13.08.2009

Hillary Clinton confirme que les USA ont manipulé la « révolution verte » en Iran




 

Les articles de James Petras et Thierry Meyssan, publiés par le Réseau Voltaire, dénonçant la « révolution verte » en Iran comme une manipulation des États-Unis pour déstabiliser ce pays ont fait le tour du monde et soulevé bien des polémiques. De nombreux médias se sont indignés de leurs analyses qui, par « anti-américanisme primaire », ne sauraient pas apprécier le grandiose soulèvement des Iraniens luttant pour leur liberté. Aux États-Unis, le département d’État a nié avoir connaissance de quelque ingérence que ce soit (photo : à Téhéran, les manifestants brandissent des pancartes… en anglais). Sur cette base, l’opposition républicaine a vivement critiqué la passivité de l’administration Obama.

Or, dans un entretien accordé à Farred Zacharia, le 9 août 2009 sur CNN, la secrétaire d’État US, Hillary Clinton, a confirmé ce que ses services niaient jusque là : les États-Unis ont joué un rôle très important dans la pseudo « révolution verte » en Iran et ont fabriqué de faux messages d’Iraniens sur Twitter.

En voici le script :

Fareed Zakaria : À propos de l’Iran, comme vous le savez, beaucoup de gens disent que le président et vous-même avez été trop lents à condamner ce qui paraît avoir été des élections frauduleuses ; trop lent à offrir un soutien aux gens d’en-bas parce que vous vouliez préserver l’option de négociations avec l’Iran. Pouvez-vous réellement négocier avec l’Iran dans cette situation ?
Je comprends, qu’en général, on négocie avec toutes sortes de régimes. mais en pratique, maintenant, avec Ahmadinejad intronisé dans une atmosphère très conflictuelle, n’allez vous pas le légitimer en négociant avec lui ?

Hillary Clinton : laissez-moi répondre à la première partie de votre question sur notre réaction. Il y avait un autre aspect très important. Nous ne voulions pas nous ne voulions pas nous trouver entre les protestations et manifestations légitimes du peuple iranien et le pouvoir. Et nous savions que si nous intervenions trop tôt, trop fort, l’attention aurait pu basculer et le pouvoir aurait essayé de nous utiliser pour unifier le pays contre les protestataires. C’était une décision difficile à prendre, mais je pense que, rétrospectivement, nous nous en sommes bien sortis. Ceci dit, en coulisses, nous avons beaucoup fait. Comme vous le savez, la jeunesse…, un de nos jeunes du département d’Etat a été twitté « Continuez », malgré le fait qu’ils avaient planifié un arrêt technique. Ainsi nous avons fait beaucoup pour renforcer les protestataires sans nous afficher. Et nous continuons à parler avec et à soutenir l’opposition.

 

Article original : Réseau Voltaire

21.05.2009

Citation

 

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Siège de la Banque Internationale des Réglements à Bâle
© Finfact

 



 

« Les puissances du capitalisme financier poursuivaient un autre objectif d’une portée considérable, rien de moins que la création d’un système mondial de contrôle de la finance détenu par des acteurs privés et capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie mondiale dans son ensemble. Ce système allait être contrôlé selon un modèle féodal où les banques centrales de la planète agiraient de concert, grâce à des accords secrets établis au cours de fréquentes rencontres et conférences privées. Située dans la ville de Bâle en Suisses, la Banque des Règlements Internationaux, une banque privée contrôlée et détenue par les banques centrales de la planète qui étaient elles-mêmes des entités privées, allait occuper le sommet de la pyramide [...] la clef du succès des banquiers internationaux est de contrôler et de manipuler le système monétaire d’une nation tout en faisant croire qu’il est contrôlé par le gouvernement. »


Dr. Carroll Quigley, professeur d’Histoire à l’université de Georgetown, professeur de Bill Clinton et initié aux cercles de la grande finance internationale.

05.11.2007

Why we fight

Note de P&P : Jean Pierre Petit vient de publier sur son site web cette excellente analyse des mensonges et des manipulations qui permettent de mener des peuples vers la guerre.

Why we fight (pourquoi nous nous battons) - 30 octobre 2007. 

