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21/02/2010

Les Ovnis & La Sécurité Nationale, Volume II

Ovnis-usa.com, 20 février 2010

 

Après cinq ans de recherches l'historien Richard M.Dolan a terminé il y a quelques mois la seconde partie de son ouvrage : UFOs & The National Security State. La trilogie, en cours d’écriture pour son troisième volet, figure sur la liste des ouvrages incontournables pour qui veut comprendre la dimension supplémentaire qu’ajoute le phénomène ufologique à la sécurité nationale américaine et mondiale.

Le premier volume comporte l’histoire chronologique et détaillée du phénomène, de 1941 à 1973, et surtout de son rapport avec une cinquantaine de bases militaires ainsi qu’avec les réseaux des services secrets. La démonstration est faite : Le sujet des ovnis n’est pas pris à la légère. Jacques Vallée a participé à l’écriture de ce volume, sous-titré : Chronologie d’un Cover-up, 1941-1973. Le second est préfacé par la journaliste Linda Moulton Howe, sous-titré : "The Cover-up Exposed, 1973-1991."

Richard Dolan

Vincent White, pour UFODigest nous propose sa critique de l'ouvrage :

"Dans notre monde, il faut du courage pour parler à quelqu'un des plus grands tabous parmi nos mythes et illusions populaires. Les critiques littéraires bien pensants se contenteront de faire de la dérision, en exposant leur ignorance. Ils passeront sous silence cette montagne de vérités que sont les faits. Quelque soit la reconnaissance attribuée, elle le sera avec réticence et nombreux seront les pièges. De tels livres sont rares.

L'intégrité du thème mène le lecteur sérieux vers une série d'évènements liés aux nombreuses ficelles de l'histoire cachée, le tout s'entremêle pour former le tableau d'une ère étonnamment sombre, cachée et non reconnue par le monde endormi conventionnel et médiatique.

"UFOs & The National Security State" décrit la perte de notre république, à l'époque où l'enfant terrible issu de la loi sur la sécurité nationale, en 1947, grandissait pour se transformer en monstre omnipotent dans ses capacités à morceler et cacher la vérité au peuple américain. Un esprit d'"insécurité nationale" issu de la paranoïa de la guerre froide a donné naissance au gigantesque complexe militaro-industriel d'aujourd'hui. Celui-ci se nourrit de peur, de méfiance, d'ennemis étrangers, d'ennemis nationaux, réels et imaginaires. Il démontre également un appétit marqué pour les apports financiers, n'ayant de comptes à rendre à personne, pas même au président des États-Unis. Cette histoire ose explorer toutes les conséquences des preuves largement archivées.

Elle rend même crédible la possibilité d'une civilisation "détachée", résultat de plus de soixante ans de progrès scientifiques et technologiques gardés à l'insu du plus grand nombre et dérivés de la rétro-conception d'épaves extraterrestres.

Je pose la question : Est-ce que cette histoire renforce les rapports d'une ville souterraine dans les Tehapachi Mountains, à quelques 130 kms de Los Angeles, où se construiraient les vaisseaux d'une flotte spatiale secrète ? Cette rumeur est-elle fondée, qui nous parle de réseaux de bases souterraines, où des soucoupes seraient alignées sur des aires de stationnement aménagées dans les montagnes de la base de Nellis ? C'est du moins ce que nous rapportent d'honorables employés de maintenance... Les contribuables de ce pays ont-ils financé la réalisation de ces engins ?

Aurions-nous déjà des bases secrètes sur la Lune et sur Mars ? Serions-nous déjà capables d'énoncer un nouveau paradigme en physique? Est-ce le gouffre dans lequel se sont engloutis des milliards de milliards ? Lisez ce livre et faites-vous votre propre idée. Qui fait les comptes ? Certainement pas le Congrès. Jadis discret, ce pilier de notre nation se tient maintenant au centre de la scène, à cheval sur notre ancienne république et la domine en secret.


Dolan Book

Notre gouvernement s'est éclipsé pour s'installer dans une zone de pénombre transnationale non élue et inconnue.

Ce second volume assemble les faits précis qui ont construit le monde embryonnaire d'un gouvernement mondial à venir.

Ce gouvernement est invisible et secret, comme le mentionne le New-York Times dès 1958 dans un article parlant de ''Gouvernement Invisible''. Devenu le modèle d'un règne mondial machiavélique son pouvoir est fondé sur le grand mensonge de notre époque.

C'est à dire que l'humanité consiste en un monde intelligent isolé du reste du cosmos et peuplé des êtres humains, le summum de la Création, unique intelligence dotée de réflexion et seule dans l'univers.

Le travail d'historien de Richard M.Dolan dresse le portrait de ce pouvoir ascendant comme jamais un historien ne l'avait osé. L'auteur démontre méthodiquement que nous vivons une histoire à deux niveaux, et il chiffre les coûts de cet artifice. Il nous montre comment l'érosion lente de nos valeurs républicaines nous a conduit dans un règne mondial régi par le secret, la tromperie et le vol, et dirigé par une entreprise fantôme de corporations que certains appellent ''Le Gouvernement de l'Ombre''. D'autres l'ont nommé le ''Gouvernement Permanent'' ou bien le ''Gouvernement Invisible''. Mais quel que soit la nomenclature, elle insinue une tête unique dirigeante, qui met en scène les évènements mondiaux comme une ''cabale'' prédite dans le livre de H.G.Wells : ''The Shape of Things to Come''.

HG Wells

Après la ''fausse chute'' du communisme, la cabale devient l'Hydre de notre mythologie. Une oligarchie régnante située au dessus des nations et des institutions. Elle forme des ''sous-cabales'' qui prennent place dans les couloirs du Congrès, des Nations-Unies, des gouvernements mondiaux, de la Finance Internationale, des agences de renseignements et de l'industrie multinationale de défense.

C'est un livre pour ceux qui cherchent la vérité, la justice, l'équité et l'honnêteté. Dolan expose également un projet pour défendre nos idéaux et pour libérer nos esprits des mensonges sur ce qui se passe dans nos cieux. Un projet pour nous permettre d'agir avec compréhension, nous qui vivons dans une époque où une machine médiatique déverse ses contenus abrutissants jour et nuit, sept jours sur sept, 365 jours par an.

Parmi ces absurdités, la plus grande de toutes les conspirations consiste à nous faire croire...''qu'il n'y a pas de complot réussi'' et encore moins d'évènements de cette nature dans notre histoire récente.

C'est le genre de livre dont on dit plus tard qu'il n'y en a qu'un par génération, une bible à consulter qui clarifie les actions nécessaires pour les réparations à venir. Pour ceux qui dorment encore, il est prédit qu'un beau matin, un seau d'eau glacée nous tombera sur la tête et en éveillera beaucoup, mais que beaucoup d'autres continueront à dormir.'' - Source

Lors de la présentation de son livre, l'auteur expose les thèmes importants de la période examinée :

"Le transfert de l'autorité du domaine public vers le domaine privé est l'un des résultats majeurs de la mondialisation. L'évolution du secret ufologique en est un exemple. Il est impossible d'en connaitre les détails mais la vue d'ensemble est assez claire. Le contrôle des éléments clés du secret s'est de plus en plus éloigné du gouvernement et des militaires pour se tourner vers des entités privées. Ce transfert de pouvoir apparait dans nombre de déclarations faites par ''ceux qui savent'' ainsi que dans des études plus générales du système des ''Special Access Programs'' du Pentagone, les prototypes des programmes ''Black Budget''. Le monde a subi une révolution transnationale silencieuse pendant la fin des années 80 et au début de la décennie qui suivit.''

''Nous pouvons supposer que le mensonge originel des années 40 a servi à gagner du temps. Les décideurs politiques essayaient de comprendre. Mais ce mensonge s'est développé pour devenir une infrastructure à part entière, imposante et complexe. Plus le temps passait plus les partis retranchés s'éloignaient des vérités établies officiellement et il leur devenait impossible d'expliquer au reste du monde ce qui se passait. C'était une chose d'expliquer au public qu'une ou plusieurs intelligences ET opéraient librement sur la Planète Terre pour des raisons qui leur étaient propres.


Dolan_Book1

C'était une toute autre histoire d'expliquer qu'une infrastructure gigantesque et secrète s'était constituée, avalant l'argent public, opérant dans le secret le plus total pendant des années, développant de nouvelles technologies, et faisant des profits sur l'exploitation d'un monopole basé sur de la technologie extraterrestre acquise. Et une autre chose encore, d'expliquer que le président des États-Unis, ou bien d'autres dirigeants nationaux n'étaient pas ''de facto'' les décideurs pour ces questions.'' Source

"Le troisième volume sera sous-titré : ''The Fight for Disclosure'' et couvrira la période de 1992 à nos jours, une nouvelle tranche de presque vingt ans. L'Initiative Rockefeller sera évoquée, ainsi que les efforts du Dr. Steven Greer et des groupes exopolitiques grâce à Stephen Bassett et beaucoup d'autres. Merci à Richard M. Dolan pour cette récapitulation magistrale de plus d'un demi siècle."

05/02/2010

La machine à tremblements de terre



Seul un esprit particulièrement paranoïaque pourrait envisager qu'un groupe de psychopathes au sein de la CIA ou du Pentagone utilise cette machine pour prendre le contrôle d'un pays comme Haïti avec ses réserves en matières premières (pétrole et or) et sa position géostratégique (près des USA, de Cuba et du Vénézuela).

11/01/2010

Témoignages sur le soi-disant attentat manqué du vol 253




24/06/2009

Pourquoi devrais-je mépriser le choix des Iraniens ?

Réseau Voltaire, 21 juin 2009

par Thierry Meyssan

De nombreux lecteurs ont réagi avec colère au dernier article de Thierry Meyssan. Il se devait de leur répondre. Malheureusement incorrigible, non seulement celui-ci ne fait pas amende honorable, mais il persiste et signe.

Mon récent article, « La CIA et le laboratoire iranien », m’a valu un abondant courriel, principalement injurieux. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas reçu tant de protestations outrancières. La plupart de mes correspondants me reprochent d’être aveuglé par un « anti-américanisme viscéral » au point de défendre la « dictature des mollahs » et d’ignorer la vague de jeunes Iraniens luttant à main nue « pour la liberté ». À y regarder de plus près ces courriels sont peu argumentés, mais empreints d’une passion irrationnelle ; comme si on ne pouvait parler de l’Iran sans être emporté par ses émotions.

C’est que l’Iran n’est pas un État comme les autres. À l’instar de la France de 1789 et de l’URSS de 1917, l’Iran de 1979 a lancé un processus révolutionnaire qui conteste des aspects fondamentaux du modèle « occidental » triomphant ; et il l’a fait à partir d’une foi religieuse. Trente ans plus tard, nous, « Occidentaux », continuons à ressentir la parole du Peuple iranien comme une condamnation morale de notre mode de vie, c’est-à-dire de la société de consommation et de l’impérialisme. A contrario, nous ne parvenons à trouver le repos qu’en nous persuadant que la réalité n’est qu’un rêve et que nos rêves sont la réalité. Les Iraniens aspireraient à vivre comme nous et en seraient empêchés par un affreux clergé enturbanné.

Pour expliquer l’Iran moderne à ceux qui veulent la comprendre, je ne sais par où commencer. Trente ans de propagande ont forgé tant d’images fausses qu’il faut déconstruire une à une. La tâche est grande pour s’extraire du mensonge et le moment ne s’y prête guère. Je voudrais juste soulever quelques observations préalables.

La révolution islamique a accompli de grands progrès : les châtiments corporels sont devenus exceptionnels, le droit à remplacé l’arbitraire, les femmes sont de plus en plus éduquées, les minorités religieuses sont toutes protégées —à l’exception malheureusement des Baha’is—, etc. Sur tous ces sujets, où nous trouvons le régime actuel exécrable, les Iraniens pensent, eux, qu’il est autrement plus civilisé que la cruelle dictature du Shah imposée par Londres et Washington.

La révolution islamique a encore beaucoup à accomplir et doit en outre maîtriser ce système politique si oriental qui, pour donner une place à chacun, multiplie les structures administratives et conduit à la paralysie institutionnelle.

Bien sûr, à l’époque du Shah, il y avait aussi une bourgeoisie occidentalisée qui trouvait la vie plus belle. Elle envoyait ses enfants suivre des études en Europe et gaspillait sans compter aux fêtes de Persépolis. La révolution islamique a aboli ses privilèges. Ses petits-enfants sont aujourd’hui dans la rue. Avec le soutien des États-Unis. Ils veulent reconquérir ce dont leurs familles ont été privées et qui n’a rien à voir avec la liberté.

En quelques années, l’Iran a retrouvé le prestige qu’elle avait perdu. Son Peuple s’enorgueillit d’avoir prêté assistance aux Palestiniens et aux Libanais auxquels il a offert la reconstruction de leurs maisons détruites par Israël et des armes pour se défendre et retrouver leur dignité. Il a secouru les Afghans et les Irakiens, victimes de régimes pro-occidentaux puis des Occidentaux eux-mêmes. Cette solidarité, les Iraniens l’ont payée au prix fort avec la guerre, le terrorisme et les sanctions économiques.

Pour ma part, je suis démocrate. J’attache de l’importance à la volonté populaire. Je n’avais pas compris pourquoi il fallait proclamer la victoire de George W. Bush avant de dépouiller les votes des citoyens états-uniens en Floride. Je n’avais pas non plus compris pourquoi, avec la bourgeoisie de Caracas, il fallait féliciter Pedro Carmona d’avoir placé Hugo Chavez en prison, quand le Peuple vénézuélien l’avait élu. Je ne comprends pas pourquoi il faut appeler Mahmoud Abbas, « Monsieur le président », alors qu’il empêche l’élection de son successeur en faisant séquestrer les représentants du Peuple palestinien dans les geôles israéliennes. Je ne comprends pas pourquoi on prépare l’application du Traité constitutionnel européen, sous une autre dénomination, alors que les électeurs l’ont rejeté. Et aujourd’hui, je ne vois pas au nom de quels fantasmes, je devrais encourager la population des quartiers nord de Téhéran à piétiner le suffrage universel, et à imposer Mousavi quand le Peuple a majoritairement choisi Ahmadinejad.

21/06/2009

Iran : le bobard de l’ « élection volée »

Réseau Voltaire, 19 juin 2009

La réalité de classe et la propagande impériale

par James Petras

L’analyse des résultats de l’élection présidentielle iranienne, au vu des votes précédents et des sondages commandés sur place par les États-Unis, ne laisse pas de doute : Mahmoud Ahmadinejad est largement réélu. Ceci n’est guère surprenant, observe le professeur James Petras : le peuple a voté pour un national-populiste, tandis que seules les élites occidentalisées ont voté pour le candidat libéral, chouchou des médias occidentaux. Le même phénomène a déjà été observé dans d’autres pays.

« Pour les pauvres, le changement, cela signifie avoir à manger et avoir du travail ; ça n’est une question ni de code vestimentaire branché, ni de récréations mixtes… En Iran, la politique a énormément plus à voir avec la lutte des classes qu’avec la religion » 
Editorial du Financial Times, 15 juin 2009.

Il n’est quasiment pas d’exemple d’une élection dans laquelle la Maison-Blanche ait eu un intérêt important, et dans laquelle la défaite du candidat pro-US n’eût été dénoncée comme « illégitime » par l’élite politique et médiatique (occidentale) dans son entièreté… Dans la dernière période, la Maison-Blanche et l’arrière-ban de son camp ont crié au scandale après des élections entièrement libres (et supervisées par des observateurs internationaux) au Venezuela et à Gaza, tout en fabriquant allègrement un « succès électoral » au Liban, en dépit du fait que la coalition emmenée par le Hezbollah y a recueilli plus de 53 % des suffrages.

Les récentes élections, le 12 juin 2009, en Iran sont un classique du genre : le président sortant nationaliste-populiste Mahmoud Ahmadinejad a recueilli 63,3 % des suffrages (soit 24,5 millions de voix), tandis que le candidat de l’opposition libérale soutenue par l’Occident, Hossein Mousavi, a recueilli 34,2 % des suffrages (soit 13,2 millions de voix).

Cette élection présidentielle a motivé plus de 80 % de l’électorat, avec notamment un vote outre-mer sans précédent de 234 812 électeurs, dans lequel Mousavi a remporté 111 792 suffrages, et Ahmadinejad, 78 300. L’opposition, emmenée par Mousavi, n’a pas accepté sa défaite, et elle a organisé une série de manifestations de masse, qui ont pris un tour violent, entraînant l’incendie et la destruction d’automobiles, de banques, de bâtiments publics, ainsi que des affrontements armés avec la police et d’autres services d’ordre. C’est la quasi-totalité du spectre des décideurs politiques occidentaux, y compris tous les principaux médias papier et électroniques, les principaux sites ouèbes libéraux, radicaux, libertaires et conservateurs qui ont fait écho à l’allégation faite par l’opposition iranienne d’une fraude électorale généralisée. Les néoconservateurs, les conservateurs libertariens et les trotskystes ont joint leurs voix à celle des sionistes, saluant les protestataires de l’opposition iranienne, voulant y voir une garde avancée d’on ne sait trop quelle « révolution démocratique ». (Aux États-Unis), les Démocrates et les Républicains ont condamné le régime actuel en Iran, refusant de reconnaître le score de ces élections et saluant les efforts des protestataires visant à en renverser le résultat. Le New York Times, CNN, le Washington Post, le ministère israélien des Affaires étrangères et toute la direction du Conseil des Présidents des Plus grandes Associations Juives Américaines (Presidents of the Major American Jewish Organizations) en ont appelé à des sanctions renforcées contre l’Iran, proclamant l’ouverture faite par Obama en vue d’un dialogue avec ce pays « morte et enterrée ».

Le bobard de la fraude

Les dirigeants occidentaux ont rejeté les résultats des élections iraniennes parce qu’ils « savaient » que leur candidat réformiste ne pouvait perdre… Depuis des mois, ils publiaient quotidiennement des interviews, des éditoriaux et des reportages depuis le terrain, « passant en revue » les échecs de l’administration d’Ahmadinejad ; ils citaient le soutien de clercs, d’anciens responsables gouvernementaux, de commerçants du bazar et, par-dessus tout, de femmes et de jeunes bobos urbains parlant couramment l’anglais, comme gage de la victoire inéluctable de Mousavi, dont ils nous annonçaient qu’elle serait de l’ampleur d’un raz-de-marée. Une victoire de Mousavi nous était présentée comme une victoire « des modérés », telle était tout du moins la présentation de ce cliché vide de sens dont la Maison-Blanche nous a gratifiés. Des universitaires libéraux éminents en ont déduit que les élections avaient nécessairement été bidonnées, le candidat de l’opposition, Mousavi, ayant été mis en minorité dans son enclave ethnique, parmi les Azéris… D’autres universitaires ont prétendu que le « vote de la jeunesse » - en se basant sur leurs interviews d’étudiants des classes supérieure et moyenne habitant dans les quartiers huppés du nord de Téhéran étaient, dans leur écrasante majorité, favorables au candidat dit « réformiste ».

Ce qu’il y a d’étonnant, dans la condamnation occidentale unanime du résultat de cette élection, présenté comme frauduleux, c’est le fait qu’il n’y ait pas le commencement du début de la moindre preuve, ni sous forme écrite, ni sous forme d’observations, qui nous ait été présentée, ni avant, ni une semaine après le dépouillement des bulletins de vote. Durant toute la campagne électorale, aucune accusation crédible (ni même, d’ailleurs, aucune accusation douteuse) de tripatouillage électoral n’avait été émise. Aussi longtemps que les médias occidentaux ont continué à croire à leur propre propagande concernant une victoire immanente de leur candidat-fétiche, le processus électoral a été présenté comme hautement libre, animé de débats publics enflammés et de niveaux sans aucun précédent d’activité publique, sans aucune entrave attribuable à un excès de prosélytisme public. Les dirigeants et les mass media occidentaux étaient à ce point persuadés d’avoir affaire à des élections totalement libres et ouvertes qu’ils étaient persuadés que leur candidat chouchou ne pouvait que gagner.

