25.11.2009
Des lingots d’or fourrés au Tungstène dans le système financier international?
“Gold Finger –Du nouveau dans l’opération Grand Schlem avec une touche de tungstène”
J’ai déjà parlé d’irrégularités dans les contrats d’or physique qui ont eu lieu à Londres, en Angleterre, au cours de la première semaine d’octobre 2009. En particulier, les contrats impliquant au moins une banque centrale [La Banque d’Angleterre] pour résoudre les problèmes de livraison des contrats de J.P. Morgan et Deutsche Bank, qui n’auraient pas eu l’or qu’elles avaient vendu à découvert et qu’elles s’étaient engager à livrer. devaient livrer pour respecter leurs contrats. Au même moment, j’avais rapporté deux choses inhabituelles :
1] -des irrégularités dans la publication des listes de lingots du fonds ETF-GLD-or daté du 25 sept-14 oct. ou la liste des barres est passée de 1 381 pages à moins de 200 pages et puis est remontée à 800 pages environ.
2] -des rapports établissant que des barres d’or de 400 onces provenant de “good delivery” [bonne livraison] étaient en fait des briques de tungstènes plaqués-or dans les limites territoriales des coffres certifiés par la LBMA à Hong Kong.
Pourquoi le tungstène?
Si quelqu’un se demandait comment fabriquer de fausses barres d’or, le tungstène à environ 10 $ la livre serait un bon choix parce qu’il a exactement la même densité que l’or, rendant ainsi un faux lingot « trafiqué » au tungstène indissociable d’une vraie barre d’or par une simple pesée.
Malheureusement, il y a plus de détails sordides à relater.
Quand la nouvelle des barres d’or “trafiquées au tungstène” a surgi à Hong Kong, beaucoup de gens ont automatiquement supposé que celles-ci avaient été fabriquées en Chine, parce que la Chine est généralement perçue comme la « capitale de la contrefaçon dans le monde ».
Et maintenant voici ce qui se serait réellement passé, d’après l’analyse que j’ai faite des informations qui m’ont été transmises :
La quantité de barres d’or “trafiquées au tungstène” en question serait en fait comprise entre 5 600 et 5700 lingots de 400 onces « Good Delivery », donc certifiées. [à peu près 60 tonnes métriques]
Tout cela a été apparemment brillamment orchestré par une opération criminelle bien financée.
Quelques heures seulement après que ce plan ait été identifié, les officiels chinois avaient mis un certain nombre de suspects en garde à vue.
Et voici ce que les chinois auraient découvert:
Il y a environ 15 ans – sous l’administration Clinton [pensez Robert Rubin, Sir Alan Greenspan et Lawrence Summers] entre 1,3 et 1,5 millions de briques de tungstène de 400 onces auraient été fabriquées par une raffinerie ultra sophistiquée aux Etats-Unis [plus de 16 tonnes métriques]. Par la suite, 640 000 de ces barres de tungstène auraient reçu un plaquage en or et auraient ÉTÉ transportées à Ft. Knox où elles y seraient restées.
Mes sources possèdent des copies des documents originaux de transport avec la date et le poids exact des barres de « tungstène » transportées à Ft. Knox.
Le surplus de ces 1,3 à 1,5 millions de barres de 400 onces de tungstène aurait aussi reçu un plaquage puis aurait été “vendue” sur le marché international.
En conséquence et apparemment le marché mondial serait littéralement “farci » de barres de 400 onces trafiquées.
Peut-être faudrait il même se demander si les Indiens ont été malins d’acheter 200 tonnes auprès du FMI .
Un train qui déraille au ralenti
Une obscure nouvelle publiée à l’origine dans le N.Y. Post [rédigée par Jennifer Anderson] fin janvier 2004 m’est toujours restée à l’esprit.
Le Procureur Général enquête sur un directeur du NYMEX- Manhattan, New York, bureau du procureur de district, Stuart Smith
Divers- Brève- 2 fév. 2004
« Le bureau du procureur du district de Manhattan enquête sur une personne haut placée au New York Mercantile Exchange. Des sources proches de la bourse disent que Stuart Smith, Senior Vice Président des opérations de la bourse, a reçu un ordre de perquisition provenant du bureau du procureur du district la semaine dernière. Les détails de l’enquête n’ont pas été révélés mais un porte-parole du NYMEX a dit que cela n’était lié à aucun des marchés d’échange. Elle a décliné tout commentaire, sinon qu’aucune charge n’avait été portée. Un porte-parole du procureur du district s’est également refusé à tout commentaire ».
Les bureaux du Senior Vice Président des Opérations –NYMEX- est l’endroit où vous devriez aller pour trouver des documents [numéro de série et fondeur d’origine] de chacune des barres d’or délivrées physiquement à la bourse. Ils ont l’obligation de conserver ces documents. Ces documents précis devraient prouver l’origine de tout l’or physique à la bourse et donc « prouver » que les quantités d’or en question ne peuvent pas provenir des mines américaines parce que les quantités provenant de fondeurs US seraient certainement plus vastes que la production minière domestique.
Nous n’avons jamais su ce qui est arrivé à ce pauvre Stuart Smith –après que ses bureaux aient été « envahis » mais il a pris un congé administratif du NYMEX et on n’en a plus entendu parler depuis. De manière surprenante [ou peut-être pas], il n’y a jamais eu de suivi de la part des média concernant l’histoire à l’origine et le niveau NUL de poursuites provenant du bureau du Procureur général du district Morgenthau qui avait mené la perquisition.
Doit-on croire que les bureaux du NYMEX ont été perquisitionnés et le Sr. Vice-président des opérations s’est retiré…et tout cela pour rien ?
Ces révélations pourraient éventuellement et également fournir un nouveau niveau d’analyse expliquant pourquoi Rothschild est sorti du marché de l’or en 2004 :
« Londres, 14 avril 2004 (Reuters) –NM Rothschild & Sons Ltd, l’unité basée à Londres de la Banque d’investissement Rothschild se retire des activités de négoce des matières premières, y compris l’or à Londres alors qu’elle audite ses opérations, nous communique-t-elle ce mercredi. »
De manière intéressante, Bill Murphy du GATA a spéculé là-dessus en 2004 : Pourquoi Rothschild sort il de ce business à ce moment précis ? « IL Y A UNE PIECE MANQUANTE; ILS SONT AU COURANT D’UN GROS SCANDALE SUR L’OR ET ILS NE VEULENT PAS EN FAIRE PARTIE...”
BILL MURPHY, LEMETROPOLE CAFE, 18 AVRIL 2004
Par coïncidence [peut-être pas?] l’ETF GLD commencé à êtré négocié le 12 novembre 2004
A la lumière de ce qui s’est passé –concernant le fond ETF, GLD –après avoir réexaminé leur prospectus une nouvelle fois, il serait possible de penser que l’ETF GLD aurait été créé dans le but de détourner les investissements en dollars d’investissements dans l’or physique et de un leurre, un ezatz, un substitut fourre tout et surtout une destination potentielle pour des “barres trafiquées au tungstène” qui ne verraient ainsi jamais la lumière du jour, cachés derrières les “boucliers” juridico-énigmatiques de ses statuts :
Extrait du prospectus de GLD page 11
http://www.spdrgoldshares.com/media/GLD/file/SPDRGo...
« Les lingots alloués au trust (…) peuvent ne pas être équivalents au standard de la London Good Delivery et (… ) , le Trust peut être sujet à une perte.Ni l’administrateur, ni le curateur ne confirment indépendamment la finesse des barres d’or allouées au trust en liaison avec la création du panier. Les lingots d’or exigés par les standards du LBMA pour les lingots délivrés en raison d’un contrat d’or ou les London Good Delivery Standards, les standards exigés par le trust. Si l’administrateur émet cependant un panier contre un or de cette qualité, et que le curateur n’est pas en mesure de satisfaire à son obligation de créditer le Trust du montant de la déficience constatée, le trust peut être sujet à une perte ».
La Fed a aussi été prise en flagrant délit de mensonge :
Patrick Heller de Liberty Coin a écrit récemment:
Un peu plus tôt cette année, le Gold Anti-Trust Action Committee (GATA) a déposé une seconde requête sous l’égide du Freedom of Information Act (FOIA) au Système de Réserve Fédéral pour obtenir des documents de 1990 en relation avec les swaps d’or, l’or swapé ou les swaps d’or proposés.
Le 5 août, la Réserve Fédérale a répondu à cette FOIA en ajoutant deux documents à ceux déjà fournis au GATA en avril 2008, suite à une FOIA précédente. Ces documents ont totalisés 173 pages dont de nombreux passages édités (couverts afin d’omettre des sections du texte). La réponse de la Fed notait aussi qu’il y avait 137 pages de documents non transmis qui étaient exclus de l’obligation de transparence.
Le GATA a fait appel de cette disposition le 20 août. L’appel demandait davantage de détails afin de déterminer la validité et la légitimité de ce droit à l’exemption et une explication de certains documents comme celui posté par la Réserve Fédérale sur son site internet qui évoque des gold swaps non inclus dans les documents communiqués le 5 août.
Le 17 septembre 2009 une lettre du Système de Réserve Fédérale sur papier à en-tête, du Gouverneur de la Réserve Fédérale Kevin M. Warsh a refusé en bloc la demande en appel du GATA. Le texte de la lettre complète peut être examiné sous le lien suivant : http://www.gata.org/files/GATAFedResponse-09-17-200....