Petit à petit les documents vidéos sont mis en ligne, deviennent accessibles. J'ai souhaité pendant des années que celui-ci le soit. Un lecteur m'a d'abord trouvé une bande-annonce, en français, de ce film d'une heure trente, initialement diffusé sous le titre " Le Nerf de la Guerre ".


Le choix du titre n'est pas le fait du hasard. Pendant la guerre et dans l'immédiat après-guerre, le cinéaste Américain Frank Capra produisit une série de sept films destinés à expliquer le pourquoi de l'effort militaire entrepris pour vaincre les puissances de l'Axe. Je me souviens parfaitement, étant enfant, avoir vu ces films.

why_we_fight

 

Ce film est visible en deux parties, aux adresses :

http://www.dailymotion.com/moebyous/video/xqvqf_why-we-fi...

http://www.dailymotion.com/moebyous/video/xqw0a_why-we-fi...

C'est un de mes lecteurs, Stéphane Roussel, qui a déniché ces fichiers. Je dispose fort heureusement d'un très bon système de documentation. Le film débute par le discours d'adieu, historique, du Président Eisenhower, s'adressant à la nation américaine à la télévision.

 

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Dwight Eisenhower

 

Vous entendrez son avertissement solennel concernant la naissance du complexe militaro-industriel des Etats-Unis. Puis vous entendrez les déclarations successives de présidents des Etats-Unis :

:

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Kennedy

- Nous payerons le prix qu'il faudra et nous supporterons les fardeaux pour la survie et le succès de la liberté.

 

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Lyndon Johnson :

- Nous ne nous battons pas pour des territoires ou des bases. Nous nous battons pour l'auto-détermination.

 

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Ronald Reagan :

- La puissance de l'armée des Etats-Unis est une source de paix, pas de conflits.

 

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Clinton

- Avec une armée forte, employée là où il faut, les Américains jouent un rôle chez eux et dans le monde.

 

Et pour finir, en voix off, George Bush déclarant

- Notre cause est juste. Peu importe le temps qu'il faudra : nous vaincrons les ennemis de la liberté.

 

On enchaîne ensuite avec la prise de conscience dramatique d'un brave flic new-yorkais, à la retraite, qui effectuait le 11 septembre 2001 un trajet dans le métro aérien de New York et qui aperçut soudain les tours du World Trade Center en flammes.

 

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Son fils travaillait dans l'une d'entre elles. Il ajoute :

- Je me suis dit que mon fils ne devait pas être là, ne pouvait pas être là, parce que les gens qui se trouvaient dans ces tours allaient mourir.

Vous le suivrez, au long de ce film. Dans un premier temps il pense "il faut que les gens qui ont fait une telle chose paye. Je veux les voir mourir". Alors, convaincu que l'Irak était derrière ces attentats il effectue des démarches auprès de l'armée pour que le nom de son fils soit peint sur une des bombes destinées à l'Irak. Il finit par obtenir satisfaction. Puis, vous l'entendrez dire :

- J'avais fait la guerre au Vietnam. J'étais très jeune et j'ai été placé comme mitrailleur sur un hélicoptère. A chaque mission je tirais sure des petits points qui s'enfuyaient. Nous savons aujourd'hui que Johnson avait menti et que le guerre fut déclenchée sur la base de représailles vis à vis d'actions contre la marine des Etats-Unis qui ne s'étaient jamais produites.

 

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Notre brave flic, du temps où il était mitrailleur à bord d'un hélicoptère, au vietnam

Plus loin, il dira :

- Quand j'ai entendu George Bush dire qu'il n'y avait pas d'armes de destruction massive en Irak, je suis resté abasourdi. Vous savez, moi je suis un homme de la vieille école. S'il est un homme qui ne peut pas mentir, c'est le Président des Etats-Unis....

Puis on voit une scène où George Bush est sur les décombres des tours du World Trade Center, tenant familièrement un pompier par l'épaule.

 

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George Bush

- Je vous entends, le Monde vous entend, et les gens qui ont détruit ces tours vont bientôt entendre parler de nous.