Les médias occidentaux se sont reposés sur leurs reporters couvrant les manifestations monstres des partisans de l’opposition, ignorant et minimisant l’énorme score réalisé par Ahmadinejad. Pire : les média occidentaux ont ignoré la composition sociale des manifestations opposées, celles des partisans d’Ahmadinejad – le fait que le candidat élu bénéficiait du soutien de la classe bien plus nombreuse des ouvriers pauvres, des artisans et des fonctionnaires, alors que l’essentiel des manifestants de l’opposition appartenait aux étudiants de la haute et de la moyenne bourgeoisies, ainsi qu’à la classe des hommes d’affaires et des professions libérales.

De plus, la plupart des leaders d’opinion et des journalistes occidentaux basés à Téhéran ont extrapolé leurs projections à partir de leurs observations dans la capitale – ils sont très rares à s’aventurer dans les provinces, dans les villes, petites et moyennes, et dans les villages où Ahmadinejad bénéficie de l’essentiel de ses soutiens. S’ajoute à cela le fait que les partisans de l’opposition constituent une minorité agissante d’étudiants facilement mobilisables pour des manifs dans les rues, alors que les soutiens à Ahmadinejad se situent dans la majorité de la jeunesse ouvrière et chez les femmes au foyer, qui allaient pouvoir s’exprimer dans les urnes et n’avaient ni le temps ni l’envie de se lancer dans la politique de la rue.

Un certain nombre de mandarins de la presse, dont Gideon Rachman, du Financial Times, avancent en guise de preuve qu’il y a eu fraude, le fait qu’Ahmadinejad a remporté 63 % des suffrages dans la province turcophone peuplée par des Azéris, ce, au détriment de son adversaire, Mousavi, qui est lui-même d’origine azérie. L’on a affaire, là, à ce présupposé simpliste selon lequel l’identité ethnique ou l’appartenance à un groupe linguistique (et non les intérêts sociaux, ou de classe) seraient les seuls facteurs possibles permettant d’expliquer un comportement électoral…

Un examen plus approfondi des résultats relevés dans la région orientale azerbaïdjanaise de l’Iran révèle que Mousavi n’a obtenu la majorité que dans la seule ville de Shabestar, dans les classes moyenne et supérieure (et avec seulement une faible marge), alors qu’il s’est fait laminer dans les zones rurales, bien plus importantes, où la politique de redistribution sociale du gouvernement Ahmadinejad avait aidé les Azéris à se désendetter, à obtenir des crédits à des taux modiques et, pour les paysans, à accéder sans difficulté à des prêts. Mousavi a effectivement gagné dans la partie occidentale de la région de l’Azerbaïdjan iranien, en se servant de ses attaches ethniques pour conquérir les votes des citadins. Dans la province très fortement peuplée de Téhéran, Mousavi a battu Ahmadinejad dans les centres urbains de Téhéran et de Shemiranat grâce aux voix des circonscriptions où habitent les classes moyennes et supérieures, alors qu’il a été laminé dans les banlieues ouvrières voisines, ainsi que dans les petites villes et dans les districts ruraux.

L’accent mis de manière brouillonne et délibérément fallacieuse sur le « vote ethnique », invoqué par des journalistes du Financial Times et du New York Times afin de justifier le fait qu’ils qualifiaient la victoire électorale d’Ahmadinejad d’ « élections volées » n’a d’égal que le refus arbitraire et délibéré, par les médias, de reconnaître un sondage d’opinion publique effectué à l’échelle de tout l’Iran et de manière scientifiquement rigoureuse par deux experts états-uniens, trois semaines seulement avant le vote, qui montrait qu’Ahmadinejad avait une avance telle qu’il pouvait remporter plus du double des voix de son adversaire —c’est-à-dire une marge encore plus importante que celle de sa victoire électorale, le 12 juin—. Ce sondage montrait que chez les électeurs d’origine azérie, Ahmadinejad bénéficiait de deux fois plus de voix que Mousavi, ce qui démontrait à quel point les intérêts de classe incarnés par un candidat sont capables d’occulter l’identité ethnique de l’autre [1]. Le sondage a également démontré à quel point les questions de classe, en fonction des groupes d’âges, avaient plus d’influence sur la formation des préférences politiques des personnes interrogées que des considérations de « style de vie » de telle ou telle génération. Selon ce sondage, plus des deux-tiers des jeunes Iraniens étaient trop pauvres pour avoir accès à un ordinateur, et ceux ayant entre 18 et 24 ans « constituaient le bloc électoral le plus puissant en faveur d’Ahmadinejad, parmi toutes les autres catégories d’électeurs » [2]. Le seul groupe qui soutenait avec constance Mousavi était celui des étudiants d’université et des diplômés, des entrepreneurs et de la classe moyenne supérieure. Le « vote jeune », que les médias occidentaux nous encensent en nous le présentant comme « favorable aux réformistes », représentait une minorité nette, atteignant moins de 30 % des intentions de vote, mais originaires de milieux sociaux très privilégiés, très largement anglophones, bénéficiant d’une sorte de monopole dans les médias occidentaux. Leur présence envahissante dans les informations présentées en Occident a généré ce qui a pu être qualifié de « Syndrome de Téhéran-Nord », partie de la capitale où se trouve l’enclave de la classe supérieure friquée dont la plupart de ces étudiants sont les enfants. Ces bobos ont beau avoir la langue bien pendue, être tirés à quatre épingles et parler l’anglais d’Oxford, ils ont été totalement balayés, dans le secret des urnes.

De manière générale, Ahmadinejad a fait de très bons scores dans les provinces pétrolifères dotées d’industries chimiques. Cela peut être un reflet de l’opposition des travailleurs de la pétrochimie à un programme « réformiste », qui comportait des propositions de « privatisations » d’entreprises publiques. De la même manière, le président élu a eu de très bons résultats dans toutes les provinces frontalières, en raison de son insistance sur le renforcement de la sécurité nationale contre les menaces américaines et israéliennes, dans le cadre de l’escalade des attaques terroristes transfrontalières sponsorisées par les États-Unis, venant du Pakistan, et des incursions soutenus par Israël depuis le Kurdistan irakien, qui ont entraîné la mort de dizaines de citoyens iraniens. La sponsorisation et le financement massif des groupes responsables de ces attaques terroristes sont une politique officielle des États-Unis, héritée de l’administration Bush, mais que le Président Obama n’a nullement répudiée ; de fait, cette politique a connu une escalade durant les semaines ayant précédé les élections.

Ce que les commentateurs occidentaux et leurs protégés iraniens ont ignoré, c’est le puissant impact que les guerres et les occupations désastreuses des États-Unis en Irak et en Afghanistan ont eu sur l’opinion publique iranienne : la position extrêmement forte d’Ahmadinejad en matière de défense contrastait avec la posture de défense molle de la plupart des propagandistes de l’opposition, dans ces élections.

L’immense majorité des électeurs du président actuel ont probablement eu le sentiment que les intérêts de leur sécurité nationale, l’intégrité du pays et le système de sécurité sociale, en dépit de tous ses défauts et de ses excès, seraient mieux défendus et améliorés avec Ahmadinejad au pouvoir, qu’avec de jeunes technocrates des classes aisées, soutenus par l’Occident, qui placent leur style de vie égoïste boboïsé au-dessus des valeurs et de la solidarité partagées par le peuple iranien.

L’analyse démographique des électeurs met en évidence une réelle polarisation de classe, qui dresse des individus bénéficiant de hauts revenus, partisans du libre marché, capitalistes et individualistes, contre une classe laborieuse ayant de faibles revenus, fortement solidaires entre eux, partisans d’une « économie morale » dans laquelle l’usure et le profit sont strictement limités par des préceptes religieux. Les attaques ouvertes d’économistes oppositionnels contre les dépenses sociales du gouvernement, contre sa politique de crédit accessible et de très généreux subventionnement des produits alimentaires de première nécessité ne les ont pas vraiment fait apprécier par la majorité des Iraniens, qui bénéficient de ces programmes sociaux du gouvernement. L’État était considéré (par ceux-ci) comme le protecteur et le bienfaiteur des travailleurs pauvres contre le « marché », qui représentait à leurs yeux la richesse, le pouvoir, les privilèges et la corruption. Les attaques de l’opposition contre la politique étrangère « intransigeante » du régime et contre ses positions « lui aliénant » l’occident n’ont trouvé d’écho qu’auprès des seuls étudiants ultralibéraux et des affairistes de l’import-export. Aux yeux de l’immense majorité des Iraniens, la mobilisation et la menace d’escalade militaires du régime ont évité à l’Iran une attaque armée des Etats-Unis et/ou d’Israël.

L’ampleur du retard électoral de l’opposition devrait nous dire à quel point cette opposition est totalement coupée des préoccupations quotidiennes vitales de son propre peuple. Cela devrait rappeler à ses membres qu’en se rapprochant de l’opinion occidentale, ils ne font que s’éloigner d’autant de l’intérêt quotidien de ceux qui vivent moins bien que la classe moyenne et en-dehors des grilles du campus hyper-privilégié de l’Université de Téhéran pour leur sécurité, leur logement, leur boulot et les prix des produits alimentaires subventionnés qui leur rendent la vie tolérable.

La victoire électorale d’Ahmadinejad, vue sous une perspective historique comparative, ne saurait nous surprendre. Dans des contextes électoraux similaires, opposant des nationalistes-populistes à des libéraux pro-occidentaux, ce sont toujours les populistes qui l’ont emporté. Les exemples passés incluent Peron en Argentine et, plus récemment, Chavez au Venezuela, Evo Morales en Bolivie et même Lula da Silva au Brésil, qui, tous, ont fait preuve d’une capacité à s’assurer près de 60 % des voix, voire davantage encore, lors d’élections parfaitement libres et démocratiques. Les majorités d’électeurs, dans ces pays, préfèrent le bien-être social à la liberté débridée des marchés, ils préfèrent la sécurité nationale à l’alignement sur tel ou tel empire militaire.

Les conséquences de la victoire électorale d’Ahmadinejad peuvent désormais faire débat. Les États-Unis peuvent en conclure que le fait de continuer à soutenir une minorité, certes fort en voix, mais néanmoins battue à plate couture, ne présage rien de bon en matière d’obtention de concessions sur l’enrichissement d’uranium ou l’abandon, par l’Iran, de son soutien au Hezbollah et au Hamas. Une approche réaliste consisterait plutôt à ouvrir un débat extrêmement large avec l’Iran, et à reconnaître, comme l’a fait observer récemment le sénateur Kerry, que le fait d’enrichir de l’uranium ne saurait représenter une menace vitale pour qui que ce soit. Cette approche différerait du tout au tout d’avec celle des sionistes américains infiltrés dans le régime Obama, qui suivent leurs chefs, en Israël, qui poussent à une guerre préventive contre l’Iran, et recourent à l’argument ô combien spécieux selon lequel il n’y aurait pas de négociation possible avec un gouvernement « illégitime », à Téhéran, « illégitime », puisqu’il aurait « volé son élection » !..

Des événements récents indiquent que les dirigeants politiques en Europe, et même certains d’entre eux, à Washington, n’acceptent pas la version des mass médias sionistes, selon laquelle les élections en Iran auraient été « volées ». La Maison-Blanche n’a pas suspendu son offre de négociations avec le gouvernement nouvellement réélu, elle s’est plutôt focalisée sur la répression contre les protestataires oppositionnels (et non pas sur l’élection elle-même). De la même manière, les vingt-sept pays membres de l’Union européenne ont exprimé leur « sérieuse préoccupation au sujet de la violence en Iran », et ils ont appelé à ce que « les aspirations du peuple iranien soient satisfaites par des moyens pacifiques » et à ce que « la liberté d’expression soit respectée » [3]. A l’exception du président « français » Sarkozy, aucun leader européen n’a remis en cause le résultat des élections iraniennes.

Le joker, au lendemain de ces élections, c’est la réaction israélienne : Netanyahu a signalé à ses partisans sionistes aux États-Unis qu’ils devaient recourir au bobard de la « fraude électorale » afin d’exercer une pression maximale sur le régime Obama et de le contraindre à mettre un terme à tous ses projets de rencontrer le régime Ahmadinejad récemment confirmé par les suffrages populaires.

Paradoxalement, ce sont les commentateurs états-uniens (de gauche, de droite et du centre) qui ont gobé le bobard de la fraude électorale en Iran qui ont, par inadvertance, fourni à Netanyahu et à ses pantins états-uniens les arguments et les falsifications qu’ils diffusent abondamment : là où ils voient des guerres religieuses, nous voyons des luttes entre classes ; là où ils inventent une fraude électorale, nous constatons une tentative de déstabilisation impérialiste…



[1] Washington Post, 15 juin 2009

[2] Washington Post, 15 juin 2009

[3] Financial Times, 16 juin 2009, p. 4.

Traduction : Michel Charbonnier

30/05/2009

Les photos censurées montrent des prisonniers violés par des soldats US

Libertés Internets

28 mai 2009

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© The Alder
Scènes de tortures quotidiennes pratiquées en toute légalité dans les géôles étasuniennes

 

Seymour Hersh parle même de vidéos dans lesquelles on entend “le cri d’enfants violés et torturés devant leurs parents”…Et si tout cela vous paraît incroyable, si vous vous dites “Ce n’est pas possible, les Etats-unis ne font pas cela”, allez donc interroger un survivant de My Lai au Vietnam ou bien un paysan Salvadorien des années 1980…

[Gregor Seither - IES News Service - 27/05/2009]

(…) Antonio Taguba, l’officier de l’Armée U.S. qui a mêne l’enquête sur les actes de torture et de maltraitance commmis sur les prisonniers d’Abou Ghraib à Bagdad par des soldats U.S, a confirmé, dans un interview à la presse britannique, que parmi les photos saisies chez les geoliers tortionnaires, figurent en effet des images de soldats U.S. entrain de violer des prisonnières et de commetre des abus sexuels sur des prisonniers. Sur au moins une photo on pourrait voir un soldat U.S. entrain de violer une prisonnière irakienne et sur une autre, un soldat interprète entrain de sodomiser un prisonnier.

D’autres photos montrent les soldats entrain d’introduire des objets divers dans l’anus ou le vagin de prisonniers/ères, comme par exemple une matraque, des fils électriques ou encore un tube de néon. Une autre photo montrerait un géolier entrain d’arrcher les vètements d’une prisonnière, exposant sa poitrine.

Le Major General Taguba a précisé, dans son interview accordé au Daily Telegraph, que ces photos figuraient déjà dans son rapport de 2004 et qu’à l’époque il avait déjà signalé les nombreux témoignages de viols et d’abus sexuels commis par les soldats U.S. à Abou Ghraib.  L’Administration U.S. avait volontairement empéché la publication de ces photos.

Aujourd’hui encore, le nouveau président U.S. Barack Obama tente d’empécher la divulgation de ces 2 000 photos, affirmant qu’elles risquaient de provoquer la colère du monde arabe et donc mettre en danger les troupes U.S. à travers le monde. Les photos ne documentent pas seulement les abus et actes de torture commis à Abou Ghraib mais également des atrocités commises en Afghanistan et en Irak, de 2001 à nos jours.

Le Maj Gen Taguba, qui a demandé sa mise à la retraite de l’armée en 2007, a déclaré qu’il approuvait la décision d’Obama de ne pas publier ces photos :

“Ces images montrent des cas de torture, de viol et d’actes incroyablement indécents. Je ne vois pas l’utilité de les révélér au public à moins de les verser à un dossier légal. La seule conséquence d’une telle publication serait de mettre nos troupes en danger, les seuls défenseurs de notre politique étrangère, à un moment où nous avons le plus besoin d’eux.

Il n’est pas nécessaire de montrer ces images, leur seule description dans mon rapport est déjà suffisante pour se faire dresser les cheveux sur la tête. Vous pouvez me croire.”

En avril dernier, l’administration Obama avait déclaré qu’elle était prête à révéler ces photos, suite à un jugement en faveur de la American Civil Liberties Union (ACLU) qui en avait exigé la publication. Mais c’était sans compter avec le puissant lobby militaire à Washington qui a mené une campagne tenace pour faire disparaître ses photos en usant de l’argument de la “sécurité de nos troupes”.

Début mai, Barack Obama a donc fait volte face en déclarant : “A mon avis, l’unique conséquence directe de leur publication, sera d’enflamer l’opinion publique anti-Américaine et exposer nos troupes à un grand danger.”

21/03/2009

Nicolas Sarkozy a remporté le CIA Awards 2009 du meilleur acteur

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Nicolas Sarkozy a remporté le CIA Awards 2009 du meilleur acteur pour sa magnifique prestation dans la superproduction américaine "OTAN en emporte la France"

Tous les plus grands professionnels de la scène politique étaient là pour assister à son triomphe. On reconnaissait au premier rang, Messieurs Barroso, Jospin, Strauss-Kahn, Kouchner, Le Pen, Roccard, Bayrou, Cohn-Bendit, Balladur, Besancenot, Chirac, Fabius, De Villiers, Hollande, Dupon-Aignan, Giscard d'Estaing, Chevènement, et bien d’autres…

Pas peu fier et visiblement très ému, Nicolas Sarkozy a déclaré en recevant le trophée des mains de son agent (traitant) Frank Wisner Jr. :

"Je remercie tous les professionnels de la désinformation qui me font l'honneur de me distinguer aujourd'hui et je remercie tous mes Kollaborateurs et tous mes prédécesseurs de droite, de gauche, du centre et d'ailleurs.

Cette récompense est d'abord la leur car sans leur Kollaboration zélée et leur dévouement de chaque instant, jamais cette aventure n'aurait pu être menée à son terme…

Merci donc à cette grande famille du spectacle politique qui depuis plus de 50 ans a porté ce projet d'Europe, ou d'OTAN, c'est pareil (rires dans la salle), pour la plus grande gloire de notre maître à tous : Oncle Sam !

Je remercie aussi tout particulièrement mes amis souverainistes, côté cour comme côté jardin, qui ont remarquablement su se glisser dans la peau de leurs personnages et incarner, qui le rôle de gaullistes plus vrais que nature, qui le rôle du brave peuple de gauche, défenseur des valeurs républicaines !

Je sais que ça n'a pas été toujours facile pour eux, car c'était une interprétation tout en nuances, mais ils peuvent être fiers du travail accompli puisqu’au bout du compte, le public n'y a vu que du feu ! (applaudissements)

Je tiens aussi à remercier nos amis de la presse dont on ne rappellera jamais assez le rôle clé qu'ils jouent quotidiennement pour promouvoir notre cinéma.

Et je sais que ce n'est pas à des professionnels comme vous, mes chers amis, que je vais apprendre l'importance primordiale d'un bon plan média pour arriver à vendre un tel film au public !

Pour finir, je voudrais profiter de l'occasion pour faire passer un petit message personnel au Grand Charles, si tu nous regardes (rires) :
Je sais, avec l'équipe, nous avons un tantinet changé ton scénario, surtout la fin.

Mais c'était la volonté des producteurs et comme tu sais : business is business…

Tu ne peux pas imaginer comme je suis content, maintenant que le rideau est enfin tombé, de ne plus être obligé de courir régulièrement à Colombey m'incliner sur ta tombe pour la presse !

Sans rancune, Charles !" (hilarité dans la salle et standing ovation)

 

Article original : Tout Sauf Sarkozy

18/03/2009

Trois raisons pour lesquelles JFK a été assassiné



Len Hart
The Existentialist Cowboy
Mercredi 24 septembre 2008

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Tout comme l’Empire romain, les États-Unis sont, pour toujours, marqués par le meurtre. Dans nos vies, les meilleurs et les plus brillants sont exterminés devant nos yeux par la pratique lâche, invisible, indistincte du mal à l’état pur, et par la marque de de la plus vile ambition. Ceux qui ont bénéficié le plus du meurtre de JFK en sont très certainement coupables.