« Le premier paragraphe de la troisième page est le plus révélateur. Warsh écrit: “Concernant votre appel, je confirme que les informations qui vous ne vous sont pas dévoilées en raison de l’exemption 4 sont des informations confidentielles commerciales ou financières liées à des opérations de la Banque de Réserve Fédérale qui ont été obtenues dans le sens de l’exemption 4. Ceci inclut des informations liées aux arrangements de swaps avec les banques étrangères pour le compte du Système Fédéral de Réserve et n’est pas le type d’informations généralement rendues publiques. Ces informations ne vous donc pas été communiquées avec raison. »
Ce paragraphe sera probablement l’une des plus histoires les plus importantes de l’année.
Bien que cela ne soit pas dit platement, ce paragraphe admet que la Fed s’est engagée par le passé, et est peut-être actuellement engagée, dans le commerce des gold swaps. La lettre de Warsh contredit les affirmations précédentes de la Fed auprès du GATA qui réfutaient tout engagement passé de la Fed dans les swaps-or pendant la période allant du 1er janvier 1990 à nos jours.
[Peut-être de manière plus importante], voici la seconde FOIA du GATA concernant la demande sur les swaps or de la Réserve Fédérale. Les 173 pages de documents reçus en réponse à la seconde FOIA portent tous une date précédent la requête de 2007 ce qui signifie qu’ils auraient du être rendus publics en réponse aux demandes de FOIA d’avant 2007. Ceci établi la probabilité que la Réserve Fédérale a échoué à rechercher adéquatement ou à divulguer les documents pertinents. De plus, la réponse de la Fed admet qu’elle possède des copies des documents pertinents qui sont apparus pour la première fois sur le site web du Département du Trésor mais a omis de les porter à la connaissance du public dans ses réponses aux FOIA.
Maintenant que le Gouverneur de la Réserve Fédérale Warsh a admis que la Fed a menti par le passé sur les implications de cette dernière dans l’or, il devrait être clair pour tout le monde que la Fed ment sur la véritable nature des secrets qu’elle détient
Rob Kirby
11:51 Publié dans Ponérologie financière | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : or, tungstène, lingot, crise, effondrement, marché, chine, londres, banque
05.04.2009
Entretien avec Thierry Meyssan

Thierry Meyssan, on ne vous voit plus en France, que devenez-vous ?
Je vis actuellement au Liban. Après l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, j’ai été directement menacé par de hauts fonctionnaires français. Des amis au ministère de la Défense, m'ont informé que les États-Unis me considèrent comme un danger pour leur sécurité nationale. Dans le cadre de l'OTAN, ils ont demandé aux services alliés de me neutraliser et certains Français semblaient vouloir faire du zèle. J’ai donc pris la décision non seulement de quitter la France, mais la zone OTAN. Après avoir erré de Caracas à Damas en passant par Moscou, je me suis fixé à Beyrouth où je me suis placé au service de la Résistance.
Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?
Je travaille actuellement à un livre d’analyse sur l’administration Obama, ses origines, sa composition, ses projets etc. Une première édition, limitée à quelques exemplaires, sera adressée à des quelques leaders le mois prochain. Puis une édition grand public sera publiée dans diverses langues à l'automne. Je vis exclusivement de ma plume et je collabore à des journaux ou magazines dans le domaine de la politique internationale, au Proche-Orient et en Russie.
Quelle analyse faite vous de l’évolution de la politique américaine ?
Aujourd’hui se dégage un relatif consensus sur le constat d’échec de la politique Bush, le surdéploiement militaire, les conséquences néfastes de l’unilatéralisme sur les relations avec les alliés et la perte de leadership. A partir de 2006, James Baker et Lee Hamilton, qui présidaient une commission créée par le Congrès pour évaluer la stratégie en Irak, ont milité en faveur d’un retour à une position plus sage. Ils ont préconisé un retrait d’Irak et un prudent rapprochement avec les pays riverains (Syrie, Iran) indispensable pour éviter que le départ des GI's ne tourne à la débâcle, comme au Vietnam. Ils ont fait tomber la tête de Donald Rumsfeld, et ont imposé un membre de leur commission, Robert Gates, pour lui succéder. Mais s'ils ont gelé la politique de « remodelage du Grand Moyen-Orient », ils ne sont pas parvenus à y faire renoncer George Bush et Dick Cheney; raison pour laquelle il a fallu organiser une rupture avec Barack Obama.
En réalité Obama avait été lancé dans la course au Sénat fédéral et à la présidence dès 2004. Il a fait son entrée en scène lors de la convention démocrate pour l'investiture de John Kerry. Il n'était alors qu'un obscur parlementaire de l'Assemblée de l'Illinois, mais il était déjà encadré et entrainé par Abner Mikva et ses hommes (Jews for Obama) et soutenu par la finance anglo-saxonne (Goldman Sachs, JP Morgan, Excelon…). Les multinationales inquiètes de perdre des parts de marché au fur et à mesure de la montée de l'anti-impérialisme (Business for Diplomatic Action), les partisans de la Commission Baker-Hamilton, les généraux en révolte contre les aventures erratiques des néo-conservateurs, et d'autres encore, se sont progressivement ralliés à lui.
Les Français croient souvent que le président des États-Unis est élu au second degré par de grands électeurs. C'est faux. Il est élu par un collège dont les membres sont désignés par des notables. En 2000, la Cour suprême a rappelé que le vote des citoyens n'était que consultatif et que le gouverneur de Floride pouvait nommer les délégués de son État au collège électoral présidentiel sans même attendre le dépouillement du scrutin général.
Dans ce système oligarchique, il y a un parti unique avec deux courants : les républicains et les démocrates. Juridiquement, ils ne forment pas des entités distinctes. Ainsi, ce sont les États qui organisent les primaires, pas les pseudos-partis. Il n'y a donc rien de surprenant à ce que Joe Biden et Barack Obama soient l'un et l'autre de vieux amis de John McCain. Ainsi, McCain préside l'Institut Républicain International, un organe du département d'État chargé de corrompre les partis de droite dans le monde; tandis qu'Obama travaille au sein de l'Institut Démocrate National, présidé par Madeleine Albright et chargé de la corruption des partis de gauche. Ensemble, Obama, McCain et Albright ont participé à la déstabilisation du Kenya, lors d'une opération de la CIA pour imposer un cousin d'Obama comme Premier ministre.
Tout ceci pour dire qu’Obama n’est pas sorti de nulle part. C'est un spécialiste de l’action secrète et de la subversion. Il a été recruté pour faire un travail bien précis.
Si les objectifs de la coalition hétéroclite qui le soutient sont globalement les mêmes, il n’existe pas de consensus dans le détail entre ses composantes. Ceci explique l’incroyable bataille à laquelle ont donné lieu les nominations et l'aspect toujours équivoque des discours d'Obama.
Quatre pôles se livrent bataille :
- Le pôle Défense, autour de Brent Scowcroft, des généraux opposés à Rumsfeld et bien sûr de Robert Gates, aujourd'hui le véritable maître à Washington. Ils préconisent la fin de la privatisation des armées, une sortie « honorable » d’Irak mais la poursuite de l’effort états-unien en Afghanistan pour ne pas donner l'impression d'une débandade, et enfin un accord avec les Iraniens et les Syriens. Pour eux, la Russie et la Chine restent des rivaux qu'il faut isoler et paralyser. Ils abordent la crise financière comme une guerre au cours de laquelle ils vont perdre des programmes d'armement et diminuer le format des armées, mais doivent maintenir une supériorité relative. Peu importe qu'ils perdent en puissance, s'ils restent les plus forts.
- Les départements du Trésor et du Commerce, autour de Tim Geithner et Paul Volcker, les protégés des Rockefeller. Ils sont issus de la Pilgrim's Society et s'appuient sur le Groupe des Trente, le Peterson Institute et la Commission trilatérale. Ils sont soutenus par la reine Elizabeth II et veulent sauver à la fois Wall Street et la City. Pour eux la crise est un coup dur puisque les revenus de l'oligarchie financière sont en chute libre, mais c'est surtout une occasion rêvée de concentrer le capital et de piétiner les résistances à la globalisation. Ils sont obligés temporairement de réduire leur train de vie pour ne pas susciter de révolutions sociales, mais ils peuvent simultanément s'enrichir en rachetant des fleurons industriels pour une bouchée de pain. Sur le long terme, ils ont le projet d'instaurer —non pas un impôt mondial sur le droit de respirer, ce serait grossier—, mais une taxe globale sur le CO2 et une Bourse des droits d'émission —ce qui revient à peu prés au même en paraissant écolo—. Contrairement au Pentagone, ils militent pour une alliance avec la Chine, du fait notamment qu’elle détient 40 % des bons du Trésor US, mais aussi pour empêcher l'émergence d'un bloc économique extrême-asiatique centré sur la Chine et drainant les matières premières africaines.
- Le pôle du département d’État autour d’Hillary Clinton, une chrétienne fondamentaliste, membre d'une secte très secrète, la Fellowship Foundation (dite « La » Famille). C'est le refuge des sionistes, l'ultime réserve des néo-conservateurs en voie de disparition. Ils préconisent un soutien inconditionnel à Israël, avec une pointe de réalisme car ils savent que l'environnement a changé. Il ne sera plus possible de bombarder le Liban comme en 2006, car le Hezbollah dispose maintenant d'armes anti-aériennes performantes. Il ne sera plus possible de pénétrer dans Gaza comme en 2008 car le Hamas a acquis des missiles anti-char Kornet. Et si les États-Unis ont du mal à payer les factures de Tel-Aviv, il est peu probable que les Saoudiens pourront y suppléer sur le long terme. Il faut donc gagner du temps, au besoin par quelques concessions, et trouver une utilité stratégique à Israël.
