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24/06/2009

Pourquoi devrais-je mépriser le choix des Iraniens ?

Réseau Voltaire, 21 juin 2009

par Thierry Meyssan

De nombreux lecteurs ont réagi avec colère au dernier article de Thierry Meyssan. Il se devait de leur répondre. Malheureusement incorrigible, non seulement celui-ci ne fait pas amende honorable, mais il persiste et signe.

Mon récent article, « La CIA et le laboratoire iranien », m’a valu un abondant courriel, principalement injurieux. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas reçu tant de protestations outrancières. La plupart de mes correspondants me reprochent d’être aveuglé par un « anti-américanisme viscéral » au point de défendre la « dictature des mollahs » et d’ignorer la vague de jeunes Iraniens luttant à main nue « pour la liberté ». À y regarder de plus près ces courriels sont peu argumentés, mais empreints d’une passion irrationnelle ; comme si on ne pouvait parler de l’Iran sans être emporté par ses émotions.

C’est que l’Iran n’est pas un État comme les autres. À l’instar de la France de 1789 et de l’URSS de 1917, l’Iran de 1979 a lancé un processus révolutionnaire qui conteste des aspects fondamentaux du modèle « occidental » triomphant ; et il l’a fait à partir d’une foi religieuse. Trente ans plus tard, nous, « Occidentaux », continuons à ressentir la parole du Peuple iranien comme une condamnation morale de notre mode de vie, c’est-à-dire de la société de consommation et de l’impérialisme. A contrario, nous ne parvenons à trouver le repos qu’en nous persuadant que la réalité n’est qu’un rêve et que nos rêves sont la réalité. Les Iraniens aspireraient à vivre comme nous et en seraient empêchés par un affreux clergé enturbanné.

Pour expliquer l’Iran moderne à ceux qui veulent la comprendre, je ne sais par où commencer. Trente ans de propagande ont forgé tant d’images fausses qu’il faut déconstruire une à une. La tâche est grande pour s’extraire du mensonge et le moment ne s’y prête guère. Je voudrais juste soulever quelques observations préalables.

La révolution islamique a accompli de grands progrès : les châtiments corporels sont devenus exceptionnels, le droit à remplacé l’arbitraire, les femmes sont de plus en plus éduquées, les minorités religieuses sont toutes protégées —à l’exception malheureusement des Baha’is—, etc. Sur tous ces sujets, où nous trouvons le régime actuel exécrable, les Iraniens pensent, eux, qu’il est autrement plus civilisé que la cruelle dictature du Shah imposée par Londres et Washington.

La révolution islamique a encore beaucoup à accomplir et doit en outre maîtriser ce système politique si oriental qui, pour donner une place à chacun, multiplie les structures administratives et conduit à la paralysie institutionnelle.

Bien sûr, à l’époque du Shah, il y avait aussi une bourgeoisie occidentalisée qui trouvait la vie plus belle. Elle envoyait ses enfants suivre des études en Europe et gaspillait sans compter aux fêtes de Persépolis. La révolution islamique a aboli ses privilèges. Ses petits-enfants sont aujourd’hui dans la rue. Avec le soutien des États-Unis. Ils veulent reconquérir ce dont leurs familles ont été privées et qui n’a rien à voir avec la liberté.

En quelques années, l’Iran a retrouvé le prestige qu’elle avait perdu. Son Peuple s’enorgueillit d’avoir prêté assistance aux Palestiniens et aux Libanais auxquels il a offert la reconstruction de leurs maisons détruites par Israël et des armes pour se défendre et retrouver leur dignité. Il a secouru les Afghans et les Irakiens, victimes de régimes pro-occidentaux puis des Occidentaux eux-mêmes. Cette solidarité, les Iraniens l’ont payée au prix fort avec la guerre, le terrorisme et les sanctions économiques.

Pour ma part, je suis démocrate. J’attache de l’importance à la volonté populaire. Je n’avais pas compris pourquoi il fallait proclamer la victoire de George W. Bush avant de dépouiller les votes des citoyens états-uniens en Floride. Je n’avais pas non plus compris pourquoi, avec la bourgeoisie de Caracas, il fallait féliciter Pedro Carmona d’avoir placé Hugo Chavez en prison, quand le Peuple vénézuélien l’avait élu. Je ne comprends pas pourquoi il faut appeler Mahmoud Abbas, « Monsieur le président », alors qu’il empêche l’élection de son successeur en faisant séquestrer les représentants du Peuple palestinien dans les geôles israéliennes. Je ne comprends pas pourquoi on prépare l’application du Traité constitutionnel européen, sous une autre dénomination, alors que les électeurs l’ont rejeté. Et aujourd’hui, je ne vois pas au nom de quels fantasmes, je devrais encourager la population des quartiers nord de Téhéran à piétiner le suffrage universel, et à imposer Mousavi quand le Peuple a majoritairement choisi Ahmadinejad.

28/01/2009

Vidéo - Gouvernement Obama, la continuité

25/01/2009

L'ONU veut poursuivre Bush et Rumsfeld

 

 

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Photo : La Presse Canadienne /Brennan Linsley (archives)

Le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Manfred Nowak, demande au nouveau gouvernement des États-Unis d'engager des poursuites judiciaires contre l'ex-président George W. Bush et son ancien secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, pour torture et mauvais traitements de prisonniers à la prison de Guantanamo.

Selon Manfred Nowak, qui s'exprimait mardi sur les ondes d'une chaîne de télévision allemande, il est juridiquement du devoir des États-Unis d'engager ses poursuites.

Le rapporteur spécial de l'ONU, auteur d'un rapport d'enquête sur la prison de Guantanamo, a expliqué que les États-Unis étant signataires de la Convention de l'ONU contre la torture, ils devaient s'y conformer. Manfred Nowak a d'ailleurs rappelé que le libellé de ce texte oblige ses signataires à recourir « à tous les moyens, en particulier ceux du droit pénal », pour poursuivre les coupables de tels actes.

« Nous avons tous ces documents, aujourd'hui d'accès public, qui prouvent que ces méthodes d'interrogatoire ont été expressément ordonnées par monsieur Rumsfeld. Mais évidemment, les plus hautes autorités des États-Unis étaient au courant », a déclaré Manfred Nowak.

Questionné sur la possibilité réelle de voir de telles poursuites engagées un jour contre le président sortant et son secrétaire à la Défense, M. Nowak a répondu que « les preuves sont sur la table. On ne va pas tourner autour du pot: c'était de la torture », a-t-il ajouté.

Manfred Nowak se questionne cependant sur la capacité du droit américain de reconnaître comme telles les formes de tortures employées à la prison de Guantanamo lors de l'interrogatoire des prisonniers qui y sont détenus.

Or, le rapporteur spécial de l'ONU n'est pas le premier à préconiser ce genre de poursuites contre les membres de l'administration Bush. Plusieurs procédures judiciaires pour torture ont en effet été intentées contre Donald Rumsfeld par des groupes de défense des droits de l'homme français, allemands et américains.

Dans un rapport du Sénat américain, Donald Rumsfeld figure d'ailleurs parmi les personnes désignées comme étant responsables des mauvais traitements sur des détenus dans les prisons américaines.

Selon ce même rapport, l'ex-secrétaire à la Défense aurait autorisé en novembre 2002 l'utilisation de techniques d'interrogatoire musclées à la prison de Guantanamo pour faire parler les détenus.

L'ex-président George W. Bush aurait également lui-même signé un document le 7 février 2002, autorisant le recours à des méthodes d'interrogatoire coercitives contre de présumés terroristes détenus à Guantanamo.


Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

22/11/2008

Bush bée

 

Note de P&P : Cette vidéo a été tournée au cours de la dernière rencontre du G20, aucun chef d'Etat ne daigne serrer la main de Georges W. Bush,  pourtant les autres dirigeants se serrent la main entre eux.

Bush et ceux qui tirent ses ficelles sont responsables de la mort de millions d'Afghans, d'Iraquiens, de Palestiniens et même d'Etasuniens. Bush a plongé sa nation dans une crise financière, économique, industrielle et sociale dont elle ne se relevera pas. Bush a légalisé la torture, les détentions arbitraires, le pillage des retraites, l'espionnage des citoyens.

Voilà donc le modèle de société tant admirée et érigée en modèle par notre magnanime président.

Inlassablement Sarkozy importe les stratégies étasuniennes de démantelement des droits des citoyens, s'inspire de leur modèle d'Etat policier,  instrumentalise les peurs, manipule les audiences, verrouille les médias, envoie nos enfants mourir loin de leur pays.

Ce revirement de situation dans les rangs du G20 ne doit pourtant pas nous faire croire que le cauchemar est derrière nous. De nombreux dirigeants "bushesques" sont encore en poste et même Georges Bush demeure officiellement président jusqu'au 20 janvier 2009.

D'ici là tellement de choses peuvent se passer et seul un esprit particulièrement torturé pourrait conjecturer que quelquechose va effectivement se passer.

 

 

06/07/2008

Sarkozy à la plage

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19/06/2008

Impeach Bush

Parmi les nombreuses pétitions soutenant l'impeachment de Georges Bush, l'une d'entre elle permet aux non-étasuniens de participer. Vous pouvez donc ajouter votre nom à la pétition initiée par democrats.com

11/06/2008

Kucinich lance une procédure d'impeachment à l'encontre de Bush

Dennis Kucinich, représentant de l'Ohio au Congrès et candidat malheureux aux primaires démocrates de 2008, a proposé, lundi 9 juin, de lancer une procédure d'"impeachment" à l'encontre de l'actuel président américain, George Bush, avec pas moins de trente-cinq articles soutenant sa proposition.