JFK a essayé d’ôter le pouvoir de la Fed (Réserve fédérale des États-Unis, NDLR), d'abolir l’allocation d‘épuisement du pétrole et de « briser la CIA en mille morceaux ». Aucun président depuis n’a osé agacer autant de gens puissants et impitoyables.  « Qui bono ? »  ( à qui profite le crime..? NDLR)



JFK a essayé d’ôter à la Réserve Fédérale son pouvoir de prêter de l’argent au gouvernement avec intérêts.

L’action aurait court-circuité la Fed en rendant au gouvernement le pouvoir et l’autorité d’émettre la monnaie. L’Ordre exécutif 11110 a donné au gouvernement la capacité de créer sa propre monnaie – supportée par l’argent [En tant que métal – NdT] ! Cela aurait pu mettre la Fed en faillite.

Contexte et notions de base en économie : pour payer ses factures, le gouvernement étasunien emprunte de l’argent à la Réserve Fédérale de New York. Les billets de la Réserve Fédérale ne sont soutenus par quoi que ce soit. Les « certificats d’argent » émis sous l’autorité de l’ordre de JFK auraient été soutenus par l’argent métal détenu par le gouvernement. S’il y en avait eu suffisamment en circulation, le gouvernement n’aurait plus emprunté à la Fed pour payer ses obligations. Il l’aurait fait avec des « certificats d’argent » émis par le gouvernement lui-même.

Comme toute marchandise, les billets de la Réserve Fédérale sont sujets aux lois de l’offre et la demande. La demande pour les billets de la Réserve Fédérale aurait pu s’effondrer. La Fed elle-même aurait pu être poussée à la faillite.

L’Ordre exécutif 11110 aurait pu empêcher la dette nationale d’atteindre son niveau actuel. Il aurait rendu  au gouvernement la possibilité de rembourser sa dette, sans avoir à emprunter des « billets » sans valeur à la Fed et avoir à les rembourser plus tard avec intérêts.

L’Ordre exécutif '11110 n’a jamais été abrogé. On se demande pourquoi aucun autre président n’a jamais pris la peine de l’utiliser. Se pourrait-il que cela ait un rapport avec le fait que l’ordre de JFK l’ait rendu très, très impopulaire dans tout l’establishment bancaire ? En fait, JFK a été brutalement assassiné à Dallas juste cinq mois après avoir émis cet ordre. Les certificats d’argent ne furent plus émis. L’argent facile pour la Fed était resté intact.

L’ « arrangement » préféré de la Fed lui permet de créer littéralement l’argent qu’elle prête au gouvernement avec intérêts.

Les propriétaires privés de la Réserve Fédérale n’ont pas un milliard de dollars à prêter au gouvernement, ni n’en ont besoin. Tout ce qu’ils font c’est de le créer, via une écriture comptable, et émettre un chèque à l’ordre du gouvernement étasunien comme un prêt en échange d’obligations étasuniennes. Le gouvernement étasunien a son compte bancaire à la banque de la Réserve Fédérale, il est donc très facile d’encaisser ce chèque  (FDRS)

C’est un arrangement, sinon une escroquerie. Il est évident qu'aucun argent réel n’est échangé. On ne voit jamais les agents du gouvernement sortir des bureaux de la Fed – entourés de gardes armés – transportant des pièces en métal précieux, ou, bien sûr, quelque chose de valeur. La Fed crée une écriture dans ses livres ! Le gouvernement crée une écriture dans ses livres ! Et vous pensiez que deviez travailler dur pour gagner de l’argent !

« Si le peuple américain permet un jour aux banques privées de contrôler l’émission de la monnaie, d’abord par inflation, puis par déflation, les banques et les corporations qui croîtraient autour d’elles déposséderaient le peuple de toute propriété jusqu’à ce que leurs enfants se réveillent sans logis, sur le continent que leurs pères ont conquis. » (Thomas Jefferson) .



JFK a menacé d’abroger l’allocation d’épuisement du pétrole !



Il a toujours été question de  « prix du pétrole » à la base et des profits qui s’accumulent chez  « les grandes entreprises pétrolières » ! Ayant grandi au Texas, je peux attester de l’histoire suivante, très courte et révélatrice :

« Ross Sterling, l’ancien propriétaire de « Humble Oil », fut élu gouverneur du Texas et prit le poste le 20 janvier 1931. La Commission des Chemins de fer du Texas, sous le contrôle des grands producteurs de pétrole, essayèrent de limiter la production de pétrole (prorationing) dans les nouveaux terrains de l’Est du Texas. Le 31 juillet 1931, la Cour fédérale soutenue par un groupe de producteurs de pétrole indépendants décida que la Commission des chemins de fer du Texas n’avait pas le droit d’imposer un prorationing (obligation de production, NDLR).

Les grandes compagnies de pétrole comme la Humble Oil étaient en faveur du prorationing et Sterling subit de  fortes pressions pour intervenir. Le 16 août 1931, Sterling déclara la loi martiale dans les comtés de Rusk, Upshur, Gregg et Smith. Dans sa proclamation, Sterling déclara que « les producteurs de pétrole indépendants dans ces comtés étaient dans un état d’insurrection » et que « l’exploitation imprudente et illégale du pétrole devait être arrêtée jusqu’à un temps où les dites ressources pourraient être proprement conservées et développées sous la protection des autorités civiles. »

Sterling ordonna ensuite au commandant de la Garde Nationale, Jacob F. Wolters, de fermer sans délai chaque puits de pétrole et/ou puits de gaz naturel. » Wolters qui était le lobbyiste en chef de plusieurs compagnies de pétrole majeures au Texas, fut immédiatement d’accord avec cette décision. Wolters utilisa plus d’un millier de soldats pour s’assurer que les puits de pétrole dans l’Est du Texas cessent la production. La Commission des Chemins de fer du Texas avait maintenant sous contrôle ferme les champs de pétrole les plus prolifiques au monde. Elle contrôlait maintenant la fourniture du pétrole aux États-Unis. Et  résultat, le prix du pétrole commença à croître. (L’industrie pétrolière texane et l’assassinat de JFK)

Humble devint plus tard « Exxon ». Il ne s’agit pas seulement de prix mais de profits. Exxon se garantissait littéralement des profits énormes grâce à un tour de passe-passe comptable : « l’allocation d’épuisement du pétrole » est comme une dépréciation, mais de plus  c'est un concept abstrait. La dépréciation est souvent visible. Les machines s’usent, la perte d’utilité est réelle. D’un point de vue comptable, « l’allocation d’épuisement du pétrole » est juste un remboursement énorme, littéralement un paiement pour du pétrole que vous NE TROUVEREZ PAS PLUS TARD ! Maintenant – comment aimeriez-vous être payé MAINTENANT pour l’argent que vous NE GAGNEREZ PAS PLUS TARD quand l’affaire que vous avez MAINTENANT n’est plus profitable ?

Bonne affaire, peut-être la meilleure de toutes les bonnes affaires réalisées par la Fed. Je ne vois pas d’autre industrie qui ait réussi aussi efficacement à ébranler le gouvernement. Je peux penser à quelque affaire dans lesquelles vous êtes payés en avance de l’argent que vous ne gagnerez pas dans l’avenir.

En 1962, JFK scella son destin. Il décida de prendre en main l’industrie du pétrole du Texas. Il persuada le Congrès de « supprimer la distinction entre les profits rapatriés et les profits réinvestis à l’étranger ». La loi s’appliqua à toutes les industries mais sembla ne pas affecter l’industrie du pétrole. Les grands pontes du pétrole du Texas observèrent la chute de moitié (soit de 30 à 15 %) des profits des investissements étrangers.

En tant que président, Lyndon B. Johnson, abandonna les plans pour abolir la vache sacrée de l’industrie du pétrole, la vache qu’elle trayait régulièrement. L’allocation d’épuisement du pétrole ne fut abrogée qu’à la présidence de Jimmy Carter qui est toujours injurié au Texas. On ne soupçonnerait jamais que Carter fait partie des MEILLEURS présidents en termes de performance économique. Sur ce point, Carter fait partie des chanceux ; ce n’est que son « passé historique » qui a été assassiné.



JFK a menacé de « briser la CIA en mille morceaux »

Nous savons que la CIA avait comploté avec des « exilés cubains » en Floride pour aider à l’invasion de Cuba. Les deux entités agissaient sans l’autorisation du gouvernement, sans déclaration de guerre du Congrès qui seul a le pouvoir de déclarer la guerre – du moins c’est ce que dit ce  « fichu morceau de papier », la constitution des États-Unis.

De toute évidence, à cause de Cuba, la CIA était plus motivée à assassiner JFK que l’était Lee Harvey Oswald. La CIA voyait Kennedy comme une menace pour la « sécurité nationale » et, du point de vue CIA/exilés cubains, il le prouva lorsqu' il refusa d’ordonner un soutien aérien pendant l’invasion de la Baie des Cochons. L’axe CIA/exilés cubains ne pardonna jamais à JFK cet « acte de trahison ».

C’est à ce moment de notre histoire que le nom de George Bush apparaît. C’était en 1959 – l’année où Fidel Castro prit le pouvoir à Cuba – que George Bush mit sur pied « Zapata Offshore » au sein d' un siège social à Houston.

« George doit avoir été un fréquent visiteur de la Nouvelle Orléans. A cause de sa propriété familiale sur Jupiter Island, il aurait aussi été un fréquent visiteur de la région de Hobe Sound. Et puis, il y avait les opérations de forage de Zapata Offshore dans le détroit de Floride. Sur toutes ces activités, les documents biographiques officiels et les rapports annuels de Zapata Offshore sont extrêmement obscurs.

….

Selon Joseph McBride de The Nation, « une source, qui a des liens étroits avec la communauté du renseignement, confirme que Bush commença à travailler pour l’agence en 1960 ou 1961, utilisant son entreprises pétrolière comme couverture pour des activités clandestines. » Au moment de l’assassinat de Kennedy, nous avons un document officiel du FBI qui fait référence à « M. George Bush de la Central Intelligence Agency, » et malgré des démentis officiels, il y a toutes les raisons de penser qu’il s’agit bien de l’homme de la Maison Blanche. Le mystère de George Bush en tant que possible agent secret s’articule sur quatre points, dont chacun représente un des grands scandales politiques et d’espionnage de l’histoire étasunienne d’après-guerre. Ces quatre points cardinaux sont :

1.    L’invasion avortée de Cuba à la Baie des Cochons, lancée les 16-17 avril 1961, préparée avec l’aide de la « Station de Miami » de la CIA (connue aussi sous le nom de code JM/WAVE). Après l’échec des débarquements amphibies de la Brigade 2506, Miami station sous le leadership de Theodore Shackley, devint le centre de l’Opération Mongoose, une série d’opérations secrètes dirigées contre Castro, Cuba, et peut-être d’autres cibles.
2.    L’assassinat du président John F. Kennedy à Dallas le 22 novembre 1963 et la dissimulation des vrais responsables de ce crime.
3.    Le scandale du Watergate, commençant avec une visite en avril 1971 à Miami en Floride de E. Howard Hunt au dixième anniversaire de l’invasion de la Baie des Cochons pour recruter des agents pour l’Unité des Investigations Spéciales de la Maison Blanche (les « plombiers » et plus tard les cambrioleurs du Watergate) parmi des vétérans cubains/américains de la baie des Cochons.
4.    L’affaire Iran-Contra, qui devint un scandale public au cours des mois d’octobre-novembre 1986, dont plusieurs des figures centrales, comme Felix Rodriguez, étaient aussi des vétérans de la Baie des Cochons.

Le rôle de George Bush dans l'affaire du Watergate et le complexe surprise/Iran-Contra d’octobre sera traité en détail plus loin dans ce livre. Pour l’instant, il est plus important de voir que trente ans d’opérations secrètes, à beaucoup de points de vue, forment un seul ensemble continu. C’est particulièrement vrai pour les dramatis personae . Georgie Anne Geyer désigne l’évidence dans un récent livre : « …un cadre cubain tout nouveau apparaît maintenant de la Baie des Cochons. »

Les noms Howard Hunt, Bernard Barker, Rolando Martinez, Felix Rodriguez et Eugenio Martinez vont apparaître au cours du quart de siècle suivant, souvent de manière décisive, à maintes reprises dans les plus dangereuses crises de politique étrangère de l’Amérique.

Il y eut des missions par avion de Cubains pour la CIA au Congo et même pour des Portugais en Afrique ;
1.    Des Cubains étaient les cambrioleurs du Watergate ; des Cubains ont joué un rôle clé au Nicaragua, dans l’Irangate, dans l’action américaine dans le Golfe Persique.
2.    Felix Rodriguez nous dit qu’il a été infiltré à Cuba avec les autres membres de la « Grey Team » en conjonction avec les débarquements de la Baie des Cochons, c’est le même homme que nous retrouverons diriger les fournitures contra en Amérique Centrale durant les années 1980, travaillant sous la supervision directe de Don Gregg et George Bush.
3.     Théodore Shackley, le chef de station JM/WAVE, apparaîtra plus tard dans la campagne présidentielle de Bush en 1979-80.



Le document du FBI identifiant George Bush comme agent de la CIA en novembre 1963 a été d’abord publié par Joseph McBride dans The Nation en juillet 1988, juste avant que Bush ne reçoive la nomination républicaine pour la présidence. La source de McBride a observé : « Je sais que [Bush] a été impliqué dans les Caraïbes. Je sais qu’il a été impliqué dans la suppression de d’éléments après l’assassinat de Kennedy. Il y avait une très nette inquiétude du fait que des groupes cubains allaient attaquer Castro et essaient de faire accuser la CIA. »
(Webster G. Tarpley & Anton Chaitkin, George Bush : The Unauthorized Biography – chapitre VIII-b – La Baie des Cochons et l’assassinat de Kennedy.)


J’ai récemment cité le résumé d’Albert Speer du Troisième Reich, qu’il a servi admirablement pendant si longtemps, avec la meilleure architecture fasciste dont le Mark pouvait rêver ! Speer a résumé le Troisième Reich. Il a dit qu’il avait été bâti sur des platitudes creuses, sans significations. La même chose peut être dite du Parti Républicain en Amérique :

« Le discours inaugural de George Bush du 21 janvier 1989 fut globalement un oratoire éminemment fade et oubliable. Le discours fut pour sa plus grande part un rabâchage de sa campagne électorale, avec les références rituelles à « un millier de points de lumière » et la promesse creuse quand il parla de l’inondation de drogue qu'il aurait combattue durant la plus grande partie de la décennie…

La performance de Bush durant la crise de Panama fut particulièrement sinistre à cause du déséquilibre mental clairement émergeant du président. Plusieurs crises durant les conférences de presse de Noriega avaient semblé être d’authentiques coups de sang publics. Les obsessions racistes et sexuelles atteignaient la masse critique dans le subconscient de Bush. Ces grossièretés n’ont pas reçu l’attention qu’elles auraient méritée de la part des journalistes, des commentateurs de la télévision et des experts, qui préféraient plutôt les ignorer soigneusement.

Ce fut durant ces journées déclinantes de 1989 que la désintégration mentale de Bush devint certaine, annonçant les plus grandes colères à venir. »


Chapitre XXIII, La fin de l’histoire

Comment nous rappellerons-nous la « présidence » depuis le meurtre de JFK ? Je me rappellerai ces années pour ce qui n’a pas été accompli parce que JFK a été assassiné – les rêves qui sont toujours inaccomplis, les espoirs qui ont été déçus ! Je me rappellerai une domination du Parti Républicain distinguée par sa célébration de la médiocrité. Je me rappellerai un Parti Républicain qui a récompensé la malhonnêteté et transformé le mal en banalité. Il a fallu une horrible guerre et des millions de mort pour écraser le Troisième Reich ! Que faudra-t-il pour écraser la souveraineté oppressive du Parti Républicain de cinquante années ? S’il vous plait dites-le moi ! Nous avons du pain sur la planche.


Traduction : Henri R. pour Futur Quantique



Toute l’affaire de la Baie des Cochons

 

07/03/2009

Le Mossad impliqué dans un complot contre la Turquie

Par Wayne Madsen : 15.01.2009

De récentes révélations, (Déjà rapportées par WMR), font état du fait que le Mossad israélien et les syndicats criminels de la « Chabad House » qui préparaient une opération, ont été était les cibles d’une attaque de rétorsion par une équipe Musulmane à Mumbai.

Ceci laisse à penser que le Mossad a de nouveau été impliqué dans le montage d’une opération criminelle, cette fois en Turquie.

Ce qui rend exemplaire ce dernier exemple de l’échec du service secret d’Israël dans une de ses activités criminelles et d’Organisations criminelles encore plus dangereuses, c’est que cette fois-ci c’est la Turquie qui est visée. Cette Turquie qui, à la différence d’Israël, est une alliée de L’OTAN, des Etats-Unis, et avec laquelle les Etats-Unis sont liés suivant le traité de protection des alliés de L’OTAN contre toute agression par des états non membres, dont Israël fait partie.

Les médias Turcs et d’autres médias du Moyen-Orient annoncent que le Mossad a été cité comme étant en rapport avec un criminel Turc de Droite et son équipe d’espions, connu comme Ergenekon ; lequel est accusé de vouloir renverser le « Justice and Development (AKP) Party », démocratiquement élu en Turquie, le parti du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et du Président Abdullah Gul. Plusieurs articles citent un rabbin Turc, Tuncay Guney, c’est-à-dire Daniel T. Guney et Daniel Levi dont le nom de code serait « Ipek » ou « Silk, » comme ayant servi d’agent double pour le « Turkish National Intelligence Organization » (MIT) infiltrés par des éléments du puissant groupe Ergenekon, un «état dans l’état ».

Guney avait été arrêté par les autorités Turques en 2001 pour la distribution de fausses cartes grises et de fausses plaques d’immatriculation pour des voitures de luxe. Un document récemment découvert par la presse Turque a révélé que Guney avait aussi infiltré une unité de renseignements de la police, le « JITEM », tout en travaillant avec Ergenekon pour déstabiliser la Turquie.

Guney fut exfiltré aux Etats-Unis ou il est maintenant à la tête du « B’nai Yaakov », la Synagogue et le Foyer municipal de Toronto, au Canada. Guney a nié être un agent d’Israël, de la Turquie ou des Etats-Unis mais le MIT a authentifié un document identifiant Guney comme un agent du MIT.

Le quotidien Turc « Hurriyethas » a publié que Guney avait servi dans l’ »Unité de Contre-terrorisme du MIT » (CTU) et dans l’unité du « MIT » qui surveille l’Iran. Hurriyet a aussi annoncé que Guney avait développé un contact au Consulat iranien à Istanbul avec Muhsin Karger, le Sous-secrétaire aux Affaires politiques du Consulat.

Guney a aussi prétendu être journaliste et a aussi allégué être membre du PKK. Silvyo Ovaydo, le leader de la communauté Turque Juive, a dénonçé Guney comme étant un faux rabbin et a dit qu’il n’était même pas enregistré comme rabbin au « B’nai Yaakov » la synagogue de Toronto. On dit que Guney a par ailleurs travaillé pour des organisations médiatiques Islamistes en Turquie, mais s’est soudainement converti au Judaïsme et est devenu " rabbin instantané" à Toronto.

