aussi triste que cela soit, et bien que la justice soit à l’évidence de votre côté, vous êtes seuls ici, confrontés au mal ultime.

Israël a encore beaucoup de bombes dans son arsenal. Mais vous, mes frères et soeurs Palestiniens, possédez quelques choses que eux n’ont pas : la justice est de votre côté, l’humanité est dans les rues de vos cités, vous avez la vigueur et la bombe ultime, celle de la démographie.

La Palestine est une terre. Israël est un État.

Les États vont et viennent, la terre reste éternellement.

Vive la Palestine.

19/01/2009

« Papa, je suis en train de mourir »

Ola Attallah

Islamonline
Vendredi 16 janvier 2009

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© Inconnu

Un père en larmes porte son fils.

Ces paroles ne cessent de résonner dans la tête de Kamal Awaga, irradiant des spasmes de douleur dans son corps affaibli et blessé.

Ce sont les derniers mots prononcés par Ibrahim, son fils de 9 ans avant qu’il ne finisse comme cible d’entraînement pour des soldats israéliens.

« Ils ont tué mon fils de sang-froid », dit le père dévasté par la douleur, encore en état de choc.

Ibrahim a rejoint une liste de plus de 350 enfants tués par Israël au cours de la boucherie à laquelle il se livre depuis 3 semaines dans cette bande côtière.

Mais alors que les autres sont tombés sous les balles ou les bombes, le destin d’Ibrahim est encore plus tragique.

Il est devenu une cible d’entraînement pour un groupe de soldats israéliens.

« Les Israéliens n’ont montré aucune pitié pour son innocence », dit son père en larmes depuis son lit à l’hôpital Al-Shefa, à Gaza City.

« ils n’ont montré aucune pitié pour son corps d’enfant », ajoute le père au cœur brisé.

Une journée ensoleillée

Rien au cours de cette journée ne préparait la famille Awaga au tournant tragique qu’allaient prendre les événements.

Ils se sont réveillés par une matinée ensoleillée, après des jours d’enfermement dans une pièce exiguë pour se protéger des bombardements israéliens intensifs.

La mère d’Ibrahim, anéantie, se souvient de la demande de son fils : « Maman, si nous prenions le petit-déjeuner dans le jardin ? J’en ai assez de rester dans cette pièce ». 

Une heure plus tard, la table est mise dans le jardin et la famille espère profiter d’un de ces rares moment de paix, inconscients des regards qui les observent au loin.

Un premier missile emporte le gagne-pain de la famille, tandis qu’un deuxième détruit leur maison. 

« Papa, je suis en train de mourir », gémit Ibrahim à son père qui accourt vers lui à toutes jambes.

« Vite, partons », lance Awaga à sa femme et à ses deux autres enfants, son fils couvert de sang dans les bras.

Mais avant même d’atteindre le portail du jardin, ils essuient un déluge de balles.

Une balle touche la mère à la jambe, une autre touche le père à la taille.

Terrorisés, les deux frères d’Ibrahim courent s’abriter derrière les décombres de leur maison détruite.

Stand de tir

Alors que les tirs se font plus rares, la famille croit que le cauchemar est fini. Mais les soldats israéliens n’en ont pas encore terminé.

« Lorsque les soldats se sont rapprochés, j’ai pensé qu’ils allaient me tuer », confie Awaga, qui a fait semblant d’être mort.

« Mais ce qu’ils voulaient, c’était mon jeune fils » dit-il, la voix étranglée par ce souvenir atroce.

L’un des soldats s’approche du corps d’Ibrahim, lui attrape une jambe pour le retourner, riant tandis qu’un autre tire dans la tête de l’enfant mort.

Les rires se font plus intenses alors qu’ils le traînènt vers un endroit en hauteur pour commencer leur jeu.

Pendant toute une heure, le père étouffe ses sanglots de douleur devant le spectacle des soldats israéliens se livrant à un concours de tirs sur le cadavre de son fils.

« Ils se servaient de son corps criblé de balles et couvert de sang comme cible d’entraînement. »

« À chaque tir, ils fredonnaient des paroles que je ne comprenais pas, mais ils y prenaient apparemment beaucoup de plaisir. C’était comme s’ils participaient à une fête ».

Lorsqu’ils en eurent assez de cet « exercice », les Israéliens prirent leurs armes et quittèrent la maison.

Quatre jours entiers s’écoulèrent avant que les médecins des urgences parviennent à rejoindre les membres de la famille et à les envoyer à l’hôpital.

« Qu’a fait mon fils pour mériter cela ? » demande Awaga, secouant la tête d’incompréhension.

« Les Israéliens n’ont pas tué mon enfant une seule ou deux fois, ils l’ont tué mille fois ».