Inscrite dans la Constitution américaine, cette procédure concerne le président, le vice-président et des hauts fonctionnaires civils (civil officers), en cas de "trahison, corruption ou autres hauts crimes et délits", dans l'exercice de leurs fonctions. Cette démarche intervient alors que le président américain a entamé sa dernière tournée en Europe.

D'après le blogueur elishastephens du Daily Kos, la proposition de résolution de Dennis Kucinich, un démocrate à la gauche du parti, a duré plus de quatre heures trente pour énoncer les trente-cinq chefs d'accusation pour "hauts crimes et délits" du président américain. Nombre d'entre eux concernaient la guerre en Irak, comme l'article 1 : "Avoir créé une campagne secrète de propagande pour fabriquer de fausses raisons de partir en guerre contre l'Irak."

Le transcript complet de la proposition de M. Kucinich.

Si le Huffington Post crie au moment historique, il est peu probable que la procédure aille au-delà du symbolique. Au moment de son investiture comme présidente de la Chambre des représentants en 2006, la démocrate Nancy Pelosi avait insisté : "L'impeachment est hors de question", parce que les démocrates n'étaient pas là "pour prendre leur revanche".

Mais le symbole est fort, vu la cote de popularité de George Bush. D'après un sondage réalisé par l'institut Gallup et paru le 2 juin, seuls 28 % des Américains approuvent le travail de leur président. C'est le plus bas taux d'approbation jamais connu par l'administration Bush. En septembre 2001, 90 % des Américains approuvaient son action.

Article original : Le Monde
 

Note de P&P : Les chances de succès sont effectivement minces mais cette initiative mérite une mobilisation maximale ne serait-ce qu'en mémoire des millions de victimes du régime Bush. 

23/04/2008

Le bruit des bottes et le silence des pantoufles.

Messieurs George Bush, Nicolas Sarkozy, Alain Finkelkrault, André Glucksman, Bernard Kouchner, Pierre Lelouch, Alexandre Adler, Alain Madelin, Romain Goupil et tous leurs amis...



© Hadi Mizban / AP

Cette photo d'une petite fille irakienne qui exulte de joie devant son papa allongé près d'elle vous est tout spécialement dédiée...

Elle a été prise à la sortie d'une école, et a été relayée par toutes les agences de presse du monde arabe. Elle n'a pas été publiée dans un seul journal occidental.

Article original : http://www.alpheratz.net/BushCo/an_iraqi_girls_face_says_it_all/

Article en français : Le Post.

08/04/2008

Sarkozy abat l'oeuvre gaulliste.

Sarkozy en visite à Kaboul le 22 décembre (Eric Feferberg/Reuters)

1745298742.jpgQuelques pages dans un petit carnet de note illustrent la distance parcourue en un peu plus d'un an dans le positionnement international de la France. Mes premières notes portent sur un "briefing" d'un conseiller de l'Elysée à l'époque de Jacques Chirac, en novembre 2006:

"L'Otan ne doit pas apparaître comme le gendarme d'un monde occidental bien pensant"... "l'Otan n'est pas l'alpha et l'omega de l'organisation de la sécurité internationale"... "le risque est que l'Otan devienne le club occidental de sécurité qui s'étendra au monde entier."

Quelques pages plus loin, des notes toutes fraîches, lors d'un "briefing" de l'ère Sarkozy, il y a quelques jours:

"Pendant trente ans, la France a été hypocrite. Elle a fait chier tout le monde, et elle y allait. On a joué au gaullisme à peu de frais. Nicolas Sarkozy dit clairement des choses qui étaient déjà dans les faits... Sa vision du monde: la France est dans le bloc occidental, c'est assumé, et c'est une rupture... L'Otan devient globale, y compris en Afrique".

 

"Situer la France au sein de sa famille occidentale"

Ces deux postures, à un an d'intervalle, sont au coeur du virage de la politique étrangère française, et ce tournant passe par l'Afghanistan, où la France va envoyer des renforts militaires, et par Bucarest, où Nicolas Sarkozy participe mercredi et jeudi au Sommet de l'Alliance atlantique.

Le successeur de Jacques Chirac assume son positionnement en des termes que n'auraient jamais employés ses prédécesseurs. "Relisez son discours de politique étrangère le plus important, celui qu'il a prononcé devant le corps diplomatique le 18 janvier", souligne notre "briefeur". On est allé voir, et, de fait, il affiche la couleur:

"J’ai d’abord voulu situer, franchement et nettement, et là est la première rupture, la France au sein de sa famille occidentale. (...) En se plaçant clairement dans sa famille occidentale, la France, et c’était mon objectif, accroît sa crédibilité, sa marge d’action, sa capacité d’influence à l’intérieur comme à l’extérieur de sa famille. D'ailleurs, comment espérer avoir de l'influence sur sa famille politique si, dans le même temps, on n'y a plus sa place ou si les membres de cette famille politique se méfient de vous? La capacité d'influence de la France sur sa famille occidentale tient à la clarté de son engagement et de ses choix.".

Appelons cela l'Atlantisme décomplexé... C'est donc le choix de l'engagement au côté des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, signifié par les deux grands voyages et deux grands discours prononcés par le Président à Washington en novembre et à Londres la semaine dernière. Le choix du retour plein et entier dans les structures militaires de l'Otan qui semble quasiment acquis. Dans le même temps, on entend dans les allées du pouvoir des phrases comme "Kohl-Mitterrand, Verdun, le sentimentalisme franco-allemand, c'est fini"... Un choix stratégique qui tourne le dos à quarante ans d'histoire, et, de fait, renvoie le gaullisme au musée des lubies françaises: une partie de l'UMP appréciera.

Faire intervenir l'Otan en Afrique?

Les Américains ont répondu positivement à l'ouverture que leur a offerte Sarkozy. On a ainsi vu défiler à Paris des responsables américains qui venaient flatter l'égo national en soulignant que les Français étaient les seuls en Europe, avec les Anglais, à savoir se battre, et qu'on avait besoin d'eux en Afghanistan:

"Les Allemands arrivent là-bas avec le mauvais matériel et ne veulent pas se battre, alors que vous, les Français, vous êtes bien entraînés et motivés, et avez l'expérience du désert"...

Le choix de Sarkozy aurait du sens s'il y avait une stratégie clairement définie, au-delà du repositionnement dans l'espoir de prendre la tête d'une défense européenne ressortie de la naphtaline. L'Otan n'a pas de stratégie évidente, ni sur sa manière de gagner face aux talibans en Afghanistan, ce qui ne l'empêche pas d'accroître ses effectifs, ni sur son rôle dans l'organisation de la sécurité mondiale.

Or, les deux nouveaux meilleurs amis de la France trainent toujours le boulet de leur engagement en Irak, et le lègueront sans doute à leurs successeurs, très prochainement à Washington, et peut-être aussi à Londres. Et, dans une fuite en avant de dernière minute, George Bush force la main à ses alliés pour engager des démarches d'adhésion pour l'Ukraine et la Géorgie, au grand dam de Vladimir Poutine qui sera vendredi à Bucarest pour faire, lui aussi, des adieux fracassants à ses ennemis préférés de l'Otan, et, sans doute, leur dire ses quatre vérités.

L'Otan est devenue incontournable: cette alliance militaire qui n'avait pas tiré un seul coup de feu avant la chute du mur de Berlin, est aujourd'hui en plein essor, non seulement en récupérant les uns après les autres tous les pays ex-communistes, mais surtout en devenant, de fait, le bras armé occidental dans le monde entier. Oubliés les vieux débats sans fin sur le "hors zone", c'est-à-dire sur les interventions hors du "théâtre" historique de la guerre froide, au coeur de l'Europe. A Paris, on est même prêt à envisager de voir l'Otan intervenir en Afrique, drôle de rupture avec la Françafrique!

Dans un monde où les institutions multilatérales comme l'ONU ont perdu toute capacité d'intervention, où les menaces sont diffuses et multiples, le discours sarkozyste a une logique de "bloc" qui peut sembler rassurante. Elle a toutefois l'inconvénient de s'aligner sans conditions sur des pompiers pyromanes, qui portent, avec leur unilatéralisme de la guerre d'Irak et leur incapacité à favoriser la moindre avancée dans les conflits du Moyen-Orient en général, une responsabilité majeure dans la dégradation du climat international. Pas vraiment rassurant, et les prochaines années montreront si la France ne sera pas sortie de son ambiguité diplomatique à ses dépens, pour paraphraser le Cardinal de Retz que Nicolas Sarkozy a choisi d'ignorer

Article original publié par Rue 89.

Note de P&P : Sarkozy qui pendant des années a mangé au râtelier du gaullisme vient de fouler aux pieds l’un des acquis majeurs obtenu par Charles De Gaulles : une véritable indépendance militaire et donc stratégique et militaire pour la France.

En intégrant l’OTAN Sarkozy vient de sacrifier cette liberté. La France a remis sa destinée géostratégique et militaire dans des mains étrangères. La France a fait acte d’allégeance aux Etats-Unis et s’est soumise à l’idéologie de ceux qui tirent les ficelles de Bush comme de Sarkozy.

Cette idéologie est barbare, xénophobe et terrifiante  vise au conflit global. L’émergence d’un bloc « blanc occidental judéo chrétien dominant » incluant Israël, l’Europe et les Etats-Unis et légitimant son existence à travers la haine, la peur, la stigmatisation et la destruction de l’autre, pillant les ressources, exterminant ses opposants et contrôlant ses habitants.

