24.06.2009
Pourquoi devrais-je mépriser le choix des Iraniens ?
Réseau Voltaire, 21 juin 2009
par Thierry Meyssan
De nombreux lecteurs ont réagi avec colère au dernier article de Thierry Meyssan. Il se devait de leur répondre. Malheureusement incorrigible, non seulement celui-ci ne fait pas amende honorable, mais il persiste et signe.
Mon récent article, « La CIA et le laboratoire iranien », m’a valu un abondant courriel, principalement injurieux. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas reçu tant de protestations outrancières. La plupart de mes correspondants me reprochent d’être aveuglé par un « anti-américanisme viscéral » au point de défendre la « dictature des mollahs » et d’ignorer la vague de jeunes Iraniens luttant à main nue « pour la liberté ». À y regarder de plus près ces courriels sont peu argumentés, mais empreints d’une passion irrationnelle ; comme si on ne pouvait parler de l’Iran sans être emporté par ses émotions.
C’est que l’Iran n’est pas un État comme les autres. À l’instar de la France de 1789 et de l’URSS de 1917, l’Iran de 1979 a lancé un processus révolutionnaire qui conteste des aspects fondamentaux du modèle « occidental » triomphant ; et il l’a fait à partir d’une foi religieuse. Trente ans plus tard, nous, « Occidentaux », continuons à ressentir la parole du Peuple iranien comme une condamnation morale de notre mode de vie, c’est-à-dire de la société de consommation et de l’impérialisme. A contrario, nous ne parvenons à trouver le repos qu’en nous persuadant que la réalité n’est qu’un rêve et que nos rêves sont la réalité. Les Iraniens aspireraient à vivre comme nous et en seraient empêchés par un affreux clergé enturbanné.
Pour expliquer l’Iran moderne à ceux qui veulent la comprendre, je ne sais par où commencer. Trente ans de propagande ont forgé tant d’images fausses qu’il faut déconstruire une à une. La tâche est grande pour s’extraire du mensonge et le moment ne s’y prête guère. Je voudrais juste soulever quelques observations préalables.
La révolution islamique a accompli de grands progrès : les châtiments corporels sont devenus exceptionnels, le droit à remplacé l’arbitraire, les femmes sont de plus en plus éduquées, les minorités religieuses sont toutes protégées —à l’exception malheureusement des Baha’is—, etc. Sur tous ces sujets, où nous trouvons le régime actuel exécrable, les Iraniens pensent, eux, qu’il est autrement plus civilisé que la cruelle dictature du Shah imposée par Londres et Washington.
La révolution islamique a encore beaucoup à accomplir et doit en outre maîtriser ce système politique si oriental qui, pour donner une place à chacun, multiplie les structures administratives et conduit à la paralysie institutionnelle.
Bien sûr, à l’époque du Shah, il y avait aussi une bourgeoisie occidentalisée qui trouvait la vie plus belle. Elle envoyait ses enfants suivre des études en Europe et gaspillait sans compter aux fêtes de Persépolis. La révolution islamique a aboli ses privilèges. Ses petits-enfants sont aujourd’hui dans la rue. Avec le soutien des États-Unis. Ils veulent reconquérir ce dont leurs familles ont été privées et qui n’a rien à voir avec la liberté.
En quelques années, l’Iran a retrouvé le prestige qu’elle avait perdu. Son Peuple s’enorgueillit d’avoir prêté assistance aux Palestiniens et aux Libanais auxquels il a offert la reconstruction de leurs maisons détruites par Israël et des armes pour se défendre et retrouver leur dignité. Il a secouru les Afghans et les Irakiens, victimes de régimes pro-occidentaux puis des Occidentaux eux-mêmes. Cette solidarité, les Iraniens l’ont payée au prix fort avec la guerre, le terrorisme et les sanctions économiques.