Au coeur de l’histoire d’Ergenekon se trouve le Mossad et ses tentatives annoncées de transformer la Turquie en un autre Liban, ou en Cisjordanie /Gaza. En un pays détruit par les luttes interne et une guerre constante qui amènerait au pouvoir une dictature militaire de droite. Lors du procès d’un des meurtriers accusé du meurtre du Journaliste arméno-turc Hrant Dink, l’avocat d’un des meurtriers a demandé à un autre accusé, Erhan Tuncel, (comme Guney un ancien informateur occasionnel de la police), s’il avait une petite amie israélienne. Tuncel a refusé de répondre à la question, dénonçant une atteinte à sa vie privée.

Cependant, il était clair que ce que l’avocat voulait faire ressortir était le rapport avec le Mossad du meurtre commis par Dink ; un meurtre qui a été monté en épingle par les nationalistes Turcs anti-arméniens, par les trusts israélien, et lourdement souligné par les médias occidentaux sous influence du Lobby.

Quand 89 suspects ont été cités dans un acte d’accusation de 2 455 pages par la Cour criminelle d’Istanbul en juillet dernier, de nombreux officiers militaires Turcs furent mis à la retraite, et le réseau de néo-conservateur, particulièrement à Washington, qui est leur citadelle principale, avec Jérusalem et Londres, a commencé à tenter de refroidir l’affaire. Le terme "Théorie de la Conspiration" a été mis en avant autour des charges de l’acte d’accusation qui déclarait qu’Ergenekon avait joué un rôle essentiel dans la formation de plusieurs groupes terroristes Turcs pour perturber la politique du pays ; infiltrant y compris le Parti Ouvrier du Kurdistan illégal (PKK), le Hizbollah Turc, le Parti du Front marxiste - léniniste Populaire de Libération (dhkp-c) et le peu connu « Islamic Great East Raiders Front » (ibda-c). La fondation néoconservatrice « Jamestown » à Washington a alors déclaré les liaisons de l’acte d’accusation entre des éléments militaires Turcs et les terroristes radicaux comme une « Théorie de la Conspiration ».

Les organisations comme « Jamestown » n’avaient pas d’autre choix. S’il était prouvé, aussi en Turquie, que divers groupes terroristes comme « Al-Qaeda » les « Deccan Mujaheddin », et d’autres n’existent que grâce à l’aide financière et à l’appui des Américains, des Israéliens et d’autres structures des Services secrets militaires Occidentaux, les groupes comme « Jamestown » perdraient leurs raisons de vivre, c’est-à-dire mener leur propagande et recevoir les financement pour renforcer les terroriste croque-mitaines, les réels "Emmanuel Godsteins," vivants.

On annonce que Guney est le 86ème suspect dans l’acte d’accusation d’Ergenekon. On pense que Guney a révélé des information cruciales détaillée sur l’existence d’Ergenekon pour éviter d’être accusé de ce cas.

L’engagement de l’aile de l’Extrême droite militaire turque et des fonctionnaires du Renseignement et réseaux de crime organisés turcs, avec le Mossad et, probablement, les agents de la C.I.A. agissant de concert avec « Fethullah Gulen » un centres de Madrassa Turco-Islamique charismatique soupçonné d’être financé par la C.I.A. dans des activités parallèle Pan-Turco/Eurasiennes (Style : George Soros) pour servir les buts d’Ergenekon, est semblable au scénario maintenant découvert en Inde où le groupe peu connu appelé « Deccan Mujaheddin » avait été créé comme une opération false-flag par la Droite militaire indienne et les officiers de renseignement, allié avec le Mossad et les agents de C.I.A., pour semer la discorde en Inde et porter le « Bharatiya Janata Party-Shiv Sena Hindu » au Gouvernement.

Gulen possède quelques médias et des intérêts en Turquie et dirige des centres islamiques partout en Asie centrale, et même en Russie.

Dans les sondages, un tiers du public turc pense qu’ « Islamist Nurcu », la secte du leader charismatique Grand Hodja Fethullah Gulen, qui vit en Pennsylvanie, fait partie d’un mouvement qui tente de prendre le contrôle de l’état Turc, et un peu plus d’un tiers pense que Gulen est financé par « des intérêts internationaux ». Après qu’il ait été acquitté en Turquie pour sa tentative de renverser l’état laïc avec son organisation religieuse, Gulen s’est d’abord vu refuser une Carte Permanente de Résident ou "Carte Verte" par les Etats-Unis par la « U.S. Distrrict Court for the Eastern District of Pennsylvania ». Mais une Cour d’appel a accordé une Carte Verte à Gulen. En octobre de cette année, une Cour fédérale d’appel a découvert que les Services de l’immigration américains avaient incorrectement rejeté la demande de Gulen pour une « Carte Verte ». La cour d’appel décidé que Gulen était « un étranger de capacité extraordinaire », une décision qui lui a valu le statut de résident. Les observateurs soupçonnent que la C.I.A. est intervenue auprès de la cour pour la défense de Gulen. L’appui secret de Gulen pour l’ « AKP » peut être une police d’assurances par la C.I.A. pour entretenir un rapport proche avec le la « Tendance islamiste gouvernementale » de l’ « AKP » d’Ankara. L’administration de Bush, après sept ans de tentatives d’expulser Gulen en Turquie, a soudainement laissé tomber son opposition avec son statut de résidence permanent.

Le « Public Prosecutor in the U.S. Citizenship and Immigration Service », (USCIS), qui a plaidé le cas contre le statut de résident permanent de Gulen est persuadé, à travers des documents classifiés, que le mouvement de Gulen a été financièrement soutenu par l’Arabie Saoudite, l’Iran, le gouvernement Turc et la CIA. La déposition a démontré que quelques hommes d’affaires d’Ankara ont faits don jusqu’à 70 % de leur revenus au mouvement de Gulen.

Si les opérations de Gulen sont financées par la C.I.A. cela signifie que « l’Agence » peut être liée avec Ergenekon. Avec les Etats-Unis qui sont liés par un Traité de Défense Mutuel avec le gouvernement officiel de la Turquie cela met la C.I.A. potentiellement en violation de la Loi américaine. Et les connexions d’Israël avec Ergenekon sont en contradiction avec le faitque les Etats-Unis ont le devoir selon le traité de protéger son allié la Turquie d’une agression israélienne secrète ou manifeste.

Version française : blog "Illusions de mouvements"

Article original : Wayne Madsen

24/12/2008

Relier les points : guerre de terreur et sionisme mènent la danse

SOTT.net
Lundi 1er décembre 2008 14:21 UTC

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© Cassiopaea.org
Peintures murales de l'aéroport de Denver

Alors que le monde tombe sous le charme du prétendu changement porté par Obama, les sionistes s'infiltrent dans son équipe et saisissent l'opportunité d'assiéger Gaza. Avec un timing étonnamment parfait, l'Inde connaît son propre 11septembre tandis que les doigts pointent vers le Pakistan.

Il faut s'attendre à ce que le sang coule toujours plus alors que les symptômes de conflits armés et les prévisions d'attaques terroristes catastrophiques ne cessent de se manifester.

Pendant ce temps, Mère Nature prend bonne note de la folie humaine et couvre le monde d'un souffle froid. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas: l'activité cosmique répond à coup de boules de feu et autres mystères.

Le 11 septembre indien: Les terroristes jusque là inconnus ont encore frappé

Un nouvel épisode bizarre de folie et de haine débridées vient d'avoir lieu, cette fois-ci à Bombay.

D'après la version officielle, un groupe composé de seulement 10 terroristes entraînés et armés jusqu'aux dents de fusils d'assaut, de grenades et d'explosifs de type plastic ont débarqué de leurs embarcations à Bombay, tué au hasard plus de 200 personnes dans les rues et hauts-lieux touristiques, capturé des otages dans deux hôtels de luxe, un hôpital, une gare et un centre communautaire juif, et réussi à tenir tête aux escadrons d'élites indiens pendant plus de trois jours. Ah, au fait, on nous a d'abord raconté que ces individus appartenaient à l'un des ces mystérieux groupes terroristes «jusqu'alors inconnus» (souvenez-vous du récent attentat de l'hôtel Marriott à Islamabad), celui-ci répondant au nom de «Moudjahidins du Deccan». Il nous faut supposer qu'ils ont juste eu «de la chance ».

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© Lorenzo Tugnoli /AFP/Getty Images

Un incendie embrase le dernier étage de l'hôtel Taj Mahal.

Il se trouve également que les terroristes étaient équipés de Blackberrys qu'ils utilisaient pour se connecter à Internet et suivre les mouvements de la police et la réaction générale à leurs attaques. Peut-être sommes-nous censés croire que cette «mortelle» capacité à surfer sur Internet leur a permis de connaître les mouvements du chef de la police anti-terroriste indienne Heman Karkare, et de l'éliminer.

Sommes-nous les seuls à croire que cette histoire ne tient pas debout?

De plus, les terroristes étaient excessivement calmes. Selon les témoins: «leur témérité était incroyable»

«Pendant qu'un individu rechargeait son arme, les autres continuaient à tirer. Ils semblaient calmes et sereins. Ils ne se hâtaient pas le moins du monde. Ils ne semblaient pas du tout effrayés.» [...]

D'après des témoins locaux, l'orgie meurtrière de Bombay débuta [au café Léopold]. Trois hommes sont entrés dans le café, ont bu des bières, payé leur addition et sont sortis. Puis ils ont sorti des armes de leurs sacs et ont commencé à tirer.

Gaffar Abdul Amir, un touriste iraqien originaire de Bagdad, déclare avoir vu au moins deux hommes ouvrir le feu à l'extérieur du café Léopold

Il rejoignait avec un ami son hôtel situé sur le bord de mer lorsqu'il a vu deux hommes, portant des sacs et brandissant des AK-47, qui marchaient devant eux en tirant des coups de feu.

«Ils ne ressemblaient pas à des Indiens, ils avaient l'air étrangers. Je pense que l'un d'entre eux était blond. L'autre était coiffé comme un punk. Ils étaient bien habillés» déclare M. Amir.

Ouep ! L'apprenti terroriste islamique de base, en somme : punk, blond, buveur de bière et tireur d'élite flegmatique ! Ajoutez à cela cette observation intéressante faite par Ahmed Quraishi au sujet de la photo du terroriste prise à la gare. Selon Quraishi, l'homme armé «porte un bracelet orange qui est très répandu parmi les Hindous pratiquants... Ce bracelet est sacré aux yeux des Hindous fondamentalistes qui croient que son port est signe de dévotion et apporte la bonne fortune.»

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© Inconnu

D'après la version officielle, l'homme photographié à la gare de Bombay, fusil d'assaut et grenades à la main, serait Azam Amir Kasab, âgé de 21 ans - il serait le seul terroriste à avoir survécu.

Nous découvrons dans le Guardian comment la version de l'histoire officielle s'est formée:

«Les tensions entre l'Inde et le Pakistan se sont accrues la nuit dernière après qu'on a déclaré que le seul terroriste à avoir survécu aux trois jours de combat meurtriers de Bombay était originaire du Pakistan, et que les 9 autres militants islamiques étaient originaires de ce pays ou y avaient suivi un entraînement.»

Attendez un instant! Juste la veille, les journaux britanniques déclaraient que sept des terroristes étaient des citoyens de la Couronne - originaires de Leeds, Hartlepool et Bradford. Ils mentionnaient également que «deux Britanniques avaient été capturés ainsi que 8 autres terroristes après que des commandosindiens eurent pris d'assaut deux hôtels et un centre communautaire juif afin de libérer des otages». Cela fait un total de dix terroristes arrêtés. Mais nous n'avons désormais qu'un seul survivant, dénommé soit Azam Amir Kasab soit Mohammed Ajmal Qasam, et dont, coïncidence, la photo a fait la Une de tous les journaux, et qui, malgré son fanatisme et sa volonté de participer à une mission suicide, a décidé de trahir sa prétendue cause en chargeant le Pakistan!

[...]

La colère populaire est en train de monter à la suite d'allégations impliquant le Pakistan dans ces attaques. Ces allégations é incluent:

- La déclaration de Kasab selon laquelle les militants ont été entraînés dans deux camps gérés par Lashkar-e-Taiba, au Pakistan

- Les allégations selon lesquelles les téléphones retrouvés dans un bateau de pêche suspecté d'avoir transporté les terroristes jusqu'à Bombay avaient été utilisés pour appeler le Pakistan. Ce qui n'est pas sans rappeler le coup du «passeport flambant neuf» retrouvé au milieu des ruines des tours jumelles.

- La déclaration de Sri Prakash Jaiswal, ministre de l'Intérieur indien, selon laquelle, «à ce jour, l'enquête a révélé l'implication de groupes basés au Pakistan dans les attentats de Bombay.»

En réponse à l'affirmation selon laquelle les terroristes étaient soit d'origine pakistanaise soit entraînés dans ce pays, un responsable pakistanais a déclaré que des troupes seraient envoyées à la frontière si les tensions continuaient à monter...

... une confrontation entre l'Inde et le Pakistan étant probablement l'objectif fondamental de cette opération. Remarquez la référence à Lashkar-e-Taiba, groupe qui selon le Times avait des liens avec l'ISI, l'agence de renseignements inter-armées pakistanaise. Ce que le Times omet de mentionner, c'est que l'ISI a également de forts liens avec la CIA et les services secrets britanniques. En fait, l'ISI est essentiellement la branche sud-asiatique de la CIA et du MI6. [Ndt: Je crois qu'il y a une petite coquille dans le texte original qui parle d'Asie du Sud-Est alors que le Pakistan se trouve en Asie du Sud] Par conséquent, si l'ISI a été impliquée dans les attentats de Bombay, vous pouvez être sûr qu'elle a reçu ses ordres de Washington et de Londres. Mais quand le but de la propagande est d'accuser le Pakistan, de tels détails n'ont guère d'importance.

Toutefois, malgré les déclarations initiales, il est devenu de plus en plus clair qu'aucun fondamentaliste basé au Royaume-Uni n'était impliqué. Les forces de police britanniques ont démenti toute enquête locale, et Gordon Brown a déclaré qu'il n'y avait pas de «preuve» démontrant un quelconque lien entre ces terroristes et le Royaume-Uni.

Bien sûr qu'il n'y aura pas de «preuve» contredisant la version des faits destinée au public. Etant donné : les incohérences dans le récit déjà incroyable de ces attaques ; le fait que le Pakistan et les musulmans en général n'avaient rien à gagner et tout à perdre dans une telle opération ; et le timing parfaitement synchrone avec le siège de Gaza par Israël - ce qui a ainsi détourné l'attention de la planète - nous vous demanderons de nous excuser si, une fois encore, nous soupçonnons une opération faux drapeau.

Ces attentats ont pu être menés soit par des unités d'élite soutenues par un gouvernement et disposant d'une porte de sortie sécurisée au milieu de la confusion (par exemple, en capitulant tout en sachant qu'elles seraient ensuite gentiment libérées), soit par des individus sous le joug d'une manipulation mentale les poussant à agir au mépris de leur propre vie, soit par une combinaison des deux .

Il est important de comprendre que lorsque nous parlons de manipulation mentale, nous ne disons rien de plus extraordinaire que ce que les médias vous disent déjà. Même si vous croyez à la version officielle, vous devez accepter que quiconque ayant capacité à abattre au hasard autant de victimes que possibles au cours d'une mission suicide a subi un lavage de cerveau afin de commettre des actes allant à l'encontre de sa raison, de sa morale, de sa nature et de son bon sens. Que la manipulation mentale soit induite par un endoctrinement social, un conditionnement pavlovien ou une autre technique inconnue du public, le fait est que les gens peuvent être amenés à croire et à faire des choses contraires à leur tendance naturelle. Par conséquent, en réalité, le comment n'est pas vraiment le problème, ce qui compte est le pourquoi. Comme toujours, pour comprendre les raisons, nous devons nous poser cette question: cui bono? (À qui profite le crime?)

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© Inconnu

Détail des peintures murales de l'aéroport de Denver

Pour répondre à cette question, une connaissance du contexte est nécessaire. Comme nous l'avons expliqué dans notre parution de septembre, Pervez Musharraf, l'ex-président pakistanais - un supporter inconditionnel des États-Unis - a récemment démissionné, pour être remplacé par Asif Ali Zardari, qui a décidé de défendre les droits de son pays et de s'opposer aux incursions de l'armée étasunienne sur son territoire. Cette prise de position a probablement eu pour résultat l'explosion de l'hôtel Marriott d'Islamabad la nuit où Zardari envisageait d'y dîner avec tous ses ministres. Néanmoins, Zardari a continué à s'opposer aux dictats de Washington, et les États-Unis ont répondu en faisant du Pakistan la cible de sa rhétorique et de ses drones missiles. Ainsi, le duo services secrets/militaires étasuniens dispose-t-il d'une bonne raison pour initier une attaque terroriste et en accuser le Pakistan - tout en gardant à l'esprit que les services secrets pakistanais, l'ISI, sont sans doute plus loyaux vis-à-vis de la CIA que de Zardari.

Les services secrets israéliens constituent le deuxième (et habituel) suspect. Le Pakistan faisant désormais partie des rebelles s'opposant à l'axe du mal, il devient une cible, en tant qu'État musulman doté de l'arme nucléaire. Suivant le raisonnement selon lequel l'ennemi de mon ennemi est mon ami, il se peut que les services secrets israéliens «soutiennent» des représentants de l'extrême droite au sein de l'establishment indien, et les aident à entraîner leur pays vers un conflit avec le Pakistan - et ce, que les autres membres de l'establishment en aient conscience ou non. Souvenez-vous qu'en 2000, à Calcutta, des agents secrets indiens arrêtèrent 11 étrangers pour les interroger, alors qu'il s'apprêtaient à embarquer sur un vol à destination du Bangladesh. On les soupçonnait de détournement aérien, mais ils furent relâchés après avoir été identifiés comme des prêcheurs islamiques. Toutefois, il se troue qu'ils détenaient des passeports israéliens et que Tel-Aviv avait «exercé une pression considérable» sur Delhi pour s'assurer de leur libération. Des experts des renseignements les soupçonnent d'être au service du Mossad.

Pour terminer, nous ne devons pas écarter l'hypothèse de Quraishi selon laquelle «un noyau d'idéologues laïques et de nationalistes hindous ont lancé un "coup d'Etat feutré" à New Delhi, afin de : porter au pouvoir les faucons partisans de la politique étasunienne qui veut faire de l'Inde le gendarme de la région; isoler le Pakistan; s'opposer à la Chine». Selon Quraishi, Hemant Karkare - le chef de l'anti-terrorisme tué lors des attentats - est l'homme qui découvrit ce complot, alors qu'il «menait une enquête de haut-vol sur une cellule terroriste indienne».

Naturellement ces trois suspects ne sont pas mutuellement exclusifs.


Des tyrans conquérants pénètrent dans Gaza

La conséquence malheureuse (et peut-être délibérée) des attaques de Bombay a été de détourner l'attention de la communauté internationale de la tragédie vécue par le peuple de Gaza. Au cas où vous l'auriez ratée, vous trouverez ici le lien vers l'analyse du siège de Gaza rédigée par Windmill Knight et Joe Quinn. Récapitulons les événements en ajoutant quelques mises à jour.

Le jour de l'élection étasunienne, alors que tous les regards étaient fixés sur les écrans de télévision, les Israéliens décidèrent que le moment était idéal pour rompre la trêve avec le Hamas, envahir Gaza, tuer six Palestiniens, et les accuser d'avoir rompu le cessez-le-feu alors que c'est à la suite de ces actes que le Hamas répondit en envoyant des roquettes sur Israël. Il ne fait aucun doute que les sionistes perçoivent la nomination par Obama de Rahm Emanuel au poste de secrétaire général de la Maison-Blanche (voir plus bas) comme un feu vert donné à leurs plans, puisque, depuis, la situation n'a cessé de se détériorer.