Au premier rang de ces cibles nous retrouverons bien sûr les pays musulmans - au sein desquels Liban et Palestine tiennent une place de choix - mais aussi la Chine et la Russie.

Citoyens français nous payons des impôts qui servent à couvrir nos mains du sang des enfants d’Afghanistan. Demain les innocents d’Irak, de Palestine ou d’Iran rejoindront leurs rangs.

Sarkozy a sacrifié l’indépendance militaire de la France sur l’autel de l’allégeance étasunienne (sans consultation du parlement), de même il a sacrifiée l’indépendance politique et financière de la France sur l’autel de l’oligarchie européenne (dans le total mépris du choix populaire clair exprimé par le référendum d’avril 2006).

L’OTAN comme l’Union Européenne sont des entités opaques et technocratiques n’ayant aucune légitimité démocratique. Le citoyen n’y a pas de poids, pas de rôle, pas de pouvoir. Son seul droit y est de travailler de consommer et de payer. Le fruit de notre labeur ainsi collecté alimente ces mêmes organisations et les cliques qui les contrôlent.

03/04/2008

Troupes françaises en Afghanistan

Mesdames, Messieurs les Députés et Sénateurs,

A l'heure où les députés PS déposent une motion de censure contre le gouvernement Fillon suite à la décision de renforcer de près de 1000 hommes la présence française en Afghanistan (après que notre ex-candidat président eût affirmé le contraire en Avril avant les élection), il apparaît de plus en plus nécessaire de resituer le débat sur les origines de ce conflit.

Après les terribles attentats du 11 septembre 2001 G.W. BUSH déclare la guerre aux terroristes estimés responsables de cette tragédie et l'Afghanistan est désigné comme hébergeant leur chef: Oussama Ben Laden.
Le 21 septembre 2001, en direct sur CNN, le porte parole du gouvernement afghan a déclaré qu'il livrerait Oussama Ben Laden à la justice américaine sur présentation de preuves, dont l'existence "accablante" avait été simplement affirmée la veille par Colin Powell. Où sont les preuves? Elles n'ont jamais été présentées. Oussama Ben Laden n'est à ce jour même pas recherché par le FBI pour les attentats de 2001…

La situation actuelle en Afghanistan
Où en est l'Afghanistan aujourd'hui ? Depuis l'occupation étrangère, la production de pavot a atteint des records en 2007 et 47 civils en moyenne meurent pour chaque militaire tombé. Les complexes souterrains afghans de Tora Bora décrits dans les journaux comme des installations dignes d'un James Bond, n'étaient finalement que de simples grottes vides. Mais tout cela est resté dans l'imaginaire collectif, comme suffisant pour justifier une invasions et des bombardements souvent meurtriers pour une population sous le feu de la guerre depuis des décennies.
L'arrestation de Ben Laden fut un véritable échec. On se souviendra aussi de la fuite du mollah Omar en moto. Ben Laden n'a jamais été capturé alors que des militaires français affirment l'avoir eu dans leur viseur. Bref l'invasion punitive de l'Afghanistan, déclarée le 7 octobre 2001 sous le nom pompeux de "Liberté immuable" a surtout servi à justifier l'occupation d'un pays stratégiquement important pour l'acheminement des ressources pétrolières de la mer Caspienne. Ainsi Amid Karzaï, ancien conseiller de l'industrie pétrolière américaine Unocal, fut parachuté président par le biais de négociations financières et de fausses élections « démocratiques » …

De la même manière, L'ancien secretaire d'etat Colin Powell a menti sur les ADM en Irak , l'administration Bush ayant finalement reconnu en 2005 que ces armes n'existaient pas. De même l'Anthrax brandi par Colin Powell en plein hémicycle de l'ONU s'est avéré être de la simple farine et les seules souches détectées aux USA provenaient de laboratoires américains. Il est donc urgent de réfléchir au raisons qui justifieraient la présence de militaires français dans dans croisades justifiées par des manipulation médiatiques.

L'exemple Japonais
Le 10 janvier dernier, le Sénat japonais a refusé de voter la prorogation de l'aide aux troupes de l'OTAN stationnées en Afghanistan (2 navires japonais ravitaillent les troupes de l'OTAN en carburant). Le Premier ministre japonais n'a dû son salut vis-à-vis de Washington qu'avec l'aide d'une procédure exceptionnelle dite du vote à la majorité des 2 tiers, employée pour la première fois depuis que le Japon a recouvré sa souveraineté en 1952. Pourquoi ? L'AFP n'a pas diffusé les raisons : Un sénateur japonais centriste, M. Yukihiro Fujita, a publiquement, et avec le soutien de son parti, mis en doute les allégations de Washington quant à la responsabilité de l'Etat afghan dans les attentats de Septembre 2001. Aucune enquête japonaise indépendante n'a été menée. Tout a été décidé sur la foi de simples "renseignements confidentiels" fournis par Washington, attitude qu'une contre-enquête citoyenne internationale en cours remet en cause, et dont le courageux Sénateur s'est fait l'écho. Cette contre-enquête appelle à la réouverture officielle du dossier 11 Septembre 2001. Car c'est bien là l'origine du déclenchement de la guerre globale contre les terroristes .

Familles des victimes, Commission d'enquête
C'est seulement parce que des familles de victimes ont forcé la Maison Blanche à le faire, qu'une simple enquête à valeur administrative a été consentie par la Maison Blanche plus d'un an après (un record de lenteur dans l'histoire de l'administration américaine)… Et le rapport de la Commission d'enquête ne vaut rien car la méthodologie suivie ne permet pas de « judiciariser » ses conclusions.

Ainsi le plus grand attentat de tous les temps sur le territoire des Etats-Unis est en panne d'enquête judiciaire nationale et de procès depuis 6 ans et demi, seules des procédures privées sont en cours, promises au non lieu, et la torture (cf. Guantanamo et les propos de GW BUSH ) a remplacé le renseignement et les investigations, sans résultats crédibles comme vous avez pu le constater depuis.

A la lumière de ces simples constatations préoccupantes, nous vous demandons instamment de surseoir à l'envoi de nos soldats et compatriotes en Afghanistan, car ce serait au nom de raisons que nous sommes à ce jour bien en peine d'identifier avec certitude. Réfléchissons ensemble, ne nous laissons pas gagner par la tentation de l'Atlantisme forcené, mais par une collaboration raisonnée avec avec la nation américaine.

Avec la solennité qui sied à ce risque de tournant diplomatique français, recevez, Mesdames, Monsieurs les Députés et Sénateurs, l'assurance de notre profond respect envers votre fonction et nos institutions.

Paris, le 1er avril 2008

Association ReOpen911

www.ReOpen911.info

15/03/2008

Aaron Russo sur le 911, le CFR et Rockefeller [vidéo]

Témoignage de Aaron Russo, producteur et réalisateur de films à Hollywood, sur ce qu'il a appris de la bouche de Nick Rockefeller, au sujet du 11 septembre 2001, de la guerre contre le terrorisme, du CFR etc... Aaron est décédé le 24 Août 2007, 6 mois après cette Interview, officiellement des suites de son cancer.


Aaron Russo sur le 911, le CFR et Rockefeller [vidéo]


Aaron Russo (14 février 1943, New York - 24 août 2007) était un producteur et réalisateur américain de films, basé à Hollywood. Il a notamment été le manager de Bette Midler entre 1972 et 1979. Durant sa carrière cinématographique, il a produit des acteurs tels que Eddie Murphy, Dan Aykroyd dans "Trading Places, qui deviendra pour le public un des classiques de Noël. Il réunira Nick Nolte, Morgan Freeman et Ralph Macchio dans "Teachers". Pendant toutes ces années, Russo aura reçu un grand nombre de récompenses. Parmi elles, on trouve u Grammy, un Tony et un Emmy pour "OL' Red Hair is Back," en 1978. Son dernier documentaire "America...From Freedom To Fascism", sorti en 2006, dénonce la politique américaine en matière de taxe fédérale sur le revenu, sur le système bancaire fédéral... La politique américaine depuis la création de la Banque Fédérale Américaine, conduit à une restriction croissante des droits des citoyens américains, surtout avec la mise en place des nouvelles lois depuis les attentats du 11 septembre 2001, et de la création de la nouvelle carte d'identité.

Très impliqué dans la vie politique américaine, il s'est présenté aux élections du gouverneur du Nevada en 1998, sous les couleurs du parti Républicain, où il a fini deuxième, avec presque 30% des votes. IMembre important du Parti Libertarien américain, il a été candidat de ce parti lors des primaires organisées pour l'élection présidentielle de 2004.


09/03/2008

Le PC accusant le nucléaire militaire iranien provenait d'Israël

Nucléaire Iranien et Faux Documents : ils ont été fournis par le groupe terroriste du MEK qui les a fort probablement obtenus du Mossad
L'administration de G.W.Bush a depuis longtemps mis en avant les « documents du PC portable « - des documents techniques de 1000 pages supposés venir d'un PC portable iranien volé – comme preuve solide des intentions iraniennes de fabriquer une arme nucléaire. Actuellement, les accusations basées essentiellement sur ces documents restent les seuls obstacles à la déclaration par l'AIEA que l'Iran a résolu toutes les questions en suspend concernant son programme nucléaire.