La principale mission de Madame Clinton, c'est d'améliorer l'image des États-unis, non plus en faisant des relations publiques (c'est-à-dire en justifiant la politique de Washington), mais par la publicité (c'est-à-dire en vantant les qualités réelles ou imaginaires du modèle US). Dans ce contexte, les sionistes devraient pousser le projet Korbel-Albright-Rice de transformation de l'ONU en un vaste forum impotent et de création d'une organisation concurrente, la Communauté des démocraties, appuyée sur son bras armé, l'OTAN. Pour l'heure, ils sont occupés à saboter la conférence de Durban II qui, au lieu de célébrer la « seule démocratie du Proche-Orient », dénonce le régime d'apartheid au pouvoir à Tel-Aviv.
Avec le secrétaire d'État adjoint, James Steinberg, ils envisagent la crise financière comme un Blitzkrieg. Il va y avoir beaucoup de casse, mais c'est le moment de détruire des rivaux et de s'emparer par surprise de leviers de commande. Leur problème n'est pas d'accumuler des richesses par des achats et des fusions, mais d'imposer leurs hommes partout dans le monde aux ministères des Finances et à la tête des institutions bancaires.
- Enfin le Conseil National de Sécurité sur s'exerce l'influence de Zbignew Brzezinski, qui fut le professeur d'Obama à Columbia. Celui-ci devrait abandonner son rôle traditionnel de coordination pour devenir un véritable centre de commandement. Il est dirigé par le général Jones, qui a été suprême commandeur de l'OTAN et a porté l'Africa Command sur les fonds baptismaux. Pour eux, la crise financière est une crise de la stratégie impériale. C'est l'endettement faramineux souscrit pour financer la guerre en Irak qui a précipité l'effondrement économique des États-Unis. Contrairement à 1929, la guerre ne sera pas la solution, c'est le problème. Il faut donc mener trois desseins simultanés : forcer les capitaux à rentrer aux Etats-Unis en cassant les paradis fiscaux concurrents et en déstabilisant les économies des pays développés (comme cela a été testé en Grèce); maintenir l'illusion de la puissance militaire US en poursuivant l'occupation de l'Afghanistan; et étouffer les alliances naissantes Syrie-Iran-Russie, et surtout Russie-Chine (Organisation de coopération de Shanghai). Le Conseil va privilégier toutes les formes d'action clandestine pour donner au Pentagone le temps nécessaire à sa réorganisation.
Obama essaie de satisfaire tout le monde d’où la confusion ambiante.
Comment voyez-vous évoluer la situation au Proche-Orient, au regard de cette nouvelle administration ?
Il y a consensus sur un point : Washington doit faire baisser la tension dans cette région, sans pour autant abandonner Israël. Deux options sont sur la table, mais quelle que soit celle qui sera mise en œuvre, elle requiert d'être signée par les courants les plus radicaux. C'est pourquoi Washington a encouragé un gouvernement Netanyahu-Lieberman en Israël et laissera le Hamas et le Hezbollah gagner les prochaines élections dans les Territoires palestiniens et au Liban.
Le premier scénario, imaginé par Zbignew Brzezinski prévoit simultanément la reconnaissance d'un État palestinien et la naturalisation des réfugiés palestiniens dans les pays où ils se trouvent. Le tout arrosé d'argent pour indemniser les États absorbant les réfugiés et pour développer Gaza et la Cisjordanie. En outre, le maintien de cette paix serait assuré par une force d’interposition de l’OTAN, sous mandat de l’ONU. Ce plan a le soutien de Nicolas Sarkozy.
La seconde approche est plus rude pour les deux protagonistes. Elle préconise de contraindre les Israéliens à abandonner leurs revendications les plus extravagantes ; tandis qu'elle obligerait les Palestiniens à considérer que la Jordanie est leur patrie naturelle. Ce serait une paix plus économique pour Washington et viable sur le long terme, même si elle serait dure à accepter par les uns et par les autres, et qu'elle impliquerait au passage la fin de la monarchie hachémite. Cette formule est notamment poussée par l'ambassadeur Charles Freeman que le lobby sioniste vient de contraindre à démissionner de la présidence du Conseil National du Renseignement, mais qui dispose de solides appuis dans l'appareil d'État.
Selon vous, quelle formule d’imposera ?
Aucune parce que la crise économique sera d’une telle ampleur qu’elle conduira à mon sens à une dislocation des États-Unis et la fin de l’État d’Israël.
Washington va devoir revoir une nouvelle fois ses ambitions à la baisse. Elle va probablement se replier sur le maintien du statu quo. Son action se limitera à empêcher de nouveaux acteurs de prendre sa place.
Que préconisez-vous à titre personnel ?
Les cinq millions de juifs, les neuf millions de Palestiniens, et les autres populations de Palestine, doivent se retrouver au sein d’un État unique sur le principe « un homme, une voix ». C’est du reste à mon sens la seule solution qui évite à terme l’expulsion des juifs. Il faut se souvenir de l’Apartheid en Afrique du Sud, dont certains annonçaient que sa remise en cause provoquerait l’expulsion ou l’extermination des blancs. On connaît la suite. La mort d’Arafat n’est pas un obstacle car il existe d’autres Mandela en Palestine. Le vrai problème est de trouver un De Clerk coté Israélien. Le Hamas soutiendrait sans aucun doute une telle solution, car elle aurait l’assentiment du peuple.
Plus on repousse les échéances, plus on rend une solution pacifique difficile. La CIA étudie d'ailleurs le scénario catastrophe avec un soulèvement sanglant qui chasserait 2 millions de juifs vers les États-Unis.
Quid selon vous de la Syrie et l’Iran ? Pensez-vous la guerre possible ?
Je ne pense pas que les accords secrets conclus entre les militaires US, la Syrie et l’Iran soient remis en cause : les États-Unis n’en ont ni les moyens, ni même la volonté.
En premier lieu, ils savent que la menace nucléaire iranienne est une intox qu'il ont eux-mêmes fabriquée comme ils avaient inventé les armes de destruction massive irakiennes. Au demeurant, l'imam Khomeiny avait condamné la fabrication et l'usage de la bombe atomique comme immorales et on ne voit pas quels groupes seraient capables en Iran de passer outre un tel commandement.
Deuxièmement, la politique de George Bush a poussé Téhéran et Damas dans les bras de Moscou qui prépare d'ailleurs une grande conférence internationale sur la paix au Proche-Orient. C'est désormais une priorité pour Washington de démanteler cette alliance naissante et de tenter de ramener l'Iran et la Syrie dans son orbite. Il est bien sûr probable que ces derniers feront monter les enchères et se garderont de basculer d'un côté ou de l'autre.
Enfin, les États-Unis ont le sentiment de l'urgence. Leur économie s'effondre et ils n'auront peut-être plus longtemps la possibilité de défendre Israël au prix fort. D'autant que Tsahal n'est plus ce qu'elle était. L'armée israélienne n'est plus invincible. Elle a accumulé les échecs au Liban, à Gaza et aussi, ne l’oublions pas, en Géorgie.
Vous vivez, on l’a vu, au Liban, quelle est la situation là bas ?
L'Alliance nationale regroupée autour du Courant patriotique libre de Michel Aoun et du Hezbollah d'Hassan Nasrallah va gagner les prochaines élections, cela ne fait pas de doute, si elles peuvent se tenir librement. La famille Hariri ne survivra que tant que les grandes puissances compteront sur elle pour prélever des impôts et faire payer par le peuple la dette extérieure du Liban, alors même que celle-ci provient pour moitié de l'enrichissement illicite des Hariri. Le criminel de guerre Walid Joumblatt —vice-président de l'Internationale socialiste, excusez du peu—, ou encore les néo-fascistes comme le tueur pathologique Samir Geagea, vont être lâchés par leurs sponsors. Ces exécuteurs de basses œuvres ont perdu leur efficacité et ne sont plus présentables.
Le Tribunal spécial pour le Liban chargée d’instruire l’affaire Hariri et divers assassinats politiques va soit se faire oublier, soit donner lieu à un coup de théâtre. Il a été conçu comme une machine de guerre pour accuser la Syrie, la placer au ban de la communauté internationale et la désigner comme cible militaire. Je sais que des éléments nouveaux lui sont parvenus dans les dernières semaines. Ils disculpent la Syrie et placent l’Arabie Séoudite sur la sellette. C’est à cette aune qu’il faut apprécier la reprise en main de l'Arabie saoudite par le roi Abdallah et le limogeage des ministres qui ont financé la lutte contre le Hezbollah et le Hamas. Pour revenir aux élections législatives libanaises de juin, la question est de savoir si l’on s’oriente vers une victoire de la Résistance à 55 ou à 70 %. Cela dépendra essentiellement de l’apparition ou non d’une nouvelle force chrétienne de division et de diversion autour du président Sleimane. En définitive, les collaborateurs des États-Unis et d'Israël négocieront peut-être un compromis tant qu'ils sont en position de le faire. On se dirigerait alors vers la désignation d'un milliardaire comme Premier ministre (Saad Hariri ou un autre), mais à la tête d'un gouvernement entièrement contrôlé par la Résistance nationale. Ce serait une formule très orientale : les honneurs et la lumière pour les perdants, tandis que le vrai pouvoir resterait dans l'ombre. L'intérêt de cette solution serait de déligitimer toute intervention militaire contre le Liban.