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© Inconnu

Les juifs contre le sionisme

Des avions israéliens tirèrent des missiles sur des cibles au nord de la bande de Gaza, blessant deux Palestiniens, prétendument en réponse aux tirs de roquettes du Hamas. Le cessez-le-feu avait été rompu une semaine plus tôt, lorsque l'armée israélienne avait attaqué un tunnel (selon elle) que des militants s'apprêtaient à utiliser pour lancer une attaque au-delà de leur frontière. Bien entendu, on ne peut se comporter en tyran sans excuse, et c'est la raison pour laquelle ces roquettes du Hamas largement inefficaces et généralement inoffensives sont si pratiques. Pourquoi le Hamas aurait-il recours à une tactique qui nuit tant à la cause qu'il défend? En fait, il y a un mois et demi, le Hamas a accusé des «collabos à la solde des Israéliens» d'avoir lancé ces roquettes.

L'ONU a dû fermer ses centres d'aide à Gaza après l'épuisement de ses réserves de nourritures - conséquence d'un bouclage complet des frontières décidé par Israël il y a un mois.

L'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a qualifié les conséquences du renvoi des camions de nourriture de «catastrophiques». En effet, nous parlons ici de 750 000 personnes privées de nourriture!! Comment appeler cela: génocide, terrorisme ou les deux?

John Ging, directeur des opérations de l'ONU à Gaza, a déclaré:

«Nous ne pouvons qualifier la situation à Gaza autrement que de terrible et de terrifiante. 750 000 réfugiés dépendent de la nourriture que nous leur fournissons, et les Israéliens nous interdisent de la distribuer [...] Le verrouillage israélien, punition collective infligée aux civils, viole les lois internationales

Comme dans tout crime, leurs auteurs n'aiment pas les témoins. 20 consuls européens qui avaient prévu de visiter Gaza se sont vus refuser l'entrée au poste frontière d'Erez. De même, les travailleurs sociaux n'ont pu traverser la frontière, et les malades ont reçu l'interdiction de quitter la bande de Gaza pour recevoir leurs soins. De la même manière, les journalistes étrangers ont été interdits d'accès pendant plus d'une semaine.

Alors, quel est le plan des sionistes? Cette fois-ci, nul besoin de se perdre en conjectures: Matan Vilnai, ministre de la Défense israélien, a expliqué à notre place ce qu'il en était: une vaste invasion de Gaza n'est plus qu'une affaire de temps, et l'armée est déjà prête à intervenir. Comme Jonathan Cook l'a écrit:

«Toutes les décisions [retrait des colons, repli des troupes à la périphérie de la bande de Gaza] servent le même objectif: persuader la communauté internationale que l'occupation de Gaza par Israël est terminée, et qu'Israël peut donc ignorer les lois régissant toute occupation et exercer une violence permanente contre Gaza.

Les ministres se sont relayés pour exprimer ce point de vue. Ehud Olmert, par exemple, a déclaré que les habitants de Gaza ne devraient pas être autorisés à «mener une vie normale» ; Avi Dichter estime que des sanctions devraient être infligées «quel qu'en soit le coût pour les Palestiniens» ; Meir Sheetrit a pressé Israël de «choisir un quartier de Gaza et de le raser» - voilà les positions politiques discutées par les ministres israéliens la semaine dernière.

Et voici l'horrible ironie de cette triste histoire: alors que Gaza était contrainte à la famine, Bush participait à une rencontre inopinée à New-York avec Tzipi Livni, ministre des Affaires étrangères (et ex-agent du Mossad) et Shimon Perez, président d'Israël, qui l'a félicité d' «avoir fait avancer les espoirs de paix israélo-palestiniens» et de «s'être opposé au terrorisme et aux extrémismes». Ca donne envie de vomir.

Un député du Likoud demande à ce que les prisonniers palestiniens soient utilisés comme boucliers humains contre les roquettes Qassam.

Bien que le blocus ait été temporairement levé, Barak a décidé de garder les frontières fermées, provoquant un désastre sanitaire à Gaza en raison de pénuries de chlore. L'eau potable est devenue un rêve bien lointain pour les Palestiniens... En outre, lundi matin, un navire libyen transportant 3000 tonnes de vivres pour la bande de Gaza a été renvoyé vers son port d'attache par la marine israélienne, bien qu'évidemment, la marine israélienne ait démenti de telles allégations.

Cette nouvelle manifestation du racisme génocidaire perpétré par Israël est grave. Etant donné la situation politique mondiale, il n'est pas étonnant de trouver parmi d'autres déclarations inhumaines celle proférée par un député du Likoud proposant que l'armée israélienne utilise les prisonniers palestiniens comme boucliers humains. Vilnai, le ministre de la Défense, nous a rappelé que ce type de déclarations n'étaient pas seulement des exercices rhétoriques, mais qu'elles exprimaient de véritables intentions. Israël est «très proche d'une opération d'envergure dans la bande de Gaza», a-t-il déclaré.

Pourquoi la tragédie de Gaza est-elle largement ignorée par les médias et la communauté internationale en général? Pourquoi les dirigeants de notre planète fuient-ils leurs responsabilités vis-à-vis des individus les plus vulnérables? Pourquoi n'osent-ils même pas condamner ces nouveaux nazis? Ah oui, nous avions oublié que personne n'est autorisé à critiquer le sionisme.

Guerres des gangs

Avec toutes ces tragédies humaines, nous avons failli oublier de mentionner qu'un gars dénommé Barak Obama a gagné les élections présidentielles d'un certain pays «développé», et qu'il est censé apporter le changement et nous sauver tous.

Afin de comprendre ce qui s'est produit au cours des élections étasuniennes, relisez les explications données par Simon Davies et Donald Hunt sur le comportement des élites :

Les membres du cercle intérieur n'apparaissent quasiment pas dans la vie publique, et généralement, ils ne remplissent pas de fonctions officielles. Nos présidents, Premiers ministres, ministres, hommes politiques, grands patrons, banquiers et autres personnalités font partie des cercle intermédiaire ou extérieur. Ils peuvent rejoindre le cercle intérieur, mais seulement après avoir quitté leurs fonctions officielles.

Par leur nature même, ces cercles sont secrets, et leurs membres, en particulier ceux du cercle intérieur, ne sont connus que d'un très petit nombre. L'identité des individus détenant le pouvoir ultime fait l'objet de nombreux débats. Bien qu'on y compte certainement les membres de familles qui se maintiennent au sommet depuis de nombreuses générations, l'appartenance à de tels groupes n'est pas forcément inaliénable:les luttes de pouvoir et la compétition sont toujours rudes, en particulier aux niveaux inférieurs. Pour qu'un membre, ou un «joueur», gravisse les échelons, il doit être rusé, dénué de scrupules et in fine, survivre. Pour conserver leur pouvoir, les représentants de ces élites doivent «rester dans le jeu» en permanence. Il est essentiel de comprendre que, même si pour nous autres «exclus», de l'extérieur, ces cercles peuvent ressembler à de confortables clubs, à l'intérieur, la compétition est rude. Ce que nous voyons sur la scène internationale est le résultat de ces rapports de force. Tandis que la ligne générale est établie par les membres du cercle intérieur, les détails relatifs aux arbitrages stratégiques y font toujours l'objet de luttes féroces, de même que les arbitrages aux niveaux tactiques et territoriaux au sein des cercles intermédiaire et extérieur. C'est exactement ce qui se produit avec la «crise financière».

Quiconque a l'expérience du fonctionnement interne d'une multinationale ou d'une banque pourra confirmer l'existence de ces deux forces au sein de telles organisations. «Dallas», la série télévisée étasunienne des 80's, en est un autre bon exemple - les Ewings s'entretuaient en permanence, mais demeuraient inattaquables et soudés dès lors qu'une menace extérieure surgissait.

Ainsi, nous pouvons analyser l'élection étasunienne de la manière suivante : Obama et McCain étaient les représentants de deux groupes de pouvoir luttant pour contrôler les détails de la mise en œuvre du plan global décidé au préalable par le cercle intérieur. Il y a quelques mois, nous avions déjà remarqué les liens entre les évangélistes d'extrême-droite - les dominionistes en particulier - et Sarah Palin, et avions noté les liens unissant Joe Biden au sionisme. Avec la victoire d'Obama, nous avons obtenu une confirmation supplémentaire du soutien que lui ont apporté les sionistes (voir ci-dessous)

En principe, les sionistes auraient pu choisir de soutenir les Républicains, comme ils l'ont fait par le passé. Mais dans leurs calculs, ils ont probablement pris en compte les plans des Évangélistes et ont choisi l'autre alternative. Après tout, selon les chrétiens millénaristes, à la fin des temps (que nous avons atteinte selon eux), Israël devra se convertir ou être détruite. Par conséquent, le sionisme a décidé de parier sur Obama et de l'aider à accéder à la Maison-Blanche - à certaines conditions, bien entendu. Il nous reste à voir si les chrétiens de droite vont tenter quelque chose pour compenser l'erreur d'avoir imposé à la campagne républicaine une Sarah Palin pas spécialement brillante.

Au fait, avez-vous remarqué avec quelle facilité les médias ont changé de camp du jour au lendemain ? Le jour de l'élection, Fox continuait à promouvoir l'idée qu'on devait craindre Obama en raison de son manque d'expérience, et quelques jours plus tard, cette même chaîne colportait l'histoire selon laquelle Palin ne savait pas que l'Afrique était un continent. Nous pouvons tirer la conclusion suivante de cette observation : les médias ne se situent pas bien haut dans la hiérarchie, il sont plutôt des serviteurs qui essayent en permanence de deviner qui sont les véritables maîtres et ce qu'il veulent vraiment.

 

Obama paye l'addition tandis que l'Iran se retrouve à nouveau sur le grill
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© Inconnu

légende : Vous aussi, vous aurez un chiot.

On verra ça !

Maintenant qu'il a obtenu ce qu'il voulait, Obama doit payer pour les faveurs qu'il a reçues et pour les portes qui ne se sont pas refermées sur son nez. Il a offert un chiot à ses filles. Beaucoup d'autres ont également «reçu un chiot», et il est intéressant de voir qui cela concerne. Ils composeront la structure sur laquelle il pourra s'appuyer ou non pour agir ; ils chercheront à imposer leur programme par la pression, et à moins d'un miracle, ils réussiront.

La première déception est survenue peu de temps après l'élection, lorsque Obama a offert à Rahm Emanuel le poste-clef de secrétaire général de la Maison-Blanche. Emanuel est intimement lié à l'AIPAC (Comité Israélo-Américaindes Affaires Publiques), une de ces organisations qui, à l'intérieur des Éetats-Unis, forment un puissant lobby en faveur des politiques expansionnistes d'Israël - même ci cela se fait au détriment des intérêts étasuniens.

Le parcours d'Emanuel suggère en effet qu'il sera plus loyal à Israël qu'aux États-Unis. Son père était membre de l'Irgoun, un groupe terroriste juif qui avait recours à la violence pour chasser de Palestine les Britanniques et les Palestiniens, dans le but de créer l'État d'Israël. Pendant la guerre du Golfe de 1991, il fut volontaire pour rejoindre l'armée israélienne. On l'a décrit comme un «faucon super-likoudique» et il a soutenu l'invasion illégale de l'Iraq initiée par Bush.

Avec de tels amis, il n'est pas étonnant qu'Israël remette sur le tapis le projet d'attaque contre l'Iran et tente de l'enfoncer dans le crâne d'Obama.

«Nous n'excluons aucune option [concernant l'Iran]. De même, nous recommandons aux autres nations de n'exclure aucune option», a déclaré le ministre de la Défense israélien Ehud Barak au sujet d'Obama, seulement trois jours après l'élection du 4 novembre. [...]

«Il est extrêmement important que nous restions coordonnés face à la menace iranienne, car le temps ne joue pas en faveur des modérés» a averti la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni au cours d'une conversation téléphonique avec le vice-président Joe Biden, le 10 novembre. [...]

«Nous ne sommes pas satisfaits de la posture actuelle de la Russie vis-à-vis de Téhéran», a averti Barak lors d'un entretien le 12 novembre avec Vremia Novostei.

Le Premier ministre israélien a rapidement démenti les déclarations selon lesquelles Tel Aviv avait la semaine dernière «reçu l'avertissement» de ne pas attaquer l'Iran avant qu'Obama ne prenne ses fonctions en janvier.

Olmert a déclaré mardi: «Je ne me souviens pas que quiconque au sein du gouvernement [étasunien], y compris au cours des derniers jours, m'ait conseillé ou ait conseillé à l'un de mes collaborateurs de ne pas prendre les mesures que nous jugerions nécessaires à la sécurité de l'État d'Israël - et ces mesures incluent l'Iran.»

Voilà qui clarifiera peut-être l'identité de celui qui tire vraiment les ficelles?

Hillary Clinton a également reçu un «chiot» pour être restée de bonne composition après avoir perdu les primaires démocrates: elle a été nommée secrétaire d'État. Ajoutez à cette liste Madeleine Albright («la mort d'un demi-million d'enfants iraqien est un prix raisonnable à payer»); Richard Holbrooke et Zbigniew Brzezinski qui ont, entre autres, soutenu le génocide indonésien des habitants du Timor oriental; Dennis Ross, également connu comme «l'avocat d'Israël»; Martin Indyk, néoconservateur et sioniste; et bon nombre d'autres sinistres individus liés aux renseignements et à l'armée des États-Unis. Vous pouvez lire ici leurs effroyables parcours.


Les prophètes de l'Apocalypse

Récemment, nous avons remarqué une curieuse tendance entourant la victoire d'Obama: des prédictions de crise et de catastrophe émanant de personnes ayant accès à certaines informations. Souvenez-vous qu'il y a plus d'un mois, nous rapportions les mots de Joe Biden prononcés le 19 octobre:

«Retenez bien ça. [...] Il ne se passera pas six mois avant que le monde ne teste Barack Obama comme il a testé John Kennedy... Prenez garde, nous allons avoir une crise internationale, une crise provoquée, pour tester les nerfs de l'homme.»

Il est intéressant de constater qu'il a explicitement comparé Obama à Kennedy, sachant que, selon certaines théories, Obama serait le nouveau Kennedy luttant contre le système depuis l'intérieur («compte là-dessus et bois de l'eau»).

Le lendemain de la déclaration de Biden, alors qu'on l'interrogeait, Madeleine Albright a déclaré que Biden avait souligné un «état de fait». Excusez nous, mais ne sommes-nous pas censés interpréter ces déclarations comme la confirmation d'un événement majeur à venir dans les prochains mois?

Le 21 octobre, Colin Powell a également déclaré sur NBC qu' «une crise dont nous ne savons rien à ce jour aura lieu le 21 ou le 22 janvier». Évidemment, on se demande comment il peut être aussi certain de la date, s'il ne sait pas en quoi cette crise consiste (peut-être que Colin utilise les pouvoirs extrasensoriels qui le rendirent célèbre lorsqu'il certifia devant l'ONU qu'il pouvait «voir» des «armes de destruction massive» en Iraq alors qu'il n'y en avait aucune).

Le jour même, à Sidney, Gareth Evans, coprésident de la nouvellement créée Commission Internationale sur la non-prolifération nucléaire et le désarmement (ICNND) et ex-ministre des Affaires étrangères australien, a prévenu que le monde était au bord du gouffre à cause de la dissémination d'armements dévastateurs, en particulier au Moyen-Orient et en Iran. Evans a déclaré: «Les dommages provoqués par une seule attaque nucléaire majeure renverraient le 11 septembre et quasiment tout autre événement historique au rang d'infime détail.»

Dans la même veine, une semaine plus tôt, Lord West, conseiller en sécurité intérieure auprès du Premier ministre britannique Gordon Brown, a déclaré:

«La menace [terroriste] est immense. Après avoir légèrement faibli, elle est aujourd'hui redevenue «sévère». De vastes complots se trament. Nous en avons déjoué un, ce qui a causé du tort à al-Qa'ida, et les complots se sont un peu calmés. Toutefois, un autre complot de grande ampleur est en cours de préparation et nous le surveillons.»

Nulle coïncidence dans cette «révélation» détonante faite par Lord West lors d'un débat sur les mesures de sécurité à la Chambre des Lords, moins de 24 heures après que ceux-ci eurent forcé le gouvernement britannique à abandonner son projet d'allonger à 42 jours la durée maximale des détentions préventives pour les individus suspectés d'activités terroristes.

Le site Internet Jerusalem News a rassemblé les informations mentionnées ci-dessus et les a interprétées comme «un étrange cocktail de messages énigmatiques émanant de dirigeants politiques de la planète sur ce qui pourrait attendre les États-Unis au cours des prochains mois». Il se pourrait que certains de ces messages visent comme d'habitude à attiser les peurs qui accompagnent les périodes de terreur, mais il est certainement surprenant, au moins en terme de timing, qu'ils soient tous liés à l'élection d'Obama.

C'est désormais Brzezinski qui affirme qu'Obama pourrait être testé par des terroristes après sa prise de fonction le 20 janvier. Remarquez également que Michael Hayden, le directeur de la CIA, a d'ores et déjà prévenu l'opinion publique de ce qu'elle devra conclure lorsqu'une telle attaque surviendra:

«Al-Qaida, qui agit depuis des lieux sûrs situés dans les régions tribales du Pakistan, demeure la menace principale pour la sécurité des États-Unis.

Si une attaque majeure touche notre pays, elle portera la signature d'Al-Qaeda.»

Ceci malgré le fait que, selon Hayden, aucune «augmentation artificielle ou réelle» des communications entre suspects d'activités terroristes n'ait été détectée, et que les services secrets britanniques aient confirmé qu'il n'existait pas de projet spécifique imminent. Toutefois, et en dépit de cette absence d'informations, les Britanniques pensent qu'Al-Qaida va commettre un attentat «spectaculaire» au cours de la période de transition, attentat qui ciblera plus Bush qu'Obama. Ainsi, ils ne sont au courant de rien, mais ils savent ça. Et bien sûr, si cet attentat cible Bush, il faudra qu'il ait lieu au cours des prochains mois.

Ajoutez à cette série d'annonces apocalyptiques l'apparition de la marionnette de la propagande connue sous le nom d'Ayman al-Zawahiri, «le lieutenant d'Al-Qaida», qui a accusé Obama d'avoir trahi ses racines musulmanes, et a menacé de «faire du mal aux États-Unis».


Institutions de gangsters

Alors que la crise économie mondiale poursuit imperturbablement sa course, le sommet du G20 à Washington a débouché sur un accord décidant de l'élargissement du mandat du FMI quant à son «rôle de policier des finances», et sur la perspective d'une nouvelle réunion aux alentours de mars/avril.

Les réformes du système économique mondial prendront des mois, voire même des années, pour se matérialiser. Toutefois, de ce «modeste» premier sommet, nous pouvons déjà percevoir certains indices quant à ce qui devrait suivre: davantage de pouvoir pour le «policier des finances», alias le FMI - le fossoyeur du Tiers-monde - et la volonté de ne «rien négliger». Compte tenu des avancées technologiques et de la surveillance accrue de la vie quotidienne, nous nous demandons si, au final, le contrôle économique s'exercera jusque dans nos moindres faits et gestes.

 

Piraterie toxique en haute mer

L'augmentation soudaine de rapports faisant état de navires victimes de piraterie nous rend perplexes. Est-ce l'œuvre de quelques pêcheurs mécontents privés de leur source traditionnelle de revenus et se tournant vers le détournement de méga-pétroliers pour faire bouillir la marmite? Ou y-a-t-il autre chose? Une thèse soutenue par le gouvernement érythréen rejette la faute sur le soutien apporté à l'Ethiopie par les USA lors de l'invasion de la Somalie, et sur le chaos qu'y a causé Bush:

En 2006, les États-Unis ont soutenu une alliance de chefs de guerre somaliens connue sous le nom de Gouvernement Fédéral de Transition (TFG) qui a établi une base d'opérations à Baidoa, une ville située dans l'Ouest du pays. Avec l'aide de l'armée éthiopienne soutenue par les États-Unis, de mercenaires occidentaux, de navires de guerre étasuniens et d'avions d'attaque au sol AC-130 gunship, le TFG a réussi à prendre Mogadiscio et à forcer l'Union des Tribunaux Islamiques (ICU) et ses alliés à fuir vers le sud [...]