Pour ma part, je suis démocrate. J’attache de l’importance à la volonté populaire. Je n’avais pas compris pourquoi il fallait proclamer la victoire de George W. Bush avant de dépouiller les votes des citoyens états-uniens en Floride. Je n’avais pas non plus compris pourquoi, avec la bourgeoisie de Caracas, il fallait féliciter Pedro Carmona d’avoir placé Hugo Chavez en prison, quand le Peuple vénézuélien l’avait élu. Je ne comprends pas pourquoi il faut appeler Mahmoud Abbas, « Monsieur le président », alors qu’il empêche l’élection de son successeur en faisant séquestrer les représentants du Peuple palestinien dans les geôles israéliennes. Je ne comprends pas pourquoi on prépare l’application du Traité constitutionnel européen, sous une autre dénomination, alors que les électeurs l’ont rejeté. Et aujourd’hui, je ne vois pas au nom de quels fantasmes, je devrais encourager la population des quartiers nord de Téhéran à piétiner le suffrage universel, et à imposer Mousavi quand le Peuple a majoritairement choisi Ahmadinejad.
09:43 Publié dans Ponérologie mondiale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, ahmadinejad, élection, chavez, cia, bush, obama
16.12.2007
Quand Reporters Sans Frontières couvre la CIA
Note de P&P : A travers la diffusion de dogmes, de croyances, de vérités tronquées, les médias dominants oeuvrent avec succès au maintien des élites.
L'un des dogmes les plus solides soutenu par ces médias est celui des ONG bienfaitrices.
Comme leur nom l'indique, celles-ci semblent au-dessus des partis et des contingences politiques. Les ONG luttent contre l'horreur répandue par les multinationales, les guerres, les dictatures ou les catastrophes naturelles.Telles le bon samaritain, elles interviennent pour défendre le bien de l'humanité et combattre ses oppresseurs.
Nous sommes d'autant plus prompt à croire à une telle caricature que dans un monde tellement dominé par le cynisme, les vertueuses ONG constituent une de nos dernières sources d'espoir. Elles nous permettent aussi d'avoir bonne conscience avec la certitude que nos dons iront, comme annoncé, à telle ou telle population défavorisée et contribueront à réduire d'autant la souffrance sur notre planète.
Certaines ONG mènent sans nul doutes de telles actions bienfaitrices. Ceci dit, comme toute organisation, à fortiori lorsqu'elles atteignent un certain niveau de financement, de notoriété et de pouvoir, elles sont l'objet d'un processus de ponérisation que Andrew Lobaczewski a décrit en détail dans Ponérologie Politique :
"...Les psychopathes se tiennent en général à l’écart des organisations sociales caractérisées par la raison et la discipline éthique: elles ont été créées par un monde de gens normaux qui leur est tout à fait étranger.
Ils méprisent donc les idéologies sociales mais perçoivent en même temps leurs faiblesses. Mais une fois lancé le processus de transformation ponérique d’une association humaine, ils le perçoivent avec une sensibilité quasiment infaillible: un cercle a été créé, où ils peuvent dissimuler leurs déficiences et différences psychologiques, trouver leur propre modus vivendi, et peut-être même réaliser un rêve utopique de jeunesse.
Ils commencent alors à infiltrer les rangs du mouvement; faire semblant d’être des adhérents sincères ne leur est aucunement difficile puisque pour eux c’est une seconde nature que de jouer un rôle et se cacher derrière un masque de normalité.
L’intérêt des psychopathes pour de tels mouvements ne résulte pas exclusivement de leur égoïsme et d’une absence de scrupules. Ces gens ont en fait été blessés par la nature et la société . Une idéologie visant à libérer une classe sociale ou une nation de l’injustice peut donc leur paraître attrayante.
Malheureusement, elle suscite également l’espoir irréaliste qu’eux-mêmes seront libérés aussi. Les motivations pathologiques apparues au sein de l’association quand elle a commencé à être affectée par le processus ponérogénique leur semblent familières et inspirantes. Ils s’insinuent donc dans des mouvements qui prêchent la révolution et la guerre à ce monde injuste qui leur est tellement étranger.