Vous êtes désormais très connu en Russie, où vous avez rassemblé près de 30 millions de téléspectateurs à l’occasion d’une émission sur le 11 septembre. Comment appréciez-vous la situation de la Russie ?
Paradoxalement, malgré la victoire militaire et diplomatique en Géorgie, la Russie traverse une passe difficile. Après la guerre du Caucase, les banques anglo-saxonnes ont encouragé les oligarques à punir Moscou en déplaçant leurs capitaux vers l'Ouest. Puis, les Anglo-Saxons ont poussé les dirigeants ukrainiens à trahir leur intérêt national et à couper les gazoducs lors des négociations sur les prix. Le Kremlin, qui croyait être maître du jeu et avoir l'initiative de ces coupures, s'est fait piéger. La perte de deux mois de chiffre d’affaire a dévoré les réserves monétaires. Le tout a provoqué une chute affolante du rouble alors que la crise mondiale fait baisser le prix des matières premières et donc les revenus de la Russie.
Medvedev et Poutine ont évalué cette situation de faiblesse avec beaucoup de sang-froid. Ils connaissent les atouts dont ils disposent, notamment la supériorité technologique de leur industrie d'armement sur celle des États-Unis. Ils sont convaincus que les États-Unis ne se relèveront pas de la crise, mais se disloqueront à moyen terme comme le Pacte de Varsovie et l'URSS dans les années 89-91. Ils espèrent donc inverser les rôles. Malgré la période de vaches maigres, ils équipent leurs armées avec les nouveaux matériels, et ils attendent sans broncher l'effondrement de l'Ouest. Publiquement ou en sous-main selon les cas, ils équipent tous les adversaires des États-Unis des dernières armes disponibles, du Proche-Orient que j'ai évoqué tout à l'heure au Venezuela. Économiquement, ils ont fait le choix de construire des voies commerciales vers la Chine, tout autant que vers l'Europe occidentale, dont ils observent avec regret l'asservissement obstiné aux Anglo-Saxons.
Cette situation peut avoir d’importantes conséquences au plan interne, où s’affrontent l’ancienne et la nouvelle génération. Les anciens ont un fort tropisme américain, quand les jeunes affichent un patriotisme décomplexé. Paradoxalement, les élites issues de Saint-Petersbourg sont historiquement favorables à un arrimage européen de la Russie, au contraire des Moscovites dont la vision est plus eurasiatique. Or Poutine et Medvedev, tous deux de Saint-Petersbourg, partagent cette vision eurasiatique. Ils rêvent la Russie en protecteur de l'Islam et l'ont faite entrer, comme observatrice, à l'Organisation de la conférence islamique. Tout en valorisant le Patriarcat orthodoxe, ils ont placé des musulmans à de nombreux postes à haute responsabilité —le contraste avec la France est flagrant—. Même si le traumatisme du démantèlement de la Yougoslavie et des deux guerres de Tchétchénie reste fort et que la vague de racisme qui s'en est suivie n'est toujours pas maîtrisée, la Russie a fait le choix de la civilisation et pris le chemin de la synthèse entre l'Europe et l'Asie.
Si la Russie parvient à traverser les toutes prochaines années de graves turbulences internationales sans être trop affectée, elle se retrouvera en position d'arbitre dans un monde multipolaire.
Continuons cet intéressant tour du monde géopolitique avec la Chine…
Je m’interroge sur leur stratégie. Pourquoi ces achats massifs de bons du Trésor US ? Pékin a pris l'initiative d'un rapprochement avec Moscou à travers l'Organisation de coopération de Shanghai. Beaucoup de contentieux ont été soldés. En retour, les Russes ont accepté de vendre de l'énergie à un tarif préférentiel aux Chinois et demandé un contrôle plus strict de l'émigration chinoise en Sibérie. La logique aurait voulu que les deux grands se renforcent multuellement en refusant le dollar comme monnaie d'échange international. Mais Pékin répugne à choisir son camp et ne veut pas froisser Washington. Les Chinois mènent une stratégie douce de renforcement de leurs alliances tous azimuts. Cela me paraît un peu étrange, car cela pourrait leur couter cher. Les USA pourraient les emporter dans leur effondrement prévisible.
Au passage, permettez-moi de dire mon agacement face à la stupide dénonciation des violations des Droits de l'homme en Chine. Ils sont sans aucun doute possible beaucoup mieux respectés par Pékin que par Washington—ce qui n'est pas une excuse pour ne pas s'améliorer, mais relativise ces accusations—. Et qu'on arête de dire que le Tibet a été annexé par la Chine en 56, alors qu'il a été repris par les communistes chinois aux Chinois de Tchang Kaï-Chek.
Un mot sur l’Amérique du Sud avant de revenir à la France ?
Au-delà de la tendance à l’unification, des stratégies se sont affirmées face à l'impérialisme. Mais l’affaiblissement, en attendant plus, des États-Unis crée une nouvelle situation et peut inciter certains à rebattre leurs cartes. La protection des économies nationales revient au premier plan des préoccupations. Paradoxalement, les États qui souffrent de sanctions sont mieux armés pour résister à la crise. C’est notamment le cas de Cuba, du Vénézuela, de la Bolivie ou de l’Équateur —comme c’est le cas de la Syrie et de l’Iran au Proche-Orient—. Gageons que nouvelles institutions nationales vont se développer, parallèlement à la Banque du Sud. C’est la revanche de l’Histoire.
La France enfin, ou plus exactement la France de Sarkozy…
La France est une vieille nation que l'on ne peut manœuvrer en tous sens. Elle a un passé glorieux et s'identifie à un idéal. Souvent elle s'en écarte, mais toujours elle y revient. Elle traverse aujourd'hui une mauvaise période car elle est gouvernée par le « parti de l'étranger ». Ses dirigeants font le mauvais choix, dans la plus mauvaise période. Ils ont décidé de placer les armées sous le commandement de l'OTAN, concrètement sous celui du général Banz Craddock, le criminel qui créa le centre de torture de Guantanamo. Et cette trahison, ils l'ont décidée au moment où les États-Unis s'enfoncent dans la crise. Ils placent la France à la remorque d'un bateau qui sombre au risque de l'entraîner dans son naufrage.
Leur servilité ne les pousse pas uniquement à vassaliser les armées, mais aussi à transformer en profondeur la société française pour la cloner sur le « modèle » américain. C’est vrai dans le domaine économique, avec la remise en cause des services publics, mais également dans les domaines de la justice ou de l’éducation, de la discrimination positive et j’en passe.
Sarkozy n’est ni de droite ni de gauche, il imite les yankees.
Comme je l'ai expliqué de manière détaillée dans un dossier du magazine russe Profile, il satisfait trois forces : les Anglo-Saxons, la mafia et la banque Rothschild. Ces gens sont conscients depuis plusieurs années de l'essoufflement des États-Unis et pensent garantir le pouvoir de l'oligarchie financière globale en rééquilibrant l'Empire : il aurait deux piliers, un états-unien et un européen, tandis que le Royaume-Uni en serait la charnière. C'est ce projet que sert Nicolas Sarkozy depuis son élection. C'est lui qui l'a conduit à casser le couple franco-allemand et à se rapprocher des Anglais, puis qui l'a conduit à proposer diverses réorganisations de l'Union européenne, notamment la création d'un gouvernement économique. Ceci aura pour conséquence de nous rendre beaucoup plus vulnérables aux convulsions US.
Pourtant, la France est toujours attendue, et pas seulement dans le monde francophone. Nous sommes ce pays hors norme qui a proclamé la souveraineté populaire. On sous-estime totalement en France le degré de ridicule de Nicolas Sarkozy et de sa clique aux yeux du reste du monde. Sarkozy apparaît comme un agité vantard, un instable bourré de tics, jouant la mouche du coche dans tous les conflits internationaux possibles, et servant à ses frais de poisson-pilote aux changements d'humeur de Washington.
Reconstruire une alternative prendra hélas du temps, mais ce n'est pas une raison pour y renoncer.
15:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : meyssan, thierry meyssan, 11 septembre, usa, israel, chine, sarkozy, obama, vénézuela, iran, liban, russie, syrie
12.12.2008
Sarkozy fricote ave le Lama
![]() | ||
PEKIN, 4 décembre.
La rencontre du président français Nicolas Sarkozy avec le dalaï-lama aurait une incidence négative sur la coopération commerciale et économique entre Paris et Pékin, a déclaré jeudi le porte-parole de la diplomatie chinoise Jianchao.
"Les liens politiques et la coopération économique sont interdépendant. Seules des relations politiques normales peuvent favoriser le développement économique avec la France", a-t-il expliqué.
Le président français avait auparavant annoncé qu'il rencontrerait le dalaï-lama le 6 décembre en Pologne lors de la cérémonie consacrée au 25ème anniversaire de la remise du Prix Nobel de la paix à Lech Walesa, ex-leader de Solidarnosc et ancien président de la république. De ce fait, Pékin a reporté sine die le sommet Chine-UE prévu pour le 1er décembre, à cause de la présence du dalaï-lama qui envisage de rencontrer les dirigeants européens.