Mais ces documents ont depuis longtemps été considérés par des experts US et étrangers avec beaucoup de suspicion. Des responsables allemands ont identifié la source des documents du PC en novembre 2004 comme étant le MEK (Mujahideen e Khalq, qui en même temps que sa branche armée le NCRI (National Council of Resistance in Iran) est sur la liste terroriste du Département d'Etat US.

De plus, il existe certaines indications que le MEK a obtenu ces documents non pas de sources iraniennes mais du Mossad israélien.

Dans son dernier rapport sur l'Iran, mis en circulation le 22 février, l'AIEA, subissant une forte pression de l'administration Bush, a inclus des descriptifs de plans pour une centrale pour produire du « green salt », spécifications techniques pour tester des explosifs de forte puissance, et l'esquisse d'un porte missile de ré entrée qui semble capable de transporter une charge nucléaire. On a demandé à l'Iran de produire des explications complètes sur ces activités supposées.

Téhéran a dénoncé ces documents sur lesquels reposent ses accusations comme des faux fournis par le MEK, et a demandé des copies des documents pour les analyser, mais les US ont refusé de les fournir.

L'affirmation iranienne est soutenue par des déclarations de responsables allemands. Quelques jours après que le secrétaire d'état Colin Powell ait annoncé l'existence de ces documents de PC portable, Karsten Voight, le coordinateur des relations germano américaines au ministère des affaires étrangères allemand, a dit, et cela a été rapporté par le Wall Street Journal du 22 novembre 2004, que l'information avait été fournie par « un groupe dissident iranien ».

Un responsable allemand connaissant bien la question a confirmé à l'auteur de cet article que le NCRI était à l'origine des documents du PC portable. « Je peux vous assurer que ces documents venaient de l'organisation de résistance iranienne, » a-t-il dit.

Les Allemands ont été très impliqués dans la collecte de renseignements et d'analyse concernant le programme nucléaire iranien. Selon un article publié dans le Washington Post du reporter Dafna Linzer, après que Colin Powell ait fait mention pour la première fois en public des documents du PC portable fin 2004, des responsables US ont dit qu'il avait été volé d'un iranien que les renseignements allemands avaient essayé de recruter, et avait été donnés à des responsables de renseignements d'un pays non cité en Turquie.

Le compte rendu allemand des origines des documents du PC portable contredit l'insistance des responsables des renseignements US auprès des journalistes William J. Broad et David Sanger en novembre 2005, a affirmer que ces documents ne venaient pas de groupes de résistance iraniens.

Malgré le fait qu'il était porté sur la liste des groupes terroristes, le MEK était le favori des néo conservateurs au Pentagone, qui proposait en 2003-2004 de l'utiliser pour déstabiliser l'Iran. On sait que les Etats-Unis ont utilisé pendant des années des renseignements fournis par le MEK sur des questions concernant l'armée iranienne. Ce groupe a été considéré comme une source crédible de renseignements sur le programme nucléaire iranien après 2002, principalement parce qu'il avait identifier la centrale de Natanz comme un site nucléaire.

La source allemande a dit qu'il ne savait pas si les documents étaient authentiques ou pas. Cependant, des analystes de la CIA et des responsables européens et de l'AIEA, qui ont eu accès officiellement aux documents du PC portable en 2005, étaient très sceptiques quant à leur authenticité.

Un article de Julian Borger du Guardian de fin février citait un responsable de l'AIEA disant qu' « il y a un doute sur la provenance de l'ordinateur. »

Un diplomate européen de haut rang haut qui a examiné les documents a été cité dans le New York Times de novembre 2005 disant « je peux fabriquer ces données. Cela semble magnifique, mais le doute pèse sur elles. »

Scott Ritter, l'ancien officier des renseignements US qui a aussi été chef inspecteur en Irak pour l'ONU de 1991 à 1998 a fait remarqué dans une interview que la CIA a la capacité de tester et d'identifier les documents du PC portable par le biais de tests d'expertise qui révéleraient quand les différentes versions des différents documents ont été créées.

Le fait que l'Agence n'ait pu éliminer la possibilité d'une falsification, indique, selon Ritter, qu'elle avait choisi, soit de ne pas mener ses tests, ou que les tests avaient révélé la fraude.

Bien qu'ayant eu à son crédit le coup pour les renseignements sur Natanz en 2002, l'efficacité générale des renseignements du ME concernant le programme nucléaire iranien reste très médiocre. La CIA continue de fournir à l'AIEA des renseignements venant du groupe iranien sur des soit disant activités liées à des armes nucléaires depuis ces cinq dernières années, sans en identifier la source.

Mais ces renseignements se sont avérés être non crédibles. Un haut responsable de l'AIEA a dit au Los Angeles Times en février 2007, que depuis 2002 « pratiquement tous les renseignements qui nous sont parvenus se sont révélées faux. »

L'ancien sous directeur des renseignements au Département d'Etat pour le Moyen Orient et l'Asie du Sud, Wayne White, doute que le MEK puisse actuellement avoir les contacts nécessaires au sein de la bureaucratie et de la communauté scientifique iraniennes pour fournir des renseignements tels que ceux fournis sur Natanz ou les documents du PC portable. « Cela m'est très difficile de croire que les supporters du MEK n'ont pas été chassés de la bureaucratie iranienne » dit White. « Je pense qu'ils n'ont pas de sources clés au sein du gouvernement iranien. »

Dans son article de février 2006 sur les documents du PC portable, la journaliste du Post Linzer a dit que les analystes de la CIA ont d'abord spéculé qu'un « autre pays, tel qu'Israël, avait fabriqué la preuve » Ils ont ensuite « écarté cette théorie », écrivait-elle, sans expliquer pourquoi.

Depuis 2002, de nouvelles informations ont fait surface indiquant que le MEK n'a pas obtenu lui même les données sur Natanz mais les a reçu de l'Agence de renseignement israélienne le Mossad. Yossi Melman et Meier Javadanfar, qui sont co auteurs d'un livre sur le programme nucléaire iranien publié l'année dernière écrivent que « des officiers israéliens des renseignements très haut placés « leur avaient dit fin 2006 que les renseignements israéliens avaient eu connaissance de Natanz un an avant la conférence de presse du groupe iranien. Ils ont expliqué qu'ils avaient choisi de ne pas faire de révélation publique « pour protéger la sécurité des sources qui ont fourni les informations ».

Shahriar Ahy, un conseiller de l'héritier de la monarchie Reza Pahlavi a dit à la journaliste Connie Bruck que les informations détaillées sur Natanz n'étaient pas venues du MEK mais « d'un gouvernement ami et cela n'était pas parvenu seulement aux mujahideens mais à d'autres groupes d'opposition ».

Bruck a écrit dans le New Yorker le 16 mars 2006 que quand on lui a demandé si le « gouvernement ami » c'était Israël, Ahy a souri et a dit « le gouvernement ami ne voulait pas en être la source publiquement. Si le gouvernement ami le donne publiquement aux US, alors cela sera reçu différemment. C'est mieux que cela vienne d'un groupe d'opposition. »

Israël a maintenu des relations avec le MEK depuis la fin des années 90, selon Bruck, dont une assistance apportée à l'organisation, dans les transmissions radio/TV du NRCI de Paris vers l'Iran. Un diplomate israélien a confirmé qu'Israël a trouvé le MEK « utile » a rapporté Bruck, mais le responsable a refusé d'en dire plus.

Gareth Porter -  Source et Copyright Inter Press Service

Traduction Mireille Delamarre pour planetenonviolence 04 Mars 2008

Gareth Porter est historien. Son dernier livre « Penis of Dominance : Imbalance of Power and The road to War in Vietnam (University of Califormia Press).


10/02/2008

L’IRAQ menacée de malnutrition sévère et de famine

La réduction des rations alimentaires menace l’Irak de malnutrition sévère et de famine

Alors que sévissent déjà malnutrition, inflation incontrôlée et chômage de masse, le ministère irakien du Commerce se prépare à restreindre la fourniture d’aliments et de produits hygiéniques de base subventionnés dans le cadre du Système de distribution public (Public Distribution System- PDS).

Le ministère a insisté pour dire que ces restrictions étaient inévitables parce qu’on ne lui avait pas promis un budget adéquat pour 2008. Mohammed Hanoun, chef de cabinet au ministère du Commerce, a dit à l’agence de presse Al-Jazirah le mois dernier : « En 2007 nous avons demandé 3.2 milliards de dollars dans le but d’organiser la distribution des produits alimentaires de base. Mais comme le prix des aliments importés a doublé en un an, nous avons demandé 7,2 milliards de dollars. Notre demande a été refusée.»

Le ministre du Commerce, Abid Falah al-Soodani a dit au parlement irakien : « Puisque nous ne disposerons pas du soutien financier du gouvernement l’an prochain, nous allons réduire les produits de 10 à 5 et les quantités des autres produits ne seront pas les mêmes que cette année et que dans les années passées ».

Selon Al-Jazirah les premières modifications dans ce sens prendront effet ce mois-ci. Les produits de base comme le lait maternisé, le thé, les pois chiches, le savon et les détergents courants ne seront plus distribués. Seuls la farine, le sucre, le riz, l’huile alimentaire et le lait en poudre seront disponibles. La quantité mensuelle de ces produits tombera, selon l’agence de presse de l’Onu, IRNI, à tout juste 9 kilos de farine, trois kilos de riz, deux kilos de sucre, un litre d’huile alimentaire et 250 grammes de lait en poudre par membre d’une famille disposant d’une carte de rationnement.