Ils commencent par exécuter des tâches subalternes au sein du mouvement et obéir aux ordres du chef, spécialement quand il faut faire quelque chose qui inspire de la répugnance aux autres . Leur zèle et leur cynisme font l’objet de critiques de la part des membres plus raisonnables de l’association, mais ils leur acquièrent aussi le respect de certains des révolutionnaires.
Ils trouvent ainsi protection de la part de gens qui ont participé à la ponérisation du mouvement, et ils repayent les faveurs de ceux-ci par des compliments ou en leur facilitant les choses. C’est ainsi qu’ils grimpent les échelons de l’organisation, deviennent influents, et presque involontairement plient tout le groupe à leur propre expérience de la réalité et aux objectifs issus de leur nature déviante.
Une maladie mystérieuse fait des ravages au sein de l’association. Les adhérents de l’idéologie originelle se sentent de plus en plus contraints par des forces qu’ils ne comprennent pas; ils se mettent à combattre des démons et à commettre des erreurs...
L'article suivant traite de la trajectoire de Reporter Sans Frontière et illustre concrétement les idées que nous venons de développer :
Reporters sans frontières jouit, en France, d’une honorable réputation, tandis que des médias latino-américains l’accusent d’être à la solde de la NED/CIA. L’association collecte plus de 2 millions d’euros par an auprès du public français pour venir en aide aux journalistes opprimés dans le monde. En réalité, seulement 7 % du budget général de RSF est affecté à sa mission principale. La véritable activité de l’association, depuis qu’elle a conclu un contrat avec l’officine d’Otto Reich, c’est la lutte contre les régimes progressistes latino-américains (Cuba, Haïti, Venezuela).
Lors des procès de La Havane, en 2003, Nestor Baguer a publiquement mis en cause Robert Ménard, qu’il a accusé de collusion avec les services secrets états-uniens. Dans la même période, Reporters sans frontières (RSF), dont M. Ménard est le directeur exécutif, a mené campagne contre le gouvernement cubain, qu’il accuse d’emprisonner les journalistes dissidents. Depuis lors, la polémique n’a cessé de s’envenimer jusqu’à ce que la journaliste états-unienne Diana Barahona, du Northern California Media Guild, franchisse un pas de plus en accusant Reporters sans frontières d’être financé par la NED/CIA et d’écrire ses rapports sous l’influence de l’administration Bush.
Nous avons relayé cette controverse sur notre site espagnol, Red Voltaire, et nous regrettons de l’avoir fait sans nuances. En effet, l’enquête de notre correspondant canadien, Jean-Guy Allard, et les vérifications de notre bureau français montrent que le financement direct de RSF par la NED/CIA est anecdotique et récent, de sorte qu’il n’a pas pu avoir d’influence sur son activité. Nous présentons donc nos excuses à Reporters sans frontières. Nous regrettons d’autant plus cette erreur qu’elle masque des faits fort surprenants.
Initialement conçue pour envoyer des reporters témoigner de l’action d’ONG humanitaires, Reporters sans frontières a évolué pour devenir une organisation internationale de soutien aux journalistes réprimés. L’association a été reconnue d’utilité publique par décret du Premier ministre Alain Juppé, le 19 septembre 1995. Ce statut lui a donné un accès plus facile aux financements publics qui représentent, dans les derniers comptes publiés [1] 778 000 euros. Ils proviennent des services du Premier ministre français, du ministère français des Affaires étrangères, de l’Agence intergouvernementale de la francophonie, de la Commission européenne, de l’OSCE et de l’UNESCO. RSF peut aussi compter sur le mécénat privé (FNAC, CFAO, Hewlett Packard, Fondation Hachette, Fondation EDF etc.) pour environ 285 000 euros. Toutefois, l’essentiel du budget provient de la générosité du public, notamment lors de la vente de l’album annuel pour la liberté de la presse et d’opérations spéciales, soit 2 125 000 euros sur un budget total de 3 474 122 euros.