Pékin condamne notamment les agissements séparatistes du leader spirituel tibétain. En mars dernier, le Tibet a été le théâtre de violents affrontements entre les forces de l'ordre chinoises et les partisans de l'indépendance de la région autonome. Les actions de protestation, les plus sanglantes depuis 1989, ont coïncidé avec le 49e anniversaire du soulèvement de Lhassa qui avait abouti à l'exil du dalaï-lama.
Selon les données chinoises, les troubles au Tibet ont fait 19 morts et 623 blessés. Les partisans du dalaï-lama font état d'au moins 100 morts.
Le dalaï-lama voyage beaucoup à travers le monde à la recherche d'un soutien international pour la sauvegarde du patrimoine culturel du Tibet. Pékin l'accuse de vouloir séparer le Tibet du reste de la Chine.
Article original : Novosti
Note de P&P :
Il semblerait que le soutien apporté par Sarkozy au dalai lama dépasse le simple effet d'opportunité.
En effet 4 mois après que son épouse ait rencontré le dalai lama en pleine effervessence olympique, notre bien-aimé président remet le couvert.
"Pourquoi ?" se demanderont les esprits qui n'ont pas encore été liquéfiés par l'absorbtion répétée de glutamate, d'aspartame et d'émissions de TF1.
La spiritualité serait-elle la cause de ces interactions ? Cela semble peu probable. D'une part les exactions de la théocratie lamaïste et ses liens avec la CIA ont été largement documentées dans un article précédent.
D'autres part les déclarations de Sarkozy sur la pensée socratique nous laissent augurer que celui-ci a autant d'affinités avec la spiritualité qu'une blatte avec l'oeuvre de Léonard de Vinci (avec tout le respect dû à ces insectes fort utiles, dignes représentants du super-ordre des blattoptères comptant quelques 3500 espèces).
Serait-ce alors la compassion qui anime notre pieux Nicolas ? Affligé par la souffrance du peuple tibétain, il aurait décidé d'enfourcher sa flamboyante monture (non pas la Carla mais le désormais légendaire méritens blanc).
Ils semblerait toutefois paradoxal que Sarkozy verse la moindre larme pour le Tibétain lambda sachant que c'est ce même Sarkozy qui expulse les sans-papiers par dizaine de milliers, qui milite pour l'incarcération des enfants de douze ans et pour les tests de criminalité chez les enfants de trois ans (il est du reste regrettable que les tests pré-nataux d'absence de conscience n'aient pas été utilisés chez certains de nos brillantissimes dirigeants cela nous aurait évité bien des déboires).
Les mobiles de la spiritualité et de la compassion étant désormais écartés, peut-être qu'en revenant à des schémas de fonctionnement plus basiques nous aurons quelque chance de comprendre ce qui se passe à l'intérieur de la boite crânienne de notre éminent président.
Parmi les raisonnements simplistes et communémement entendus sur les parterres de l'Elysée, les coursives de Matignon ou les réunions du parti "Chasse Pêche Nature et Tradition" revient souvent le désormais mythique "l'ennemi de mon ennmei est mon ami".
Le Tibet serait-il tout simplement un allié de circonstance permettant d'affaiblir la position politique de la Chine ?
Mais alors pourquoi s'acharner autant sur la Chine ?
Voici une tentative de réponse où dérives paranoïaques et bouffées délirantes alternent allégrement. Par conséquent la lecture en est vivement déconseillée aux enfants de moins de deux ans ainsi qu'à ceux qui ont déjà associé les termes "Sarkozy" et "humaniste visionnaire" dans une même phrase.
Il est à noter que cette thèse sulfureuse est largement inspirée de l'ouvrage de Naomi Klein : "la stratégie du choc" dont on ne saurait trop recommander la lecture.
Au cours des années 60 nos très chères élites ont mis sur l'avant-scène un nouveau pantin idéologue du nom de Milton Friedman, apôtre en son temps du dogme néolibéral et fondateur de l'école de Chicago.
Le dogme friedmanien repose sur la fallacieuse assertion selon laquelle liberté des marchés et démocratie vont de pair et que celles-ci apportent aux citoyens tout ce qu'ils ont toujours espéré : liberté, choix des dirigeants, produits variés et abordables, niveau de vie en perpétuelle augmentation...
Au-delà de la théorie, Friedman et ses sbires se sont employés à matérialiser cette sinistre hérésie. Les pays de l'Amérique Latine en furent les premiers cobayes. A grand coup de propagande, de soutien à des dictatures sanguinaires, de création de niveau de dettes ingérables, ils sortirent le Brésil, l'Argentine, le Chili ou la Bolivie de modèles démocratiques défendant des systèmes économiques développementalistes qui favorisaient nettement plus les citoyens que leurs homologues communistes ou capitalistes.
Les tortures, incarcérations, assassinats de milliers d'activistes, artistes et syndicalistes ; défenseurs les plus ardents de ces systèmes égalitaires, la création de crises abyssales entrainant hyperinflation, récession et pauvreté consitutaient les chocs nécessaires pour que les populations, dominées par les angoisses, acceptent l'inacceptable et condamnent leur propre avenir en adoptant une économie néolibérale dévastatrice.
Après les pays du cône sud, l'Europe centrale, l'Asie du Sud-Est, l'Afrique allaient connaître la même destinée et voir les richesses du pays (transports, hôpitaux, écoles, matières premières, ...) bradées aux multionationales et aux élites locales soutenant la pensée fridemanienne.
Après les chocs nécessaires infligés par les régimes dictatoriaux pour imposer le néo-libéralisme, ces derniers n'étaient plus d'aucune utilité et des démocraties serviles furent mises en place. Ce point est essentiel car il révèle la véritable finalité de toutes ces dictatures soutenues par les USA, les régimes totalitaires fournissaient les chocs nécessaires à l'adoption du néolibéralisme.
Alors l'acte final pouvait avoir lieu et la planète devait voir émerger un cortège de pseudo-démocraties où le peuple vote mais où les candidats sont choisis par les élites et de pseudo-économies libres où quelques privilégiés contrôlent l'essentiel des richesses et plongent les peuples dans l'exploitation à outrance et la pauvreté chronique.
Ces systèmes fascistes, rejetons modernes du féodalisme sont fondés sur le corporatisme où une petite élite contrôle les sphères juridiques, judiciaires, politiques, financières, économiques et médiatiques. Cette dernière permet d'entretenir d'une part l'illusion de démocratie avec son cortège de débats, ses pseudo-oppositions d'idées, ses résultats de vote retransmis en direct, et d'autre part l'illusion des bienfaits du néolibéralisme en mettant en avant le succès d'une minorité tout en obérant la descente aux enfers de la majorité.
Après quarante années de manipulations et des centaines de millions de victimes (directes suite aux tortures et assassinats pratiquées par les dictateurs ou indirectes suite aux famines et aux épidémies provoquées par le néolibéralisme), l'illusion friedmanienne est quasiment devenue réalité. La plupart des nations ont adopté le vernis démocratique et le modèle économique néolibéral.
Malheureusement le colosse néolibéral ne s'est toujours pas débarassé d'une épine qui le fait boiter dangeureusement : la Chine.
Cette nation regroupant 20% de la population et qui devrait devenir la première puissance mondiale a mené sa révolution économique selon les bons principes du docteur Friedman. Après des décennies d'étatisme, la Chine a plongé vers un néolibéralisme à faire pâlir les Etats-Unis, absence de salaire minimum, non-régulation des conditions et des durées de travail, non-régulation des impacts environnementaux, session des industries d'Etat à quelques oligarques proches du pouvoir...
Malheureusement pour les adeptes de l'école de Chicago, la paysage politique chinois a mené cette mutation économique sans ciller et sans se transformer. La dictature autoritaire adepte des camps d'internements, de la torture, du parti unique, du massacre de sa propre population ou de la censure n'a pas bougé d'un iota depuis l'ère communiste, prouvant ainsi que pseudo-démocratie et néolibéralisme sont nullement indissociables. Que la liberté des marchés ne rime pas avec liberté individuelle, bien au contraire.
La liberté du citoyen requiert une liberté politique, fruit d'une véritable démocratie (et non des juntes et pseudo-démocraties nécessaires à l'établissement et à la pérennisation du néolibéralisme) ET une liberté économique, fruit d'un système économique juste (soit le strict opposé du néolibéralisme). Celui qui est condamné à mourir de faim et dispose du droit de vote est-il libre ? Celui qui subvient à ses besoins dans une dictature sanguinaire est-il libre ?
Fort de ces analyses, on comprend mieux l'acharnement des puissances occidentales qui ne cessent de dénoncer la paille dans l'oeil du voisin chinois sans voir la poutre dans leur propres yeux.
Les Etats-Unis ont représenté pendant des décennies l'archétype du miracle économique friedmanien, consommation débridée, hausse continue du pouvoir d'achat, inflation jugulée, chômage anecdotique, compétitivité sur l'échiquier international.
Comment refuser une telle voie lorsque la nation qui l'a initiée connaît un tel succès ?
Mais, ironie du sort, le champion de la pseudo-démocratie façade d'un néolibéralisme inhumain est en train de s'écrouler lamentablement.
Légalisation de la torture, guerres d'invasion, privation des droits des citoyens, crise abysalle jettent aux oubliettes les derniers lambeaux du rêve américain.