Une modification supplémentaire sera introduite en juin. Un contrôle du revenu sera introduit qui enlèvera à tous ceux qui ont un emploi leur donnant salaire modeste la carte de rationnement nécessaire pour bénéficier de cette assistance mensuelle. On estime à 5 millions le nombre de personnes qui n’auront plus ainsi accès au PDS.

Le PDS a été introduit par le régime Baathiste sous Saddam Hussein pour répondre à court terme aux sanctions imposées par les Nations unies pendant la guerre du Golfe de 1990-1991. L’assistance alimentaire s’est poursuivie après cette guerre orchestrée par les Etats-Unis, l’Onu refusant de lever l’embargo commercial parce que l’Irak devait alors prouver qu’il avait détruit ses « armes de destruction massive » chimiques ou biologiques.

A la fin de 1996 l’Onu, réagissant aux protestations à propos du coût humanitaire de ces sanctions, introduisit le programme « pétrole contre nourriture » sous lequel on permit à l’Irak de vendre une certaine quantité de pétrole, le produit pouvant être utilisé pour acheter des aliments et des produits de première nécessité, pour payer les réparations au Koweït ou pour financer les frais administratifs engendrés par les inspections d’armes de l’Onu.

Si le programme du rationnement alimentaire contribua à empêcher une famine de masse, l’Irak fut néanmoins incapable d’acheter des médicaments essentiels, ce qui entraîna une augmentation drastique de la mortalité infantile et une forte chute générale de l’espérance de vie. On estime que le régime des sanctions a causé, entre 1991 et 1998, la mort d’un million d’Irakiens y compris un demi-million d’enfants.

Denis Halliday, un des responsables chargés d’imposer le régime des sanctions à l’Onu, démissionna de ses fonctions en octobre 1998, déclarant : « Nous sommes en train de détruire toute une société. C’est aussi simple et aussi effrayant que cela. C’est illégal et c’est immoral ».

Au moment de l’invasion de mars 2003, quasiment toute la population irakienne était dépendante du programme de rationnement pour satisfaire à ses exigences alimentaires de base. L’occupation militaire américaine ne pouvait par conséquent guère faire autrement que de continuer ce programme. Elle a cependant lamentablement échoué pour ce qui est de le rendre accessible à la population.

En 2004, une étude réalisée par le World Food Program (WFP) trouva qu’au moins 6,5 millions d’Irakiens dépendaient fortement du programme de rationnement alimentaire et qu’outre ceux-ci, 3,9 millions de personnes souffriraient d’« insécurité alimentaire » si elles en étaient exclues. Le WFP estima qu’au moins 27 pour cent des enfants irakiens souffraient déjà de malnutrition chronique. Beaucoup parmi les Irakiens les plus pauvres ne consommaient pas leur ration, mais ils en vendaient une partie sur le marché pour les aider à obtenir l’argent nécessaire à l’achat d’autres choses essentielles, comme les habits ou le loyer.

Trois ans plus tard, l’organisme de charité Oxfam International estime que seuls 60 pour cent des Irakiens sont encore en mesure d’obtenir leur ration, contre 96 pour cent en 2004. Des problèmes de sécurité empêchent un grand nombre de gens de se rendre dans les centres de distribution proches de chez eux. Des milices ethniques et sectaires, promues par les forces d’occupation américaines, se servent de l’assistance alimentaire pour entretenir leurs systèmes de patronage. Le WFP a annoncé cette année qu’il essaierait de fournir une aide alimentaire d’urgence à plus de 750.000 Irakiens chassés de chez eux par la violence et qui n’ont pas accès au PDS.

Certaines choses manquent dans beaucoup de centres de distribution à cause des retards dans les livraisons et aussi à cause du vol généralisé, si bien que ceux qui peuvent avoir accès à ces centres ne peuvent les obtenir. La quantité de nourriture disponible est tombée de 35 pour cent sous l’occupation américaine, selon certains experts cités par l’agence de presse onusienne IRIN. La qualité des aliments a elle aussi fortement diminué et les gens doivent à présent consommer des produits de qualité inférieure ou ayant dépassé la date limite de consommation.

En même temps la misère sociale est omniprésente. Le chômage officiel est de 17,6 pour cent, 38,1 pour cent de la main-d’œuvre étant classée comme sous-employée. L’inflation annuelle est estimée à plus de 20 pour cent, alors qu’elle était de 52,8 pour cent en 2006, année où le gouvernement a aboli un subventionnement du pétrole permettant aux Irakiens de payer l’essence et le gazole à des prix parmi les plus bas au monde. Oxfam estime qu’au moins quatre millions de personnes vivent dans une situation que cette organisation qualifie de « pauvreté absolue ».

La réduction de l’aide alimentaire ne fera que renforcer les immenses difficultés auxquelles fait face la population irakienne. Un travailleur de la santé dit à Dahr Jamail, du Service International de presse (IPS), le mois dernier : « Ma femme et moi avons cinq garçons et six filles si bien que la ration nous coûte cher quand il faut l’acheter. Je ne peux pas payer à la fois la nourriture et d’autres choses comme l’école, les vêtements et le docteur. »

Dans les couches les plus démunies de la société irakienne, des centaines de milliers de gens sont menacés de malnutrition et de famine pure et simple. Une mère de deux enfants de Bagdad a dit ainsi à Al-Jazirah : « s’ils réduisent la quantité des rations alimentaires, nous seront à la rue car l’argent pour payer les factures devra servir à payer la nourriture. Si on nous considère aujourd’hui comme une famille pauvre, demain nous seront considérés comme vivant dans la misère absolue ».

Un homme au chômage a dit à cette agence de presse : « réduire le nombre de produits subventionnés fera de mes fils des enfants sous-alimentés et nous mettra dans une pauvreté pire que tout ce que nous avons vu jusque là ». Mohammed Falah Ibrahim, un expert en alimentation travaillant pour le ministère de la Santé, avertit : « Il devrait y avoir un plan complémentaire mis en place afin de garantir que l’aide financière atteint les familles pauvres qui seront touchées par ces mesures, sinon beaucoup d’Irakiens pourraient mourir de faim. »

On presse par ailleurs le gouvernement du premier ministre Nouri al-Maliki de fournir des finances suffisantes dans le cadre du prochain budget pour maintenir le programme d’aide alimentaire.

Ali al-Sistani, le principal religieux chiite, qui est sensible aux dangers représentés par le mécontentement social parmi la population chiite pauvre des villes, a demandé à ce que le changement du système de rationnement alimentaire soit annulé. Son porte-parole, Abdulmahdi al Karbalaai a dit au journal Azzaman le 6 décembre « [le gouvernement] sait-il que 60 pour cent du peuple irakien dépend de la ration alimentaire ? Qu’arrivera-t-il à ces gens si le gouvernement réalise son plan ? La souffrance augmentera et la famine s’installera en Irak ».

Le gouvernement Maliki dit qu’il ne peut pas trouver l’argent supplémentaire pour nourrir la population, mais son budget de 2007 a alloué 7,3 milliards de dollars à la construction d’un appareil militaire et policier pour assister l’armée américaine dans la répression de l’opposition à l’occupation, ce qui représente une augmentation de quelque 150 pour cent.

L’administration Bush, qui est responsable de l’existence de cette catastrophe sociale et qui dépense quelque 15 milliards de dollars par mois pour maintenir ses forces d’occupation en Irak et en Afghanistan, ne fournit qu’une aide humanitaire dérisoire.

http://www.wsws.org/francais/News/2008/jan08/Irak-j07.shtml

http://internationalnews.over-blog.com/article-15546977.h...

Article original par James Cogan publié par Bellacio

 

27/12/2007

L'Amérique, Terre de 371 Milliardaires et de 3,5 Millions de sans-abris

CounterPunch
Lundi 3 décembre 2007

Version française : Futur Quantique

Aux États-Unis d'Amérique, le plus grand pays du monde, près de trois millions et demi de personnes par an vivent sans abris (1% de la population totale ou 10% de ses pauvres), et parmi eux, 1,37 million (ou 39%) sont des enfants de moins de 18 ans.

Le nombre total de milliardaires dans le monde est de 793 dont 371 d'entre eux vivent aux États-Unis d'Amérique, c'est-à-dire près de 322 de plus qu'il y a 20 ans.

Si l'on peut dire que les gens qui ont de l'argent et du pouvoir gouvernent le monde, alors 1% des plus riches et plus puissants étasuniens gouvernent les États-Unis d'Amérique derrière une façade de démocratie. La façade est en train de tomber en morceaux et la véritable nature de son gouvernement est évidente.

Après quatre années d'une guerre inutile, qui coûte aux Étasuniens leur vie et leur trésorerie, et qui enrichit la multitude des entités corporatives qui se gavent de milliards à l'auge des Iraquiens, nous avons autorisé les nouveaux barons du vol, Bush et ses petits copains capitalistes, à continuer à escroquer nos maisons, nos foyers et notre pays. Notre constitution est en lambeaux et notre économie est sur le point de s'écrouler. Ne laissez aucun des fanatiques de Wall Street essayer de vous avoir. Ils sont aussi effrayés que nous le sommes.

Qu'arrive-t-il lorsqu'un système économique atteint ses derniers jours ; lorsque le pouvoir d’achat se tarit et que les travailleurs ne peuvent plus acheter les produits qu'ils fabriquent ?

Quand le capitalisme avait toujours une certaine vigueur, Henry Ford disait qu'il fixerait le prix de ses voitures de telle façon que ses ouvriers puissent les acheter.