Alors que les combats se poursuivent, la situation humanitaire n'a cessé de se dégrader. Au moins 2,6 millions de Somaliens sont victimes d'une famine due à de graves pénuries alimentaires causées par une longue sécheresse, la violence et une inflation galopante. Les observateurs de l'ONU ont prévenu que ce chiffre pourrait dépasser les 3,5 millions d'ici à la fin 2008.

À l'époque, des liens avec le terrorisme furent créés de toutes pièces et largement diffusés par les médias complices. Cela vous semble-t-il familier? La véritable raison de la destruction de la Somalie s'explique par le fait que, selon une estimation, 30% du pétrole consommé par les États-Unis au cours des 10 prochaines années proviendra de l'Afrique :

Les États-Unis prévoient que près des deux tiers des champs pétrolifères somaliens seront alloués à des compagnies pétrolières étasuniennes telles que Conoco, Amoco, Chevron et Phillips. Les États-Unis espèrent que la Somalie rejoindra le camp des alliés comme l'Ethiopie et Djibouti, où les États-Unis possèdent une base militaire. Cette alliance offrirait aux États-Unis un puissant levier à proximité des plus grandes régions productrices d'énergie.

Les actes de piraterie induisent plusieurs conséquences immédiates. Il existe désormais un marché lucratif pour les entreprises de sécurité. Une clarification des règles d'arraisonnement des navires, actuellement inexistantes, est également plébiscitée. Celles-ci devraient autoriser le recours à des frappes préventives contre tout navire considéré comme suspect. On voit également une importante augmentation du nombre de navires de guerre européens et étasuniens dans la région:

Ce qu'Hervé Morin, ministre de la Défense français, a qualifié de «formidable symbole de l'avancée vers une politique européenne de défense.»

Cela induit également des effets négatifs sur l'économie égyptienne, puisque les navires commerciaux choisissent plutôt de passer par le Cap de Bonne-Espérance. Chaque année, l'Egypte perçoit 4,5 milliards de dollars grâce au transit par le canal de Suez, et se retrouve d'ores et déjà gravement touchée par la réduction du trafic.

L'avertissement de l'Iran selon lequel il envisagerait de recourir à la force pour libérer des otages iraniens et un navire détourné par des pirates au large des côtes somaliennes pourrait s'avérer une tentative de dissimuler des déchets toxiques stockés à bord qui ont entrainé brûlures, chutes de cheveux, maladies et décès parmi les pirates «dans les jours qui ont suivi» leur abordage du MV Iran Deyanat.

Nombre d'entreprises européennes et asiatiques voient en la Somalie une solution économique pour se débarrasser de leurs déchets toxiques :

Les preuves de telles pratiques sont littéralement apparues sur les plages du nord de la Somalie, lorsque le tsunami a frappé le pays en 2004. Le Programme Environnemental de l'ONU (UNEP) a rapporté que sur les côtes de Puntland, le tsunami avait rejeté sur la côte des bidons couverts de rouille et remplis de déchets toxiques [...] Lorsque la puissance des vagues a fait crever les barils, ceux-ci ont révélé un «trafic effrayant» qui dure depuis plus d'une décennie.

«La Somalie est utilisée comme décharge pour les déchets dangereux depuis le début des années 90. Ces pratiques continuent aujourd'hui alors que la guerre civile fait rage», a-t-il déclaré. «Les entreprises européennes ont fait d'importantes économies sur l'élimination de leurs déchets, ne payant pas plus de 2,50 dollars par tonne, alors que le traitement des déchets en Europe coûte approximativement 1000 dollars par tonne.» Et ces déchets sont très variés. Il y a des déchets radioactifs contenant de l'uranium. Il y a du plomb, et des métaux lourds comme le mercure et le cadmium. On trouve également des déchets industriels, biologiques, chimiques - tout ce que vous pouvez imaginer.» [...]
Depuis que ces bidons ont atteint les côtes, des centaines d'habitants sont tombés malades, et souffrent de saignements buccaux et abdominaux, d' infections cutanées et autres troubles.

Il s'agit d'une activité fort lucrative pour la mafia italienne qui, d'après les estimations, contrôle 30% des entreprises italiennes de traitement des déchets, dont celles qui gèrent les déchets toxiques. Peut-être la journaliste italienne Ilaria Alpi a-t-elle été assassinée parce qu'elle en savait trop sur ceux qui étaient impliqués dans le blanchiment d'argent et les décharges illégales. L'implication du Mossad soulève également des interrogations quant à l'étendue de la dissimulation concernant ces trafics d'armes et de déchets.

Il a été révélé que le navire prétendument ukrainien qui transportait 33 tanks russes T-72 et une quantité substantielle de munitions et de pièces de rechange appartenait à un agent du Mossad israélien.

Les pirates somaliens pourraient avoir involontairement révélé des activités maritimes malsaines dont les instigateurs voudraient qu'elles restent secrètes. Ils servent peut-être désormais de prétexte à la création d'une armée européenne unifiée ou à un verrouillage des transports et du trafic maritimes.

Malheureusement, ce sont encore une fois des civils innocents qui payent l'addition.


Chaud...froid...très froid !!

L'article suivant présente des données qui vont à l'encontre de la croyance commune concernant le réchauffement climatique:

Les mesures de température au sol et les mesures satellitaires, beaucoup plus fiables, montrent toutes deux qu'il y a eu une brève période de réchauffement entre 1975 et 1998. Depuis, la planète s'est refroidie pour atteindre les niveaux de 1995. Personne ne sait quand, ni même si la température de la planète remontera.

La NASA a commis une bourde scientifique: le Centre Spatial Goddard de la NASA (GISS), qui est dirigé par le Dr James Hansen, principal soutien scientifique d'Al Gore, et qui est l'un des quatre organismes responsables du suivi des températures, a annoncé que 2008 avait connu le mois d'octobre le plus chaud jamais relevé, et ce malgré des rapports contradictoires émanant des quatre coins de la planète. Cette erreur aurait été causée par la copie des mesures du mois précédent dans les résultats du mois d'octobre.

Il est difficile de croire que la NASA puisse commettre une telle erreur et ne pas s'en rendre compte avant la diffusion des résultats. Toutefois, même en lui accordant le bénéfice du doute et en faisant preuve de courtoisie en présumant qu'il s'agissait d'une erreur involontaire, cela démontre néanmoins combien il est facile de manipuler la science pour qu'elle corresponde aux attentes des scientifiques (et d'Al Gore).

Nous préférons nous en tenir à la vérité la plus probable fondée sur les preuves disponibles, et ce en dépit des limites inhérentes à notre quête de connaissances. Voici donc un échantillon :

Des chutes de neige record en Europe et en Amérique du Nord entraînent l'ouverture anticipée des stations de sports d'hiver.

Une tempête de neige exceptionnelle provoque des retards en Suisse

Le froid hivernal s'installe prématurément alors que Fairbanks enregistre son quatrième mois d'octobre le plus froid

Un mort, des milliers de foyers privés d'électricité et Londres vit son premier mois d'octobre sous la neige depuis 74 ANS, tandis que des vents arctiques balayent le Royaume-Uni.

Une tempête dépose plus de 30 centimètres de neige sur Sierra Peaks

Le blizzard balaye le Dakota du Sud

Des semaines de froid prématurées sur la côte Est des États-Unis

Un novembre neigeux permet aux stations de ski de la planète d'ouvrir plus tôt que prévu

 

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© NOAA's National Climate Data Center

Températures de 2008 inférieures à la normale sur la majeure partie des USA

 

Étude: les précipitations en Amérique du Sud varient en fonction de l'activité solaire

Et bien que cet article soutienne que «les scientifiques rejettent l'assertion des sceptiques selon laquelle l'activité solaire peut expliquer le réchauffement climatique», le fait est que si les éruptions solaires affectent les précipitations, et que les précipitations affectent le climat, il en résulte que les éruptions solaires affectent les changements climatiques. Comment les précipitations peuvent-elles affecter les changements climatiques de notre planète? Par exemple, s'il y a plus de précipitations à proximité des pôles, il y aura alors plus de chutes de neige, ce qui pourrait déclencher un rebond glaciaire.

Le «réchauffement de la planète» s'est arrêté

Le refroidissement planétaire est là! Les preuves laissant présager d'un refroidissement planétaire pour les trois prochaines décennies.

Réchauffement climatique: nous nous dirigeons en fait vers une nouvelle ère glaciaire, affirment des scientifiques.

Le ciel nous tombe sur la tête

Le trou dans la couche d'ozone est aussi vaste que l'Amérique du Nord

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© NASA

Le trou dans la couche d'ozone, représenté ici en bleu (2006), pourrait être aggravé par certaines des mesures visant à réduire le changement climatique.

Voilà une idée folle : peut-être le trou dans la couche d'ozone ne provient-il pas des chlorofluorocarbones, mais d'une cause cosmique? On a récemment observé que Saturne exhibait une aurore qui ne devrait pas être là. Tom Stallard, un scientifique traitant les données transmises par la sonde Cassini, commente :

«Ce n'est pas un simple anneau d'aurores comme celui que l'on a observé sur Jupiter ou sur Terre. Cette aurore couvre une surface gigantesque, elle balaye le pôle. D'après nos hypothèses concernant les origines des aurores de Saturne, cette région polaire devrait être exempte de toute aurore; par conséquent, la découverte d'une aurore aussi lumineuse à cet endroit est une immense surprise.»

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© NASA/JPL/University of Arizona

Ce cliché du pôle Nord de Saturne montre l'aurore et l'atmosphère sous-jacente, qui toutes deux génèrent deux fréquences différentes de rayonnement infrarouge, telles qu'enregistrées par la sonde Cassini lancée par la NASA.

Une récente publication scientifique a rapporté une augmentation inattendue des électrons à haute énergie portés par les rayonnements cosmiques. QCes électrons doivent provenir d'une source relativement proche qui n'avait jusqu'alors pas été identifiée, ou bien de la destruction de particules théoriques particulièrement exotiques utilisées pour expliquer la matière noire. Existe-t-il un lien avec le climat de notre système solaire? Après tout, ce ne serait pas la première fois que nous entendons parler de curieuses similitudes entre notre planète et ses voisines. Vous vous souvenez peut-être d'un rapport faisant état de changements climatiques sur Mars, avec comme déduction évidente que les changements climatiques sur Terre ne viennent pas de l'intérieur mais de l'extérieur.

En parlant de «ciel qui nous tombe sur la tête», cette fois-ci, au lieu de vous offrir une liste des derniers météores et autres boules de feu, nous préférons vous présenter quelques vidéos pour que vous voyiez à quoi ils ressemblent. En prévision - juste au cas où.

 

 

 

Edmonton

 

 

Vidéo d'un météore dans le ciel de Seattle

Seattle

 

Mise à jour pour le XXIe siècle: Protocole 12 - Le contrôle de la presse.

Le langage employé dans la version originelle des Protocoles est si révoltant - bien que le ton paraisse résolument désuet à des oreilles modernes - que cela peut nous amener à rejeter les idées qu'ils contiennent. Nous garderons pour une autre fois les discussions sur l'authenticité (ou non) et l'origine de ce document. Pour l'instant, voyons dans quelle mesure il correspond à la réalité.

Transformer les mythes en vérités

Nombre d'exemples récents illustrent cette technique. Elle fut largement utilisée pour le scénario «Saddam possède des armes de destruction massive» qui allait se solder en fiasco. Ce n'est que rétrospectivement que les manipulations et les distorsions deviennent évidentes à tous. Le visionnage du reportage sur le raid étasunien en territoire syrien nous fournit une base d'observation en temps réel. Observez le phénomène de rumeur à grande échelle :

« Il y a eu plusieurs erreurs fondamentales dans la manière dont la presse britannique a couvert le récent raid étasunien en territoire syrien. Par exemple, Richard White, pour le Sun, et Patrick Cockburn, correspondant pour The Independent, ont tous deux présenté comme factuelle la thèse selon laquelle le raid avait permis d'éliminer Abu Ghadiya, un dirigeant présumé d'Al-Qaida qui faisait passer des combattants en Iraq.

De la même manière, Catherine Philp, correspondante diplomatique du Times, a rapporté comme factuelle l'entrée d'un commando étasunien en Syrie et un «bref échange de coups de feu avec Abu Ghadiyah et des membres de son groupe.»

De tels articles justifient ce raid aux yeux du lecteur, puisque la cible était suffisamment stratégique pour violer la souveraineté d'un autre pays. Toutefois, la mort d' Abu Ghadiya, et les combats qui l'on précédée, demeurent des assertions non prouvées émanant des États-Unis. Les journalistes concernés n'ont pas décrit ces informations comme provenant de sources étasuniennes.

Et toujours dans le même article:

«Pire, le tabloïd a déclaré:

"On soupçonne la Syrie de suivre l'exemple de l'Iran en poursuivant son programme nucléaire sur plusieurs sites, afin qu'il soit plus difficile de l'arrêter par une seule frappe."»

Cet article ne précise pas qui est à l'origine de tels soupçons, ce qui aurait été fort utile, puisqu'ils sont non seulement infondés, mais que depuis maintenant huit ans que je suis la couverture du monde arabe - Syrie incluse - par les médias britanniques [.pdf], je ne me souviens pas avoir une seule fois lu une telle déclaration. Celle-ci n'a en aucun cas été relayée par d'autres journaux britanniques, ni dans le cadre du raid étasunien, ni après les bombardements israéliens.

Hum, tout cela correspond bien au passage suivant:

Douzième Protocole: 4. AUCUNE INFORMATION N'ATTEINDRA LA SOCIETE SANS PASSER PAR NOTRE CONTRÔLE. Ceci est déjà pour nous un point acquis par le fait que toutes les nouvelles sont reçues de toutes les parties du monde par un petit nombre d'agences qui les centralisent. Lorsque nous serons arrivés au pouvoir, ces agences nous appartiendront entièrement et ne publieront que les nouvelles qu'il nous plaira de laisser paraître.

Censure à la mode wiki

 

Wikipedia efface la page sur Benjamin Emanuel

Wikipedia a effacé la page sur le père de Rahm Emanuel. La suppression de la page sur Benjamin M. Emanuel a été recommandée peu de temps après qu'Obama eut nommé le jeune Rahm Emanuel secrétaire général de la Maison-Blanche, et il semble que cette page avait déjà été effacée (ou proposée à la suppression) une fois en janvier 2007.

On ne peut plus trouver la page sur Benjamin M. Emanuel en effectuant une recherche dans Wikipedia, mais on peut toujours y accéder en tapant directement l'adresse de ladite page. [NdT : à l'heure où nous traduisons cet article, le lien proposé redirige automatiquement sur la page de Rahm Emanuel]

On ne peut même plus trouver l'ancienne version dans les pages de cache de Google. Le blog The Progressive Mind a suffisamment anticipé les choses en sauvegardant la page initiale, y compris les liens originaux. Voici ce qu'on peut y lire : [lien]

Et qu'est ce qui a causé cette activité effrénée chez Wikipédia ? Cette citation détaillée et bien référencée faite par M. Emanuel:

«Il est clair qu'il [Rahm Emanuel] influencera le président pour qu'il soutienne Israël. Comment en serait-il autrement? Ce n'est pas un Arabe ! Il ne va pas nettoyer le sol de la Maison-Blanche

Vous pouvez consulter une capture écran de cette page ici.

Nous voyons là une «stanilisation» high-tech d'Internet. Après tout, les informations qui ne voient pas la lumière du jour n'ont pas besoin d'être supprimées. Puisque Wikipédia est devenue une source essentielle d'informations en cette ère technologique, il semble donc logique qu'il ai été créé par nos maîtres, ou tout au moins qu'il leur ait été rapidement inféodé.

La censure de l'information sur Wikipédia ne fait donc aucun doute. Et les victimes de la censure en témoignent. Mais qui les écoute?

Wikipédia dispose-t-il d'un comité de censure ?

«Je n'aime pas utiliser ce mot qui commence par "C", mais l'OTRS - le système géré par des volontaires afin d'aider la Wikipedia Foundation à répondre au courrier électronique - agit comme un comité de censure» affirme-t-il. «Pire que ça, il semble fonctionner comme un organe de censure amateur, incompétent et maladroit.»

D'autres victimes de l'OTRS de Wikipédia disent globalement la même chose.

Rien n'a plus d'intérêt aux yeux d'un psychopathe qu'un pouvoir arbitraire exercé sur autrui.

Mais à quoi bon détenir le pouvoir sur les sources d'informations entrantes si vous ne pouvez pas légèrement en déformer le contenu, soit en effaçant discrètement des informations inacceptables, soit en faisant subtilement ressortir les passages que vous voulez inculque r?

Document exclusif d'Electronic Intifada : un groupe soutenant Israël projette de réécrire l'Histoire sur Wikipédia

Un groupe de pression pro-israélien organise en secret une campagne d'infiltration à long-terme de la célèbre encyclopédie en ligne Wikipédia, afin de réécrire l'histoire de la Palestine, faire passer de la propagande de base pour des faits avérés, et prendre le contrôle des structures administratives de Wikipédia pour s'assurer que ces changements ne soient pas détectés ou contestés.

Une lecture détaille de l'intégralité de cet article est vivement recommandée.

L'histoire de la carte d'identité en plastique

Une autre tactique utilisée par les élites au pouvoir pour subtilement altérer la teneur des informations quotidiennes consiste à «présenter le développement des événements en temps réel». Tandis que le 11 septembre pourrait être considéré comme le «prototype» de toutes les couvertures médiatiques arrangées à l'avance, voici un exemple plus récent:

La Beeb (BBC) et ses histoires rocambolesques sur les cartes d'identité

Le 6 novembre, la BBC annonçait à un public ébahi que «les gens ont hâte de disposer de cartes d'identités». Tel un écho frénétique aux paroles prononcées par le ministre de l'Intérieur Jacqui Smith au cours d'un discours le matin-même, la BBC a déclaré: «Je crois qu'il existe une demande urgente de cartes d'identités - et lorsque je me déplace aux quatre coins du pays, des citoyens viennent régulièrement à ma rencontre pour me dire qu'ils ne pourront pas attendre indéfiniment».

La BBC a ajouté que le marché des empreintes digitales, des photos d'identité et des signatures collectées dans les bureaux de Poste et chez les détaillants s'élèverait, selon Smith, à «approximativement 200 millions de livres par an». La BBC a oublié de mentionner que ces 200 millions par an provenaient d'une augmentation insigne de 40 livres sur le prix de chaque pièce d'identité, mais il y a quelques autres détails que la BBC a négligé de mentionner - ou plus précisément, a arrêté de mentionner - à partir de ce jour-là.

L'historique des révisions de ce dossier, documenté par News Sniffer, nous embarque dans une Odyssée rocambolesque : on passe de «Smith va présenter le système d'identification aux aéroports» à «les magasins pourraient adopter les cartes d'identité biométriques», pour aboutir à la version publicitaire finale - astucieusement présentée entre guillemets.

Les élites qui nous dirigent misent sur le fait que le champ d'attention du lecteur moyen est si court (et voulu comme tel par l' «éducation moderne») que ces distorsions et revirements ne seront même pas remarqués. À nouveau, citons un passage correspondant des Protocoles:

Douzième Protocole : 15. De telles mesures, échappant à l'attention publique, seront les plus sûrs moyens de guider l'esprit du peuple et d'inspirer confiance en notre gouvernement.