La propagande médiatique aura de plus en plus de difficultés à masquer la déliquescence de la société étasunienne et son simulacre de liberté économique et politique.
Aujourd'hui le citoyen étasunien est esclave économique des banquiers et des entreprises qui possèdent son travail, son patrimoine et ses dettes. Il est simultanément esclave politique des faucons de Washington susceptibles à chaque instant de l'espionner, l'incarcérer, le torturer.
Alors un choc d'une ampleur jamais connue auparavant sera nécessaire pour hystériser les peuples, suspendre leurs capacités de réflexion et leur faire à nouveau accepter l'inacceptable.
La crise abysalle qui acompagnera 2009 sera un des ingrédients, nos brillantes élites pourraient même l'agrémenter d'un évélement à côté duquel le 11 septembre ressemblera à une promenade de plaisir.
Nul doute que des enseignements forts intéressants nous attendent...
23:02 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : friedman, chicago, néolibéralisme, sarkozy, dalai lama, tibet, chine
23.08.2008
Charybde la capitaliste et Scylla la révolutionnaire.
Université d’été de la LCR, dernière. C’est l’ultime fois que les militants de la Ligue communiste révolutionnaire se réunissent - à partir de samedi à Port-Leucate (Aude) - pour plancher sur «Marx est-il dépassé ?» ou «le stalinisme». A la fin de l’année, la LCR doit en effet se dissoudre dans le nouveau parti anticapitaliste (NPA). «Cela ne nous rend pas triste, car cette université est tournée vers l’avenir : elle écrit une nouvelle page de l’histoire de la gauche anticapitaliste», assure Olivier Besancenot, son porte-parole. Alain Krivine estime que la LCR, qu’il a cofondée, a vocation à être minoritaire dans le NPA et parle de saut générationnel, visant un triplement des troupes actuelles (3 000 adhérents revendiqués). «On attend 1 200 personnes, il y a déjà les petits nouveaux qui se sont inscrits. On a débattu pour savoir s’il fallait faire la première université du NPA. Finalement, pour rassurer nos militants, on fait trois jours LCR, et un jour NPA», raconte Jacques Fortin, un dirigeant. Et le programme de formation reste dans la doxa : «C’est très lutte des classes, hyper plan-plan et tradi, assuré par des historiques», s’inquiète une nouvelle militante.
Article original : Libération
Note de P&P : L'excellent Libération, propriété du brillantissime Edouard de Rothschild nous informe donc en ce samedi 23 août 2008 - en plein milieu d'un week end d'août, on sent la ferme volonté de communiquer de manière transparente avec le plus grand nombre de français - que la LCR va changer de nom.
Un article de Pouvoir et Psychopathie a déjà présenté quelques éléments étonnamment peu médiatisés concernant le parcours de Besancenot, le gentil facteur, nous n'y reviendrons donc pas.
En ce samedi 23 août donc, la Ligue Communiste Révolutionnaire annonce son changement de nom, elle s'appellera désormais NPA : Nouveau Parti Anticapitaliste. Nul besoin d'être grand clerc pour percevoir la volonté de ratisser large. Grâce aux exploits de notre sémillant président, il est probable qu'une grande majorité de Français soit devenue viscéralement anticapitaliste.
Pour paraphraser Camus la révolte commence par un "non" à l'existant (le capitalisme par exemple) mais se parachève par un "oui" à autre chose. Alors au-delà du capitalisme que pourrait bien nous proposer ce nouveau parti ?
Peut-être tout simplement une bonne révolution communiste comme sa précédente dénomination l'indiquait, dénomination qui avait pour elle le mérite de ne pas verser dans l'hypocrisie.
Le problème avec les révolutions communistes c'est que les Français ont de plus en plus de mal à croire que celles-ci servent l'intérêt des peuples. Il suffit d'en contempler les fruits dans la Russie de Staline, en Corée du Nord ou en Chine pour s'en convaincre.
Du reste ce dernier pays révèle l'ampleur de la manipulation portée par Besancenot. La Chine marie communisme ET capitalisme. Avec le pire du communisme : ses secrétaires, secrétaires généraux, comités de parti, place du peuple, milices omniprésentes, contrôle du peuple et des médias et le pire du capitalisme : oligarques, inégalités criantes, absence de droits sociaux, exploitation des salariés.
Et si Sarkozy était le meilleur allié des communistes révolutionnaires et de sa joviale façade Besancenot ?
Jour après jour Sarkozy met en place un système ultralibéral qui exacerbe les souffrances, les humiliations, les inégalités. Face à une situation toujours plus insoutenables, les Français sont de plus en plus attirés par l'idée de révolte. Effondrement du pouvoir d'achat, hausse de l'inflation, crise de l'immobilier, augmentation du chômage... tous les indicateurs sont au rouge et laissent présager de grandes difficultés.
Peut-être alors que le véritable rôle de la marionnette Sarkozy se résume à préparer le terrain ? Mettre suffisamment le peuple français à cran pour le faire basculer dans les mains de soi-disant révolutionnaires. Peuple français se croyant maitre de son destin mais savamment manipulé pour rejeter Charybde et pour mieux se jeter dans les griffes de Scylla ?
Puisque nous sommes au milieu du mois d'aôut et que rares sont ceux qui suivent les dernières évolutions de la LCR ou du contenu de ce blog, nous pouvons nous risquer à un double pronostic pour les quelques mois à venir : accélération de la crise mondiale et progression de Nicolas Besancenot dans les sondages d'opinion.
Synergique non ?
23:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lcr, npa, besancenot, sarkozy, révolution, chine, communisme
13.04.2008
Flagrant délit de désinformation

Regardez cette photo, elle circule pas mal sur le net en ce moment... Au premier abord, et si on l'esprit un peu conspirationniste, on se dit: "mais c'est bien sûr, des soldats chinois portant sous le bras des tenues de moines bouddhistes... Et si les autorités avaient envoyé des faux moines provoquer les violences du mois dernier"... A Rue89, nous avons reçu plusieurs e-mails d'internautes l'ayant vue et se posant exactement cette question.
Une rapide enquête montre que les apparences peuvent être très trompeuses. Outre le fait que la photo a déjà été publiée en ... 2003, et n'a donc rien à voir avec les événements récents, elle montrerait des soldats ayant servi de figurants dans un film, déguisés, effectivement, en moines bouddhistes, ces derniers, les vrais, refusant d'apparaître dans des films. Qu'ils ne soient pas tibétains ne semble pas avoir dérangé le réalisateur, pas plus, sans doute, que les spectateurs!
Selon l'excellent site vigie de la Chine, EastSouthWestNorth, qui s'est intéressé lui aussi à l'histoire de cette photo, elle serait apparue en 2003 en dernière page du rapport annuel du Centre tibétain pour les droits de l'homme et la démocratie (TCHRD), hostile au pouvoir chinois. Une information confirmée par un blog bouddhiste pro-tibétain, A view on buddhism, qui, toutefois, l'utilise pour laisser entendre que dans ce déguisement se trouve une des explications de la violence de certains moines le 14 mars.
Morale de cette histoire: cette photo ne prouve rien, ni dans un sens, ni dans l'autre, mais peut être un miroir déformant d'une réalité opaque dans laquelle chaque "camp" cherche tout élément pouvant alimenter sa vision des événements, surtout en l'absence de tout témoin indépendant au Tibet depuis deux semaines. Morale plus générale, méfiez vous des apparences!
► Mise à jour, 6/4/08 à 11h00: L'affaire de la photo a pris une telle ampleur sur le web que la télévision chinoise a diffusé un démenti formel, stipulant que cette photo avait été prise en 2001 lors du tournage du film "The Torch", et que, depuis, les uniformes de la police armée du peuple avaient été changés par rapport à ceux qui figurent sur la photo.
Article original : Rue 89.
Note de P&P : Après le communiste barbare, la racaille de banlieue ou le terroriste musulman, nos chères élites, craignant que l'on aperçoive les pieds derrière le rideau, tentent de créer un nouveau bouc-émissaire, le méchant chinois, envahisseur d'Etat souverain, instigateur de délocalisations, responsable du chaos financier, pourfendeur des Droits de l'Homme.
Comment peut-on légitimement stigmatiser l'annexion du Tibet alors que nous cautionnons la destruction de la Palestine, de l'Irak ou l'Afghanistan ?
Comment tenir la Chine pour responsable de la recherche systématique du profit qui motive les actionnaires (essentiellement occidentaux) à s'implanter dans les pays (dont la Chine n'est qu'un des nombreux représentants) ou les salaires sont les plus inhumains ?
Comment considérer le Yuan comme étant à l'origine de la vaste crise financière déclenchée par les spéculations délirantes et souvent illégales de banquiers majoritairement occidentaux (manipulation des taux de couverture, transformation de dettes en actif, création artificielle de trillions de dollars,...) ?
Comment condamner les violations des Droits de l'Homme en Chine quand Israël et les USA ont officiellement légalisé la pratique de la torture, que des dizaines de milliers d'individus sont incarcérés et torturés sans procès, sans avocat, au mépris de toute convention internationale ?
Qu'il est pratique de focaliser les peurs et les haines sur un agent extérieur. Le communisme stalinien a disparu, le Mossad, le MI5 et la CIA ont prouvé leur intervention dans le soi disant terrorisme islamiste. Pourtant torture, guerres, crise et famines perdurent.