Trouvez-vous ce genre d’idée dans l'Amérique corporative d'aujourd'hui ? Jamais de la vie ! En premier, ils brisent les syndicats et ensuite ils achètent à l'étranger leurs emplois industriels bien payés. C'est une course vers le bas. Aller partout où l'on peut trouver les plus bas salaires. Tout ce que nous entendons, c'est ce gigantesque bruit d'aspiration dont parlait Ross Perot pendant les élections, ce bruit que produit la fuite des emplois rémunérateurs et des industries manufacturières loin des États-Unis. Appelons-le « globalisation ». Quelques économistes, tel que Milton Friedman, semblent penser que c'est une bonne chose.

Je déteste avoir l'air d'un vieux trotskiste, mais à présent je commence à croire que notre système politique et économique devra empirer, avant de pouvoir aller mieux. Nous allons avoir besoin de quelques « shock and awe[1] » dans ce pays avant de mettre à mal une partie de la léthargie de nos citoyens, qui ont subit un lavage de cerveaux de la part des médias corporatifs. Et pas seulement des médias. L'acte pratiquement délibéré de rendre muette la population a été construit dans la fabrique de la société depuis l'éducation publique jusqu'à l’université, aux jeux vidéos, à la radio et aux talk- shows télévisés. Pour garder les moutons complaisants, je suppose.

C'était quand la dernière fois où vous avez entendu les théories travaillistes de la valeur ou la théorie de la valeur excédentaire discutées quelque part dans les médias publiques ? Ils nous donnent plutôt Brittany Spears et O.J.Simpson.

Vous ne pouvez pas ignorer, de ce que vous avez appris à l'école ou lu dans les journaux, que Franklin D Roosevelt, lorsqu'il est devenu président au beau milieu de la dépression de 1933, a sauvé le capitalisme en fournissant un « filet de sécurité » aux millions d'Américains indigents. Il le fit avec le NRA, WPA, TWA, CCC, AAA[2], la Sécurité Sociale et autres programmes à tendance socialiste comme l'Aide aux Familles d'Enfants Dépendants.

Alors où sont donc partis tous ces sigles avec les fleurs de la « nouvelle gauche » des années 60 ? Nous pensions qu'ils reviendraient dans les années 90, mais ils ne se sont toujours pas montrés.

Donc je pense qu'il s'agit de prendre nous-mêmes les choses en main. Nous avons une rangée de candidats pour les présidentielles, républicains et démocrates, dont la plupart d'entre eux sont dans la poche des intérêts corporatifs, qui vont nous ramener dans la même vieille position, excepté, peut-être pour le républicain Ron Paul et le démocrate Dennis Kucinich. Mais ils ont déjà été mis hors course parce qu'ils avaient quelque chose d'utile à dire au peuple américain. Interdit.

À présent, le candidat démocrate, Joe Biden, vient juste d'annoncer qu'il proposera la destitution du président Bush s'il bombarde l'Iran. N'est-ce pas courageux ! Joe n'a-t-il pas maintenant suffisamment de preuves des hauts crimes et délits et ne les a-t-il pas eu depuis les trois ou quatre dernières années ; assez pour entamer ces procédures par le Sénat, ce qu'il ne peut pas faire, puisque la destitution doit provenir de la chambre des Représentants ? Joe doit savoir cela. Mais il a besoin de faire le mariolle pendant la course à la présidence. C'est très typique du genre de tactique que les candidats aiment utiliser pour occuper l'esprit des électeurs avec des frivolités.

Il semble que notre système fonce tout droit dans la plus parfaite tempête. Avec le désastre des hypothèques à haut risque, un lugubre pronostic dans les dépenses du consommateur, le plafonnement de la limite de crédit des cartes de crédit et la Fed[3] luttant contre le « credit crunch[4] », est-ce qu'une récession peut être loin derrière ? Nous aurons de la chance s'il s'agit seulement d'une récession. Nous pourrions avoir le type d'effondrement économique qui ferait passer la dernière dépression pour un pique-nique. Avec des amis comme la Chine, qui a besoin d'ennemis ? La guerre que nous avons menée à l’improviste en Iraq (et que nous continuons de mener) équivaut à deux mille milliards de dollars. La Chine, un « prime creditor[5] », pourrait demander le remboursement d'une partie de sa dette si elle voulait être méchante.

Bush aimerait détourner nos esprits de l'Iraq en attaquant l'Iran. De cette façon, il pourrait avoir une guerre de plus à son actif. Vas-y attrape le, Joe Biden !

Pendant ce temps, nous errons sans but, sans logis au paradis, attendant que l'autre chaussure tombe.

Stephen Fleischman, auteur-directeur-producteur de télévision, a passé trente ans aux Network News sur CBS et ABC, débutant en 1953. En 1959, il participa au développement des séries renommées Murrow-Friendly « CBS reports ». En 1983, Fleischman gagna le prestigieux Columbia-University Dupont Television Journalism Award. En 2004, il écrivit ses mémoires. Voir : http://www.ARedintheHouse.com/. E-mail : stevefl@ca.rr.com

 

Traduction française: Caroline V. pour Futur Quantique

_______________________________________________________________

[1] « shock and awe » doctrine de frappe militaire extrêmement énergique.

[2] diverses mesures sociales

[3] Fed : réserve fédérale, banque centrale des E.U.

[4] forte contraction du montant des crédits accordés à l'économie

[5] premier créancier

04/12/2007

Lettre ouverte au peuple de France.

Ce n'était pas au menu, ça !
(pancarte : grève générale)

 

 

Simon Davies
Sott.net

Citoyens de France,

Comment vous sentiriez-vous si :

  • Vous deviez contracter une assurance médicale privée onéreuse pour être sûrs de bénéficier de soins médicaux ?
  • Chaque hôpital refusait tout soin médical à ceux qui n'ont pas d'assurance médicale privée ?
  • Il n'y avait pas de filet de sécurité sociale, pas d'assurance chômage pour vous-même, votre famille et vos enfants ?
  • Vous deviez travailler 40 à 60 heures par semaine avec une seule semaine de vacances par an – et cela seulement après avoir travaillé pendant un an ou deux ?
  • Vous deviez emprunter de l'argent chaque année simplement pour nourrir votre famille et garder un toit au-dessus de leurs têtes ?
  • Vous deviez emprunter 100 000 euros pour payer les études universitaires de votre enfant ?
  • Vous aviez une dette bancaire tellement énorme que vous ne seriez jamais capable de la rembourser et ne pourriez jamais cesser de travailler jusqu'à votre mort ?
  • Les universités étaient financées par des entreprises et obligées d'enseigner seulement ce que ces entreprises jugent important ?
  • Toute l'infrastructure de la France et les richesses nationales étaient « privatisées » au bénéfice de quelques élites opulentes qui vous disent ce que vous pouvez faire ou non dans votre propre pays et vous font payer les ressources naturelles qui sont actuellement le bien commun de tous ?

Si vous pouvez imaginer ce que serait la vie dans de telles circonstances, alors vous savez à quoi ressemble la vie aujourd'hui pour une majorité d'Étasuniens. Les Étasuniens pensent qu'il est normal de travailler 50 heures par semaine avec seulement une semaine de vacances par an. Il y a beaucoup d'histoires d'horreur d'Étasuniens sans assurance refusés par les hôpitaux. Le système d'éducation étasunien a abouti à un taux d'alphabétisme de 50 % et seuls les riches peuvent accéder à l'université.

Les Étasuniens croient qu'une telle vie – une vie basée sur le montant d'argent que vous possédez – est le symbole de la liberté parce qu'ils ont subi un lavage de cerveau qui leur fait croire que l'argent fait l'homme. Voulez-vous la même chose pour la France ?

Vous ne me connaissez pas personnellement mais pour paraphraser une réplique du film V pour Vendetta, « Je suis Edmond Dantès... et je suis votre père. Et votre mère... votre frère... votre ami. Je suis vous... et moi. Je suis chacun d'entre nous. »

Dans la vraie vie, je suis un ancien banquier d'affaires d'une de vos plus grosses banques. J'ai des diplômes en économie et j'ai passé la plupart de ma vie d'adulte à observer le mouvement du capital international et comment il est manipulé par les gouvernements et les grandes entreprises pour convenir à leurs propres objectifs. Je suis aussi un rédacteur de http://www.sott.net/ parce que je le considère comme la voix de la Vérité la plus pure sur Internet. Mais, assez parlé de moi. C'est de vous, c'est de la France dont je veux parler.

Beaucoup de citoyens français se rappellent comment la France dormait pendant les années 1930 alors que l'Allemagne se réarmait et concoctait ses plans de domination européenne, des plans qui n'étaient pas cachés mais fièrement annoncés par Hitler et ses Nazis, pourtant la France dormait et a souffert de conséquences horribles et inévitables.

Peuple de France, votre président – un représentant de la cabale de l'élite mondiale et corporative avide de pouvoir – a énoncé ses plans clairement tout comme Hitler l'a fait, et encore maintenant vous dormez. Vous êtes en train d'être envahis, non pas par une armée, mais par des idées malveillantes et répugnantes répandues par vos leaders politiques et les médias.

Le but est d'infecter vos esprits avec ces idées et de faire du peuple français l'architecte de sa propre destruction. Quand votre président parle d'une « rupture » avec le passé, ce qu'il veut dire c'est une rupture de la société française ; la destruction de la manière de vivre à la française et cela ne sera pas moins horrible que l'invasion précédente par Hitler et ses hordes.