Traduction : Axel D. pour Futur Quantique

15/01/2009

QCM sur l'histoire d'Israël

Auteur :   Mitch Cohen

Source : Israel's History in Quotes, a Questionnaire Tlaxcala

Article original diffusé en janvier 2009 

Traduit par Isabelle Rousselot, révisé par Fausto Giudice – Tlaxcala

Militant anti-guerre, l'auteur de ce questionnaire à choix multiples l'a distribué aux habitants de son immeuble à New York.

Qui a dit :

1 - Si j'étais un dirigeant arabe, je ne signerais jamais d'accord avec Israël. C'est normal : nous avons pris leur pays. C'est vrai que Dieu nous l'a promis mais quel est l'intérêt pour eux ? Notre Dieu n'est pas le leur. Il y a eu l'antisémitisme, les nazis, Hitler, Auschwitz mais est-ce que c'était de leur faute ? Ils ne voient qu'une chose : nous sommes venus et nous avons volé leur pays. Pourquoi l'accepteraient-ils ?

a. George W. Bush, Président des Etats-Unis d'Amérique

b. Harry S. Truman, ancien Président des Etats-Unis d'Amérique

c. Noam Chomsky, écrivain et dissident usaméricain

d. David Ben Gourion, premier Premier Ministre d'Israël

 

2 - Chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites l'Amérique ferait comme ceci et comme cela... Je veux vous dire clairement les choses : ne vous inquiétez pas de la pression américaine sur Israël. Nous, le peuple juif, nous contrôlons l'Amérique et l'Amérique le sait.

a. Ariel Sharon, ancien Premier Ministre d'Israël

b. Meier Kahane, fondateur de la Ligue de Défense Juive (JDL) aux Etats-Unis puis de Kach, un parti politique israélien d'extrême-droite

c. Amy Goodman, présentatrice du programme "Democracy Now!" sur Pacifica Radio

 

3 - Parmi les phénomènes politiques les plus inquiétants de notre temps, il y a l'émergence dans l'État nouvellement créé d'Israël, du Parti de la Liberté (Herut), un parti politique très proche dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et sociale, des partis fascistes et nazis.

a. Bill Ayers, ex-activiste des années Vietnam et cofondateur du Weather Underground qui conduisit une campagne d'attentats contre des bâtiments publics dans les années 60-70 en protestation contre les guerres menées par les USA, et Bernardine Dohrn, sa femme, également membre des Weathermen

b. Lénine & Léon Trotsky

c. Albert Einstein & Hannah Arendt

 

4 - Le pouvoir légal d'Hitler était basé sur la "loi d'habilitation" qui fut passée de façon légale par le Reichstag et qui a permis au Führer et à ses représentants... d'agir comme ils voulaient, ou en langage légal, d'émettre des règles en ayant avec eux la force de la loi. Exactement le même type de loi a été passé par la Knesset (le parlement israélien), immédiatement après la conquête de 1967, accordant au gouvernement israélien et à ses représentants, le pouvoir d'Hitler, qu'ils ont utilisé de façon hitlérienne.

a. Gus Hall, ancien dirigeant du parti communiste aux USA

b. Dr. Israel Shahak, ancien président de la Ligue israélienne des droits de l'homme et un survivant du camp d'extermination de Bergen Belsen

c. Barack Obama, Président des USA

d. Yasser Arafat, ancien dirigeant de l'Organisation de Libération de la Palestine 

5 - Comment pouvons-nous rendre les territoires occupés ? Il n'y a personne à qui les rendre.

a. Dick Cheney, Vice-Président des USA

b. Jay Leno, humoriste satiriste usaméricain

c. Golda Meir, ancien Premier Ministre d'Israël

Réponses (on ne triche pas) :

1 - d. David Ben Gourion (le premier des Premiers Ministres d'Israël) cité par Nahum Goldmann dans " Le paradoxe juif", page 121

2 - a. Ariel Sharon, le 3 octobre 2001, à Shimon Peres, rapporté sur radio Kol Yisrael

3 - c. Albert Einstein, Hannah Arendt et autres éminents USaméricains juifs, qui ont écrit dans The New York Times, en protestation à la visite aux USA de Monachem Begin, en décembre 1948

4 - b. Dr. Israel Shahak, ancien président de la Ligue israélienne des droits de l'homme et survivant du camp d'extermination de Bergen Belsen, commentant les mesures d'urgence militaires israéliennes suite à la guerre de 1967, dans le "Journal Palestine", vol. 12, décembre 1983.

5 - c. Golda Meir, juste une semaine avant de devenir Premier Ministre d'Israël, le 8 mars 1969.

 

28/12/2008

La politique israélienne conduit-elle au désastre ?

GAZA / dimanche 28 décembre par ANAËLLE VERZAUX

Depuis hier samedi, les attaques aériennes de l’armée israélienne sur Gaza on fait 280 morts et plus de 600 blessés. Analyse du traitement de Gaza par les médias, avec Michel Warschawski.