Il n'est pas nécessaire d'aller jusqau'à Pékin ou à Canton pour trouver les responsables de ces maux. Il suffit d'observer le sommet des pyramides politiques, économiques, médiatiques ou financières pour remarque le même motif.
En Chine, en France ou aux Etats-Unis, c'est toujours le même refrain : trahisons, mensonges, assassinats, corruption, manipulations par une poignée de privilégiés dénués de conscience afin de continuer à exploiter les masses.
Comme l'a si justement souligné Andrew Lobaczewski dans son ouvrage Ponérologie Politique : "Ignota, nulla curatio morbi" : on ne peut soigner une maladie que l'on ne connait pas.
Tant que les citoyens ne connaitront pas les ramifications de la psychopathie et de la ponérologie. Tant qu'ils ignoreront la présence d'individus dénués de toute conscience à la tête des organes de pouvoir, alors ils seront condamnés à croire les mensonges de ces fascinateurs : bouc-émissaires, groupes terroristes clandestins jalousant nos libertés, armes de destruction massives, armée israélienne la plus respectueuse des droits de l'Homme, immeuble tombant à la verticale suite à un impact ou à un incendie, balle magique tirée par Lee Harvey Oswald le tueur fou isolé,...
17:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : torch, désinformation, tibet, moine, soldats, chine, film
08.04.2008
Stichomythie à Sarkozy

Dans ce monde où les pathocrates jurent de protéger
le peuple des menaces qu’ils ont eux-mêmes créées
Dans ce monde où les psychopathes traquent la vermine
les humains trop nombreux devront connaître famine
Dans ce monde où les synocrates orchestrent savamment
révolutions, tortures, suicides et bombardements
Dans ce monde où les oligarques tirent ficelles
des journalistes, politiciens et maquerelles
Ici les psychopathes dictent ce que peuple sait
contrôlent média central, alternatif, opposé
Oswald, Ruby, rares sont les coupables désignés
auteurs des crimes et délits dont ils sont accusés
Oussama, pion des USA hèle ses talibans
terroristes depuis une grotte en Afghanistan
L’Irak déploie ses armes de destructions massives
livre pétrole, sable, misère mais point d’ogive
torturé par Charybde ou supplicié par Scylla
Conservent le peuple aveugle, esclave de ses peurs
guerre froide, choc des religions, leviers de la terreur
Flammes orientales siéent au pompier pyromane
péril jaune détrône peurs russes ou musulmanes
Israël, Europe, USA, empire colonial
traquent, pillent, brûlent tel un despote féodal
Médias et autres laquais s’émeuvent pour le Tibet
dans l’indifférence Iraq et Palestine sont démembrées
La Chine, de l’Occident nouveau bouc émissaire
occulte guerres, rapines, crises et cimetières
Ouvrier responsable dans son usine de Canton
de l’actionnaire rapace et ses relocalisations
Yuan, devise huée, coupable des maux financiers
paravent du chaos par les banquiers prémédité
Pestiférés, sorcières puis chinois portent l’opprobre
masquant le mal global grondent les discours sinophobes
Médias, patrons, politiques jouent la farce olympique
conspuent l’autocratique rejoignent le bal des cyniques
Courbettes et affection pour Israël ou la Lybie
plus tatillon avec Pékin parait le Sarkozy
21:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jo, pekin, chine, sarkozy, olympique, lybie, israel
27.03.2008
Le Dalaï Lama, apparences et réalités
Il est temps de soulever le voile sur les relations CIA, Dalaï Lama et son organisation pour éclairer et comprendre ce qui se passe en ce moment.
Cohn Bendit a appelé à « foutre le bordel à Pékin ». La réponse à cet accaparateur de l'histoire de Mai 68, c'est « Ta Gueule ! «
Le Rôle de la CIA : Derrière le Voile de Respectabilité du Dalaï Lama . Suivi de Cohn Bendit et le Tibet : Ta Gueule !
Note de l'Editeur de Global Research
Cet article incisif de Michael Backman retrace la relation du Dalai Lama et de son organisation avec les Services Secrets US. Le Dalaï Lama a été sur la liste de ceux financés par la CIA depuis la fin des années 50. Il est un instrument des Services Secrets US. Une compréhension de cette relation de longue date avec la CIA est essentielle, particulièrement pour éclairer les évènements récents. De toute évidence, les Services Secrets US sont derrière le mouvement de protestation, organisé quelques mois avant les Jeux Olympiques de Beijing.
M.C 23 Mars 2008
Les journalistes défient rarement le Dalaï Lama.
Parce qu'il est charmant et accueillant. La plupart des comptes rendus qui portent sur lui le font d'un air dégagé, avec autant de désinvolture que le sujet, pour qui un bon petit rire bête et une parabole pittoresque sont des substituts à des réponses difficiles. Mais c'est l'homme qui prône une plus grande autonomie pour des millions de personnes qui sont actuellement chinois, avec lui à la tête de leur gouvernement peut-on présumer ?
Donc, pourquoi pas lui demander des comptes en tant que personnalité politique ?
Ce n'est pas en tant que simple dirigeant spirituel, car il était à la tête du gouvernement du Tibet, qu'il est parti en exil en 1959. C'était un appareil d'état dirigé par des moines aristocratiques népotiques qui collectaient des impôts, emprisonnaient et torturaient les dissidents et se sont engagés dans toutes les intrigues politiques habituelles. (Le père du Dalaï Lama lui-même a presque sûrement été assassiné en 1946, conséquence d'un complot).
Le gouvernement s'est installé en exil en Inde, et, au moins jusque dans les années 70 a reçu 1.7 millions de dollars par an de la CIA.
L'argent était pour payer des opérations de guérillas contre les Chinois, malgré le soutien public du Dalaï Lama pour la non violence, pour lequel il a reçu le prix Nobel en 1989.
Le Dalaï Lama lui-même a été rémunéré par la CIA de la fin des années 50 jusqu'en 1974, recevant, d'après ce qui a été rapporté, 15 000 dollars par mois (180 000 dollars par an).
Les fonds lui ont été versés personnellement, mais il les a tous utilisés, ou du moins la plus grande partie, pour les activités du gouvernement tibétain en exil, principalement pour financer des bureaux à New York et Genève, et pour faire du lobbying internationalement.
Les détails du financement actuel du gouvernement en exil sont loin d'être clairs. Structurellement, cela comprend 7 départements, et plusieurs autres bureaux spéciaux. Il y a également eu des sociétés de bienfaisance, une société de publication, des hôtels en Inde et au Népal, et une société de distributions d'objets d'artisanat aux Etats Unis et en Australie, tous regroupés sous l'aile du ministère des finances du gouvernement en exil.
Le gouvernement a été impliqué dans la gestion de 24 sociétés mais a décidé en 2003 qu'il se retirait de celles ci parce qu'une telle implication dans des activités commerciales n'était pas appropriée.
Il y a plusieurs années, j'ai demandé auprès ministère des finances du Dalaï Lama d'avoir accès aux détails du budget. En réponse, il a affirmé avoir à l'époque un revenu annuel de 22 millions de dollars, qu'il a dépensé pour des programmes variés de santé, éducation, religion et culture.
Le plus gros poste concernait des dépenses liées aux activités politiques, pour un montant de 7 millions de dollars. Ensuite venait l'administration, avec 4.5 millions de dollars. Presque 2 millions étaient attribués pour gérer les bureaux à l'étranger du gouvernement en exil.
Compte tenu de toutes les activités revendiquées par le gouvernement en exil, ces sommes semblent remarquablement faibles.
Ce n'est pas clair comment les donations sont inscrites au budget. Elles se montent probablement annuellement à plusieurs millions, mais le ministère des finances du Dalaï Lama n'a fourni aucune reconnaissance explicite de celles-ci ni de leurs sources.
Il y a certainement plein de rumeurs parmi les Tibétains expatriés de corruption endémique et de mauvais usages de l'argent collecté au nom du Dalaï Lama.
Beaucoup de dons transitent via le fond du Tibet à New York, établi en 1981 par des réfugiés tibétains citoyens américains. Il s'est développée et est devenu une organisation gérant plusieurs millions de dollars qui dépensent chaque année 3 millions de dollars pour ses différents programmes.
Une partie de ses ressources proviennent du Bureau du Département d'Etat US pour les programmes des réfugiés.
Comme beaucoup d'hommes politiques asiatiques, le Dalaï Lama s'est comporté de manière remarquablement népotique, nommant des membres de sa famille à de nombreux postes importants. Ces dernières années, 3 des 6 membres du Kashag, ou Cabinet, la branche exécutive la plus élevée du gouvernement tibétain en exil, avaient des liens familiaux proches avec le Dalaï Lama.
Un frère plus âgé a servi comme président de Kashag et comme ministre de la sécurité. Il a aussi dirigé le Mouvement Contra Tibétain dirigé par la CIA dans les années 1960.
Une belle sœur a occupé le poste de directrice du conseil de planification du gouvernement en exil et de son département de la santé.
Une plus jeune sœur a servi comme ministre de la santé et de l'éducation, et son mari a occupé la fonction de directeur du département de l'information et des relations internationales du gouvernement en exil.
Leur fille a été faite membre du parlement tibétain en exil. Un plus jeune frère a occupé la fonction de haut membre du bureau privé du Dalaï Lama et sa femme a occupé la fonction de ministre de l'éducation.