John Fitzgerald Kennedy a légué ces mots célébres : « Parce que nous sommes confrontés, autour du monde, à une conspiration monolithique et impitoyable qui s'appuie essentiellement sur des moyens voilés pour étendre sa sphère d'influence ; sur l'infiltration plutôt que l'invasion ; sur la subversion plutôt que les élections ; sur l'intimidation plutôt que le libre choix ; sur les guérillas nocturnes plutôt que les armées en plein jour. C'est un système qui a enrôlé de vastes ressources humaines et matérielles pour la construction d'une machine hautement efficiente, bien soudée, qui combine des opérations militaires, diplomatiques, d’espionnages, économiques, scientifiques et politiques. Ses préparatifs sont dissimulés, pas publiés. Ses erreurs sont enterrées, pas mises en lumière, ses dissidents sont réduits au silence, pas glorifiés ; aucune dépense n'est mise en question, aucune rumeur imprimée, aucun secret révélé. En bref, elle mène la guerre froide, avec une discipline de guerre contre laquelle aucune démocratie n'espérerait jamais souhaiter rivaliser... »

Votre ennemi est bien organisé, a un financement illimité, est mondial, impitoyable et a presque le contrôle total des médias. Votre ennemi est parmi vous et en de nombreuses façons en vous car vous avez été conditionnés à penser en termes limités et de là auto-limitants. Votre ennemi projette de détruire vos structures sociales paternalistes avec l'introduction de ce qu'on appelle un modèle économique « néolibéral américain » ; ou comme la journaliste Naomi Klein l'a appelé, un « Capitalisme Catastrophe ».

Vous avez été amenés à croire que la France est en quelque sorte protégée des prédations de l'économie néolibérale.

Cela a été accompli en grande partie en vous laissant ignorants de la vérité par le biais de la barrière du langage. Le monde anglophone est gorgé d'avertissements sur ce que l'économie libérale veut dire, pourtant la littérature disponible en France sur ces sujets des plus importants est limitée. Pourquoi cela ? Pourquoi se fait-il que vous en sachiez réellement si peu sur ce qui se passe vraiment en dehors de la France ?

M. Sarkozy tente de manipuler cette ignorance et d'encourager un intérêt personnel exagéré et la jalousie qui est tabou pour la psyché française. Bien qu'ils hésitent à l'admettre, beaucoup des supporters de M. Sarkozy de la classe moyenne sont motivés par la jalousie. Ils sont jaloux des avantages sociaux dont jouissent les fonctionnaires et sont manipulés par M. Sarkozy pour soutenir une politique qui dépouillerait les fonctionnaires de ces avantages. Ce que la classe moyenne échoue à comprendre, c'est qu'en soutenant actuellemnt l'action gouvernementale contre la classe ouvrière, ils se préparent eux-mêmes à un traitement similaire dans un avenir proche.

Ne vous trompez pas, les seuls gagnants qui émergeront de la « rupture » de M. Sarkozy seront l'élite dirigeante, les grandes entreprises internationales et les vautours étrangers qui becquetteront les os de la France. Les classes moyennes/professionnelles qui soutiennent actuellement M. Sarkozy perdront aussi leurs aises, ils ne le savent simplement pas encore.

Ils croient que par quelque mécanisme miraculeux, ils deviendront plus riches aux frais du travailleur ordinaire et que c'est « juste », « nécessaire » et « moderne ». L'élite dirigeante peut permettre qu'un petit peu des richesses de la France soit « prêté » aux classes moyennes à court terme, et les classes moyennes peuvent être achetées pour quelques euros, mais cela sera transitoire et finalement illusoire.

Croyez-moi, je le sais. La banque c'est mon métier.

Aux États-Unis et au Royaume-Uni, le mécanisme utilisé pour soudoyer les classes moyennes a été l'inflation immobilière. Au cours de ces quelques dernières années, un boom massif des valeurs immobilières a été manigancé pour fournir l'illusion de la richesse. Pourtant aujourd'hui, alors que les prix commencent à chuter, cette richesse s'évapore tandis que la dette contractée pour acquérir cette propriété reste très réelle et de plus en plus chère et sonnera au final le glas des classes moyennes dans ces pays.

M. Sarkozy est un homme intelligent et impitoyable. Il sait qu'il ne peut pas persuader la France d'accepter le néolibéralisme (1), et finalement le fascisme directement. Il doit conduire la France vers une position où le résultat sera un « fait accompli ». Comment cette manœuvre sera-t-elle réalisée ? C'était le sujet discuté par les rédacteurs de SOTT juste avant le début des récentes grèves françaises.

Nous avons remarqué qu'une situation similaire existait au Royaume-Uni quand Margaret Thatcher est arrivée au pouvoir en 1979 « engagée dans un programme non équivoque de réduction du pouvoir et de l'influence des syndicats » (2) et avec des plans soigneusement formulés pour « rompre » le pouvoir de la classe ouvrière britannique.

Nous avons spéculé que des tactiques similaires pourraient être utilisées en France. Et aussi, puisque la banque c'est mon métier, on m'a demandé de creuser le sujet et de vous présenter, à vous peuple de France, les grandes lignes de votre avenir.

La clé du succès de Margaret Thatcher dans la « rupture » du Royaume-Uni et l'imposition du néolibéralisme aux Britanniques était une préparation à long terme :

  •  Des augmentations massives du chômage, en particulier chez les minorités raciales, ont été manigancées tandis que le gouvernement trafiquait les statistiques du chômage. En conséquence, il y a eu une éruption d'émeutes majeures dans les zones urbaines les plus pauvres.
  •  Des tactiques policières qui avaient été peaufinées au cours des années de pratique en Irlande du Nord ont été déballées à la vue du public ; les années d'attaques sous fausse bannière en Irlande ont conditionné l'esprit du public au besoin d'une violence policière militariste massive pour « défendre la loi et l'ordre ».
  •  Des dirigeants syndicaux ont été mis en place, dont le comportement subséquent ne pourrait être décrit que comme « lâche », affaiblissant ainsi l'unité parmi les syndicats.
  •  Des grèves dans les industries avec les syndicats les plus forts ont été délibérément générées par la provocation. Une « guerre d'usure » a été menée avec des attaques diffuses de la part du gouvernement sur une base graduelle. Aucune n'était assez sévère pour que les membres de la base des syndicats ne réalisent qu'ils installaient une confrontation majeure dans le futur.
  •  De nouvelles lois limitant les droits des travailleurs à la grève ont été introduites là où les syndicats avaient réussi.
  • Ainsi, le gouvernement a analysé avec succès son ennemi, observé sa réaction et a rendu essentiellement la plupart de cette réaction illégale ; décimant la capacité des travailleurs à exercer leurs droits et neutralisant leur pouvoir.

Finalement, Thatcher était prête pour la bataille finale. Son gouvernement a été réélu sur le dos de l'euphorie nationale générée par la guerre des Malouines et ses stratèges étaient prêts à tout conflit ouvert avec les syndicats et les classes ouvrières.

La faiblesse des syndicats et les nouvelles lois qui empêchaient les grèves sans vote majoritaire d'un scrutin syndicaliste ont donné au gouvernement la fermeté et le soutien public nécessaires pour finalement défier l'industrie la plus vulnérable du pays, les mines de charbon.

Les parallèles avec la France semblent trop importants pour être ignorés. Le travail de base a été entrepris de façons très similaires.

Comme Margaret Thatcher en 1982, M. Sarkozy est au début d'un nouveau mandat et revendique un mandat populaire. Margaret Thatcher a dit fameusement « Il n'y a pas d'alternative » et « La femme n'est pas pour le changement de direction » ; tandis que M. Sarkozy a dit « Nous ne nous rendrons pas et nous ne battrons pas en retraite... La France a besoin de réformes pour relever les défis que lui impose le monde. »

En spéculant que M. Sarkozy aura appris non seulement des conflits salariaux britanniques mais aussi mondiaux, il y a deux semaines nous avons conjecturé que :

1. M. Sarkozy cherchera à établir le programme et à s'assurer que les médias focalisent l'attention du public sur la réforme là où les syndicats sont les plus faibles et la sympathie du public la moins probable.

2. Afin de marginaliser davantage les travailleurs dans l'esprit du public, des évènements violents seront manigancés pour qu'ils se produisent ou soient montés (opérations fausse bannière) de façon à éloigner les grévistes des « gens ordinaires ». Les médias monteront en épingle ces questions hors de proportion des faits et des évènements impliqués.

3. Les dirigeants syndicaux sembleront rester figés comme des lapins dans les phares d'une voiture tandis que les médias se focaliseront sur le « mal » des ces évènements fabriqués.

4. Les points 1, 2 et 3 ci-dessus entraîneront une division de l'opposition aux réformes – cela sera exploité par les médias quand, selon toute vraisemblance, la « division » portera sur des détails et pas sur les principes. Les médias se focaliseront sur ceux qui s'opposent aux grèves et pas ceux qui ont des griefs valides ne pouvant être défendus que par la grève.

5. Les ministres bénéficieront de large espace médiatique et de temps d'antenne pour condamner les grévistes pour leur « égoïsme » et leur « manque de responsabilité sociale ». Les grévistes seront accusés de « menacer la grandeur de la France », « refuser la modernisation », « mettre des vies en danger », « tenir le pays en otage », « causer le chaos économique ».

6. La violence éclatera comme des points de contact clés entre les grévistes et ceux s'opposant officiellement aux grèves. Dans tous les cas, les grévistes seront rendus responsables de la violence. La police sera amenée pour « supprimer la violence » alors qu'en fait, elle l'enflamme.