Or, l’activité concrète de Reporters sans frontières est très éloignée de ce que les donateurs croient financer. Le fonds d’assistance aux journalistes opprimés, c’est-à-dire le paiement des honoraires des avocats des journalistes emprisonnés, le soutien matériel à leurs familles, le développement des Maisons des journalistes, tout cela qui représente le cœur de l’activité officielle de l’association et la raison de la générosité du public ne reçoit que... 7 % du budget général ! Vous avez bien lu : pour 1 euro donné pour les journalistes opprimés, seuls 7 centimes arrivent à destination.
Où passe donc le reste ?
La véritable activité de Reporters sans frontières est de conduire des campagnes politiques contre des cibles déterminées. Elles seraient légitimes si, comme la Fondation Soros [2], elle n’instrumentalisaient pas la liberté de la presse au point de l’évoquer pour justifier des violations graves du droit international. À titre d’exemple, RSF s’est félicité de l’enlèvement du président constitutionnel d’Haïti par les Forces spéciales états-uniennes appuyées par une logistique française [3], au motif que Jean-Bertrand Aristide aurait été un « prédateur de la liberté de la presse » ; un qualificatif étayé par une vision tronquée des évènements qui visait à faire passer le président haïtien pour le commanditaire de meurtres de journalistes. Force est d’observer que, ce faisant, Reporters sans frontières soutenait médiatiquement une opération dans laquelle le gouvernement français s’était fourvoyée, alors que ce même gouvernement français subventionnait l’association.
Le caractère idéologique des campagnes de Reporters sans frontières tourne parfois au ridicule. Ainsi, l’association s’est-elle indignée du projet de loi vénézuélien visant à soumettre les médias au droit général, mais elle ne s’est pas préoccupée du rôle du magnat de l’audiovisuel Gustavo Cisneros et de ses chaînes de télévision dans la tentative de coup d’État militaire pour renverser le président constitutionnel Hugo Chavez [4].
C’est en définitive à propos de Cuba que la polémique s’est cristalisée, tant il est vrai que RSF a fait de la dénonciation du régime castriste l’axe principal de ses campagnes. Selon l’association, les 21 journalistes emprisonnés dans l’île auraient été accusés abusivement d’espionnage au profit des États-Unis et seraient en réalité victimes de la répression gouvernementale. Pour lutter contre ce gouvernement, RSF a organisé diverses manifestations, dont une qui a mal tourné, le 14 avril 2003 devant l’ambassade de Cuba à Paris. Dans son enthousiasme, l’association a également troublé la session de la Commission des droits de l’homme, au siège de l’ONU à Genève. Ses militants avaient pris à partie la présidence libyenne de la Commission et molesté des diplomates. En conséquence, Reporters sans frontières a été suspendu pour un an de son statut d’observateur au Conseil économique et social (Ecosoc) de l’ONU. Robert Ménard n’a pas manqué de stigmatiser les dérives de cette commission, selon lui aux mains des spécialistes des violations des droits de l’homme. Pourtant, les sanctions à l’encontre de RSF ont été votées par des États parfaitement démocratiques comme l’Afrique du Sud, le Brésil ou le Bénin.
Interrogé par téléphone, Robert Ménard récuse les allégations selon lesquelles RSF aurait été acheté par l’argent de la NED/CIA [5] pour mener campagne contre Cuba. Il explique que l’association a demandé une subvention à l’Agence états-unienne pour venir en aide aux journalistes opprimés en Afrique et qu’elle a en définitive reçu seulement 40 000 dollars à la mi-janvier 2005. Dont acte.
Poursuivant la discussion, M. Ménard récuse également les accusations de notre collaborateur Jean-Guy Allard, par ailleurs journalistes à l’agence nationale Granma Internacional. Dans son ouvrage, Le Dossier Robert Ménard. Pourquoi Reporters sans frontières s’acharne sur Cuba, celui-ci relate les liens personnels étroits que le directeur exécutif de l’association entretient avec les milieux d’extrême droite anticastriste à Miami, notamment avec Nancy Pérez Crespo. Haussant la voix, il nous accuse de projeter des présupposés idéologiques sur les choses, alors que lui et son association s’astreindraient à la plus grande neutralité. Puis, il nous accuse d’accorder du crédit à de la « propagande communiste » (sic).