Grâce à ces mesures, nous pourrons exciter ou calmer l'esprit public sur les questions politiques, lorsque cela nous deviendra nécessaire ; nous pourrons le persuader ou le dérouter en imprimant de vraies ou de fausses nouvelles, des événements exacts ou contradictoires, suivant la convenance de nos desseins. Les informations que nous publierons dépendront de la disposition actuelle du peuple à accepter telle sorte de nouvelles, et nous examinerons toujours soigneusement le terrain avant d'y mettre le pied...

 

Remplacez «presse» par «Internet»

Ce qu'on ne peut déformer, on s'en occupera de de façon plus directe. Heureusement, les miracles de la technologie moderne autorisent des solutions bien plus élégantes que l'arrestation de dissidents et la destruction des presses à imprimer.

Un système de fitrage obligatoire en Australie permet de bloquer 10000 sites Internet

«La version pilote inclura la liste noire publiée par l'ACMA, et qui concerne pour l'essentiel les sites prohibés, tels que les sites de pédophiles. Elle filtrera aussi d'autres contenus indésirables», a déclaré aujourd'hui le sénateur Conroy au parlement.

«Tandis que la liste noire publiée par l'ACMA s'élève actuellement à 1300 adresses Internet, la version pilote inclura cette liste - et filtrera aussi environ 10000 autres adresses - permettant ainsi d'évaluer l'impact d'une liste noire plus étoffée sur les performances du réseau.»

 

Programmation mentale réussie

L'une des spécificités de la psychopathie est la paresse. Dans leur «meilleur des mondes», la censure ne devrait nécessiter aucun effort de leur part. Par conséquent, la mise en oeuvre judicieuse d'événements déclenchant l'inhibition transmarginale permet d'aboutir à une population bien entraînée qui respectera et fera respecter la ligne de conduite.

Censure initiée par l'utilisateur

Internet facilite la collaboration entre utilisateurs. Mais il facilite également la destruction de la liberté d'expression par les masses.

Voici une nouvelle forme de censure en ligne, et elle vient d' «en-bas». Grâce aux nouveaux réseaux sociaux collaboratifs en ligne, il est d'autant plus facile à des individus de s'allier pour détruire la liberté d'expression. La censure vient d'en-bas - à contrario des censeurs traditionnels qui oeuvraient depuis le sommet. On qualifie ça de «censure initiée par les utilisateurs».

[....]

 

Google a la possibilité de bloquer l'accès à votre blog. Toutefois, il le fait rarement, à moins que le contenu de votre blog soit illégal - vidéos contrevenant au droit de la propriété intellectuelle, par exemple. En général, Google fait en sorte de rendre votre blog introuvable. Personne ne pourra le trouver en utilisant Google ou Blogger. Les seules personnes en mesure d'y accéder seront celles qui le connaissent déjà et qui disposent de l'adresse exacte.

[...]

La censure a évolué. Vos vidéos et vos blogs ne sont pas supprimés. Ils sont simplement cachés sous le déluge d'informations généré par les internautes. Rendre un site introuvable est une forme bien réelle de censure. Mais vous n'êtes pas censuré par une autorité haut placée, vous êtes censuré par le peuple.

Une similitude de plus avec les Protocoles :

Douzième Protocole: 12. [...] quand le pouls s'accélérera, ces mains inclineront l'opinion publique vers notre cause, car un sujet nerveux est facilement conduit et subit aisément toutes sortes d'influences. Si quelques bavards s'imaginent qu'ils répètent l'opinion de l'organe de leur parti, ils ne répètent, en réalité, que notre propre opinion ou celle que nous désirons. En pensant qu'ils suivent leur journal, ils suivront, en réalité, le drapeau que nous ferons flotter devant eux.

Pourtant, contre toute attente, il est toujours possible qu'une minorité croie encore en la pensée rationnelle. Ceux qui s'efforcent de voir le monde tel qu'il est - ce qui est la seule manière de révéler ses nombreux mystères. Comment la pathocracie les récompense-t-elle ?

Les scientifiques s'auto-censurent après avoir subi des attaques politiques

Les chercheurs évitent les termes et les sujets polémiques dans leurs publications et leurs demandes de financement.

Selon une nouvelle étude, des scientifiques dont les travaux ont été examinés dans le cadre d'un débat politique sur les recherches financées par le NIH (Institut National pour la Santé) à Bethesda, dans le Maryland, ont par la suite censuré leurs propres recherches.

[....]

D'après Peter Bearman, sociologue à l'université de Columbia à New York, cette étude montre que les perceptions du climat idéologique poussent les scientifiques à essayer d'éviter les projets de recherche qui selon eux auront du mal à trouver un financement, ou qui les empêcheront d'obtenir des financements futurs. Cette étude spécifique de Bearman n'a pas fait partie de la controverse, mais lui aussi a dû essuyer des critiques pour ses travaux sur l'abstinence sexuelle au sein des populations adolescentes.

Cette étude révèle également comment le NIH - une organisation théoriquement libre de toute interférence politique - a été «contaminé par la propension du gouvernement Bush à poursuivre une pureté idéologique plutôt qu'une science efficace». Elle démontre que les scientifiques dont les activités se retrouvent sous surveillance politique «évitent de se lancer dans les meilleurs travaux de recherche, de peur qu'ils entraînent la fin de leurs financements.» Ce phénomène peut aboutir à une science moins efficace et à la diffusion d'une pseudo-science en ses lieux et places, déclare Bearman.

N'est-il pas curieux que le maître-mot dans la quête de financements pour la recherche soit «publie ou péris»? Il semble que les Protocoles aient également abordé ce point:

Douzième Protocole: 7. [...] Celui qui voudrait nous attaquer avec sa plume ne trouverait pas d'éditeur. Avant d'imprimer un ouvrage quelconque, l'éditeur ou l'imprimeur devra obtenir des autorités un permis de publier ledit ouvrage.

 

Parler pour le peuple et contre le sionisme

La plupart des sujets développés ci-dessus sont directement ou indirectement liés au sionisme. Il est courant que ceux qui s'élèvent contre cette idéologie soient accusés d'antisémitisme. Il s'agit évidemment d'un argument fallacieux visant à protéger l'impunité des psychopathes qui cachent leurs intentions derrière les illusions de la religion et des mythes. Plutôt que d'expliquer à nouveau pourquoi cet argument est fallacieux, nous aimerions conclure en citant cette récente déclaration d'un juif orthodoxe - un être humain doté d'un cœur et d'un cerveau, et qui est par conséquent en mesure de discerner les mensonges:

Pendant combien de temps les dirigeants juifs et non-juifs qui revendiquent l'héritage de la civilisation et de la moralité resteront-ils silencieux face au terrorisme d'État pratiqué par les sionistes à l'encontre du peuple palestinien - des exactions particulièrement visibles à Gaza, où les sionistes pensent pouvoir affamer les Palestiniens jusqu'à ce qu'ils se soumettent, et ce en totale violation de tous les principes du droit international, de toutes les valeurs religieuses en général, Y COMPRIS les valeurs de la foi juive ???!!

 

Pendant combien de temps autoriserons-nous cela ??

Nous prions avec insistance la communauté internationale et les dirigeants de la planète de mettre fin au terrorisme d'État sioniste !! Au nom de Dieu!

Au nom de l'Humanité !

Le régime terroriste de l'État israélien réprime, expulse et persécute les Palestiniens depuis 60 ans, et s'attend à ce que les Palestiniens restent simplement là les bras croisés pendant que tout cela se produit! Les Palestiniens sont-ils censés collaborer à leur propre destruction ? Sont-ils juste censés se soumettre aux sionistes en compensation de ce qui s'est produit pendant la Deuxième Guerre mondiale à des milliers de kilomètres de là ?

Il est temps que ceux de nos dirigeants qui possèdent un quelconque sens de la moralité et du courage fassent front et déclarent finalement que CELA SUFFIT !! L'État d'Israël ne doit plus avoir carte blanche pour commettre ses crimes ! Cet État ethnocratique voyou et vicieux doit être démantelé, et les droits des Palestiniens doivent être réhabilités !

Nous prions pour que notre appel atteigne le cœur et l'esprit de ceux qui ont le pouvoir de mettre fin à la folie répandue par l'État d'Israël, qui est armé jusqu'au dents avec les équipements les plus sophistiquées qu'il utilise contre les Palestiniens, et qu'il brandit face au reste du Moyen-Orient, tandis que les sionistes demandent au monde entier de se soumettre à leur dessein!

Les sionistes savent que leur État est au bord de la désintégration, et ils sont prêts à emporter des millions de juifs et de non-juifs dans leur chute!! Le monde court de graves dangers si les sionistes ne sont pas stoppés.

Notre Père qui êtes aux cieux, entendez nos prières!



Rabbin Meir Hirsh
Neturei Karta Palestine
P.O.Box 5053 Jerusalem, Palestine
E-mail: nkp@neto.bezeqint.net

 

Traduction française: Axel D.

Article original : Futur Quantique

 

 

22/08/2008

Qu’est-il arrivé au bâtiment 7 ?

Par Peter Barber du Financial Times / Publié le 6 Juin 2008 à 19:45

Pour les « truthers » [NdT : les chercheurs de la vérité sur le 11 Septembre], le bâtiment 7, le troisième bâtiment du World Trade Center qui s’est effondré le 11 Septembre, est la preuve que les grands médias font partie de la conspiration. Ce jour-là, la BBC a évoqué la chute du bâtiment presque une demi-heure avant qu’il ne se produise. La journaliste Jane Standley a annoncé à 16h54, heure de la côte Est, que la tour s’était effondrée alors qu’elle était encore debout en arrière-plan.

Annonce de l'effondrement du WTC7 par la BBC

Le bâtiment est tombé 26 minutes plus tard, sept heures après les Twin Towers.

Lorsque la vidéo de Standley est passée sur YouTube, les truthers ont bombardé le site de la BBC de questions et d’accusations. Richard Porter, le directeur de la BBC World News, a été contraint de nier que l’information provenait d’instructions de l’équipe Bush. Il a dit que la BBC avait confondu les mises en garde des pompiers sur l’effondrement imminent du bâtiment avec le fait que cela avait déjà eu lieu. Il a souligné la confusion de la journée pour expliquer une telle erreur. CNN avait déjà signalé des rumeurs selon lesquelles un troisième bâtiment s’était effondré ou était sur le point de le faire.

Mais dans l’esprit des truthers, cette explication a été discréditée quand Porter a admis que la BBC n’avait plus l’original des bandes de ce reportage.

Le bâtiment 7 est révélateur aux yeux des truthers pour d’autres raisons également. Ils veulent savoir comment un gratte-ciel moderne en acier peut s’effondrer du seul fait d’un incendie sans même avoir été percuté par un avion de ligne.

Les 47 étages du WTC7 se sont effondrés verticalement, quasiment à la vitesse de la chute libre, en grande partie sur eux-mêmes : toutes les caractéristiques d’une démolition contrôlée, font remarquer les sceptiques [de la version officielle]. Le bâtiment 7 comptait certains locataires particulièrement intéressants.

Les principaux occupants étaient la banque Salomon Brothers, mais aux 9e et 10e étages se trouvaient les services secrets. Sur les trois étages au-dessus il y avait la Securities and Exchange Commission [service de régulation des marchés boursiers, équivalent de la COB]. Le New York Times a rapporté que le bâtiment abritait également un bureau secret de la CIA consacré à l’espionnage et au recrutement des diplomates étrangers basés à l’Organisation des Nations Unies. La perte de cette cellule a « gravement perturbé » certaines opérations de renseignement, a-t-il écrit.

La CIA partageait un étage avec un bureau du Département de la Défense et l’Internal Revenue Service [l’équivalent du fisc].

L’effondrement de l’immeuble a également détruit les bureaux du centre des opérations de gestion des situations d’urgence de la ville de New York au 23e étage. Ce qui accentua le chaos ce jour-là.

Les truthers ont mis l’accent sur une remarque de Larry Silverstein, propriétaire du bâtiment, l’après-midi du 11 Septembre, à un commandant des pompiers : il a dit qu’ils devaient "tirer" [« pull »] le bâtiment car la défaillance du système d’incendie avait laissé le feu le ravager toute la journée. Les sceptiques affirment que "tirer", c’est un terme de jargon employé dans l’industrie pour dire « démolir ». Le site Debunking911.com fait remarquer que le terme signifie exactement faire s’écrouler un bâtiment en le tirant loin d’un autre à l’aide de câbles. Le porte-parole de Silverstein a déclaré plus tard que Silverstein avait dit au chef des pompiers que le plus important était de protéger la vie des pompiers, y compris en les « tirant » [c-à-d en les évacuant] hors du bâtiment si nécessaire.

L’Institut National américain des Normes et de la Technologie (NIST) a commencé à enquêter sur l’effondrement du bâtiment 7 en même temps que sur celui des Tours Jumelles en 2002, mais en séparant les 2 enquêtes. Ils ne présenteront pas de rapport avant le mois d’août. Ce délai alimente les suspicions selon lesquelles les fonctionnaires ont du mal à trouver une explication plausible leur permettant de dissimuler la vérité. Le NIST dit que les travaux ont été ralentis par la complexité du système de modélisation qui simule l’effondrement du moment où il commence jusqu’au sol. Le NIST ajoute que 80 autres cartons de documents en lien avec le WTC7 ont été trouvés et doivent être analysés.

Le NIST travaille sur l’hypothèse selon laquelle l’incendie et/ou les débris enflammés de l’effondrement de la tour nord (qui a laissé une longue balafre sur le côté sud du bâtiment 7) ont sérieusement endommagé une partie importante de la structure qui soutenait 186 m² de la tour. Les autres étages n’ont pas été en mesure de redistribuer les charges, et l’ensemble de la structure s’est effondrée sur elle-même. Le fait que la chute ait été provoquée par une défaillance interne expliquerait la ressemblance avec une démolition contrôlée laissant un petit champ de débris.

On peut trouver l’influence des truthers dans cette ligne d’un rapport intermédiaire datant de 2004 : « Bien que le NIST n’ait pas trouvé de preuves d’explosion ou de démolition contrôlée, le NIST tient à déterminer l’ampleur des scénarios hypothétiques d’explosions qui pourraient avoir conduit à la défaillance structurelle d’un ou plusieurs éléments. »

La BBC, quant à elle, doit encore convaincre certains de ses détracteurs. Elle a voulu filmer les séminaires du « 9/11TruthLA » à l’église presbytérienne Emmanuel de Los Angeles, mais les organisateurs l’en ont empêchée, mettant en avant [la couverture médiatique originelle de la BBC sur] le bâtiment 7.

Article original : ReOpen 9/11

20/08/2008

Morts sur l'autel de la folie sarkozienne

CASTRES (Tarn), (AFP) - "C'est catastrophique", "c'étaient des membres de la famille", "la ville est marraine du régiment", entendait-on mardi à Castres alors que se répandait la nouvelle de la mort de 10 soldats français en Afghanistan, dont huit basés dans la sous-préfecture du Tarn.

Le 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) de Castres a envoyé plus de 550 hommes cet été vers l'Afghanistan dans le cadre des renforts décidés par le gouvernement français.

"Il n'ont pas eu beaucoup de temps d'adaptation. On s'inquiétait de les voir partir pour une destination si risquée, les femmes de militaires ne voulaient pas parler de cette mission", dit tristement Laurent Pasquet, patron du tabac de la rue Gambetta au centre-ville.

Des Castrais ont ressorti mardi le ruban jaune qu'ils arboraient en juillet au moment du départ des troupes en soutien aux soldats et à leurs familles. Le député Philippe Folliot (app. NC) est venu à la caserne du régiment, familièrement surnommé le "8", arborant le fameux ruban jaune.

Laurent Pasquet se rappelle en avoir vendu de nombreux en juillet. "C'était une initiative de la femme du chef de détachement, on les a vendus à deux euros au bénéfice des familles", confie-t-il.

M. Pasquet explique qu'il existe un lien profond entre les 47.000 habitants de Castres et le régiment. "Beaucoup sont restés près de Castres après avoir terminé leur carrière, ça enrichit le lien", dit-il en citant un cas dans sa famille.

Philippe Folliot rappelle "les liens très forts qui se sont tissés depuis 1963 et l'implantation du "8" à Castres". "C'est un élément de symbole fort de la ville, tout comme l'équipe de rugby du Castres Olympique. Beaucoup se disent: "c'est ma famille"", souligne le député.

"Ce n'est pas le moment de remettre en cause notre engagement en Afghanistan", ajoute-t-il, en soulignant qu'un hommage national aux victimes se prépare aux Invalides à Paris.

Une pharmacienne, qui requiert l'anonymat, souligne que "pas mal de jeunes filles d'ici ont rencontré leur mari au 8e RPIMa".

"On a beau dire que ce sont les risques du métier, il ne faut pas oublier la dimension humaine, les enfants qui perdent leur papa, la France doit s'incliner devant eux", ajoute-t-elle.

A la mairie, les drapeaux sont en berne depuis le milieu de l'après-midi et les hommages s'accumulent: "A la foi, la force et le courage", a signé un ancien de la coloniale, tandis qu'un autre salue les "actions menées par nos militaires".

Dans un café de la place Jean Jaurès, au coeur de la ville, Florian Castillan, jeune serveur, ne connaît pas encore les noms des victimes mais il s'inquiète: "J'en connais sans doute, il y a peut-être un ami". Son patron, Gilles Liégeois, visiblement marqué, répète: "C'était une destination à risques, c'est catastrophique!".

Les familles des victimes ont été prises en charge par une cellule d'aide. Les rencontres se font dans la caserne, à l'abri du public. Tout aussi discrètement, des bouquets ont commencé à orner le mur d'enceinte.

Article original : Yahoo News

 

Note de P&P : Quelques jours après que Sarkozy ait déclaré que les militaires français étaient des incapables et que Fillon ait annoncé le démantélement de l'armée française, 10 soldats français sont morts en Afghanistan et 21 sont blessés dont certains dans un état grave puisqu'ils n'ont toujours pas tous été rapatriés.

Il est difficile de ne pas penser aux épouses, aux orphelins, aux familles, aux amis, qui parfois porteront pour le reste de leur existence les stigmates de ces dramatiques disparitions.

Et bien sûr une question lancinante revient encore et encore : "A quoi auront servi ces morts ? Pourquoi ?"

Face à tant de douleurs on ne peut que s'interroger sur la présence de 2600 militaires français en Afghanistan qui participent à l'occupation et la destruction de l'Afghanistan.

Même les différentes raisons officielles invoquées au fil du temps laissent songeur :

1/ pourchasser Oussama Ben Laden ?

Soi disant insaisissable depuis plus de 7 ans alors que les satellites militaires détectent des têtes d'épingles, on peut se demander si Oussama Ben Laden ne joue pas le rôle idéal du méchant terroriste introuvable, prétexte d'une occupation sans fin. Remarquons également que selon  Benazir Buttho, les services secrets saoudiens et les services secrets français, Oussama Ben Laden est mort depuis plusieurs années.

2/ Eradiquer les talibans ?

Ne serait-il pas paradoxal que les Etats Unis et leur vassaux tels que Sarkozy ou Brown se mettent soudain en quête de démocratie alors que tant de nations souffrent sous le joug de dictatures, elles-même mises en place par les Etats-Unis.

Non les armées américaines ne sont nullement libératrices, depuis des décennies que ce soit en Corée, au Vietnam, au Guatemala, au Panama, en Iraq... c'est toujours la même histoire. Un prétexte généralement créé de toutes pièces par la CIA (agression, dictature, guerre civile...) est invoqué pour envahir le pays cible puis le piller (appropriation des ressources minières, pris de contrôles des marchés publics et privés, exploitation de la main d'oeuvre, contrôle du territoire,...)

A ce sujet il est piquant de constater que le mouvement des talibans a été créée dans les années 70 par la CIA dans le cadre du développement de plusieurs mouvements islamistes dans les pays entourant la Russie afin d'attaquer à terme cette dernière.

3/ Libérer l'Afghanistan ?