7. Dans les zones des classes ouvrières pauvres, des évènements seront montés pour fabriquer une réponse violente des « masses » et conditionner l'esprit du public à la nécessité de la violence de la police et des CRS « pour défendre la France ».

8. Les termes des négociations entre le gouvernement et les syndicats seront soit gardés secrets, soit simplement cachés au public. Les vrais termes seront si désavantageux aux travailleurs qu'ils ne pourront vraiment pas les accepter, tout ça pendant que l'attention du public sera focalisée sur une « issue ingagnable », une issue qui recueille peu de sympathie de la part du public. Les travailleurs feront à nouveau la grève et descendront dans la rue.

9. À ce moment, la violence éclatera sur les piquets de grève et les CRS seront envoyés contre les grévistes. De petits groupes de grévistes seront montrés comme étant très violents. Ces individus (possiblement des agents provocateurs) seront utilisés pour discréditer tout le travail du mouvement et les dirigeants syndicaux seront obligés de se distancier de la violence, donnant ainsi la victoire à M. Sarkozy dans l'arène de l'esprit du public et dans les esprits des travailleurs modérés.

Les événements de ces deux dernières semaines nous ont donné raison. La stratégie de M. Sarkozy a suivi nos spéculations à la lettre mais c'est seulement le début. M. Sarkozy a eu la permission d'arrêter le programme de la réforme des retraites. La provision pour un départ anticipé chez les travailleurs aux métiers fatigants comme les chemins de fer était juste quand le travail était plus difficile, mais est maintenant largement considérée comme dépassée.

Un « sabotage » opportunément orchestré a divisé les syndicats et l'opinion publique, les dirigeants syndicaux se sont figés et ont brisé les rangs vendredi dernier sous le feu des médias généré par le « sabotage ». La violence « a jailli » dans les universités et il y a 5 nuits, 3 personnes ont été tuées dans un « incident » avec la police, et des « émeutes » prévisibles se sont ensuivies pendant trois nuits.

Tout se déroule selon le plan ! Un récent article de la presse dominante illustre la majeure partie de cela :

Les Grèves Françaises s'arrêtent AP – 24 novembre 2007 PARIS –

Le président français Nicolas Sarkozy s'est concentré sur une bataille gagnable, a divisé l'opposition et semble avoir pris le dessus après neuf jours de grèves des cheminots échauffés.

Pourtant des tensions subsistent alors que le débrayage a cessé et que le trafic ferroviaire a commencé à reprendre vendredi.

La violence des étudiants protestataires a provoqué la fermeture de la Sorbonne et souligné les inquiétudes sur la façon dont Sarkozy et ses compatriotes résisteront à ses plans douloureux pour refaire une France stagnante, résistante à la réforme.

Sarkozy a remporté ce qui était considéré comme une victoire nécessaire pour son programme de réforme plus général en faisant face aux cheminots en colère contre son plan de les faire travailler plus longtemps pour bénéficier d'une retraite. « Cette réforme, je l'ai promise, je l'ai tenue », a-t-il dit dans un discours confiant vendredi. J

eudi, les cheminots se sont mis d'accord pour reprendre le travail sur la promesse de pourparlers qui pourraient adoucir – mais sans compromettre – la réforme des retraites.

En résistant aux cheminots, Sarkozy espérait briser le recours instinctif des syndicats aux grèves, comme Margaret Thatcher l'a fait en écartant les mineurs de charbon et comme Ronald Reagan l'a fait avec les contrôleurs de trafic aérien dans les années 1980.

Sarkozy a astucieusement mis une distance entre les syndicats militants et modérés lors de la grève des transports prolongée, et les socialistes de l'opposition n'ont pas pu résister à ses tactiques guerrières méthodiques.

Sarkozy a exprimé l'espoir qu'à l'avenir, les syndicats « préféreront toujours les négociations à la confrontation. » Cela marquerait un changement majeur pour la France. L'élection de Sarkozy en mai – sur la base d'un programme de « rupture » dramatique avec le passé – a montré que la plupart des Français étaient prêts au changement.

Les banlieusards depuis longtemps habitués aux débrayages ont rapidement perdu patience avec cette grève des transports et ont été prompts à critiquer les cheminots grévistes défendant des privilèges considérés pour la plupart comme injustes.

« Au moment où la grève se termine, quand la raison prévaut, mes premières pensées vont aux millions de Français qui... ne peuvent en supporter plus après 10 jours de pagaille... à ces millions de Français qui ont eu le sentiment d'être pris en otage dans un conflit qui ne les concerne pas », a-t-il dit.

Mais des millions ont voté contre Sarkozy et ne sont pas prêts à lui donner carte blanche. Les pourparlers avec les cheminots sont sûrs d'être tendus et certains syndicats menacent de nouvelles grèves s'ils n'obtiennent pas assez de concessions. Et la réforme des retraites n'est qu'une petite chose que Sarkozy a dans sa manche pour l'avenir de la France. Il dit que la France a trop de fonctionnaires qui pèsent sur le gouvernement endetté.

Les 5 millions de fonctionnaires de la France ne sont pas tous d'accord et beaucoup résistent aux suppressions de postes et demandent à être mieux payés. Ils ont tenu leur première grève mardi et menacent de continuer. Le plan de Sarkozy de renoncer au système rigide et compliqué des contrats de travail qui reprend en sous-oeuvre la main-d’œuvre de la France est sûr d'être un sujet sensible.

Et puis il y a les universités récalcitrantes. Le campus de la Sorbonne était fermé vendredi suite à la violence entre les étudiants protestant contre une réforme du financement des universités et d'autres étudiants essayant d'aller en cours.

Les étudiants ont bloqué le symbolique immeuble Left Bank pendant des jours mais ont eu recours vendredi à la « violence physique », a dit l'administration qui a fermé l'école jusqu'à lundi. Les étudiants des grandes écoles et des universités envisagent de nouvelles protestations mardi.

Les voyageurs ont salué l'amélioration du trafic vendredi bien qu'on s'attendait à ce que la reprise du service total du trafic ferroviaire de la nation et des transports publics à Paris et dans d'autres villes prenne des jours. Avec un signal clair, la grève se terminait, certaines stations de métro commençaient à nouveau à encaisser des tickets vendredi. Pendant la grève, le transport sur les quelques rames en circulation était gratuit.

Il est essentiel que chacun en France comprenne que le sujet de ces grèves n'est pas que les cheminots obtiennent un régime de retraite particulier ou non.

Ces grèves sont le tranchant du coin économique néolibéral enfoncé dans l'âme de la France socialiste. Pourtant, il semble que la France soit à nouveau endormie et inconsciente des dangers. La France a été amenée par la ruse à penser que la question était la réforme des retraites.

Un coup d’œil sur l'espace médiatique relatif accordé aux grèves de la SNCF et du métro montre l'étendue du contrôle de M. Sarkozy.

Alors qu'une partie de la grève des cheminots concernait les retraites, de nombreux autres travailleurs s'opposent aux « réformes » qui illustrent bien mieux la vraie nature du programme de Sarkozy. En permettant à M. Sarkozy et aux médias de se focaliser principalement sur la réforme des retraites, les syndicats ont donné à M. Sarkozy un énorme avantage. En reculant au point crucial où les Français commençaient à voir la valeur des travailleurs dont tant de personnes semblent heureuses de détruire les droits, les syndicats lui ont tendu la victoire et ont scindé l'opposition auparavant unie.

M. Sarkozy est un tyran qui a affirmé catégoriquement qu'il n'avait pas à écouter la volonté des gens. C'est la manière dont Tony Blair a traité les Britanniques et la manière dont George W. Bush traite les Étasuniens. Est-ce cela que vous voulez pour la France ?

Il est douloureux pour beaucoup d'entre nous qui se sont franchement réjouis quand le très mal-aimé Jacques Chirac a fait un pied de nez aux Étasuniens et a dit « Non ! » à l'invasion illégale de l'Iraq , de voir ce qui se produit en France : il est en fait perturbant de réaliser que M. Sarkozy reçoit un quelconque soutien.

Il est certainement évident que les États-Unis s'effondrent, le système financier mondial frôle le bord du chaos et le modèle économique néolibéral a été exposé comme rien de plus qu'une version moderne du pillage et de la mise à sac du passé ignorant.

Donc, M. Sarkozy a-t-il perdu la tête ? Ou prévoit-il d'entraîner la France dans l'abîme avec le reste des Capitalistes Catastrophes ?

Malgré ce que M. Sarkozy peut déclarer, sur la base de mes interactions avec les citoyens français, le peuple de France n'accepte pas l'hégémonie mondiale belliqueuse des États-Unis et ne veut pas du cauchemar étasunien en France. Plus que jamais dans leur histoire, le peuple de France doit défendre la Liberté, l’Egalité et la Fraternité.

Ne faites pas d'erreur, c'est une guerre pour la liberté de la France – une guerre de volontés cachée – qui doit être menée de front. Mais par-dessus tout, vous devez résister avec vos cœurs, vos voix et vos corps mêmes à toutes tentatives de semer la division parmi vous. Unis vous tenez, divisés vous tomberez.

Notes :

(1) Le néolibéralisme est une étiquette de libéralisme économique qui décrit la politique gouvernementale qui affirme promouvoir la concurrence de libre marché dans une économie donnée et finalement mondialement. Développé par Milton Friedman et ses disciples à l'Ecole d'Economie de Chicago – http://en.wikipedia.org/wiki/Neoliberal
(2) Voir http://news.bbc.co.uk/1/hi/scotland/3502759.stm