 

Vous avez entendu ces phrase en 2001, rappelez-vous. L'intérêt de ces archives vidéo, accessibles, est que les choses restent. A travers des images d'archives le réalisateur évoque les interventions précédentes des Etats-Unis :

 

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- Guatemala, 1954 : Les Etats-Unis sont intervenus pour protéger leurs intérêts vitaux (...)

 

liban1958

- 1958, Liban. La politique américaine au Moyen-Orient est menacée.

 

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- Nous sommes intervenus unilatéralement au Laos, Congo et au Brésil.

 

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- Ronald Reagan envahit la Grenade en 1983.

 

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- Bush père ; " j'ai donné l'ordre d'envoyer des troupes au Panama ".

 

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- Quand on examine l'histoire des Etats-Unis on s'aperçoit que presque tous ont envoyé des troupes dans le monde quand quelque chose ne leur plaisait pas.

 

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Richard Pearle, conseiller de George Bush, vantant le mérite des guerres préemptives

- Avant d'instaurer la démocratie, il faut parfois supprimer un obstacle pour lui faire de la place.

 

Vous trouverez dans ce film le témoignage des deux pilotes de F-117A qui, le 19 mars 2003, donnèrent le coup d'envoi de l'opération en Irak en larguant des " bombes intelligentes " qui étaient censées ne frapper qu'une des résidences de Saddam Hussein où étaient censés se trouver ses deux fils, d'après les renseignements américains. Non seulement les lieux étaient vides, mais une des bombes tua des civils dans le quartier environnant. Les deux officiers interviewés ne réalisent absolument pas le rôle qu'on leur fait jouer. Vous les entendrez dire

 

pilote_f117a

 

- C'est quelque chose de réaliser le premier acte militaire d'une intervention qui va libérer tout un peuple (...)

- J'ai lâché mes bombes et je me duis dit : Si on a bien fait notre devoir ce soir, tout pourrait être terminé demain.

 

Dans la seconde partie de l'émission, Donald Rumsfeld, secrétaire d'état à la defense, nous déclare :

 

rumsfeld

- Nos forces armées sont les meilleures de la planète. Notre nation est bénie d'avoir tant d'hommes et de femmes
qui sont prêts à risquer leur vie pour protéger les pays (...). Chaque génération a ses héros. Cette génération aussi

 

Le recrutement d'un jeune paumé est alors mis en scène. Un garçon de vingt ans, qui se trouve vivre aux crochets de sa mère, se voit sans avenir, sans possibilité de poursuivre des études.

 

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Vint ans. Vient de perdre son seul soutien matériel : sa mère. Une proie facile des recrurteurs de l'US army. L'armée " lui offre sa chance "

 

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Le sergent Michael Valentine, segent recruteur de l'US army

 

La scène est pathétique. On voit ce pauvre garçon, sans avenir, qui tente de justifier son engagement, comme apprenti pilote d'hélicoptère de combat:

 

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- Vous avez remis de l'ordre dans ma vie. Je sais que je fais le bon choix. J'aurai un bon métier, une bonne retraite (...)

 

La guerre lui a été présentée comme " un bon métier ".

Lors de la guerre du Vietnam, 61 % des 70.000 morts américains avaient moins de 21 ans.

 

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Une animation saisissante, qui monte les incessantes interventions militaires des Etats-Unis dans le monde, depuis 40 ans

 

Le film continue, montrant le résultat de la farppe aérienne d'initiation de la guerre en Irak. Quatre bombes de 900 kilos, guidées par satellites.

 

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Le premier acte de guerre. Quatre bombes guidées par satellites, de 900 kilos

 

Et son résultat :

 

resultats1        resultat2

 

Pendant ce temps-là Rumsfeld :

 

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- Les armes utilisées aujourd'hui ont un niveau de précision dont personne n'aurait osé rêver

 

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- Les membres de ma famille ont péri dans ce bombardement. Les Etats-Unis vont perdre car ils n'ont pas le comportement d'une grande nation

 

Le film se termine par une vision de l'ambarquement de la " jeune recue " dans la voiture du sergent recruteur, direction le centre d'entraînement, avant le départ " pour le front "

 

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Dans la voiture du sergent recruteur, qui a terminé son boulot. Direction l'Irak