Quel paradoxe, aujourd'hui l'Afghanistan est occupé, bombardé depuis des années, des milliers de civils ont été sacrifiés par l'armée étasunienne et ses laquais, auparavant la population afghane était victime des talibans formés, financés et entrainés par la CIA.

Dans cette histoire la CIA et le Pentagone se situent aux antipodes du libérateur. Le jour de leur arrivée sur la terre afghane a signé le début de l'asservissement et d'immenses souffrances pour le peuple afghan.

Alors pourquoi ? Pourquoi dix jeunes Français sont allés mourrir à des milliers de kilomètres de leurs familles et de leurs amis ?

Comme souvent l'examen des bénéficiaires d'une opération permet également d'en identifier les auteurs.

Cui bono ? A qui profite la situation ? Si l'on se penche sur la situation de l'Afghanistan on se rend rapidement compte que depuis l'invasion étasunienne deux éléments macro économiques ont sensiblement changé :

-d'une part l'Afghanistan est devenu le premier producteur mondial d'héroïne, sachant que la production d'opium avait été initiée dès le début des années 80 par la CIA.

-d'autre part les accord concernant un gazoduc majeur permettant d'éviter le territoire russe a été signé en juin 2008.

P.S. : Nous recherchons désespérement  des images prises pendant ou après l'accident , et nous n'osons écouter nos tendances paranoïaques qui répétent insidieusement : "les médias et les politiques vont main dans la main, aucune image des victimes ne sera donc publiée, ce serait mauvais pour la côte de popularité de notre très cher président".

20/07/2008

Opération Sarkozy

Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française
par Thierry Meyssan*


Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.
   
19 juillet 2008

Depuis
Alma Ata (Kazakhstan)   

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.
Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force [1].

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat [2]. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste [3]. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) [4], tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.
La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.
La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).
Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.
Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Pecatte, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine [5], dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA [6]). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [7].

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [8].
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.
Premiers jours à l’Élysée

Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :
- Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.
- François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
- Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
- Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [11].

Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

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Les informations contenues dans cet article ont été présentées par Thierry Meyssan lors de la table ronde de clôture de l’Eurasian Media Forum (Kazakhstan, 25 avril 2008) consacrée à la peopolisation et au glamour en politique.

L’intérêt suscite par ces informations a conduit l’auteur à rédiger le présent article qui a été publié par Profile, le principal news magazine russe actuel.

Plusieurs versions et traductions non autorisées de cet article ont été diffusées alors que le site du Réseau Voltaire était hors service. Nous vous prions de considérer le présent article comme le seul valide.

[1] Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août 2001

[2] Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 septembre 2001

[3] L’Énigme Pasqua, par Thierry Meyssan, Golias ed, 2000.

[4] Les requins. Un réseau au cœur des affaires, par Julien Caumer, Flammarion, 1999.

[5] Un relais des États-Unis en France : la French American Foundation , par Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 19 avril 2007.

[6] Les New York Intellectuals et l’invention du néo-conservatisme, par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.

[7] Éminences grises, Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The Origin of CIA Financing of AFL Programs » in Covert Action Quaterly, n° 76, 1999.

[8] Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 octobre 2007.

[9] Alain Bauer, de la SAIC au GOdF, Note d’information du Réseau Voltaire, 1er octobre 2000.

[10] Le gouvernement kosovar et le crime organisé, par Jürgen Roth, Horizons et débats, 8 avril 2008.

[11] Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement français, Réseau Voltaire, 22 juin 2005.

[12] L’honorable Frank Carlucci, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 février 2004.

[13] Les liens financiers occultes des Bush et des Ben Laden et Le Carlyle Group, une affaire d’initiés, Réseau Voltaire, 16 octobre 2001 et 9 février 2004. 

Article original : Réseau Voltaire  

15/05/2008

L'Iran va rejoindre l'Afghanistan, l'Iraq et le Liban

 15/5/8 - Article original : Réseau Voltaire , traduction : Marie-Ange Patrizio

Silence assourdissant en Italie sur les perspectives d’une grande guerre moyen-orientale amorcée par une attaque balistique et aérienne états-unienne et israélienne contre une présumée base iranienne d’entraînement des terroristes qui tuent les GI’s en Irak. Silence du gouvernement Berlusconi, silence de la majorité et de la minorité parlementaire, silence des politologues et experts militaires, silence des mass médias. On en parle et on en écrit aux États-Unis et en Europe, pas en Italie. La dernière, et la plus alarmante, annonce d’une apocalypse éminente a été donnée par le périodique de droite The American Conservative : sous le titre « La guerre avec l’Iran peut être plus proche qu’on ne l’imagine » Philip Giraldi, ex fonctionnaire de la CIA, se réfère à une réunion du Conseil de sécurité nationale qui a approuvé les plans d’attaque par missiles Cruise contre une base d’Al-Qods (les gardiens de la Révolution) où seraient entraînés les militants irakiens engagés dans la guérilla contre les troupes d’occupation. La secrétaire d’État Condoleeza Rice, le secrétaire au Trésor Henry Paulson, le conseiller pour la Sécurité nationale Stephen Hadley, le président Georges Bush et le vice-président Dick Cheney ont approuvé le plan opérationnel, tandis que le secrétaire à la Défense Robert Gates s’est exprimé en faveur d’un renvoi de l’opération. Deux jours avant, le 7 mai, la Maison-Blanche, par l’intermédiaire des dirigeants de la région kurde en Irak, avait envoyé une communication officielle au gouvernement iranien, demandant à ce dernier d’admettre ses interférences dans le pays voisin et de prendre l’engagement formel d’interrompre son appui aux différents groupes de militants qui se battent contre les troupes d’occupation. Réponse immédiate de Téhéran : aucune discussion n’est possible tant que les États-Unis ne suspendront pas les infiltrations d’agents et le soutien qu’ils fournissent aux dissidents iraniens. D’où la décision de l’Administration Bush d’envoyer un signal « non équivoque », c’est-à-dire balistique, à la direction iranienne. On peut présumer — conclut la note informative de The American Conservative — qu’il s’agira d’une attaque de précision ciblée contre les dispositifs d’Al-Qods sur une base aux environs de Téhéran, qui évitera des pertes chez les civils : il reviendra au président de donner l’ordre de mission dès que les préparatifs seront au point.

Le 10 mai, la Maison-Blanche a admis officieusement qu’une réunion du Conseil de sécurité nationale avait eu lieu et qu’elle avait eu pour thème la visite du président à Jérusalem cette semaine, pour participer aux célébrations du 60ème anniversaire de l’État d’Israël, ainsi que pour relancer les négociations de paix, argument repris ensuite par Georges Bush le 12 mai.

Non moins alarmants sont les développements de ces dernières semaines : un second porte-avions avec chasseurs bombardiers et navires d’appui a rejoint l’imposant déploiement aéronaval états-unien dans le Golfe Persique ; on voit croître de jour en jour le barrage de dénonciations contre le gouvernement de Téhéran, de la part du Département d’Etat, pour de présumées interférences militaires en Irak, alors que se montent désormais à 5 les interceptions d’unités légères iraniennes dans les eaux territoriales par des unités de la marine US ; de vastes champs de mines ont été installés aux frontières ; et malgré les démentis de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA) et de seize agences de renseignement états-uniennes, le vice-président Cheney et le secrétaire d’État Rice ont continué, de concert avec le gouvernement israélien, à dénoncer la potentielle menace nucléaire de Téhéran ; la tentative manquée au Liban de neutraliser le Hezbollah, prélude probable d’une seconde offensive israélienne, peut avoir induit Washington à accélérer le calendrier de l’offensive contre l’Iran.

Gary Leupp, professeur d’histoire à la Tufts University, orientaliste et expert des questions moyen-orientales, a tracé, à partir des révélations publiées par The American Conservative, les possibles conséquences catastrophiques de l’attaque états-unienne prévue : d’une réaction militaire iranienne spasmodique et généralisée, à l’engagement dans la guerre de la Syrie et du Liban ; des insurrections armées chiites au renversement des régimes pro-occidentaux jusqu’à de nouvelles alliances, impensables aujourd’hui, comme celle de Téhéran et des Talibans sunnites. Gary Leupp est on ne peut plus pessimiste sur l’éventuelle opposition de l’opinion publique états-unienne qui serait prise dans une grande flambée patriotique de soutien à « nos boys au front » ; quant aux deux candidats démocrates à la présidence, tant Hillary Clinton que Barak Obama ont déjà assuré que, contre l’Iran, « toute option est valable » ; sans parler du républicain McCain, qui a même été décrit par un de ses partisans comme « un Bush aux stéroïdes ». Une grande guerre moyen-orientale rendrait certaine sa déjà probable victoire en novembre ; elle aiderait les États-Unis à dépasser leur plus grave crise économique depuis celle des années Trente ; et dans le projet insensé des neocons, l’interruption des flux énergétiques moyen-orientaux vers la Chine, l’Inde et l’Europe, ainsi qu’une utilisation possible d’armes nucléaires tactiques contre l’Iran, renforcerait l’hégémonie politique militaire du grand empire d’occident sur le monde entier.

Et l’Italie ? « L’Italie fera sa part » comme l’a anticipé l’ex-ministre de la Défense et ultra atlantiste Martino, avec sa proposition de changer les règles d’engagement au Liban, et d’employer directement nos valeureuses troupes sur les champs de bataille afghans. Tous les autres, opposition et gouvernement, journaux et télé journaux préfèrent ignorer le drame imminent qui risque de s’abattre sur l’humanité. C’est ainsi que nous ne savons pas si nous avons augmenté —comme tous les autres pays européens— nos réserves stratégiques de pétrole, si le ministère de la Défense a déjà préparé des plans d’évacuation pour nos soldats dépourvus de tous moyens militaires propres à combattre dans une guerre ouverte, en Afghanistan et au Liban, et de ces centaines de carabiniers et forces spéciales employées à l’entraînement de l’armée et de la police en Irak.

Le gouvernement du bel paese et l’opposition de Sa Majesté préfèrent s’occuper de la nécessité urgente de bâillonner Travaglio [1], de réduire à néant Anno Zero [2]et d’actualiser les diktats contre les femmes de Joseph Ratzinger [3]. 

 

 Lucio Manisco
Journaliste ; il a été le correspondant de la Rai, et de titres de la presse écrite, pendant plusieurs dizaines d’années aux États-Unis ; ex-fondateur du quotidien Liberazione (organe du Prc), et ancien député européen.
[1] Marco Travaglio, journaliste politique (justice), essayiste, auteur de L’odore dei soldi, sur les origines de la fortune de Silvio Berlusconi, est de nouveau la cible d’attaques : citant le livre I complici (Abbate et Gomez), il a évoqué samedi dernier dans une émissionde télévision à grande écoute, les « fréquentations embarrassantes » et « amitiés mafieuses » du 3ème personnage de l’État italien, le nouveau président du Sénat, Renato Shifani. Toute la classe politique italienne, « comme d’habitude quand il s’agit de défendre la Caste, les divers représentants des partis de droite et de gauche forment le carré et parlent d’une seule voix ». y compris celui que l’auteur appelle « Sa Majesté » (le président du nouveau Partito dei Democrati, qui a formé un gouvernement de l’ombre après sa défaite aux dernières élections). Avec le changement de gouvernement, c’est aussi le contrôle de la Rai, et pour les politiciens, ses postes de direction, qui sont en jeu pour toute la classe politicienne italienne. (Toutes les notes sont de la traductrice)

[2] Émission politique de la chaîne RAI Due, qui a donné plusieurs fois à Travaglio un droit de réplique.

[3] Le 22 mai sera le 30ème anniversaire de la loi 194, autorisant l’interruption volontaire de grossesse en Italie. En recevant avant-hier 800 représentants du Movimento per la vita, qui demande l’abrogation de cette loi, le pape Benoït XVI a ouvert sa remise en question. Une manifestation à l’appel de nombreuses associations laïques, féministes, gays et de centres sociaux, est organisée sous le nom de « Pride laico » en défense de la loi 194, à l’occasion de la visite du pape à Gênes, samedi 17 mai, voir dirittinrete.org

27/03/2008

Le Dalaï Lama, apparences et réalités

Il est temps de soulever le voile sur les relations CIA, Dalaï Lama et son organisation pour éclairer et comprendre ce qui se passe en ce moment.

Cohn Bendit a appelé à « foutre le bordel à Pékin ». La réponse à cet accaparateur de l'histoire de Mai 68, c'est « Ta Gueule ! «


Le Rôle de la CIA : Derrière le Voile de Respectabilité du Dalaï Lama . Suivi de Cohn Bendit et le Tibet : Ta Gueule !
Note de l'Editeur de Global Research

Cet article incisif de Michael Backman retrace la relation du Dalai Lama et de son organisation avec les Services Secrets US. Le Dalaï Lama a été sur la liste de ceux financés par la CIA depuis la fin des années 50. Il est un instrument des Services Secrets US. Une compréhension de cette relation de longue date avec la CIA est essentielle, particulièrement pour éclairer les évènements récents. De toute évidence, les Services Secrets US sont derrière le mouvement de protestation, organisé quelques mois avant les Jeux Olympiques de Beijing.

M.C 23 Mars 2008

Les journalistes défient rarement le Dalaï Lama.

Parce qu'il est charmant et accueillant. La plupart des comptes rendus qui portent sur lui le font d'un air dégagé, avec autant de désinvolture que le sujet, pour qui un bon petit rire bête et une parabole pittoresque sont des substituts à des réponses difficiles. Mais c'est l'homme qui prône une plus grande autonomie pour des millions de personnes qui sont actuellement chinois, avec lui à la tête de leur gouvernement peut-on présumer ?
Donc, pourquoi pas lui demander des comptes en tant que personnalité politique ?

Ce n'est pas en tant que simple dirigeant spirituel, car il était à la tête du gouvernement du Tibet, qu'il est parti en exil en 1959. C'était un appareil d'état dirigé par des moines aristocratiques népotiques qui collectaient des impôts, emprisonnaient et torturaient les dissidents et se sont engagés dans toutes les intrigues politiques habituelles. (Le père du Dalaï Lama lui-même a presque sûrement été assassiné en 1946, conséquence d'un complot).

Le gouvernement s'est installé en exil en Inde, et, au moins jusque dans les années 70 a reçu 1.7 millions de dollars par an de la CIA.

L'argent était pour payer des opérations de guérillas contre les Chinois, malgré le soutien public du Dalaï Lama pour la non violence, pour lequel il a reçu le prix Nobel en 1989.

Le Dalaï Lama lui-même a été rémunéré par la CIA de la fin des années 50 jusqu'en 1974, recevant, d'après ce qui a été rapporté, 15 000 dollars par mois (180 000 dollars par an).

Les fonds lui ont été versés personnellement, mais il les a tous utilisés, ou du moins la plus grande partie, pour les activités du gouvernement tibétain en exil, principalement pour financer des bureaux à New York et Genève, et pour faire du lobbying internationalement.

Les détails du financement actuel du gouvernement en exil sont loin d'être clairs. Structurellement, cela comprend 7 départements, et plusieurs autres bureaux spéciaux. Il y a également eu des sociétés de bienfaisance, une société de publication, des hôtels en Inde et au Népal, et une société de distributions d'objets d'artisanat aux Etats Unis et en Australie, tous regroupés sous l'aile du ministère des finances du gouvernement en exil.

Le gouvernement a été impliqué dans la gestion de 24 sociétés mais a décidé en 2003 qu'il se retirait de celles ci parce qu'une telle implication dans des activités commerciales n'était pas appropriée.

Il y a plusieurs années, j'ai demandé auprès ministère des finances du Dalaï Lama d'avoir accès aux détails du budget. En réponse, il a affirmé avoir à l'époque un revenu annuel de 22 millions de dollars, qu'il a dépensé pour des programmes variés de santé, éducation, religion et culture.

Le plus gros poste concernait des dépenses liées aux activités politiques, pour un montant de 7 millions de dollars. Ensuite venait l'administration, avec 4.5 millions de dollars. Presque 2 millions étaient attribués pour gérer les bureaux à l'étranger du gouvernement en exil.

Compte tenu de toutes les activités revendiquées par le gouvernement en exil, ces sommes semblent remarquablement faibles.

Ce n'est pas clair comment les donations sont inscrites au budget. Elles se montent probablement annuellement à plusieurs millions, mais le ministère des finances du Dalaï Lama n'a fourni aucune reconnaissance explicite de celles-ci ni de leurs sources.

Il y a certainement plein de rumeurs parmi les Tibétains expatriés de corruption endémique et de mauvais usages de l'argent collecté au nom du Dalaï Lama.

Beaucoup de dons transitent via le fond du Tibet à New York, établi en 1981 par des réfugiés tibétains citoyens américains. Il s'est développée et est devenu une organisation gérant plusieurs millions de dollars qui dépensent chaque année 3 millions de dollars pour ses différents programmes.

Une partie de ses ressources proviennent du Bureau du Département d'Etat US pour les programmes des réfugiés.

Comme beaucoup d'hommes politiques asiatiques, le Dalaï Lama s'est comporté de manière remarquablement népotique, nommant des membres de sa famille à de nombreux postes importants. Ces dernières années, 3 des 6 membres du Kashag, ou Cabinet, la branche exécutive la plus élevée du gouvernement tibétain en exil, avaient des liens familiaux proches avec le Dalaï Lama.

Un frère plus âgé a servi comme président de Kashag et comme ministre de la sécurité. Il a aussi dirigé le Mouvement Contra Tibétain dirigé par la CIA dans les années 1960.

Une belle sœur a occupé le poste de directrice du conseil de planification du gouvernement en exil et de son département de la santé.

Une plus jeune sœur a servi comme ministre de la santé et de l'éducation, et son mari a occupé la fonction de directeur du département de l'information et des relations internationales du gouvernement en exil.

Leur fille a été faite membre du parlement tibétain en exil. Un plus jeune frère a occupé la fonction de haut membre du bureau privé du Dalaï Lama et sa femme a occupé la fonction de ministre de l'éducation.

La deuxième épouse de son beau frère a occupé le poste de représentant du gouvernement en exil pour l'Europe du Nord et celui de la direction des relations internationales pour le gouvernement en exil. En occupant toutes ces positions les membres de la famille du Dalaï Lama ont accès à des millions de dollars collectés au nom du gouvernement en exil ;

Le Dalaï Lama est actuellement bien connu, mais peu réellement savent quelque chose de lui. Par exemple, contrairement à l'opinion très répandue, il n'est pas végétarien. Il mange de la viande. Il l'a fait (selon ce qu'il affirme) sur l'avis d'un médecin après avoir eu des complications rénales due à une hépatite. J'ai vérifié auprès de plusieurs médecins et aucun n'était d'accord pour dire que la consommation de viande est nécessaire ou même souhaitable lorsque qu'on a un foie endommagé.

Qu'est ce que le Dalaï Lama a effectivement réalisé pour les Tibétains à l'intérieur du Tibet ?

Si son but c'était l'indépendance pour le Tibet, ou, plus récemment, une plus grande autonomie, alors il a échoué misérablement.

Il a maintenu le Tibet en premières pages des journaux partout dans le monde, mais pour quelle finalité ? Ce qu'il a principalement accompli il semble, c'est d'être devenu une célébrité. S'il était resté tranquille, moins de Tibétains auraient été torturés, tués et généralement supprimés en Chine.

De toute façon, l'actuel Dalaï Lama a 72 ans. Son successeur – une réincarnation – sera nommé enfant et il faudra de nombreuses années avant qu'il ne joue une rôle significatif. Pour la Chine, c'est un problème qui se résoudra de lui-même, que John Howard ou Kevin Rudd (Où Nicolas Sarkozy où ses larbins : Rama Yade et ou Bernard Kouchner ndlt) rencontrent ou non la Dalaï Lama.

Michael Backman 23/03/08  www.michaelbackman.com

Source Global Research, article en français publié par Alterinfo