Fin connaisseur de la société israélienne, Michel Warschawski est une référence sur le sujet, même si tout le monde ne partage pas forcément ses vues. Pas mal de journalistes qui débarquent au Proche-Orient et qui souhaitent « tout connaître » sur la région, autrement que par les biais officiels, tentent de le rencontrer, à Jérusalem.

Infatigable militant pour une paix juste au Proche-Orient, qui suppose la fin de ce qu’il appelle « lʻoccupation-colonisation » d’Israël sur les territoires palestiniens, il créé L’Alternative Information Center (Jérusalem-Ramallah). Et écrit plusieurs ouvrages, dont Sur la frontière (Stock, 2002) etProgrammer le désastre, la politique israélienne à l’oeuvre. Ce dernier livre, paru aux éditions La Fabrique en février 2008, commence par un démontage en règle des mystifications sur le Proche-Orient, fabriquées et / ou entretenues par les médias internationaux.

Il nous propose de lire les titres des grands quotidiens internationaux, et de savoir si, oui ou non, ces titres correspondent à la réalité. Le résultat est surprenant. Pour celles et ceux que le passage qui suit va déranger : l’auteur du bouquin n’est ni membre, ni sympathisant, du Hamas.

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HAMAS / FATAH, QUELQUES CONTRE-VÉRITÉS

Un des titres ou phrases fréquemment rencontrés :

« Après que le Hamas s’est emparé du pouvoir à Gaza… »

Vrai ? Faux ? C’est faux, dit l’auteur. Et il explique. « C’est dans des élections, dont le monde entier a salué le caractère transparent et démocratique, que le Hamas a gagné les voix de la grande majorité de la population palestinienne. Non seulement il ne s’est pas “emparé” du pouvoir, mais il a immédiatement accepté de former un gouvernement d’union nationale, dans lequel les vaincus – le Fatah et ses supporters – étaient surreprésentés ».

Une autre assertion médiatique à méditer : « Le Hamas a déclaré la sécession de Gaza et a rompu tout lien avec la Cisjordanie ».

C’est faux là aussi ? Faux, dit l’auteur : « C’est Mahmoud Abbas qui, sous la protection de lʼarmée israélienne, et après un coup dʼEtat avorté dans la bande de Gaza et la fuite de ses troupes en Egypte, a retiré son administration. En rompant tout lien avec la bande de Gaza, il acceptait que celle-ci soit considérée par Israël et la communauté internationale comme une “entité hostile” (sic), à savoir une zone où vivent plus d’un million de femmes, hommes, enfants et vieillards, dont les droits les plus élémentaires, à commencer par le droit à l’alimentation et aux soins médicaux, sont niés ».

Mais il y a des tas de terroristes au Hamas ? D’après quelques grands journaux, oui : « On ne peut reconnaître le gouvernement Hamas, car il est responsable dʼattentats terroristes…  »

Faux, archifaux ? Warschawski enfonce le clou : « Depuis quatre ans, le Hamas respecte scrupuleusement une trêve unilatérale, et les (rares) attentats ainsi que les roquettes tirées du nord de la bande de Gaza sont surtout le fait… des brigades Al-Aqsa, liées au Fatah » (pp. 11-12).

LES ISRAÉLIENS « REJETTENT LES AVENTURES MILITAIRES »

Pour Michel Warschawski, la plupart des grands médias, en déformant des faits, et en en inventant d’autres, prennent parti dans le conflit, contre les Palestiniens. Tache facilitée, nous dit-il, par les fréquents petits coups de pouce du Président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, au gouvernement israélien. Alors que Warschawski écrivait son livre, « le chef des miliciens du Fatah » s’est réjouit, devant des journalistes israéliens, que tous les livres – y compris les exemplaires du Coran – d’une institution culturelle liée au Hamas aient été détruits par l’armée israélienne. Et, affirme l’auteur, très récemment, Abbas a « franchi une limite ». En appelant Israël à« renforcer l’isolement » de la bande de Gaza, il a préféré la compromission au compromis.

Finalement, pour Warschawski, ce sont les deux populations, palestinienne et israélienne, qui coincent Israël dans la mise en oeuvre complète de sa politique. Les Israéliens aussi, car ils ont « perdu l’esprit de sacrifice et refusent de payer le prix d’une politique qu’ils ne soutiennent que dans la mesure où elle est gratuite. Dès lors qu’on lui soumet une facture et que la normalité de son existence est remise en question, ne serait-ce que pour quelques semaines, la population de l’Etat juif rejette les aventures militaires » (pp. 33 - 34).

A Tel Aviv, dans la nuit de samedi à dimanche 28 décembre, environ 2000 Israéliens ont d’ailleurs manifesté contre les attaques aériennes de l’armée israélienne sur Gaza.

Source : Bakchich.info

Monstruosités sionistes (un pléonasme)