La deuxième épouse de son beau frère a occupé le poste de représentant du gouvernement en exil pour l'Europe du Nord et celui de la direction des relations internationales pour le gouvernement en exil. En occupant toutes ces positions les membres de la famille du Dalaï Lama ont accès à des millions de dollars collectés au nom du gouvernement en exil ;
Le Dalaï Lama est actuellement bien connu, mais peu réellement savent quelque chose de lui. Par exemple, contrairement à l'opinion très répandue, il n'est pas végétarien. Il mange de la viande. Il l'a fait (selon ce qu'il affirme) sur l'avis d'un médecin après avoir eu des complications rénales due à une hépatite. J'ai vérifié auprès de plusieurs médecins et aucun n'était d'accord pour dire que la consommation de viande est nécessaire ou même souhaitable lorsque qu'on a un foie endommagé.
Qu'est ce que le Dalaï Lama a effectivement réalisé pour les Tibétains à l'intérieur du Tibet ?
Si son but c'était l'indépendance pour le Tibet, ou, plus récemment, une plus grande autonomie, alors il a échoué misérablement.
Il a maintenu le Tibet en premières pages des journaux partout dans le monde, mais pour quelle finalité ? Ce qu'il a principalement accompli il semble, c'est d'être devenu une célébrité. S'il était resté tranquille, moins de Tibétains auraient été torturés, tués et généralement supprimés en Chine.
De toute façon, l'actuel Dalaï Lama a 72 ans. Son successeur – une réincarnation – sera nommé enfant et il faudra de nombreuses années avant qu'il ne joue une rôle significatif. Pour la Chine, c'est un problème qui se résoudra de lui-même, que John Howard ou Kevin Rudd (Où Nicolas Sarkozy où ses larbins : Rama Yade et ou Bernard Kouchner ndlt) rencontrent ou non la Dalaï Lama.
Michael Backman 23/03/08 www.michaelbackman.com
Source Global Research, article en français publié par Alterinfo.
22:13 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cohn bendit, dalai lama, tibet, chine, pekin, lhassa, cia
27.12.2007
L'Amérique, Terre de 371 Milliardaires et de 3,5 Millions de sans-abris
CounterPunch
Lundi 3 décembre 2007
Version française : Futur Quantique
Aux États-Unis d'Amérique, le plus grand pays du monde, près de trois millions et demi de personnes par an vivent sans abris (1% de la population totale ou 10% de ses pauvres), et parmi eux, 1,37 million (ou 39%) sont des enfants de moins de 18 ans.
Le nombre total de milliardaires dans le monde est de 793 dont 371 d'entre eux vivent aux États-Unis d'Amérique, c'est-à-dire près de 322 de plus qu'il y a 20 ans.
Si l'on peut dire que les gens qui ont de l'argent et du pouvoir gouvernent le monde, alors 1% des plus riches et plus puissants étasuniens gouvernent les États-Unis d'Amérique derrière une façade de démocratie. La façade est en train de tomber en morceaux et la véritable nature de son gouvernement est évidente.
Après quatre années d'une guerre inutile, qui coûte aux Étasuniens leur vie et leur trésorerie, et qui enrichit la multitude des entités corporatives qui se gavent de milliards à l'auge des Iraquiens, nous avons autorisé les nouveaux barons du vol, Bush et ses petits copains capitalistes, à continuer à escroquer nos maisons, nos foyers et notre pays. Notre constitution est en lambeaux et notre économie est sur le point de s'écrouler. Ne laissez aucun des fanatiques de Wall Street essayer de vous avoir. Ils sont aussi effrayés que nous le sommes.
Qu'arrive-t-il lorsqu'un système économique atteint ses derniers jours ; lorsque le pouvoir d’achat se tarit et que les travailleurs ne peuvent plus acheter les produits qu'ils fabriquent ?
Quand le capitalisme avait toujours une certaine vigueur, Henry Ford disait qu'il fixerait le prix de ses voitures de telle façon que ses ouvriers puissent les acheter.
Trouvez-vous ce genre d’idée dans l'Amérique corporative d'aujourd'hui ? Jamais de la vie ! En premier, ils brisent les syndicats et ensuite ils achètent à l'étranger leurs emplois industriels bien payés. C'est une course vers le bas. Aller partout où l'on peut trouver les plus bas salaires. Tout ce que nous entendons, c'est ce gigantesque bruit d'aspiration dont parlait Ross Perot pendant les élections, ce bruit que produit la fuite des emplois rémunérateurs et des industries manufacturières loin des États-Unis. Appelons-le « globalisation ». Quelques économistes, tel que Milton Friedman, semblent penser que c'est une bonne chose.
Je déteste avoir l'air d'un vieux trotskiste, mais à présent je commence à croire que notre système politique et économique devra empirer, avant de pouvoir aller mieux. Nous allons avoir besoin de quelques « shock and awe[1] » dans ce pays avant de mettre à mal une partie de la léthargie de nos citoyens, qui ont subit un lavage de cerveaux de la part des médias corporatifs. Et pas seulement des médias. L'acte pratiquement délibéré de rendre muette la population a été construit dans la fabrique de la société depuis l'éducation publique jusqu'à l’université, aux jeux vidéos, à la radio et aux talk- shows télévisés. Pour garder les moutons complaisants, je suppose.
C'était quand la dernière fois où vous avez entendu les théories travaillistes de la valeur ou la théorie de la valeur excédentaire discutées quelque part dans les médias publiques ? Ils nous donnent plutôt Brittany Spears et O.J.Simpson.
Vous ne pouvez pas ignorer, de ce que vous avez appris à l'école ou lu dans les journaux, que Franklin D Roosevelt, lorsqu'il est devenu président au beau milieu de la dépression de 1933, a sauvé le capitalisme en fournissant un « filet de sécurité » aux millions d'Américains indigents. Il le fit avec le NRA, WPA, TWA, CCC, AAA[2], la Sécurité Sociale et autres programmes à tendance socialiste comme l'Aide aux Familles d'Enfants Dépendants.
Alors où sont donc partis tous ces sigles avec les fleurs de la « nouvelle gauche » des années 60 ? Nous pensions qu'ils reviendraient dans les années 90, mais ils ne se sont toujours pas montrés.
Donc je pense qu'il s'agit de prendre nous-mêmes les choses en main. Nous avons une rangée de candidats pour les présidentielles, républicains et démocrates, dont la plupart d'entre eux sont dans la poche des intérêts corporatifs, qui vont nous ramener dans la même vieille position, excepté, peut-être pour le républicain Ron Paul et le démocrate Dennis Kucinich. Mais ils ont déjà été mis hors course parce qu'ils avaient quelque chose d'utile à dire au peuple américain. Interdit.
À présent, le candidat démocrate, Joe Biden, vient juste d'annoncer qu'il proposera la destitution du président Bush s'il bombarde l'Iran. N'est-ce pas courageux ! Joe n'a-t-il pas maintenant suffisamment de preuves des hauts crimes et délits et ne les a-t-il pas eu depuis les trois ou quatre dernières années ; assez pour entamer ces procédures par le Sénat, ce qu'il ne peut pas faire, puisque la destitution doit provenir de la chambre des Représentants ? Joe doit savoir cela. Mais il a besoin de faire le mariolle pendant la course à la présidence. C'est très typique du genre de tactique que les candidats aiment utiliser pour occuper l'esprit des électeurs avec des frivolités.
Il semble que notre système fonce tout droit dans la plus parfaite tempête. Avec le désastre des hypothèques à haut risque, un lugubre pronostic dans les dépenses du consommateur, le plafonnement de la limite de crédit des cartes de crédit et la Fed[3] luttant contre le « credit crunch[4] », est-ce qu'une récession peut être loin derrière ? Nous aurons de la chance s'il s'agit seulement d'une récession. Nous pourrions avoir le type d'effondrement économique qui ferait passer la dernière dépression pour un pique-nique. Avec des amis comme la Chine, qui a besoin d'ennemis ? La guerre que nous avons menée à l’improviste en Iraq (et que nous continuons de mener) équivaut à deux mille milliards de dollars. La Chine, un « prime creditor[5] », pourrait demander le remboursement d'une partie de sa dette si elle voulait être méchante.
Bush aimerait détourner nos esprits de l'Iraq en attaquant l'Iran. De cette façon, il pourrait avoir une guerre de plus à son actif. Vas-y attrape le, Joe Biden !
Pendant ce temps, nous errons sans but, sans logis au paradis, attendant que l'autre chaussure tombe.
Stephen Fleischman, auteur-directeur-producteur de télévision, a passé trente ans aux Network News sur CBS et ABC, débutant en 1953. En 1959, il participa au développement des séries renommées Murrow-Friendly « CBS reports ». En 1983, Fleischman gagna le prestigieux Columbia-University Dupont Television Journalism Award. En 2004, il écrivit ses mémoires. Voir : http://www.ARedintheHouse.com/. E-mail : stevefl@ca.rr.com
Traduction française: Caroline V. pour Futur Quantique
_______________________________________________________________
[1] « shock and awe » doctrine de frappe militaire extrêmement énergique.
[2] diverses mesures sociales
[3] Fed : réserve fédérale, banque centrale des E.U.
[4] forte contraction du montant des crédits accordés à l'économie
[5] premier créancier
23:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Bush, Iraq, Iran, crise, dépression, 1929, Chine