Vérification faite, Robert Ménard fréquente bien l’extrême droite de Miami et RSF est bien financé par le lobby anticastriste pour mener campagne contre Cuba. En 2002, Reporters sans frontières a signé un contrat, dont les termes ne sont pas connus, avec le Center for a Free Cuba, à l’issue duquel il a reçu une première subvention de 24 970 euros. Celle-ci a été augmentée à 59 201 euros pour 2003. Le montant 2004 n’est pas connu.
Le Center for a Free Cuba est une organisation créée pour renverser la révolution cubaine et restaurer le régime de Battista [6]. Elle est présidée par le patron des Rhums Bacardi, dirigée par l’ancien terroriste Frank Calzon, et articulée à une officine de la CIA, la Freedom House [7].
Le contrat signé avec le Center for a Free Cuba a été négocié en 2001 avec le responsable de l’époque de cette organisation : Otto Reich, le champion de la contre-révolution dans toute l’Amérique latine [8]. Le même Otto Reich, devenu secrétaire d’État adjoint pour l’hémisphère occidental, fut l’organisateur du coup d’État manqué contre le président élu Hugo Chavez ; puis, devenu émissaire spécial du président Bush, il supervisa l’opération d’enlèvement du président Jean-Bertrand Aristide.
RSF, c’est 7 % de soutien aux journalistes opprimés et 93 % de propagande impériale états-unienne.
Thierry Meyssan pour Réseauvoltaire.net
[1] Les derniers comptes publiés sont ceux de 2003. Les comptes 2004 le seront ce mois-ci.
[2] La Fondation Soros a subventionné RSF en 2003 à hauteur de 70 378 euros. Sur cet organisme, voir : « George Soros, spéculateur et philanthrope », Voltaire, 15 janvier 2004.
[3] « Coup d’État en Haïti » par Thierry Meyssan, Voltaire, 1er mars 2004 ; « Jean-Bertrand Aristide, un an après », entretien avec Claude Ribbe, Voltaire, 22 février 2005.
[4] « Opération manquée au Venezuela » par Thierry Meyssan, Voltaire, 18 mai 2002.
[5] « La NED, nébuleuse de l’ingérence démocratique » par Thierry Meyssan, Voltaire, 22 janvier 2004.
[6] Sur l’ensemble du dispositif US, voir « Les États-Unis en guerre de basse intensité contre Cuba » par Philip Agee, Voltaire, 10 septembre 2003.
[7] « Freedom House, quant la liberté n’est qu’un slogan », Voltaire, 7 septembre 2004.
[8] « Otto Reich et la contre-révolution » par Arthur Lepic et Paul Labarique, Voltaire, 14 mai 2004.
20:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ponérisation, lobaczewski, meyssan, réseau voltaire, reporters sans frontière, chavez, cia
06.09.2007
Vidéo : Coup d'Etat contre Hugo Chavez
Le documentaire Coup d'État contre Chavez (Arte, 2004) ou The revolution will not be televised ou encore Chávez, the film, réalisé par Kim Bartley et Donnacha O'Briain, a été tourné alors que les deux réalisatrices préparaient un documentaire sur le président Hugo Chávez au Venezuela.
Elles se trouvaient à l'intérieur du palais présidentiel quand fut déclenché, le 11 avril 2002, le coup d'État conduit par les propriétaires des chaînes privées, les cadres de la compagnie pétrolière du Venezuela, ainsi qu'une poignée de dirigeants militaires avec le soutien, entre autres, des États-Unis, de l'Espagne, de la Colombie et du Salvador.
Le film présente la chronologie du putsch et la mobilisation des millions de Vénézuéliens qui entraina le retour au pouvoir d'Hugo Chávez 48 h après le début du coup, grâce à la garde présidentielle.
Ce documentaire a obtenu, entre autres, deux prix au Grierson documentary awards anglais en 2003 (source : Wikipedia).
Si ce n'est déjà fait vous pouvez voir ce documentaire exceptionnel en cliquant ici
23:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chavez, coup d'état, vénézuela, démocratie, dictature


